Egalité et Réconciliation
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Marihuana, ange ou démon ?

Le cannabis est de loin la substance illicite la plus consommée en France. La banalité et la popularité de sa pratique en rendent son analyse délicate. L’expérience et le positionnement du docteur Jacques Mabit (centre Takiwasi, Pérou) est éclairante pour démêler les tentatives de démarches spirituelles de la pure régression infantile, la consommation ludique contrôlée de la dépendance non assumée. La prise de conscience des conséquences de cette consommation de masse est sans doute entravée par le fait que ces effets nocifs ne sont pas physiques, mais psycho-spirituels, comportementaux et énergétiques.

À l’heure où l’horizon des générations futures se rétrécit à sa plus simple expression de survie – soit « revenu universel et chichon » –, il est urgent de se renseigner. Consommer est un choix, mais, pour choisir, il faut savoir.

– Béa Bach, pour la section santé d’E&R –

 


 

La Marihuana (Cannabis sativa) est devenue de nos jours un thème constant de débats qui symbolise parfaitement le conflit entre d’une part les partisans de la libéralisation totale des substances psychoactives, et d’autre part les opposants à toute tolérance en leur encontre. Ces positions systématiques nous obligent à choisir entre deux points de vue « fermés » : le premier pudiquement habillé de tolérance et liberté offre une approche quasi angélique de « l’herbe » ; le second « satanise » toute modification induite des états de conscience et mentionne en s’horrifiant les chiffres effectivement terrifiants de la toxicomanie dans le monde. Celui qui se risque à donner son avis sur ce sujet, apparait soit comme un bourreau, envoyé par l’establishment pour maintenir l’ordre moral, soit comme un attardé irresponsable héritier des hippies, incapable d’affronter les défis du monde moderne.

 

Notre souhait : essayer d’ouvrir une troisième voie à égale distance de ces deux groupes, lesquels se renforcent mutuellement dans leurs positionnements. À notre avis, ces deux positions, basées d’une certaine façon sur la duperie, sinon l’imposture, donnent une idée déformée de la réalité. Cependant, nous nous adresserons d’abord aux défenseurs de l’usage inconditionnel du cannabis, afin qu’on ne puisse suspecter notre position d’être en faveur d’une prohibition aveugle de tout usage de substance psycho active. Depuis le premier numéro de cette revue, nous avons signalé que « tout groupe qui se réclame de la prohibition totale de toutes sortes de substance psychotrope, risque de menacer la liberté individuelle, de participer à la dégradation des cultures autochtones et finalement de favoriser le trafic de drogues » [1]. Au-delà de cela, le centre Takiwasi démontre dans ses activités thérapeutiques et pédagogiques, avec évaluations et recherches psycho-cliniques [2], qu’un usage correct de plantes psychoactives n’est pas dommageable et, de plus, peut permettre de soigner des toxicomanes.

Il est nécessaire de réaffirmer dès à présent, notre conviction de la valeur indiscutable de la Cannabis sativa. Elle a des vertus médicinales inégalées, démontrées et reposant sur une constatation empirique séculaire. Nous pouvons la classer dans le groupe des plantes sacrées ou plantes maîtresses pour ses pouvoirs d’élargissement de la conscience et d’enseignement spirituel.
C’est justement pour cela, que comme toute substance psychoactive naturelle et d’usage ancestral et sacré, elle ne mérite pas d’être condamnée aveuglément, ni d’être l’objet d’une consommation dégradante, sans critères, et en fin de compte irrespectueuse et non exempte de dangers. Hélas, ses défenseurs ont tendance à se prêter à des positionnements qui, loin d’apporter des arguments incitant à la tolérance, montrent au contraire une grande confusion dans leurs jugements poussant ainsi à l’incompréhension. Nous croyons nécessaire d’éclairer le débat, en analysant d’une part la situation actuelle de la marihuana dans notre société contemporaine, et d’autre part la distance entre le discours et les faits sur la base de notre expérience.

 

Conditions déterminantes d’une rencontre avec la marihuana

Il n’est plus nécessaire de démontrer que les effets de l’usage de toute substance psychoactive dépendent de trois conditions : substance, consommateur et contexte.

N’importe qui peut différencier : la consommation d’alcool d’un enfant de douze ans avec ses copains en banlieue urbaine, de celui d’un champagne de qualité au sein d’une famille pour fêter un mariage, ou de l’usage ritualisé du vin au cours de l’eucharistie chrétienne. On parle toujours de consommation d’alcool, substance psychoactive, avec études scientifiques à l’appui, et en montrant son potentiel de nocivité, ses risques de toxicomanie et son énorme coût social et économique. Aucun chirurgien ne se passerait des services de la morphine au nom des fumeurs d’opium de Macao ou des héroïnomanes de Genève. On ne voit pas de campagne contre l’abus de sucre raffiné, bien qu’il fasse des dégâts considérables dans le domaine de la santé publique et qu’une grande partie de la population en soit dépendant. Et la liste n’est pas exhaustive [3]...

De même, peut-on comparer l’usage du bhang dans les sociétés initiatiques et par les yogis indiens, l’usage traditionnel du hachisch par les paysans marocains, avec la consommation ludique de « l’herbe » entre jeunes des sociétés urbaines occidentales, son usage mêlé à l’ayahuasca dans les églises du Santo Daime au Brésil, et le mélange hachisch–pâte base de cocaïne consommé dans les terrains vagues des banlieues marginales des villes latino-américaines. De quelle marihuana parlons-nous ? À quel type de consommation faisons-nous référence ?

 

Substance

Quand nous parlons de facteurs liés à une substance, nous nous référons à sa qualité et à la dose, ce qui inclut quantité et fréquence de consommation. On peut consommer le cannabis sous de multiples formes et celui-ci présente de multiples et différentes qualités. Cependant, les études scientifiques parlent de son potentiel toxique, bien connu des sociétés traditionnelles, comme nous en informe le célèbre spécialiste de l’Inde, Alain Daniélou : « On broie la feuille entre deux pierres et on la rince avec beaucoup d’eau, ce qui permet d’extraire les éléments nocifs. On en prépare une boisson avec du lait d’amande, la mélangeant avec une grosse olive de bhang, et chacun l’ingère avec respect. » [4]. Il s’agit d’un processus de désintoxication, d’une ingestion à froid par voie digestive et non chaude par les voies respiratoires. L’inhalation de la fumée modifie la pharmacodynamique du produit : on évite la protection naturelle de la barrière digestive et on augmente le processus d’assimilation sanguine par voie pulmonaire, tandis que la combustion provoque de nouveaux métabolismes.
Daniélou ajoute, avec toute l’autorité que lui accordent ses quarante années de cohabitation intime avec le groupe des initiés d’Inde auquel il appartenait, que « la pratique de fumer le chanvre est fortement déconseillé en Inde, car les éléments toxiques ne sont pas éliminés... »

 

Sujet

Comme pour toute substance psychoactive, il existe un haut degré de susceptibilité individuelle. Cette susceptibilité se manifeste autant dans les effets immédiats que dans la dépendance possible. Il y a des personnes peu touchées par la marihuana et d’autres qui réagissent aussitôt par de fortes altérations de l’idéation et de la conduite, des états confusionnels avec désorganisation du comportement. On ne peut l’ignorer quand on propose l’usage libre de la marihuana.

De même, bien qu’elle soit cataloguée de « drogue douce », elle peut créer chez certaines personnes une dépendance extrêmement forte. Les caractéristiques de cette dépendance, selon notre observation, sont les suivantes :

- Distorsion lente de la perception de la réalité. La lenteur et la subtilité de ce phénomène ne permet pas au sujet de l’identifier et de le conscientiser. Nous n’avons pas avec la marihuana les effets « dramatiques » de l’usage de l’héroïne, de la pâte base de cocaïne ou du crack. C’est pour cela qu’il est plus facile au consommateur d’ignorer sa propre transformation : il ne peut s’en rendre compte clairement.
- Phénomène de « mentalisation ». Le chant perceptuel se focalise au niveau mental, gommant imperceptiblement les affects de type émotionnel. Le sujet remplace progressivement son « cœur », par son « mental ». Il confond « sentir » et « penser ». Les guérisseurs diraient que son énergie est concentrée dans sa tête. Les consommateurs le perçoivent très bien et utilisent la marihuana pour stimuler le travail intellectuel et la capacité mentale. Un usage temporaire et inoffensif peut ainsi transformer de manière permanente et pathologique leur perception du monde.
- Désincarnation. L’hyper activation du mental donne la sensation de pouvoir résoudre de nombreux problèmes, d’avoir des idées géniales et de comprendre des choses complexes. Cependant, on observe que ces mêmes sujets ont de grandes difficultés à concrétiser leurs idées, à les inscrire dans le concret, à les réaliser dans le quotidien. C’est le cas de ces étudiants d’université, ayant de brillantes idées pour leur thèse, la même qu’ils ne peuvent jamais terminer. Nous pourrions illustrer ceci, en disant que le sujet vit dans l’air, perd son enracinement avec la terre, il a tendance à se dématérialiser.
- Projection dans une réalité virtuelle. Le fumeur de marihuana en vient à croire que penser et vivre est la même chose. Il investit une grande partie de son être dans un monde imaginaire ou virtuel, perçu uniquement par lui ou partagé de forme évanescente avec ses compagnons de consommation. Cet aspect me paraît dramatique quand il embrasse la sphère spirituelle, car il transforme le vécu spirituel incarné, en un simple rêve éthérique. Le raisonnement peut être brillant, mais en contradiction avec la vie quotidienne, sans engagement dans la réalité ordinaire. Il recrée des symboles, des connexions, des interprétations qui ne sont pas sanctionnées par la réalité. Naît alors un appétit pour tout le côté ésotérique, magique, les mondes parallèles qui permettent de s’évader de l’ici et maintenant.

 

Contexte

La rencontre entre une substance et un sujet se fait dans un contexte qui influe fortement sur les effets de son usage. Fréquemment, les adeptes d’un accès libre à la marihuana revendiquent sa douceur par le fait que cette plante est utilisée dans les sociétés traditionnelles depuis des siècles, sans induire de pathologies. On peut noter cette contradiction : dans notre monde contemporain, ceux qui défendent cette posture n’appartiennent pas à ces sociétés traditionnelles, ne les connaissent pas de l’intérieur (ce qui demande du temps et une certaine vocation). Ils ne respectent pas non plus leurs critères d’usage. Et en plus du mode spécifique d’ingestion, ils ignorent les éléments rituels indispensables à une approche correcte de la dimension spirituelle inhérente à tout acte sacré qu’est le fait d’ingérer une plante sacrée. Acquérir cette connaissance requiert un apprentissage et une initiation guidées depuis les sources mêmes de cette sagesse ancestrale. Qui, dans cette légion de consommateurs de marihuana, fait l’effort de suivre ce chemin ? (Selon une récente étude officielle, on arrive à quelques 15 millions d’usagers aux États-Unis)

Dans notre société moderne, la principale motivation d’usage de marihuana, est purement ludique. Dans les sociétés marginales, elle devient un mode d’identification, et une forme de distanciation avec le formalisme ambiant. Ceci fait fortement penser à une rébellion de type adolescent qu’on peut trouver dans le milieu politico-messianique des rastas et évoque l’appartenance à une spiritualité évanescente exempte de tout lien avec une église ou institution. La marihuana consommée ainsi permet un partage agréable entre amis, sans engagement social. Elle évoque également une atmosphère de relaxation, d’euphorie, de plaisir sensuel auxquels peut s’associer éventuellement repas, boisson et sexe. Pour quelques-uns, c’est le repos de fin de journée, ou de fin de semaine, la fuite dans un moment de plaisir où on peut laisser courir son imagination, se distraire avec les idées les plus fantaisistes, laisser divaguer ses pensées, lâcher les tensions dues aux nombreuses obligations du monde moderne. C’est un peu se donner le droit à une récréation, à une parenthèse.

