Egalité et Réconciliation
https://www.egaliteetreconciliation.fr/
 
A A A
imprimer

1981 : reportage sur l’argot français

"Roule mon pote !"

Voir aussi, sur E&R :

L’humour, la culture, l’esprit français quoi,
à découvrir sur Kontre Kulture !

 






Alerter

34 Commentaires

AVERTISSEMENT !

Eu égard au climat délétère actuel, nous ne validerons plus aucun commentaire ne respectant pas de manière stricte la charte E&R :

- Aucun message à caractère raciste ou contrevenant à la loi
- Aucun appel à la violence ou à la haine, ni d'insultes
- Commentaire rédigé en bon français et sans fautes d'orthographe

Quoi qu'il advienne, les modérateurs n'auront en aucune manière à justifier leurs décisions.

Tous les commentaires appartiennent à leurs auteurs respectifs et ne sauraient engager la responsabilité de l'association Egalité & Réconciliation ou ses représentants.

Suivre les commentaires sur cet article

Afficher les commentaires précédents
  • #2085574
    Le 21 novembre à 14:39 par nico
    1981 : reportage sur l’argot français

    Avec dans le rôle des "loubars" de l’époque l’acteur jean roger milo (Tir Groupé, Germinal.....)
    Une "gueule" du cinéma Francais.

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-...

     

    Répondre à ce message

  • #2085585
    Le 21 novembre à 14:48 par Eric
    1981 : reportage sur l’argot français

    C’est trop bon ! Par moment on dirait le Nadsat inventé par Anthony Burgess pour son roman « A Clockwork Orange ». Et le groupe de potes rappelle la fameuse bande de droogies du film de Kubrick. Jouissif.

     

    Répondre à ce message

    • #2085635
      Le 21 novembre à 16:37 par anonyme
      1981 : reportage sur l’argot français

      Pas sûr qu’il faille comparer culture anglaise et culture française... le type dit que l’argot est là depuis Villon ! Si les anglais ont inventé quelque chose c’est bien après.

       
    • #2085662
      Le 21 novembre à 17:29 par Eric
      1981 : reportage sur l’argot français

      Il ne s’agit pas de comparer des cultures car je prends des exemples précis. Et je n’ai jamais dit que c’était un exemple anglais imité par d’autres par la suite, ce qui aurait été évidemment absurde. Simplement c’est aussi de l’invention langagière, dans le roman de Burgess c’est un mélange inspiré d’anglais et de russe mais aussi d’autres langues. Ce qui est intéressant à mon sens c’est l’inventivité.

       
  • #2085598
    Le 21 novembre à 15:09 par CélestinC.
    1981 : reportage sur l’argot français

    L’Alphonse de la vidéo c’est Alphonse Boudard ! Si vous voulez vous fendre la poire je ne peux que vous conseiller la lecture de ses romans ; de "La Métamorphose des cloportes" jusqu’aux "Trois Mamans du petit Jésus", en passant par "Le Café du pauvre"... des barres de rire en perspective, l’esprit audiaresque mis en bouquin.

     

    Répondre à ce message

  • #2085628
    Le 21 novembre à 16:23 par listener
    1981 : reportage sur l’argot français

    L’argot suppose une frontière. Il fait apparaître le double fonction du langage : d’abord être comprise par un nombre restreint de locuteurs et, corollairement, n’être pas comprise par un nombre immense de non locuteurs. Il a donc en lui-même une "vis comica" en raison de la tête que font ceux qui ne comprennent pas.

    Toute langue a en elle-même donc une fonction argotique. N’oublions pas que l’Académie Française elle-même a été créée par Richelieu par mesure de police pour mieux asseoir la censure et pour que l’on ne joue pas avec le sens des mots c’est à dire argotiser. Cela a donné la langue de cour (que nous parlons actuellement, et qui n’est enrichie que par les vocabulaires spéciaux et techniques) mais est figée depuis le XVIIème. Un auteur comme Racine a un vocabulaire très limité, ce qui avait l’heur de plaire au roi. Le sens des mots est bloqué de plus par la soumission assez pédantesque à l’étymologie gréco-latine.

    C’est ce que les anglais n’ont pas. Leur langue est mal fixée. L’anglais est donc un argot germanique sorti des bordels, des soutes et des entrepôts portuaires. .

     

    Répondre à ce message

    • #2085667
      Le 21 novembre à 17:36 par Robespierre
      1981 : reportage sur l’argot français

      « La soumission pédantesque à l’étymologie gréco-latine »...

