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Maître Viguier à propos de la loi El Khomri : "Le salariat, c’est l’esclavage"

Dans le cadre de la chronique qu’il anime régulièrement pour Médias-Presse-Info, Maître Damien Viguier évoque aujourd’hui l’origine juridique du contrat de travail.

 

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43 Commentaires

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  • Un fonctionnaire c’est un esclave d’Etat, et de quel Etat ! D’un Etat sioniste .


  • Magnifique, merci et bravo Me Viguier.
    L’entreprise est à l’image de notre société...
    Voyez comment on nous/vous parle, et bien, comme à des esclaves. Le contrat de travail est un contrat de soumission dominant/dominé assorti de règles plus vicieuses encore que sont les "projets d’entreprise" ainsi que les "règlements intérieurs"...
    Merci encore pour cette analyse "souffle d’air pur", si je puis dire !

     

  • Je valide !
    Et c’est pas mon patron qui m’a fait m’en rendre compte, mais mes collègues : j’en ai qui n’ont jamais été autre chose que travailleur salarié, et ils sont ce que j’ai vu de plus inculte et insouciant après les étudiants et les enfants.
    Maître Viguier oui, mais maître à penser plus qu’autre chose ! =D


  • L’esclavage n’a réellement pas été aboli, car en étant salarié on se croit libre (certains ont besoin de deux jobs pour vivre). Voici une video qui montre "une minute avant l’abolition de l’esclavage"
    https://www.youtube.com/watch?v=uxH...

    Cordialement.


  • Excellent, et cela se confirme par la méthode de licenciements utilisée dans certaines entreprises où le personnel apprenait qu’il était licencié par micro. quel que soit le niveau de qualification. Cet avocat a un regard très profond sur la nature des choses.


  • Le salariat est un systeme qui ne peut fonctionner correctement.
    Le patron essayant de faire faire le maximum en payant le moins possible.
    Et le salarie essayant d’en faire le moins possible tout en étant payé le plus possible

    La solution réside dans une société de petits producteurs propriétaires de leurs moyens de productions

     

    • Surtout qu avec l automatisation des taches par le numérique, permettant de produire toujours plus avec moins de main d oeuvre. En faites , l evolution technologique pose et va poser un grand problème.
      Que va ton faire de cette main d oeuvre inutile ?
      Et la, ca rejoint un commentaire sur un autre sujet, Un salaire universel directement capté par les frais incompressible ( loyers , taxes) , télévison, canapé, jeux vidéo, cannabis, alcool et casque de réalité virtuelle pour baiser et se sentir moins seul.
      Un humain déshumanisé, complétement dépendant de la main qui donne , qui sera addicte et servile pour garder ses illusions.


    • oui mais alors il faut abolir la concurrence car les gros mangeant les petits le système de petits producteurs se transformera en notre système actuel ! sans compter que la grande production est source d immenses progrès . un système mixte reste cependant possible mais très règlementé !


    • Tiens donc, les patrons feront donc tout le travail de leurs ex-esclaves ainsi libérés ? C’est merveilleux.


  • L’ un des derniers privilèges en France, celui qu’ont les professions indépendantes de pouvoir s"exprimer encore un tout petit peu librement.. Maitre viguier, qui jouit d’une sorte d’immunité suisse qui le protège peut être davantage, nous fait profiter de sa liberté de parole tandis qu’elle se restreint de plus en plus dans l’hexagone sous le joug "des puissances dominantes qui font régner la terreur".. Merci Maître Viguier !


  • Si un jour Damien se lançait en politique sous le parti recnat, j`ai comme l`impression que ca fera très mal a nos pantins habituels qui paraîtrons encore plus désarticules

     

    • il n’est pas assez populiste et trop technique pour se lancer en politique. Il faut une certaine culture pour pourvoir l’écouter .
      Par contre il aurait toute sa place dans les émissions de débat à la télé ou la radio . Il est quand même autrement plus agréable à écouter que son collègue Golnadel .


