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1972 : la bande du square du 17ème arrondissement de Paris

Réalisé par Bernard Bouthier, ce reportage suit une bande de garçons âgés de 12 à 14 ans qui traîne dans leur square du 17ème arrondissement de Paris. Il s’agirait du square Ernest Gouin. Leur quotidien est partagé entre l’école buissonnière, le parc et les petits boulots à la sauvette.

 

 

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50 Commentaires

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  • #2073712

    Dans cette vidéo on comprend toute la dégradation de la société et de son avenir : les gosses de 12 ans de l’époque ont plus de virilité que les youtubeurs neo-nationaux qui voudraient un retour du « mal blanc » - il y a des choses que l’on ne peut contrefaire. Ce temps est fini. Tout ceci mérite un point de vue anthropologique : il n’y a qu’à regarder la stature, le visage, la culture, les aspirations et l’éloquence de ces jeunes comparés à ceux de nos jours pour comprendre le chemin parcouru. L’école buissonnière c’est finie, l’école de la vie se passe derrière un écran. Je n’ai que 26 ans et je construisais encore des cabanes, grimpais aux arbres dans mon enfance. Les chevaliers héros mes 10 ans sont morts/ remplacés par des hanouna/pornographies sur tablette et isolement pour tous. Triste.

     

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  • #2073718

    ps :... en plus "les gosses" ont la gueule de l’emploi !

     

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  • #2073731
    Le 31 octobre à 21:12 par Edouard
    1972 : la bande du square du 17ème arrondissement de Paris

    Ils ne sont pas bien mechants, plutot attachants. Aujourd’hui la jeunesse desoeuvree est bien plus violente. Les temps ont change

     

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    • #2073889
      Le 1er novembre à 07:11 par Palm Beach Post : "Cult !"
      1972 : la bande du square du 17ème arrondissement de Paris

      "Aujourd’hui la jeunesse desoeuvree est bien plus violente"

      Non, le plus violent, c’était dans les années 1990.
      Vraiment une époque de transition.

      Aujourd’hui, les jeunes sont policés par les écrans.
      La jeunesse est moins désoeuvrée, même si elle s’occupe de futilités.
      Ceux qui ont un business illégal à défendre sont violents.
      Il y a encore aussi du vol, mais avec un surplus de caméras pour les enregistrer, y compris celles des portables.
      Des bandes rivales qui s’affrontent, mais c’est inter-pauvres, entre abrutis.

       
  • #2073783
    Le 31 octobre à 22:54 par sylvie une française
    1972 : la bande du square du 17ème arrondissement de Paris

    Ils ne paraissent surtout pas agressifs mais désabusés.
    On les voit dans un monde où ils ne trouvent pas leur place.
    On peut supposer que si les parents les amenaient visiter des sites (c’était un de leur souhait) auraient pu faire briller un peu leurs yeux. Mais on ressent tant le manque d’argent.
    Lorsque le jeune dit dans ce quartier, les mères sourient en sous-entendant pas la mienne, ça fait mal (le manque d’argent une fois de plus).
    Ce serait super de pouvoir retrouver le jeune "impatient" et savoir ce qu’il est devenu.

     

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  • #2073919
    Le 1er novembre à 08:56 par Medusaraft
    1972 : la bande du square du 17ème arrondissement de Paris

    Ces jeunes symbolise la "Bof génération", terme issue du Nouvel Obs, pour désigner les ados de 15 ans en 1975, désillusionnés. A cette époque, je vivais dans le XVIème arrondissement, moi aussi, j’ ai même fini ma scolarité à St Jean de Passy, à un paté de maisons de ce square.
    Un truc vrai du film, pour s’ instruire on allait à Pigalle. Je me rappelle des virées dans ce quartier avec 2 autres copains, comme moi sans sœurs, on y allait pour savoir comment "ça marchait", on avait 13-14 ans. On entrait dans les sexhops, feuilleter à la va-vite des revues cochonnes pour se faire expulser illico par le vendeur. On en repartait avec des images "fraiches" dans la tête. Un jour, couronnement de ces tentatives culturelles, on avait été voir un film au titre évocateur "Des vierges pour Dracula", on était déçu, Dracula semblait si... vieux.
    J’ aime bien les traits du petit jeune qui a une petite ressemblance avec Mick Jagger. Les coupes de cheveux c’ était tout à fait ça...

