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Qu’est-ce que le "populisme des Gilets jaunes" ?

Le populisme, nous apprend le dictionnaire, était, bien avant d’être une mouvance politique, un courant littéraire qui cherchait à dépeindre la vie des gens du peuple. Et, qu’est-ce que le peuple ? Il s’agit d’un regroupement d’humains, d’une communauté qui vit en société tout en partageant des coutumes et une histoire. Le peuple est ce qui forme la nation en définitive. Le populisme semble faire écho à l’indifférence des élites face à la misère du peuple.

 

Les médias se gargarisent à propos d’un nouveau populisme qui menacerait nos sociétés démocratiques. De quoi parle-t-on ?

 

La révolte du peuple

Beaucoup de Français issus de la « France profonde » ont décidé de prendre d’assaut l’espace public une journée par semaine. Le mouvement des Gilets jaunes déborde sur les places publiques et les ronds-points tous les samedis. Pourquoi donc ? Ce mouvement de révolte n’a rien à voir avec une grève qui se déroulerait durant les jours de travail ou une série de manifestations orchestrées par les grandes organisations syndicales. Non.

Il s’agit plutôt d’un mouvement de rébellion spontané – qui couvait depuis la révolte des Bonnets rouges, démarrée en Bretagne autour de 2013 – qui s’est répandu aux quatre coins d’une France populaire qui se sent flouée par ses élites parisiennes. La France qui se lève tôt le matin pour aller travailler, qui est étranglée par un fardeau fiscal écrasant et qui assiste à la destruction de tout ce qui fondait une qualité de vie qui était enviée par tous.

 

Le peuple contre les élites

Le quotidien Le Devoir nous a pondu, samedi dernier, une série d’articles où l’on tente de définir le populisme dans un contexte où le commun des mortels ne ferait plus confiance à ses élites. Le journaliste Fabien Deglise reprend les mots de Catherine Côté, professeure à l’université de Sherbrooke, pour qui « les mouvements d’indignation ont fait revenir ce citoyen [le populiste] vers la politique. Jusqu’à quel point ce retour va t-il être démocratique, ça, c’est une autre histoire. Quand on ne se sent pas représenté, il y a une tentation forte de remettre en question la validité et la légitimité du système démocratique qui était censé le faire ».

Or donc, le tiers des électeurs potentiels, au Québec comme en France, qui ne se déplacent même plus pour aller voter pourrait bien constituer une frange importante de cette nouvelle cohorte de « populistes ». Les éternels cocus d’un système qui est une forme de spectacle qui ne représente pas les couches populaires. La majorité silencieuse en quelque sorte.

 

Les élites ont peur d’être dépassées

Les journalistes du Devoir se réjouissent, en s’appuyant sur les arguments d’une brochette d’intellectuels, du fait que ce regain de populisme peut ramener le citoyen vers la politique, alors que beaucoup de laissés-pour-compte ne veulent plus rien entendre de la joute électorale.

Toutefois, les principaux intéressés prennent la peine de nous prévenir que le populisme de droite serait dangereux en raison de son aspect « réactionnaire », de sa volonté de faire table rase d’une démocratie représentative qui pourrait bien être un leurre en définitive. Néanmoins, Fabien Deglise estime que « le poison peut parfois être le remède ».

 

Récupérer le mouvement

Ainsi, la gauche aurait intérêt à se saisir de cette colère populaire afin de « contribuer à refonder, voire à réhabiliter ce système de représentation politique que l’on dit aujourd’hui défaillant », précise le journaliste. Curieusement, la « gauche-caviar », qui monopolise une part importante des médias et des institutions publiques, réalise que la majorité silencieuse n’achète plus ses salades.

On tente donc, à l’instar du président Macron qui vient de lancer un pseudo débat national en vase clos, de récupérer le mouvement en désamorçant la charge populiste qui risque d’exploser tôt ou tard. Les principaux intéressés, s’ils prennent acte du manque de justice sociale ou de l’absence d’équité fiscale qui frappent le commun des mortels, craignent un populisme de droite qui s’appuierait sur des sentiments xénophobes, quand ce n’est pas sur le rejet de ce grand projet mondialiste qui les habite.

Voilà où le bât blesse : nos observateurs patentés ne comprennent toujours pas que ce nouveau populisme ne fait pas partie des catégories de concepts mises de l’avant par la gauche ou par la droite. Ce populisme correspond à la volonté manifeste des laissés-pour-compte de la mondialisation de protéger le peu de dignité qui leur reste. À savoir d’être capable de subvenir à leurs besoins vitaux, tout en partageant des valeurs communes, et de pouvoir transmettre un héritage culturel aux générations futures.

 

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8 Commentaires

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  • #2146234

    Pour faire face à la dictature totale qui se met en place en France et en Europe avec l’UE état supranational au service de l’état profond américain il n’y a qu’un seul discours à tenir :

    Peuple uni, ni gauche ni droite, ni parti, ni communauté, ni syndicat, mais union de tous contre la dictature pour la liberté de chacun et de tous, pour construire un nouveau paradigme plus équitable.

