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1972 : la bande du square du 17ème arrondissement de Paris

Réalisé par Bernard Bouthier, ce reportage suit une bande de garçons âgés de 12 à 14 ans qui traîne dans leur square du 17ème arrondissement de Paris. Il s’agirait du square Ernest Gouin. Leur quotidien est partagé entre l’école buissonnière, le parc et les petits boulots à la sauvette.

 

 

Voir aussi, sur E&R :

Comprendre l’évolution du pays avec Kontre Kulture :

 



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50 Commentaires

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  • #2073522
    le 31/10/2018 par Palm Beach Post : "Cult !"
    1972 : la bande du square du 17ème arrondissement de Paris

    À partir de 2:50, Anna, La Femme reptile, production Hammer Films, qui ornait la façade du cinéma Le Colorado...
    La plupart des films d’exploitation qui y étaient projetés étaient assortis d’une limite d’âge, et puis, il fallait bien payer pour rentrer...

    Parce que ce qui frappe dans ce doc, c’est la ghettoïsation des gamins, qui peinent à sortir de leur quartier du nord-ouest parisien.
    Paris riche, et Paris des pauvres...


  • Si je comprends bien, il nous faudrait faire un parallèle entre les petits garnements européens pré-ado des 60, qui piquaient des billes et trainaient au square, et la racaille actuelle. C’est une plaisanterie ?

     

    • Hahaha, ce genre d’articles sans commentaires n’est pas fait pour insinuer quoi que ce soit. Mais pour faire réfléchir et que chacun se fasse sa propre opinion. Vous en avez une...



    • Si je comprends bien, il nous faudrait faire un parallèle entre les petits garnements européens pré-ado des 60, qui piquaient des billes et trainaient au square, et la racaille actuelle.




      Ce reportage montre exactement le contraire ! À l’époque, même les petits voyous étaient sympathiques. L’immigration africaine de masse a tout dangereusement dénaturé et dégradé au fil des ans à partir de 1973.


    • @tati.........il faudrait rien faire du tout, qui t’oblige à quoi que ce soit ?!...ce joli film est un témoignage anthropologique sur le Paris d’alors, la France d’alors...à Marseille ou ailleurs c’était la même, les caractéristiques de chaque ville étaient davantage marquées, héritières d’un passé encore très présent !...c’était le temps où l’on prenait le temps même à Paname, où les moineaux " piaffaient "...pas de portable ( vous savez cette fin de civilisation ), de réseaux antisociaux, mais du vécu coco, du vécu...


  • Cela me rappelle quand j’étais gosse dans les années 70 ! A seulement 6 ou 7 ans je sortais seul et allait au square ! On errait dans les rues, on faisait les quatre cents coups...de nos jours c’est inconcevable ! A part peut être en bas des immeubles dans les cités, on ne voit plus des gamins de 5, 7, 8, 10...ans traîner seuls en bande ! Désormais les gosses sont couvés, passe la quasi entièreté de leur temps libre seul dans leur piaule devant un écran...rien d’étonnant qu’il y a une différence qualitative entre les anciennes générations et celles d’aujourd’hui !

     

    • J’ai 45 ans et je ne suis pas d’accord, les mômes font du sport , beaucoup plus que dans ces années là , malgré les écrans et le numérique.les.gosses.ne perdent absolument pas le goût de sortir , ni les adultes d’ailleurs qui sortent également beaucoup plus qua cette période . La candeur n’est plus de mise aujourd’hui , sinon c kif kif


    • Si ce soir, les enfants sortent déguisés en morts vivants pour réclamer des bonbons, de la gélatine de porc avec additifs, glutamate, nanoparticules et autres bleus E133,… bref de la merde artificielle recouverte de sucre, en sonnant forcément comme des possédés aux portes des maisons. Le problème est que cette “tradition” ne m’évoque rien, excepté quelques manifestations morbides bref quelque chose de négatif, de faux : devront-ils intégrer l’idée d’un croque-mitaine, de bouffer de la merde, d’une présence maléfique qui les séduira tout au long de leur survie avec des promesses ou bonbons empoisonnés ? Halloween n’est-ce pas le jour où le nombre d’enfants disparus augmente considérablement ? En parlant de croque-mitaine pour qui tout principe de précaution est un frein au marché, la vieille chouette Attali propose de "Créer un monde meilleur, c’est à notre portée, si on ne le fait pas, nous allons vers d’immenses catastrophes"
      https://www.francetvinfo.fr/replay-...
      Le meilleur des mondes avec sa Positive Planet et la gouvernance mondiale du G20 : "Je pense que l’Europe aura besoin d’accueillir des réfugiés" (J.Attali à i24NEWS)
      https://www.i24news.tv/fr/actu/inte...
      avec et pour culpabilisation ultime le désormais désopilant point Godwin : « M. Attali regrette et se dit "touché" qu’il n’y ait pratiquement plus de réfugiés qui arrivent comparant la situation de 1938 où personne n’acceptait de recevoir les Juifs.


