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88,5 % d’admis au baccalauréat

Le déshonneur de l’Éducation nationale bat un nouveau record

Avec 88,5% des candidats admis après les épreuves de rattrapages, le baccalauréat 2016 passe devant l’édition 2014, qui avait établi le précédent record avec un taux de réussite de 87,9%.

Le bac 2016 entre dans l’histoire. Après le deuxième tour d’épreuves, qui correspond aux oraux de rattrapages, 88,5% des candidats ont été admis, un niveau record. Le précédent record avait été établi lors du bac 2014, avec un taux de réussite de 87,9%. Prochaine étape, la barre des 90% d’admis ? Avec les nouvelles règles en vigueur, qui permettent aux candidats recalés de conserver leurs notes supérieures à la moyenne l’année suivante, pas de doute que le taux de réussite au baccalauréat devrait encore augmenter dans les années à venir.

Selon les chiffres quasi définitifs publiés ce samedi par le ministère de l’Éducation nationale, avec 88,5% d’admis, le taux de réussite global à cette session de juin est en hausse de 0,7 point par rapport à 2015. Cette session permet à 632 700 candidats de devenir bacheliers.

 

 

Lire la suite de l’article sur etudiant.lefigaro.fr

Voir aussi, sur E&R :

Pour sortir d’un échec national programmé, lire sur Kontre Kulture :

 

Apprendre l’histoire de France avec les manuels de Marion Sigaut :

 



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55 Commentaires

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  • #1507007
    le 10/07/2016 par Robin
    88,5 % d’admis au baccalauréat

    C’est choquant qu’il y en ai encore qui puissent le rater.

     

    • #1507058
      le 10/07/2016 par manou17
      88,5 % d’admis au baccalauréat

      Déconne pas, moi je l’avais raté...en son temps. Bien qu’ ils le donnaient déjà à l’époque. Mais avec le temps, j’aime penser que peut-être si on me l’a pas donné, c’est que j’étais une jeune pousse dissidente...

      mais big dedikass a ce ki lon eu 7 ané


    • #1507101
      le 10/07/2016 par pèle mèle
      88,5 % d’admis au baccalauréat

      méditez donc ce poème :

      L’Enfant et le Maître d’école

      Dans ce récit je prétends faire voir
      D’un certain sot la remontrance vaine.
      Un jeune enfant dans l’eau se laissa choir,
      En badinant sur les bords de la Seine.
      Le Ciel permit qu’un saule se trouva,
      Dont le branchage, après Dieu, le sauva.
      S’étant pris, dis-je, aux branches de ce saule,
      Par cet endroit passe un Maître d’école.
      L’Enfant lui crie : "Au secours ! je péris. "
      Le Magister, se tournant à ses cris,
      D’un ton fort grave à contre-temps s’avise
      De le tancer : "Ah ! le petit babouin !
      Voyez, dit-il, où l’a mis sa sottise !
      Et puis, prenez de tels fripons le soin.
      Que les parents sont malheureux qu’il faille
      Toujours veiller à semblable canaille !
      Qu’ils ont de maux ! et que je plains leur sort ! "
      Ayant tout dit, il mit l’enfant à bord.
      Je blâme ici plus de gens qu’on ne pense.
      Tout babillard, tout censeur, tout pédant,
      Se peut connaître au discours que j’avance :
      Chacun des trois fait un peuple fort grand ;
      Le Créateur en a béni l’engeance.
      En toute affaire ils ne font que songer
      Aux moyens d’exercer leur langue.
      Hé ! mon ami, tire-moi de danger :
      Tu feras après ta harangue.

      Jean de La Fontaine


  • #1507029
    le 10/07/2016 par gloria lasso
    88,5 % d’admis au baccalauréat

    Ou comment déporter l’embouteillage des lycées en embouteillage des facs.... etc...

     

    • #1507060
      le 10/07/2016 par manou17
      88,5 % d’admis au baccalauréat

      exact et plus il y aura d’embouteillages dans les facs, plus les écoles privées se frotteront les mains, le but étant d’arriver à un système universitaire à plusieurs vitesses comme aux USA.