  • Et pourtant nous sommes tous les salariés de quelqu’un,le patron n’est il pas le salarié de son client ? Dans les commentaires je lis que le salariés essaye d’avoir le maximum en faisant le moins possible et le client n’essaye -t-il pas d’avoir le maximum en payant le minimum ? La réalité est que l’homme n’a jamais été libre et est l’esclave de ses propres désirs et de son propre matérialisme .Le paradoxe est qu’à l’heure ou la mécanisation des taches et l’intelligence artificielle lui permet une liberté sans précédent dans l’histoire de l’humanité il est incapable de s’adapter a la transition et plutot que de créer une société basée sur le loisir, la culture et la liberté il est en train de créer une société de misère ou il n’y a place que pour 500 millions d’individus dont 450 millions d’esclaves


  • Très intéressante et percutante analyse. Si je comprends bien l’origine du "contrat de travail" est un contrat entre deux maîtres dont l’un loue ses esclaves à l’autre. Il s’ensuit pour aujourd’hui que puisque l’esclave ne peut toujours pas se louer lui-même ,- un contrat s’effectuant entre" libres" et un esclave n’étant pas propriétaire de lui-même ne pouvant se vendre. C’est L’ETAT qui loue à un maître individuel un esclave. Le salarié ne se loue pas lui-même mais c’est l’Etat son propriétaire collectif qui le loue à un maître individuel.


  • C’est pas faux, mais tout le monde ne peut pas être entrepreneur non plus, soit par incapacité diverses, soit par contexte économique.

     

  • Ouais, Maître Viguier… J’imagine que dans votre représentation, l’exercice d’un métier libéral n’est pas comparable (nous n’avons pas les mêmes valeurs, n’est-ce pas). Pourtant vendez votre temps, vos service et votre dévouement et passez l’espace d’une affaire du status de « Maître » à celui de Maître-Esclave. Mais bref, cher « Maître » (j’emploie les guillemets pour souligner la cocasserie de la situation, loin de moi l’idée de dénigrer vos compétences d’avocat et d’orateur), mais bon quand on a dit ça, qu’est-ce qu’on fait ? Dans la théorie, je suis d’accord, tout comme le seraient certainement les milliers de petits bobos qui se répandent à la République depuis quelques temps, et qui très probablement n’ont jamais pour la plupart l’expérience du travail. Mais ce que ça signifie, c’est alors la libéralisation généralisée et l’abandon du status de fonctionnaire. Ubérisation maximale. Ce que vous êtes en train de nous dire, c’est que la loi El Khomry ne va pas assez loin, mais alors de très très loin. Moi je veux bien, mais mis à par le fait que sur E&R se trouvent tout de même beaucoup de défenseur de la valeur travail, et aussi, outre le fait qu’à oartir du moment ou on se fait rétribuer pour ses service, nous sommes en situation d’asservissement et que nous sommes toujours l’esclave de quelqu’un, il y a des propriétés intéressantes dans le travail salarié (par exemple, c’est structurant, pour beaucoup, et alors que c’est aliénant pour quelques uns, c’est salvateur pour la majorité).

     

    • Du même avis, les travailleurs libéraux qui profite d’un "marché" régulé et stoïque, comme les avocats dont maître Vivier, comprennent mal le but du droit du travail visant à encadrer la subordination par le capital des gens de classe sociale inférieure.
      Oui le salariat c’était l’esclavage moderne. Mais le droit du travail à fait beaucoup de bien aux gens n’ayant pas de capital, de savoir-faire transmis ou de cooptation par les classes auxquelles elles appartenaient.
      Aujourd’hui le droit du travail est un frein à l’économie financière, elle saborde ce navire dont elle n’a plus besoin. Comportement classique du capital...


    • @grinchouille

      Le travail rend libre c’est un fait, la critique qui est faite ici est plutôt sur le sens juridique donné au contrat de travail qui n’est autre que la légalisation "droit de l’hommiste" de l’esclavage. L’ironie est à relever.


  • Je ne peux qu’être d’accord avec ce monsieur. A 37 ans , j’en ai 17 de fiches de paie et j’ai l’impression de mettre fait violer pendant tout ce temps. Bien qu’ayant fait pas mal d’heures supplémentaires, beaucoup d’efforts et montré toute ma motivation, je ne suis pas plus gagnant ni plus riche. Par contre, j’ai le dos en vrac et parfois le moral dans les chaussettes. A vrai dire c’est marche ou crève, tu es salarié (esclave) ou entrepreneur (esclave des taxes, impôts, charges...) mais jamais gagnant. C’est d’autant plus dur à avaler quand tu en es contient.

     

    • Salut olivier,j’ai 34 ans je suis cuisinier et c’est la même chose pour moi ! Sauf que moi je me suis découvert une passion qui est la permaculture !!!
      Ya vraiment moyen de boycotter le système.
      Les perspectives sont nombreuses. Je te souhaite de trouver ton bonheur. Moi ça me soulage de savoir qu’à long terme je serai libre.
      En attendant, demain j’y retourne pour capitalisé un max de pognon pour acheter le terrain de mes rêves.