     

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  • #2073942
    Le 1er novembre à 09:53 par olivier
    1972 : la bande du square du 17ème arrondissement de Paris

    12 ans, c’est vraiment l’âge où on a besoin de bouger. Alors dans un square, bof. J’avais le même âge à cette époque et j’ai eu la chance de vivre à la campagne (ces gars là n’auraient pas impressionné les montagnards que nous étions). Aujourd’hui, ce sont des mâles de plus de 50 ans. On veut encore les surveiller ; ils pourraient faire des bêtises.

     

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  • #2073947
    Le 1er novembre à 10:10 par Alfredo
    1972 : la bande du square du 17ème arrondissement de Paris

    L’accent parigot des faubourgs parisiens a disparu. Les bobos cosmopolites parlent sans accent. L’accent est politiquement incorrect car il exprime un enracinement, une identité.

     

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  • #2074034
    Le 1er novembre à 13:11 par Lavrov
    1972 : la bande du square du 17ème arrondissement de Paris

    Camarades de E&R
    Très touchant et me fait revivre une époque douce.
    Dans ce reportage quand les gamins visitent en voiture le décorum Parisien, à exactement 04m 25 sec, un des gamins s’exclame en passant devant notre dame et je cite " ils ont fait un film de notre Dame euh..grosso modo... là ! ". Ma journée est faite
    Merci
    Ne varietur
    Lavrov.

     

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  • #2074172
    Le 1er novembre à 17:50 par Lucas
    1972 : la bande du square du 17ème arrondissement de Paris

    Quelques infos :
    - le square est le square Jean Leclaire, à Paris 17e, à deux pas des maréchaux et de la Porte de Saint-Ouen,
    - le jeune qui parle le plus, s’appelle Thierry Percheron,
    - un magnifique documentaire lui a été consacré, qui s’appelle "Thierry, portrait d’un absent". On le trouve sur Youtube.

     

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  • #2074192
    Le 1er novembre à 18:20 par Julien
    1972 : la bande du square du 17ème arrondissement de Paris

    Le jeune Thierry de ce documentaire est décédé dans les années 90.
    Malheureusement après un passage par la prison, il est devenue SDF et est mort d’une
    overdose dans le sud de la France.
    Le plus curieux c’est que Thierry a fait l’objet d’un autre documentaire retraçant son parcours de l’enfance à sa vie de SDF dans le métro parisien.

    Pour ceux que ça intéresse, je leur recommande véritablement de visionner le documentaire "Thierry, portrait d’un absent".
    Son enfance dans le 17ième arrondissement, que l’on voit dans ce doc, se superpose avec un autre documentaire où il vit dans la métro et sombre dans la toxicomanie.
    Il s’appelait Thierry Percheron, il ne faut pas l’oublier.

     

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    • #2074282
      Le 1er novembre à 21:11 par Palm Beach Post : "Cult !"
      1972 : la bande du square du 17ème arrondissement de Paris

      "Il s’appelait Thierry Percheron, il ne faut pas l’oublier."

      Mais lui, il préfèrerait peut-être que tu l’oublies...
      On peut juste espérer qu’il a trouvé la Paix, c’est tout.

      Si vous voulez vraiment aider les gens dans la détresse, la première chose, c’est faire l’effort de comprendre.
      À partir de là, vous comprendrez effectivement que vous n’êtes d’aucune aide, hors sujet.

      Il y a des détresses abyssales, de l’ordre du chaos intime.
      Il veut juste mourir dans son coin, sans qu’on le fasse davantage chier.

      La chienne épagneule de feu mes grands-parents maternels, Rita, était le soir de sa mort au chaud dans le salon, aux pieds de ses maîtres, qui l’ont toujours couverte d’affection.
      Éh bien, vieille, malade, elle s’est levée, a demandé à sortir, qu’on lui ouvre la porte pour aller se coucher toute seule dans sa niche, sa dernière demeure.

      Quand j’ai besoin de me remettre les idées en place, je pense à elle.
      À Rita.

       
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