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Pourquoi l’Église n’a-t-elle pas retenu l’Évangile de Thomas ?

Ceux qui ne sont pas versés dans les Écritures doivent savoir une chose : les Évangiles, au nombre de quatre et nommés canoniques, sont ceux qui ont été validés par l’Église. Il s’agit des textes de Matthieu, Marc, Luc et Jean, qui ont accompagné Jésus pendant sa vie publique. Textes qui se ressemblent beaucoup et dont on peut penser qu’ils ont été légèrement réécrits dans un but de lisser la parole du Christ. Ce qui a peut-être mis de côté des écrits incompréhensibles ou politiquement dangereux pour l’époque.

 

Ces Évangiles s’inscrivent dans ce que l’Église chrétienne a appelé le Nouveau Testament, avec les Actes des Apôtres et les Épîtres, mais là, on s’éloigne du sujet, et surtout de l’intérêt historique, qui tourne autour du mystère du Christ. Un Christ qui a bien existé, grâce à des écrits retrouvés, notamment chez les Romains, mais aussi parce que dans les Évangiles se dessine une personnalité bien humaine, bien définie, mi-homme mi-Dieu peut-être, mais qui a foulé la terre de Palestine.

Le temps de bosser un peu avec son père, de quitter la famille, de subir une révélation, de prêcher, de ramasser une bande de types, de leur enseigner le Royaume des Cieux et de se faire liquider par le Sanhédrin de l’époque, soit la haute bourgeoisie religieuse juive. Jusque-là, tout se tient, et on ne risque pas de se prendre des pierres de la part des exégètes, des chercheurs et autres érudits. D’ailleurs, Jésus a un bon petit Scud pour eux :

« Je te loue, Père, Seigneur du Ciel et de la Terre, de ce que tu as caché ces choses aux sages et aux intelligents, et de ce que tu les as révélées aux enfants. »

Revenons aux textes sacrés. Ils sont désormais intouchables, mais ceux qui s’intéressent à la chose christique savent que d’autres Évangiles ont été découverts, et écartés par l’Église dans les premiers siècles après la mort de Jésus. Écartés pour des raisons de fiabilité, les contenus s’éloignant trop de l’enseignement « officiel » du Christ, ou alors devenant par trop ésotériques, alors que Jésus s’exprimait en paraboles, soit des histoires simples pour les profanes de l’époque ; ou alors carrément délirants. L’évangile (on va mettre des minuscules sinon on n’a pas fini) de Philippe, par exemple, est douteux. Celui de Judas l’est encore plus, on ne sent pas la patte de Jésus, faite d’humour et d’intelligence globale des choses, qui donnent ces images si puissantes, si pénétrantes, si durables en un mot.

Mais il est un évangile qui a été écarté, et qui présente bien des aspects intéressants, et en disant cela on n’invente rien : beaucoup d’érudits sont passés sur l’évangile de Thomas, qui sent quand même l’extraction brute, les premiers temps, le parfum de Jésus. En tout cas, cet ensemble hétéroclite a échappé au lissage et aux retouches, et certaines images parmi la grosse centaine sont indubitablement christiques.

Mieux, elles demeurent mystérieuses. Et on va vous dire, écrire quelque chose de mystérieux, qui le reste et qui n’est pas délirant, qui frappe loin au fond de l’esprit, c’est pas tous les jours qu’on voit ça. Maintenant, laissons les spécialistes parler, ce qu’ils disent est intéressant. Oui, on sait, il y a des protestants dedans, mais leurs analyses ont l’avantage de la rationalité. Donc merci de ne pas leur jeter de pierres.

 

 

Passons à une analyse plus poussée, avec un développement sur la gnose.

 

 

Une petite louche de KTO qui passe en revue les évangiles apocryphes :

 

 

Entrons maintenant dans le texte lui-même, ou ces fragments de texte. Certains recoupent les quatre évangiles canoniques, d’autres semblent venus d’ailleurs, et une troisième partie carrément d’une planète inconnue. On a beau se gratter, on n’y comprend rien : c’est à la fois trop perché et trop en rapport avec des images bibliques. On va s’en tenir aux fragments venus d’ailleurs, relativement accessibles.