Cet aspect ludique n’est pas à rejeter en soi, car il correspond à un besoin naturel de l’être humain. Ce qui nous paraît le plus déplorable dans cet usage, c’est bien l’exclusivité du mode de consommation et la systématisation des contextes d’induction qui excluent finalement toute approche vraiment sacrée et enferment ces expériences dans un système de valeurs infantiles ou au mieux adolescentes. Il ne s’agit plus de repos, mais d’évasion, et c’est bien là que se joue l’attitude toxicomane. Les personnes consommatrices ne se sentent pas d’intervenir dans le tissu social, de manifester de la compassion active (engagement réel dans œuvres) ou d’être acteurs dans leur milieu de vie. Ils ont tendance à rester dans le discours oral ou écrit, très souvent prolifique, jusqu’à la logorrhée parfois brillante (fascination intellectuelle), mais indigeste (ennui intraduisible en actes). Quelques porte-voix du New Age nous paraissent de parfaits exemples de ce défaut : leurs discours fascinent le mental, excitent les neurones, mais manquent d’enthousiasme (in-theos) et d’inspiration, que seul peut avoir un esprit ardent touchant le cœur. Finalement, ils se retrouvent très passifs et soumis à un ordre social duquel ils prétendent se démarquer et contre lequel ils luttent verbalement mais sans agir. Dans ce contexte, être « cool », nous paraît plus évoquer un état de démission qu’une authentique sérénité.

Il faut attirer l’attention sur le fait que l’usage de marihuana commence à 90 % à l’adolescence (12-14 ans). Cela correspond à une étape d’opposition au monde adulte, perçu comme ennuyeux et contraignant. Face aux obligations, et à la réalité présentée de façon trop triste, monotone, routinière, manquant d’inspiration, d’enthousiasme, d’esprit d’aventure, la tentation est grande de rester dans l’enfance, de ne pas grandir, de préférer l’imagination et la magie La crise classique du moment de l’adolescence devient bien inquiétante quand elle pétrifie la personne adulte dans des comportements adolescents. L’usage régulier de marihuana depuis l’adolescence n’aide pas à grandir, mais maintient la personne dans un état prolongé d’immaturité faisant penser à l’éternel adolescent le « puber æternus ».

Il est clair que le contexte d’une société ayant peu de projets stimulants favorise l’engouement pour ce type d’évasion. Mais rendre coupable uniquement la société est aussi le signe d’une déresponsabilisation de l’individu. Personne n’est obligé de fumer de la marihuana ni de continuer à le faire.

Toutefois, une personne fragilisée par l’absence de structuration de sa personnalité dans l’enfance, sera plus sujette à la dépendance à la marihuana à l’abord de l’adolescence. Impossible d’ignorer qu’il existe de nombreux cas de dépendance sérieuse et réelle à la marihuana : nous en avons reçu plusieurs cas ici dans notre centre. Et comme nous le disions, c’est une toxicomanie que la personne reconnaît avec difficulté, qui plus est si le contexte alternatif encourage pernicieusement un consensus sur la « douceur » de la marihuana. Le fumeur de marihuana se sent encouragé dans son usage par le milieu New Age, tout comme l’est l’alcoolique dans une société construite autour du vin. Si c’est dans la norme du groupe, partagée par tous, de consommer de la marihuana (étudiants, artistes, journalistes), qui peut en percevoir la distorsion ?

Tout le monde sait que pour que s’installe une réelle toxicomanie, il faut un terrain favorable. Pour développer une pharmacodépendance, il faut des conditions favorables créées dans le passé. Nous croyons, précisément que la majorité des sujets de notre société occidentale postmoderne n’a pas dépassé une structuration de type infantile ou adolescente. Les rites de passage se sont perdus, il n’y a pas de transmission du savoir ancestral, lequel est amplement dévalorisé par les dernières avancées de la science, les systèmes de protection sociale ne responsabilisent pas les individus, etc... Toute notre société est malade ! C’est pour cela que nous pensons que nombreuses sont les personnes qui peuvent tomber amoureuses de la marihuana, en tout cas bien plus que ne le reconnaissent ses défenseurs actifs, qui, bien évidemment, s’excluent du groupe des dépendants.

D’autre part, dans quelques cas, une fois épuisé l’intérêt pour la douce marihuana, le consommateur cherchera des effets plus intenses avec des produits plus puissants. Dans notre expérience, 90 % des patients internés dans notre centre pour dépendance à la pâte base de cocaïne ont commencé par la marihuana. On observe pendant le traitement que les symptômes disparaissent en ordre régressif : d’abord les derniers apparus, puis les plus anciens. Ainsi, une fois disparus les comportements et pensées liés à la pâte base de cocaïne, apparaissent alors ceux que la marihuana a provoqués. Quoique les effets explosifs de la pâte base soient difficiles à éviter, affronter dans un second temps, les effets typiques de la marihuana représente un défi et en général un grand obstacle pour une même personne. Il y a une grande résistance et une tendance à dissocier les effets de la pâte base et ceux de la marihuana, comme si cela n’arrivait pas chez une même personne et sur la base d’une même structuration de personnalité. De ce fait, le traitement du consommateur de marihuana est particulièrement difficile et très souvent plus pénible qu’avec d’autres substances apparemment plus nuisibles. Il n’est pas possible de l’occulter quand on propose le libre accès à la marihuana.

À Takiwasi, nous utilisons les plantes médicinales selon la tradition chamanique amazonienne, usage qui permet pendant les sessions un état de voyance et donne la capacité de percevoir le corps énergétique du patient. Chez les consommateurs réguliers de marihuana, on remarque que le corps énergétique est opaque, que l’énergie est trop concentrée au niveau du mental, avec un manque d’ancrage dans la terre, et quelquefois un désemboîtement du corps physique avec le corps énergétique. Ce qui provoque confusion et désordre tant intérieur qu’extérieur. Avec le nettoyage énergétique des plantes purgatives (Aristoloquia didyma), on note un blocage énergétique au niveau hépatobiliaire, ce qui donne des vomissements violents et douloureux. Au début, ces consommateurs ont difficilement accès aux enseignements donnés par l’ayahuasca, spécialement dans la connaissance de soi, tant leur tendance à se projeter à l’extérieur est marquée. Si l’on est incapable d’être en harmonie dans la vie quotidienne et de travailler ses relations dans son entourage immédiat, à quoi sert-il de se promener dans les mondes intergalactiques, de parler avec des êtres cosmiques, bâtir des théories sophistiquées et des métaphysiques élaborées ? On ne peut s’élever sans établir d’abord de solides fondations sur lesquelles s’appuyer.

 

Marihuana et Spiritualité

Dans de nombreuses cultures, le cannabis est utilisé dans des cérémonies religieuses, avec des bénéfices indéniables. Ces sociétés traditionnelles intègrent cet usage dans un contexte sacré qui comprend toujours un rituel hérité d’une tradition initiatique. On considère la plante comme maîtresse, car elle est habitée par un esprit vivant, capable d’enseigner si on l’approche comme il se doit. En d’autres termes, le rituel n’est pas une construction imaginative d’une personne, mais un code de communication dicté par l’essence même de la plante, sa nature, sa structure propre. Il ne s’agit pas d’une création artistique basé sur l’esthétisme, ni d’une mise en scène favorisant la suggestion où n’importe qui peut s’improviser prêtre, sinon d’un « agir » opérant, efficace, une technologie sacrée venant d’un long apprentissage. Pour être efficient et non nuisible, le rituel a besoin de rigueur et précision, comme tout langage. L’objectif étant de permettre la communication avec la plante, avec son âme, entité vivante et intelligente.

Il est entendu que cela requiert une attitude de profond respect envers le divin, et qu’un acte sacré avec une plante sacrée demande le développement d’une sacralité tant intérieure qu’extérieure. Par exemple, Daniélou insiste sur l’attitude de respect adoptée en Inde, consistant en : un bain rituel, des vêtements propres, et précise que « si on continue d’autres activités, l’esprit du chanvre invité est offensé et outragé ».

La toxicomanie se comprend alors comme le résultat d’une transgression où l’esprit offensé de la plante prend possession de l’individu. La guérison de cette possession consistera en un exorcisme destiné à apaiser l’esprit en question et à le convaincre d’abandonner celui qu’il possède et qui est devenu sa victime.

Il conclut en disant : « Les esprits du chanvre, du tabac, du coquelicot, de la coca sont des divinités amies de l’homme, qui peuvent adoucir ses souffrances et ouvrent pour lui, les portes des mondes subtils. Leur interdiction, tout comme leur usage irrationnel sont de manière égale erronés et provoquent la malveillance des divinités outragées. »

La marihuana a tendance à bloquer l’évolution de nombreuses personnes qui se trouvent sur un chemin de recherche personnelle. Ils se perdent dans les jeux du mental, jusqu’à se retrouver quelquefois dans de sérieux états confusionnels, qui leur font adopter des comportements inadéquats ou dangereux, comme nous avons pu l’observer en différentes occasions. La toxicomanie à la marihuana, nous le répétons, est rarement admise par le consommateur lui-même. Les nombreuses arguties, typiques des justifications que peut présenter un sujet dépendant à la marihuana, ne laissent pas de surprendre. Le consommateur en est tellement amoureux, qu’il n’y a aucun discours raisonnable qui puisse le toucher, le fond étant totalement irrationnel. Cependant, on peut demander à une personne sincère de mesurer son absence d’aliénation, un temps x sans aucune consommation de cannabis. Ce temps pourra permettre d’évaluer le grade de dépendance au cannabis.

Entre le consommateur invétéré et l’abstème, il existe toute une gamme d’états et de relations plus ou moins étroites avec la marihuana. De nombreux consommateurs contrôlent leur consommation comme beaucoup peuvent savourer un bon vin, et ce, sans arriver à une dépendance alcoolique. Il ne s’agit pas ici de recherche spirituelle, sinon tout simplement de moments de relaxation. Les défenseurs de l’usage de la marihuana signalent avec raison que de nombreuses personnes accoutumées à un usage épisodique ou régulier, continuent à « bien fonctionner », c’est-à-dire que cette habitude n’a pas de conséquences immédiates préjudiciables pour le reste de la société. Mais je me demande si, quand on parle de plante sacrée, on peut seulement parler de « bien fonctionner » et si l’absence de conséquences évidentes à court terme au niveau social, n’est pas sous-estimé à long terme. Cela peut se caractériser par un détachement progressif du consommateur d’une réelle participation à la vie citoyenne, par une incapacité progressive à transformer concrètement la réalité pour le bien commun. Les peu de dégâts physiques provoqués par la marihuana renforcent l’idée de son innocuité, alors que les troubles induits sont avant tout d’ordre énergétique et psycho-spirituel. A posteriori, quelques amis que nous considérions comme toxicomanes à la marihuana et qui finalement, ont arrêté pendant un certain temps, ont pu ensuite témoigner d’une amélioration physique, psychique et spirituelle indiscutables. Cette contre-preuve me paraît extrêmement convaincante. Le même phénomène s’observe chez les patients qui sont passés par Takiwasi.

 

Les échos du New Age

Ce phénomène de mentalisation trouve écho dans une littérature pseudo-spirituelle qui pousse ses lecteurs à flotter et divaguer gentiment sans opérer de réels changements de sa réalité. Nous souhaitons illustrer ceci brièvement avec l’exemple de deux grandes figures du New Age, Castaneda et Osho. N’importe qui entrant dans une librairie ésotérique ou dans un comptoir de zone de transit d’aéroport international pourra compléter la liste.

De fait, le parallèle entre la consommation de marihuana et l’affinité avec les œuvres de Carlos Castaneda est surprenant. Les fumeurs de marihuana sont parfaitement à l’aise avec ce type de littérature. Cet auteur a eu le mérite de sensibiliser beaucoup de personnes aux autres aspects de la réalité, et de révéler l’existence d’un courant puissant dans la société occidentale, assoiffé de spiritualité et de changement de perspectives. Il a su traduire l’inquiétude existentielle contemporaine par le biais d’une écriture fine et stimulante. Néanmoins, il montre un monde fantastique, sans indiquer de méthodologie claire, et quasiment inatteignable pour un individu normalement constitué. D’autre part, il fait un silence total sur l’essentiel : la vie affective, le quotidien, le concret. On se retrouve plongés en pleine magie, sorcellerie, parapsychologie, phénomènes étranges... un monde évanescent où les êtres humains de chair et d’os n’existent pas, pas de personnes ordinaires et communes comme vous et moi. On s’approche d’une réalité virtuelle, fuyant toujours plus loin, échappant à toute appréhension, avec un discours propre à alimenter les jeux confus du mental. Ce même Castaneda nous paraît fantasmatique, et on se perd en conjectures sur l’authenticité de ses expériences, sa nationalité, son statut social, son niveau réel de connaissance et d’évolution personnelle. Pourquoi tant de secrets et d’ombre quand ses ouvrages se publient à des dizaines de milliers d’exemplaires ? Selon le besoin, la vérité se cache, la lumière est occultée ? Après avoir longtemps circulé dans ce courant de recherche chamanique avec beaucoup de monde, j’attends encore de rencontrer un disciple de Castaneda qui puisse parler clairement, et nous transmettre avec méthode son expérience, démontrer une évidente démarche personnelle. Castaneda nous a permis de rêver, mais ne nous a fourni aucune recette pour que le rêve devienne réalité : j’y vois là son affinité avec le chanvre fumé de notre société, tous deux volatils, désincarnés, séducteurs et confus.