    • J’ai les mêmes souvenirs...
      Et ce sentiment de liberté, que tout était possible ! Ah, les longues après-midis à "traîner" dehors avec les potes ! On en oubliait les adultes, la maison, la notion du temps...


    • On dira une partie seulement de jeunes enfants reste canguée dans leur piaule rivé sur des écrans, mais si vous allez en banlieue nord ou est vous trouverez des bandes qui traînent pareillement dans des squares ou plus volontiers dans les sous-sols du métro au niveau des grands carrefours (Châtelet, Auber....) partout où il y a des centaines de magasins concentrés. Ce qui frappe dans ce documentaire c’est la maturité du gamin meneur de la bande. on perçoit nettement que malgré leur absence de l’école, ces gamins s’expriment avec beaucoup plus de précision dans leur vocabulaire que ceux d’aujourd’hui au même âge... C’est à ça que l’on mesure l’effondrement de l’enseignement pour ceux qui, pourtant, vont à l’école...


    • @Dimitri

      Où as-tu vu aujourd’hui des parents laisser leurs gosses de moins de 12 ans sortir SEULS et traîner dans la rue des journées entières ? A 7 ans je prenais SEUL le bus pour aller au kiné ! Aujourd’hui je suppose que le chauffeur appellerais les flics ! J’allais seul au square jouer avec d’autres potes pendant des après-midi entières, et nous étions SEULS, c’est à dire entre enfants sans parents ni adultes pour nous surveiller...A l’époque les gosses avaient une autonomie que n’ont plus les enfants d’aujourd’hui à part les gosses de Roms et de Manouches !
      Certes les enfants (certains) font parti d’un club sportif...mais c’est encadré et limité dans le temps. Quelques heures par semaines de foot, basket, karaté...entouré par des adultes, avec papa ou maman qui vont les chercher à la sortie pour les ramener à la maison...et une fois à la maison c’est jeux vidéos et internet...
      Mais à vrai dire il est impossible de résister à cette tendance avec l’accroissement de l’insécurité. Entre les pédophiles et les racailles qui écument nos rues...il est probablement inconscient de donner à ses gosses une telle autonomie...


  • L’éducateur a une tête d’acteur de cinéma, et les actuels acteurs de cinéma ont des faciès... d’éducateurs.
    Le petit chef de la bande a un visage typiquement celtique, côté Belgique. En voie de disparition.
    Le meilleur moment de la vidéo : la promenade touristique dans Paris !
    C’étaient les petits Parisiens, encore un peu gavroches.
    Je crois le vent les a ôtés.


  • Ils ont l’air de s’ennuyer ferme et ils ne semblent pas aimer leur époque, alors que le chômage y est quasi inconnu de même que l’insécurité !

     

  • Les faux problèmes existentiels de la jeunesse occidentale d’après-guerre.


  • J’ai le même age que ces garçons, ils ressemblent d’ailleurs à mes frères à cette époque, la même coupe de cheveux . On traînait des heures dehors à découvrir, nous les filles aussi. Surtout pas de tél. portable pour nous surveiller et localiser ....la liberté !


  • Les mêmes angoisses vers l’entrée dans le monde faux des adultes et de la société de consommation qui commençait à faire ses ravages dans l’âme de la jeunesse.

    Pasolini, déjà dans Accatone (1961) et Chabrol dans Les Cousins (1959) et Le Beau Serge (1958) , ainsi que Truffault Les Quatre Cent Coups (1959) traduisaient au cinéma la montée de cette angoisse métaphysique de la jeunesse à l’égard du monde dit « moderne » post-Nuremberg et au milieu des années 1960 par le IIᵉ concile œcuménique du Vatican, du 11 octobre 1962 par le pape Jean XXIII et se termine le 8 décembre 1965 sous le pontificat de Paul VI, tous les deux franc-maçons. Ils ont rompu sciemment le lien avec les sphères invisibles christiques bénéfiques qui se répandaient sur tous depuis Rome.

