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Trump retire les États-Unis de l’accord 5+1 sur le nucléaire iranien

Le Président des États-Unis a annoncé mardi soir qu’il se retirait de l’accord, qu’il qualifie de « désastreux », signé en 2015 avec Téhéran concernant la fin du programme nucléaire militaire iranien. Les sanctions américaines sont rétablies.

 

Donald Trump :

« Nous avons la conviction que l’Iran ne doit jamais acquérir l’arme nucléaire. L’accord est par essence défectueux. J’annonce que les États-Unis vont se retirer de l’accord nucléaire iranien. Je vais signer un memorandum pour rétablir les sanctions contre le régime iranien. Tout pays qui aidera l’Iran dans son programme nucléaire fera l’objet de sanctions. Lorsque je fais des promesses, je les tiens. Nous allons travailler avec nos alliés pour aboutir à une solution durable à la menace nucléaire iranienne. Le peuple américain se tient aux côtés du peuple iranien. L’avenir de l’Iran appartient au peuple iranien. »

« Les clauses de cet accord sont inacceptables. Si je le poursuis, il y aura une course aux armements. Cet accord ne permet pas de contenir les ambitions nucléaires de l’Iran. Il ne fait rien pour contenir l’activité de déstabilisation de l’Iran, y compris son soutien au terrorisme. »

Lire l’intégralité de l’article sur lci.fr

 

La menace nucléaire iranienne relève actuellement du fantasme

 

Alors que Donald Trump est sur le point d’annoncer sa décision au sujet de l’accord sur le nucléaire iranien, l’expert des questions de Défense Philippe Migault décrypte le fantasme d’une menace nucléaire représentée par Téhéran.

 

La décision de Donald Trump de se retirer de l’accord sur le nucléaire conclu avec l’Iran en juillet 2015 dans le cadre du Groupe des 5+1 (États-Unis, Russie, France, Royaume-Uni, Allemagne + Iran), poursuit essentiellement un objectif électoral.

Donald Trump n’a jamais caché tout le mal qu’il pensait de l’accord conclu par l’administration Obama. Il n’a jamais fait mystère durant sa campagne présidentielle et depuis son élection de sa volonté de revenir sur la parole américaine. Trump a été propulsé à la Maison-Blanche par le vote, notamment, des Chrétiens évangéliques. Convaincus de la « destinée manifeste » du peuple américain, ceux-ci considèrent le peuple juif comme un autre « peuple élu » et le projet sioniste, comme une étape du projet divin pour l’humanité. Le Président des États-Unis, empêché par le Congrès et son administration de mettre en place la plupart des réformes figurant dans son programme de campagne présidentielle, sait que, sur ce dossier, il a toutes les chances de ressouder le camp républicain derrière lui tout en satisfaisant son électorat. Benjamin Netanyahou vient de réaliser un show télévisé uniquement destiné à convaincre les Américains de la duplicité iranienne. Il n’y a pas à hésiter. Même si d’un strict point de vue militaire, il n’y a aucun nouvel élément justifiant de déchirer un nouveau traité international.

Que dit l’accord signé en juillet 2015 par le Groupe des 5+1 ? En échange d’une levée des sanctions internationales contre l’Iran il s’engage à démanteler partiellement l’outil nucléaire iranien. Depuis sa conclusion l’Iran a divisé par deux le nombre des centrifugeuses lui permettant d’enrichir l’uranium à un niveau de qualité militaire, et s’est engagé à ne pas tenter de restaurer ses capacités initiales jusqu’en 2025. Le régime iranien a aussi ouvert ses sites nucléaires aux experts de l’Agence Internationale de l’Énergie Atomique (AIEA). Téhéran, enfin, a accepté de modifier ses installations d’Arak, de telle sorte qu’elles ne soient plus en capacité de produire du plutonium permettant de fabriquer une arme atomique. L’AIEA l’a répété à plusieurs reprises : l’Iran a rempli sans jamais faillir ses obligations et tenu ses engagements depuis l’entrée en vigueur de l’accord, le 16 janvier 2016. Difficile, dans ces conditions, de produire la moindre petite ogive nucléaire... Du strict point de vue de l’atome, Washington ne peut donc pas avancer le moindre argument pour renier ses engagements. Certes l’accord n’est valable que pour une durée de dix ans. Mais si les sanctions sont levées, quel intérêt aurait l’Iran à poursuivre ? Entre sa pleine réinsertion dans le jeu international et son programme nucléaire, la société iranienne préférerait sûrement la première option.