Je voudrais aussi citer brièvement Bhagwan Shree Rajneesh, promoteur de la consommation de marihuana et d’une philosophie de l’amour indifférencié. L’invasion de ses livres va de pair avec une inflation de l’ego, ce qui est le plus convaincant pour ses adeptes, mais quand bien même incroyable. Ce « maître illuminé », ne doute de rien en affirmant catégoriquement : « Je suis le début d’une conscience totalement neuve », rien de moins. Nous pouvons aussi observer que les adeptes d’Osho présentent des désajustements importants à la réalité et dans les sessions de soins avec plantes amazoniennes, montrent de grandes perturbations énergétiques. La marihuana et la sexualité sans discrimination sont les principaux instruments utilisés par Osho pour séduire et convaincre de nouveaux disciples. Ce qui correspond à une tendance typiquement occidentale de : consommation, libertinage confondue avec liberté, évasion de la souffrance, abandon aveugle à un gourou qui assume un pseudo rôle paternel sans responsabilités. La régression par la fusion et l’indifférenciation (surtout sexuelle) est opposée au chemin intérieur d’individuation (pour parler en termes jungiens) et de différenciation qui passe obligatoirement par la souffrance et la confrontation solitaire avec soi-même.

On peut noter en passant que ces deux « maîtres », qui prêchent le détachement du matériel ne se sont pas fait remarquer pour être particulièrement désintéressés par l’argent et les biens matériels.

L’introduction de la marihuana dans les rituels brésiliens du Santo Daime (ayahuasca), fut le principal facteur de la scission du groupe initial de maître Irineu, encourageant les conflits et la compétition, selon les dires de son épouse. Ce fut un élément de division et de confusion, qui gonfla l’ego de quelques disciples et fut l’origine de schismes successifs : il existe maintenant une dizaine de sectes différentes. Cette association improvisée (ayahuasca et marihuana) nous semble plus répondre à la demande de secteurs urbains qu’à une réelle transmission du rituel avec l’ayahuasca. Les chamans d’Amazonie péruvienne que nous connaissons sont catégoriquement opposés au fait de fumer de la marihuana en session d’ayahuasca. Cependant, leur médecine étant dynamique, et toujours prête à s’enrichir d’apports nouveaux, ils se prononcent pour une recherche empirique avec pour but d’explorer les qualités de cette plante sacrée. Leur méthodologie consiste basiquement dans le fait d’entrer en transe visionnaire avec une préparation enthéogène, et, à partir de là, boire peu à peu une infusion ou décoction pour voir l’esprit de la plante et négocier respectueusement avec cet esprit. On comprend bien que ce procédé ne peut se faire que par des maîtres expérimentés et préparés, et non par des novateurs dans ce domaine.

 

Conclusion

Je crains finalement que les principaux défenseurs de l’usage inconditionnel de la marihuana soient ceux qui apportent le plus d’argument à sa prohibition. On doit cela en grande partie à leur attitude irresponsable face aux risques sociaux : on ne peut se cacher qu’un enfant ou un adolescent n’est pas prêt à consommer sans guide une substance susceptible de le rendre confus et toxicomane tout comme le pousser à des dépendances plus grandes. La libre disposition de la marihuana est tout aussi inacceptable que sa prohibition aveugle. Je crains aussi que de nombreux adultes dans nos sociétés modernes n’aient pas plus de 12 ans en termes de maturité psychoaffective. Tout débat sur la légalisation demande une considération en amont des critères de légitimité.

Si on a comme référence l’usage ancestral, il est tout aussi honnête de spécifier que la marihuana ne doit pas être fumée, tout comme le stipule cette sagesse ancestrale. Il existe des conditions précises à son ingestion. Il faudra ensuite distinguer entre les différents usages de la marihuana : médical, récréatif ou religieux. Chaque usage a besoin d’un mode de préparation différent et d’un contexte de prise adéquat. Une plante enthéogène peut être sollicitée à ces trois niveaux. S’il s’agit de préparer une infusion relaxante, il n’y a pas besoin d’un rituel long et compliqué, car on demande à la plante seulement un effet physique. Mais si on demande à la plante des enseignements, une découverte des mondes subtils ou une exploration de l’inconscient, il est indispensable de faire le rituel indiqué en ayant une attitude intérieure de respect sincère, tout cela pour ne pas faire une transgression de type prométhéenne, au final nuisible aux personnes.

La marihuana n’est pas seulement une substance, terme qui l’objectivise et la dépouille de sa dimension vivante, énergétique et spirituelle. C’est avant tout une plante sacrée. Le mode d’usage contemporain la réduit à un simple produit de consommation, avec l’attitude matérialiste typique du monde occidental. C’est là que se rencontrent ses opposants stricts et ses féroces défenseurs : ils sont ensemble les adeptes rigides d’un matérialisme virulent, les agents promoteurs d’un mental dictatorial, tous confondus dans le groupe des dénégateurs du cœur. Comme conclut sagement Daniélou : « C’est parce qu’il ne comprend pas la réalité du monde subtil que le matérialisme moderne est devenu sa victime. »

Il est temps de trouver des chemins qui permettent de protéger l’accès aux plantes sacrées, en créant les conditions d’une approche respectueuse, contrôlée, guidée, garante d’innocuité et d’une authentique expérience spirituelle. La formule occidentale : « Tout, tout de suite et sans coût », la même que préconisent les toxicomanes, en parfaits représentants de cette société désacralisée, n’est pas de mise dans cette troisième voie. Ce type de devise est typique de l’attitude dépendante, matrice psychique qui malheureusement prédomine chez les consommateurs de marihuana. La solution sera progressive, pas immédiate, incluant pour chacun sa part de souffrance librement acceptée.

Dr Jacques Mabit, du centre Takiwasi [5]

 

Notes

[1] Mabit Jacques, 1992, « Us et abus de substances psychotropes et états modifiés de conscience », revue Takiwasi, Tarapoto, pp. 13-23

[2] Giove Rosa, 1996, La Médecine traditionnelle d’Amazonie dans le traitement des abus de drogues : expérience de deux années et demi (1992-94), CEDRO, Lima, 135p.

[3] Mabit Jacques, 1995, « Le savoir médical traditionnel et la toxicomanie », El Filósofo Callejero, n°7, avril 1995, Santiago du Chili, pp. 10-16

[4] Daniélou Alain, 1992, « Les divinités hallucinogènes », revue Takiwasi, Tarapoto, pp. 25-29

[5] Takiwasi, centre de réhabilitation de toxicomanes et de recherche sur les médecines traditionnelles Tarapoto, Pérou

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  • #2507170
    le 19/07/2020 par Arthur
    Marihuana, ange ou démon ?

    « Jamais un État raisonnable ne pourrait subsister avec l’usage du haschisch. Cela ne fait ni des guerriers ni des citoyens. En effet, il est défendu à l’homme, sous peine de déchéance et de mort intellectuelle, de déranger les conditions primordiales de son existence et de rompre l’équilibre de ses facultés avec les milieux.
    S’il existait un gouvernement qui eût intérêt à corrompre ses gouvernés, il n’aurait qu’à encourager l’usage du haschisch. »

    « Le vin exalte la volonté ; le haschisch l’annihile. Le vin est support physique ; le haschisch est une arme pour le suicide. Le vin rend bon et sociable ; le haschisch est isolant. L’un est laborieux pour ainsi dire, l’autre essentiellement paresseux. À quoi bon, en effet, travailler, labourer, écrire, fabriquer quoi que ce soit, quand on peut emporter le paradis d’un seul coup ? Enfin le vin est pour le peuple qui travaille et qui mérite d’en boire. Le haschisch appartient à la classe des joies solitaires ; il est fait pour les misérables oisifs. Le vin est utile, il produit des résultats fructifiants. Le haschisch est inutile et dangereux. »

    Signé : Charles Baudelaire, Les Paradis artificiels https://www.egaliteetreconciliation...

     

    • #2507229
      le 19/07/2020 par Arthur
      Marihuana, ange ou démon ?

      On pourrait dire la même chose de l’alcool. Tout ce qui altère la conscience est mauvais, selon moi.

      Je n’ai jamais vu d’enfants de six ans boire de l’alcool ni fumer de l’herbe, et pourtant ils s’amusent beaucoup et arrivent très bien à ’’socialiser’’ sans cela. Les meilleurs moments que j’ai passés avec mes amis sont tous des moments sobres. Donc vive la vie saine !


    • #2507358
      le 19/07/2020 par paramesh
      Marihuana, ange ou démon ?

      les meilleurs guerriers du monde sont les afghans et ce sont aussi les plus grands fumeurs de Charas devant l’éternel. je défie quiconque de rivaliser avec un afghan autour d’une pipe à eau
      Et puis l’Inde est une civilisation de la ganja tout comme l’europe est une civilisation du vin.
      D’ailleurs quand Daniélou parle du Bhang ou des saddhus, il faut quand même savoir que les doses sont plutôt phénoménales, j’ai assisté à la préparation et partagé plusieurs fois le bhang rituel préparé par les brahmanes dans les temples pour la nuit de la Maha Shiva Ratri. c’est ultra violent, de même que les quantités de charras consommées par les saddhus. (donc rien à voir avec nos malheureux joints ni avec la consommation de ganja du paysan ou du travailleur indien. le cannabis à haute dose est véritablement hallucinogène, il agit alors comme la mescaline ou la psilocybine. tout est une question de dosage. une pipe d’opium c’est la sagesse mais trois pipes c’est la folie (proverbe chinois)


  • #2507176
    le 19/07/2020 par Galiléen
    Marihuana, ange ou démon ?

    Très heureux de voire les positions (et peut être un jour le travail) du Dr Mabit relayées sur ER. Merci pour cette position équilibrée qui relève le niveau.


  • #2507183
    le 19/07/2020 par Fela Kuti
    Marihuana, ange ou démon ?

    Il y a aussi le problème qu’on la mélange à du tabac, du coup le cerveau assimile le THC à tous les additifs du tabac.

    Ma méthode pour arrêter de fumer du tabac, méthode Népalaise, Jeûne et bang, ça marche du tonnerre.

     

    • #2507440
      le 19/07/2020 par Nuri
      Marihuana, ange ou démon ?

      J’avais commencé vers 17 ans pour fumer des joints quelques fois par mois.
      Pis arriva le jour où effectivement il n’y avait plus de fournisseur de ganja aux alentours immédiats. Dès lors, j’ai commencé la cigarette. D’abord juste aux fêtes, puis finalement tout le temps. Bref... Le tabagisme... Accro complet à 18 ans.

      22 ans plus tard, j’arrête le tabac du jour au lendemain. J’en ai assez de la cigarette. Pas envie que mes jeunes enfants me voient fumer et deviennent eux-mêmes aussi fumeurs.
      C’était il y a 15 mois. Maintenant je fais du sport, jogging et natation.

      Et je fumer toujours des joints. Entre 0 et 3 quotidiennement. Pour "remplir" les joints, j’utlise des feuilles de framboisiers séchées à la place du tabac.

      Parfois je me dis :
      "Si j’avais dès le départ, à 17 ans, fumé des joints avec des feuilles de framboisiers, plutôt que du tabac, je n’aurais jamais été dépendant à la nicotine".

