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L’impasse de la médecine contemporaine

L’histoire ne manque pas d’exemples où l’on ne voulait pas croire à la possibilité d’une catastrophe, qu’il s’agisse de conflit, d’accident sanitaire ou de désastre écologique. Les alarmistes, les pessimistes, les irréalistes – aujourd’hui les complotistes – étaient ceux qui avaient vu juste !
Aujourd’hui, l’enjeu est de décrire l’état de la médecine contemporaine sans être trop alarmiste et en réussissant à être constructif. Une sacrée gageure.

 

 

Croire qu’on peut améliorer les choses

Si l’on veut bien se pencher sur l’évolution de la médecine, sa praxis et ses résultats, il est difficile de conserver intacte sa foi dans les fameux progrès. Que les pratiques évoluent, soit. Que certaines pratiques soient remplacées par d’autres plus performantes, tant mieux ! Si seulement c’était le cas...

Dans les faits, il existe une petite donnée nommée « le marché de la santé » qui perturbe l’équation.

Appliquer à la santé et aux services sociaux les méthodes du fonctionnement du marché revient à prendre la compétitivité, le bénéfice et les intérêts des actionnaires comme moteurs de développement. La politique sociale, de l’échelon local à l’échelon national en a payé le prix. L’accessibilité de l’offre dans les régions plus pauvres ou rurales a sacrément été mise en péril, et les principes de solidarité, de qualité, et d’accessibilité n’y ont pas résisté. Qu’est devenu le droit à des soins identiques, de qualité et abordables, en toutes circonstances ? On connait parfaitement l’impact de l’inégalité sociale sur la santé, qui se traduit par une réduction importante de l’espérance de vie. Quelles que soient les fluctuations de l’espérance de vie dans la population générale, l’inégalité sociale face à la mort demeure [1]. En outre, la marchandisation de la santé à permis de réaliser des économies aux dépens du personnel et de la qualité. Le personnel employé dans secteur de la santé a été lui aussi victime de la rentabilité : salaires plus bas, effectifs réduits, flexibilité imposée. Le niveau de vie de ces travailleurs, tout comme le bien-être des malades, a considérablement périclité. Toute personne ayant un membre de sa famille dans une EHPAD (maison de retraite médicalisée) en fait le constat tous les jours. Mais au sein de cette logique libérale, tout le monde n’est pas perdant.

 

Les prix (et les bénéfices) flambent

L’envolée des prix des médicaments a démarré historiquement aux USA, pays où les entreprises pharmaceutiques fixent librement leur prix. Le cas d’école cité par Nicole Delépine est le Daraprim, un médicament utilisé depuis 1953 en traitement de la toxoplasmose. Ce médicament coûte aujourd’hui en Inde 10 centimes, dans sa version générique. Mais aux USA, Big Pharma s’est autorisé à le passer de 1 à 750 dollars multipliant ainsi son prix par 750 !

En France, le Comité économique des produits de santé ministériel (CEPS) fixe les prix des médicaments pour éviter les dérives libérales d’augmentation des coûts pour les médicaments anciens, largement amortis et sans innovation. Mais on ne refait pas un système comme ça : le CEPS a accordé à l’Avastin une hausse de 1 000 % à l’occasion et sous prétexte de son recyclage pour traitement de la dégénérescence maculaire. Petit arrangement entre amis, mais les apparences sont sauves.

L’exemple de l’évolution des coûts de traitement en cancérologie est un autre parfait exemple des conséquences de cette politique. Ainsi, si on a souvent déremboursé l’efficace et le peu couteux, on rembourse en ce moment même le très couteux :

« Alors que le traitement du cancer métastatique du sein par Tamoxifène (traitement médical aujourd’hui encore le plus efficace) coûte 70 € par mois et celui par chimiothérapie bi drogue de référence comportant de l’Adriamycine® moins de 100 €, le traitement par l’Avastin® revient à 4000 € par mois, l’herceptine® environ 3500€, l’Afitinor ®3500€ et le Tyverb® 1300 €. […] Aucun nouveau traitement de cancer n’est épargné par cette folle inflation des prix ainsi : le mélanome (le Yervoy ® coûte 14 000 € toutes les 3 semaines !) […] Mais encore plus scandaleux que ces prix cent fois plus chers que l’or, c’est leur absence d’utilité pour les malades et leur toxicité fréquente. Non seulement ces traitements sont hors de prix mais ils sont le plus souvent inutiles et parfois très dangereux ! » Nicole Delépine [2]

