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Thomas Piketty parle "inégalités" à un Laurent Ruquier qui gagne 300 000 euros par mois

On n’est pas couché, samedi 28 avril 2018 : Laurent Ruquier invite l’économiste Thomas Piketty qui présente un ouvrage collectif de plus de 100 chercheurs issus de 60 pays qui ont analysé les « inégalités » mondiales et leurs conséquences politiques, économiques et sociales.
Piketty avait un beau spécimen d’« inégalité » devant lui – le multimillionnaire Ruquier enrichi sur le dos du service public – et il n’a rien vu.
Mais il y a plus grave : comment Piketty, qui dénonce les inégalités engendrées par le libéralisme, peut-il défendre l’invasion migratoire et fustiger le nationalisme français alors que les miséreux du tiers-monde importés par la paire Attali-Macron vont accroître considérablement les inégalités chez nous ?
Peut-on faire confiance à un économiste qui manque à ce point de lucidité (ou de courage) ?

 

 

Piketty (de 2’54 à 3’19) :

« Moi ce qui m’inquiète plus c’est les relents nationalistes xénophobes qui se nourrissent des inégalités, ça a toujours été comme ça. Je pense que le très fort niveau d’inégalités qu’il y avait à l’intérieur des pays européens au début du XXe siècle, ça a contribué à la montée des tensions sociales, ça a contribué à la montée du nationalisme, de la concurrence entre les pays européens, c’est une des causes qui a mené à la Première Guerre mondiale. »

Piketty est bien un penseur de gauche. Il voit dans le nationalisme un danger, alors que le nationalisme a été exploité par les fauteurs de guerre : d’abord à l’aube du XXe siècle, avec le choc des impérialismes allemand, anglais, français et russe sous l’influence et pour les intérêts du grand capital. Puis à l’orée du XXIe siècle avec la condamnation des nationalismes afin de soumettre les nations encore souveraines et opposées, structurellement, au Nouvel Ordre mondial. Le problème n’est donc pas le nationalisme en soi, qui n’est pas intrinsèquement fauteur de guerre : ce sont les intérêts des oligarchies qui sont à l’origine des troubles entre les peuples. Le nationalisme peut être exalté ou interdit au gré des besoins de la dominance.

 

Thomas Piketty : 20 en économie, 0 en politique

La réduction des inégalités est évidemment le but de toute société démocratique, le désir de tout peuple avancé. Mais les politiques menées, par exemple en France sous Macron, ne vont pas dans ce sens. Et le nationalisme serait même un frein à la politique libérale d’augmentation des inégalités ! C’est la faiblesse de la démonstration pikettyenne : il est peut-être un excellent économiste – Ruquier le présente comme le meilleur du monde – mais c’est un piètre politique. Ou alors Piketty est victime de son logiciel gauchiste, dont il n’arrive pas à sortir. Car on ne voit pas comment la solution pikettyenne peut s’appliquer alors que nos démocraties n’en sont pas et que les politiques menées sont et font l’affaire des oligarchies et non des peuples.

Piketty (de 5’15 à 5’51) :

« Et Trump en gros il exploite tout ça pour dire, sa stratégie c’est de diviser les classes populaires, c’est-à-dire finalement de dire aux pauvres Blancs, de leur dire “écoutez le problème c’est pas de prendre l’argent aux riches Blancs comme moi c’est de taper sur les pauvres Noirs, les pauvres latinos, et vous inquiétez pas je vais faire ça beaucoup mieux que les démocrates et tout ira mieux pour vous”. Évidemment c’est faux, ça n’ira pas mieux pour eux mais c’est une stratégie politique qui malheureusement peut être payante, surtout si de l’autre côté des démocrates ou les partis socio-démocrates en Europe ne proposent pas de véritable programme d’action pour réduire les inégalités. »

Lorsque Piketty s’en prend à Trump, l’économiste se prend les pieds dans le tapis : Trump, dans la limite de ses moyens d’action, bosse pour le peuple américain et non pour le pouvoir profond, ce qui explique ses ennuis récurrents et sa mauvaise image dans les médias (mais pas dans l’opinion américaine). Son nationalisme est pourtant la garantie pour le travailleur américain – qu’il soit blanc, noir ou latino – de ne pas voir son boulot fuiter vers l’Asie. Ce n’est pas du racisme ou de la recherche de coupable « étranger », mais une solution nationale et (relativement) sociale que le 45e président des USA expérimente.

