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Michel Drac parle de la crise du sens

Crise économique ou crise du sens ? Ou pourquoi, au-delà de l’éclatement de l’économie de la dette, ce qui se joue, c’est la dépression peut-être terminale d’une société piégée à l’intérieur de son propre « système de codage ».

 

 

Un extrait de La vraie actu (saison 2 épisode 1 – Juin/Juillet 2018) - Partie 2 :

 

Retrouvez Michel Drac chez Kontre Kulture :

Michel Drac, sur E&R :

 



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56 Commentaires

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  • #2026768
    le 19/08/2018 par Tocqueville
    Michel Drac parle de la crise du sens

    Toujours très pointu les analyses de Mr Drac


  • #2026776
    le 19/08/2018 par Patrick Veau
    Michel Drac parle de la crise du sens

    Crise du sens sur fond d’une surdétermination majeure ; la baisse tendancielle du taux de profit inhérente à la matrice valorisation dévalorisation, corps de chauffe du système capitaliste. La perte de sens n’est elle pas une conséquence plus qu’une cause ? Les pauvres bougres assassins dans l’âme dont nous parle Michel Drac, toujours animé de cette délicieuse ironie qui fait une partie de son charme, sont les plus aliénés (étrangers à eux mêmes ) d’entre nous tous, et cela ne peut qu’empirer. Ils sont l’expression vivante et inconsciente du monde marchand qui, chaque jour qui passe, se fait plus dévoreur de nos corps, de nos sens, de nos émotions et de nos âmes

     

    • #2026822
      le 19/08/2018 par Lowik
      Michel Drac parle de la crise du sens

      Fulgurant ! Du coup je n’ai plus besoin de poster après ça.


    • #2027061
      le 19/08/2018 par Paphytos
      Michel Drac parle de la crise du sens

      Tout à fait, la crise du sens est une conséquence logique, c’est le phénomène de conscience fausse.

      Michel Drac est pointus sur certains points mais il est finalement à la traine sur la compréhension des déterminismes.


    • #2027655

      la baisse tendancielle du taux de profit inhérente ....

      Ah oui, elle est inhérente, certes.
      Raison pour laquelle ce n’est pas un phénomène nouveau. On l’observe très bien dans les années précédant chacune des deux guerres mondiales. Y avait-il pour autant une crise du sens dans ces années ?

      Donc :
      On peut envisager que la baisse du profit soit une cause, dans certains cas. Que cette cause soit déterminante ? Ca c’est pas démontré.

      Etre pointu sur les déterminismes, c’est pas si facile. Suffit pas de privilégier la grille d’analyse qu’on aime bien utiliser.

      Plus on maîtrise une grande variété de grilles d’analyse, plus on a de chance de posséder, dans le tas, celle qui est profondément pertinente. Faut préférer la polygamie à la monogamie, avec les grilles d’analyse.


    • #2027784
      le 21/08/2018 par Patrick Veau
      Michel Drac parle de la crise du sens

      La crise de sens - cette crise de sens ; l’homme mesure de lui-même perdu dans sa propre démesure - ne peut-elle pas être un échelon supérieur dans le phénomène de réification du vivant, de l’homme en particulier ( chosification de la nature, naturalisation des choses) propre au système de la valeur qui s’est emparé du monde ? Il ne s’agit pas forcément d’appliquer une grille d’analyse mais plutôt de chercher un dénominateur commun, une cause majeure, visible sur le temps long et produisant systématiquement ses effets. La monogamie à peut-être cet avantage qu’elle met en situation d’explorer un sujet en profondeur.


    • #2028032

      OK si vous dites plutôt que le capitalisme, la marchandisation, ne sont pas du tout propices au fonctionnement d’une machine symbolique satisfaisante pour le sujet (qui veut avoir l’impression qu’il pense). Il est sur que les réclames pour les lessives, ou pour l’adhésion à Meetic, elles remplacent bien mal, disons les sermons du curé.


  • #2026781
    le 19/08/2018 par strato
    Michel Drac parle de la crise du sens

    Brillantissime Michel Drac


  • #2026785
    le 19/08/2018 par strato
    Michel Drac parle de la crise du sens

    Brillantissime Michel Drac


  • #2026792
    le 19/08/2018 par Antoine
    Michel Drac parle de la crise du sens

    Merci à Michel Drac qui a mis un mot sur ce sentiment de malaise, cette sorte de vide intersidéral que l’on ressent d’avantage à l’extérieur des grandes villes. Est-ce international ? est-ce dû à l’immigration ? aux mélange d’un nombre trop important de cultures ? à l’inconscient collectif étrange qui découle de ce mélange ?

    Est-ce la servilité dans laquelle beaucoup sont contraints de vivre qui les fait progressivement renoncer au sens même de leur propre vie ? Comme si le capitalisme et l’argent avaient remplacé le sacré.

    Ou est-ce la manipulation mentale que le peuple subit chaque jour (principalement par les médias) qui l’éloigne peu à peu de sa part d’authenticité où résidait le sens, cette uniformisation de la pensée qui transforme l’homme en machine pendant que la machine apprend à penser pour lui.

    C’est certainement ce qui m’atterre le plus ces dernières années : cette perte du sens qui va en croissant et face à laquelle nous sommes misérablement impuissants.

     

    • #2026987
      le 19/08/2018 par H.M.
      Michel Drac parle de la crise du sens

      Sur tous ces sujets, on ne saurait trop conseiller la lecture du grand, de l’immense Carl Jung. C’est un autre niveau que le petit bonhomme de Vienne. Non pas que ce dernier soit inintéressant. Mais sa vision des choses de l’esprit était limitée. Presque jusqu’à la caricature. Quand Jung était, lui, l’ouverture d’esprit faite homme. Or l’inconscient semble être sans limite. Alors prétendre, comme Freud, explorer ce dernier au moyen d’un esprit intrinsèquement rabougri, c’était voué à l’échec.
      On ne dira jamais assez de bien de Jung, explorateur authentique de l’inconscient.


    • #2027001
      le 19/08/2018 par France occupée
      Michel Drac parle de la crise du sens

      « Est-ce la servilité... »

      Oui, car en fait la "liberté absolue" qu’on nous vend depuis 3 siècles est un oxymore : il n’y a pas de liberté sans limites.

      Une liberté sans limites çà donne le néant, ou néantisation comme disait Sartre.

      Or historiquement, le rationalisme (la Raison humaniste contre les commandements divins transcendentaux) jusqu’à l’existencialisme de Sartre, aboutit à l’homme moderne : l’homme du néant, donc sans sens - un anti-sens diffus, propagé, implicite, en partie inconscient, donnant la priorité aux pulsions (cerveau premier).
      Et au déni du réel car la raison utile au début ne l’est plus aujourd’hui : elle est voilée par le conditionnement moderne. C’est une dégringolade par paliers si vous voulez, depuis 1789.

      Conclusion :

      La liberté est un droit, une voie, fondamentaux pour que l’homme puisse s’épanouir en totalité, MAIS c’est Dieu qui est la limite de cette liberté. Sinon : le néant auquel on assiste.

      À la fois Dieu du monde suivant, celui du salut, l’autre en parallèle, son moi profond ("le royaume de Dieu est en vous" - J.-C.), qui est le "centre", le coeur sacré, la LIAISON.

      Aujourd’hui les hommes sont tournés entièrement vers l’extérieur : la consommation, les fausses idoles. Ils ont oublié leur être.
      Et quand on en fait la remarque, on est raillé ! Plus personne ne veut se regarder en face, ne veut voir sa soumission, sa condition actuelle, son esclavage !