      Bref... Quand on sépare la dépendance psychique de la Marie-Jeanne à celle, très physique, de la nicotine, c’est quand même nettement plus facile de gérer sa consommation.
      Et pas qu’un peu !!!

      (si ce petit témoignage peut guider "les jeunes"...)


    • #2507786
      le 20/07/2020 par Robert Citron
      Marihuana, ange ou démon ?

      @Nuri
      Si tu pouvais surtout éviter de dire aux jeunes de se faire des trous dans la tête avec « entre 0 et 3 joints par jour », ce serait mieux. Quand tu pourras plus articuler deux pensées à 40 ans on verra si tu diras la même chose


    • #2508796
      le 21/07/2020 par Fela Kuti
      Marihuana, ange ou démon ?

      @Robert Citron
      Ce qu’on veut expliquer, c’est que les jeunes sont plus accroc au tabac qu’il y a dans leur joint que le cannabis.


  • #2507202
    le 19/07/2020 par ph
    Marihuana, ange ou démon ?

    Pour moi qui ai fait 2 bouffées délirantes à cause du chichon (avec période dépressive entre les 2, d’où la reprise de chichon et donc 2nde bouffée quelques mois après la 1ère) : une où je me suis pris pour Lucifer (porteur de Lumière) et où j’allais cramer tous les sionistes satanistes d’un revers de la main et l’autre où pendant 2 minutes j’ai "pensé" être le centre de l’Univers je peux vous dire que ça fout les jetons après coup. J’ai eu de la chance de ne pas me blesser ou blesser (physiquement) quelqu’un.
    Ca fait 2 ans que j’ai arrêté et ça va mieux, plus besoin de ça et j’y toucherai plus, je me connais ça serait retomber dedans à fond, je claquais 80 euros par semaine là dedans.


  • #2507222
    le 19/07/2020 par Avion à réaction
    Marihuana, ange ou démon ?

    Superbe article !
    Ca ouvre de nombreuses perspectives "d’auto tests"..
    Il y aurait tant à dire... les consommateurs réguliers ou non qui ont lu l’article en entier savent de quoi je parle..


  • #2507269
    le 19/07/2020 par Mridangam
    Marihuana, ange ou démon ?

    Tous les sexagénaires que je connais ont fumé de l’herbe (« bio ») quand ils étaient étudiants. Au moins pour essayer. Aucun n’est devenu accro, de près ou de loin ; ils ont tous aimé ça mais ne pensent pas réessayer.

    Le problème du cannabis est qu’il est actuellement produit, vendu et consommé par des gens qui ont banalisé son usage de façon purement et uniquement récréative, et la « culture » antispirituelle qu’est le rap qui en revendique le monopole, annihilant toute prise au sérieux du fait de pouvoir vivre des expériences exceptionnelles suffisamment marquantes pour s’y tenir jusqu’à la mort.

    Allez dire au dealer que vous invoquez des entités par des chants carnatiques, il arrêtera sur le champ de vous fournir. Ça me semble évident.

    Tout comme il me semble évident qu’un shaman refusera de fournir des psychotropes pour agrémenter la pizza et netflix...


  • #2507274
    le 19/07/2020 par Snayche
    Marihuana, ange ou démon ?

    Possiblement "ange" au début si cela amène à s’habituer d’utiliser le syllogisme puis à trouver le sens de l’existence, certainement "démon" lorsque la consommation devient une addiction, une confusion, ou une fatigue dans les relations familiales et sociales, surtout quand le cœur a reconnu définitivement le meilleur mode de vie qui est celui prophétique.


  • #2507277
    le 19/07/2020 par becalme
    Marihuana, ange ou démon ?

    La meilleur solution est que tout abus est nocif. Donc pour ma part, si j’éprouve un certain plaisir en quoi que ce soit et, pour le faire durer il suffit juste de ne pas en abuser.


  • #2507278
    le 19/07/2020 par Heisenberg Wallace
    Marihuana, ange ou démon ?

    Le cannabis ferme beaucoup de portes sur le long terme. On devient passif, paresseux et plus on fume, plus les idées s’assombrissent. Et c’est également vrai que cela impacte carrément sur les plans spirituels et psychiques. C’est indéniable en ce qui me concerne. Tout n’est pas complètement à jeter mais lorsqu’on se met à fumer quotidiennement chez soi, des fois même au réveil, on peut descendre très bas.
    De la part d’un ancien addict qui a arrêté très récemment (3 mois mais plusieurs tentatives ratées dans le passé. Mieux vaut tard que jamais ) et qui, connaît bien sa nocivité.
    Plus jamais je ne refumerais cette drogue...

     

    • #2507982
      le 20/07/2020 par paramesh
      Marihuana, ange ou démon ?

      bah bah bah, tout dépend de la façon de consommer, je fume de la ganja depuis mes 18 ans et j’en ai 69, je passe ma vie dehors à faire le paysan et j’ai toute ma tête, ne suis jamais malade. par contre je ne fume qu’un petit shilom le soir après le dîner, jamais en journée ou au boulot, deuxième chose je fume exclusivement ce que je produis. et troisièmement je n’ai jamais vécu en ville.
      Et des gens comme moi , dans le pays où j’habite il y en a un paquet et souvent encore plus âgés. File de la ganja à un dépressif il flippera, donne la à un bien portant, il pètera le feu. cette plante de transforme pas, elle accentue, elle révèle. donc ça ne rendra pas intelligent un con, ça le rendra en général encore plus con

       

      • #2508338
        le 20/07/2020 par 345g345g43
        Marihuana, ange ou démon ?

        idem, je ne fume pas tant que j’ai des trucs á faire, du coup c’est rarement avant le coucher de soleil, meme l’été... par contre au-dela du cote agreable, ca n’est bon que pour la musique, pour tout le reste je deviens plus con :P


    • #2507311
      le 19/07/2020 par louise
      Marihuana, ange ou démon ?

      Là on tombe dans le chamanisme ... ce n’est pas dépourvu d’interêt, loin de là.
      Ni dans la relfexion,ni dans la pratique.

      Mais on ne peut pas juger une molécule ou des comportements à l’aune d’idées "religieuses".
      Et encore moins quand elle nous sont totalement etrangères.

       

      • #2507602
        le 19/07/2020 par Seb
        Marihuana, ange ou démon ?

        Je me permets d’apporter une précision.
        Ce qui est appelé chamanisme et qui serait plutôt pour moi de la médecine traditionnelle n’a rien a voir avec des idées "religieuses".
        Il ne s"agit pas de croyance, il s’agit d’expérimenter. C’est vers cela que mon pousse le "chamanisme" : l’auto expérimentation.
        A ce titre nous ne sommes plus dans la croyance ou l’objectivité (celle mise en avant par la science et maintenant contredite par la physique quantique) mais dans l’expérience et la subjectivité.

        Par contre, oui, certaines choses nous sont étrangères. Mais j’apporte deux éléments :
        - le premier étant que pour moi ce savoir ancestral existait avant en Europe mais a était détruit par l’arrivée justement de la science et la rationalité apportée par le siècle des lumières (qui n’éclairent pas beaucoup comme dirait Dieudonné).
        - le second est que l’expérience montre que lors d’un état de conscience modifié, que ce soit avec un européen, un asiatique, un africain..., le matériel qui surgit est universel. Je veux dire par là que quelque soit l’origine de la personne, il y aura des similitudes et même des choses constantes qui reviennent. Cela montre que l’on va au dela des cultures, qu’il y a un socle commun.

        Et pour finir, meme si la culture est différentes, il y a surement des choses à apprendre de peuples qui vivent depuis des milliers d’années dans le contexte pas simple de la jungle amazonienne et ceux en parfaire harmonie avec leur environnement.
        Quand des dizaines, des centaines de personnes disent des choses depuis des milliers d’année, il me semble pertinent de tendre l’oreille. C’est surement pas de la merde ce qu’ils racontent.


      • #2507608
        le 19/07/2020 par Arya
        Marihuana, ange ou démon ?

        @ "on ne peut pas juger une molécule ou des comportements à l’aune d’idées "religieuses" .
        Et bien non c’est tout a fait le contraire et justement c’est là le danger, séparer une plante sacrée de son usage traditionnel, souvent millénaire, et pleinement maitrisé par une stricte transmission, est ce qui en détourne les bienfaits . Et ca devient destructeur .
        Un exemple simple est le tabac , plante sacré chez les amérindiens avec un usage codifié participant a divers rituels ou la fumée n’est pas avalée et devenue une arme de destruction dès lors que les occidentaux ont voulu en jouir .


    • #2507333
      le 19/07/2020 par 0thon
      Marihuana, ange ou démon ?

      La lecture de cet article m’ évoque beaucoup de souffrance car il est complètement sensé et raisonné, il fait complètement écho au consommateur obsessionnel compulsif et je-m’en-foutiste que je fus autrefois ... et bien que j’ en fasse encore usage, je sais que cette drogue doit être prise dans un contexte et pour une raison précise, mais malgré ça j’ ai encore la sensation d’y être totalement assujetti, j’ en ai encore besoin pour pouvoir passer des nuits complètes exemptent de cauchemars, pour atténuer mon mal de dos et mes pensées néfastes du quotidien, je préfère rester dans cet état que d’ être dépendant de substances médicamenteuses artificielles ou d’ une quelconque psychothérapie payée rubis sur l’ ongle, je mis suis déjà essayé, mon mal être est bien plus profond que ça ... je reste avec cette désagréable sensation de vivre entre deux mondes, j’ ai encore ce besoin de fuir cette société qui ne me convient pas au point de rompre totalement avec les contacts humains, ça m’ a mis 15 ans pour prendre ce cheminement, et je n’ en suis pas fière, je louerais presque un culte à la misanthropie .

      Je connais la perversion qu’ engendre cette plante, mais je ne peux plus m’ en passer concrètement pour fonctionner " normalement ", car c’ est devenu une norme, une béquille psychologique et sociale indissociable de mon être, du moins c’ est ce que je crois, la dépendance est encore là . Tout ce que je sais, c’ est que sans elle je traînerais encore avec d’ autres dépendances encore bien plus dangereuses comme l’ héroïne que j’ ai consommé très tôt et durant deux longues années .

      A y repenser, le déclic m’ est venu lorsque j’ ai expérimenté du THC artificiel qui a eu raison de certaines de mes facultés intellectuelles, cette même substance " thérapeutique " qui a tué des cobayes humains lors d’ essais cliniques quelques années plus tard ... c’ en était trop, j’ étais allé trop loin dans mes découvertes de nouvelles substances au point de m’ effondrer aux portes de la mort .

      Suis-je sur la bonne voie ? Je ne sais pas, mais je sais que cette prise de conscience m’a fait couper les ponts avec mon ancien entourage toxique qui se trouve aujourd’hui dans une déchéance certaine .

      Vive les paradis artificiels ... et le gauchisme, ne l’ oublions pas !

       

      • #2507435
        le 19/07/2020 par Silence Radio
        Marihuana, ange ou démon ?

        Joli message. Mais souvenez-vous de quand vous étiez petit, avec peu d’angoisse et pourtant la vie devant vous, donc toujours quelque chose à faire, à découvrir...
        J’ai consommé longtemps du cannabis quotidiennement, j’ai arrêté en plein milieu du confinement ; que la vie était belle ce court instant avec mes camarades, dans un corps de ferme avec la vie devant nos yeux ! Peu d’auto sur les routes, aucune culpabilisation à ne rien faire et à contempler la nature. J’ai pas repris depuis, même si l’envie de rouler, cette chouette manipulation entre ses mains, passe parfois par une horrible clope fumée en la maudissant (cela passera comme le reste, question de volonté).

        Le souci d’une consommation quotidienne (cannabis ou autre) c’est que jamais vous n’affronterez vos démons, vos angoisses, vos douleurs ; vous les repousserez... et jusqu’à quand ? En arrêtant il y a quelques mois, je me disais "tu t’imagines, imbécile, mourir dans un état second ? Tu passerais à coté du moment le plus important de la vie !" Et j’ai arrêté les fuites pour retrouver parfois le plaisir.


      • #2507601
        le 19/07/2020 par Effai
        Marihuana, ange ou démon ?