  • #1507030
    le 10/07/2016 par antizion
    88,5 % d’admis au baccalauréat

    Bah quoi, c’est une bonne nouvelle, ca veux dire que l’éducation nationnale nous fabrique une génération de prix nobel...

     

    • #1507068
      le 10/07/2016 par paramesh
      88,5 % d’admis au baccalauréat

      Non, pas seulement, car si on analyse exclusivement le problème de cette progression du taux de réussite au bac ça veut plutôt dire qu’encore plus de jeunes ont reçu l’autorisation de reporter leur entrée dans le monde du travail en bullant en fac. c’est le prix à payer pour la paix sociale (tout comme le trafic de drogue).


    • #1507393
      le 10/07/2016 par VIVACHAVEZ
      88,5 % d’admis au baccalauréat

      "Bah quoi, c’est une bonne nouvelle, ca veux dire que l’éducation nationnale nous fabrique une génération de prix nobel..."

      @antizion

      Inutile, les migrants nous fourniront nos nouveaux Montaigne et nos futurs Einstein. Bon, c’est vrai qu’en ce moment, ils fournissent surtout les violeurs de Cologne et les caillasseurs de CRS de Calais. Mais en bossant un peu, ils devraient s’améliorer. Surtout pas d’amalgame !!!!


  • #1507035
    le 10/07/2016 par Rob
    88,5 % d’admis au baccalauréat

    A-t-on mis en place des cellules psychologiques pour les 11,5% qui n’ont pas réussi à décrocher ce précieux sésame pour les études dites "supérieures" ?


  • #1507037
    le 10/07/2016 par soumayahastalavictoria
    88,5 % d’admis au baccalauréat

    J’avais été étonnée quand ma voisine prof de français au lycée français de Tunis m’avait appris que l’orthographe n’était plus pénalisé pour les notes de rédaction. Les bras m’en sont tombées littéralement. Je suppose que même la grammaire doit aussi passer à la trappe ce qui explique le niveau désastreux que je peux lire sur certains commentaires. La fabrique à débiles a commencé depuis bien longtemps. Je ne pourrais vraiment pas être prof dans de telles conditions... Ca m’énerverait trop de voir le niveau catastrophique des élèves. Et c’est à se demander si il ne vaudrait pas mieux faire l’école à la maison.

     

    • #1507202
      le 10/07/2016 par sissi
      88,5 % d’admis au baccalauréat

      je suis prof au collège et croyez-moi le bilan est catastrophique et la réforme n’apporte rien de bon. Les programmes sont faits pour formater les enfants, je fais de mon mieux p..our leur apprendre à réfléchir par eux-mêmes. Si c’est comme au brevet le niveau ne vole pas haut, mon collègue de math me dit ; " s’ils connaissent le programme de 6è et 5è ils peuvent l’avoir", c’est peu dire.


    • #1507498
      le 11/07/2016 par Frank
      88,5 % d’admis au baccalauréat

      Étrange, chère camarade, que vous vous offusquiez sur le laxisme orthographique,
      alors que vous osez écrire « les bras m’en sont tombées »...
      C’est inepte, voire absurde.

      Autrement dit, balayez devant votre porte avant de l’ouvrir (pas la porte, vous m’aurez compris !).


    • #1507700
      le 11/07/2016 par paramesh
      88,5 % d’admis au baccalauréat

      @ Frank, vous connaissez les fautes d’inattention ? visiblement non
      .
      Vous feriez donc un déplorable correcteur.


    • #1508184
      le 11/07/2016 par soumayahastalavictoria
      88,5 % d’admis au baccalauréat

      @Franck... Oui, c’est sur que ma faute d’inattention est très grave (je ne me suis pas relue et je suis une maman un peu occupée) enfin moins grave à mon avis que certaines fautes que je peux lire sur un certain réseau social du style : "Tite photo de moi, cela fesais longtemp"... Donc, le balayage, oui, je me le coltine tous les jours :)

      @paramesh : Merci à vous de votre compréhension...