« Heureux est le lion que mangera l’homme et le lion sera homme. Méprisable est l’homme que mangera le lion et le lion sera homme. »

« Ce ciel finira et celui qui est au-dessus aussi. Les morts ne vivront pas et les vivants ne mourront pas. Quand vous mangez ce qui est mort, vous en faites quelque chose de vivant. Quand vous aurez été dans la lumière, imaginez ce que vous ferez ! Quand vous étiez Un, vous avez fait le deux ; mais désormais, étant deux, que ferez-vous ? »

« Les hommes croient peut-être que je suis venu dans le monde pour apporter la paix. Mais ils ne savent pas que je suis venu apporter des divisions sur terre : le feu, l’épée, la guerre. Dans une maison de cinq, trois seront contre deux et deux contre trois. Le père sera contre le fils et le fils contre le père. Ils se lèveront et seront l’Unique. »

« Je me suis tenu au milieu du monde et je me suis manifesté à eux en chair et en os. Je les ai trouvés tous ivres. Je n’ai découvert parmi eux personne qui eût soif : mon âme a souffert pour les fils des hommes, parce que leur cœur est aveugle. Ils ne voient pas qu’ils sont venus au monde vides et qu’ils s’apprêtent à en ressortir aussi vides. Mais ils sont ivres ; quand ils auront cuvé leur vin, ils changeront d’attitude. »

« Quand le corps vient à cause de l’esprit, c’est une merveille. Mais quand l’esprit vient à cause du corps, c’est une merveille des merveilles. Quant à moi, je m’émerveille que cette richesse ait habité cette pauvreté. »

Petite intervention en passant : vu le niveau des apôtres de l’époque, on a du mal à imaginer qu’ils puissent pondre des images aussi pures, à moins que Thomas n’ait été un surdoué. C’est carrément au-delà de leurs possibilités mentales. Ces phrases chargées d’inspiration viennent bien de quelque part. La suivante n’est pas nouvelle, mais elle tape bien là où elle doit taper, et résonne avec aujourd’hui :

« Les pharisiens et les scribes ont pris les clés de la connaissance et les ont cachées. Ils ne sont pas entrés et en ont empêché ceux qui le voulaient. Quant à vous, soyez prudents comme des serpents et purs comme des colombes. »

Attention, on arrive à la ligne rouge. La température va monter.

Ses disciples dirent à Jésus : « Qui es-tu, toi qui nous dis ces choses ? » Il leur répondit : « Par les paroles que je vous dis, ne savez-vous pas qui je suis ? Mais vous êtes comme les Juifs : ils aiment l’arbre mais détestent son fruit ; ils aiment le fruit mais détestent l’arbre. »

Ses disciples demandèrent à Jésus si la circoncision était utile ou non. Il leur répondit : « Si elle était utile, leur père les engendrerait circoncis de leur mère. Mais la vraie circoncision, celle de l’esprit, est totalement utile. »

« Si vous possédez de l’argent, ne prêtez pas à usure, mais donnez plutôt à celui qui ne vous le rendra pas. »

« Malheureux pharisiens ! Ils ressemblent à un chien couché dans la mangeoire des bœufs : il ne mange pas ni ne laisse les bœufs manger. »

Ou comment exécuter les talmudistes en trois sets. Poursuivons la moisson :

« Quand vous engendrerez cela en vous, ce qui est à vous vous sauvera ; mais si vous n’avez pas cela en vous, ce qui n’est pas à vous vous tuera. »

Il s’agit ici de produire sa propre pensée, pour être sauvé. Sinon, effectivement, on n’existe pas, et on disparaît comme on est arrivés, « vides », d’après le Christ. On termine sur la 114, étrangement contemporaine :

Simon Pierre dit : « Que Mariam sorte d’ici, parce que les femmes ne sont pas dignes de la Vie. » Jésus répliqua : « Voici que je l’attirerai, pour la faire mâle, pour qu’elle aussi soit un esprit vivant, semblable à vous les mâles. Car toute femme qui se fera mâle entrera dans le royaume des cieux. »

Bien sûr, on aurait pu analyser ces fragments, mais ça ferait l’objet de tout un livre. Ils sont comme des lois mathématiques abouties qu’il faut à chaque fois démonter, démontrer.

Voir aussi, sur E&R :

 






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140 Commentaires

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  • #2690584

    Parmi les livres écrits par Rudolf Steiner, on en trouve un remarquable : « Le mystère chrétien et les mystères antiques ».