    Angoisse métaphysique de la jeunesse toujours pas comblée et masquée par les jeux vidéos et autres gadgets de la quincaillerie culturelle ambiante. Il n’y a jamais eu autant de livres et jamais eu autant d’incultes !

    Culte de la personnalité, au détriment du SOI divin en arrière-plan. Tels des nuages plus ou moins denses , l’ego recouvre le soleil intérieur et l’empêche de demander et donc de se poser la QUESTION du QUI SUIS-JE.

    Tout l’entretien avec ce jeune garçon aux cheveux longs portent pourtant sur la QUESTION.

    Les questions déviées, insidieuses du journaliste et de l’éducateur sont de l’ordre de l’horizontalité et ramène toujours de manière culpabilisante au concret ras-des- pâquerettes : que vas-tu faire de ton existence en niant la VIE en mon existence. Et puis, cerise sur le gâteau pour la fin : tu vas passer à la télé !
    En 2018, à télé star ou sur ta chaîne YouTube : quelle avancée ?

    La culture humaniste est réservée aux enfants d’une élite privée qui a privatisé la république ne laissant de cette dernière que des scories, du falsifié, du mémoriel dans des lycées de 2000 élèves Allocinés !

    Les mêmes regards, la même nostalgie, qu’en 1972 mais au lieu du square vous avez en 2018 la tablette de jeux vidéos, Facebook et pour les plus récalcitrants, la drogue, l’alcool, la prison ou l’hôpital psychiatrique.


  • Le quartier de la porte Clichy,le long de la petite ceinture...Pas trop changer sauf pour les habitants,bien sûr...et puis,en 1972,c’était pas la misère...Les mômes pouvaient,quand même,voir venir.


  • Toute une époque ! Aujourd’hui ils ont à peu près mon âge. Je me demande combien d’entre eux ont voté Macron...


  • #2073562

    Il y a encore des enfants sauvages de souche, amis des gens du voyage, livrés à eux-mêmes et qui traînent en bande mais ca se passe dans nos campagnes, souvent ils ont ce comportement déjà d’adulte et de teigne aussi. A 18 ans ils ont tous un casier judiciaire, de superbes voitures de marques allemande, et sont déjà père de famille malgré eux. Ils savent tout faire bricolage, mécanique, jardinage, survivalisme .... mais il leur manque la maturité et la sagesse de l’expérience, ce qui fait qu’ils font n’importe quoi n’importe comment en société.


  • Ah, nostalgie .....
    Les jeunes ont eu une période de liberté en ce temps là .....
    Il est vrai qu’à cette époque on n’avait pas la trouille, même pour ses enfants !!!


  • 5min15 : Parc Monceau c’est un quartier super… parce que ici tu vois pas de môme qui pleure, rien, dès que tu pleures : "Tiens voilà cinq cent balle et puis va t’amuser." Tandis que nous, bon, on a pas de sou quoi, mais ils sont vachement heureux les mômes là… mêmes les parent… tu vois jamais une mère qu’elle gueule, tu vois ça se voit, quand quelqu’un à du soucis, sur son visage.


  • Apparement le leader de la bande s’appelait Thierry Percheron est décédé depuis...,

    je trouve que les mômes de cette époque s’exprimaient mieux, possédaient une cognition et une psychologie qui diffèrent d’aujourd’hui.

    j’aimerais bien savoir ce qu’ils sont devenues.


  • #2073604

    Ils sont dans le vrai, quelque part, ils refusent de se soumettre à une société qui ne les reconnait que soumis. Le problème, est qu’il n’ont pas , pour le moment, trouver une autre société viable mais ils savourent une certaine liberté.

    Chez E et R, on est un peu comme eux, on refuse La Société qui est en phase terminal, et on prépare la kontre-kulture. Pour cela , on est vu comme des voyous, des pestiférés


  • #2073621

    Belle image de la ville de Paris !
    ça manque de bronzés.
    Dis, tu me mets quelques bronzés.

    - Vannuel Mals, dit "el-bronzé".