  • #1507056
    le 10/07/2016 par Grosbill
    88,5 % d’admis au baccalauréat

    Prochaine étape : 110% de réussite, étant donné que certains élèves obtiennent des notes supérieures à 20/20 (officiel).

     

    • #1507161
      le 10/07/2016 par Titus
      88,5 % d’admis au baccalauréat

      Il ne peut pas y avoir plus de réussite que de nombre d’inscrits, donc le taux de réussite maximal est de 100 % !
      Heureusement que tu n’as pas à repasser le bac.


    • #1507215
      le 10/07/2016 par Grosbill
      88,5 % d’admis au baccalauréat

      Mais c’était une blague ! Au 2ème degré, comme une équation...


    • #1507390
      le 10/07/2016 par Nicolas Tesla
      88,5 % d’admis au baccalauréat

      C’est une blague non linéaire donc, difficile de la comprendre au premier degré...


  • #1507067
    le 10/07/2016 par un déséquilibré
    88,5 % d’admis au baccalauréat

    wesh moi aussie g lé u samér lebaq

     

  • #1507075
    le 10/07/2016 par réGénération
    88,5 % d’admis au baccalauréat

    Vallaud-Belkacem fait du bon boulot.


  • #1507085
    le 10/07/2016 par PMJLL
    88,5 % d’admis au baccalauréat

    Belkacem a échoué 2 fois au concours des ânes (ENA). Mais comme elle a le bac, en bonne socialiste, elle veut en faire profiter tout le monde.
    Ainsi il y aura toujours plus d’étudiants inutiles dans des universités cul-de-sac (Rennes par exemple) et il sera toujours aussi difficile de trouver un plombier, un électricien ou un serrurier, compétent, français et à un prix abordable.


  • #1507088
    le 10/07/2016 par matador
    88,5 % d’admis au baccalauréat

    J ai passé le BAC en 81 bac D mathématiques et sciences de la nature. Taux de réussite inferieur a 60%....no comment.

     

    • #1507218
      le 10/07/2016 par paramesh
      88,5 % d’admis au baccalauréat

      passé aussi le bac D mais en 69, Taux de réussite inférieur aussi à 60%.
      no comment mais n’en pense pas moins (hi hi)


  • #1507090
    le 10/07/2016 par anony
    88,5 % d’admis au baccalauréat

    C’était quoi, au juste, les sujets ?
    Une analyse argumentée des textes de Booba ?

     

  • #1507132
    le 10/07/2016 par rectificateur
    88,5 % d’admis au baccalauréat

    Ayant eu l’occasion de participer récemment à des jurys de bac, je peux attester que les profs eux-mêmes sont dégoûtés par les consignes qu’ils reçoivent. Et bien sûr les lycéens ne sont pas dupes.


  • #1507148
    le 10/07/2016 par miroux
    88,5 % d’admis au baccalauréat

    La planche à diplômes tourne , tourne . . .

     

  • #1507176
    le 10/07/2016 par noctiluis
    88,5 % d’admis au baccalauréat

    A l’époque de mon grand-père, le taux de réussite était de 30%. C’était un sésame d’obtenir le BAC et une fierté pour toute la famille.


  • #1507199
    le 10/07/2016 par MEIERS
    88,5 % d’admis au baccalauréat

    Ce taux de réussite pose un autre problème. Ne serait-il pas vraiment plus simple de délivrer le baccalauréat dans une pochette surprise comme l’illustration de l’article le suggère ? En effet si le taux de réussite est de 88,5% se pose le problème du statut social des 11,5% ayant échoué. A une époque où le taux de réussite était mettons de 30 à 40%, ce diplôme était un signe d’excellence. Ceux qui ne l’avaient pas pouvaient toutefois se consoler en se disant qu’ils avaient tout de même un taux d’intelligence normal et pouvaient faire de bons mécaniciens, cuisiniers, plombiers, électriciens etc.
    Si par contre 88,5% d’une génération a le Bac il doit être plus difficile d’expliquer sur le marché du travail pourquoi l’on fait partie des 11,5%. En effet à moins d’être débile mental à front bas, paresseux, délinquant ou drogué, qualités non recherchées dans le monde du travail comment justifier de la non-possession d’un diplôme que tout le monde a ?