    • #2027526
      le 20/08/2018 par Peter
      Michel Drac parle de la crise du sens


      Est-ce international ? est-ce dû à l’immigration ? aux mélange d’un nombre trop important de cultures ? à l’inconscient collectif étrange qui découle de ce mélange ?



      C’est interessant que vous vous questionniez sur « l’autre » en quoi il serait un perturbateur... alors qu’il peut très bien être un révélateur ?

      Ne cherchez plus... la question c’est le pourquoi du comment des cinq fois par jour minimum de la prière du musulman ?... Ce rituel étalé toute la journée pour chaque jour que Dieu fait... juste un bref moment pour s’extraire de l’activité et se forcer à la méditation et au recueillement... Si il y avait une islamisation du pays qui doit poser question ça devrait au moins faire réfléchir à ça ?

      Chacun sa religion ? Disons que certains ont été dépossédés plus rapidement que d’autres ? Et donc ça n’est pas inutile de réfléchir aux autres ?

      Après la prière, c’est comme le sport... c’est bon pour soi à condition de faire ça sérieusement pas en dilettante et pas comme un fou qui se casse les genoux à courir sur de l’asphalte urbain...

      Et si c’est la religiosité chez l’autre et sa disparition chez nous qui créer le malaise ?

      On n’avaient pas que la prière dominicale avant... ça rythmait également nos journées du réveil jusqu’au couché... dans dès moments d’isolement et de solitude, tout comme en congrégation ou lors d’efforts collectifs... Si ça a duré des siècles (!) et si ça n’existe plus aujourd’hui, pourquoi ne pas aller consulter un pharmacien pour se faire prescrir des pillules du bonheur...pour trouver un substitut ? La vie est faites de bonnes choses et de mauvaises choses... quand une partie prend le dessus sur l’autre y’a comme qui dirais un couillon dans le potage... Trop satisfait ou déprimé est ce bien normal ? Confucius avait un dicton du même genre avec des raviolis chinoises, mais je ne me souvient plus de la recette ni du temps de cuisson...

      Le vide c’est le vide spirituel... l’encodage : il suffit de regarder la nature pour remplir ce vide par l’énigme... une création si parfaite si aboutie et nous qui naturellement cherchons un sens... Ã la rigueur trouver des réponses dans les grandes traditions religieuses !... Le vide c’est lorsqu’a l’angoisse du questionnement, au lieu d’adresser des réponses on refuse d’y réfléchir ?...

      Le process c’est de savoir ce qu’on fait de la réalité qui nous entoure et que faire de ces informations.


  • #2026828

    Drac, toujours intéressant par ses synthèses éclairantes.

    L’homo post-modernus est un être horizontal sans horizon. De la verticalité où il était lorsqu’il disposait de moyens de transcendance il a été dépouillé de ses moyens au nom de l’avènement de l’homme-dieu (auto réalisation du "moi", idéologie transhumaniste, scientisme tout puissant, technologie omnipotente de substitution à l’intelligence...).

    Redevenu homme nu et sans colonne vertébrale interne, il s’est donc agenouillé, puis allongé et enfin s’est laissé aplatir par le bulldozer de cette sémantique en sur-codage (pour reprendre le terme de Drac) dans lequel il ne perçoit plus rien ni d’un horizon de vie, ni d’une direction structurante (c’est la perte de sens effectivement).

    Mal dans sa peau, apeuré quotidiennement par des infos intoxicantes à dessein, il erre entre neuroleptiques ordinaires, pratiques de sports intenses, obsession d’un bien-être de magasines dits de "santé et de "nature" et d’évasions artificielles par internet, il erre dans le vide sidéral de lui-même.

    L’homo post-modernus est en chute libre et ne parvient même plus à se dire "je tombe, mais jusqu’ici tout va bien". A part quelques bobos et pseudos élus de la "mondialisation heureuse" de l’évangéliste Attali, qui pensent encore que rien ne peut leur arriver de grave, la majeure partie de notre société est en mode implosion interne.

    Même plus rassuré par la sur-sécurisation d’un état lavette qui n’applique plus que les "directives bruxelloises" comme un malade compulsif qui a perdu son autonomie, cet homo post-modernus paumé et trouillard n’est plus qu’un gros nourrisson vagissant. Il s’en remet donc depuis peu, non plus à Big Brother mais à Big Mama dont les figures de proue en France sont la Mère de Paris, la Schiappa du féminisme hystérique, la Autain des prolos résiduels ou la Angot des halles à marée.

    Alimenté par les seins plus ou moins généreux que sont les DAB (distributeurs automatique de billets), cette chiure post humaine tapote compulsivement sur des minis écrans de poche, véritables traceurs à bovins lâchés dans un enclos dont il ne voit même pas les barbelés numériques.

    La perte de Sens est aussi une perte de Sang et quand on sait que le Sang est l’énergie de Vie sans laquelle aucun organisme ne vit, on peut dire que l’avorton post moderne n’est même plus un simple mort-vivant, il est mort mais ne le sait pas.


  • #2026882
    le 19/08/2018 par pseud
    Michel Drac parle de la crise du sens

    Analyse très intéressante de M. Drac !

    Il sait comme toujours, mettre les mots sur ce qu’on peut observer de notre système de codage :)


  • #2026910
    le 19/08/2018 par JL29
    Michel Drac parle de la crise du sens

    J’aime beaucoup ce côté philosophique de Michel Drac, qui jusqu’à présent insistait plutôt sur les aspects économiques de la crise majeure actuelle, ces derniers ne devant en aucun cas être négligés ou sous-estimés, mais simplement pondérés par des déterminants disons, plus idéologiques et politiques.


  • #2027038
    le 19/08/2018 par brutus
    Michel Drac parle de la crise du sens

    Bonsoir,

    ça fait 50 ans que Garaudy le dit. Une crise du sens.


  • #2027040
    le 19/08/2018 par abluvion
    Michel Drac parle de la crise du sens

    je n’ai strictement rien compris

     

    • #2027431
      le 20/08/2018 par Georges 4bitbol
      Michel Drac parle de la crise du sens

      @ abluvion
      Avant (1789), le sens de la vie était lié à Dieu et n’était qu’un passage sur terre, avec plus ou moins d’épreuves, pour mériter de figurer face au regard de Dieu. L’homme possédait une âme immortelle.
      Aprés l’apostasie générale et la destruction de Dieu par l’athéisme, le scientisme et la philosophie du narcissisme initié par Descartes et incarné par l’obscurantisme des "lumières" , l’homme devient la seule mesure de lui même dans un monde marchand.
      N’étant plus que marchandise ( son intellect, son corps, ses sentiments, ses espoirs), la logique marchande l’a transformé en un tas de viande plus ou moins bien emballé, en compétition avec d’autres tas de viande,sur l’étal du marchand : la société jouissive de la consommation.


    • #2027636
      le 20/08/2018 par tartagene
      Michel Drac parle de la crise du sens

      Qu’est-ce qu’il aurait fallu ? Que tout reste comme avant ? Que les gens croient tout ce qu’on leur dit, sans vérification, sans preuve ? Parce que c’est marqué dans un livre ?


    • #2027854
      le 21/08/2018 par Georges 4bitbol
      Michel Drac parle de la crise du sens

      @ Tartagene
      Sans transcendance, donc sans Dieu, la société se barbarise. C’est ce qui s’accomplit quotidiennement sous nos yeux : violence, mensonges, crimes, pornographie , pedophilie, concentration des richesses pour 1% de la population, prostitution, misère intellectuelle+ morale+matérielle, décomposition sociétale.
      Expliquez moi comment maintenir une civilisation de qualité si la loi du plus cynique, de plus méchant, du plus sournois est sans restriction ?


