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Où est passé le patois de Paris ?

Les titis emmerdent le front antinational !

Nous nous sommes amusés à illustrer cet article du Figaro qui a repris une texte de Claude Duneton (1935-2012), l’écrivain et comédien qui tenait la rubrique Le plaisir des mots dans Le Figaro Littéraire.

- La Rédaction d’E&R -

 


 

« L’argot est mon patois », disait Alphonse Boudard qui avait passé sa petite enfance chez des paysans avant de revenir, jeune adolescent des rues, à Paris où il était né. Mais l’argot existe-t-il encore ?... Si l’on parle de l’argot « classique », cet idiome venu des siècles passés en écumant les bas-fonds des bagnes, c’est fort douteux. Le pur jar des durs n’est plus dévidé par les bandits de grands trottoirs et il n’existe plus de gouapeur au surin ou au soufflant. (On écrirait gwaper maintenant, il faut croire).

 

 

L’argot ancien ne survit guère que dans l’imaginaire des auteurs de romans policiers, lesquels sacrifient depuis longtemps à ce qu’on pourrait assimiler à un devoir de mémoire. Quant au parler populaire qui se jactait naguère en toute honnêteté chez les prolétaires au turbin – ce qu’on peut nommer, en effet, le patois de Paris – il a subi le sort des autres patois de France : la télévision unitaire, l’élévation du niveau de vie et les jeux du cirque ont eu leur peau.

 

 

Les petits gars du taf, inventifs insolents d’autrefois, les éloquents de comptoirs ont « tourné le coin » depuis belle lurette, ou « fermé leur parapluie » – c’est-à-dire qu’ils ont passé l’arme à gauche et dévissé leur billard : s’il reste des traces de l’imagerie populaire c’est plutôt dans les asiles de vieillards modestes, des maisons de retraite bon marché où les fils égrotants des argotiers d’antan font rigoler les petites aides-soignantes maghrébines avec leurs boniments à la graisse d’oie, les soirs de pleine lune. D’où l’intérêt sans doute de disposer de ces conservatoires nationaux que sont les dictionnaires. Car il est vrai que la langue familière constitue dans notre pays, pour des raisons historiques complexes, « une part de notre richesse culturelle ».

 

 

Une inversion sociale dans la langue

Un grand pan de notre littérature du XXe siècle – d’autant plus prestigieux qu’il contient l’œuvre de Louis-Ferdinand Céline – fut écrite en déviance, à l’écart du français standard. De plus il s’est produit un déplacement langagier des plus curieux : la langue populaire, joyeuse ou féroce, s’est séparée du monde ouvrier qui l’avait fait naître pour se réfugier en partie dans les bibliothèques.

 

 

Lire l’article entier sur lefigaro.fr

Céline, Audiard, Boudard, l’humour, la culture, l’esprit français quoi,
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33 Commentaires

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  • #1955547
    Le 30 avril à 17:56 par Oui
    Où est passé le patois de Paris ?

    Et dire qu’il y a quelques siècles on parlait français, gascon et anglais à Bordeaux, français, basque, espagnol et gascon à Bayonne sans problème, sans embrouille...
    Désormais, on a affaire à des francophones unilingues qui l’écorchent quand même, ou mieux, à de valeureux indépendantistes bretons et corses... qui ne parlent pas un mot de breton ni de corse. Quel monde !

    Vive le plurilinguisme plutôt que de faire des gueguerres puériles.

    La priorité étant d’abord de remonter le niveau alarmant en français des jeunes, puis de se tourner vers les langues des voisins, puis les langues régionales.

    Concernant le patois parisien, il a évidemment souffert du fait de la prédominance de la ’’bonne langue parisiennes’’, de la noblesse et de la bourgeoisie. C’est comme la culture. La Bretagne, la Corse et l’Alsace sont riches culturellement dans l’imaginaire collectif. L’île-de-France... un peu moins.
    Moi ça m’évoque certes les petits cafés fleuris des ruelles bucoliques parisiennes, mais surtout les barres d’immeubles grises à perte de vue, ou dans le Pays de France, le berceau de la France, rien sauf des champs à perte de vue. Peu de lacs, de dénivelé, de rivières, d’expression culturelle forte... ils sont sous la coupe de Paris. Mais Paris tournant américain et anti-français...

    Concernant la langue, il est dit que le français le plus pur se parle à Tours. Ce qui est assez loin de Paris. C’est étonnant d’autant qu’il existe un parler de Tours et un dialecte d’oïl tourangeau.
    Le français standard serait-il du tourangeau et pas du parisien ?

     

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  • #1955550
    Le 30 avril à 17:59 par quidam populus
    Où est passé le patois de Paris ?

    L’argot populaire a été éradiqué par la sous-culture marchande, grossière et pornomaniaque américain : verlan, rap, argot de ghettos, langages codés communautaristes, acronymes technocratiques, culture 2.0, tittytainment médiatique, enseignement scolaire aculturisant, ect... tout est fait pour abêtir la masse en ne lui laissant plus que l’espace mental pavlovien du consumérisme débridé.

    Le globish, l’esperanto, le nomadisme, le métissage forcé, la junk-culture foot et techno occidentaliste nourrissent et entretiennent désormais la pauvreté de l’esprit... alors qu’Internet était censé augmenter l’homme à cet égard...