        C’est que la fuite est douce mais affronter en face est un combat physique (insomnie, stress, fortes angoisses ) que tout homme et femme doit subir avant d’être transformé pour être digne d’être appelé un homme ou une femme (loin de l’image du citoyen adulescent névrosé et psychotique que veulent nous faire gober leurs medias du quotidien ).


    • #2507340
      le 19/07/2020 par Said
      Marihuana, ange ou démon ?

      Ceux qui prônons ma legalisation du cannabis nous n’obligeons personne à en consommer...le débat s’arrête là !chacun est responsable de soi

       

      • #2507580
        le 19/07/2020 par Seb
        Marihuana, ange ou démon ?

        Je crois pas qu’il faille limiter le débat à légalisation pour ou contre.
        Il me semble que c’est profondément réducteur et mettre de côté les enjeux fondamentaux et les questions subtiles.

        Un légalisation sans plus de réflexion est pour moi préjudiciable. Une interdiction aveugle est profondément bête je pense.

        Il s"agit de savoir que c’est une plante médicinale, sacrée et qui possède certaines propriétés (je parle pas des physiques).
        L’utiliser de facon récréative, sans connaissance c’est partir se balader dans un monde dans lequel on ne maitrise pas les codes ne connait pas les lois, sans défense.

        Je serai mal placer de reprocher quiconque de vouloir ce balader dans d’autres mondes mais ca s’apprend. Partir se balader c’est bien mais savoir revenir et revenir en étant enseigné pour une vie "réelle" meilleure est la vraie question.


    • #2507341
      le 19/07/2020 par Antoine
      Marihuana, ange ou démon ?

      C’est un peu comme l’encens qui est à la base une substance sacrée et avec laquelle on fait n’importe quoi aujourd’hui. Je crois que le problème n’est pas le produit en soi mais ce que l’utilisateur en fait. Tout est question de respect.

       

      • #2507585
        le 19/07/2020 par Seb
        Marihuana, ange ou démon ?

        Tout a fait.
        Ce n’est pas le produit le problème.

        L’occidental avec son arrogance va expliquer qu’il s"agit de tel molécules qui agit sur les neurotransmetteurs bla bla bla. Le reste, les chants, le rituel c’est du floklore indigène, nous occidentaux le savons et c’est inutile.
        Grave erreur.

        On oublie que les anti dépresseurs, connu depuis 701 ans ici sont utilisés depuis des milliers d’années par les indiens.
        C’est pourquoi aussi une plante comme la coca, peut soignée ici et détruire en occident.


    • #2507351
      le 19/07/2020 par Jaspre
      Marihuana, ange ou démon ?

      apres un aniversaire, le gars a bu 2 verres de rouge, et ensuite s’est fait un petit stick , le pote de ma copine a pris le volant , jai pris la place a cote de lui. Le mec ne s est meme pas arret au passage clouté, 1 femme avec son gosse et la poussette et le bébé.
      Je lui ai dit freine, il continuait, Jai tiré le frein a main a fond. Reflexe
      Le mec ne les avait pas vu, distrait. Son esprit etait occupé par la fete, c etait son anif, petite musique tranquil dans la bagnol
      Jai sauvé la vie a tous le monde, je ne fume pas de petard, jai bu juste un ballon de rouge, j avais les yeux en face des trous, par contre le mec il tremblait il etait tout blanc.


    • #2507370
      le 19/07/2020 par Culturovore
      Marihuana, ange ou démon ?

      Pour information : lorsqu’ on entre dans le corps des forces spéciales américaines on signe un contrat.
      Une clause de ce contrat oblige le soldat à ne jamais consommer de M. Il est précisé qu’il est libre de consommer toute autre substance mais jamais de M.
      Une autre clause oblige le soldat à accepter une programmation MK ULTRA si demandée.
      Les 2 clauses sont liées.
      La M. est la seule substance qui déprogramme car ouvre le champ de conscience...
      Alors... si dangereuse que ça ?!

       

      • #2507573
        le 19/07/2020 par Seb
        Marihuana, ange ou démon ?

        En effet, elle PEUT ouvrir le champ de conscience. Sauf que si tu sais pas comment ca marche.
        C’est comme confier une opération de neuro-chirurgie à un gars qui explique qu’il a fait un stage d’un an à l’hôpital ou un gars qui te dit qu’il fait cela dans son garage. Le laisserait on nous ouvrir le crane ?

        Les intervention sur la conscience nécessitent des années de préparation et en effet, je suis d’accord que bien utilisée c’est une très grand plante "maitresse" (enseignante).
        Mais qui va passer 10 ans a se former en Inde auprès de ceux qui possèdent ce savoir ancestral ?
        Moi j’en connais pas et Dieu sait que je fut un défenseur du cannabis et pensais le respecter.

        Ouvrir le champ de conscience, oui pourquoi pas mais c’est comme ouvrir la porte de ton appart en grand. Ceux qui vont y entrer en premier ne sont pas les mieux intentionnés. Donc il faut savoir faire.


    • #2507426
      le 19/07/2020 par Jérômeproudhon
      Marihuana, ange ou démon ?

      Le truc, c’est qu’ici c’est égalité et réconciliation, et nous sommes assez intelligent pour savoir que nous n’aimons pas forcément l’empire et le monde de fous ou l’on nous plongent jour après jour !? L’article est très intéressant, le consommateur occidentale veut s’échapper très fortement, justement de tout ces mensonges. La vie est un jeu, si tu ne joue jamais, si tu as peur de perdre, tu ne gagnera jamais. La drogue devrait être un jeu ,pas une philosophie de vie, accepter tout les ordres d’une élite n’est pas à discuter, nous devons dire non ,je n’ai pas besoin de me relaxer de cette vie, je dois me battre, souffrir, et me battre encore, sinon, il n’y a plus de jeu. Soral se bat, beaucoup se battent, je continuerai à me battre. On ne se relâchent même pas une minute. De la beuh pour les français, très grands soldats, énorme guerriers ,non !


    • #2507430
      le 19/07/2020 par paramesh
      Marihuana, ange ou démon ?

      la différentiation idéologique entre drogues et médicaments est fort récente (XXème siecle)
      En réalité un médicament est une drogue dont on élude les effets nocifs
      et une drogue est un médicament dont ne retient que les effets nocifs.
      Or les effets positifs du cannabis ou de l’alcool sont innombrables.

      En réalité tout discours sur les drogues repose sur cette différentiation artificielle et malhonnête drogue/médicament.
      or il n’y a aucun problème avec les drogues, il y a un problème civilisationnel : On est tellements paumés qu’on ne sait plus doser ces produits car tout est une question de dosage.
      L’alcoolisme est un fait social qui est apparu lors de la révolution industrielle et le travail en usine. Avant ? pas d’acoolisme (des groupes sociaux qui picolent) Or le vin est excellent pour le travail physique. un bûcheron pouvait boire jusqu’à 10 litres de vin par jour et les évacuer en sueur. Or un ouvrier est ligoté à sa machine, son corps ne peut pas physiquement évacuer un alcool dont il n’a pas physiquement besoin (l’assommoir de Zola).
      Car si l’alcool est consommé pour supporter une vie misérable, c’est donc AUSSI un médicament (un anti dépresseur).
      Quant au cannabis, il a un pouvoir spirituel évident dans ses cultures d’origine.
      le dieu/esprit de mon village Pa pou kho deng ( le vieil homme à la gorge rouge, ça s’invente pas) n’accepte en offrande que des têtes de ganja et de l’alcool de riz.
      Et pour finir la ganja est aussi un condiment en cuisine, on en met dans plein de plats.


    • #2507432
      le 19/07/2020 par Minidje
      Marihuana, ange ou démon ?

      Le sujet de la légalisation est bien autre a celui de la consommation.
      la moitié des Etats US produisaient plus de canabis que de blé avant son interdiction.
      le canabis pousse 10x plus rapidement que le bois et possede des fibres 4x plus resistante.
      c’est avant tout un concurrent au bois.

      Ford a construit sa ford T en carrosserie de fibre de canabis qui roulait avec un biocarburant de canabis.

      son interdiction vient de la et non pas de la fumette. On ne parle que de la fumette pour ne pas parler du coeur du probleme, l’industrie du bois et du petrole qui l’ont fait interdire en disant que le canabis tue.
      sinon on devrait interdire l’alcool pour les memes raisons.

      il ne faut pas employer le terme de marijuana. C’est du canabis, une plante a 2 sexes. Une plante qui pousse partout avec d’enorme rendement et de bienfait.

      A terme sa vente sera controlée et autorisée comme en Espagne, on pourra en fumer pour s’evader mais on ne sera plus anonyme et on ne pourra pas en produit soit meme. Nous infantilisant... alors que c’est surement le produit agricole le plus rentable qu’il existe...

      pour commencer a parler du sujet il faut rechercher les debuts de l’interdiction, qui, pourquoi, comment...

       

      • #2507991
        le 20/07/2020 par paramesh
        Marihuana, ange ou démon ?

        la diabolisation du cannabis, son classement comme drogue et son interdiction sont surtout dues au besoin de ne pas licencier tout les agents fédéraux engagés pour lutter contre les bootleggers durant la prohibition qui n’a duré que 13 ans. une fois l’alcool légalisé il fallait occuper ces fonctionnaires avec une nouvelle croisade. fin de la prohibition 1933. campagne contre le cannabis : 1930 à 1937 date de son interdiction.


    • #2507441
      le 19/07/2020 par anonymous19
      Marihuana, ange ou démon ?

      "les systèmes de protection sociale ne responsabilisent pas les individus"
      et le meilleur moyen de les responsabiliser est de
      "trouver des chemins qui permettent de protéger l’accès aux plantes sacrées"


    • #2507467
      le 19/07/2020 par Martin Aubry
      Marihuana, ange ou démon ?

      les narcotrafiquants Turco-Albanais
      et les dealers de drogue Afro-Maghrébins
      vous diront que le cannabis, le haschisch c’est bon pour la santé
      ainsi que pour leurs portes-feuilles
      et aussi pour leurs comptes en banques
      et banques avec un S parce que ils ont en plusieurs
      de comptes bancaires et de facto plusieurs directeurs banquiers
      sont très bien informés et au courant de leurs bizness ...
      qui ne connait pas la crise !

       

      • #2507864
        le 20/07/2020 par Peter
        Marihuana, ange ou démon ?

        @101pseudos... votre façon d’écrire se distingue entre mille..

        ça s’appel le SEUM qui signifie POISON... Ou alors c’est du SHIT.. là encore ça fait peu de mystère qu’il s’agit bien de merde en barre...

        Il n’y a eu que les Rastas et les whites à dreadlocks qui ont pu vendre ça comme une plante magique et spirituelle... Pour la Banlieue ça sert à se défoncer la tete point barre... et si les mots ont un sens... Ça a toujours été perçu comme négativement car ça faisait des locque humaine... Et être vulnérable n’a pas bonne presse en banlieue ? C’est le coté récréatif qui est vendus mais comme l’alcool personne n’est assez dupe pour prétendre que cela serait bon pour la santé...

        Quant à la transparence du business des dealers lorsqu’il s’agit de leurS compteS en banque faudrait pas rêver.. Il est facile de justifier des petites sommes mais pas des grosses...Certains blanchissent leur acquisitions comme les gitans en jouant au Casino... si ils arrivent par chance à toucher une grosse somme ils pourront toujours faire remonter des liquidités à cette ancienne manne... mais ils doivent n’utiliser que du cash... pour pouvoir dissimuler leur train de vie.

        Bref, le blanchiment de l’argent c’est pas un fait nouveau.. prétendre qu’ils ne prennent pas de précautions élémentaires c’est du complotisme pour naifs... Tout en sachant que de nos jours le paiement en espèces d’un particulier à un professionnel ou entre professionnels est uniquement autorisé jusqu’à 1 000 €. Toute somme supérieurs peuvent être soumises à des justifications.... ils peuvent toujours prétendre avoir fait des économies - ça n’est pas interdit - mais le fisc a des seuils de tolérances...


    • #2507489
      le 19/07/2020 par Pierre-Albert Espénel
      Marihuana, ange ou démon ?

