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Étienne Chouard : "La dette est une construction politique qui sert à asservir"

Étienne Chouard revient sur la place de l’État dans les mécanismes de la dette, en évoquant notamment le rôle de la création monétaire et celui des impôts.

Une vidéo publiée le 15 mars 2016.

 

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22 Commentaires

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  • Il y a deux moyens d’asservir un peuple : par la guerre ou par la dette. Donc "la dette est une guerre pacifique dont le but est l’asservissement d’un peuple."

     

    • "guerre pacifique", donc sans victime ?
      NON, la dette est une guerre secrète et mortelle qui mène, logiquement, à la guerre ouverte sanglante. C’est un processus en en deux temps : on fait produire par les esclaves des richesses (en les endettant et en s’assurant que les impôts les empêcheront de ne jamais rien posséder) et puis, on élimine physiquement les esclaves lorsqu’ils comprennent le système afin de récupérer la richesse produite. C’est un processus de mise ne culture du réel et de concentration de la richesse.
      Reste à savoir : qui sont les gagnants, les éternels élus ?


  • (Thulé) contre tunés... (brin d’humour, humour brin)

    Sérieusement... Comment apprécier le capital "productif" du capital "rapace", cette finance internationale !

    Mon ennemi c’est la finance disait Feder... Aujourd’hui Hollande sans faire l’apologie du socialisme benthique. (Pensez beluga - 7,20 m pour un poids de 1 571 kg, c’est le plus gros poisson d’eau douce.)

    Régime politique qui n’a rien à voir avec le parti lumpique ou lompique ! Succédané du caviardisme exacerbé !

    Allez ce soir c’est fête, j’ouvre une boîte d’oeufs de Lomp...

    Et d’ailleurs avec un L majuscule, Mössieur...

     

  • Du temps où la banque centrale n’existait pas et avant que la révolution ait adopté le papier monnaie, sauf à trafiquer le taux de métal précieux dans les pièces ce que fit Philippe le Bel, ne pouvant "créer" la monnaie, on l’empruntait : en or.

    Quand l’État surendetté ne pouvait plus rembourser, il avait une technique assez expéditive : il brûlait ses banquiers et pour avoir le soutien du peuple décrétait que tout ce qui était du aux prêteurs n’était plus du ni en capital ni en intérêts.

    On expulsait la banque mondialisée et apatride de l’époque, les qui vous savez

    Sous la révolution, (en fait le Directoire en 1797) ne pouvant plus rembourser les prêteurs malgré la confiscation des biens du clergé on eut une idée qui a fait flores : au lieu de brûler les banquiers on a décrété la loi du 1/3 garanti, une escroquerie consistant à ne rembourser que le 1/3 en capital des prêts et pas les intérêts, mais garanti, c’est-à-dire qu’on jurait que cette fois-ci on rembourserait (oui, au conditionnel, bien sûr) !

    C’était encore trop, on y arrivait pas ou pas assez vite ou complètement.

    Que fit-on ?

    On fit ce qu’on savait le mieux faire : on fit la guerre à l’Europe toute entière imposant aux vaincus des indemnités tellement monstrueuses qu’elles étaient largement supérieures...aux annuités de l’emprunt de reliquat !

    Et voilà : en 1814 nos caisses étaient pleines de l’or de toute l’Europe !

    Sur ce vol on avait créé une devise forte : le Franc or

    Et jamais on emprunta de tout le XIX siècle.

    Tout ceci pour expliquer que ce qui nous tue ce n’est pas d’emprunter au privé
    C’est d’emprunter en monnaie de singe et de rembourser en larmes et en sueur.

    Faisons défaut : nos banquiers, ces escrocs, n’ont pas de tanks.
    Et leur pays, pas de couilles.

    Votons la loi du 10% garanti.
    Et ce sera déjà trop bien payé.

    Si en ne leur remboursant que 10% de la dette, ils meurent : tant mieux.
    Outre qu’un mort a la délicatesse de ne jamais se plaindre, sa mort vaudra remboursement du reliquat


  • J’aimerais bien entendre un débat Chouard / Delamarche.

     

    • Impossible mon frère. Ces deux gars ne sont pas de la même école. Et même si Jovanovic s amuse à les citer tous les deux il sait très bien qu ils n ont pas le même discours.

      Et là réside l arnaque : celle de dire que tous ceux qui s opposent au système sont forcément dans le même camp.