Reste la question du programme balistique iranien. Celui-ci n’est en aucun cas concerné par l’accord de juillet 2015. L’Iran est donc libre de continuer à mener des travaux de recherche et de développement sur de nouveaux missiles, y compris des engins capables d’atteindre Israël. Mais cela n’implique pas, non plus, que les Iraniens soient sur le point de réaliser une percée technologique extraordinaire, qui leur permettrait d’atteindre l’État Hébreu. Pour une raison toute simple : Israël est déjà à portée de tir des missiles iraniens, depuis au moins une demi-douzaine d’années. « Téhéran possède déjà plusieurs types de missiles balistiques en mesure de frapper l’État d’Israël et en développe d’autres », soulignaient plusieurs études réalisées pour, ou en coopération avec le ministère français de la défense, en 2011-2012. Les différentes versions du missile Shabab, du Sejil, approcheraient ou dépasseraient déjà la portée des 2000 kilomètres mettant l’ensemble du territoire israélien à portée de tir. Les missiles BM-25 nord-coréens, dont Téhéran aurait fait l’acquisition suivant les dites études, ont quant à eux une portée de 2 500 kilomètres, quasiment jusqu’à Moscou. Qui ne s’en inquiète pas outre-mesure...

Théoriquement donc, l’Iran peut dès aujourd’hui frapper Israël. Mais avec des armes non-nucléaires d’une part, relativement imprécises de l’autre. On s’imagine mal les motifs qui pourraient conduire à une telle agression, malgré les relations très dégradées entre les deux États. D’autant que les capacités de riposte nucléaires israéliennes sont bien connues, elles. Même si les agents de l’AIEA n’auront jamais le droit d’y jeter un œil...

(Source :francais.rt.com)

Mettre en perspective la décision de Trump, avec E&R :

Approfondir le sujet avec Kontre Kulture :

 






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61 Commentaires

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  • Daesh n’était donc qu’une caution morale quant à faire la guerre en Syrie et en Irak contre les Chiites soutenus par Poutine.
    En Syrie, le combat contre l’EI fut un prétexte quant à soutenir les rebelles afin de renverser Assad, tout en empêchant la Russie de maintenir une base stratégique sur la mer noire.
    Daesh ayant été territorialement vaincu, Damas, Moscou et Téhéran ayant remportée la guerre face aux rebelle, le trio Washington-Paris-Londres a lancé un feu d’artifice ridicule, prélude à la dénonciation de l’accord par Trump, preuve que le véritable combat a toujours été contre Téhéran et par ricochet, contre Moscou et le Hezbollah.

    Bien entendu, Riyad et Tel Aviv sont également à la manœuvre, un désengagement des US dans la région valant un blanc-seeing à la montée de la puissance Perse appuyé par Poutine, Ankara, elle, a joué la carte de l’opportunisme en profitant de l’aubaine du lâchage en règle des kurdes par les occidentaux pour frapper son ennemi héréditaire à la frontière Syrienne.
    Macron a tenté de dissuader Trump sur l’accord Iranien uniquement pour des raisons économiques, les Européens, tout comme les US, ayant depuis 2015, implanté des banques et des entreprises localement, sans même évoquer leur contribution quant aux exportations du pétrole Iranien.
    Il est évident que les sanctions économiques US posent plus de problèmes aux investisseurs que la dénonciation de l’accord en lui-même.
    A ce stade de la réflexion, on peut donc largement critiquer la position Française dans cette affaire, en s’alignant aveuglément sur les US, elle avait tout à perdre, se pose également la question des attentats, qui, dans ce contexte, sont des dommages collatéraux de sa politique étrangère au proche et au moyen orient.