  • #2073624

    MDR, 10 ans plus tard, j’étais mait’nage à la pisçoche juste à coté ! http://peter-toepfer.de/Schwimmeist...
    Mais déjà, il n’y avait presque que des rebes (pas forcément antipatique).


  • C’etait peut etre des voyous mais c’etait nos voyous.


  • Ça me rappelle ma petite enfance dans les années 70 -80. On était tout le temps dehors un ballon des raquettes ,des balles ,le jeu de cordes, saut à l’élastique ,les billes j’adorais ça on avait creusé des trous exprès pour ça ,la balle au camp etc ..on allait dans les bois juste à côté vadrouiller ...La belle époque..Nos parents nous laissaient aller à l’école tout seul dès le cp à d’un Km de distance ..Pas d’ordi,de console,de téléphone portable...
    Il n’y avait pas à l:époque d’histoire de beur de black de blanc..toutes et tous enfants de la classe populaire.aucune différence..


  • #2073644

    1972 : la bande du square du 17ème arrondissement de Paris, faite de jeunes prolos rabelaisiens potentiellement communards et dotés d’une grammaire pouvant encore ouvrir à l’éveil critique...

    2018 : des bandes racailleuses du grand commerce multi-forme de la marchandise omni-présente, constituées d’anti-communards avérés et hallucinogènes, dotés d’une grammaire ne pouvant plus ouvrir qu’à l’avachissement servile...

     

    • Vu la production "culturelle" qui est déversée sur ces populations...
      Apologie de la drogue,des armes,de la violence,de l’argent facile,du luxe blinbling.. et toujours en filigrane discret de cette production "l’ethnie", la couleur, la diversité, il faut que ce soit "représentatif".

      Comment ça pourrait donner autre chose ? Il faudrait une force d’âme importante, à un jeune de surcroit, pour s’émanciper de cette (sous)culture, et de la pression sociale.
      Tant qu’il n’y aura pas une culture qui prône des valeurs plus respectables, rien ne changera.

      Toute cette imagerie (des quartiers) fait plus de mal que les conditions réelles de vie.


    • En d’autres termes, on est passé du "prolétariat" au "lumpen-prolétariat".

      Au 19ème et au 20ème siècle, le problème était la Prolétarisation (dépossession des travailleurs de leur moyen de production), aujourd’hui le problème est la Lumpen-prolétarisation (dépossession des individus de leur conscience de classe et de leur capacité a se projeter socialement et politiquement, destruction du Surmoi et de la gratification différée).


  • Les mêmes angoisses vers l’entrée dans le monde faux des adultes et de la société de consommation qui commençait à faire ses ravages dans l’âme de la jeunesse.

    Pasolini, déjà dans Accatone (1961) et Chabrol dans Les Cousins (1959) et Le Beau Serge  (1958) , ainsi que Truffault  Les Quatre Cent Coups (1959) traduisaient au cinéma la montée de cette angoisse métaphysique de la jeunesse à l’égard du monde dit « moderne » post-Nuremberg et au milieu des années 1960 par le IIᵉ concile œcuménique du Vatican, du 11 octobre 1962 par le pape Jean XXIII et se termine le 8 décembre 1965 sous le pontificat de Paul VI, tous les deux franc-maçons. Ils ont rompu sciemment le lien avec les sphères invisibles christiques bénéfiques qui se répandaient sur tous depuis Rome.

    Angoisse métaphysique de la jeunesse non seulement toujours pas amorcée, mais refoulée et masquée par les jeux vidéos et autres gadgets de la quincaillerie culturelle ambiante. Il n’y a jamais eu autant de livres et jamais eu autant d’incultes ! Francis Cousin nous le rappelle son origine dans ses conférences.

    Culte de la personnalité, au détriment du SOI divin en arrière-plan. Tels des nuages plus ou moins denses , l’ego recouvre le soleil intérieur et l’empêche de demander et donc de se poser la QUESTION du QUI SUIS-JE.

    Tout l’entretien avec ce jeune garçon aux cheveux longs portent pourtant sur LA QUESTION.

    Les questions déviées, insidieuses, non-ondamentales du journaliste et de l’éducateur sont de l’ordre de l’horizontalité et ramènent toujours de manière culpabilisante au concret « ras-des- pâquerettes » : que vas-tu faire de ton existence en niant la VIE en mon existence. Et puis, cerise sur le gâteau pour la fin : tu vas passer à la télé !