      On dit que la culture c’est comme la confiture, moins on en a, plus il faut l’étaler. Cet avis aussi éclairé qu’original est souvent dispensé par un « on » qui n’a que du pain sec à manger. Quant a offrir une tartine au voisin, mieux vaut faire une croix sur le projet. « On » a trop peu à partager pour régaler un voisin.

      Mais attention, hein ! On n’est pas pédant. On est vrai et sans chichis.

       
    • #2086133
      Le 22 novembre à 12:52 par paramesh
      1981 : reportage sur l’argot français

      Le sens des mots est bloqué de plus par la soumission assez pédantesque à l’étymologie gréco-latine.




      dieu que cette phrase pue l’ idéologie ednat.
      vous parlez de soumission alors qu’il s’agit du fondement même de la langue française : 99% des mots de la langue française viennent de racines grecques, latines ou autres (ce qui explique aussi l’orthographe, une spécialité bien française. cela n’a rien de pédant (sauf dans un monde de débiles qui ânonnent difficilement cent mots de vocabulaire pour s’exprimer tout en n’en comprenant vraiment que la moitié. Le français est de ce fait (avec l’Allemand) une langue faite pour la philosophie et les sciences (sans oublier la diplomatie), justement parce qu’elle a la précision d’un métronome.
      Et puis justement, vous avez l’argot, cette langue populaire qui elle évolue au gré des vents. le français a justement cette richesse : deux langues en une. ne crachez pas sur l’une pour valoriser l’autre. les deux sont parfaitement complémentaires.
      Quant à l’académie française, sa création intervient pour justement codifier et déterminer ce qui est français de ce qui est patois. le français a été pour la France ce qu’a été le latin pour l’empire romain : un ciment linguistique administratif et culturel.

      Extrait des statuts :
      « la principale fonction de l’Académie sera de travailler avec tout le soin et toute la diligence possible à donner des règles certaines à notre langue et à la rendre pure, éloquente et capable de traiter les arts et les sciences ».
      Pas l’ombre d’une volonté de censure la dedans, au contraire la langue s’enrichit perpétuellement (mais selon les mêmes règles)

       
    • #2086233
      Le 22 novembre à 15:29 par tatiebaba
      1981 : reportage sur l’argot français

      bloquer le sens des mots est tout de même un préalable à toute communication non ? Le choix du verbe bloquer est un peu péjoratif mais bon, pourquoi pas poser ou définir ou circonscrire ?

      Il est fatigant d’avoir des interlocuteurs qui ne donnent pas le même sens aux mots employés non ?

      Sans Français académique point d’argot non plus... Sans contrainte pas de liberté...

      L’anglais argot germanique sorti des bordels et mal fixé ? Vous poussez mémé un peu loin dans les orties je crois.
      Pourquoi vouloir donner des avis péremptoires sur des sujets que l’on ne maîtrise pas vraiment... ?

       
    • #2086338
      Le 22 novembre à 18:54 par Eric
      1981 : reportage sur l’argot français

      « C’est ce que les anglais n’ont pas. Leur langue est mal fixée. L’anglais est donc un argot germanique sorti des bordels, des soutes et des entrepôts portuaires. »
      Ex : Shakespeare et quelques autres ecrivaillons se sont plutôt bien débrouillés ! Ce qu’il ne faut pas lire des fois, franchement !

       
    • #2086546
      Le 23 novembre à 07:41 par Peter
      1981 : reportage sur l’argot français


      « C’est ce que les anglais n’ont pas. Leur langue est mal fixée. L’anglais est donc un argot germanique sorti des bordels, des soutes et des entrepôts portuaires. »



      @Eric, il y a un manque de « noblesse »... mais ça n’est pas forcément péjoratif... justement il parle de l’inventivité qui en découle...Cette inventivité justement dont vous parliez plus haut dans le roman « a Clock work orange ».

      Je suis d’accord avec lui... contrairement au français qui a un attachement viscéral à la racine des mots... l’anglais est une langue bien plus batarde... et plus libre plus émancipé par rapport à la filiation.

      On peut dire NEOLOGISM en anglais formel mais on dira habituellement TO COIN qui signifie littéralement battre monnaie. Autrement dit le vocabulaire dans la communication est comparé à une pièce, une monnaie d’échange..



      Battre monnaie relève rationnellement des droits régaliens fondamentaux, en sorte que toute atteinte à ce monopole constitue un crime d’État majeur.