    On peut donc comprendre la foule niçoise ayant crié « Assassins ! » aux représentants de l’état suite aux attentats, le terrorisme Islamique frappe en Europe parce que cette dernière fait la guerre aux chiites et indirectement, à Poutine.
    Constat à mettre en parallèle avec cette islamophobie entretenue par ceux-là même qui font de Daesh le responsable de la montée de l’antisémitisme, alors que c’est ce choix de guerre au moyen orient qui est la cause.
    Le #jessuischarlie s’inscrit dans la même hypocrisie.

    Macron, May et Merkel tentent maintenant de rétropédaler en déclarant qu’il veulent garder l’accord, le mal est fait, Trump, Netanyahou et MBS ont fait un strike et encore une fois, ce sont les européens les grands perdants.

     

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  • Les sanctions n’ont jamais rien résolu. C’est une arme des USA dans leur guerre économique.
    Dire que ce sont eux qui accusent tout concurrent sérieux d’impérialisme...
    Il serait grand temps que l’Europe reprennen un peu d’indépendance !

     

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  • Aucun respect pour les pays qui ont signé l’accord:France, Russie, Chine, Allemagne.
    Trump ne finira pas son mandat ; sinon, il provoquera une grande guerre.Les oiseaux de mauvaises augure sont prés à s’abattre sur les blessés à partir de leur refuge en Palestine occupée.

     

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  • Tactique trumpienne pour obtenir une nouvelle négociation et un nouvel accord ? Un peu comme avec la Corée du nord où, au final et malgré les gesticulation, çe se finit bien ?

     

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    • Hahaha, il serait temps de retirer les œillères à propos de Trump et ses « tactiques fines » ! Croyez-vous réellement qu’avec ce que vaut la parole des US en matière de traités, Kim se laissera désarmer (nucléaire) comme un bambin pour que cela « finisse bien » (pour les Yankees) ? Et si c’était le cas, je ne donne pas cher de sa survie, car les éventuelles promesses Yankees de retrait réciproque de la Péninsule ne vaudraient pas le papelard sur lequel elle seraient écrites...

       
  • Le discours de Trump est 100% israélien..Tant de mensonges et de désinformation n’ont pu être rédiger que par le Mossad,section littérature&propagande.. !!

    L’arme des sanctions,l’ultime avant la guerre,va posé un problème paradoxal à l’UE...l’alliance unilatéral ( la soumission) ou la contestation (indépendance)...Qui peut tenir face au dollars-roi dans une zone où l’OTAN règne sans partage ?

    C’est quand même bizarre cette impression que Trump cherche à mouiller quasi ouvertement Israël dans ce conflit....d’habitude,le petit coq se planque derrière le gros et attend la fin du combat...là,c’est par les papillotes que le goy ramène le juif devant la scène...On va voir ce que ça fait dans l’opinion mondiale... !!

     

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  • #1961721

    Le problème de Trump, c’est que l’état profond lui a fait croire qu il ne s’opposerai pas à sa réélection s’il suit certaines recommandations. Le but est de lui mettre sur le dos toute la saloperie qui est en train d’arriver et qui doit cacher l’effondrement économique inévitable

     

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    • Vous avez tout à fait raison. Le slogan de Trump était "Make America Great Again", la politique étrangère il s’en tamponne alors, pour ne pas être destitué il laisse le complexe militaro-industriel faire ce qu’il veut et gérer la "politique étrangère" et il est libre de continuer son excellent travail en politique intérieur sans risquer d’être "remplacé".
      L’intérêt d’avoir Trump au lieu de Clinton c’est que les "cassures" et les "contradictions" de leur politique deviennent visibles au plus grand nombre mais, quel que soit le président, ceux qui décident sont les mêmes donc on est systématiquement baisés

       
    • Ça veut dire que Trump n’a pas les manettes ou qu’il n’a pas le QI nécessaire ?

       
    • #1962185

      ’’Le problème de Trump, c’est que l’état profond lui a fait croire qu il ne s’opposerai pas à sa réélection s’il suit certaines recommandations.’’

