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Quand des féministes harcèlent des scientifiques

L’ère de l’investigation scientifique factuelle est-elle terminée ? Dans les labos, la frontière entre discrimination positive et harcèlement idéologique ne cesse de s’effacer. Mais privilégier les opinions et l’identité des scientifiques à la qualité de leurs recherches entrave des carrières et génère de véritables persécutions.

« Pour le moment, je préfère rester anonyme. Je n’en suis pas fier, mais il faut que je mange et je suis aussi responsable des opportunités de recherche de mes étudiants et de mes postdocs. »

L’astrophysicien qui me dit cela n’a tué personne, il vient simplement de me raconter qu’il a choisi de quitter l’Australie, le pays où il a été diplômé et où s’est déroulé le gros de sa carrière, pour la Chine. Pourquoi ? Parce que, en tant que chercheur, il s’y sent plus libre. C’est sans doute un comble, mais c’est la réalité. Pour de plus en plus de scientifiques, les pressions et la mise au pas du « politiquement correct » (faute de meilleure formule) au sein des universités et autres établissements de recherche sont telles que s’exiler dans un pays non démocratique, où les opposants disparaissent et les minorités religieuses sont parquées dans des camps de rééducation, devient un pis-aller si vous souhaitez travailler normalement.

« J’ai quitté l’Australie parce que j’en avais marre de voir les postes et les financements se réduire comme peau de chagrin pour les vrais astrophysiciens », résume, dépité, ce spécialiste de radioastronomie.

Nous sommes aujourd’hui (à peu près) tous d’accord : qu’il soit sexuel, scolaire, moral ou en Ligue du LOL, le harcèlement est un fléau à combattre. Mais le consensus est bien moins solide quand les individus persécutés, jusqu’à en perdre le goût de travailler ou de vivre, sont des scientifiques ostracisés pour « mauvaise pensée », indépendamment de l’intégrité, du sérieux et de la qualité de leurs travaux. Et ce, même lorsque les brimades reposent sur des cabales mensongères et diffamatoires.

 

« Déclaration de diversité »

« Le climat politique dans les universités australiennes a effectivement été l’une des raisons principales de mon départ. C’est aujourd’hui très difficile d’obtenir un poste permanent si vous ne faites pas partie d’un groupe protégé (hélas, je suis un homme blanc, hétérosexuel et chrétien, pas de bol !) et/ou si vous ne faites pas suffisamment d’activisme visible (ou, du moins, de virtue signalling) pour un certain nombre de sujets chéris par la gauche écologiste », précise mon interlocuteur.
« En Chine, il est très probable que des astronomes chinois subissent l’interférence politique du Parti communiste, mais, en tant qu’étranger, on me laisse tranquille. Je peux faire de l’astronomie en paix, sans perdre de temps sur des projets “diversitaires”. Ici, les postes sont toujours donnés aux meilleurs candidats, qu’importe leur sexe, leur genre ou leur origine ethnique. Et contrairement à mon patron australien, mon patron chinois ne m’a jamais reproché de ne pas être assez socialiste. »

Comme ailleurs, les tracas qui ont poussé ce physicien à l’exil académique relèvent globalement d’une discrimination positive devenue folle. « Les degrés de discrimination sont nombreux », m’explique l’astrophysicien.

« Déjà, il y a de plus en plus de postes, de bourses et de subventions qui sont officiellement réservés aux femmes et aux membres des “nations premières”. Ensuite, dans les postes ouverts aux hommes blancs, vous avez des clauses spéciales garantissant l’embauche de candidats d’un seul profil idéologique. Par exemple, on va vous demander de rédiger une “déclaration de diversité” [qui n’est rien d’autre qu’un serment d’allégeance] dans laquelle vous devrez détailler tout le “leadership” dont vous avez su témoigner dans vos recherches ou vos enseignements antérieurs (en organisant des séminaires ou des conférences réservées aux femmes, par exemple). »

 

Préjugés idéologiques

Il y a quelques semaines, dans le cadre d’une enquête en cours sur le darwinisme contemporain, deux chercheurs français en sciences cognitives m’ont demandé le « off » pour une raison similaire : apparaître nommément dans Le Point, publication jugée trop « à droite », équivaudrait à se tirer une balle dans le pied auprès de leurs collègues et étudiants. Le souci, c’est qu’il est très difficile de ne pas comprendre – voire de donner tort – aux scientifiques préférant se cacher ou changer de pays pour ne pas avoir à subir les foudres de l’orthodoxie morale contemporaine. Alessandro Strumia, professeur de physique des particules à l’université de Pise et entre autres coauteur de l’étude sur la découverte du boson de Higgs, en est l’une des toutes dernières victimes.