    • #2027941
      le 21/08/2018 par SamWang
      Michel Drac parle de la crise du sens

      @ Georges 4bitbol

      Je n’ai pas besoin de foi en l’existence de Dieu, ni besoin du support d’une religion dogmatique, pour être très exigeant moralement, pour manifester des qualités spirituelles, pour exprimer une forme de religiosité (selon l’étymologie du mot religion : religare signifiant « relier »), pour m’orienter vers une élévation spirituelle.

      Par contre, j’ai eu besoin d’exemplarité spirituelle, de bénéficier de compassion, d’expérimenter de la souffrance (gros moteur du changement), de mener des recherches dans et hors cadre de certaines religions instituées, sans pour autant ramener de ces recherches des certitudes exhaustives mais en y faisant des expériences, notamment de la joie dans l’expression de la compassion, notamment de la béatitude en méditation.

      La spiritualité ne nécessite pas absolument le support de religion instituée et encore moins de religion dogmatique.

      L’institutionnalisation en religion comporte des avantages comme la potentialisation de la pérennisation des qualités spirituelles et des pédagogies, la capacité à toucher plus de monde (augmenter le rayonnement de la transmission), mais comporte aussi des facteurs de risque, notamment la sclérose, la perte d’intelligence, la corruption morale liée au pouvoir...


    • #2027944
      le 21/08/2018 par Titus
      Michel Drac parle de la crise du sens

      @SamWang



      Je n’ai pas besoin de foi en l’existence de Dieu, ni besoin du support d’une religion dogmatique, pour être très exigeant moralement, pour manifester des qualités spirituelles, pour exprimer une forme de religiosité (selon l’étymologie du mot religion : religare signifiant « relier »), pour m’orienter vers une élévation spirituelle.




      Tu n’en as pas besoin pour être quelqu’un de bien, mais tu en as besoin pour être intellectuellement cohérent avec tes croyances. En effet, si tu crois en l’athéisme, alors ni la vie, ni la moralité ni la spiritualité n’ont de sens, tu n’es qu’un animal ou que de la poussière d’étoile sans aucun avenir ni aucune valeur.


    • #2027954
      le 21/08/2018 par Georges 4bitbol
      Michel Drac parle de la crise du sens

      @ samwang
      Votre cas n’est pas une généralité et à moins de vivre sur la planète Véga du centaure, impossible d’ignorer la dégradation des moeurs jusqu’au sordide et l’absurde normalisés, la violence sociétale, l’appauvrissement culturel, l’égocentrisme comme but indépassable, la jouissance immédiate, le vandalisme écologique, la marchandisation de l’humain.


    • #2029979

      @Titus

      En fait, ce que vous dîtes illustre très bien le fait que l’homo sapiens tolère très mal d’être dans une situation dont il ne voit pas le sens.

      Il faut trouver le sens ! Voila l’impératif.

      L’Evolution de Monseigneur Darwin (que son nom soit loué et sanctifié !) nous explique très bien la raison de l’existence de ce besoin : Tout simplement, le singe qui ne savait pas où il était, où il allait, ce qui se passait et ce qui allait se passer, et qui se moquait de ces questions, il avait des chances de survie et reproduction très amoindries. Donc l’Evolution de Monseigneur Darwin (que mille guenons vierges chantent ses louanges !) a sélectionné les singes d’un caractère opposé, c’est-à-dire des assoiffés de sens.

      Je ne vous apprends pas que le système a très bien su recycler à son profit le besoin de chaque humain d’accéder à la nourriture, à un toit, à la reproduction, etc...
      Et bien de la même manière, il a recyclé le besoin de sens : soit il fournit du sens, soit il te débarrasse du besoin de sens par une forme d’ivresse (l’opium est la religion du prolétariat en réalité, si sous "opium" je regroupe vodka, beuveries de Bayonne, foot, valium, Hanouna, tittytainment etc, etc... ).

      Vous êtes content de votre machine sémantique. Tant mieux pour vous. Je ne dis pas qu’elles se valent toutes, mais bon, un peu de tolérance et de recul de votre part serait bienvenu.


    • #2031136
      le 27/08/2018 par Titus
      Michel Drac parle de la crise du sens

      @JP

      Je dis juste qu’il faut être intellectuellement cohérent avec soi-même et avec ses croyances. Si tu es athées, alors tu considères que les Hommes sont des animaux et n’ont aucune valeur transcendante. Tu considères également que, que tu te comportes comme une ordure ou comme un saint ne fait aucune différence in fine, puisque ton être est voué à la disparition.
      Il faut assumer ses croyances jusqu’au bout.


    • #2031561

      Titus
      Merci d’avoir eu envie de poursuivre la conversation
      Par contre, lorsque vous vous imaginez que vous pourriez deviner ce que je penses, et affirmez ce que je devrais penser pour être cohérent, c’est pas sympa, et c’est pas utile. Car, vous ne me contrôlez pas, mais c’est pas un danger.

      Effectivement, un athée ne croit pas qu’il ira en Enfer s’il se comporte en salaud.
      Et alors ?
      Et si, même sans enfer, on a tout simplement pas envie d’être un salaud ?

      Vous me parlez de cohérence ; mais votre cohérence ne fonctionne que pour ceux qui fatalement se comporteraient en salauds s’il n’y avait la menace de l’Enfer (et toutes les autres raisons apportées par la religion d’être gentil avec son prochain).

      Investissez 3€ dans "Les Mots" de Sartre. Cherchez vers la fin du livre, vous verrez que l’Homme, athée, mais homme, conscience consciente d’être une conscience, et c’est une chance immense d’être là, peut se donner un programme de vie plus intéressant que le cannibalisme. En passant, c’est son autobiographie/confession et, selon moi, de loin le plus intéressant de ses livres.

      Après, si vous croyez que l’Homme est mauvais par essence, bon. Comment dire ? Hum cherchez dans les récits dont j’ai donné récemment les références à Pelagia.

      En réalité, l’Homme n’est ni bon, ni mauvais. Déjà, en général il ne sait pas ce qu’il fait, en réalité. C’est le génie de Jésus d’avoir compris la gravité de ce problème là (je ne parle pas de tous ceux qui prétendent parler en son nom, hein. Seules les paroles de Jésus comptent).
      Et souvent, l’Homme ne sait pas en réalité pourquoi il le fait, il prétend savoir mais il se ment à lui-même et à autrui ; Apparemment, Jésus avait pigé le pourquoi, intuitivement.
      En tout les cas, il aurait été un excellent psychanalyste, à tous points de vue. Intelligence fine, intuition, morale personnelle altruiste ; que pourrait-on demander de plus ?

      Après, faut bien comprendre qu’entre les civilisations il y a une compétition "à la Darwin". Seules les plus agressives ont survécu. Pour être agressives, elles ont intérêt à rendre l’Homme méchant, afin qu’il détruise les autres civilisations que la sienne. Evidemment, il faut agiter un épouvantail, l’Enfer, pour qu’il ne détruise pas sa propre civilisation.
      On est pas obligés de se laisser manipuler ainsi.


    • #2032169
      le 28/08/2018 par Titus
      Michel Drac parle de la crise du sens

      @JP



      Par contre, lorsque vous vous imaginez que vous pourriez deviner ce que je penses, et affirmez ce que je devrais penser pour être cohérent, c’est pas sympa, et c’est pas utile. Car, vous ne me contrôlez pas, mais c’est pas un danger.