 

Effets pervers de la spécialisation

L’être humain dans sa globalité a lui aussi disparu. Alexis Carrel disait de lui :

« L’homme est un tout indivisible d’une extrême complexité. »

« Son étude (…) utilise plusieurs sciences distinctes. Chacune de ces sciences aboutit naturellement à une conception différente de son objet. Chacun n’abstrait de lui que ce que la nature de sa technique lui permet d’atteindre. (…) L’homme que connaissent les spécialistes n’est donc pas l’homme concret, l’homme réel. » [3]

Une certaine vision globale de l’homme persiste pourtant à la marge de la médecine, sous des appellations peu flatteuses, « médecine complémentaire » ou « non conventionnelle ». L’Ordre des médecins les tolère à peine, et l’accusation de charlatanisme ou de sectarisme n’est jamais très loin. Ce terme péjoratif sert à discréditer tout ce que l’establishment désapprouve. On ne compte plus les articles à charge ou les discrédits. Pourtant, les travaux de grands auteurs – médecins aujourd’hui oubliés ou moqués – ont traversé les siècles et réussi à guider la pratique médicale lors d’épisode de grande pénuries, ou d’impuissance totale contre les maladies infectieuses.

Ainsi, beaucoup d’approches thérapeutiques de terrain, peu coûteuses et sans effets secondaires se sont perdues. Le docteur Dominique Rueff raconte avec une pointe de nostalgie ce qui paraît impossible à concevoir aujourd’hui : l’existence d’un service entier d’homéopathie à l’hôpital Saint-Jacques à Paris, ou le SAMU disposant d’ampoules d’homéopathie injectable, efficaces pour réduire la douleur ou les angoisses, et sans effets secondaires ni contre-indications.

Une très récente publication suédoise du British Medical Journal a montré que l’impact des réactions psychologiques à un traumatisme sont associées à un risque d’infections grave mettant la vie en danger. On connaissait déjà depuis fort longtemps l’effet du stress sur modulation de l’axe hypothalamo-hypophyso-surrénalien, avec comme conséquences l’altération des fonctions immunitaires et l’augmentation du niveau inflammatoire. Mais cette étude va plus loin, en concluant à une relation de causalité entre stress et infection potentiellement mortelle, comme la méningite, l’endocardite et la septicémie [4]. Tout le monde le sent, tout le monde le sait : la psyché joue un rôle déterminant dans la santé. Pourtant, on le dit du bout des lèvres par crainte d’être étiqueté « irrationnel » ou « non scientifique ».

 

Pas de cœur ni de philosophie en médecine

Quelle est la place réservée à la réflexion philosophique en médecine ? On la croit incompatible avec la médecine scientifique. Un livre de médecine, abordé sous un angle philosophique ne fait pas recette dans les milieux médicaux. L’adjectif « philosophique » suffit à en invalider le raisonnement, fut-il logique et fonctionnel, et ses données – même documentées – seront quantité négligeable. C’est cette résistance à la philosophie qui a fait de la cancérologie, d’après les mots mêmes du biologiste B. Watson une « faillite scientifique, inefficace et gaspilleuse », comme les exemples cités plus haut nous enjoignent à le croire.

L’absence de cœur de la médecine moderne, aveugle et calculatrice, fait faire les pires choses. C’est ce qui faisait dire au neuropsychiatre autrichien Viktor Frankl, créateur de la logothérapie :

« Je suis absolument convaincu que les chambres à gaz d’Auschwitz, Treblinka et Maidanek ont été mise en place non pas dans un ministère ou un autre à Berlin, mais dans des salles de conférences scientifiques nihilistes ».

Au nom de la science, on peut bien être capable de tout. C’est pour la science, c’est pour le progrès ! On en arrive même à masquer des questions d’éthiques par du sensationnel. Le scénario s’est souvent répété dans l’histoire. En voici un exemple.

