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Une petite ferme normande devient un modèle dans le monde entier

Et nous on a la ferme de Nicolas Fabre

La ferme du Bec Hellouin pratique une méthode de production agricole inspirée du fonctionnement de la nature qui séduit de plus en plus les paysans.

 

Depuis deux ans, des observateurs accourent de toutes les régions de France et du monde entier pour comprendre les secrets de la ferme du Bec Hellouin basée dans l’Eure. Cette exploitation pratique la permaculture, une méthode douce de production inspirée de la nature. Elle vise à cultiver de manière biologique en associant les plantes. « Le principe de la permaculture est de prendre la nature comme modèle. Il s’agit plus d’un système conceptuel que d’une technique agricole au sens propre du terme », précise Charles Hervé-Gruyer, paysan bio, fondateur du site agricole du Bec Hellouin avec sa femme, Perrine. Son exemple a largement contribué à populariser cette méthode de culture.

Face à ce succès, des formations ont été mises en place pour expliquer ce mode de culture. Elles sont immédiatement prises d’assaut. « Lorsque nous avons mis en ligne notre programme de formation annuel, il a été rempli en une journée. Plus de 800 personnes dont des agriculteurs exploitant en conventionnel sont sur liste d’attente », précise le paysan. Il compte une quinzaine de salariés sur sa ferme dont des ingénieurs et un centre de recherche. Les chambres d’agriculture sont également consultées. Elles constatent une explosion des demandes d’installation en permaculture.

Rien ne prédisposait cette microferme créée en 2003 à faire émerger un nouveau modèle d’agriculture. Perrine et Charles Hervé-Gruyer n’avaient aucune expérience dans le domaine agricole avant de se lancer dans l’aventure.

« Notre objectif n’a jamais été de produire beaucoup car nous cultivons manuellement, précise le paysan normand. Notre démarche a été expérimentale. Nous avons appris en faisant et en nous inspirant de ce qui se faisait dans les pays du Sud et aux États-Unis. »

 

Records de rentabilité

Contre toute attente, leurs méthodes fonctionnent et pulvérisent même des records de rentabilité. De quoi intriguer les acteurs du monde agricole. « On ne nous croyait pas. On nous prenait pour des fous ! », s’amuse avec recul Charles Hervé-Gruyer, auteur de Permaculture. Guérir la terre, nourrir les hommes.

Lire l’article complet sur le figaro.fr

N’oubliez pas la conférence de Nicolas Fabre à Grenoble :

La nature, l’agriculture et le Système,
à lire chez Kontre Kulture

 

E&R en pointe sur l’agriculture d’avenir, voir sur E&R :

 



Article ancien.
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22 Commentaires

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  • #1677182

    " On ne nous croyait pas. On nous prenait pour des fous !!! "

    De nos jours , c’est pratiquement obligatoire que les gens vous prennent pour un taré si vous êtes en avance sur le peloton de moutons , le plus en avance , le plus " taré " ...

    Vous me direz , ça a toujours été ainsi ... bla bla bla ... etc ...

    Moi je crois que les cons sur cette planète battent des records en ce moment !!!

     

    • @Pépé le Moko..........surtout que si vous êtes en avance, c’est parfois pour ne pas dire souvent, parce que vous " retournez " en arrière, à la redécouverte de ce qui fonctionnait naguère et jadis !...et çà les Augmentistes-esclavagistes, ils n’aiment pas trop .... ;))


    • #1677429

      " karimbaud "

      Tout à fait ...

      D’ailleurs , pour que cette planète aille vraiment " de l’avant , il faudrait retourner 5000 ans en arrière , en culture aryenne védique ...

      Et après , on s’étonne qu’on me prenne pour un cake !!!


  • La petite agriculture a toujours existé en France ,les petites fermes aussi ,avec 2 vaches ,même une vache.Ces paysans venaient sur les marchés vendre leurs poules ,leurs œufs et leurs légumes ,ce n’est pas d’aujourd’hui .Le bio a toujours existé ,on se posait même pas la question .C’est parce que aujourd’hui,on nous vend de la merde ,et je pèse mes mots ,dans les grandes surfaces ,qui coûte une fortune pour le client ,ont éliminé tout ce tissu de petites fermes pour s’accaparer de grandes productions afin de les saigner avec les banques et les prix à la production .Tout le problème vient de la .Allez faire un tour en banlieue de Bordeaux ,il y avait tout un tas de maraichers .Tous les terrains ont été vendu pour bâtir des immeubles et les maraîchers ont disparu et l’on achète des salades d’Espagne ,cela les fait voyager .Dans ce pays, on a tout cassé. Eh bien, maintenant il n’y a plus qu’à tout reconstruire ou continuer à bouffer de la merde .