     

    • #1507260
      le 10/07/2016 par anonyme
      88,5 % d’admis au baccalauréat

      En effet question intéressante , mais il faut être plus nuancé car les cas de chaque individualité peuvent être singuliers : on peut être très cultivé et intelligent mais rater sa scolarité parce que l’on a réalisé la mascarade qu’était l’école et à quoi tout cela servait en réalité et cela peut devenir profondément déprimant pour l’élève en question. Comme on peut le voir , la réussite scolaire n’est pas signe d’intelligence ou de compréhension du monde ni même des matières que l’on est censé apprendre , mais constitue plutôt un dressage et un conditionnement à exécuter plus tard docilement ce que l’on attendra de vous dans le marché du travail (le mot marché est déjà explicite en lui même).


    • #1507994
      le 11/07/2016 par zuleya
      88,5 % d’admis au baccalauréat

      oui enfin a lepoque de 30 % de bacheliers, il y avait effectivement une france d en haut qui faisait systematiquement des etudes et une france d en bas qui devait aller a l usine ou aux champs a 14 ans apres le certificat detude, obtenu ou pas...

      parmis ceux qui allaient jusqu au bac parcequils vivaient en ville, vous aviez des taux de lordre de plus de 50% chez les bourgeois, et les ouvriers des villes qui avaient acces au lycee eux reussissaient bien moins...il ny avait pas de prestige chez les bourgeois d etre bachelier. c est du delire.ils rataient a 50% et tant qu ils perdaient ils rejouaient.le taux effectif de bachelier etait tres haut.

      pour le reste, la majorite des francais, dans les campagnes, n’avait tout simplement pas acces aux etudes. cetait un privilege de classe et geographique.
      il y avait un effet positif : les pauvres avaient parfaitement conscience de leur condition et etaient beaucoup moins manipulés par les elites, et ils faisaient corps.

      l un des effets pervers du systeme actuel est que le privilege des etudes existe encore mais est caché, les meilleurs lycees, les etudes a fort débouchés sont plus que jamais reservés aux riches, avec les cours prives et les boites a concours.

      les enfants du proletariat vont au lycee (pas dans les lycee des beaux quartiers des grandes villes ceci dit), ils se prennent pour des bourgeois, ils sont endoctrinés par une propagande marchande et mondialiste, et apres plusieurs années infructueuses a luniversité se retrouvent au chômage sans comprendre par quoi ils ont été bouffés...
      le simple fait que personne ne connaisse plus aujourdhui le certificat d etudes et la mise de force au boulot des enfants de la classe ouvriere et paysanne il y a 3 generations coupe le souffle...


    • #1508213
      le 11/07/2016 par yabiss
      88,5 % d’admis au baccalauréat

      Je ne me souviens pas avoir vu Alain Soral être désolé de ne pas avoir eu le bac. Ni Fabrice Lucchini, etc. D’ailleurs André Malraux, notre tout premier ministre des affaires culturelles ne l’avait pas non plus. S’il est incontestable que l’on puisse être brillant sans l’avoir, il n’en demeure pas moins qu’une écrasante majorité de ceux qui l’ont ne le sont pas.


    • #1508683
      le 12/07/2016 par Peu importe mon nom
      88,5 % d’admis au baccalauréat

      A Zuleya

      Votre analyse est juste de A à Z. Les démagogues pédagogistes essaient simplement de nous faire croire qu’en n’étant plus exigeants, en étant bienveillants et en donnant le diplôme à tout le monde on va effacer les inégalités sociales. C’est un mensonge et ils le savent très bien.
      Un fils ou une fille de prolétaire aura toujours plus de difficultés et devra se montrer bien plus talentueux qu’un enfant de riche pour réussir. Ceci est une réalité sociologique indépassable. Pour réussir des études supérieures quand on est issu d’un milieu modeste il faut, en plus d’être très intelligent, être très travailleur et très volontaire. Un fils de bourgeois peut se contenter d’être médiocre, il est né au bon endroit et devra faire beaucoup moins d’efforts. Quoi de commun entre un gamin vivant en cité U, obligé de travailler pour payer ses études et un gosse recevant 500 euros par mois de ses parents et vivant dans un appartement payé par eux ? La vie est injuste et on n’y peut pas grand chose.