      Je ne parle pas de ce que tu penses, mais de la croyance athée en général et de son incohérence intellectuelle, du fait que les athées n’en assument pas les implications logiques.
      En effet, si on va jusqu’au bout de la croyance athée, alors on est obligé d’admettre que l’Homme n’est qu’un animal, que de la poussière d’étoile, qu’un amas de cellules, et donc qu’il n’a aucune valeur morale supérieure. Qu’il vive toute sa vie comme un salaud ou comme une personne aimable n’a aucune incidence puisque, du point de vue athée, la vie est absurde et vouée à la mort. Du point de vue athée, tout le monde est égal devant la mort, les charognes comme les saints, donc pourquoi s’embêter à être vertueux puisque la sanction est la même ?
      Assume les conséquences de ta croyance en la non-existence de Dieu jusqu’au bout.


    • #2032798
      le 29/08/2018 par Titus
      Michel Drac parle de la crise du sens

      @JP



      Effectivement, un athée ne croit pas qu’il ira en Enfer s’il se comporte en salaud. Et alors ?




      Et alors il est incohérent, car il se comporte au quotidien comme si le bien et le mal existaient et comme si il devrait rendre des comptes sur sa conduite après sa mort.



      Et si, même sans enfer, on a tout simplement pas envie d’être un salaud ?




      Alors c’est incohérent, car c’est admettre qu’être un salaud est mal et refuser de l’être alors qu’on a l’occasion par exemple de s’enrichir rapidement et fortement aux dépens d’autrui.

      Les athées sont incohérents avec leur croyance car ils se comportent au quotidien comme de bons chrétiens au lieu de profiter de la moindre occasion pour en profiter au maximum au mépris de toute morale !


    • #2032919

      @Titus
      Merci pour ce second message. J’avais répondu, en fait, à votre avant-dernier message. Il a du y avoir un raté technique, car je ne vois pas de raison à une éventuelle censure. Je vais donc retenter.

      Notez comme je craignais, à raison, que vous me répétiez une quatrième fois le même argumentaire, sans dialoguer réellement. Parce que, en résumé, j’ai envie d’autre chose que ça.

      Or donc, j’avais répondu ceci à votre avant-dernier message :

      Titus vous répétez trois fois la même affirmation en trois messages.
      Il n y a rien de nouveau dans ce dernier message.
      Mais dans mon précédent message, je vous avais déjà répondu, oui ou non ?

      Pourquoi n’y répondez vous pas de manière sérieuse ?
      Si ma réponse ne vous parait pas assez convaincante, ne faites pas comme si vous n’aviez rien compris ou rien lu. Expliquez les raisons de votre doute.

      Epargnez-nous de répéter une quatrième fois votre raisonnement. Sachant que votre raisonnement, comment dire, merci mais je vous ai pas attendu, j’y ai pensé tout seul il y a trente ans au moins, et puis je l’ai abandonné. C’est pas parce qu’aujourd’hui c’est vous qui le reproduisez tout pareil que je vais le trouver convaincant.

      donc pourquoi s’embêter à être vertueux puisque la sanction est la même ?

      Parce que la Vertu a un intérêt en soi, ici sur cette planète : ne pas se pourrir la vie, ni celle de ses enfants, ni le monde qu’on leur laissera. (je profite de cette seconde tentative pour bien préciser : C’est pas une question de Bien ou Mal. C’est plutôt une question d’être, ou pas, intelligent et lucide. La réalité, c’est que les salauds ne sont pas heureux)
      Ah évidemment, c’est le coté hérité de nos ancêtres quadrupèdes herbivores, l’herbe parait toujours plus verte ailleurs ; Ou alors, victime de votre inconscient freudien, vous êtes attiré par l’Interdit. Dans tous les cas, le résultat, c’est que vous surcotez nettement l’intérêt réel du Vice. Donc vous êtes persuadé que vous-même, s’il n’y avait l’Enfer, vous choisiriez cette option. Et vous voudriez que nous, athées, on soit cohérent (en vérité, vous voulez qu’on vous avoue ainsi être autant que vous attiré par le vice).

      Arrivé là, voici les 2 options qui vous restent : soit vous vous dites "bah oui, je suis réellement un monstre attiré par le Vice, et ca me rassurerait si j’étais pas le seul dans ce cas", soit vous vous dites un truc du genre "il y a un bug quelque part, j’ai du louper certaines données du problème"


  • #2027066
    le 19/08/2018 par SamWang
    Michel Drac parle de la crise du sens

    [ Résumé de la vidéo titrée « Michel Drac parle de la crise du sens » ]

    [1/5]

    Au-delà de la crise économique — de l’éclatement de l’économie de la dette — il y a une crise du sens : une dépression peut-être terminale d’une société piégée à l’intérieur de son propre système de codage.

    Vers 2010, Michel Drac publiait un petit livre intitulé « Crise économique ou crise du sens ? » dans lequel il exposait la thèse qu’au-delà de la faillite de Lehman Brothers en 2008 — fruit d’une crise financière avec en arrière plan une crise économique — il y avait déjà une crise du sens : tout cet énorme système économique, financier, monétaire, mis en place depuis des décennies (qui plonge ses racines dans le système financier du capitalisme de l’empire britannique) renvoie à une philosophie — une vision du monde, une « machine sémantique » —, qui s’est mise en place à travers les 18e et 19e siècles et qui est arrivée au bout de son chemin à la fin du 20e siècle.

    Qu’est-ce que cette « machine sémantique » et déjà qu’est-ce que ça veut dire « avoir du sens » ?

    [ ce qu’est « avoir du sens » — 2’04" ]

    Avoir du sens n’est pas simplement être cohérent. Les définitions des termes « sens » et « signification » sont circulaires dans tous les dictionnaires (« signification » est défini ainsi : qui veut dire quelque chose ; « signifié » : qui a une signification), et ne définissent donc pas ce qu’est le sens, laissant chacun libre de donner sa propre définition.

    Pour Michel Drac, en dernière analyse, le sens est ce qui résulte d’un traitement de l’information par un sujet conscient et autonome (ou du moins qui cherche à être conscient et autonome), à savoir une conscience et une autonomie accrues. Ainsi, la condition de la production du sens (conscience et autonomie du sujet traitant l’information) est [de la même nature que] la finalité de la production du sens (conscience et autonomie accrues, participant à la création du sujet autonome).

    ../..


  • #2027067
    le 19/08/2018 par Fac200
    Michel Drac parle de la crise du sens

    Salut Michel,

    Ne disposant pas de compte Google, je remercie E&R de me permettre de communiquer avec toi sur tes vidéos.

    Tu as compris que la meilleure actualité se trouvait plutôt dans les livres que dans les journaux. Merci donc de nous en faire profiter.

    Tu nous a dis que tu t’étais procuré un micro dans la vidéo de mai 2018. Je ne sais pas si c’est ce que tu utilises pour ton audio pour le Power Point, mais les parties vidéo en intro sonnent mieux. À moins que ce soit les réglages, l’acoustique de la pièce où tu te trouves pour l’enregistrement, ou la disposition du micro, ou les trois à la fois. Ou que tu n’étais pas chez toi et que tu ne l’avais pas emporté.

    La nouvelle formule avec les slides Power Point est très bien car je faisais déjà autre chose avec les précédentes tout en écoutant.

    À la rigueur, ça peut même être uniquement de l’audio en MP3 avec un lien pour télécharger le Power Point.
    Astuce : un gong dans le fichier audio avertit de changer le slide.

    Arrêter la vidéo te permettrait d’avoir plus de temps pour nous dénicher des pépites d’actualité car le montage, l’encodage et l’uploading vidéo prend du temps.

    Les quatre heures de la vraie actu de l’été sont très bien passés sans ennui. Je l’ai fait en deux fois.

    J’attends aussi le camarade Gendre pour les prochaines européennes. Mais celle-là en vidéo par contre ! Le duo est extraordinaire.