Piketty a raison sur la politique pro-riches de Trump : mais c’est une politique pro-initiative privée, celle de l’Amérique du Travail plus que de l’Amérique du Capital. Les charges des entreprises baissent, la pression fiscale passe de 35 à 20%, du coup les entreprises peuvent embaucher. Et elles embauchent : malgré les grimaces du Monde ou de Libé, l’emploi repart aux USA. Après, que les riches en profitent plus que les pauvres, ça a toujours été comme ça en l’Amérique, qui plus est dans l’Amérique de Trump. Inversement, celle d’Obama, ce président cool et antiraciste par nature, était moins bénéfique pour le peuple et pour l’activité.

 

Le clou de l’émission

Il a lieu à 9’33 (jusqu’à 9’41) :

Piketty  : « Vous, vous gagnez 100 00 euros, ou 200 000 euros je sais pas, 300 000 euros. »
Ruquier  : « Ou plus. »

C’est le clou du spectacle car Piketty, sans s’en rendre compte, a tapé dans le mille : Ruquier gagne dans les 300 000 euros par mois tous business confondus. Alors que ses chroniqueurs touchent 1 500 euros par ONPC.
Dans une émission sur les inégalités, au lieu de s’en prendre à Trump de l’autre côté de l’Atlantique pour qui le peuple américain a voté – pas le peuple français et encore moins les médiacrates français –, c’était l’occasion rêvée d’enchaîner sur la fortune de l’animateur enrichi par le service public, c’est-à-dire l’impôt des Français.

On a retrouvé les photos de la future maison secondaire de Lolo dans la prairie normande...

 

 

On espère que pendant les Journées du patrimoine, les contribuables de la redevance audiovisuelle auront le droit de visiter le château et peut-être de piquer une tête dans la pistoche. On peut rêver ? Mais Laurent est socialiste, tendance Mélenchon ! Il a voté pour lui, il est pour le partage des richesses et contre les inégalités !

 

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Laurent a un peu vieilli

 

Hélas, le manoir de Jacques Séguéla que Laurent rêve d’acquérir n’est pas officiellement en vente. Lolo a démenti les infos du journal local Le Pays d’Auge et a menacé le titre de poursuite judiciaires début juin 2017. Bon, on remballe notre pique.

« Jacques Séguéla est propriétaire depuis 2008 du « Petit Manoir », une demeure de de 600 m2, construit en 1875 par l’architecte de l’opéra de Paris, Charles Garnier. Cette grande maison, qui a également appartenu à la famille Christofle, est située face à la mer, au centre de Villerville, petit village du Calvados situé entre Trouville et Honfleur, dans l’estuaire de la Seine, face au Havre natal de Laurent Ruquier. »

Bon sang, on trouvera bien où Lolo planque son argent mal acquis ! Cependant, il est possible que la transaction ne se soit pas faite à cause des révélations du journal local. Lolo ne devrait pas avoir honte d’être riche, mais il ne devrait pas se faire passer pour un socialiste.

Heureusement, et c’est tout frais, l’animateur à succès vient de vendre sa maison des Yvelines qui comporte 22 pièces sur 525m2. Il ne reste donc plus qu’un appart à Paris et une résidence à Marseille comme patrimoine immobilier. Pour le manoir à 6 millions (d’euros), restons vigilants !

Vous pouvez couper la lecture à 13’06 quand Christine Hainegot, responsable à elle seule de la désaffection de la partie intelligente du public, prend la parole en lançant « moi j’aime pas les chiffres ». C’est le signal du zapping.

 

 

Sinon Piketty a trouvé un nouveau marqueur économique, le taux « d’extrême droite » (de 26’22 à 26’35) :

« Avec une meilleure politique sociale, une meilleure politique économique, on pourrait et on aurait pu, on pourrait à l’avenir être plus accueillants collectivement et avoir une extrême droite plus basse »

Pour les masos, on notera la tirade de l’écrivain de gauche sorossienne Philippe Claudel (de 36’48 à 40’22) et la réponse de Piketty qui commence par « ce groupe de nazillons là dans la montagne qu’on a vu le week-end dernier ».

Un plateau encore une fois 100% mondialiste, alors que les invités présents se targuent (à l’exception de PPDA) de lutter contre le libéralisme... Bonjour la pluralité et la cohérence du service public !

Le Système récompense ceux qui en font la promotion,
lire sur Kontre Kulture

 

Ruquier, gauchiste multimillionnaire, sur E&R :

 






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