 

Concours de transplantation cardiaque

Dans les années 60, l’américain Norman Shumway, met au point avec son équipe, patiemment, pendant près de dix ans, une technique de transplantation cardiaque sur animaux. Personne n’a encore enlevé le cœur d’un homme vivant pour le remplacer chez un autre. En effet, la mort étant définie par l’arrêt du cœur aux États-Unis, prélever un cœur qui bat encore serait assimilé à un meurtre. C’est à l’autre bout de la planète que surviendra la rupture. Au Cap, le 2 décembre 1967, le chirurgien sud-africain Christiaan Barnard réalise ce qui est à la fois un exploit et une transgression. En réalité, ce n’est pas une différence d’habileté technique qui a favorisé Barnard, mais des considérations philosophiques et éthiques définissant un cadre légal. En effet, pour tenter la première transplantation cardiaque sur l’homme, il fallait que le cœur du donneur – décrété en mort cérébrale suite à un accident – batte encore. Alors que cela soulève la question de la définition de la vie et de la mort, le chirurgien sud-africain devient subitement la coqueluche des médias. Le vedettariat a éclipsé la réflexion. Il y gagne ses entrées dans le grand monde et rencontre les plus grandes personnalités de l’époque, Grace Kelly et le Pape compris.

Mais il a en quelque sorte volé la vedette à Norman Shumway, qui avait reçu Chris Barnard quelques mois avant l’exploit pour parfaire ses techniques. De ce point de vue, c’est l’Américain qui aurait du être le véritable père de la greffe cardiaque. Pour la peine et dans la foulée – on n’arrête pas la science en marche ! –, Norman Shumway fera de même aux États-Unis. Car c’est toujours la première fois qui fait couler de l’encre. Après on s’habitue, et on ne réfléchit plus. Ce qu’il faut bien comprendre, c’est que plus la technique devient banale, plus on a tendance à l’utiliser. La question de savoir si c’est judicieux n’est plus d’actualité.

 

 

« Investigations invasives » ou le complexe de l’Everest

Comme le défendent Manu L. Kothari et Lopa A. Mehta dans Violence in modern medicine [5], il semble de plus en plus difficile aujourd’hui de séparer la violence de la science médicale moderne.

On constate que les avancées de la connaissance médicale vont de pair avec l’augmentation d’une forme de violence. La violence médicale est l’enfant caché des prouesses techniques et de l’arrogance médicale. Pour utiliser une métaphore, on « fait » l’Everest simplement… parce qu’il est là ! Il en va de même pour certaines interventions et investigations invasives. Le terme châtié qui décrit une réalité risquée : envahir le corps du patient par des aiguilles et des couteaux, des cathéters et des caméras. Avec un accroissement potentiel des risques encourus par le patient : une chirurgie inutile, une aortographie qui déchire l’aorte, ou un arrêt cardiaque provoqué par une investigation. Les victimes de l’invasion sont les patients dont la lutte contre la prétendue maladie est plus dans l’esprit du médecin que dans le corps du patient. Bien intentionnée ou pas, une investigation invasive est toujours coûteuse. Et c’est cette réalité statistique dérangeante que préfère éviter pour lui-même le personnel médical.

 

Ne fais pas aux autres ce que tu ne voudrais pas qu’ils te fassent

Il existe un double langage et une double pensée en médecine. La manière dont les professionnels de santé traitent leurs proches et eux-mêmes est très différente de la manière dont ils traitent les patients. On constate que beaucoup de cancérologues ne font pas subir à leur famille les traitements standards. Dans un autre registre, ce sont dans les familles de médecins que l’on vaccine le moins. Et il serait intéressant de trouver combien de psychiatres ont suivi de séances d’électrochocs (ou subit de lobotomie, pratique qui a valu un prix Nobel à son inventeur il y a quelques décennies à peine). Walter Alvarez, un gastro-entérologue écrira à propos de la chirurgie routinière de l’ulcère duodénal faite de façon systématique sur les patients :

« À propos de l’opération sur les ulcères duodénaux […], en 25 ans à la Mayo Clinic, je ne peux me souvenir que d’un seul sur les membres de l’équipe avec un ulcère qui se fit opérer, et il eut une complication ». [6]

Ce clivage entre ce qu’on réserve « au tout venant » et qu’on évite à soi-même, est un problème moral majeur de la médecine moderne. Sans ce clivage, beaucoup de traitements et de chirurgies auraient été abandonnés depuis longtemps. La pratique médicale en aurait été changée.