Le 28 septembre 2018, au Cern (Genève), le physicien intervient dans un séminaire intitulé « Théorie des hautes énergies et genre ». Œuvrant depuis plusieurs mois à la conception d’algorithmes visant à améliorer le système d’évaluation des publications scientifiques, Strumia profite de sa conférence pour présenter des données bibliométriques – internationales et courant sur un demi-siècle – relatives à l’autorat et à l’embauche en physique fondamentale. Selon ses calculs, elles permettent d’attester d’un fait somme toute réjouissant : les femmes ne sont pas victimes de discriminations sexistes dans sa discipline. Des observations cohérentes, par exemple, avec un grand rapport publié en octobre 2014 par l’Association américaine de psychologie scientifique (APS) qui concluait que, « malgré de fréquentes affirmations contraires », la « neutralité de genre » – les chercheurs sont jugés en fonction de leurs compétences, pas de leur identité – est la règle en physique, comme en géosciences, ingénierie, économie, mathématiques et sciences informatiques. Soit autant de champs scientifiques où les hommes sont en général beaucoup plus nombreux que les femmes et que l’on soupçonne, pour cela, de carburer aux « discriminations systémiques ». Selon Strumia, une telle appréciation tiendrait davantage d’un préjugé idéologique empreint de « marxisme culturel » que d’une réalité tangible et mesurable. Si discrimination il y a, Strumia observe qu’elle serait plutôt favorable aux femmes, qui obtiennent en moyenne des postes plus tôt dans leur carrière et avec moins de publications et de citations que leurs collègues mâles.

Deux jours plus tard, la chasse est lancée sur Twitter. Jessica Wade, physicienne affiliée à l’Imperial College de Londres et militante engagée pour une plus grande participation féminine dans les STEM (acronyme de « science, technology, engineering and mathematics »), accuse Strumia (qu’elle identifie à tort comme le directeur du département de physique théorique du Cern) d’avoir déroulé un exposé « sexiste » dans lequel il aurait argué de l’infériorité des femmes physiciennes (une autre contre-vérité, et non des moindres).

Lire l’article entier sur lepoint.fr

Les dégâts du féminisme, sur E&R :

 



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27 Commentaires

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  • #2165787

    Et que dire du climatiquement correct qui pollue les centres de recherche depuis 20 ans ?
    Après Sarkozy, les financements se font maintenant sur projets : les scientifiques doivent "vendre" leurs recherches avant de les avoir menées. Tout ce qui est "déviant" n’est pas financé.
    L’Occident s’est fondé sur la liberté et la raison. Tournant le dos à ces principes, il va s’effondrer dans un nouvel obscurantisme. Et ceux qui pensent que cela ne correspond pas à un plan délibéré devraient y réfléchir à deux fois : la diversité humaine ne permettrait pas une telle collusion à grande échelle.

     

    • #2165844

      Tout à fait d’accord avec vous. Le milieu universitaire est entièrement sclérosé et n’admet plus aucun débat (sauf sur des sujets sans importance). Par exemple, remarquez que presque tous les scientifiques qui osent s’exprimer contre l’alarmisme climatique sont des professeurs à la retraite ! Parce que même si vous êtes professeur nommé, on trouvera toujours une raison pour se débarrasser de vous si vous sortez des clous. Et la liste des tabous est longue : 11 septembre, SIDA, vaccins, cancer, Seconde guerre mondiale, OTAN...


    • #2165909

      L’idéologie s’est insinuée partout, y compris en histoire ancienne. C’est fou ! Les états se toisaient aussi par le prestige de leurs chercheurs, aujourd’hui, les mandarins français se dérobent à toute réflexion potentiellement dangereuse pour leur carrière, se retranchant derrière un aveu "d’incompétence", il faut le voir pour le croire ! Les mails ou les billets, y compris publics (sur des sites web par exemple), sont truffés de fautes d’orthographe ! Quand on voit la différence de niveau entre les chercheurs des années 50-60 et celui des chercheurs contemporains, c’est un cauchemar ! Le plus tragique de l’histoire est que ces médiocres ont opéré un véritable trust sur les disciplines et qu’ils empêchent toute réflexion sérieuse d’émerger...

