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Étienne Chouard : "Le libéralisme c’est la mise au travail de toute la société"

Étienne Chouard tenait une conférence à Montifaud le 9 octobre 2016. L’occasion pour lui de revenir sur l’état réel de la classe politique française.

 

Partie 1 :

 

Partie 2 :

 

Partie 3 :

 

Sur le processus de mise au pas de la société française,
lire chez Kontre Kulture :

Étienne Chouard, sur E&R :

 



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39 Commentaires

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  • Excusez-moi, mais Marx et Engels dont déjà tout dit sur ce fléau qu’est le Capital ! Seulement voilà, le non primitif (l’occidental, l’asiatique et l’occidentalisé !) est vacciné dès sa naissance pour devenir ... capitaliste !!!

     

  • Cela irait bien s’il y avait une égalité de ce que l’on reçoit par héritage, et des écarts de salaires raisonnables... Il faudrait ne laisser aucune chance à la chance !

     

  • #1582090

    Il me semble que l’ami Etienne devrait revoir sa copie sur les notions de "pouvoir" et de fait de "hiérarchie".

    Une société animale (homme inclus) est naturellement hiérarchisée. Ce point apparait incontournable si on ne veux pas basculer dans l’artificiel, donc les constructions intellectuelles anti-naturelles, les dogmes et les idéologies.

    Ceci posé, il apparait que la notion de pouvoir n’est pas forcément négative comme voudrait le laisser entendre Étienne (pouvoir = abus ou risques d’abus).
    Oui mais voilà, il faut considérer que le pouvoir n’est pas forcément vouloir le mal, vouloir dominer et/ou infantiliser.
    Le pouvoir peut servir le bien commun et brosser la nature dans le sens du poil.
    Ce pouvoir peut être exercé par un ou des sages, des guides comme par exemple le pharaon égyptien dont le vrai nom était "hem", le serviteur (du peuple).

    Là on peut rejoindre Étienne afin de réfléchir sur les moyens d’éviter qu’un ou plusieurs individus au sommet de la hiérarchie ne dérape pas, ne se dévoient pas afin 1- que de guide il(s) ne devien(nen)t pas maître(s) ou 2- si cela arrive occasionnellement, ils puissent être facilement remplacés et mis hors d’état de nuire.

    Vesta terrain d’investigations s’il en est...

     

    • #1582135

      Pour être plus clair ou plus synthétique :

      Le pouvoir n’est pas le problème mais ce que l’on en fait.
      Le pouvoir de faire le bien, de guérir par exemple face au pouvoir de faire le mal, de détruire.

      C’est LE choix fondamental, l’éternel combat entre le Bien et le Mal...


    • La hiérarchie, c’est la société pyramidale type "illuminati". Pas très glorieux...
      Quand à la prétendue l’animalité de l’ homme, il y a un gros problème chez tout le monde, que ce soit chez les progressistes que chez les traditionnalistes. Des siècles de philosophie n’ont jamais réussi à trancher ce qui différencie l’homme de l’animal. Alors quand je vois un des deux camps (tradionnaliste ou progressiste) dire que leur camp prônent la spécificité de l’homme face à l’animal comme pilier central et en même temps défendre des choses qui ne différencient pas de l’animal... je me dis qu’il y a un gros problème de réflexion chez tout le monde.


    • Le problème c’est qu’il n’y a pas d’absolu.
      Pour vous, le bien commun c’est ceci.
      Pour un autre, le bien commun c’est cela.

      Imaginons que le pouvoir écoute votre voisin, et dise : "tais toi, le bien commun c’est comme je dis et c’est comme ça" ; alors vous ne serez pas satisfait. Et ça ne sera même pas forcément de l’égoïsme : peut être que la solidarité que le pouvoir exercera sera à l’opposé de votre valeur de ce que doit être la solidarité.
      Ainsi, d’une manière générale, quel que soit le pouvoir, il y aura toujours des gens (une minorité, une majorité, est ce le nombre qui est important ?) qui trouveront que ça ne va pas dans le sens du bien commun.

      Et là, on peut commencer à parler libéralisme et collectivisme sérieusement, sans caricaturer (ce que l’on voit beaucoup ; ici sur les libéraux ; ou sur les sites libéraux par rapport aux collectivistes. Ca dénote juste une fermeture d’esprit et c’est dommage).

      Un collectiviste dira que le bien commun est celui voté par la majorité.
      Un libéral dira que le bien commun est celui qui ne nuit à aucun individu.
      Tout le débat porte donc là dessus, et répondre à cette question, c’est répondre à la forme de pouvoir que l’on veut.