      Après plus de 20 ans à consommer à outrance, pur le plus souvent mais rajoutant du tabac vers la fin pour une diversité de l’ivresse cannabinique, j’ai donc réussi à m’en défaire totalement en cessant de la cultiver.
      Je reconnais cette stagnation émotionnelle et intellectuelle qui imbibe les jours sous influence. A la limite de la schizophrénie, il en faut peu pour passer outre certains degrés de moralité.
      On sacrifie un couple, une famille dans la poursuite du rêve éveillé que nous promet chaque matin de tirer sur le bédot. Rien ne vient , tout se délite et ne reste que l’hébétude pour faire face aux problèmes qui s’amoncellent.
      Henry de Montfreid écrivait dans sa Croisière du Hachich qu’il ne connaissait pas de gens plus fourbes que les fumeurs de Hachich. J’ai pu l’expérimenter avec d’autres intoxiqués, homme ou femme.
      Une fois sevré, le travail reste à faire, celui de se reconstruire une véritable personnalité et les projets de vie qui vont avec. Les erreurs commises se rappellent à notre souvenir et un sentiment de contrition est la convalescence de l’âme qui se remet de ses émotions bizarroïdes.
      Je déconseille. Et ce ne sont pas les chimères pseudo-spiritualistes qui me feront changer d’opinion sur l’usage de cette drogue dont l’esprit n’est qu’une sorcière, cousine du tabac, d’après les bouddhistes.

       

      • #2507698
        le 20/07/2020 par Abcd
        Marihuana, ange ou démon ?

        J’ai moi aussi perdu 20 ans de ma vie à cause de cette merde qu’est le cannabis. Merci pour votre témoignage . Pour ceux qui veulent se désintoxiquer , le sport, le jeune, l’amour et le respect de son corps.


    • #2507571
      le 19/07/2020 par Hervé pr
      Marihuana, ange ou démon ?

      J’ais actuellement quatres plants sur mon balcon,
      Je ne suis pas favorable à une l’égalisation, commercialisation,
      Ceux qui sont du métier veulent faire des sous, ils passeront à autre chose, pour ce qui est des effets et conséquences, c’est vrai que ça abrutit, même si ça offre de la créativité et une ivresse agréable, je n’ais pas pour le moment tranché, dois-je arrêté maintenant ou non.

       

    • #2507598
      le 19/07/2020 par tidji
      Marihuana, ange ou démon ?

      effectivement le cannabis est naturel, nous avons même un récepteur prévu à cet effet dans notre cerveau, et donc le problème n’est pas la plante (naturelle) en elle-même mais l’usage que les gens en font. Finalement Paracelse l’alchimiste avait tout dit : "tout est poison, rien n’est poison, la dose est poison"

       

      • #2507787
        le 20/07/2020 par Robert
        Marihuana, ange ou démon ?

        C’est pas un récepteur à joint qu’on a dans le cerveau. Faut pas tout mélanger


      • #2508058
        le 20/07/2020 par Seb
        Marihuana, ange ou démon ?

        Pas que la dose je pense.
        Les conditions encore plus. Le rituel, l’usage guidé et accompagné, le temps d’apprentissage... tout cela semble fondamentale afin de ne pas profaner ce savoir et que les conséquences soient positives et non destructives.


    • #2507723
      le 20/07/2020 par Christophe
      Marihuana, ange ou démon ?

      Excellent article. Ayant été un grand consommateur, voici ce que j’en retire, au niveau de mon expérience personnelle :

      Au départ, c’est drôle et ça fait rire. Une euphorie, des fous-rire pour tout et pour rien. Donc, on on veut plus, on fume un max, on ne dose pas et on fait une micro overdose : bad trip physique inoubliable, agonie à la limite de l’évanouissement.

      Ensuite, on commence à faire attention et on s’accoutume à la défonce donc on flirte avec les limites et les expériences (bong ;pipe; mélanges, etc.), quelques bad trips physiques encore...

      Après ça devient la routine et on consomme selon nos limites et nos besoins. Chaque fumeur sait le plaisir que ça représente de fumer seul avant d’écouter un disque ou de regarder un film. Les sensations et les expériences incroyables que produisent le H sur notre mental quand on écoute ou visionne une oeuvre. Cette sensation de pénétrer les choses intensément, profondément, de vivre une expérience différente, d’atteindre un autre niveau de compréhension.

      Mais tout ça progressivement commence à laisser des séquelles. Faut voir les tronches qu’on se paie au petit matin après avoir fumé plusieurs joints seul dans la nuit et visionné films sur films, plusieurs jours à la suite. On a les yeux rentrés et le visage marqué par la confusion.

      Et si on continue, voilà ce qui se passe :

      On déconnecte de la réalité ordinaire. On vit avec un voile brumeux et un manque de contrôle sur nos sens. Une distance se crée entre le monde et le nous, mentalement. Et on devient parano. Au point où à chaque fois qu’on tire sur un joint, une transformation s’opère. Au point où on appréhende même l’effet qu’aura cette bouffée de fumée sur nos interactions sociales. Cela peut aller jusqu’au dédoublement de la personnalité et dans les cas les plus graves : la schizophrénie.

      Avec le recul, je pense pouvoir dire que ce qui nous mène à ça, c’est la volonté de contrôle. Au départ, on fume pour être défoncé, puis ça devient "supposément" récréatif et c’est là que ça pose problème. Comment interagir normalement alors qu’on est "éclaté" ? Tout est fait pour maintenir une attitude, un comportement et une réflexion normale alors que nous sommes sous effet, c’est impossible. Donc forcément, on commence à douter de nous et de l’opinion que les autres peuvent se faire de nous, d’où la paranoïa. Quand on en arrive là, il vaut mieux arrêter. D’autres l’ont mieux vécu mais je ne connais personne à qui ça n’a pas laissé de séquelles.

       

      • #2507762
        le 20/07/2020 par Cash
        Marihuana, ange ou démon ?

        Au risque de faire passer la rubrique commentaire pour une mini thérapie de groupe, je me retrouve dans vôtre histoire.

        J’ai beaucoup fumé pendant plus de 10 ans. Résultat : plus aucune vie sociale, aucuns projets d’avenir. Seul comptait le fait de fumer.
        Après 2 crises d’angoisses et de paranoïa, j’ai pris la décision de cesser de consommer, non sans mal.

        Ce n’est pas une drogue dure à court terme, mais pour moi, ça le devient avec le temps.

        A éviter, en particulier pour les jeunes.


      • #2507973
        le 20/07/2020 par Free
        Marihuana, ange ou démon ?

        Même chose. J’avais aucune idée des effets de cette plante avant de consommer, j’ai juste suivi un pote qui avait un super plan pour un 100 balles d’orange bud. C’était classe. J’ai pas arrêté ensuite de 15 à 25 ans environ suivi de quelques lattes parci parlà. D’abord l’euphorie, les effets ont l’air physique avant tout. On est bien. Après l’aspect mental prend toute son ampleur et je me suis beaucoup reconnu dans l’article. J’étais fasciné par l’acuité que donne la plante, j’avais soif de savoir, j’explorais la matrice du monde jusqu’à atteindre une perception aiguë des choses qui confère jusqu’à un sentiment de toute puissance. Seul ou avec un groupe d’amis restreint la consommation était certe récréative, on était toujours qu’un groupe de jeunes potes qui passent la soirée ensemble, mais nos sessions étaient quasi rituelles, on était pas juste défoncé on s’élevait en conscience. Jusqu’au jour où, seul, j’ai eu ma révélation, car jusqu’alors je ne croyais pas en Dieu. Un trip hallucinatoire comme j’ai pu lire dans les commentaires ici. J’ai vu la galaxie mais surtout j’ai senti l’harmonie. Même pas compris, j’ai senti. L’Amour qui fait que tout cela tourne rond. J’ai senti la radiance que l’on appelle je crois le Brahman.
        Et je crois que c’est tout ce que la plante avait à m’offrir... car par la suite en continuant à fumer les sessions étaient de plus en plus malaisante, parano. C’est devenu impossible de fumer avec les gens et même sans fumer c’était devenu difficile et inconfortable socialement. Il s’était révéler à moi quelque chose que je ne soupçonnais pas : l’importance du coeur dans cette expérience de vie. Le cannabis m’a laissé avec un mental qui me torturait et un cœur atrophié mais aussi fort de nouvelles connaissances. J’ai cru comprendre le monde en fumant mais j’ai dû arrêté pour me comprendre moi même et pour ça la phase rémission prend un certain temps car il faut rééquilibrer ses énergies. Les émotions sont intraduisibles en mots, il faut basculer l’énergie du mental vers le coeur car le cerveau est incapable d’interpréter les émotions, cela induit une grande confusion et on est incapacité socialement et intérieurement.


      • #2508322
        le 20/07/2020 par C
        Marihuana, ange ou démon ?

        Idem. Gros fêtard pendant 10 ans, toujours dans l’excès, je me suis bien marré, j’ai bien plané, j’étais puissant et j’avais tout compris. Aujourd’hui, 31 ans, je fume 3 lattes sur un joint je fais une crise de paranoïa, incapable de regarder quelqu’un dans les yeux, le cerveau qui bouillonne, l’envie de crever sans que personne ne me remarque. Et ça a même affaibli mon mental au quotidien, c’est devenu difficile d’être à l’aise dans un groupe de plus de 1 personne. Impossible de prendre la parole en public. Un désastre.


      • #2508429
        le 21/07/2020 par Peter
        Marihuana, ange ou démon ?

        @C
        j’ai beaucoup vu ça chez des amis proches à une époque.

        Premièrement, ton malaise faut pas croire que tout le monde le vois.. t’es pas le centre du monde, ni le préoccupation premiere des autres... c’est l’égo trip qui te fait croire que dans l’immédiaté du moment c’est toi qui est le plus important.

        Relax... Une superbe opportunité de reformatter le disque dur sur des choses plus essentielles. C’est un processus naturel...

        Il faut investir des nouveaux centre d’intérêts afin d’oublier un peu sa peine. C’est les plus chanceux qui ont cette opportunité de prendre un nouveau départ..

        Si la substance te mets mal à l’aise.. que ton corps l’analyse comme un poison, c’est que le subterfuge ne fonctionne plus sur toi... Estime toi heureux.. t’es en mode survie pour ne pas finir comme une personne que tu ne veut pas être...

        Ton corps, ton esprit, ton âme réclame un sursaut pour que tu réalise tes rêves au lieu de t’anesthésier le cerveau...

        Il faut apprendre de ses erreurs et de celles de ses proches.. les moments désagréables permettent de poursuivre des objectifs sains pour s’en éloigner au plus vite... Il faut s’armer de patience et ne pas douter qu’une fois qu’on a touché le fond on ne peut que remonter... J’ai connus des revenants aux drogues dures qui ont eu par la suite des opportunités qu’ils n’auraient jamais pu espérer auparavant.. Ce qui vous arrive c’est un voile qui se lève sur la réalité.. la lumière peut être blafard mais rassurez vous, vous êtes sortis de l’obscurité.. Attendez vous à un petit temps d’adaptation... et réajustement salutaire que d’autres n’auront peut être pas...


      • #2508443
        le 21/07/2020 par Christophe
        Marihuana, ange ou démon ?

        Merci pour vos témoignages additionnels.

        Effectivement, au bout d’un moment le jeu n’en vaut plus la chandelle. Le joint, ça laisse des traces. Et même de longues années après, le mental et le corps se souviennent. Même si on est complètement sevré, à chaque reprise, même exceptionnelle, les sensations de malaise et de paranoïa reviennent.

        Je me souviens d’une fois, j’avais arrêté depuis plus de 15 ans et lors d’une soirée je me suis fait une douille, juste comme ça, pour être explosé à l’ancienne. Une demi heure plus tard, fallait que je quitte la soirée. Comme décrit par C, incapable de regarder quelqu’un dans les yeux, même des potes d’enfance avec qui je suis d’ordinaire en totale confiance.
        Je suis rentré chez moi et je me suis affalé dans mon lit, en apnée et tremblotant à mort. En plein kiffe aussi, heureux de retrouver cette sensation extrême mais en semi bad trip. A ce moment, il m’aurait été impossible de donner le change à quelqu’un de clair.