      En France, le lynchage de Faurisson reste le symbole de la défaite de la recherche en histoire et de la coupable passivité de toute l’université.


    • #2166605

      Avant la Révolution, beaucoup de femmes avaient des activités non domestiques et quelquefois hautement qualifiées... pour rester dans le domaine de la musique, le compositeur lyonnais Jean Marie Leclair, un autre phare de la Musique Baroque française, qui éblouissait Jean Sébastien Bach, avait une épouse qui gravait et éditait toutes ses partitions...
      Ce n’est pas sans raison qu’on occulte la véritable Histoire de l’Ancien Régime : sa comparaison avec l’âge républicain est accablante pour le second.


  • #2165806

    Nous sommes aujourd’hui tous d’accord : le harcèlement est un fléau à combattre. Mais
    Ce genre de personne n’arrivera jamais à rien. Ce n’est pas en approuvant moralement l’ennemi que l’on gagne.

     

    • #2165861
      le 24/03/2019 par révolution royaliste ?!
      Quand des féministes harcèlent des scientifiques

      Les féministes en chef - qui sont en très haut lieu des hommes et non des femmes - se servent de comportements, existants mais très minoritaires, pour tenter de soulever la majorité du beau sexe contre l’ensemble des hommes, annihiler à la fois ces derniers en leur supprimant tout doit de répondre (leur virilité), mais aussi des femmes - puisqu’il n’y aura plus d’hommes pour les satisfaire - ce qui est déjà en partie le cas !

      Qui va gagner ? Les plus ambitieux de ces hommes et de ces femmes : les "winners".
      C’est-à-dire ceux qui seront prêts à la plus forte soumission en échange d’une carrière réussie car bien payée - un monde de sous-merdes dorées. Type Hanouna.

      Donc, pour les Gilets jaunes : ce n’est pas exactement une question de "pouvoir d’achat"........ mais tout un système en marche qu’il faut refuser.
      Parfois j’ai de la sympathie pour les casseurs...


  • #2165834

    de la meme maniere que la purge a chasse les dissidents des msm vers internet,peut etre que vient le moment d’arreter de faire de la science dans des labos "publics" ou de grandes boites et de faire de la science "privée" personnelle. Par exemple les bourguignons . Trouver une facon de monnayer ses competences, recherches pour financer son labo (genre vendre des previsions meteos pour un astronome ou des previsions de tempete solaire qui pourraient perturber et endommager des equipements) .Rentabiliser ses instruments de laboratoires tout ce capital et une fois a la tete d’une unite independante financierement,continuer ses recherches autofinancees sans interference. Bref faire comme soral,creer son site web er mais version laboratoire.Fini les grosses structures ankylosees, small is beautiful again ?

     

    • #2165877

      Ce que vous proposez est une excellente idée. Elle est probablement faisable pour un certain nombre de scientifiques, mais pas tous. Les Bourguignon ont certainement dû acquérir un certain matériel quand ils ont monté leur labo, mais si vous êtes astronome, je vous vois mal vous payer à vous tout seul un super-télescope - il y en a une poignée sur la planète et pour chacun il a fallu que plusieurs pays se cotisent pour les financer. Donc ça dépend du domaine.


    • #2166061

      On n’achète pas un télescope !
      On achète du temps d’utilisation.
      Par contre, là où ça a toujours été pervers, c’est que la priorité est donnée pour les recherches importantes.
      Reste à définir la notion d’importance...

      Un exemple que j’avait lu dans un numéro de ciel et espace des années 90 détaillait un chercheur qui devait mentir sur le sujet de ses recherches pour pouvoir observer ce qui était alors un sujet d’étude méconnu que celui des arcs gravitationnels.
      https://www.astronomes.com/astro/wp...

      Donc, même à l’époque, il fallait bien choisir ses sujets d’étude, quitte à mentir sur les vraies motivations !


  • #2165928

    Ma fille vient d’être reçue au CAPES de musicologie, mais je suis choqué de constater que son féminisme tourne au RACISME anti mec . Elle prétend maintenant qu’il y a eu autant de grandes musiciennes que de grands musiciens . J’espère pour elle qu’elle ne va pas virer lesbienne .