    En 2018 , 46 ans plus tard c’est la télé star ou sur leurschaînes YouTube !

    La culture humaniste est désormais réservée aux enfants d’une élite privée qui a privatisé la république ne laissant de cette dernière que des scories, du falsifié, du mémoriel dans des lycées de 2000 élèves hallucinés !

    Les mêmes regards, la même nostalgie, qu’en 1972 mais au lieu du square, vous avez en 2018 la tablette de jeux vidéos, Facebook dans l’entre-soi du foyer familial s’il existe encore ! Les squares sont vides, les rues aussi, la vie de province morne et triste : plus un bistrot d’ouvert après 19h30 hormis les grandes villes.

    Et pour les plus récalcitrants, la drogue, l’alcool, la prison ou l’hôpital psychiatrique.


  • #2073671

    Le sirop de la rue, disait ma chère mère,femme de ménage adorable, tous mes copains étaient jaloux car elle s’occupait trop de moi selon eux, le chouchou à sa mémère. Mais ils venaient manger des crêpes le jeudi après midi devant la télé que nous étions les 1ers à avoir ! L’affection çà ne s’oublie jamais.
    GPS : début du sociétal avec l’aidant comme ON dit maintenant. Bref l’école est finie avec l’éducation nation nulle !


  • J’ai 26 ans et j’ai pratiquement eu la même enfance s’en pour autant vouloir voler. Mais c’est vrais que depuis que j’ai eu une console de jeux entre les mains cela m’avait rendu casanier.


  • fumisterie et fabrication !
    dans les années soixante en face de mon hlm, pas de square, mais un terrain vague, et ça se passait comme comme ça.


  • Dans cette vidéo on comprend toute la dégradation de la société et de son avenir : les gosses de 12 ans de l’époque ont plus de virilité que les youtubeurs neo-nationaux qui voudraient un retour du « mal blanc » - il y a des choses que l’on ne peut contrefaire. Ce temps est fini. Tout ceci mérite un point de vue anthropologique : il n’y a qu’à regarder la stature, le visage, la culture, les aspirations et l’éloquence de ces jeunes comparés à ceux de nos jours pour comprendre le chemin parcouru. L’école buissonnière c’est finie, l’école de la vie se passe derrière un écran. Je n’ai que 26 ans et je construisais encore des cabanes, grimpais aux arbres dans mon enfance. Les chevaliers héros mes 10 ans sont morts/ remplacés par des hanouna/pornographies sur tablette et isolement pour tous. Triste.


  • ps :... en plus "les gosses" ont la gueule de l’emploi !


  • Ils ne sont pas bien mechants, plutot attachants. Aujourd’hui la jeunesse desoeuvree est bien plus violente. Les temps ont change

     

    • #2073889
      le 01/11/2018 par Palm Beach Post : "Cult !"
      1972 : la bande du square du 17ème arrondissement de Paris

      "Aujourd’hui la jeunesse desoeuvree est bien plus violente"

      Non, le plus violent, c’était dans les années 1990.
      Vraiment une époque de transition.

      Aujourd’hui, les jeunes sont policés par les écrans.
      La jeunesse est moins désoeuvrée, même si elle s’occupe de futilités.
      Ceux qui ont un business illégal à défendre sont violents.
      Il y a encore aussi du vol, mais avec un surplus de caméras pour les enregistrer, y compris celles des portables.
      Des bandes rivales qui s’affrontent, mais c’est inter-pauvres, entre abrutis.


  • #2073783
    le 31/10/2018 par sylvie une française
    1972 : la bande du square du 17ème arrondissement de Paris

    Ils ne paraissent surtout pas agressifs mais désabusés.
    On les voit dans un monde où ils ne trouvent pas leur place.
    On peut supposer que si les parents les amenaient visiter des sites (c’était un de leur souhait) auraient pu faire briller un peu leurs yeux. Mais on ressent tant le manque d’argent.
    Lorsque le jeune dit dans ce quartier, les mères sourient en sous-entendant pas la mienne, ça fait mal (le manque d’argent une fois de plus).
    Ce serait super de pouvoir retrouver le jeune "impatient" et savoir ce qu’il est devenu.