    • Dans une communauté naturelle, une organisation hiérarchique du pouvoir se fait naturellement par les meilleurs (les plus aptes pour assumer la survie, la prospérité et les intérêts du groupe). Dans la société aliénée de l’Avoir capitaliste, la hiérarchisation du pouvoir se fait par l’aptitude à produire - et reproduire - la marchandise, sa valorisation et son accumulation.

      Les plus riches gouvernent les plus pauvres. Les chefs ne servent plus les intérêts de ceux qu’ils dirigent, mais dirigent pour servir les intérêts des plus riches qui les font élire. Aujourd’hui, le pouvoir et sa légitimité s’achètent par l’argent. L’argent est l’outil d’influence le plus puissant.

      Le temps où les chefs et les nobles étaient d’habiles guerriers formant une artistocratie légitime, n’existe plus. Aujourd’hui, il n’y a plus que d’habiles marchands, orateurs et bureaucrates.


    • #1582260

      @ Mich et Julien

      Hiérarchie=Pyramide Illuminati ?
      Considérer a priori la hiérarchie humaine naturelle comme une pyramide est excessif et subjectif puis invoquer les Illuminatis tient plus de l’obsession intellectuelle que de la raison.
      A vous lire on devrait éliminer de notre Monde tout ce qui se rapproche de près ou de loin d’une pyramide. Ce n’est pas très sérieux.
      L’état homéostatique naturel d’une société humaine est le village et dans ce cas la hiérarchie se rapproche beaucoup plus de l’alpha des loups que de cette fameuse pyramide qui elle, je vous l’accorde, corresponds plus à la structure artificielle actuelle du système.

      L’animalité de l’homme ne relève pas de la philosophie mais de l’observation concrète et directe de nos caractéristiques éthologiques naturelles.
      Je vous conseille chaudement de visionner les conférences de Pascal Picq pour nourrir votre intellect (il y en a au choix des longues et détaillées ainsi que des courtes et synthétiques).
      Il en ressort que la plupart des caractéristiques que l’on attribue à l’homme existent également chez les grands singes (lire aussi « L’homme est-il un grand singe politique ? » du même auteur).
      Pascal Picq est à contre-courant de la pensée académique mainstream comme nombre de penseurs de la dissidence.
      Pour répondre à la question « qu’est-ce que l’homme ? » il préfère se demander AVANT « qu’est-ce que les grands singes ? ».

      Absolu et bien commun :
      Première démarche, choisir la bonne échelle. L’élément de base étant de village, villages que l’on peut grouper ensuite en un réseau, nul besoin d’aller voir chez le voisin mais se concentrer sur le local.
      Je suis persuadé que le bien commun se dégagera de lui-même, pas à la suite d’interminables palabres ou de constructions intellectuelles plus ou non déconnectée de la réalité, mais à l’usage et de manière empirique. Il faut ici chercher comme sources les liens qui unissent les êtres vivants entre eux et entre eux et le milieu de vie. Le bien commun doit également être adaptable et évolutif afin d’accompagner les modifications naturelles.

      Avec vos, « libéralisme-collectivisme » et « traditionaliste-progressiste », mon Dieu que vous êtes binaires et experts en théorie des « ismes », ne vous enfermez pas là dedans par pitié !
      Tout ça pour dire, et c’est là l’essentiel, il ne faut jamais aller du concept à la notion mais au contraire de la notion au concept (si vous voyez ce que je veux dire par là !). C’est le principe de réalité.


    • Le problème c’est qu’il n’y a pas d’absolu

      Dire qu’il n’y a pas d’absolu, revient à dire qu’il n’y a pas de relatif, ce qui est très relatif puisque ça reviendrait à dire que les effets n’ont pas de causes, et il faut bien une cause première pour la succession d’effets, ce qui prouve que l’absolu existe ! L’unité au sommet de la hiérarchie est donc réalité. L’aberration, c’est la multiplicité en haut, ça flatte l’orgueil de beaucoup de personnes et c’est très significatif de l’époque.