  • Dommage que le texte ne parle pas du vrai créateur de cette méthode, Masanobu Fukuoka

     

    • Relativement different, même si très proche. Il y a une même idée sous jacente de respect de la nature et de compréhension des écosystèmes. Fukuoka cultivait essentiellement du riz et quelques arbres fruitiers, pratiquement pas de maraîchage.
      Si il l’a sensiblement inspiré, il en reste que les 2 inventeur de la permaculture sont Bill Mollison et David Holmgren. Quant à la partie purement maraîchage, en bio-intensif, ça vient de John Jeavons.


  • Les américains aiment bien la Normandie... (proximité de l’Angleterre, débarquement ...)

    Cette dame n’est pas seule, elle a un mari.

    Ils ont fait des vidéos sur youtube, où ils expliquent très gentiment l’essentiel de leurs astuces.


  • et oui, la permaculture explose le "conventionnel", mais... la recolte ne peut pas etre automatisee, il faudrait donc payer des gens pour recolter si ont veut une agriculture durable, une idee de fou pour la plupart de nos contemporains malheureusement...

     

    • "il faudrait donc payer des gens pour recolter"

      Attention : chaque année, plusieurs stagiaires apprennent peut-être des techniques intéressantes à la ferme du Bec Hellouin, mais en plus de payer des fois très cher leur stage, ils servent aussi de main d’oeuvre gratuite.


  • A lire ainsi, tout cela relève de la belle vie dans le meilleur des mondes. Quand on connaît la réalité, les choses sont un peu différentes.
    1. Leur modèle n’est pas imitable ; la plupart des articles sur le sujet sont écrits par des journalistes qui n’y connaissent pas grand-chose à l’agriculture. Une étude critique de Catherine Stevens faite en 2015 montre, chiffres à l’appui, que la ferme du Bec Hellouin ne vit pas de sa production légumière mais de tous les produits périphériques : visites de la ferme, formations, droits d’auteur. A titre d’exemple : les visites ont lieu le 1er vendredi du mois de 13h à 18h ; en été, il y a en moyenne 500 visiteurs par jour de visite pour un tarif de visite de 15 €…
    2. Les connaissances agronomiques ne sont pas au rendez-vous. On trouve aujourd’hui des tonnes de littérature sur la permaculture : beaucoup d’idées, souvent pas fausses, très généreuses, mais irréalistes. Je n’aime pas parler de rendement/ha - qui est pourtant la norme classique en agronomie - cela a une consonance capitalistique ; néanmoins, vous tous, gens des villes et de la campagne qui n’avez pas d’auto-suffisance alimentaire, sachez que si tous les maraichers passaient en permaculture, vous ne serez pas entrain de lire ces lignes puisque vous seriez déjà morts de faim. Avant donc d’idéaliser un modèle, il convient de l’étudier en détail.
    Par contre, si vous cherchez un modèle de culture respectueuse de la terre, entièrement naturelle, fondé sur une vraie connaissance de l’agronomie et donc du fonctionnement du sol, et qui est utilisable du petit maraichage aux grandes cultures céréalières, avec un rendement au hectare qui permet de nourrir la planète, allez voir le maraichage sur sol vivant de François Mulet (maraichagesursolvivant.org), là on trouve un outil qui va révolutionner l’agriculture dans les années à venir.
    3. L’école du Bec Hellouin forme chaque année quelques dizaines de gens de ville enthousiasmés par l’idée de se mettre à cultiver la terre, mais comme leur modèle n’est pas viable agronomiquement, il y a un ratio d’échecs très élevés ; à tel point que la Chambre d’agriculture de Haute-Normandie incite les nouveaux installants formés par le Bec Hellouin à aller voir des maraichages qui fonctionnent bien en bio mais qui ne font appel à un modèle dont la validité reste à prouver (malgré l’étude de François Léger de l’INRA - AgroParisTech).
    Un maraicher normand (membre d’ER)

     

    • #1677431

      Encore mieux !!!


    • Je n’aurai pas dit mieux que votre excellente analyse. Sûr que les citadins en mal de campagne s’y amusent. La permaculture, c’est juste de la culture sur butte.. rien de plus. Je ne pense pas qu’ils en vivent réellement dans cette ferme à bobos ... mais vivre avec des visites à 15€ avec tous les produits dérivés, etc etc, oui, c’est possible.
      La permaculture chez soi, oui, c’est facile, ludique, donne de bons rendements, et c’est tellement simple à réaliser...