    Pour Steiner, la notion de renaissance doit être prise à la lettre. Ainsi, la résurrection de Lazare serait une initiation…

    Or, dans le discours à Nicodème (évangile selon Jean), Jésus dit à ce dernier que pour entrer au royaume des Cieux, il faut renaître (d’esprit et d’eau, me semble-t-il)… et s’étonne que lui, un chef religieux, ne sache pas cela.

    Dans l’un de ses ouvrages, Georges Osorio révèle qu’autrefois, dans les écoles d’arts martiaux d’Asie, une initiation spéciale était couramment pratiquée. Pour ce faire, le maître tuait le disciple en l’étranglant grâce à une prise particulière. Le disciple, s’il avait bien suivi l’enseignement et avait été bien formé, devait ressusciter de cette « petite mort » trois jours après. Une initiation de ce genre est décrite dans « Le troisième œil », mais la mort est provoqué par un poison. On dit que les Soufis pratiquent une initiation de ce genre…

    Remarquons que ces initiations ressemblent aux EMI d’aujourd’hui. Après l’expérience de mort imminente, revenant de son voyage dans l’au-delà, la personnalité est parfois très améliorée, plus humaine…

    D’après Steiner, la mort et la résurrection de Jésus (qui sont hors du commun) auraient servi à ce que l’Homme n’ait plus à faire cette initiation pour gagner le Ciel.

     

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    • #2690608

      la mort du christ est un sacrifice et non une initiation, s’il y a une initiation dans le christianisme c’est tout simplement le baptème. point barre.
      l’initiation est un passage vers un niveau de conscience supérieur (devenir un homme, un guerrier, un chasseur, un maître). l’initiation nous fait rentrer dans un ordre, une classe sociale, une secte une congrégation, une religion ; on ne s’initie pas tout seul on a besoin de quelqu’un qui a déjà passé le cap ). tout ça pour dire que la résurrection du Christ n’a rien à voir avec l’initiation qui n’est qu’une pratique culturelle qui implique un rite et un cérémonial.
      méfiez vous de la gnose, (la kabbale, le scientisme)) elle est partout et elle rend compliqué ce qui est simple, et surtout elle délaisse le coeur pour l’intellect.

       
    • #2690611

      Ah oui Rudolf Steiner, ce grand saint, ce célèbre docteur de l’église...

       
    • #2690784

      Si vous lisez bien, sans parti pris, vous comprendrez que, selon Rudolf Steiner, la mort et la résurrection (=sacrifice pas initiation) de Jésus permet aux justes qui le méritent de gagner le Ciel, sans avoir à passer par l’initiation de la « petite mort » des temps anciens. En somme, Jésus aurait aboli la gnose des saints de l’ancien monde.

      Quant à l’Eglise, ne dit-elle pas que le sacrifice de Jésus a permis le rachat des Hommes ?

      L’Eglise et Steiner ont la même opinion, exprimée différemment.

       
    • #2691076

      @félicie,
      Désolé, mais la petite mort désigne l’orgasme et non la mort symbolique qui précède la renaissance de l’initié (le deux fois né).

       
    • #2691345

      @paramesh

      La mort n’est pas symbolique dans ces initiations, qui sont appelées « petite mort ». Cette expression se rapporte peut-être aujourd’hui à d’autres notions, mais ce n’est pas désolant.

       
    • C’est drôle quand on songe que Bon Scott fut plongé 3 jours dans le coma en 1974 après un accident de moto. À son réveil, sa voix avait changé et il devint, la même année, chanteur d’ ACDC....