    Merci pour la Ruée sur l’Europe de Stephen Smith et d’avance sur B. Lugan et la série africaine qui m’ont mis l’eau à la bouche.

    Toujours très intéressant. Bonne continuation.

     

    • #2027437
      le 20/08/2018 par Georges 4bitbol
      Michel Drac parle de la crise du sens

      Cher Michel,
      J’ajoute, contrairement à ce que vous craigniez, vos vidéos ne sont jamais trop longues, vous êtes l’ami et le mentor intellectuel que beaucoup d’entre nous aimerions avoir.
      Vos interventions sont attendues avec impatience tant elles permettent de passer des palliers qualitatifs impressionnants.
      Merci du travail de conscientisation éblouissant que vous fournissez.


  • #2027068
    le 19/08/2018 par SamWang
    Michel Drac parle de la crise du sens

    [2/5]

    [ ce qu’est une « machine sémantique » — 3’28" ]

    Une machine sémantique c’est un mode de pensée avec une organisation pour le porter, avec un système de codage institué socialement, qui va permettre d’opérer un traitement de l’information. Des personnes se considérant autonomes (le sont-elles ?) vont traiter des informations avec ce système de codage, créant par là un nouveau codage qui est la garantie à leur yeux de leur autonomie et donc de leur conscience personnelle... et donc de leur existence.

    [ « machines sémantiques » en occident — 4’24" ]
    [ hypothèse de base jusqu’au 17e s. : Dieu / ensuite : l’humanité est totalement connaissable à elle-même ]

    Jusqu’au 17e siècle en occident , il y en avait en gros deux machines sémantiques très proches, une en vigueur dans l’Europe catholique et l’autre dans l’Europe protestante. L’hypothèse de base permettant de fonder le système de codage s’appelait Dieu.

    A la fin du 17e siècle, ces machines sémantiques ont commencé à se dérégler et a émergé une nouvelle hypothèse de base, le postulat que l’humanité pouvait se connaître elle-même totalement et connaître sa destinée (qu’il y avait un « point de fuite » au projet, une façon largement inconsciente de vaincre la mort), c’est à dire en quelque sorte que l’homme pouvait être son propre rédempteur, ce qui, au regard de la pensée chrétienne traditionnelle, était clairement luciférien.

    Ce basculement culturel a pris en France la forme du « je pense donc je suis » (Descartes), sous-entendant que "je" n’est pas un autre, ce qui n’est pas garanti mais il faut une hypothèse de départ pour construire du codage sinon on devient fou. Dans le monde anglo-saxon, ça a pris d’autres formes. En Allemagne ça a encore pris d’autres formes, allant très loin dans la réflexion, parce que le protestantisme a créé une inquiétude que le catholicisme avait plutôt eu tendance à apaiser.

    [ le lien avec les subprimes, avec le système de codage financier — 8’12" ]

    Entre l’idée que l’humanité est totalement connaissable et celle que le banquier peut créer de la valeur à partir de rien, il y un continuum et une logique.

    ../..


  • #2027069
    le 19/08/2018 par SamWang
    Michel Drac parle de la crise du sens

    [3/5]

    [ la crise de la machine sémantique actuelle — 8’55" ]

    Il y a épuisement du mode de pensée occidental dominant, quasi fin du codage de tout ce qui pouvait l’être, or l’humanité n’est toujours pas connaissable, la société refusant obstinément de se mettre en équations. Nous sommes donc renvoyés à notre humanité par les questions de savoir si nous avons une substance, si nous ne sommes pas notre propre illusion, quelle est notre finalité.

    [ comment on prétend s’en sortir — 9’51" ]

    Comme dans tous les systèmes parvenus au bout de leur démarche, on fabrique du sur-codage, c’est à dire du codage qui n’a plus rien à coder sauf lui même récursivement, qui invente des territoires fictifs pour continuer à sur-coder. Voici quelques exemples : les bulles financières crées récursivement sur d’autres bulles ; dans l’art contemporain (ce n’est plus un urinoir, c’est un message...) ; dans le domaine politique avec la déconnexion entre la représentation nationale et la nation qui a par ailleurs été niée pendant longtemps, autre exemple avec l’union européenne dont la fonction est de sur-coder pour éviter la confrontation avec l’impasse de la voie entreprise ; dans le domaine psychologique avec la négation de l’idée d’une substance à l’intérieur des sujets, d’où le transexualisme, certains délire transhumanistes (prétention à dupliquer l’esprit sur un disque dur).

    L’humanité s’est avérée inconnaissable, alors que toute la machine sémantique qu’on avait construite disait que le projet c’était d’avoir une humanité absolument connaissable. Rendus à ce point, il faut se convaincre que même en l’absence de substance à coder, on peut fabriquer du sur-codage et il ne reste plus qu’à nier l’humanité pour dire que ce qu’on peut connaître, au moins, c’est le sur-codage, par codage du codage du codage sur... rien.

    ../..


  • #2027070
    le 19/08/2018 par SamWang
    Michel Drac parle de la crise du sens

    [4/5]

    [ le mécanisme (en trois temps) d’implosion de cette machine sémantique — 12’55" ]

    On pouvait supposer que le mécanisme d’implosion de cette machine sémantique se déroule en trois temps (pouvant se superposer) :

    - très forte accentuation de l’effort propagandiste, comme à la fin de l’Union soviétique vers les années 70, sous l’égide de Mikhaïl Souslov (on pourra parler de « souslovisme ») : moins le système fonctionne, moins les gens y croient, plus on en rajoute dans la propagande et l’affirmation rituelle que tout le monde y croit ;
    - effondrement du système fragile et abandon de l’adhésion de la part des gens, par exemple à l’occasion d’un coup dur — on peut tabler pour l’effondrement entre 2030 et 2050 ;
    - renaissance.

    A part regarder le moment d’accentuation de l’effort propagandiste en rigolant, on peut commencer à jeter les bases de la renaissance, au moins pour les générations futures si pas pour nous-mêmes.

    [ où nous en sommes aujourd’hui — 15’31" ]

    Nous sommes en plein souslovisme : l’entreprise de déni a atteint un degré d’hystérie assez extraordinaire.

    L’effondrement du sur-codage commence aux marges du système : de moins en moins de gens y croient, le sur-codage se voit de plus en plus, cf. l’exemple du soutien à l’équipe de France de football (sondage pendant la coupe du monde cet été, révélant qu’environ la moitié des français soutenaient l’équipe de France — équipe black/black/blanc —, alors qu’en 1998, c’était beaucoup plus que la moitié — équipe black/blanc/beurre).

    Par contre, on ne voit pas apparaître de nouvelle machine sémantique, le système ayant une grande capacité de sidération avec l’outil médiatique, avec la consommation. Michel Drac a cru que la chute serait plus perceptible pour les fragments de la population qui a les moyens d’inventer quelque chose, c’est à dire surtout la classe moyenne et la classe moyenne supérieure très éduquée, mais pour l’instant ça n’est pas le cas... Les gens ne vont pas encore assez mal. Bon... ça viendra.

    ../..