  • Et encore ! La valeur de l’esclave moderne s’est réduite à presque rien. Comparé à :

    "L’esclave romain est ambivalent : il est à la fois homme et marchandise. Sa valeur monétaire incite le maître à en prendre soin afin que son investissement soit rentable. De même, il a des devoirs envers lui : le nourrir, le vêtir et le loger"


  • #1451521

    D’ailleurs le mot "travail" a pour origine, en latin, un instrument de sévice pour immobiliser les esclaves récalcitrants ; à méditer ....

     

    • Tout à fait Monsieur !

      Travail du latin tripalium signifie : "(Antiquité) Instrument d’immobilisation et de torture à trois pieux utilisé par les Romains pour punir les esclaves rebelles."

      Cela me rappelle une petite anecdote, celle d’un jeune garçon à qui l’on avait posé un jour la fameuse question de ce qu’il souhaitait faire plus tard.
      Il répondit qu’il souhaitait... gagner sa vie

      Ces aînés le félicitèrent pour son sérieux et pour cette maturité d’esprit, à un si jeune âge, et lui annoncèrent avec joie que c’était cela devenir adulte.

      Mais hélas, personne et pas même le jeune homme en question n’entendit dans la pièce, en écho, les rires gras de ce satané Ploutos !

      Bien à vous,


  • A ceci près qu’avec l’esclave, le maître avait le devoir de le vêtir, le nourrir et le loger.

    Aujourd’hui, on balance à l’esclave des morceaux de papier qu’il va, durant sa pause, échanger contre un bout de pain qu’il mangera debout dans la rue, avant de revenir bosser.

    Si l’esclave ne plaît pas au maître, ce dernier le met au chômage (= le met à la charge de la collectivité des esclaves), ce qui fait baisser le prix du travail. Il en prend alors un plus rentable, qu’il paiera en plus moins cher.

    Pour le maître moderne, la situation s’est donc considérablement améliorée et en tant qu’esclaves, cela devrait au moins nous réjouir ! Ou bien nous ne sommes que de sales égoïstes.


  • Oui, le contrat de travail est de l’esclavage (au sens du droit romain, comme rappelé ici). Il est surtout un enfermement intellectuel, une aliénation ultime massivement utilisé depuis... la révolution industrielle. Tiens donc... En effet, dans la logique capitalo-industriel il est important de emplir les usines pour produire en masse et créer de la richesse. C’est la logique de production de masse qui conduit à cette aliénation du contrat de travail. L’abandon à autrui de son indépendance contre rémunération, pour produire et pour consommer naturellement.
    Avant cette révolution industrielle au milieu du 19ème siècle, peu de contrat de travail. Donc, logiquement, dans la période post-révolution industrielle, période dans laquelle nous sommes entrés, moins de contrat de travail, donc plus d’indépendance, forme d’émancipation pour sortir d’un état aliéné.
    Les esprits libres devraient se réjouir car c’est une forme de liberté que retrouve l’Homme au travers de l’indépendance.
    Le seul problème, c’est le Système bien-sur !
    Alors qu’il y avait 4.5millions d’indépendants en France il y a 40 ans, il n’y en a plus que 2.5millions aujourd’hui. Tout est fait pour limiter cette indépendance, car tout est fait pour limiter la liberté, l’émancipation. Une personne libre est dangereuse car potentiellement dissidente, trop de personnes libres est un danger pour l’establishment. Mieux veut les enfermer dans une forme d’aliénation entretenue, par de la perfusion d’aides en tout genre pour qu’ils pensent être libre (tu consommes donc tu vis), qui alimentent la dette qui conduit elle même à l’aliénation des générations futures. Tout cela est bien huilé, mais va mourir, car fabriquer de la dette, emprunter sans jamais rembourser et fabriquer de la monnaie ex-nihilo pour alimenter le jeu, ça ne peut pas fonctionner à terme. Donc oui, nous allons vers une période post-révolution industrielle avec une régression progressive du contrat de travail.
    Une bonne nouvelle en soi pour qui aspire à être libre, vraiment libre, et pour glisser une quenelle au Système et sa finance sans queue ni tête qui est la forme même de l’aliénation.
    Circuits courts, produire pour sa propre consommation, économie solidaire, réseaux d’écosystèmes...
    Note : j’ai personnellement tenté une aventure indépendante, mais, l’ensemble des éléments qui composent le Système pousse en sens inverse. J’ai été obligé, en tout cas pendant un temps de revenir à l’esclavage auprès d’un "employeur"


  • Pourtant,

    Que signifie travailler pour quelqu’un aujourd’hui ? N’est-on pas soumis au corps collectif comme étant imbibé de lui par l’intermédiaire de l’argent ?