     

    • #2165956

      Si votre fille tombe dans les pièges idéologiques, c’est que vous n’êtes pas là pour lui donner le bon cadre !
      Vous prenez le Larousse des musiciens et vous lui montrez que c’est faux !

      Et racisme anti-mec çà veut rien dire, "mec" n’étant pas une race mais un genre ! Il s’agit bien de féminisme.

      Çà va aller ?


    • #2166017

      Pour ajouter au commentaire de Recta, « mec » offre le genre ET l’orientation...
      Si le terme est de son fait, il faudrait en aviser votre fille.
      Par ailleurs, dans l’époque qui est la nôtre, rares sont les filles qui n’ont pas essayé leurs copines.
      L’on nous parle de Bigard, mais entre elles et en terme d’histoires et d’aventures salaces, ce dernier est un petit joueur.


    • #2166038

      @recta

      "Et racisme anti-mec çà veut rien dire, "mec" n’étant pas une race mais un genre !"
      c’etait une métaphore qu’il utilisait...


    • #2166081

      Tout dépend ce qu’on appelle musicien. Il faudrait préciser... en général, les femmes ont certaines aptitudes pour la musique, les hommes en ont d’autres, ils sont assez complémentaires. Donc votre fille a raison et tort à la fois. Les femmes sont souvent plus attirées par l’interprétation, par le chant , la pédagogie de la musique, cependant les hommes sont souvent plus attirés par la composition, l’analyse, l’improvisation. Et en général, on est bon dans ce par quoi on est attiré...
      Je suis moi-même musicien pro et c’est quelque chose que j’observe fréquemment même s’il y a toujours quelques rares contre exemples.


    • #2166090

      Excusez-moi de ne pas être tout à fait d’accord....
      Qui connaît Elisabeth Jacquet de la Guerre ? comme Mozart elle fut un enfant prodige:à 5 ans,elle joua du clavecin devant Louis XIV. Fille de M ; jacquet ( Luthier et musicien), épouse de M. de la Guerre (un autre musicien), elle est un des plus grands compositeurs français de la période baroque, elle s’est exercée dans tous les domaines, : musique de chambre, opéras, etc... je tiens des mes enfants (un garçon et une fille) tous deux violonistes qu’elle a même révolutionné la technique du violon (le jeu en double cordes), alors qu’elle était claveciniste au départ...
      Qui connaît Hélène de Montgeroult ( marquise) pianiste et compositrice... elle fut graciée par le Tribunal Révolutionnaire pour son talent, et devint professeur de piano dans le premier Conservatoire de musique de Paris...Elle était le meilleur pianiste de son temps, son style annonçait celui de Chopin. En musique elle était visionnaire : tous les compositeurs romantiques s’en sont inspirés, et elle a laissé une méthode pédagogique remarquable..
      Ces deux femmes ont été encensées de leur vivant, mais ne sont pas passées à la postérité, en France, uniquement qu’en raison de leur sexe et de l’évolution défavorable de la condition féminine après le Code Napoléon ....
      Il y a sûrement d’autres exemples, mais ce sont ces deux là que je retiens, parce que avec eux mon fils étudiant dans un CNSM a complètement saboté un cours sur le sexisme en Art, La gourde qui intervenait, ne les connaissait même pas...


    • #2166177

      Anita, merci pour les contre exemples qui confirment la règle, les hommes sont biens meilleurs en composition musicale que les femmes vous en donnez la preuve. Vous ne sortez que 2 femmes contre les milliers d’équivalents masculins. Et des grands musiciens masculins complètement oubliés actuellement on peut en sortir beaucoup plus.

      Et même dans la musique actuelle malgré l’"égalité des chances" par rapport aux siècles passés, le ratio est à peu près toujours le même, combien de femmes comparés aux compositeurs masculins, combien de femmes qui composent pour des hommes comparés à toutes les interprètes féminines qui ne jouent quasiment que des compos écrites par des hommes ? Regardez les studios musicaux, les besogneux de l’ombre qu’on ne met pas en avant (sans parler de la qualité c’est un autre problème). Combien de compositrices de musiques de films, de jeux vidéos, de séries, de pub, des sonneries de téléphone ?