  • #2027071
    le 19/08/2018 par SamWang
    Michel Drac parle de la crise du sens

    [5/5]

    [ exemples de déni et d’hystérisation dans l’actualité récente pour faire perdurer la machine sémantique — 17’59" ]

    - exemple à travers l’outil financier : Snapchat a perdu 6% de capitalisation boursière d’un coup, du fait d’une déclaration sur Twitter d’une starlette de la télé-réalité comme quoi elle n’utilisait plus Snapchat (elle a 25 millions d’abonnés) — analyse : nous sommes entrés dans une économie de l’attention où la seule ressource rare (à court terme...) serait le temps de cerveau disponible des utilisateurs des réseaux sociaux, or c’est ce qui est valorisé en bourse parce que derrière il y a des revenus publicitaires ;

    - exposition d’art brut dans salle de ventes Sotheby’s, à Londres, d’une trentaine d’artistes en hôpital psychiatrique, par l’association indépendante "Outside In" [cf. ici par exemple] ;

    - Luc Alfand, ancien champion de ski, a perdu [un tiers] des sponsors après avoir publié en 2016 des photos de chasse (le présentant à côté d’un ours brun et d’un mouflon des neiges dans les montagnes russes) et après avoir reçu pour cela des menaces de mort [cf. ici] ;

    - le syndicat des bouchers a demandé des mesures de protection parce qu’il y a eu des attaques de boucheries par des commandos vegan ;

    - le changement de sexe à volonté, l’OMS expliquant que croire qu’on est une femme quand on est un homme, ça n’est plus une pathologie, tout ça participe à une entreprise générale de négation de l’essence, croyant permettre l’effacement de la question qu’on ne parvient plus à résoudre [à savoir connaître totalement l’humanité].

    Dans les cas de Luc Alfand et des attaques de boucheries (et sans nier le problème réel de la maltraitance animale), le fond du problème du passage à la violence contre l’être humain au nom de la défense des animaux est le suivant : à partir du moment où les gens sont renvoyés à la question de leur propre existence, du fait de la disqualification de l’hypothèse de base [rappel : l’humanité est totalement connaissable à elle-même] à partir de laquelle le sujet autonome peut enclencher le cycle de production du sens, vous allez avoir une très grande violence qui va viser l’objectif inconscient de détruire le sujet autonome.

     

    • #2027279
      le 20/08/2018 par SamWang
      Michel Drac parle de la crise du sens

      Il y a parfois une action déterminée avec violence physique à l’égard des bouchers, voire même une satisfaction de la mort d’un boucher (tué par un terroriste) au titre que ce serait un assassin, cf. source à propos du syndicat des bouchers qui a demandé des mesures de protection.

      Pour autant, hormis pour la menace de mort adressée à Luc Alfand, les menaces de mort adressées à des bouchers et la violence physique à leur encontre, la thèse de Michel Drac m’apparaît relativement mono-causale du fait de l’absence de considération de l’impératif perçu par les vegan (et autres défenseurs de la cause animale) de mener une action consciente (avec pression psychologique et sociale) consistant à exercer une pression sur ceux qui persistent à ne pas prendre en compte le caractère atroce de la souffrance animale dans certains abattoirs plus que d’autres, d’où la mise en cause du choix d’approvisionnement des bouchers.


    • #2027739

      A propos du dernier paragraphe :
      Les vegan ne sont plus en manque de sens, ils se sont trouvés une nouvelle religion, qui va sauver les animaux, à défaut de pouvoir sauver l’humanité (ce que disait, au fond, une femme interviewée par V. Lapierre).
      Leur violence ? C’est celle du croyant, contre le mécréant qui pêche gravement. C’est classique.

      Cette relative fréquence de la violence entre religions est assez logique.

      Vous savez tous - n’est-ce pas ? - que les espèces animales sont des machines à produire ou reproduire du code (génétique). Or elles sont dans une compétition "Darwinienne" entre elles.
      Pour les machines sémantiques, c’est pareil. Celles qui sont dépourvues de toute agressivité envers les autres machines, elles disparaissent assez vite.
      Le sujet "autonome" visé par la destruction, il est sujet d’une autre machine sémantique, le plus souvent.


    • #2036374
      le 04/09/2018 par Atonic
      Michel Drac parle de la crise du sens

      Merci Monsieur Drac !
      Superbe démonstration !
      vous avez donné du sens à ma soirée qui plus est.


  • #2027151
    le 20/08/2018 par Tchek
    Michel Drac parle de la crise du sens

    Crise du sens...

    Ce n’est pas un hasard si la French Theory est apparu au moment de la fin des accords de Bretton-Woods et de la financiarisation de l’économie. C’est un peu la "déconstruction" entre l’or et la monnaie papier, entre le signifiant et le signifié.


  • #2027208
    le 20/08/2018 par La pelle d’SOS Homofolie
    Michel Drac parle de la crise du sens

    Loin d’être un fan de Michel Drac, cette fine analyse de la crise du sens, m’a extrêmement et agréablement plu ,un grand merci Michel !!!!
    Et avec beaucoup d’humour en plus, ce qui n’est pas pour déplaire


  • #2027409

    Si j’ai bien compris sa philosophie au parfum oriental.
    Une conscience autonome produit du sens. Le sens produit une conscience autonome.
    Une conscience produit des pensées. Les pensées produisent une conscience, je pense donc je suis, qui donnent une sensation d’existence à cette conscience. Une machine sémantique est équivalent à une spéculation intellectuelle qui produit du sens.

    Qu’est-ce que le sens ? Pourquoi une conscience autonome veut produire du sens ?
    Pour exister ?
    Non ce n’est pas la vrai raison car la conscience existe déjà.
    C’est la recherche du bonheur. Vouloir "avoir du bonheur" est le moteur derrière. Le sens est donc : "avoir du bonheur" à travers la sensation d’exister.

    Le problème est que ce bonheur, la conscience le cherche à l’extérieur dans l’avoir, dans une machine sémantique, dans des pensées qui ont du sens, en faisant quelque chose.
    Alors que le bonheur c’est la conscience elle-même, c’est sa nature même, c’est être.
    Elle se fourvoie en se projetant à l’extérieur, dans le mental alors que le bonheur est déjà là intrinsèquement.

    Deux erreurs de cette conscience :
    Chercher le bonheur dans un processus sémantique, ou spéculation mental qui au final arrive toujours à une impasse avec fleep existentiel.
    Chercher le bonheur au mauvais endroit, dans l’avoir alors qu’il est la conscience elle-même, on confond l’avoir avec l’être.

     

    • #2027599
      le 20/08/2018 par Peter
      Michel Drac parle de la crise du sens

      Il n’y avait pas autant de questionnement avant et autant de larmoiement... Une femme et des enfants... beaucoup de bonheur et un peu de malheur... des bons repas et beaucoup de prières...

      La prière voila un truc qui a bien disparus.. l’illettrisme t’empêchait même pas d’avoir accès à la prière en plus... T’as plus égalitaire que la prière... C’est quand t’as plus le choix que tu te tourne vers elle... Et là clairement les gens sont paumés, ils ont trop de choix...

      Si les gens cherchaient moins et trouver plus... tout irait beaucoup mieux...


    • #2029611
      le 24/08/2018 par alderic-dit-le-microbe
      Michel Drac parle de la crise du sens

      " Je pense donc je suis" n’est pas fait pour coder, en première instance, mais pour détruire les sociétés européennes originelles qui étaient toutes communistes ET libérales.

      Pour les Européens de souche, c’était " nous pensons, donc nous sommes".

      "Je" est un piège sémantique et psychologique. "Je " n’est rien, strictement rien, s’il est seul, car c’est au travers de l’autre que "je" existe.

      Tout le travail de ce nabot de Descartes, et des suivants avec les chrétiens, fut de diviser pour régner, tout en ayant l’air de bons samaritains en comblant le vide ainsi créé, donc de rendre accroc

      Ils ont remplacé le système païen communautaire, qui n’était que du bon sens, celui des astres et de leurs conséquences, celui de la nature, contre une mystification destinée à les rendre faibles et à les dominer, cela en complément avec la violence ( terrorisme parait plus approprié ) qui accompagnait le travail de sape psychologique. Les Européens de souche ont subi ce qu’ont subi les indiens d’Amérique quelques siècles plus tard, puis les Africains.