 

La médecine n’a pas TOUJOURS la réponse

Parée de tous les pouvoirs de la haute technicité, l’électronique – sans même que le docteur ne touche son patient – est censée nous dire tout. Elle est censée livrer la vérité vraie et conduire rationnellement au meilleur traitement. Hum… Y aurait-il un hic quelque part ? Nous disons toujours « quel est le traitement de cette maladie ? » à la place de « comment envisager de traiter cette maladie ? » ou pire « y a-t-il un traitement pour cette maladie ? » Malgré les apparences, soigner, c’est faire un choix. Même si on retarde ce choix par des examens complémentaires. Même si on en dilue la responsabilité en prenant la décision collégialement. C’est inconfortable, mais c’est ainsi.

La « scientificité » de la médecine contemporaine n’échappe pas au doute pour autant. Et peut-être même qu’elle l’accroît ! Une mammographie fait soupçonner une tumeur, un ECG un problème grave. Avec pour effet pervers que le cancer ou la maladie coronarienne se propage rapidement dans l’esprit du patient avant même les résultats.

 

Remettre les pieds sur terre

Notre monde contemporain est-il assez sage pour utiliser le degré d’évolution des sciences et techniques qu’il a engendré ? Le grand public regarde les puissants jouer avec le feu, entre OGM et bioéthique, et manifeste une inquiétude pragmatique. Il s’indigne en militant – sans doute maladroitement car ignorant la plupart du temps du dessous des cartes –, au travers de think tanks mondialistes. Voici comment est détournée une préoccupation sincère pour l’intérêt général, les générations futures et les questions d’avenir. Mais au-delà des récupérations, la question de la gestion cohérente de notre monde fini et de nos corps abîmés demeure.

Les progrès du monde moderne nous ont amenés des pollutions tous azimuts, ainsi que des systèmes immunitaires en berne, qui déclinent ou se détraquent. L’équilibre et la capacité régénératrice de la nature, comme celle du corps, sont endommagés. De façon irréparable diront les pessimistes. Les optimistes, une fois admis ce triste constat, choisirons de remonter leurs manches pour retrouver leur pouvoir de choix.

– Béa Bach pour la section Santé d’E&R –

Notes

[1] https://www.insee.fr/fr/statistique...

[2] http://docteur.nicoledelepine.fr/le...

[3] Alexis Carrel, « L’Homme, cet inconnu ». Plon, 1935.

[4] https://www.bmj.com/content/367/bmj...

[5] http://archive.unu.edu/unupress/unu...

[6] The Incurable Physician : An Autobiography of Dr. Walter C. Alvarez. Erwin Di Cyan, Ph D Arch Intern Med. 1964 ;113(3):462-463. doi:10.1001/archinte.1964.00280090148029

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Et les excellents articles de la section Santé d’E&R, sur E&R :

 
 






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36 Commentaires

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  • #2331838
    Le 29 novembre à 00:19 par Argan
    L’impasse de la médecine contemporaine

    Beaucoup d’escrocs chez les spécialistes, dans la médecine libérale . Ex : je vais voir un dermato : un peu de parlote et il me donne un rendez-vous pour une prochaine consultation : 65 euros ! Autre exemple : je consulte un urologue : 5 min de parlote et il me donne le N° de téléphone d’un radiologue : 90 euros ! Ces deux enc… ne m’ont jamais revu, je ne vais plus qu’à l’hôpital, car c’est gratuit . Et leur avidité explique l’encombrement des hôpitaux .

     

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  • #2331865
    Le 29 novembre à 05:28 par Roger
    L’impasse de la médecine contemporaine

    Trop de généralités.

     

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  • #2331882
    Le 29 novembre à 06:53 par Syzygy
    L’impasse de la médecine contemporaine

    Remarquable article qui met les mots exacts sur notre triste réalité ! Certains médecins pervers sont devenus des chasseurs de primes. On les reconnaît à leur style de vie flamboyant...
    A l’évidence, l’Etat ne rempli pas sa mission (hélas, ici aussi grâce à un Parlement de prévariqués) !
    D’autre part, lorsqu’il n’y a ni contrôle, ni sanction, tout va à vau l’eau ! Comment penser une seule seconde que le fameux Conseil de l’Ordre composé uniquement de médecins puisse être impartial, séparer le bon grain de l’ivraie ? Avec l’exclusion du Prof. Joyeux, nous avons une preuve de plus que c’est une mafia qui règne en maître !
    Enfin, quid de l’herboristerie ? Cette médecine existe toujours à l’Est de l’Europe et ailleurs sauf dans les pays où manifestement, les plantes, ça ne rapporte pas assez ! Le diplôme d’herboriste a été supprimé, jadis, par Vichy sous la pression du lobby. A la prochaine "Libération", il faudra enlever des mains des médecins ce sujet majeur pour n’en faire que des consultants a l’instar des militaires pour ce qui concerne la guerre.