    Hélas, il semblerait que tout ne tourne plus qu’au dessous de la ceinture, voire au raz des pâquerettes, ayant réduit notre patrimoine culturel traditionnel, argotique et populaire au sempiternel et misérable "FUCK" amerloque : F. ceci, F. cela... si ça continu le Petit Robert ne tiendra plus que sur une page !

    Merci à ERFM de diffuser des traces de notre culture à (re)écouvrir : "atmosphère, atmosphère..." pour que la France ne perde jamais sa jolie gueule d’atmosphère, ses "Janvier 29 rue d’Béliveau", ses Mistinguett, ses "Jojo bals musettes", ses "p’tits quinquin min gro rogin te m’feras du chagrin" et... "Jean passe"... au profit de Donald !

    Merde (f___) quand même !

     

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  • #1955596
    Le 30 avril à 19:01 par Socrade
    Où est passé le patois de Paris ?

    Qu’est-ce qu’on se sent bien en écoutant Céline !
    Merci.

     

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  • #1955608
    Le 30 avril à 19:16 par Ramon Mercader
    Où est passé le patois de Paris ?

    De toute façon les vrais parigots de souche ont presque tous disparu....et ont été rempacés par des écologochobobolgbt venant du monde entier.....

     

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  • #1955659
    Le 30 avril à 20:34 par quidam populus
    Où est passé le patois de Paris ?

    . " Où est passé le patois de Paris ? Les titis emmerdent le front antinational ! "

    Sous les fourches caudines de la mondialisation et le phénomène de Gentrification* déplorable (versus les "Déplorables" ;-) ), les néo-Bourgeois libéraux-libertaires chassent à coup d’entre-soi, de fric et de vulgarité ce qu’il reste de culture française, blanche et prolétarienne.

    L’accent de Ménil-Montant, la gouaille d’Edith Piaf, la musicalité nasillarde et aigre-douce des "speakers" de l’ORTF (exemple des commentateurs du Tour de France d’antant... c’était quelque chose !), les petites spécificités linguistiques et syntaxiques des quartiers de Panam, l’accent tradi du franchouillard besogneux, filoupe mais solidaire, ect... constituaient autant de marqueurs et de repères sociétaux de classe qui aujourd’hui ont muté en de la verbalisation de type SMS, hannounaesque, en bannalitude "intellectuelle", en fuites de non-échange, en affects individualistes et isolés, et n’offrent plus qu’une communication d’une platitude émotionnelle tant vacuitaire qu’envahissante, inversement proportionnelle à la raréfaction des échanges de proches à proches identifiés, différenciés et homogènes d’avant les années 68.

    Alors que les migrants sont migrés, les titis aussi... et à dessein ! Ceux qui restent et résistent auraient tord de se priver d’emmerder ce front artificiel de "Gentries"* nantis, vulgaires, narcissiques, anti-populo et anti-France, lequel à l’instar de MacAron se répand en mépris pour "la France qui n’a pas de culture"...

    De qui se moquent-ils ces "gugusses d’en haut" ?

    Tout de même, ils tournaient autour d’un "noyau dur" d’environ 11 millions aux dernières élections, alors que dans la vie réelle, le sentiment d’attachement propre aux français à leurs repères est bien supérieur... (résultante de la division permanente ourdie par les oligarques).

    Rien n’est foutu tant que le populisme et son patois aux accents "bien de chez nous" vit encore et tente de résister, certes "en courbant l’échine"... en attendant des jours meilleurs...

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Gentr...

     

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  • #1955847
    Le 1er mai à 02:27 par Ange
    Où est passé le patois de Paris ?

    Lorsqu’on a le sentiment d’être nostalgique dune époque, d’un Paris qu’on a effleuré, qu’on a vécu dans ses derniers tremblements, dans la mémoire de nos anciens. Ces voix...Céline...Pousse...cet accent...Tout est beau, simple, poétique. Une forme de morale dans l’immoralité. Une époque où on pouvait encore avoir de l’admiration pour un voyou, pour le milieu...On a envie d’en pleurer car on sait que ça n’existera plus...

     

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  • #1955855
    Le 1er mai à 03:09 par La nostalgie, camarade
    Où est passé le patois de Paris ?

    "La traversée de Paris" ... Quelle nostalgie d’une époque.
    Que j’aimerais revoir ce film.

    Je l’ai vu à la télévision française, quand elle passait énormément de films, à 20h30.
    Aujourd’hui, je n’ai plus la télé.

    Allez, chuis dans ma turne, j’emballe le jambon et je vais me pieuter.

     

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  • #1955955
    Le 1er mai à 09:24 par VORONINE
    Où est passé le patois de Paris ?

    Le problème n’est pas seulement du "patois de Paris "...La vraie question qui se pose est celle de la disparition de Paris, cette ville ou l’on ne parle plus français ....Quant à l’écrire ....

     

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  • #1955970
    Le 1er mai à 09:46 par Fascagat pauvret drôlé
    Où est passé le patois de Paris ?

    Darka party ! Pas de rassrah que de la darka !




    Qu’est-ce que ça veut dire ?
    Quèsaco ?

     

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  • #1956358
    Le 1er mai à 18:35 par Michelly58
    Où est passé le patois de Paris ?

    Le seul qui parle encore l’argot c’est MC Gabin, sinon de nos jours il est de bon ton de parler franglais.

     

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