    • Un débat Chouard / Sapir serait bien plus intéressant et instructif.
      Delamarche est juste un libéral qui constate la déliquescence de son univers idéologique sans proposer quoi que ce soit à la place puisque ça l’obligerait à sortir de son paradigme.
      Jacques Sapir, comme Chouard, a théorisé sur l’"Après", et je dirais qu’il est plus pragmatique que Chouard l’idéaliste.


  • Sachant que l’immigration coute entre 50 et 80 milliards/an et que 75% de la dette est constituee d’interets. Peut-on vraiment dire que le peuple de France est endette ?


  • E.Chouard est le plus lucide sur le nerf principal du problème à dire la création monétaire.. Couplé aux analyses d’ A.Soral sur les principaux acteurs de cette domination qui est le monopole sioniste de la création de la monnaie, la solution est faire ce que les sionniste ne veulent pas : que les nations reprennent leur pouvoir de création monnaitaire à taux zéro !
    C’est la " seule réponse au changement " reprendre la philosophie Chrétienne et Musulmane c’est à dire : INTERDIRE L’USURE !

     

  • E. Chouard a raison. Notre système est basé sur la dette selon le principe du "Loans make Deposits" ! Sans dette pas de création monétaire ’ex nihilo’. Dans l’absolu, il est ridicule de contrôler la dette, puisqu’en l’absence de dette, pas de monnaie, pas d’activité... C’est donc politique.


  • C est affligeant de voir comment un type comme chouard qui respire l honnêteté, la gentillesse ,et la bienveillance envers autrui puisse se faire systématiquement traiter médiatiquement de la pire des manières par ses interlocuteurs. À croire que seul les ordures sont autoriser à donner leur avis à la tv .


  • Merci à Etienne pour cette intéressante démonstration, qui est au fond un bien triste constat.


  • Il serait pertinent de se renseigner au niveau mondial, sur le fonctionnent, du financement d’ autres pays,cela aurait l’avantage, de donner une preuve formelle.
    La banque centrale du Japon, c’est globalement le même principe que chez nous.
    Pour la fédération de Russie la banque centrale est la propriété de l’état fédéral.
    La BP de Chine est de statut public, cela n’empêche pas la Chine d’être endettée, pour 2014 à 251 % du PIB (privé/public), malgré un fort potentiel de développement du marché interne, qui ne décolle pas, même avec l’ingestion massive de capitaux.

    C’est pourquoi je pencherais davantage, pour une crise globale systémique, d’un capitalisme qui ne trouve pas de nouveaux secteurs de valorisation, ce qui l’oblige à vivre à crédit.


  • Il y a l’honnêteté de Chouard. Mais ne ressemble-t-il pas au marxiste qui sort du bois de la plus value extorquée aux travailleurs et qui découvre avec stupeur la réalité de la banque, de l’argent et de ses circuits ? Il y revient. Il y vient. Depuis des lustres l’information est connue et diffusée abondamment, mais on a l’impression qu’elle vient de percer dans cet esprit sincère, après avoir taraudé bien des couches intersticielles de ce cerveau qui cherche. Que les gens qui ont vendu la souveraineté financière de l’état soient ceux qui l’endettent à qui mieux mieux depuis quarante ans, et qui continuent à pondre des lois pour tisser un écheveau toujours plus fin autour de la liberté du peuple, c’est en effet une grande nouvelle. Et quand elle est annoncée avec l’expression de la profondeur de la pensée la plus ouverte, comme une déduction de savantes conclusions préalables, cela rend stupéfait. Bouche bée on en reste. Presque haletant on attend encore une chavirante information et tombe alors dans l’escarcelle des chasseurs de grandes nouveautés, la nouvelle que l’état est détenteur du monopole de la force armée, et que le peuple paie l’impôt le canon sur la tempe. Personnellement j’en suis bien bouleversé de cette nouvelle sensationnelle. Et ma tête s’échauffe devant le spectacle enfin découvert du subterfuge odieux. A si le grand Charles pouvait encore descendre les Champs Élysées et lancer de longs trémolos avec son vibrato de basse "mais Paris Libérée", "la France libérée"... Dans cette lancée, Mr. Chouard empoignerait avec trépignations ardentes, les oeuvres de Bastiat, de Sauvy, et de leurs émules. Sommes-nous en train d’assister à un pivotement de sa cosmogonie ?