      Le truc c’est qu’en commettant toute ces sal*peries pour le compte du duo israélo-saoudiens, Trump se met a dos le reste de son électorat du coup il ne sera tout simplement pas réélus faute de votes et ce sera bien fait pour lui.
      Lorsque l’on se met a ramper de façon trop abusive face à Schlomo, on finit comme Valls.
      Il faut savoir le faire avec finesses et de façon modéré comme Macron, Merkel, May même Obama au final.

       
    • @ Clem4484, ce n’est pas aussi simple que de réduire l’équation à un problème de "manettes" ou de Q.I.
      Le constat, c’est qu’il lâche du lest sur ce qui n’est pas important pour lui : la politique étrangère et que, en contre partie, l’état profond ne le menace plus avec l’épée de Damoclès qu’est ’"l’impeachment".
      De notre côté de l’Atlantique, on trouve ça dégoutant (et ça l’est) mais il est pragmatique et il a compris, avec l’exercice du pouvoir que s’il ne jouait pas le jeu, il finirait comme JFK, il se concentre sur la politique intérieur et son bilan économique est excellent, il a donc toutes les chances, en laissant l’Etat Profond faire ses guerrres, de finir son mandat sans être inquiété et, pourquoi pas, puisque les Américains le jugeront sur son bilan économique, prétendre à un second mandat.

       
    • "s’il ne jouait pas le jeu, il finirait comme JFK..."
      Et alors ? Pourquoi tente-t-il de prendre le pouvoir, s’il ne veut rien risquer ? Pour lui et sa famille de nantis ?
      Trump est un faible, point.

       
    • Poussez votre raisonnement plus loin.
      Qui tente l’impeachment de Trump ?
      Essentiellement les démocrates US, même si dans son propre camp, il a des ennemis.
      Des démocrates US qui sont connectés avec les Européistes ultra libéraux à la sauce Macron, le trump bashing Européen transcendant le clivage droite-gauche pour mieux isoler l’extrême droite sur ce sujet, n’oublions pas que l’élection de Trump est une très mauvaise nouvelle pour ceux qui veulent l’américanisation de l’Europe, étape essentielle quant à l’européanisation du monde.

      Globalement, les ennemis de Trump sont pour la solution d’un état Palestinien.

      Que fait Trump ? Un gigantesque double bras d’honneur, transfert de l’ambassade US à Jérusalem et durcissement de sa politique étrangère envers l’Iran.
      En fait, c’est son geste de survie politique, sans doute dans un donnant-donnant avec Netanyahou et les néoconservateurs US qui ont compris qu’ils pouvaient tirer bénéfice de cette situation.

      Donc encore une fois, les principaux responsables sont les loges progressistes Européennes et leur idéologie pro gouvernance mondiale qu’ils tentent d’imposer au monde.

       
  • Les intentions officielles et officieuses étaient les mêmes pour la guerre en Irak. On a vu le résultat. La seule différence est que Trump veut procéder à une guerre économique dans un premier temps. Toujours est-il qu’on n’y comprend plus rien dans la géopolitique contemporaine

     

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  • #1962166

    L’élection de Trump est une véritable bénédiction pour l’’Europe dans le sens où elle l’ oblige à faire des choix et... Enfin défendre ses intérêts stratégiques. Ce qu’un Poutine à très bien compris en en envoyant des troupes. Le pétrole et le gaz remonte pour lui.... Nous on en pas !!! Quid des intérêts français en Iran qui vendent des voitures ? Vive la fin du globalisme, votez bien aux prochaines européennes !!!!

     

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  • Les commentaires sur "le monde" ne sont pas accessibles suite à un "site en travaux".
    Mais "si vous ne pouvez pas vous passer des commentaires, cliquez ici".

    Et l’on découvre que les commentaires du monde sont les mêmes que sur E&R...

    Ah, les problèmes d’internet Monsieur BHL...

     

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  • Arrêtez de croire les fables que vous lisez sur internet à propos de Trump. Ce n’est pas un personnage héroïque qui mène une lutte silencieuse contre l’état profond, il vous baise comme tout les autres et doit être considéré comme votre ennemi.

    Poutine reste pour moi le seul dirigeant à peu près respectable, c’est à dire qu’il ne passe pas son temps à faire des choses étranges voir détestables dont on ne peut expliquer le bien-fondé qu’avec des théorie tordues.

     

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