     

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    • #2331969
      Le 29 novembre à 10:31 par Castanietzsche
      L’impasse de la médecine contemporaine

      Franchement si vous vous sentez de soigner un diabète de type 1 ou un choc anaphylactique avec des plantes, pourquoi pas. Vous serez peut-être le premier qui sait ?
      Je vous invite à me répondre ici quelles plantes vous utiliseriez, je suis intéressé.

       
    • #2333573
      Le 1er décembre à 15:13 par T137
      L’impasse de la médecine contemporaine

      Bonjour, mangez 5 fruits et légumes par jour pour votre santé : Traduction en langage non marchand : il n’y a que çà de bon pour vous et encore , cru et bio.Tout le reste n’est que littérature marchande et/ou culture gastronomique de subsistance.Cordialement

       
    • #2333825
      Le 1er décembre à 21:12 par Castanietzsche
      L’impasse de la médecine contemporaine

      @T137
      Les "5 fruits et légumes" c’est une règle incompréhensible et nocive puisqu’elle suggère que les fruits seraient aussi indispensables à notre santé que les légumes. Allez dire ça aux Japonais et on en reparle !

       
  • #2331898
    Le 29 novembre à 07:54 par citharauror
    L’impasse de la médecine contemporaine

    Il est tout à fait exact que c’est bien dans les familles des médecins que l’on se vaccine le moins et que l’on se soigne différemment ... et pour des raisons évidentes il sera difficile d’en trouver des preuves-pourcentages. D’autre part la connaissance et la compréhension du conflit de diagnostic, comme expliquées en décodage biologique -théorie du Dr Hamer si sali sur internet- est utile. Par exemple il est enseigné aux étudiants en médecine d’éviter le terme tumeur -tu meurs- le malade -mal a, dit pour dire, les maux mots, ou encore mal, a pour absence, de di pour Dieu ; pour ceux qui veulent aller plus loin- à l’annonce du diagnostic de sa maladie a forcément une réaction. S’il s’agit d’un sursaut pour se changer de l’intérieur vers l’extérieur en passant d’une recherche du sens de la vie à un changement d’hygiène de vie, c’est magnifique mais rare. Pour la plupart l’effet blouse blanche va jouer en leur faisant croire intimement voire inconsciemment à une vérité définitive du style par exemple le cancer du colon est méchant, pour reprendre un mensonge déguisé en message préventif -toujours le mal présenté comme le bien -. Donc le malade éprouve, à l’instant même de l’annonce du diagnostic, très souvent, un choc qui le plonge dans la confusion. Il est donc enseigné aux futurs décodeurs biologiques qu’il est nécessaire de lever d’abord ce conflit engendré par le diagnostic pour pouvoir ensuite s’occuper du ou des conflits liés à la maladie, cela résumé en termes les plus simples possibles. D’où ce matraquage de messages visuels auditifs plus ou moins cachés pour nous faire croire à une sentence couperet imposant n’importe quels moyens pour s’en débarrasser et justifiant par avance les prix des lobbies pharmaceutiques. Il semble donc utile de rappeler que le Dr Hamer a fait l’objet de pas moins de cinq tentatives d’assassinat, et que les écrits que l’on trouve sur internet ne sont pas forcément de sa main ! Ses livres, Fondement d’une médecine nouvelle tome 1 et 2, ont en effet une portée méconnue du public. Certains décodeurs ont même renoncé par découragement à continuer à expliquer au public le lien entre choc psychologique et maladie -y compris mentales-. Pourtant il est maintenant largement reconnu en médecine récente surnommée habilement classique, qu’un deuil un chomage etc. peuvent précéder un cancer et d’ailleurs cela fait partie des antécédents recherchés lors des consultations. Mais cela s’arrête là...

     

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  • #2331966
    Le 29 novembre à 10:25 par Castanietzsche
    L’impasse de la médecine contemporaine

    Je débunkerai volontiers tout ça en débat, la section commentaire n’est pas faite pour ça. Aujourd’hui les patients guérissent sans effets secondaires de mélanomes multimétastatiques par bithérapie nivolumab ipilimumab. La France est avec l’Espagne le pays du monde où on négocie le plus fermement le prix des médicaments. Le prix et le remboursement sont décidés par une commission après l’étude d’énormes dossiers sur le service médical rendu et l’amélioration du service médical rendu.
    Et je rappelle que le prix des médicaments n’est rien par rapport à la masse salariale et au coût logistique des hôpitaux.