        Je pense qu’il est encore possible d’apprécier quelques lattes mais seul, en bord de mer ou dans la nature, posé. Mais je ne m’y aventure pas, car j’ai toujours peur de la trace que ça peut laisser sur mon mental. Il y a une réelle transformation de mon être quand je fume et j’ai toujours peur d’en garder une marque une fois revenu à moi-même.
        A l’époque où j’ai dû arrêter, je me souviens que même sans fumer, il me suffisait de penser à l’état dans lequel ça me mettait pour ressentir et devenir la personne qui est dans cet état. A un moment donné, il y a un dédoublement de la personnalité. Et je pense que si on ne décroche pas à ce moment là, ça devient très dangereux. L’impact sur la vie sociale peut être désastreux.

        Pour ceux qui n’ont pas été atteints par la paranoïa, parmi mes potes, j’ai quand même observé de gros problèmes de mémoire, les gars confondent carrément les époques et ont des souvenirs faussés. Pire encore, parfois ils s’imaginent un passé qui n’a jamais existé.

        Autre chose et c’est important de le dire :

        Quand on était petits, qu’on parlait de cocaïne et d’héroïne, c’était synonyme de danger de mort et on était les premiers à dire qu’on ne toucherait jamais à ça. On rigolait quand les "vieux" nous disaient "on commence par le cannabis puis on finit dans les drogues dures". Force est de constater que 20 ans plus tard, nombre d’entre nous n’arrivent pas à se défaire de ces merdes et ont flingué leur vie.


      • #2508803
        le 21/07/2020 par paramesh
        Marihuana, ange ou démon ?

        quand je lis ces témoignages je me dis qu’on ne consomme pas le même produit (et pourtant j’ai fait aussi quelques excès dans ma jeunesse) j’ai l’impression que c’est votre mal être qui vous cause vos problème, le cannabis n’est qu’un révélateur. je n’ai jamais vu le cannabis rendre feignant un mec auparavant hyper actif. ni un mec intelligent devenir con (au contraire, bien utilisé ça ouvre des portes)
        Bon après c’est aussi une question de dosage et de fréquence, fumer toute la journée abrutit, mais faut aussi être vraiment très con (ou très jeune) pour aimer être abruti toute la journée.
        je trouve aussi curieux que personne ne parle de ses rapports avec sa vie intérieure parce que c’est un produit qui te met quand même vraiment à nu si tu te concentres un peu. peut être aussi que vous n’avez pas la culture qui va avec car dieu sait si dans ma vie j’ai fréquenté des consommateurs traditionnels (Afghanistan, Pakistan Inde, Asie du sud est).
        Il y a des "alcoolos du cannabis, c’est sûr mais c’est la portion congrue (quelques %) : pour l’immense majorité des gens, c’est une pratique conviviale et tout à fait contrôlée je parle de l’usage récréatif car les "excès" à but spirituel sont plutôt le fait des religieux.


    • #2507730
      le 20/07/2020 par Nicolas
      Marihuana, ange ou démon ?

      Point de vue d’un jardinier :
      De quel droit interdit-on la culture d’une plante ?
      Le commerce ou l’utilisation, ce sont d’autres questions...

       

      • #2508061
        le 20/07/2020 par Seb
        Marihuana, ange ou démon ?

        Pour Monsanto pardi ;-)


      • #2508865
        le 21/07/2020 par Julienchon
        Marihuana, ange ou démon ?

        Je ne suis pas de l’avis de cet article, il y a zéro débat sur le cannabis en France, on nous prend pour des ploucs.


    • #2507739
      le 20/07/2020 par Terence, mangeait souvent des haricots, en fait ! !
      Marihuana, ange ou démon ?

      Suite à la lecture de cet analyse, je suis restée sur ma faim
      et aurais préféré un article équivalent pour nous présenter
      avec réalisme, le monde des consommateurs d’anxiolytiques,
      d’anti-dépresseurs et autres pratiques universellement
      occidentales des chloroformés et anesthésiés du quotidien.

      Les déclassés économiques et culturels que nous sommes,
      sont à jamais responsabilisés pour des structures qu’ils
      n’ont jamais choisit de façon démocratique, et n’ouvrant jamais
      vers des référendums mais bien toujours plus d’acharnement
      et d’intrusion dans sa vie intime.

      Tout ce qui a été lancé en l’air, chute et redécouvre le sol ...

       

      • #2507827
        le 20/07/2020 par la Mésange
        Marihuana, ange ou démon ?

        Exactement.
        Je m’intéresse beaucoup au sujet, et j’ai eu plusieurs discussions avec des médecins (de campagne, plutôt âgés, et pas conformistes, n’essayez pas de parler de ce sujet avec de "jeunes" médecins citadins) qui me disaient que les médicaments actuels qui existent contre les attaques de panique qui causent une souffrance intolérable au malade qui les endure, et sont souvent cause d’un suicide "en catastrophe" pour échapper à cette souffrance, que ces "anxiolytiques" donc sont totalement inefficace chez 99% des gens.

        Ils assomment, endorment les malades pendant des heures (jusqu’à 36 heures pour certains) mais ne soulagent pas la souffrance et ne donne aucun allègement aux pensées noires et d’extrême angoisse.

        Ces médecins me disaient que les effets anti-agoisse de crise du cannabis étaient malheureusement sous-étudiés, une branche de ce qu’on appelle le "cannabis thérapeuthique", et que la plupart des gens qu’ils avaient pu rencontrer dans leur carrière - on ne parle pas de gamins mais bien d’adultes, d’hommes faits - et qui en prenaient, pas forcément en le fumant d’ailleurs, le faisaient pour essayer de soulager ces crises d’angoisse. Ils avaient plus ou moins de succès, mais enfin toujours mieux qu’avec les fameux "anxiolytiques".

        Dommage donc qu’aucune étude ne soit faite, et en conséquence, comme disait quelqu’un plus haut, de quel droit interdire l’autoculture pour usage personnel ? (du même droit qu’on veut museler la population par exemple...)


    • #2507740
      le 20/07/2020 par Affd
      Marihuana, ange ou démon ?

      la marijuana cause la gynecomastie, tout comme le medicament risperdal.


    • #2507744
      le 20/07/2020 par Une épave de la marijuana
      Marihuana, ange ou démon ?

      Je ne commenterais pas sous mon pseudo habituel.
      Jai commencé la clope à 13 ans et trés vite les premiers pétards. Je faisais du sport a côté, et j’avais des capacités pour etre un sportif de bon niveau. J’etais aussi musicien, guitariste (assez talentueux d’ailleur). Jusqu’à 25 ans ça allait. Fétard, nocturne, vie superficielle, pas de responsabilités.

      J’ai maintenant 45 balais et je suis encore consomateur de cette merde. Un paquet d’clope par jour depuis 30 ans, un joint minimum par jour depuis 30 ans aussi et entre 2 et 4 boissons "energisantes" par jour depuis 15 ans (les grosse canettes 500ml genre red bull)

      J’ai arrêté le sport depuis longtemp, plus de motivation.
      Je baise plus ma femme, plus de motivation.
      Mon marriage est à la derive.
      Mes relations avec mes gosses sont pourries.
      Mes relations avec ma famille sont brisées.
      J’ai pas de vie social, les gens m’emmerdent.
      J’ai arrêté la musique depuis 10 ans, plus de motivation.
      Je cumule les petits boulots car je ne suis pas capable de m’engager et prendre des responsabilités pour une carrière.
      Aucune confiance en moi. Aucun but. Aucun projet. Ma santé physique se détériore, ma santé mentale.. j’en parle même pas. Anxieux, déprimé, agité, parano, des pensées suicidaires. Plus de memoire aussi. Je dors 5 à 6 heures par nuits, moins si j’ai pas fumé mon pétard tard le soir. Chaque mois, apres avoir payé toutes les factures, les clopes, les "energy drink" et l’herbe il doit me rester 20 euros.
      Jen ai marre, j’ai besoin d’aide, d’un sevrage. Le seul moment de la journée que j’apprecie c’est quand je suis seul le soir a fumer mon joint. C’est triste.

      Voila les resultat d’une addiction à la marijuana.
      J’ai raté ma vie comme un loser et tout est de ma faute.

      Si je vous dis qu’il ne faut surtout pas toucher à cette merde vous aller me croire.. ??

      Faites pas comme moi , s’il vous plaît.

       

      • #2507753
        le 20/07/2020 par Gilles
        Marihuana, ange ou démon ?

        "Beau " message, que devrait lire tous les jeunes cons qui pensent que c’est cool de fumer, les grands artistes se droguent, je maîtrise et autres idioties d’ados attardés.

        Ne pas oublier que l’introduction de cette mèrde en Europe à une visée économique et religieuse. D’abord faire du pognon en enrichissant par milliards à une certaine tribu, qui ne va jamais en prison, confère l’affaire Neyret à Lyon et les frères Nakache. On n’enfermé que quelques années les intermédiaires pour faire croire qu’il y a une justice.

        Et rendre les gens totalement con, cela a commencé à Woodstock en 1968 où 500 000 personnes se sont libérées du patriarcat et je ne sais quelle connerie en fumant tout nue. Il parait que c’est un mieux pour l’humanité. Évidemment c’est une opération de la CIA visant à crétiniser et détruire un peuple, pas beaucoup de Gilets jaunes qui fument. Cette info pourrait aider quelques jeunes rebelles fumant à prendre conscience de l’arnaque morbide de la fumett
        e.

        Moi la marijuana et la la coca j’en consomme tous les jours un litre au réveil. Je cueille quelques feuilles que je fais bouillir dans l’eau, ça me coûte 0 francs et ça fout la pêche. Je le demande pourquoi c’est interdit en France. A la douane on prend tres cher. Ça serait complotiste de dire que c’est pour des raisons économiques, que le lobby pharma et agriculture perdraient des milliards. Quand à parler de la véritable huile de mahijuana qui aide bien à guérir des cancers, qui pourraient remplacer ou compléter quelques chimiothérapies, idem.


      • #2507778
        le 20/07/2020 par Nuri
        Marihuana, ange ou démon ?

        Vas-y mon gars, prends-toi en main.
        A 45 balais, t’as encore une bonne quarantaine devant toi.

        Il n’est jamais trop tard. Ne serait-ce que pour ta santé mentale et ton amour propre.
        Ils peuvent revenir plus vite que tu ne le penses.


      • #2507812
        le 20/07/2020 par Gargan
        Marihuana, ange ou démon ?

        A 45 ans, ta vie est loin, très loin d’être finie. Tu fais déjà un constat lucide, ce qui est la première étape d’un nouveau départ. De petits objectifs simples à réaliser plusieurs fois par semaine (reprendre le manche - de la gratte, le vélo, ballade toute bête en nature, en bord de mer, un bon bouquin) peuvent aider, et tu as la chance d’avoir une famille. Sur le sevrage pur, je n’y connais rien, mais une bonne dynamique pour redémarrer me semble indispensable et tellement bénéfique. Bon courage !


      • #2507819
        le 20/07/2020 par Jonathan
        Marihuana, ange ou démon ?

        Il faut savoir dire non. Non au moment même où la pensée qui t’incite à consommer émerge. Ne pas laisser à cette pensée un seul instant, une seule seconde de répit. Ne pas lui laisser le droit d’exister, d’avoir une incidence sur toi. Quitte à crier, hurler s’il le faut : "Non !" à cette pensée qui s’apprête à s’emparer de toi. "Non ! Au nom de Dieu, j’ai dit non !", jusqu’à ce qu’elle disparaisse enfin. Le secours te viendra de Dieu, ton Créateur. Pour le reste, tu as déjà cerné tout ce qui ne va pas.


      • #2507844
        le 20/07/2020 par Abcd
        Marihuana, ange ou démon ?

        C’est le jeûne et le sport qui m’ont aidé à arrêter cette merde. Le problème est que je n’arrivais pas à dormir sans quelques joints le soir. Donc le jeûne toute la journée jusqu’à la tombée de la nuit, du sport en fin d’après midi , puis une soupe de légumes , des jus de fruits avec un extracteur de jus, un œuf bio, le soir. Fatigué par le jeune et le sport, je dors comme un bébé.
        les premiers jours sont difficiles, après tu retrouves tes sensations naturelles et c’est génial.
        si tu es courageux, essaie le jeune hydrique pendant au moins 4 jours, mais bois tres peu d’eau car tu risques d’abîmer tes reins. Le site de Thierry casasnovas est très bon. Bonne chance.
        ps : fuis comme la peste les gens qui fument.