    • #1508884
      le 12/07/2016 par zuleya
      88,5 % d’admis au baccalauréat

      @ peuimportemonom, on est bien d accord.
      une chose qui a ete perdue et qui n est pas évoquée est une forme de meritocratie qui touchait aussi, paradoxalement,une partie du proletariat. cetait la contrepartie de l’injustice du systeme et du proletariat qui avait conscience de lui meme :

      l’un des devoirs des instituteurs, quand le systeme republicain avait encore de la dignité, etait dans leur carriere de reperer un eleve pauvre exceptionnel et de le prendre sous leur aile, de lui donner des cours du soir, de lui preter ses livres, et de le recommander aux concours importants. Ainsi chaque grande ecole etait aussi garnie d eleves d origine modeste (a un taux plus important que le taux actuel !), boursiers au merite, qui etaient travailleurs et prodigieux, qui finissaient les mieux classés, et devenaient des serviteurs de letat (grands militaires, savants eminents, commissaires a la cour des comptes...) incorruptibles et qui defendaient l interet de la classe laborieuse de la nation.

      la disparition de la meritocratie que represente "le bac pour tous" a aussi fait disparaitre cela...est ce un hasard ?


  • #1507230
    le 10/07/2016 par MusulmanRealiste
    88,5 % d’admis au baccalauréat

    Il est temps de se poser des vraies questions.
    Il s’est passé exactement la même chose en Algérie. Après l’école, ils ont détruit les universités en "donnant" le bac à tout le monde. Ça a ensuite fait avalanche sur la justice parce qu’on peut faire "droits" avec juste 10.00 de moyenne générale alors que pour faire les langues il faut 12 ou 13.


  • #1507250
    le 10/07/2016 par Athéna
    88,5 % d’admis au baccalauréat

    On sait très bien que les correcteurs ont eu des consignes pour mettre de bonnes notes, le BAC, il est donné, surtout cette année, il ne fallait pas contrarier les jeunes ni leurs parents, le BAC, plus une belle coupe de l’Euro, puis le 14 juillet, puis les J.O au Brésil où F. Hollande se rend,puis ce sera les cadeaux de la rentrée, et tout va bien de nouveau en France, non ?Qui c’est qui n’est pas content ?


  • #1507269
    le 10/07/2016 par jacques
    88,5 % d’admis au baccalauréat

    suppression du bac et mise en place de la notation continue

     

    • #1508238
      le 11/07/2016 par yabiss
      88,5 % d’admis au baccalauréat

      Cela ne risque pas d’arriver. D’une part, parce cela révèlerait ce que l’on a mis 30 ans à dissimuler, le niveau déplorable quasi général, et surtout, parce qu’en fonction de la géolocalisation de votre "contrôle continu", Sarcelles ou Neuilly-sur-seine, votre bac n’aurait pas le même poids. Déjà qu’il n’en a quasiment plus.
      La discrimination sous toutes ses formes étant la Némésis des gouvernements, aucune chance que cela arrive.


    • #1508464
      le 12/07/2016 par Peu importe mon nom
      88,5 % d’admis au baccalauréat

      Si, le bac par notation continue se profile puisque l’évaluation ne se fera plus par notes mais par compétences.


    • #1508592
      le 12/07/2016 par yabiss
      88,5 % d’admis au baccalauréat

      à Peu importe mon nom

      Cela revient au même. Une compétence "Sarcelle" contre une compétence "Neuilly-sur-Seine". Vous croyez sincèrement que la situation ne fera pas le lit d’une discrimination ?