     

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    • #2332423
      Le 29 novembre à 20:59 par Carabin
      L’impasse de la médecine contemporaine

      Merci

       
    • #2332628
      Le 30 novembre à 08:43 par Huw
      L’impasse de la médecine contemporaine

      “ La France est avec l’Espagne le pays du monde où on négocie le plus fermement le prix des médicaments”

      sources ? sinon c’est encore une autre assertion gratuite.

       
    • #2332947
      Le 30 novembre à 16:33 par Castanietzsche
      L’impasse de la médecine contemporaine

      @Huwv
      Je l’ai appris dans un staff de pharmacoéconomie à l’hôpital Cochin, je n’ai pas la source du cours mais j’ai un article de Forbes où t’as un tableau qui montre clairement qu’en France (32ème position) on négocie bien : https://www.forbes.fr/finance/medic...

      Après on consomme aussi + en quantité.
      Mais ces prix bien négociés expliquent aussi qu’en cas de rupture de stock dans un autre pays (Allemagne par ex) on y transfère les médicaments prévus pour la France et du coup ce sont bien nous qui nous tappons les ruptures de stock. Il y en a tout le temps, autant en ville qu’en hôpital c’est une galère t’imagines même pas...

       
    • #2333329
      Le 1er décembre à 07:50 par PAS
      L’impasse de la médecine contemporaine

      Debunker avec des formules techniques que personne ne peut vérifier et vous avec ?
      Ce qu’il y’a de pratique avec le compliqué c’est que le malintentionné mielleux peut rajouter à l’infini des conséquences et des causes. Vu personne ne comprend ça en jette mais c’est du bidon.
      Pour être en bonne santé : fruits et légumes vert en grande quantité, pas de médicaments et bien sûr pas de vaccins. Mais ça n’intéresse personne, alors dans un sens je vous comprends, il serait trop bête de ne pas en profiter.

       
  • #2332026
    Le 29 novembre à 12:25 par Oméga
    L’impasse de la médecine contemporaine

    Ayant dernièrement été soigné suite à un accident de moto (route), j’ai pu constater ce que dit l’article :

    " L’être humain dans sa globalité a lui aussi disparu. Alexis Carrel disait de lui « L’homme est un tout indivisible d’une extrême complexité. »"

    Dans mon cas, la prise en charge (par la société d’assurance automobile du Québec) s’est limitée au périmètre immédiat qui avait trait à l’accident, donc, la partie blessée (fracture de l’acétabulum bassin/hanche). Hors, avant l’accident j’étais en attente d’une chirurgie au dos. Jamais aucune question-relation-traitement de physio ou d’ergo concernant mon dos...

     

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  • #2332176
    Le 29 novembre à 15:27 par Snayche
    L’impasse de la médecine contemporaine

    C’est bon, c’est définitif ! : ER doit devenir le gouvernement de la France !

     

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  • #2332202
    Le 29 novembre à 15:49 par ukukfyskuy
    L’impasse de la médecine contemporaine

    Bonjour,

    Vous dites :
    La manière dont les professionnels de santé traitent leurs proches et eux-mêmes est très différente de la manière dont ils traitent les patients. On constate que beaucoup de cancérologues ne font pas subir à leur famille les traitements standards. Dans un autre registre, ce sont dans les familles de médecins que l’on vaccine le moins.

    Si c’est vrai, c’est un remarquable argument, qui me sera bien utile dans certaines conversations. Mais est-ce vérifiable ou seulement votre ressenti ? Une réponse m’intéresse vivement.

    Merci d’avance !