       
  • Tel est en effet le manège des simulateurs, des séducteurs pervers et des hypocrites, et c’est précisément ainsi qu’agissent les disciples de Valentin. Ils font des discours à la foule, dans le but d’atteindre ceux qui appartiennent à l’Église et qu’ils appellent "gens du commun" et "gens de l’Église". Par là ils surprennent les simples et les attirent à eux, contrefaisant notre parole pour qu’on vienne les écouter plus souvent. Ils se plaignent aussi à notre sujet : ils pensent comme nous, et nous refusons sans motif d’être en communion avec eux ; ils disent les mêmes choses que nous et ont la même doctrine, et nous les traitons d’hérétiques ! Et quand ils ont ruiné la foi de quelques-uns par leurs questions et qu’ils ont amené leurs auditeurs à ne plus les contredire, ils les prennent alors à part et leur dévoilent le "mystère inexprimable" de leur Plérôme. Ainsi se laissent séduire tous ceux qui se croient capables de distinguer de la vérité ce qui se dissimule sous des discours captieux : car l’erreur est captieuse et chercher à se farder, tandis que la vérité est sans fard et, pour cette raison, a été confiée aux enfants. Et s’il arrive qu’un de leurs auditeurs réclame des éclaircissements ou s’avise de les contredire, ils déclarent que cet homme ne saisit pas la vérité et qu’il ne possède pas la semence d’en haut provenant de leur Mère ; ils se refusent alors à lui dire quoi que ce soit, affirmant qu’il appartient à l’Intermédiaire, autrement dit à la race des psychiques. Mais si, telle une petite brebis, quelqu’un se livre à eux sans réserve, une fois initié à leurs mystères et devenu par là bénéficiaire de leur "rédemption", un tel homme ne se sent plus d’orgueil : il croit n’être plus ni au ciel ni sur terre, mais avoir fait son entrée dans le Plérôme et avoir déjà étreint son Ange ; il s’avance d’un air important, en regardant de haut, avec l’arrogance d’un coq. Il en est bien parmi eux pour dire que l’ "homme venu d’en haut" doit atteindre à une conduite exemplaire, et c’est pourquoi ils affectent une gravité pleine de morgue. Mais la plupart d’entre eux méprisent de tels scrupules, sous prétexte qu’ils sont déjà "parfaits" ; vivant sans retenue et dans le dédain de tout, ils se décernent à eux-mêmes le titre de "pneumatiques" et prétendent connaître déjà, au sein de leur Plérôme, le lieu du "rafraîchissement"
    St Irénée disciple de Polycarpe disciple de Jean disciple de Jésus.
    Dénonciation et réfutation de la gnose au nom menteur

     

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  • #2691004

    A tous les baptisés et non-baptisés déchristianisés baignés dans le relativisme, le subjectivisme, le droit de l’hommisme, l’humanisme.
    Vous-vous faites un Dieu à la mesure de votre humanité pécheresse ( qui est aussi la mienne ) .
    Vous n’acceptez pas la Vérité révélée, vous voulez la négocier vous-mêmes par le débat contradictoire. Vous n’acceptez pas de recevoir d’En-Haut les notions de bien et de mal ,mais vous voulez en débattre démocratiquement.
    En sortant Jésus-Christ de Son contexte juif, vous en faites au mieux un heureux accident de l’histoire, un simple mortel particulièrement brillant comme maitre de sagesse. Vous laissez valide l’Ancienne Alliance.
    Vous faites vos courses dans le grand supermarché de la spiritualité luciférienne et vous mélangez tout afin de vous construire une foi à la carte.
    Vous voyez les choses du Ciel avec les yeux de la chair.
    Vous rejettez le surnaturel évangélique mais vous adhérez au surnaturel démoniaque.
    Vous vous faites l’égal de Dieu.
    Vous confondez Dieu et Sa création.
    Ayant rejeté le péché originel , vous êtes pris entre plusieurs hérésies pour expliquer le mal. A. Dieu est mauvais et il a créé le mal. Lucifer est notre sauveur, le père de la science et des arts.
    B. Il y a deux principes créateurs : un dieu bon créateur du bien, un dieu mauvais créateur du mal.
    C. Le mal ,le péché, Satan et l’enfer n’existent pas. Tout est parfait.

     

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  • #2691028

    Toujours le même débat : la foi ou/et les œuvres. Le mysticisme est le Grand œuvre de l’Union du Ciel et de la Terre. Quant à la gnose, Kierkegaard l’a réduite en une formule : « si je sais, alors je ne crois pas ».

     

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    • Bien. Enfin un peu de bon sens dans cette avalanche emotionnelle, merci.

       
    • #2691563

      Exact, la Foi traverse là où la raison s’arrête. (Re) voir Stalker de Tarkovski..

      Même les païens savaient, de manière confuse, que le langage des dieux s’exerçait au-delà des limites rationnelles où l’homme se cherche une cause naturelle, qui suffit aux pondérations de l’intellect, mais mais pas au besoin de vie. Et effectivement, le Verbe de Dieu parle à la vie, il lui insuffle son génie, lequel est incommunicable dans le cercle fermé de la raison ronronnante, qui se contente de "fonctionner" de manière impersonnelle, ou se voulant telle, avançant toujours plus vers l’impasse du fait froid et dur, qui édifie sans mouvoir. Qui n’appelle aucune autre réponse, et ne suscite aucun agir. Parce qu’alors, ce qui fait défaut, c’est ce qui nous empêcherait de trébucher sans pour autant trahir la nature-même de nos désirs. La foi annonce le Verbe de Dieu dans la particularité de chacun.