    • #1508673
      le 12/07/2016 par Peu importe mon nom
      88,5 % d’admis au baccalauréat

      La discrimination Sarcelle/Neuilly-sur-Seine existe déjà et a toujours existé. L’évaluation par compétences c’est simplement de la démagogie mais ça ne gommera nullement les différences sociales, ou de classe pour employer un vocabulaire marxiste. L’ancien système, plus exigeant, permettait aux meilleurs des classes sociales populaires de réussir, la fameuse méritocratie républicaine. Désormais, ces classes populaires seront encore plus tirées vers le bas et les bien nés s’en sortiront encore mieux. Les socialistes sont les pires faux-culs en matière de politique scolaire, ils donnent de faux espoirs aux enfants et à leurs parents en faisant croire que tout le monde est à égalité et en cassant le thermomètre (l’évaluation exigeante) pour faire croire qu’il n’y a pas de fièvre. Ce sont des hypocrites qui n’assument pas leur origine sociale bourgeoise et essaient de se faire passer pour les amis du peuple.


  • #1507291
    le 10/07/2016 par Jacques
    88,5 % d’admis au baccalauréat

    Il y a d’abord eu les "maths modernes", je m’en souviens très bien car j’en fus victime. Mais la casse de ce bel outil, jadis appelé Instruction publique, a vraiment commencé avec la réforme Haby, le collège pour tous dès la rentrée scolaire de 1977-1978. Puis ce fut une succession de réformes, concoctées par les pédagogistes à la Meirieu, la démagogie, les parents consommateurs qui considèrent l’école comme une halte garderie, et la dégringolade constante du niveau des élèves.
    Ce que doivent supporter les enseignants depuis 40 ans est invraisemblable, chaque ministre de l’Education veut laisser sa trace, j’allais dire sa crotte. Les grèves, les protestations ne servent à rien, tout est imposé, tout passe toujours en force sans aucune concertation, depuis les bureaux du ministère.
    Vous n’avez aucune idée du niveau des enfants qui entrent en sixième, puis de ceux qui sont envoyés au lycée, sans qu’aucun conseil de classe ne puisse s’y opposer, puis de ceux qui se retrouvent sur les bancs de la fac après qu’on leur ait donné ce fameux Bac qui n’a plus aucune valeur.
    Le métier de prof est aujourd’hui un vrai métier de cons et les jeunes ne s’y trompent pas qui ne veulent absolument plus passer le concours. Il faut dire que, entre les élèves de plus en plus mauvais et mal éduqués, les parents d’élèves se mêlant de plus en plus de tout, la hiérarchie qui ne soutient pas ses fonctionnaires, les médias qui désinforment, les politiques et le bon peuple qui crachent sans arrêt sur le corps enseignant depuis des décennies.
    Tout cela est voulu, le but est la destruction du service public d’éducation, comme celle de tous les autres services publics d’ailleurs.
    Nous aurons très bientôt une école à deux vitesses, le public pourri pour le petit peuple, le privé de qualité pour ceux qui en auront les moyens. Même chose pour la santé, les transports, etc...
    La privatisation généralisée est en marche et ceux qui, pendant des années, l’ont appelée de leurs voeux, ne s’en réjouiront qu’un temps. Le temps en effet de s’apercevoir que le service sera non seulement beaucoup plus cher mais surtout de qualité bien moindre. Il y a en effet le bon privé, de qualité, cher et difficile d’accès, réservé à l’élite, et le privé bas de gamme, avec ses équipes pédagogiques de bras cassés ayant souvent un niveau à peine supérieur au baccalauréat.
    Regardez simplement de l’autre côté de la Manche ce qui se passe, ce n’est pas loin et c’est très parlant.


  • #1507313
    le 10/07/2016 par Auri
    88,5 % d’admis au baccalauréat

    Le baccalauréat est le certificat que donne l’Etat et qui atteste à tous que le jeune Untel ne sait absolument rien faire.
    Paul Valéry


  • #1507339
    le 10/07/2016 par noname
    88,5 % d’admis au baccalauréat

    Une bonne chose qu’on ait pas accès aux copies hein ?...