    Pour un travail individuel dans un ordre commun, n’est-on pas tenu d’obéir au sens romain (être soumis ou prêter oreille) pour assurer la bonne cohésion du groupe et la réussite du travail, que ce soit de suivre une directive ou d’en imposer ?

    Verrait-on dans le statut de l’esclave moderne sa rémunération déshumanisante créant un mur entre la vie privée et la vie laborieuse ; ou bien serait-ce le rapport de force entre employeurs et employés trop radical en partie à cause de nombreux postes interchangeables et normalisés (un esclave est bon pour n’importe quel travail d’esclave) ; ou enfin le contrat de travail trop lourd et trop général imprimant une relation avant qu’elle n’existe ?

    Finalement, le salariat « esclavagiste » en dehors de toute notion de rémunération n’est-il pas une demande d’obéissance telle qu’aucune vitalité ne peut germer de la part du travailleur ni aucun épanouissement personnel ?


  • Maître Viguier passe à coté d’une dimension du salariat car en disant que le salariat est de l’esclavagisme. En effet il associe le salaire au poste d’emploi (défini par l’employeur) et n’associe pas le salaire à la personne payée pour sa qualification, c’est à dire son grade. En effet si le salaire rétribue un grade et pas un emploi, il donne une liberté et une responsabilité citoyenne à la personne qui le perçoit. C’est justement une libération par rapport au salaire associé à l’emploi.

    Le cas des retraités dans un système par répartition est particulièrement intéressant à ce titre. On peut considérer que les retraités ont un salaire pour leur qualification de retraité. Cela responsabilise les individus et constitue une alternative à définition de la valeur économique de l’activité. Dans le cas de l’emploi, l’activité n’a de valeur économique que si elle est au service de l’intérêt d’un investisseur privé (l’usure détermine la valeur économique). Dans le cas du grade, c’est l’individu payé pour sa qualification qui détermine la valeur de son activité. C’est-à-dire que le salaire du retraité (versé pour le grade de « retraité ») correspond à son activité (repeindre sa clôture, cuisiner, conduire les gamins à l’école…) qui n’est plus dictée par l’emploi mais décidée de son propre chef. En revanche si on considère que le salaire est lié uniquement à l’emploi, le versement de la retraite correspond à la valeur d’un travail fourni en tant qu’employé autrefois (= esclavagisme). De même si on considère que le salaire est uniquement lié à l’emploi, il faut des investisseurs privés (l’emploi est de l’activité au service de l’intérêt d’un investisseurs) pour pouvoir taxer le travail employé en vue de payer les gradés (police, armée, médecins, fonctionnaires…). C’est cette association salaire = emploi qui est la clé de voûte de notre esclavagisme à l’usure des banquiers.

     

    • J’ai trouvé intéressante votre analyse, permettez que j’y rajoute une précision qui me semble importante. Il ne peut y avoir de salariat sans consommation de masse, les deux sont intimement liés. Nous devenons esclaves si les deux conditions sont réunies, nous ne serons jamais des salariés si nous ne pouvons pas consommer. C’est l’essence même de ce capitalisme moderne, en lieu et place de cultiver la terre ou nous dépendions des bonnes ou mauvaises récoltes, nous nous sommes mis à l’abri avec le salariat et toutes les déconvenues qui vont avec.


    • Je suis d’accord avec vous dans le sens où un salariat ne constitue pas une référence de l’utilité d’une activité (seule la nature offre une telle référence). Mais à ce titre le salariat reste beaucoup moins toxique que l’emploi car il est compatible avec un équilibre alors que l’emploi nécessite une croissance continue. En effet, dans le cas de l’emploi, l’activité a une valeur économique que si elle est au service de l’intérêt d’un investisseur privé, la croissance et la présence de l’usure (intérêt) sont alors nécessaires pour que l’activité ait une valeur économique. Le salaire non lié à l’emploi permet de donner une valeur économique à une activité sans qu’il y ait besoin de croissance mais il ne définit pas pour autant si l’activité est utile ou non. Ceci reste la responsabilité citoyenne du salarié non employé et de ceux qui décident de lui verser un salaire.


  • Et vous vous n’êtes pas esclave de vos clients ? Sans eux pas de plaidoirie, pas d’honoraire. Vous êtes obligé de vous lier à des clients pour vivre comme l’ouvrier se lie par contrat avec son employeur pour vivre.

    L’ouvrier ne se sent pas plus asservi à son patron que vous êtes asservis à vos clients. Vous donnez le meilleur de vous même moyennant des honoraires, l’ouvrier fait de même moyennant un salaire.

    Vous vous sentez moins "esclave" parce que vous avez un grand nombre de clients. Vous pouvez les choisir ce qui vous laisse un semblant de liberté. Le résultat est le même : pour manger vous devez plaider.