       
  • #2691094

    @Pierre
    @Telecaster
    @...
    Merci pour le retour aux sources et le rappel salutaire de La Vérité !

    Il n’y a que le Mensonge et ses divagations monstrueuses pour attirer autant de démons, petits et grands, qui se donnent rendez-vous ici avec la pseudo-bonne nouvelle de Saint-Thomas, un pseudo-évangile "discriminé" (selon eux) par la Sainte Catholicité du Seigneur Jésus-Christ.

     

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  • #2691301
    Le 22 mars à 15:03 par Robespierre le Petit
    Pourquoi l’Église n’a-t-elle pas retenu l’Évangile de Thomas ?

    Selon les chretiens, est-ce que le Christ a créé l’espace, le temps et la vie ?

     

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    • #2691498

      Si vous avez des interrogations sur le Cosmos c’est pas dans la bible
      mais chez l’astrologue du coin

       
    • #2692359

      " Au commencement était le Verbe, et le Verbe était en Dieu, et le Verbe était Dieu. Il était au commencement en Dieu. Tout par lui a été fait, et sans lui n’a été fait rien de ce qui existe. En lui était la vie, et la vie était la lumière des hommes. Et la lumière luit dans les ténèbres, et les ténèbres ne l’ont point reçue. ( ... ) Et le Verbe s’est fait chair, et il a habité parmi nous, (et nous avons vu sa gloire, gloire comme celle qu’un fils unique tient de son Père) tout plein de grâce et de vérité. "
      ( Jean .1 )
      " ( ... ) si vous ne croyez pas que moi, JE SUIS, vous mourrez dans vos péchés. »

       
  • A partir du moment où les évangiles ont été ré-écrits dans un but de lisser la parole du Christ, et que certains textes ont délibérément été omis pour camoufler deux ou trois vérités dérangeantes pour l’Eglise, c’est qu’il y a anguille sous roche. L’Eglise aurait-elle voulu orienter les Ecritures Saintes pour qu’ils alimentent ses propres intêréts ? Pourquoi, dès lors, avoir condamné à l’hérésie des évêques comme Arius, ou, plus tard, comme Michel Cervet ?
    Pourquoi Constantin 1er a opté pour le concile de Nicée plutôt que celui de Nicomédie ?
    Pourquoi être passé de Un Dieu Unique à trois dieux ?
    À quel moment ça a si lourdement buggé ?

     

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    • Et, à la mention d’Arius et de l’arianisme, qui fut la première confession chrétienne de France, adoptée par les rois wisigoths Euric et Alric mais également des Burgondes et qui dura plus d’un siècle ; il me vient à l’esprit que le concept, volontairement péjoratif d’aryanisme, avec un y déformant le i, et qui fut associé aux nazis, peut avoir un lien avec une volonté de déformer le concept d’origine qui est celui d’arianisme.
      Arianisme qui fut adopté par les peuples germaniques, et qui était fondé sur la croyance en un Dieu unique, et en Jésus comme étant un envoyé de Dieu, doté de pouvoirs empreints de l’Essence Divine.
      Tout ça pour dire, qu’historiquement, la France, fille aînée de l’Eglise, était arienne.

       
    • #2691846

      Anonyme,
      L’Incarnation et la Trinité n’étaient pas la foi de Constantin, mais celle des disciples de Jésus-Christ à qui il avait affaire, foi transmise de génération en génération. Constantin ne l’a pas inventée mais adoptée.
      Professer cette foi n’était pas la meilleure option possible pour les premiers chrétiens. S’ils avaient voulu échapper au martyre, il leur aurait suffi de la nier. L’Eglise fondée par Jésus-Christ a commencé à la Croix, et s’est étendue dans le sang des martyrs. La Nouvelle Alliance n’a pas été pour eux une adhésion de convenance , à des fins d’élévation sociale.