    • Merci pour ta réponse à cet article.
      En effet, beaucoup de maraîchers se retrouvent en faillite après avoir voulu créé dans leur secteur le modèle de micro-ferme du Bec Hellouin (Témoignage d’une encadrante en maraîchage bio qui a aussi remarqué une discordance entre les deux pages d’un rapport sur cette ferme)


    • Oui, je partage ton avis sur les 3 points que tu cites, on pourrait critiquer sur d’autres points encore mais je reconnais quand même un interet à ce lieu, c’est qu’il participe a démontrer qu’on peut produire au moins autant en bio qu’en conventionnel, ce qui est souvent contesté.
      J’ai 20 années d’expérience sur une petite ferme démarrée avec peu.
      Disons, par exemple, que les aides agricoles à l’installation d’aujourd’hui peuvent, théoriquement, permettre à tout un chacun de faire un retour à la terre cohérent, sur une petite ferme. Mais il faut aller chercher les infos dans le monde alter, les services agricoles officiels sont très souvent de mauvais conseils.


  • #1677477

    Mais arrêtez d’être naïfs !

    Le Bec Hellouin est une ferme bobo qui tire sa rentabilité non de ses méthodes de jardinage pompeusement appelées "permaculture" mais de ses produits périphériques : par exemple, en été, la visite de la ferme coûte 15e (!) et 500 gogos s’y précipitent chaque jour.

    La méthode du Bec Hellouin n’est pas une méthode "Bourgogne" elle, authentiquement scientifique et révolutionnaire. C’est une méthode de jardinage intelligente avec apport massif de ...........compost....

    Si vous voulez parler de permaculture, il faut aller sur ce site : (maraichagesursolvivant.org)

    Et écouter religieusement les époux Bourgogne et Nicolas Fabre

    Rien à voir avec le Bec Hellouin qui est u n jouet cher de jardinage pour bobos gâtés.


  • #1677519

    Une mauvaise langue dirait que c’est une ferme Potemkine... Le toit - flambant neuf - de la "petite ferme" a dû couter dans les 40 000 euros - payé par la récolte des radis bien entendu...


  • Cadre dirigeante au Crédit agricole (17 000 euros par mois) j’abandonne mon poste pour me lancer dans la permaculture . Et j’adOOOre avoir de la terre sous les ongles et de la bouse sous mes bottes de chez Hermès .

     

  • Renseignez vous de l’investissement financier de leur ferme, vous verrez que ce n’est pas un exemple du tout...
    L’argent achète même la permaculture


  • Salut à tous, :-)

    Ayant vu des commentaires septiques sur la ferme,

    Je me permets de faire la liste de quelques astuces mises en avant par les vidéos youtube de la ferme du Bec Hellouin :
    - faire un micro climat à l’aide de grands arbres coupe-vent et de mares,
    - exploiter des "interfaces" eau-terre très fertiles en créant des mares,
    - faire attention à "l’ergonomie" en calculant au mieux les emplacements et les trajets,
    - "fabriquer" du sol si nécessaire, en tout cas être expert du sol de son exploitation,
    - appliquer les méthodes et les principes de la permaculture.

    Cette ferme du Bec Hellouin revendique son côté expérimental avec sa part d’échecs.

    N’ayant pas fait de formation à cette ferme, je ne sais pas ce que ça vaut, surtout pour des professionnels qui veulent s’installer.

    Rien n’empêche personne d’essayer de prendre le meilleur de ce qui est fait dans cette ferme ET le meilleur de ce qui est proposé par le couple Bourgogne.

     

    • D’autant que les critiques sur le côté "bobo" sont insupportables, à partir de quelle somme sommes nous des "bobos", a partir de quelle pensée le devient- on un "bobo" ? J’aimerai savoir parce qu’on est tous concernés.Si le qualificatif infamant de "bobo" décrit un humain qui ne travaille pas et qui a de l’argent peut s’appliquer pour décrire une personne, je préconise d’en trouver un pour celui qui travaille et qui n’a pas d’argent : je propose un " concon ".
      Bref, trêves de plaisanteries les critiques doivent être un peu plus constructives et argumentées, il me semble.


  • Donc si on résume c’est pas hyper réaliste, il faut de la main d’oeuvre mais comme vous avez des stagiaires que vous faites en plus payer avec du buzz marketing ça peut le faire ?

    Ou si ça marche faut pas être hyper ambitieux et vivoter ?


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