    Sinon les prochaines étapes seront les mercenaires de l’OTAN dans nos rues, la prison digitale de la monnaie électronique, le fichage complet pour savoir si vous avez vos 11 vaccins et le puçage RFID pour vous suivre à la trace. Voulez-vous être totalement esclave du système ou être libre ?

     

    • #2146295

      Vous avez raison, le problème de fond est un problème de liberté.
      Le mondialisme vise à détruire la classe moyenne. Qu’est-ce que la classe moyenne ? Celle qui peut vivre de son travail et éventuellement épargner. Celle qui a le moins besoin de l’Etat.
      L’appauvrir la rendra dépendante de ce dernier...
      In fine, ce sera de l’Etat supranational


    • Pour faire simple, tout ceux qui ont compris que ce système ne peut être changé, participez à faire grandir le nouveau , c’est en france qu’il est né : une monnaie libre, équitablement créée entre les différents membres d’une toile de confiance créée lors de rencontres physiques. La g1, monnaie libre, basée sur la trm de stephane laborde. Tout découle de cette fausse monnaie partout sur terre créée inéquitablement ( par crédit ) : injustice, misère, santé, pollution, éducation etc... car le seul objectif d’un humain est la recherche de profit pour rembourser l’intérêt.


  • #2146283
    le 17/02/2019 par Querquetulani
    Qu’est-ce que le "populisme des Gilets jaunes" ?

    Bas les masques à cause de ce paradoxe : la démocratie de 1789, dite d’origine populaire, est enfin visiblement pour tous de nature antipopuliste


  • #2146289
    le 17/02/2019 par Message reçu
    Qu’est-ce que le "populisme des Gilets jaunes" ?

    Des laissés-pour-compte qui vont être de plus en plus nombreux grâce aux réformes Macron-UE, à s’entasser devant l’Élysée. Jusqu’à ce que la porte cède.


  • #2146316

    Le mouvement GJ stagne. Certes il perdure, mais ne représente plus de danger pour le pouvoir. Les manifs dites : "bon enfant" (ou bisounours) n’inquiètent pas le pouvoir, qui dès lors laisse filer. On peut amadouer une colère profonde, en la laissant s’étioler. En la laissant mourir de sa belle mort, comme on dit.

    Autre chose, si les rassemblements et autres défilés, sont assortis de casse, de brutalités, qui elles, poseront la question légitime de l’état de droit, donc de la responsabilité de l’autre orifice anal, qui, pendant que la base manifeste, en profite, sous couvert de "Grand Débat" pour mener sa pré-campagne, sur le dos de la collectivité.

    Je ne sais pas qui conseille (ou manipule) les G j mais il est évident que les dernières manifs, qui n’ont pas donné trop de fil à retordre aux autorités, vont mener le mouvement dans une impasse.

    La suite est prévisible : tous vont se lasser des actions, les vacances, vont briser toute motivation populaire et tout s’évaporera. la mémoire courte de la collectivité, fera que les choses vont rentrer dans l’ordre ou la continuité. Un beau jour on s’apercevra que... tout ça pour rien !

    L’exécutif en sortira invincible et la hargne populaire encore plus diluée et difficilement mobilisable, à l’avenir. Triste !

     

    • #2146698

      Il y a encore 6 mois on disait " Les français sont trop cons, ils ne bougeront jamais" et 6 mois après ils sont dans la rue tous les samedis, malgré les yeux crevés et les mains arrachées.
      Maintenant on dit, ils sont fatigués, ils vont partir en vacances, c’est bientôt l’ouverture de la pêche, ils vont prendre 50 euros et rentrer à la maison ...
      Les révolutions sont faites par une petite minorité, les autres suivent ou pas.
      Il y avait plus de résistants en 46 qu’en 44 !


  • #2146368

    Le"dictionnaire"de l’oligarchie prédatrice est devenu,en plus de son ridicule,nu sur la place publique mondiale. Cette oligarchie,subversive et sanguinaire,appelle :
    - populisme : tout ce qui est noble et se rattache au peuple.
    - liberté : débauche débridée et individualisme bestial.
    - démocratie : dépossession du peuple de sa souveraineté par la tricherie la plus crasseuse.
    - réforme : destruction des valeurs morales et spoliation des richesses des nations par les supercheries les plus honteuses et l’intimidation.
    - controversé : tout ce qui comporte le risque,héros ou idées progressistes,de mettre hors d’état de nuire les idéologies et les plans d’asservissement et de domination des nations.
    - révolution populaire : subversion radicalisée.
    On peut continuer sur cette veine à l’infini. Les forces vives des nations,partout dans le monde,et notamment en France,et sous l’effet du joug insupportable de cette pieuvre prédatrice et venimeuse,ont pris pleinement conscience des méthodes fourbes de la bête sanguinaire. Ainsi,le combat de l’humanité contre cette tumeur maligne et mortelle est par sa nature même manichéen. Tout ceux qui ne se rangent pas du côté des peuples dans leur lutte héroïque sont forcément dans le clan opposé.
    Mao Tsé Toung disait : "Nous devons soutenir tout ce que notre ennemi combat et combattre tout ce qu’il soutient."