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Michel Drucker révèle pourquoi il a censuré Marine et Jean-Marie Le Pen sur la télé publique

Michel Drucker était l’invité de L’Heure des pros sur CNews le 29 janvier 2019. Eu égard à son grand âge, et aussi à ses réseaux toujours vivaces, les chroniqueurs de l’émission ont déroulé le tapis rouge à l’homme du canapé rouge qui joue les victimes.

« Ma mère elle aurait adoré Delahousse, c’est tout ce qu’elle aimait. C’est vrai qu’il est jeune, blond, beau, talentueux, etc. »

Victime du jeunisme, victime de Laurent Delahousse (qui voulait lui piquer son créneau, car voyez-vous, sur France Télévisions, les cases appartiennent à ceux qui les tiennent), victime de l’antisémitisme...

 

Praud  : « Vous n’avez jamais reçu Marine Le Pen sur le canapé rouge ? »

Drucker  : « Non, non non. Pasque j’avais arrêté de prendre les politiques à ce moment-là. J’avais fait le tour et j’aurais eu beaucoup de mal à faire une émission qui, par définition, réunissait une famille complète. Quand j’ai reçu Balladur, quand j’ai reçu Fabius, quand j’ai reçu madame Chirac, y avait, c’était le concept de l’émission, justement, d’où venez-vous. Sarko il est venu, y avait ses parents, y avait ses deux frères. »

Praud  : « Et pourquoi Marine Le Pen... ? »

Drucker : « Compliqué, hein. À l’époque c’était injouable. Vous avez vu comment ça a explosé quand même. C’est une famille qui a explosé. »

Praud : « Donc c’est pas pour des raisons politiques... »

Drucker avoue : « C’est aussi pour des raisons quand même un peu profondes, qui vont beaucoup plus loin. Et venant d’où je viens, y a eu dans l’histoire de ce parti des petites phrases qui sont pas oubliées. Moi j’aurais été très mal à l’aise. »

C’est cette dernière raison qui explique au fond que l’animateur n’a jamais invité ni le père ni la fille Le Pen. Les deux présidents successifs du Front national étaient et sont toujours sur la liste noire du parrain de la télé française, et personne n’a jamais rien trouvé à y redire, alors que le FN puis le RN n’ont jamais été interdits, ce sont donc des partis républicains. De plus, le parti fondé par Jean-Marie Le Pen en 1972 est aujourd’hui l’un des plus importants de France.

Drucker, pour des raisons personnelles, a donc violé les règles du pluralisme de la télé publique et n’a jamais été inquiété par le CSA. Il n’y a qu’en France qu’on voit ça. Drucker est un intouchable, et sa longévité sur un service public où les vieux mâles blancs de plus de 50 ans ne font pas long feu ne s’explique que par la puissance de ses réseaux, établis au long des âges en faisant la promo des puissants du jour. En contrepartie de ce soutien indéfectible à tous les présidents de la République, à l’image du conseiller en médias Elkabbach, Drucker jouit d’une impunité à vie.

Praud  : « Celui qui va prendre la responsabilité de virer Drucker, c’est impossible, c’est injouable ! »

Drucker  : « Non vous avez tort de dire ça, on n’est pas propriétaire de son fauteuil à la télé... »

Drucker désinforme : ce n’est pas seulement son talent d’animateur qui l’a rendu propriétaire de son fauteuil mais bien son travail très politique de mise en valeur des puissants, invitant tous les présidents successifs, sauf ceux du FN. Car là, il n’avait pas de puissant à régaler et il réglait en même temps des comptes personnels ! Ce ne sont pourtant pas les Le Pen qui ont interné son père à Drancy.

« Pendant la Seconde Guerre mondiale, arrêté à la suite d’une dénonciation en 1942, son père est fait prisonnier à Compiègne, puis devient médecin-chef du camp de Drancy. Il accompagne Aloïs Brunner à Nice : “Dans leurs fourgons, les SS avaient emmené une partie du personnel interné de Drancy, dont le docteur Abraham Drucker, médecin-chef du camp. Un ’physionomiste’ faisait également partie de l’équipe [...] Au cours de nombreuses chasses à l’homme conduites dans les rues de Nice, les nazis se faisaient accompagner par des ’spécialistes’ juifs chargés de vérifier, sous les porches des immeubles, si les hommes interpellés étaient circoncis ou non.” De ses années de captivité, Abraham Drucker gardera de très mauvais souvenirs, et il n’ira jamais voir son fils Michel à Compiègne lorsque celui-ci y fera son service militaire...

Après l’arrestation d’Abraham Drucker, son épouse enceinte de Michel, accompagnée de Jean, son fils aîné, se fait contrôler sur le quai de la gare de Rennes par un officier de la Gestapo. Intervient alors un homme qu’elle ne connaît pas, Pierre Le Lay – père de Patrick Le Lay –, chargé d’aller la chercher et qui, en allemand, dit à l’officier allemand qu’il s’agit de son épouse, lui sauvant ainsi probablement la vie. » ( Wikipédia )

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On rigole de bon cœur aux anecdotes de Mimi le gentil (mais on ne veut pas se fâcher non plus avec le Parrain)

 

Drucker est donc invité chez Praud et ses assesseurs, et le pauvre Mimi pleurniche d’un bout à l’autre de l’émission. Voyez-vous, ses grands amis, les people, pas les Gilets jaunes, qui instaurent un climat « violent », sont partis et lui reste tout seul, avec sa peine, à les enterrer les uns après les autres. Triste destin !

 

Drucker  : « J’ai un chien qui est un intello. J’ai un chien qui vient de Roumanie comme moi... Un petit chien de berger qui vient des Carpates, qui est un chien extraordinaire et les Slaves, les Slaves sont très différents. parce que t’as oublié de dire, si je suis aussi hypocondriaque, j’ai grandi dans un milieu anxiogène mais je suis un homme d’Europe centrale. Tu as vu le chapitre de mon voyage en Israël, dans le livre. On ne peut pas comprendre le parcours des gens qui viennent d’Europe centrale si on sait pas ce que ça veut dire. Moi je suis d’une diaspora qui n’est pas du tout celle du bassin méditerranéen. »

Traduction : je suis un ashkénaze intello, pas un séfarade vendeur de chaussettes !

Drucker reprend : « Et la différence entre la diaspora du bassin méditerranéen et celle qui vient d’Europe de l’est, c’est la différence entre “Nuit et Brouillard” de Jean Ferrat, hein, et “Ah qu’elles sont jolies les filles de mon pays” d’Enrico. »

Praud : « Et vous êtes croyant Michel ? »

Drucker : « Je me pose des questions. »

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Quand Mimi évoque le problème de l’antisémitisme, les chroniqueurs souffrent en silence

 

Michel parle ensuite de ses peurs, et là il ne s’agit pas des maladies imaginaires d’un hypocondriaque qui se soigne du matin au soir, mais des maladies de la France, l’homophobie, l’antisémitisme :

Drucker à 21’30 : « Y a quand même quelque chose dans tout ce climat très tendu, violent, qu’on vit ici depuis quelques mois, dans ce pays, y a quelque chose qui me trouble beaucoup, c’est l’homophobie, l’antisémitisme qui n’est pas totalement endormi, y a des messages extrêmement violents, très très violents. »

Le totalitarisme et la censure, c’est aussi très violent pour ceux qui les subissent, Michel.

Drucker, ses réseaux et le service public, sur E&R :

 






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