    Et puis demandez à un patron s’il se croit "maitre" quand il doit trouver de bons ouvriers !! Le patron fait son travail de patron, les ouvriers font leurs travaux d’ouvriers. Les deux font vivre leur famille au dépend de l’entreprise.

     

    • L’avocat choisit librement ses clients et ses dossiers. L’ouvrier ne choisit pas librement son patron ni les tâches qu’il doit effectuer ; il prend ce qu’on lui donne. Quand un avocat n’est pas content, il congédie son client. Quand un ouvrier n’est pas content, il la boucle et il travaille.


    • @ Voix de la sagesse

      OH mince alors, pas pot.


    • @ Claude De Bortoli

      Maître Viguier parle ici de culture générale. Il ne dit pas forcément "moi je fais mieux".

      Après, la notion de se "sentir" esclave ou pas est subjective. Vous avez raison. Un ouvrier peut ne pas se sentir plus esclave qu’un petit patron qui a des responsabilités qui l’empêchent de dormir.
      C’est sur que vous êtes toujours "esclave" de quelque chose dans la vie. On pense faire des choix personnels mais c’est toujours dans le cadre de la société dans laquelle on vit. Qu’on ait un patron juste au dessus de sa tête ou pas.

      La vrai liberté, complète, totale, c’est l’anarchie et la chute d’une société.
      Je ne pense pas que Maître Viguier soit un anarchiste !
      Il faut essayer de trouver un juste milieu entre une hiérarchie des taches à effectuer et le sentiment d’avoir sa place et de vivre dignement. Mais plus on est nombreux plus cet équilibre devient difficile à trouver et les élites essayent de nous faire avoir un "sentiment" de liberté mais sans la dignité...


  • Oui, et d’ailleurs dans l’antiquité romaine, l’autre possibilité pour un "maitre" (enfin homme libre) d’être "esclave", c’est d’être... endetté. Ainsi pour rembourser sa dette, il se mettait au service de son créancier.


  • Bonjour,

    Je voudrais juste savoir quelle est le joli thème joué au piano.
    Pardon d’avance pour mon inculture.


  • À mettre en perspective avec le discours vide de Najat Vallaud Belkacem sur le rôle de l’éducation nationale devant la FM. L’école n’apprend ni à être digne, ni à se défendre face à un système qui fait le contraire de ce qu’il promet.

    Comment l’école justifie les salaires extraordinaires des patrons du CAC 40 qui sont nommés à leur poste ? Quelles sont leurs compétences que n’ont pas les autres ?

    Pourquoi est-il si difficile d’entreprendre en France ?
    Plutôt que d’encourager la création d’activité qui rend libre et indépendant, l’État fait tout pour diriger les citoyens vers le salariat qui oblige à se taire et à être docile.


  • Révélateur ! on comprend mieux en quoi l’abolition du salariat est finalement une cause noble, mais ce n’est pas donné à tout le monde ce qui expliquerait pourquoi la condition humaine à travers les âges a toujours porté le fardeau de tout ses malheurs.
    Un film éloquent à voir sur la période durant laquel s’est opéré la trasnformation de l’esclavage en salariat :
    http://www.dailymotion.com/video/x9...
    Film culte avec un Marlon Brando magistrale !


  • Je me suis toujours demandé si le chomage n’était pas une forme d’insoumission au système pour certaines personnes ... !


  • A moins de tirer nos revenus d’une rente, nous nous marchandisons, de l’employé non déclaré surexploité au brillant auto-entrepreneur. Et cela tant que nous baserons nos échanges sur la notion de valeur marchande.

    Alors qu’en fait, la seule valeur d’échange d’un travail donné est de correspondre à une demande sociale. Ainsi, remplissant cette condition, tout travailleur devrait accéder librement, sans restriction à priori, au marché.

    Je vais faire 2 citations.

    Alain Deneault : « Le travail qu’est-ce que c’est ? c’est penser la rencontre de dispositions, de compétences, de volontés d’une part, et d’autre part des besoins, éventuellement des aspirations collectives. »

    Un commentaire fait sur une autre page du même site par un surnommé paramesh :
    « qu’est ce que l’économie au sens premier : production et consommation (ou plus exactement répartition de cette production.
    que vient faire l’échange marchand là dedans si ce n’est parasiter le système ?.
    que le producteur de matière premières ou le travailleur qui fabrique le produit fini ne soient pas payés en billets de papier importe peu pourvu qu’ils reçoivent en fin de compte concrètement ce dont ils ont besoin pour vivre. »


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