  • #1507348
    le 10/07/2016 par Noname
    88,5 % d’admis au baccalauréat

    pour ceux qui ne comprennent pas pourquoi c’est une tragédie, ça veut tout simplement dire que le Bac devient de plus en plus facile, et non que les jeunes deviennent de plus en plus intelligent, et donc que plus de personne, qui n’aurait pas eu le Bac il y a 10-20 ans, ont pu l’obtenir maintenant.


  • #1507349
    le 10/07/2016 par Pierre
    88,5 % d’admis au baccalauréat

    Le taux de réussite au bac (général) a été stable jusqu’à la session de 1983 (entre 60 et 65% des candidats l’obtenaient). Il faut préciser qu’en 1983, seulement 33% d’une classe d’âge allait en terminale. Donc, 60% de 33% avait le bac (toujours général).
    A partir de la session 1984, il a commencé a augmenter de manière spectaculaire pour arriver aux chiffres que nous connaissons aujourd’hui (80% d’une classe d’âge va en terminale et 88,5% de ces 80% a son bac).
    L’explication lointaine doit être trouvée dans la réforme Haby de 1975, le collège unique et, par la suite, l’augmentation mécanique constante des lycéens. Cette réforme est entrée en vigueur à la rentrée scolaire de 1977. Sept années plus tard, avec l’arrivée des 6èmes de 1977-1978 en terminale à la rentrée de 1983, le taux de réussite a commencé à exploser. Donc, ce phénomène n’est pas nouveau et a débuté il y a plus de trente ans. La valeur du diplôme est bien entendu inversement proportionnelle au taux de réussite. Le baccalauréat, sauf avec une mention très bien, n’a pratiquement plus aucune valeur.
    Démagogie à tous les étages, destruction programmée et voulue du système éducatif public français depuis plus de 40 ans. L’objectif officiel était de permettre aux classes populaires d’accéder au sésame réservé jusqu’alors aux fils et filles de la bourgeoisie. Or, les bons bacs et les bonnes écoles sont toujours réservés aux enfants bien nés alors que la progéniture de la plèbe à droit aux bacs et aux établissements de seconde, voire de troisième zone. Par contre, l’abrutissement des masses va bon train. Avec la réforme du collège en cours, nous allons vers l’aboutissement de ce processus de destruction. Notre personnel politique, droite et gauche confondues, ont bien rempli le cahier des charges voulu pas l’oligarchie capitaliste mondialiste. Chapeaux bas !

     

    • #1508224
      le 11/07/2016 par yabiss
      88,5 % d’admis au baccalauréat

      Ayant eu la chance ou la malchance de tâter des deux systèmes puis-qu’étant né en 1965, j’ai suivi ma scolarité jusqu’en seconde AB2, où une décision d’un conseil de classe inepte me fit redoubler avec une moyenne honorable de 12.5.

      Par le miracle de la science pédagogue moderne m’ayant classé comme "immature" puisque massivement imperméable aux idées gauchisantes à la mode à l’époque, je repiquais donc en seconde "indéterminée".

      J"ai poursuivi en Lettres-langues et je crois donc être en mesure d’affirmer que la baisse radicale d’une année sur l’autre n’a pas eu lieu. Mes coreligionnaires de l’époque étaient donc, pour une majorité, de purs produits de la réforme Haby, mais n’étaient pas nuls, loin s’en faut...

      D’ailleurs les résultats du bac n’ont pas doublé en 12 mois mais en 15 ans nuance. La déliquescence s’est donc opérée en douceur et non brutalement.

      Pourcentage d’une génération de bacheliers en 1980 : 25,9% et en 1985 : 29,4% source INSEE https://fr.wikipedia.org/wiki/Bacca...