      Le sens découle des déterminismes et de leur compréhension, autrement dit, des relations de causes à effets, de leur perception et de leur compréhension. Et basta.

      Celui qui veut créer du sens est un arnaqueur, comme Descartes.

      Ça n’est pas l’homme qui créé le sens. Le sens s’impose à lui naturellement. Le sens existe déjà. Il suffit de le lire et de le comprendre. Le bonheur n’a rien à voir, c’est un jugement basé sur une différence de stimuli, aisé à modeler.

      L’artificialité des religions qui sont venues exterminer le paganisme et ses sagesses primordiales arrive en fin de vie, et le moment de l’addition arrive. ( N’espérez même pas vous planquer sous une montagne ou en NZ)

      La source première de causes et déterminismes sur terre, c’est le soleil. C’est lui le taulier , c’est lui qui ordonne, hiérarchise et fige le sens.

      Tout le reste, c’est de la flûte pour les rats, en vue de coller la peste mentale au reste de la société. Ce discours sur le système de codage, c’est de la branlette intellectuelle ; c’est comme du vernis à ongle pour les bonnes femmes. Ça donne l’impression de valoir plus, mais ça n’est qu’une impression. Les systèmes moraux forment une collerette qui vous bouche les mirettes. Nous ne sommes pas encore assez cons pour croire à n’importe quoi. Il faut plus d’Africains et encore 1 siècle minimum + métissage.

      La pratique du sur-codage est un crime contre l’humanité => 0 prescription.


    • #2030143
      le 25/08/2018 par paramesh
      Michel Drac parle de la crise du sens

      @ jay, le besoin de sens n’a pas le même but entre l’occident et l’orient, la recherche de sens en occident est synonyme de recherche de connaissance (de vérité) à des fins de transformer, construire le monde, en orient c’est plus le fait de trouver sa place dans la création. il y a bien sûr une recherche de connaissance mais elle n’est qu’un outil : quand tu sais comment fonctionne le monde (le dharma) tu comprends du coup où tu te situes et surtout tu t’y cantonnes, tu t’adaptes, tu vas dans le sens du courant. la vision orientale est en cela proche de la pensée présocratique, la rupture entre orient et occident se situe grossomodo avec Socrate, les sophistes et la démocratie. (l’epistémologie réductionniste du modèle, de l’idée, de la théorie, de la norme qui aboutira à l’invention de la science moderne)


    • #2030231

      @paramesh

      Transformer et construire le monde, c’est aussi trouver sa place dans la "Grande Marche du Progrès", cette sorte de mythe qui donne, lui aussi, du sens à la vie des Occidentaux. Non ?
      Finalement, c’est une manière de trouver sa place dans une création en marche.

      Les moyens diffèrent, mais le but final, pas tant que cela.


    • #2030459
      le 26/08/2018 par alderic-dit-le-microbe
      Michel Drac parle de la crise du sens

      " Transformer et construire le monde, c’est aussi trouver sa place dans la "Grande Marche du Progrès", cette sorte de mythe qui donne, lui aussi, du sens à la vie des Occidentaux. Non ? "

      Non. Cette phrase n’est qu’erreurs.

      1) L’homme moderne ne construit pas le monde. Il le détruit.
      Construire = con + struo = tous ensemble + entasser ou bâtir ; or ce qu’il se passe actuellement , c’est : de + struo

      On ne construit pas contre les lois naturelles, tout comme on ne pisse pas contre le vent. C’est le b.A.ba.

      2) la prétendue "Grande Marche du Progrès" est effectivement un mythe, mais :

      a) il n’est pas d’origine occidentale. Ceux qui en sont à l’origine viennent d’orient. Il faut le savoir, hein ! Il va falloir assumer vos crimes contre nature. Il y a en occident plus d’orientaux que d’occidentaux et les mafias à l’origine de ces mythes viennent toutes d’orient.

      b) il ne sert pas à donner du sens à la vie des gueux, mais à justifier leur asservissement, et à justifier une course vers la puissance. Ça ne peut être que la résultante d’esprits malades et retords. Le serpent change de peau, mais ne quitte jamais son venin. Il a des capacités de camouflage, mais il ne résiste pas au froid.

      3) Ça n’est pas absolument pas une manière de trouver quoi que ce soit, c’est un moyen de figer les énergies, de créer des œillères, d’égarer les vivants, et de justifier la maxime "il n’y a pas d’autres alternatives". C’est, en définitive, la justification du dictât des tarés. Cela produit plus d’égarement qu’autre chose.

      Drac s’est perdu dans le pilpoul ... Normal, il n’a pas pris le bon cap.

      C’est une caractéristique de l’homme moderne, et qu’on retrouve aisément sur les copies d’élèves lorsque devant un problème simple, ils échouent, car ils sont précédemment habitués à la complexité. Le résultat est là : ils ont des yeux, mais ils ne voient pas.

      La quête du bonheur est un piège à cons. C’est pour cela qu’ils l’ont inscrit dans la constitution aux USA. Cela revient, pour les populations, à se comporter tel un toutou qui attend son sucre. Les résultats sont des anneaux gastriques et stérilets. Chercher le bonheur, c’est comme chercher les lunettes qu’on a sur le bout du nez. En même temps, si on essuie ses verres avec des tranches de jambon, c’est clair qu’on voit moins bien. Dans ces conditions, tu ne vois pas le sens, tu ne vois rien, tel un lapin en plein phares à xénon.


    • #2030887

      @Alderic

      Aviez-vous compris que je faisais la traduction/interprétation d’une phrase exprimant une manière de voir, afin d’analyser sa motivation réelle ?

      A quoi sert-il de débarquer tel un cabri pour clamer "Nan cette phrase est fausse". C’est pas le sujet.
      Mais puisque apparemment vous voulez absolument qu’on s’intéresse à votre théorie à vous, voici juste mon opinion personnelle : c’est très intéressant de chercher la cause première. Mais pour commencer il faut avoir compris ce qu’est une cause : une condition nécessaire et suffisante.

      Le soleil est nécessaire, mais il est pas suffisant.
      Donc votre copie est à revoir, à partir du début.
      Grand Philosophe Universel, c’est un sacré job. Il y a beaucoup, beaucoup, beaucoup d’appelés à cette vocation, mais jamais aucun élu. Ne soyez pas triste. Vous n’avez rien perdu en réalité, sauf du temps. Et n’oubliez pas qu’il y a d’autres possibilités de carrière qui s’offrent à vous à partir de maintenant.