      • #2507909
        le 20/07/2020 par Fela Kuti
        Marihuana, ange ou démon ?

        Salut, si tu ne sais pas te lever le matin et que tu ne sais pas dormir la nuit et que tu n’as plus de motivation, tu devrais plutôt voir du coté de ta cortisone, ton système surrénalien doit être en mauvais état, as-tu des soucis d’intestin ?
        Va voir un nutrithérapeute, ils sont spécialisés là dedans.
        Moi aussi je n’avais plus de motivation, je fume régulièrement, j’ai arrêté l’alcool par contre, allez 1 mini murge tous les 2 mois grand max.
        C’est grâce à Thierry Casasnovas et régénère que j’ai trouvé pourquoi, moi aussi, j’avais ton problème, il faut voir du coté de ton alimentation (vivante, crue, compléments alimentaire,...)
        Moi aussi j’ai une relation pourrie avec ma famille, mais parce qu’ils sont tous de gauche et j’ai viré tous les pervers narcissique et alcoolique de mon entourage.
        La marujuana est juste une conséquence de ce que tu vis, pas une cause.
        Si tu bois des boissons énergisantes, c’est que tu es épuisé, c’est un mécanisme d’adaptation comportementale à une carence physiologique.


      • #2507950
        le 20/07/2020 par giustizia
        Marihuana, ange ou démon ?

        Oui faut se prendre en mains, 45 ans c’est encore la jeunesse. Pour un problème de santé à 47 ans, on m’a prescrit des opiacées, 9 ans plus tard et alors que ma santé s’améliore, j’essaie sans succès pour le moment le sevrage. Vous avez encore la santé et le temps pour vous sevrer, vous y trouverez une telle estime de vous que vous ne serez plus jamais le même homme. Courage !


      • #2507969
        le 20/07/2020 par Louis Bontemps
        Marihuana, ange ou démon ?

        Tu es maître de tes actions alors arrête juste de consommer ce qui te nuit.


      • #2507972
        le 20/07/2020 par Antoine Lib
        Marihuana, ange ou démon ?

        Mais mon vieux nous sommes de la même génération et avons subi un peu les mêmes épreuves, tu es mûr, tu vas te réveiller et tu vas rayonner, tu as déja fais des gosses tu te rends compte, moi même pas ! Au moins tu ne sera pas venu pour rien.Tu n’as pas raté du tout ta vie, tu as vécu plein de trucs tu t’es juste un peu assoupi, la vie commence maintenant poulet !


      • #2508026
        le 20/07/2020 par Peter
        Marihuana, ange ou démon ?

        À toutes maladies il y a un remède... et il semblerais qu’au cannabis les remèdes sont connus.

        Vous avez déjà le grand mérite d’avoir accepter vos erreurs, c’est l’étape la plus importante vers la guérison..


      • #2508062
        le 20/07/2020 par Moi
        Marihuana, ange ou démon ?

        Salut camarade, j’étais comme toi il y a encore quelques mois sauf que je fumais beaucoup plus 3 4 joints tout les jours après le taf et une dizaine par jour le week-end, suite a des problèmes de stress, sommeil, j’ai arreté du jour au lendemain avec des patchs, je fumais également une vingtaine de cigarettes par jour . Les premiers jours c’était horrible mais rapidement je n’y pensé plus ,le sevrage est un mythe c’est juste dans la tête, concernant mes problèmes de santé rien n’a changé mais finis les journées à fumer jusqu’à l’écoeurement, si tu veux arrêter prends ta caisse maintenant et va chercher une boite de patch et tu commences dés demain matin sans te poser de question, ça va être dur 3 4 jours ,ressort tes baskets et va courir ou marcher en pleine nature ,éteins ta télé et essaye de ressortir le positif uniquement même si dans notre époque de merde c’est difficile... bon courage accroche toi


      • #2508065
        le 20/07/2020 par Seb
        Marihuana, ange ou démon ?

        J’ai arrêté de consommer il y a 4 ans, 41 ans. Pas beaucoup moins que ton age actuel.

        Regarde peut être du coté du Centre de ce docteur. Ces résultats thérapeutique dépassent largement tous ceux que la médecine peut obtenir dans le traitement de la toxicomanie.
        Une bonne piste si leur facon de faire te parle.


      • #2508118
        le 20/07/2020 par abcd
        Marihuana, ange ou démon ?

        @Une épave de la marijuana.

        T’es sur E&R camarade, tu as déjà une forte conscience politique. Occupe ton esprit, met toi à fond dans la lecture, met des sous chez KK. Entre dans l’action. Tu as conscience de ton problème, trouves une assoc’ qui met en garde les jeunes sur l’addition, et témoigne. L’association, qu’elle soit politique ou autre te réconciliera avec la sociabilité. Renoue avec la foi, crois et combat.

        @Abcd, Salut compère, je vous que comme moi t’as pas voulu te faire chier avec un pseudo. Ça fait un moment que j’utilise celui ci moi aussi. Aucun problème, les quelques uns qui me reconnaissent ont bien compris que c’était un autre. J’ai jamais touché au chichon, c’est pas ma culture. Puis je suis plus "blanquette de veau pinard" que "soupe jus de fruits" ! Gardes bien un "A" majuscule l’ami, ça évitera les confusions. Tchuss !


      • #2508890
        le 21/07/2020 par De passage 27
        Marihuana, ange ou démon ?

        Pour ma part j’ai fumé pendant 15 ans puis arrêté, il m’arrive de refumer une certaine période, particulièrement après la récolte.
        Mes expériences quand j’arrête, mal à la tête pendant 3 jours, pas mal de transpiration la nuit peut être du à la détoxication, le retour des rêves ( assez flippant), un peu plus de clop pour compenser au début mais honnêtement c’est pas si dur pour moi en tout cas.
        1er conseil, ne plus en acheter si tu en as, c’est mort...
        Te blinder de vidéos de Thierry et appliquer les principes (jeûne, alimentation, sport) ça motive et ton corps rejettera plus rapidement la substance. L’accoutumance part assez vite, fais au moin 3 semaine sans, ensuite tu pourras te permettre 2,3 taf de temps en temps ( contrairement à l’alcool) et tu te rendras compte de la nocivité ( plus habitué aux effets) . Indirectement tu mangeras mieux ( plus besoin de se gaver de sucre après). Pense à la loi de l homéostasie qui dit que tout organisme vivant, privé de perturbations revient spontanément à l état d’équilibre.
        En espérant t’avoir aidé, je te souhaite bon courage n’hésites pas à donner des nouvelles.


    • #2507790
      le 20/07/2020 par Robert
      Marihuana, ange ou démon ?

      Les commentaires résument tout.
      Des jeunes qui disent que ça va, ils maîtrisent leurs doses et que c’est un chemin vers la sagesse.
      Des moins jeunes qui disent qu’ils regrettent ce qu’ils se sont fait de mal avec leur consommation addictive de jeunesse.
      Vous captez pas que les premiers deviennent toujours les seconds ? Arrêtez de vous prendre pour des grands sages d’Orient avec votre barrette de merde achetée en bout de chaîne d’un réseau de trafic de tout, y compris d’armes & d’êtres humains.


    • #2507929
      le 20/07/2020 par Brebis_garée
      Marihuana, ange ou démon ?

      J’en ai consommé pendant plus de 10 ans de façon excessive. Nous ne sommes pas tous égaux face à ces substances. Je n’ai par exemple aucun problème d’addiction avec l’alcool. Mais pour faire simple, ce genre de produit ne devrait être autorisé que pour des cas particuliers dans des traitements et non de façon récréative qui n’auront pour conséquence qu’une perte de temps significative. L’apathie qui découle de la consommation est un réel problème et depuis que j’arrête d’en fumer je le réalise. Lorsqu’on en consomme encore il est impossible d’avoir une analyse claire et pertinente sur le sujet car la drogue agit sur le cerveau qui est l’outil même du discernement.
      Bon courage à tous ceux qui essayent de s’en sortir.


    • #2508009
      le 20/07/2020 par cent noms
      Marihuana, ange ou démon ?

      Intéressant mais le problème de fond reste toujours le même : l’organisation sociale.

      Le fumeur de joint, par sa praxis, est un anti-capitaliste primaire. Il fuit le système quand d’autres préfèrent s’y adapter. Mais si j’en crois un certain théosophe indien, ce n’est pas signe de bonne santé mentale que de se sentir adapté à monde malade. Un employé subalterne du tertiaire pleinement satisfait de son statut est bien plus abruti qu’un fumeur de joint en recherche d’évasion.

      La fumette est un symptôme parmi tant d’autres d’une société malade, profondément démentielle et in fine inhumaine. En dernière instance,au regard de l’analyse sociale, le cannabis est un problème périphérique, presque anecdotique.

      Quid des pharamka du grand capital....

       

      • #2508720
        le 21/07/2020 par Peter
        Marihuana, ange ou démon ?

        C’est ce que j’ai tjrs crû... certaines formes de toxicomanie sont des envies de marginalisation sans pour autant un désir de criminalité ; la prédation sur autrui.

        Mais je crois qu’a l’inverse d’un criminel qui inflige une peine aux autres.. les toxicomanes retournent la violence contre eux-mêmes... Ça reste une pathologie à mon avis.

        J’ai bien plus de bienveillance envers les toxicomanes... ça ressemble à un échec collectif : n’avoir pas su intégrer des bons éléments.

        À différencier donc...des pervers qui ne comprennent que les coups de bâton.


    • #2508155
      le 20/07/2020 par Paul82
      Marihuana, ange ou démon ?

      Merci pour ces précisions. Je reconnais être pour l’interdiction de genre de substances, en partie à cause de l’immaturité des gens. Pensons qu’on a arrêté d’utiliser les phosphates dans les lessives parce que des millions de co***asses n’étaient foutu de doser leur lessive.... alors les "drogues douces"...


    • #2508466
      le 21/07/2020 par Marcus
      Marihuana, ange ou démon ?

      Un grand merci pour avoir relayé cet article, cette synchronicité inouïe va me permettre de reprendre ma vie en main en reposant les pieds sur terre.

      C’est peut-être entièrement psychologique, mais le fait de m’excuser plusieurs fois envers le cannabis m’a aider a transférer une partie de l’énergie du mental vers le coeur.

      Longue vie a ER


    • #2508593
      le 21/07/2020 par rosebud
      Marihuana, ange ou démon ?

      J ai surtout lu les commentaires...j ai bien plus rigoler qu’ en re-regardant le film référence madness de 1936.

      On peut le visionner sur Wikipédia.


    • #2509129
      le 21/07/2020 par rosebud
      Marihuana, ange ou démon ?

      Désolé mais vous trouverez le film sous son nom correct reefer madness.

      Pour les connaisseurs a reefer is a joint


    • #2509579
      le 22/07/2020 par Moonkeeper
      Marihuana, ange ou démon ?

      Très bon article, enfin une analyse sans parti pris idéologique, pour ma part je pense que sur ce sujet comme sur bien d’autres, notre bon Paracesle a encore une fois raison, "Seule la dose fait le poison".
      J’ai fumé de façon quotidienne et abusive pendant 25 ans, jusqu’à m’en dégoûter, et maintenant que je me suis libéré de cette dépendance, lorsqu’il m’arrive d’en consommer, une à deux fois par mois au plus, je retrouve les effets bénéfiques de cette plante sacrée. Alors encore une fois, "seul la dose fait le poison", l’excès en toute chose est nuisible.


    • #2510431
      le 23/07/2020 par beebop
      Marihuana, ange ou démon ?

      J’aimerais l’avis de consommateurs sur ceci, comptant sur des réponses de gens sensés >> Je souffre d’une maladie neuro rare qui induit des douleurs parfois atroces , et là je suis une vraie loque ( comme aujourd’hui, tiens ! ) . Je me suis posé la question de la fumette , pas 30 par jour hein !.. Mais je suis hypotensive et j’ai peur que ça me baisse encore la tension .. J’ai arrêté tous médocs il y a 15 ans car suite à un ""traitement "" imposé, j’ai failli crever d’un choc anaphylactique.. Merci à vous


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