    • Merci pour vos conseils de lecture, et je trouve que votre vision est complémentaire à la dissidence malgres tout. Car la dissidence est un mélange de plusieurs vision, c’est comme le national socialisme une révolution qui se cherche. Cordialement


    • Dans tous vos propos ci-dessus il y a une grande méprise sur la pensée d’Etienne Chouard, qui il me semble ne nie pas la hiérarchie naturelle de l’espèce humaine, mais cherche à la canaliser dans un consensus démocratique pour le bien commun.
      Par ailleurs, même en acceptant cette hiérarchie naturelle comme réelle cela ne signifie pas légitimer le suffrage universel ! Chouard explique pourtant assez bien pourquoi ce suffrage est vain, et comment le vrai pouvoir s’accomode très bien de l’opposition qui dans un système de partis est vouée à l’échec :
      - qui dit financement dit renvoi d’ascenseur
      - qui dit partis dit clivage d’un groupe informel attaché aux mêmes valeurs par les groupes formels qui le composent et empêchent toute cohésion.
      On peut rajouter ce dont Chouard ne parle pas : l’idée du Pouvoir du Peuple, pour le Peuple et par le Peuple ôte toute possibilité de diabolisation, corruption ou de pression des lobbys sur un élu ou candidat (ou sa famille) puisqu’il n’y a plus de représentant. Le pouvoir est désincarné (je note que c’est d’ailleurs la désincarnation du pouvoir qui fait la force de l’Etat profond, des réseaux, de la Haute Finance, de la Franc-maçonnerie, etc.).


    • @ insoumis de la dissidence

      Chouard n’a jamais dit que le problème était le pouvoir, il insiste sur le fait que le pouvoir n’a pas de contrôle digne de ce nom. Sur le fait que ce n’est pas à ceux qui sont au pouvoir d’écrire les règles qui contraignent leur pouvoir (la constitution). Il ne conteste pas la légitimité d’avoir un pouvoir étatique (même s’il apprécie certains anarchistes), mais le fait que son organisation soit totalement verrouillée pour institutionnaliser le non octroie du pouvoir au peuple. Son objectif est de rendre le plus de pouvoir aux citoyens, tout en modifiant la structure du pouvoir de manière à ce que les abus que nous connaissons tous aujourd’hui ne puissent être reconduits.


    • #1582915

      @ Gary

      Oui on pourrait en parler ailleurs car ici cela sature et les nouveaux sujets écrasent les plus anciens.

      Quant à la pensée d’Étienne je crois bien la connaitre : j’ai discuté avec lui il y à 5 ans déjà sur son site et je faisais parti des gentils virus (cela correspond aux premières étapes de ma compréhension du système alors qu’intuitivement je le rejetais depuis les années 70 et au premier choc frontal entre certaines personnes de ce site et le tandem Soral-Dieudo qui y étaient diabolisés).

      Tout est subtilité et dosage sur la notion de pouvoir.
      La possibilité d’un pouvoir réel et positif n’est pas vraiment exploré par Étienne, ou pas assez si tu préfères, et de fait cela le fait arriver systématiquement vers le tirage au sort.

      Bon, on pourrait expliquer ma position par le fait que je soit très (très !) dubitatif sur cette notion de tirage au sort.
      Comme un intervenant précédent je préfère D’ABORD réfléchir sur les phénomènes naturels qui produisent le pouvoir, par exemple les chefs de tribu et les phénomènes associés de contrôle et de régulation.
      Quand cette voie de recherche sera complètement achevée et si elle s’avère stérile, c’est seulement à ce moment là que l’on pourrait étudier d’autres possibilités, et pourquoi pas dans ce cas le tirage au sort.

      Je suis même prêt à en rediscuter en détail avec Étienne mais j’ai paumé mes identifiants pour pouvoir encore poster sur son site.
      J’adore ce gars et le respecte profondément, cela va sans dire...


  • En ce qui concerne la confiscation du pouvoir par des partis politiques achetés par l’élite financière... nous en avons un bel exemple en ce moment aux USA, dans la dernière ligne droite des élections, avec deux candidats (l’un milliardaire et l’autre financée par wall street) qui ne plaisent pas du tout à la majorité des électeurs...

    Comme quoi la logique des partis finit par nuire à la cohérence même des partis... L’establishment de droite ne veut pas de Trump et la gauche démocrate ne veut pas de Clinton... et il y a fort à parier que dans 7 mois, ce sera exactement la même chose en France...


  • Excellente synthèse de Chouard sur les vices et mensonges du système électoral, à faire voir à vos amis... C’est dommage, une intervention de cette qualité mérite une meilleure réalisation et un auditoire mieux éduqué.

    Très intéressante réflexion sur le principe conflictuel des partis politiques qui empêche toute union autour d’une idée. (vers la moitié)

     

  • Sur la question de la "mise au travail de toute la population" : ce point mériterait d’être un peu développé.
    Sous l’ancien régime ou même dans la société paysanne encore récente, les femmes, les vieux, les adolescents étaient loin d’être oisifs. Même les animaux domestiques participaient activement au bien commun.