      Je ne nie pas qu’il y a des femmes génie mais à un moment faut arrêter de nier la réalité si les femmes le pouvaient elles composeraient en beaucoup plus grand nombre, personne ne les en empêche, au contraire elles sont plutôt promues, tout ce qui est création féminine est valorisé, mais c’est comme pour les ingénieurs quand il faut des résultats concrets à un moment il faut de l’efficacité, pas de l’idéologie.


    • #2166417

      Alors , j’insiste ! il y a , il y a eu des femmes compositrices .. je n’en ai cité que deux , mais il y a eu des femmes compositrices à la Renaissance, au Moyen Age, dans l’Antiquité, et les spécialistes le savent mieux que moi..
      Je n’ai cité que les deux Françaises les plus emblématiques ( Beethoven rendait hommage à la marquise, c’est vous dire le niveau) pour mettre en lumière qu’à la fin de l’Ancien Régime les femmes pouvaient s’adonner à leur talent , être reconnues par leurs pairs et encensées par le public... C’est la Révolution bourgeoise, et Napoléon qui ont gravement nui à la condition féminine...et couper les femmes de la vie publique.
      Je ne suis pas très calée dans la musique de studio ( même si j’ai un éminent compositeur-arrangeur dans mes cousins) , mais pour ce que j’en sais ; c’est quasiment une confrérie...c’est tout dire.
      Autant que je sache il y a des chanteuses américains qui composent et surtout, si comme j’ai l’habitude de le faire vous épluchez les génériques des films épiques :vous verrez que nombre de femmes travaillent dans la musique de film...
      Bon je suis CONTRE toute discrimination positive, et pour cause : ma fille s’impose partout par son talent, elle n’en a pas besoin.
      PS En Physique, au XXème siècle, il y a eu Marie Curie, sa fille Irène, mais aussi Lise Meitner physicienne autrichienne qui joua un rôle majeur dans la découverte de la fission avant de s’enfuir en Suède pour cause de judéité, elle faisait équipe avec Otto Hahn Prix Nobel de Chimie 1944,... et surtout Maria Mayer... une physicienne nucléaire Prix Nobel de physique 1963.. Il faut savoir que celle-ci était tolérée dans le labo de son mari, qu’elle a travaillé des années sans rétribution : entre cette situation ubuesque et la discrimination positive, il y a un juste milieu à trouver.
      Affirmer que les femmes ne sont pas capables de créativité, c’est stupide et pratiquer la discrimination positive c’est infamant.
      En revanche il y a bien un truc à régler : moraliser un peu la vie des labos, où le sexe joue un rôle non négligeable dans la promotion : que ce soit le directeur qui harcèle ses collaboratrices et/ ou étudiantes, ou que celles-ci usent de leur entre-jambes pour obtenir des avantages... c’est pas très scientifique tout ça. Et ça c’est un témoignage.


    • #2167918

      Je suis tout à fait d’accord avec vous @anita...
      On pourrait citer aussi Nadia Boulanger compositrice qui a été la pédagogue des plus grands du 20ème : Bernstein, Piazzolla, Legrand, Cosma, Gershuin, Glass...
      Elle avait arrêté de composer à cause de la mort de sa soeur elle même grande compositrice et qui décède prématurément à l’âge de 24 ans des suite d’une maladie chronique. Par respect pour sa mémoire et pour la mettre en valeur, elle ne composera plus.

      Je pense que ce n’est pas une incapacité structurelle qui empêche les femmes d’accéder au plus haut niveau artistique, scientifique ou politique mais bien un manque d’intérêt pour ces choses là au profit de tout ce qui touche à la procréation sur le long terme : séduction, éducation, tenir la maison...
      Et comme bien souvent, elles ne sont pas intéressées, elles développent moins les structures mentales et sensorielles symboliques liées au déconstruire, à l’analyse, au décomposer (symboliquement plus masculin) et nécessaires au recomposer, à la synthèse, et au construire (symboliquement plus féminins). La compréhension de ces deux grands principes masculins et féminins demande des vies entières de contemplation. Je débute mais c’est passionnant... merci E&R qui permet ces réflexions et merci à la Vie qui nous donne des sujets éternels d’étude et une éternité pour les étudier !