    • #1508469
      le 12/07/2016 par Peu importe mon nom
      88,5 % d’admis au baccalauréat

      Il n’est pas dit que tout a radicalement été bouleversé entre 1983 et 1984 mais que, à partir de la session 1984, les règles du jeu ont changé et l’évolution vers "tout le monde au bac" a commencé, lentement les premières années puis de plus en plus rapidement. C’est ce que disent d’ailleurs les documents que vous citez en référence.
      Pour ne pas avoir le bac aujourd’hui il faut être un grand fainéant doublé d’un grand malchanceux. Pour ne pas avoir le brevet des collèges, il faut être un arriéré mental avec un QI de 70.


  • #1507426
    le 10/07/2016 par fd
    88,5 % d’admis au baccalauréat

    C’est pour "integrer" les afros-islamiques et autres allogenes. "Segregation raciale positive".


  • #1507580
    le 11/07/2016 par Mehd’in France
    88,5 % d’admis au baccalauréat

    A croire que de nos jours dans ce monde d’idiocratie,plus on a de diplomes et plus on est bete !
    L’intelligence ne s’acquiert pas à l’école !


  • #1507658
    le 11/07/2016 par Gabriel
    88,5 % d’admis au baccalauréat

    Je suis prof et correcteur du bac. Dans ma matière, notre IPR (inspecteur pédagogique régional), un chic type au demeurant, nous demande d’avoir au moins 10 de moyenne sur notre paquet de copies. Les ordres viennent d’en haut, et on nous fait bien comprendre qu’il est dans notre intérêt de respecter la consigne. Dans d’autres matières que la mienne, j’ai entendu dire que les notes étaient même remontées sans demander l’avis du correcteur, après leur enregistrement. Nous avons donc de la chance, nous a t-on dit, d’avoir encore le loisir de choisir comment arriver à ce 10 de moyenne...
    Je vous le dit tout de go, arriver à ce résultat est un casse-tête doublé d’un supplice, tant le niveau est lamentable. Et je pèse mes mots. J’ai ainsi dû mettre des 18 à des copies pourtant hors sujet pour satisfaire l’objectif.
    Au delà du problème évident de la destruction de la valeur de ce diplôme déjà évoqué, se pose aussi celui de l’équité de la correction : un élève dont la copie tombe dans un paquet médiocre aura une note nécessairement meilleure que s’il avait été évalué comparativement à de moins mauvaises productions... cette façon de faire introduit donc une part non négligeable de relativité dans le résultat (relativité que l’on cherche par ailleurs pourtant à limiter- vainement- par des réunions d’harmonisation), qui, couplée à la quasi absence d’exigences, finit par vider de tout sens ce diplôme.
    Je vois déjà les critiques m’enjoignant à quitter ce métier s’il était si moralement insupportable. Les choses ne sont pas si simples. Pour faire rapide, je dirais que c’est le prix à payer pour continuer à faire contre-poids dans cette baraque de fous, et que tout cela pourrait s’apparenter, je pense, au respect d’un certain "impératif catégorique".


  • #1508246
    le 11/07/2016 par yabiss
    88,5 % d’admis au baccalauréat

    http://www.ina.fr/video/CAF90037845...

    Pourquoi ais-la désagréable impression que les recalés de l’époque avaient un meilleur niveau que nos "manssion trè bien" actuels ?

     

    • #1508462
      le 12/07/2016 par Peu importe mon nom
      88,5 % d’admis au baccalauréat

      Il y a entre 10 et 18% de mentions "très bien" à l’heure actuelle (10% bac L, 11% bac ES et 18% bac S). Rien à voir donc avec les moins de 1% d’autrefois (années 60, 70 et 80). cependant, ce sont tout de même les bons et très bons élèves qui les obtiennent et leur diplôme a ainsi un peu de valeur. Au dessous de 16 de moyenne, étant donné le système de notation "bienveillant" actuel, on peut parler de résultats médiocres.
      Maintenant, dire que les mention "très bien" d’aujourd’hui ont le niveau des recalés d’hier, il ne faut pas exagérer. Ce qu’on peut dire par contre, c’est que bon nombre des recalés d’hier auraient leur bac haut la main aujourd’hui.


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