  • #2073919

    Ces jeunes symbolise la "Bof génération", terme issue du Nouvel Obs, pour désigner les ados de 15 ans en 1975, désillusionnés. A cette époque, je vivais dans le XVIème arrondissement, moi aussi, j’ ai même fini ma scolarité à St Jean de Passy, à un paté de maisons de ce square.
    Un truc vrai du film, pour s’ instruire on allait à Pigalle. Je me rappelle des virées dans ce quartier avec 2 autres copains, comme moi sans sœurs, on y allait pour savoir comment "ça marchait", on avait 13-14 ans. On entrait dans les sexhops, feuilleter à la va-vite des revues cochonnes pour se faire expulser illico par le vendeur. On en repartait avec des images "fraiches" dans la tête. Un jour, couronnement de ces tentatives culturelles, on avait été voir un film au titre évocateur "Des vierges pour Dracula", on était déçu, Dracula semblait si... vieux.
    J’ aime bien les traits du petit jeune qui a une petite ressemblance avec Mick Jagger. Les coupes de cheveux c’ était tout à fait ça...


  • 12 ans, c’est vraiment l’âge où on a besoin de bouger. Alors dans un square, bof. J’avais le même âge à cette époque et j’ai eu la chance de vivre à la campagne (ces gars là n’auraient pas impressionné les montagnards que nous étions). Aujourd’hui, ce sont des mâles de plus de 50 ans. On veut encore les surveiller ; ils pourraient faire des bêtises.


  • L’accent parigot des faubourgs parisiens a disparu. Les bobos cosmopolites parlent sans accent. L’accent est politiquement incorrect car il exprime un enracinement, une identité.

     

  • Camarades de E&R
    Très touchant et me fait revivre une époque douce.
    Dans ce reportage quand les gamins visitent en voiture le décorum Parisien, à exactement 04m 25 sec, un des gamins s’exclame en passant devant notre dame et je cite " ils ont fait un film de notre Dame euh..grosso modo... là ! ". Ma journée est faite
    Merci
    Ne varietur
    Lavrov.


  • Quelques infos :
    - le square est le square Jean Leclaire, à Paris 17e, à deux pas des maréchaux et de la Porte de Saint-Ouen,
    - le jeune qui parle le plus, s’appelle Thierry Percheron,
    - un magnifique documentaire lui a été consacré, qui s’appelle "Thierry, portrait d’un absent". On le trouve sur Youtube.

     

  • Le jeune Thierry de ce documentaire est décédé dans les années 90.
    Malheureusement après un passage par la prison, il est devenue SDF et est mort d’une
    overdose dans le sud de la France.
    Le plus curieux c’est que Thierry a fait l’objet d’un autre documentaire retraçant son parcours de l’enfance à sa vie de SDF dans le métro parisien.

    Pour ceux que ça intéresse, je leur recommande véritablement de visionner le documentaire "Thierry, portrait d’un absent".
    Son enfance dans le 17ième arrondissement, que l’on voit dans ce doc, se superpose avec un autre documentaire où il vit dans la métro et sombre dans la toxicomanie.
    Il s’appelait Thierry Percheron, il ne faut pas l’oublier.

     

    • #2074282
      le 01/11/2018 par Palm Beach Post : "Cult !"
      1972 : la bande du square du 17ème arrondissement de Paris

      "Il s’appelait Thierry Percheron, il ne faut pas l’oublier."

      Mais lui, il préfèrerait peut-être que tu l’oublies...
      On peut juste espérer qu’il a trouvé la Paix, c’est tout.

      Si vous voulez vraiment aider les gens dans la détresse, la première chose, c’est faire l’effort de comprendre.
      À partir de là, vous comprendrez effectivement que vous n’êtes d’aucune aide, hors sujet.

      Il y a des détresses abyssales, de l’ordre du chaos intime.
      Il veut juste mourir dans son coin, sans qu’on le fasse davantage chier.

      La chienne épagneule de feu mes grands-parents maternels, Rita, était le soir de sa mort au chaud dans le salon, aux pieds de ses maîtres, qui l’ont toujours couverte d’affection.
      Éh bien, vieille, malade, elle s’est levée, a demandé à sortir, qu’on lui ouvre la porte pour aller se coucher toute seule dans sa niche, sa dernière demeure.

      Quand j’ai besoin de me remettre les idées en place, je pense à elle.
      À Rita.


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