      Il n’y a pas eu de corruption ,il y a eu Révélation progressive, à des temps et des hommes différents. Le christianisme n’est pas la religion du Livre tombé du Ciel , de la lettre morte et de la Loi qui enferme, mais la religion de l’Incarnation. Le Verbe s’est fait chair, et l’Incarnation ne nie pas la transcendance.
      La plus belle surprise qui ait pu arriver aux rabbins ayant refusé l’Incarnation ,c’est l’islam qui la nie pour faire retour au Dieu lointain et légaliste.

       
    • #2691892

      Anonyme ,
      Ce n’est pas la Révélation qui a "buggé ", c’est l’humanité toute entière qui bugge tout le temps depuis la Chute d’une partie des anges et celle de nos premiers parents. L’Eglise tombe très bas et vit sa Passion, mais les portes de la mort ne peuvent prévaloir contre elle. Dieu n’a pas créé des robots programmés pour faire le bien, mais des êtres libres, à qui Il commande d’utiliser leur liberté pour choisir en toute conscience de Le suivre.

       
    • Le christianisme ancien est un christianisme unitarien.
      Les premiers chrétiens, selon l’acte des apôtres, se retrouvent à Antioche. Paul de Samosate, Origène, Eusèbe de Césarée, Eusèbe de Nicomédie, prônent tous l’unicité de Dieu, et considèrent Jésus comme un homme juste, doté par Dieu, de capacités d’essence divine, telles que la guérison des lépreux, la fabrication d’oiseaux à partir d’argile puis l’insufflation pour les rendre vivants, le fait de redonner la vue aux aveugles...et tout cela par la grâce de Dieu.
      Sans Dieu, il n’aurait pu réaliser tout cela.
      Ce n’est pas Dieu qui s’est incarné en lui ; Il lui a conféré la possibilité de ressusciter les morts, et autres signes , comme preuves venant appuyer le message de son envoyé auprès des fils d’Israël, qui avaient la fâcheuse tendance de douter de tout, même de l’indubitable.

       
  • #2692517

    Vous cherchez ,et vous allez continuer à chercher. Vous allez garnir votre bibliothèque. Vous allez faire les écoles de mystères , essayer les fausses doctrines, changer d’église, changer de pasteur, changer de maitre. Vous passerez de nouvelles théories à nouvelles révélations. Vous allez essayer les méditations ,les canalisations de "maitres ascensionnés" ,les ouvertures de chakras. Vous écouterez ce qui plait à votre nature déchue. Vous donnerez votre point de vue subjectif, votre interprétation charnelle.
    Avec du bagout vous fonderez votre propre petite église, votre petite école de spiritualité, vous trouverez des disciples.
    Pendant tout ce temps-là ,Dieu vous attend, dans la seule Eglise qu’Il a fondé.

     

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  • #2692991
    Le 24 mars à 23:57 par La Russie et l’apparition de Marie à Fatima
    Pourquoi l’Église n’a-t-elle pas retenu l’Évangile de Thomas ?

    Au début de l’article, "mi-homme mi-Dieu" ?
    Pas du tout : Entièrement homme et entièrement Dieu.

    Il est plus que temps d’arrêter la superficialité théologique, ou bien préférer le silence...

    Merci Telecaster pour ses commentaires de très bon niveau.

     

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    • #2693832

      Ah oui merci Télécaster de nous remettre sur le bon programme !
      Moi qui me prépare à recevoir la lumière j’apprécie ta véhémence et surtout ta ferveur
      Dans ce monde borné du New Âge et du développement personnel les vrais disciples du Christ se font rares !
      La découverte des travaux du père Joseph Marie Verlinde pour ma part a contribué à ma désintoxication, je te le suggère fortement

       
    • #2694742

      Anonyme,
      Ne vous fatiguez pas en vain pour faire sortir des catholiques de l’Eglise, en tentant de faire croire que vous auriez compris les conférences du Père Verlinde. Vos ficelles gnostiques sont bien visibles. Vous étiez et vous restez gnostique.
      Bonne " lumière " chez les frères du Serpent.

       
  • #2694751

    Lors d’une conversation à propos de Jésus-Christ et de Son Eglise sur Facebook, avant que mon compte ne soit fermé, j’ai été interpellé par un de ces "chercheurs de vérité " qui surveillent les réseaux sociaux, un professionnel de la tolérance. Au bout de quelques échanges ,cette personne très polie mais excédée par ma ténacité de catholique a fini par me dire : " Dieu ne fera rien pour nous. Lucifer est notre salvation. Hail Satan ."

     

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