  • Et voilà pourquoi notre chercheur-découvreur (du virus qui serait à l’origine du SIDA), M. Montagnier, s’est installé en Chine pour y travailler tranquillement sur un sujet toujours mal considéré en France : la mémoire de l’eau. Gêné par les bien-pensants de la "bonne science", et ne voulant probablement pas finir usé comme l’auteur de cette découverte, le Pr Jacques Benveniste, Montagnier a préféré quitter la France...

    Non content de vendre la France à l’ancan, de laisser s’achever la désindustrialisation, de traîner les pieds pour soutenir sérieusement la recherche en technologie de pointe, nos "élites" incultes et leur tout petit président qui joue les petit philosophe de comptoir, demeurent incapables de remettre de l’ordre dans l’hystérie féministe qui emmerde à peu près tout le monde... sauf les loquedus du libéralisme sociétal...

    Disons-le sans manière : on est très mal barré en France.

     

  • #2166000

    Le monde académique en Occident est devenu invivable. Idem pour le monde de l’entreprise sauf peut être pour les petites entreprises où les idéologies décadentes et folles n’ont pas encore complètement pris pied, toutefois on n’est pas pour autant à l’abri de ses collègues dingos. Car dans le monde occidental les gens sont malades (jalousie pathologique, dépressifs, ego hypertrophié...) et être à peu près équilibré et normal au milieu de ces cas psychiatriques c’est difficile ! Si bien qu’il est vrai que de plus en plus d’Occidentaux se réfugient dans des pays qualifiés de dictature car il y règne une atmosphère de plus grande liberté économique et de pensée. Les gens y sont aussi plus sains. Le monde occidental est devenu un de ces mondes utopiques oppressif de la littérature de science-fiction. On est en plein 1984 où on est sommé d’accepter sans broncher que 2+2=5.


  • #2166126

    Anecdote : je suis proche de personnes travaillant a Lockheed Martin (fabricant du F35) et Northrop Grumman aux USA et ils ont pu me dire a plusieurs reprises que les femmes, ou mieux les femmes noires, voient leur promotion se faire largement plus rapidement que le mâle blanc ou latino (bcp de latinos y bossent) même si souvent leurs connaissances sont vraiment largement, largement inférieures a leur collègues masculins (question d’années d’expérience). Bon ensuite elles ne sont pas pire que n’importe qui d’autre mais bon.


  • #2166128

    C’est sùr que c’est pas à Charles Consigny ou à Aymeric Caron que ça arriverait !
    Pauvre monde

     

  • #2167516

    Le post-modernisme, autrement appelé marxisme culturel, est une immonde chiasse idéologique destinée à manipuler les populations du monde occidental, notamment par le mensonge ( "être contre l’immigration de masse, c’est être raciste", "une femme, c’est pareil qu’un homme, quel que soit le domaine considéré" ) sous prétexte de rendre ce dernier "meilleur". Plus juste. En fait, il ne s’agit que de faire en sorte que, même si tu es mauvais dans ton domaine, tu puisses exercer le pouvoir à la place de gens plus compétents. Avant tout, une affaire de pouvoir. Un totalitarisme bien-pensant : leur idée du Bien à la place de la compétence. On retrouve bien là le pire du communisme. L’idéologie à la place de la vérité ou de la réalité. Une chiasse de l’esprit. Une chiasse de l’intelligence. Jordan Peterson explique ça très bien.
    J’en ai, des post-modernes, dans ma famille. Voilà ce que ça donne : "Les races, ça n’existe pas, c’est prouvé scientifiquement". Et ils te disent ça avec un air de supériorité non dissimulé. Ils sont pas racistes, eux... En fait, ils le sont bien plus que la moyenne des gens : ils ont appris à se détester eux-mêmes et à faire semblant d’adorer ce qui n’est pas eux. On est à un niveau de manipulation des masses sans doute jamais atteint dans l’histoire. L’antiracisme de principe ( ce qui n’est pas moi doit être protégé en priorité, même au détriment de moi-même et du groupe auquel j’appartiens ) est le navire amiral de cette chiasse généralisée. Comment mieux manipuler qu’en invoquant "le Bien" ? Une baisse des défenses de la société occidentale organisée par nos "élites". Fumiers...
    Les gilets jaunes du début du mouvement étaient, entre autres, une réaction contre cette chiasse. ER aussi lutte contre cette manipulation généralisée.