  • La loi du 3 janv 73, ne tombe pas du ciel, parce qu’une bande de magouilleurs, voulaient s’en mettre plein les poches, elle intervient 1 an après la fin des accords de Bretton Woods
    Replaçons le contexte ; la crise financière des années 70 qui marquent la fin de la parité or & us $, sonne le glas de fin des 30 glorieuses, non pas à cause de la fin de l’utilisation de l’étalon or, mais en raison de la concurrence entre capitalistes, qui oblige l’introduction massive dans la production, de machines automatiques, remplaçant de plus en plus les travailleurs.
    Ce processus de création de valeur d’usage n’ a fait que se développer jusqu’à maintenant, mettant sur le bas côté de la marche triomphante du capitalisme, des millions de gens.
    Pour ne pas imploser et disparaître le capitalisme est monté d’un cran, pour aller vers une richesse à crédit, richesse dont il n’est plus en mesure d’apporter par l’économie réelle.
    Si E Chouard avait raison, le remède serait aussi simple, ça serait magnifique, je ne dis pas qu’il est complètement à côté de la plaque, il a raison sur un point : l’esclavage global de la dette.
    Mais les causes elles sont structurelles.

     

    • Explique moi comment une marchandise non vendue, contient une part de valeur ?
      Car si je suis ton raisonnement Marxiste : la valeur est contenue dans une marchandise, par la cristallisation de travail qu’elle représente (travail = création de valeur).
      Si une marchandise a été produite et qu’elle ne se vend pas, que vaut-elle ?
      Donc pour que cette marchandise puisse avoir une valeur il faut qu’elle soit vendue, et donc prise dans le courant des échanges.
      Cqfd. Cette petite démonstration met à mal la théorie de la valeur.


    • L’opposition entre valeur d’usage et valeur d’échange, n’est pas tout à fait exact, puisque c’est le capital lui même qui impose ses propres catégories.
      Vu sous cet angle la valeur n’est donc pas un processus autonome.


  • Je ne suis pas tout a fait d’accord. L’état n’asservi pas le peuple. Ce sont les banques privées qui asservissent. L’état n’est qu’un intermédiaire puisque c’est lui qui contracte les crédits.

     

  • Si l’Etat est en situation d’endettement permanent, c’est d’abord et avant tout à cause des conceptions keynésiennes de nos gouvernants et hauts fonctionnaires qui pensent que croissance rime avec dépense publique. Souvenez-vous par exemple du "programme commun" de 1981, qui prétendait relancer la croissance par l’augmentation des revenus des fonctionnaires. D’où la hausse massive des dépenses publiques immédiatement sanctionnée par la chute du Franc sur les marchés, suivie d’une dévaluation.
    Nos politiques sont incapables de concevoir que la monnaie doit correspondre à la richesse produite et non à la quantité de monnaie émise. C’est bien le problème des planificateurs socialistes ou néo-libéraux de marché, que de croire que la monnaie décide de tout parce qu’elle permettrait de tout contrôler et donc de circonscrire la réalité économique à des modèles économétriques basés sur les effets de l’offre monétaire en termes d’emplois, de rapport entre l’offre et la demande, d’inflation, etc. Or tous ces modèles se sont royalement cassés la figure depuis que l’endettement faramineux des gouvernement n’arrivent plus à créer de la croissance, mais au contraire conduisent à l’asphyxie économique par excès de contrôle et de centralisation.
    Le problème des niches fiscales est marginal par rapport aux erreurs des monétaristes, qui constatent avec effarement que la monnaie n’a pas de valeur, si la création de richesse réelle tend à disparaître. Et c’est bien ce qui se produit aujourd’hui avec le siphonnage de la monnaie par le capital financier alimentant des déficits publics gigantesques. On arrive même à des taux d’intérêts négatifs du fait que le risque crédit est devenu tellement important dans l’économie réelle que les investisseurs doivent payer pour placer leur argent en bons du Trésor, alors même que les Etats sont en faillite, si n’est virtuellement au moins réellement.
    L’échec des monétaristes est donc aussi celui des planificateurs qui ont cru pouvoir créer le meilleur des mondes, "à chacun selon ses besoins" selon la vulgate marxiste, en contrôlant tous les flux monétaires, alors qu’ils ont créé le monstre de la finance de marché, tout en zombifiant la société civile.


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