    • #2031689

      @Paramesh

      Socrate – J’ai donc ouï dire qu’il existait près de Naucratis, en Égypte, un des antiques dieux de ce pays, et qu’à ce dieu les Égyptiens consacrèrent l’oiseau qu’ils appelaient ibis. Ce dieu se nommait Theuth. C’est lui qui le premier inventa la science des nombres, le calcul, la géométrie, l’astronomie, le trictrac, les dés, et enfin l’écriture. Le roi Thamous régnait alors sur toute la contrée ; il habitait la grande ville de la Haute-Égypte que les Grecs appellent Thèbes l’égyptienne, comme ils nomment Ammon le dieu-roi Thamous. Theuth vint donc trouver ce roi pour lui montrer les arts qu’il avait inventés, et il lui dit qu’il fallait les répandre parmi les Égyptiens. Le roi lui demanda de quelle utilité serait chacun des arts. Le dieu le renseigna ; et, selon qu’il les jugeait être un bien ou un mal, le roi approuvait ou blâmait. On dit que Thamous fit à Theuth beaucoup d’observations pour et contre chaque art. Il serait trop long de les exposer. Mais, quand on en vint à l’écriture : « Roi, lui dit Theuth, cette science rendra les Égyptiens plus savants et facilitera l’art de se souvenir, car j’ai trouvé un remède pour soulager la science et la mémoire. »
      Et le roi répondit :
      « Très ingénieux Theuth, tel homme est capable de créer les arts, et tel autre est à même de juger quel lot d’utilité ou de nocivité ils conféreront à ceux qui en feront usage. Et c’est ainsi que toi, père de l’écriture, tu lui attribues, par bienveillance, tout le contraire de ce qu’elle peut apporter. [275] Elle ne peut produire dans les âmes, en effet, que l’oubli de ce qu’elles savent en leur faisant négliger la mémoire. Parce qu’ils auront foi dans l’écriture, c’est par le dehors, par des empreintes étrangères, et non plus du dedans et du fond d’eux-mêmes, que les hommes chercheront à se ressouvenir. Tu as trouvé le moyen, non point d’enrichir la mémoire, mais de conserver les souvenirs qu’elle a. Tu donnes à tes disciples la présomption qu’ils ont la science, non la science elle-même. Quand ils auront, en effet, beaucoup appris sans maître, ils s’imagineront devenus très savants, et ils ne seront pour la plupart que des ignorants de commerce incommode, des savants imaginaires au lieu de vrais savants. »

      @alderic-dit-le-microbe

      L’académisme, la compilation d’écrits (internet et cyber), les sciences, l’industrie, le cinéma, l’automobile, la TV, le LSD, le nucléaire, les polymères, toutes ces merdes viennent d’Orient ??


  • #2028199
    le 22/08/2018 par Massala
    Michel Drac parle de la crise du sens

    1:23:00 la théorie de la régression par la stagnation et du sursaut d’évolution est toute personnelle. Surtout quand cela revient à condamner un soit disant puritanisme. Sans voir que ce dont il est question est une sur règlementation, une judiciarisation à l’excès de l’Amérique. Avec toujours la même communauté aux commandes des cabinets d’avocats en cheville avec les députés qui votent ces lois. Le problème n’est pas la religion et sa fonction de maintient des valeurs saines et de durée. LA religion enseigne le respect, l’abstinence, la purification. Tout çà n’est pas bon pour le business. Les cafés s’installent en face des églises. Drac comme agent de destructuration idéologique et religieux.


  • #2028306
    le 22/08/2018 par Lydrax69
    Michel Drac parle de la crise du sens

    "Je suis charlie" peut être considéré comme une machine sémantique ?
    Et tous les attentats des années François Hollande seraient des codages ?

     

    • #2028946

      Apparemment, vous vous gaussez du texte de Michel Drac. Ainsi, vous pouvez vous dire "Je suis rigolo et malin". Peut-être que cela vous évite d’avoir à dire "Je suis pas si malin, j’ai presque rien pipé".

      Justement, la machine sémantique utilise le besoin, narcissique, de chaque humain de pouvoir (se) dire "Je suis".

      Certains se contentent de pouvoir dire "Je suis malin", ou bien "Je suis différent (vu que je porte des Nike)", et certains autres "je suis quand même autre chose qu’un singe évolué".

      Donc oui, "Je suis Charlie" c’est une des dernières inventions de la machine sémantique. Votre sarcasme a fait long-feu.

      Evidemment, d’autres ne se satisfont pas de cela ; Ils ont besoin de se regarder en train de penser, pour pouvoir dire "Je suis" sans en douter trop. C’est le fameux "Je pense, donc je suis". Disons que Michel Drac est personnellement dans ce cas, et je le soupçonne d’en avoir fait une généralité, sous-estimant le fait qu’avec du pain, des jeux, et quelques histoires, des gens, sans vraiment penser, arrivent à croire et à prétendre "Je suis". Ca peut même aller jusqu’à l’ivresse collective "Nous sommes les champions". Je vous jure, j’ai vu ça certains jours de cet été dans les rues de Paris, même si je vous accorde que c’est difficile à croire par toute personne sensée. Etonnant, non ? En fait, ça s’explique par la machine sémantique.

      C’est là où je diverge vraiment avec Drac. Le moment Souslovien on y est. Oui. Mais ça peut continuer longtemps. Le moment Souslovien de Rome, c’est Auguste qui est déclaré dieu vivant par la propagande. Qui y croyait, sérieusement ? Il savait même pas réaliser les tours de magie élémentaire requis pour avoir le grade inférieur, "envoyé de Dieu" (changer l’eau en vin, tout ça). Et bien, quand même : du pain, des jeux pour ne pas penser, et le système a tenu ainsi des siècles. Tant que le pain arrive....

      Si le moment Souslovien fut fatal à l’URSS, c’est que le système avait besoin que les gens croient un minimum, puis qu’il n’offrait pas l’espoir d’une "récompense" matérielle pour les inciter à travailler. Ca distribuait beaucoup de médailles - Poutine en parle avec Stone - mais si on n’y croit plus....Bof. Et il n’y avait pas de dictateur cruel contraignant par la menace.


  • #2029133
    le 23/08/2018 par Rousseau
    Michel Drac parle de la crise du sens

    Excellent. Ce système d’artificialité, véritable suicide anthropologique, condamne la masse à un holocauste psychique à brève échéance. Il est promu et aggravé par ceux qui ont maintenu un ordre vertical et qui croient avoir un intérêt au chaos (ex : Ordo ab Chao). "Apocalypse now !"
    Tranquillise toi Michel tu verras la fin du film. N’hésite pas à commenter.


  • #2029518
    le 24/08/2018 par Bardamu
    Michel Drac parle de la crise du sens

    La vie "moderne" n’a pas de sens car elle impose le devoir à ceux-ci par l’ abstraction mentale égotique ; Ce n’est pas un signe de bonne santé que d’être bien adapté à une société profondément malade de l’abstraction mentale égotique (je ME pense donc je suis) qui robotise l’humain en dominant ses sens par la raison .

    JE ME PENSE DONC JE NE SUIS PAS MOI-MEME ! ...

    L ’argent est une valeur marchande qui n’achètera jamais l’amour qui implique la gratuité, là ou il y a commerce il n’y a pas d’amour !

    L’humain naturel est CONCRET par ses 6 sens qui le font agir par envie, une fois conditionné (parent-école) au "je ME pense donc je suis " qui lui impose le DEVOIR il devient ABSTRAIT à ses sens et est ainsi robotisé, dominé par l’égotique raison !

    La pathologie d’abstraction égotique (je ME pense donc je suis) se verra finalement imposé par l’état comme conditionnement "officiel" Obligatoire via l’école ; école Obligatoire car comme on l’a tous constatés les enfants ne veulent pas y aller, n’étant pas masochistes ils n’ont aucune envie de brouter des ABSTRACTIONS pendant des heures cloués sur une chaise .

    Maintenant robotisé par le conditionnement a l’abstraction mentale égotique chacun ira commercer (travailler) pour gagner son pain à la sueur de sa mauvaise conscience égotique raisonnable qui lui dit que se forcer par DEVOIR est honorable .
    Ainsi l’humain naturellement concret par ses sens dont le sixième l’intelligence du cœur (synthèse des 5 autres) produit le sentiment deviendra une fois conditionné au langage articulé Babélien égotique-ment raisonnable, "malin", abstrait à ses sens et comme Adam et Eve dans la symbolique biblique il est chassé du paradis !

     

    • #2034363

      Chassés de la nature, prisonniers de l’artifice. C’est très simple finalement, le Sens de la Vie c’est la Vie, pas l’objet morbide, fusse-t-il utilitaire ou littéraire. technologique ou dogmatique.


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