     

    • Ils participaient au "bien commun" parce que le contexte technologique rudimentaire l’imposait. L’espérance de vie était d’une soixantaine d’années, les aléas environnementaux pas maîtrisés. On peut pas tout avoir...
      En revanche les trêves dominicales étaient respectées et le profit n’était pas recherché pour lui-même.


    • On ne travaille pas la terre quand il pleut, ni le lendemain car le sol est détrempé.
      Je vous laisse faire le calcul pour le climat français.
      Aux dimanches, il faut ajouter les fêtes et le carnaval qui dure 46 jours (40 jours de semaines plus 6 dimanches).

      Mais quand est-ce que qu’ils travaillaient ?
      Ils travaillaient quand il y avait du travail, et là, c’était 10 heures par jour car personne ne pouvait savoir s’il n’allait pas pleuvoir le lendemain. Presque comme aujourd’hui pour les agriculteurs (sauf vaches laitières mais c’est dû aux troupeau de 200 vaches, ce n’est pas marguerite toute seule qui demande plus d’une heure de travail).


  • Chouard est depuis des années l’un des sommets de la justesse et de l’intelligence. Et l’un des fers de lance "anti-sytème".

    Seul problème : la densité de ce qu’il a à dire ou à exposer. Ses exposés fleuves le rendent difficile d’accès, en raison des capacités limitées du grand public (pas le temps, pas envie, trop pollués par le reste etc.)

    Il pourrait faire exploser la diffusion de son message en réalisant de COURTES vidéos de 5 minutes, chacune sur un point précis.

    Bref, il doit (hélas) se résoudre à faire des formats adaptés, et faire de la "comm". Pour ma part, je le souhaite ardemment.


  • Il faudrait sous titrer ses vidéos en anglais. Sa pensée est intéressante et permet d’entamer une réflexion.



  • Une loi qui n’est pas voté par les citoyens est nulle (rousseau) ... jamais un élu n’écrira ça ... la solution ne proviendra pas de l’élection.



    C’est un procès d’intention contre le FN ?

    Cela fait 40 ans que le FN propose le référendum d’initiative populaire (ça date pas d’hier, quand même !). Ensuite libre à nous, grâce au référendum, de réécrire la constitution.

    J’apprécie Chouard d’avoir vulgarisé le tirage au sort.
    Mais je le trouve intellectuellement limité (ou malhonnête ?) à escamoter systématiquement le programme FN.

    En homme de gauche indécrottable il préfère malheureusement notre frère la Merluche et l’avènement du chaos (révolution) que de dire la vérité concernant le FN.

    Dommage il perd en crédibilité à mon goût.

     

    • Votre message est la parfaite caricature de ce que dénonce, entre autre, Chouard.
      " J’apprécie Chouard d’avoir vulgarisé le tirage au sort.
      Mais je le trouve intellectuellement limité (ou malhonnête ?) à escamoter systématiquement le programme FN. "
      On peut vous retourner le compliment tout en vous invitant chaleureusement à regarder et surtout à écouter avec plus d’attention la deuxième vidéo à partir de la vingt-sixième minute de la deuxième partie, et plus particulièrement à partir de 26’50. Occupez-vous plutôt de votre crédibilité à vous parce que là c’est juste ridicule.


    • Merci Eric,
      ne vous méprenez pas, je cautionne à 100% les propos de Chouard.

      Cependant à 27’16 (2° partie) il impute au FN un sectarisme qui relève à mon sens de la malhonnêteté. A moins que ce ne soit de l’ignorance : après tout il commence à revoir sa copie concernant "l’obscur et fasciste" ancien régime.

      Il y a un parti qui nous donne les clefs pour sortir du carcan infernal (par le biais du référendum d’initiative populaire) et Chouard fait semblant de ne pas le voir... c’est mon seul reproche.

      Salutations ;-)


    • Aïe aïe aïe. Que dit-il sinon rappeler l’évidence que l’esprit partisan induit de fait le sectarisme ?! Et votre réaction l’illustre à la perfection puisque vous ne retenez que la critique du FN alors qu’il commence ce passage par une charge plus appuyée encore contre le sectarisme du FDG, qu’il ne peut ignorer puisque c’est de ce sectarisme-là qu’il a été la victime Et il ne parle pas de tout le monde mais de certains au sein de ces partis. Ne lui imputez pas vos excès. Salutations également (car le fait d’être en désaccord n’est en rien un problème, on est là pour échanger).


  • Passage vraiment super intéressant à partir de la vingt-cinquième minute de la seconde partie. Chouard, c’est l’honnête homme par excellence.



  • Le capitalisme naît quand les riches se libèrent du frein que représentait la loi. Ils écrivent la loi par une procédure qui leur permet - par leur richesse - d’accéder au pouvoir politique.