     

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  • #2332268
    Le 29 novembre à 17:07 par citharauror
    L’impasse de la médecine contemporaine

    réponse à casta...
    Les allergies à l’origine des chocs anaphylactiques sont les pathologies les plus faciles à guérir en décodage biologique. Nul besoin de traitement. La véritable prévention est aux abonnés absents actuellement. Quant aux diabètes de type I, par exemple, le Professeur Marchesseau, un des fondateurs de la naturopathie en France, rapportait des cas de voyageurs dans les déserts ayant été nourris uniquement par un seul type de fruit séché par obligation - des figues sèches- c’est-à-dire ayant fait par obligation une mono diète qui, à la fin du voyage étaient guéris -involontairement- donc les monodietes parmi d’autres possibilités, en fait nombreuses, sont des techniques efficaces. Nous pouvons remarquer que la solitude et la marche dans un désert sont des conditions ideales aussi pour jeûner... Et bien évidemment le diabète étant un conflit de résistance, il peut être dénoué en décodage biologique. C’est toujours en essayant de faire peur, en menaçant que l’on impose une dictature. D’où de nombreuses inversions accusatoires. Mais qu’en est-il des nombreux chocs suites à des vaccinations ? à des transfusions ? Combien de médecins scolaires ayant vacciné à tour de bras, pendant des années et ayant vu, car voir c’est savoir, les résultats dramatiques sur de nombreux enfants, ont ensuite changé leur fusil d’epaule et se sont efforcés de réparer leurs actions et erreurs passées par patients interposés ? Combien de pathologies dites auto immunes ne sont en fait que des chocs suite d’allergies à un environnement nocif - exemple l’allergie aux champs électromagnétiques appelées purpura rhumatoide- ? etc. Il est facile de faire peur à une population ignorante et c’est bien pourquoi l’auto nommée éducation nationale contribue habilement à abrutir les élèves dès leur scolarisation... Pour preuve des vertus des diètes par exemple, pendant les périodes de guerre, curieusement le nombre des malades baissait ! Et je ne parle pas de soins par la musique ou encore la prière. Les animaux ont aussi des pouvoirs guérisseurs, en fait nous sommes entourés de secours mais nous ou certains ne veulent pas les voir pour des raisons qui les regardent et ils s’attaquent à ceux qui veulent se soigner véritablement parce que cela met en lumière leurs propres problèmatiques.

     

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    • #2333016
      Le 30 novembre à 18:01 par Castanietzsche
      L’impasse de la médecine contemporaine

      @citharauror merci de ta réponse !
      J’ai failli la louper, à chaque fois je fais ctrl+F "castanietzsche" pour les trouver mais coup de chance cette fois "casta" tout court !
      Je te confirme que la musicothérapie fonctionne très bien pour plusieurs cancers (on la teste en supplémentation de thérapies ciblées ou d’immunothérapies à Cochin). L’acunpuncture et l’accupression sont aussi très bien contre les nausées / vomissements. Pour les plantes, certaines sont très bien en curatif ou en symptomatiques (j’utilise MSKCC About herbs, NCCIH et Hedrine pour vérifier les intéractions avec les médicaments anticancéreux). Pour la prière j’ai de bons échos mais je manque de recul. En tous cas ça n’a pas arrêté la peste noire ! Bon je suis un peu cynique mais pourquoi pas.

      C’est clair que les maladies immuno (DT1, allergies, MICI...) explosent en ce moment, t’as raison sur la prévention. C’est peut-être à cause de toutes les cochonneries additifs alimentaires... Je sais pas. Mais yep les jeûnes peuvent peut etre les prévenir, faudrait que je me renseigne ou teste ça.
      Pour le traitement une fois la crise survenue, franchement en phyto seule je me sens désemparé. Les DT1 arrivent pas à arrêter l’insuline et à la remplacer par des plantes. Je sais même pas si c’est possible ou souhaitable. Enfin si t’as des infos ça intéresserait plusieurs de mes patients.
      Après j’avoue que j’ai toujours peur du risque de changer un traitement comme ça. Après à eux le choix !

       
  • #2332408
    Le 29 novembre à 20:27 par Adeon
    L’impasse de la médecine contemporaine

    A la base de l’humanité et des balbutiements de la médecine, le but était de soulager, sauver, une personne.

    Le libéralisme est passé par là, le but est de faire des profits grâce aux maladies et aux malades. Certains chercheurs ont commencés à trouver des solutions simples au cancer. Simple donc pas cher. Ces chercheurs ont vite eu de gros soucis.

    La morale ? L’éthique ? Tout ce qui fait l’humain est mort par le libéralisme, en médecine aussi.

    La chose la plus amorale me concernant, ce sont les recherches sur les embryons, sachant que chaque embryon est un potentiel de personne en devenir, c’est ignoble, surtout la création de chimères, mélanger l’humain et l’animal ... c’est obscène. Ya pas de mot pour décrire tout ça, on est dans l’horreur au delà du langage.

    Nos sociétés sont mortes. Mortes et cinglées.

     

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