    C’est encore ce qui se passe aujourd’hui.
    L’aristocratie d’aujourd’hui, le lobby le plus puissant de tous, est celui de la haute finance, et ce n’est plus tant l’évasion fiscale qui les engraisse le plus mais la spéculation, celle qui permet aux hedge funds majoritairement anglais et américains - par les CDS ou produits dérivés - de couler un pays en pariant à la baisse sur la dette de ce pays, ou sur les banques européennes (ce qu’on appellera ensuite la « crise »). Les états n’ont aucune prise sur la finance internationale, et c’est ainsi que la GB et les US coulent l’Europe. La spéculation est rendue possible car elle n’est pas réglementée et elle n’est pas près de l’être. Hollande autoproclamé ennemi de la Finance s’est fait rappeler à l’ordre illico par Londres.
    Voilà comment la finance anglo-saxonne, puissante par sa richesse, nous impose ses lois, et est en guerre contre l’Europe sans char ni combat mais sans possibilité de riposte pour ses proies.
    Pour prétendument lutter contre le manipulations de marché une directive a été adoptée mais elle ne s’applique qu’aux pays européens et en exclut le Royaume Uni et l’Irlande - la belle jambe.
    Que m’importe de savoir si c’est machin Juppé, bidule Macron ou Tartempion Le Pen qui est élu, si la haute finance capable de ruiner un pays européen est impossible à neutraliser. Tant que nos pays sont exposés aux marchés de capitaux sans régulation, nous sommes à la merci des financiers, et les fonds spéculatifs vont continuer à engranger des gains titanesques sur le dos des travailleurs européens qui suent à perte.


  • J’avais jamais trop réussi à écouter E Chouard, ses idées étaient trop nouvelles, mais à force, je trouve qu’il n’est pas compliqué du tout. C’est mēme hyper intelligent. Je regrette de ne pas être allée le voir pour son atelier à Bordeaux, j’irai avec plaisir la prochaine fois. C’est grâce à ces très intéressantes video. Encore une fois MERCI ER !


  • Etienne Chouard devrait visualiser les vidéos de Francis Cousin sur Karl Marx. Il comprendrait que pour lui, la constitution n’est pas une solution mais de la merde capitaliste née de la volonté politique de reconstituer la communauté de l’être, le genos, pour la transformer en demos, c’est-à-dire en société de l’avoir.

     

  • #1582817

    Un grec antique consacrait 6 mois par an de temps à la politique ...

    Car la communauté était tout pour lui. Pas le cas du bobo.

    De plus la complexification de la technique, la division du travail donne la maîtrise du monde aux experts. L’état est devenu crasse.

    2 erreurs de Chouard.

    Un individualiste dans un système technicien vit forcément en oligarchie technocratique.

     

    • #1582939

      La question juive

      Marx y attaque la constitution (les droits de l’homme) contrairement à ce que dit Chouard, mais Marx VOIT, LUI ..., que cette superstructure constitutionnelle naît de l’infrastructure, les mentalités, ce que ne voit pas Chouard.

      La sauvegarde des âmes n’a pas la même constitution que la sauvegarde du Caddie !

      D’où l’homme nouveau de Marx (le prolétaire) qui a possibilité de prendre la mentalité différente, archaïque comme le germain antique, qui FAIT ALORS la nvlle constitution. Voir la phénoménologie décrite par Clouscard par ex.

      Là est le manque d’analyse de Chouard. C’est certes le développement du capitalisme la cause, mais VIA la modification des mentalités (ce que Sade a superbement vu, lire Latsch la société du narcissicisme ).


  • Un homme honnête avec un discours tout ce qu’il y a de plus intelligent.
    Je conseille "note sur la suppression des partis politiques" de la brillante Simone Weil pour compléter sa réflexion ainsi que "la démocratie athénienne" de Morgan "Oxford" Hansen, "Contre les élections" de David Van Reybrouck, "principes du gouvernement représentatif" de Bernard Manin, "petite histoire de l’expérimentation démocratique" d’Yves Sintomer et "Propos sur les pouvoirs" d’Alain.
    Après Etienne Chouard, je l’aime bien mais j’aime bien les Mâles Alpha : si je me souviens bien c’est Clisthène, un chef de guerre street cred’ qui soulevait des trucs lourds, mangeait cinq faisans à la sauce poivre le matin et avait un trône massif sur lequel il développait son mental de Spetznaz en face d’une cour respectueuse qui a instauré le tirage au sort et laissé les athéniens développer leur Etat-Cité...


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