      Battre monnaie serait le privilège de l’état et des institutions.. tout comme le vocabulaire que l’on utilise est le privilège de l’academie.. La mise en circulation de pièces fausses est évidement un délit.. mais qu’en est il du vocabulaire inventé de toute pièce : est ce de la falsification... du faux monnayage ?...

      C’est une particularité de la langue anglaise que de créer assez facilement des mots nouveaux de coller par exemple deux mots ensemble pour en créer un nouveau, sans que cela soit une faute d’orthographe. On parlera alors de « neologism portemanteau »... comme par exemple « metrosexual »...

      On peut aussi réfléchir à la formation assez banale en anglais de deux mots qui ont donnés le mot « e-mail » (electronic mail) et pour finalement donner une bizarrie en français comme « courriel »... Un barbarisme en francais’est une faute de langue qui enfreint les règles de la morphologie c’est une sorte de néologisme involontaire en quelque sorte et il est bien là le
      problème, car il semble qu’en français les néologismes sonnent presquetoujours comme des barbarismes au début.

      Au contraire dans l’anglais parlé les néologismes sont très fréquents la langue peutêtre malmenée sciemment en dépit de règles établis tant que l’assemblage ou la nouvelle création est
      comprehensible et transparente.

      ps : je suis favorable à ce qui est structurant... et notre langue avait bien plus de sens lorsque nous maîtrisions l’apprentissage du grec et du latin..

       
  • #2085796
    Le 21 novembre à 20:48 par anonyme
    1981 : reportage sur l’argot français

    Pour avoir connu la zone (cité ouvrière) des années 70, je peux vous dire que l’argot que l’on parlait n’a absolument rien à voir avec cet espèce de pseudo-argot mondain à la Renaud ... qui veut avoir l’air mais qui n’a pas l’air du tout. Le pire, c’est qu’il ne devait même pas s’en rendre compte.

    Quant à la bande de prétendus pseudo-loulous que l’on voit dans ce reportage, elle ne ressemble à rien... Ils ne me font même pas marrer. C’est du toc, de chez toc-toc.

    Pfff...

     

    Répondre à ce message

    • #2085972
      Le 22 novembre à 06:41 par Les Gilets l
      1981 : reportage sur l’argot français

      EXACTEMENT l’ina à mis en scène un bande de loubards bien propre sur eux , bien rasé ,au bistrot , avec des blousons noir dernier chic d’époque .Du grand n’importe quoi , , comme -ci les Chico et les Gipsy , étaient les représentants des Gitans .

       
    • #2086701
      Le 23 novembre à 14:08 par Peter
      1981 : reportage sur l’argot français

      Ça c’est vous qui le dites... Alors oui on a entendus que Renaud n’était pas forcément très prolo mais il explique bien que c’est un language de la rue, pas forcément accessible aux lycéens par exemple. Fabrice Luchini parle très bien de cette époque... enfin celle un peu avant. Pour l’instant le vocabulaire et le phrasé ne m’est pas du tout inconnus c’est bien celui que j’ai entendus dans mon enfance dans les années 70... puis les années 80.. puis 90... Les djeunes ne sont pas en terre inconnue...

      ps : L’INA n’a rien mis en scène du tout ça n’est que le centre des archives, à l’époque c’était l’ORTF.

       
  • #2085906
    Le 21 novembre à 23:18 par Moira Forest
    1981 : reportage sur l’argot français

    Cet argot n’est pas français, il est sans doute du nord de la France, plus sûrement parisien mais pas français. Bien des mots de cet argot n’étaient pas utilisés en Provence où j’ai grandi dans les années 70 et je n’ai jamais goûté à ce parler. J’ai essayé de lire Boudard mais le livre m’est tombé des mains...

    La Provence, comme bien d’autres régions, a son argot à elle et lorsque j’ai écouté pour la première fois Renaud (vers 78 ou 79), il y a bien des mots qu’il utilisait que je ne connaissais pas et au fil du temps, et avec des déménagements, je suis devenue quelqu’un qui parle un français très classique mâtiné de quelques expressions provençales. Pour moi, l’argot présenté ici est une première tentative d’unifier et de lisser les parlers et les habitudes des régions de France, l’horrible argot actuel des "quartiers" est évidemment bien pire.

     

    Répondre à ce message

    • #2088068
      Le 25 novembre à 18:29 par Peter
      1981 : reportage sur l’argot français

      L’horrible argot des quartiers a très peu changé en réalité mise à part l’utilisation de quelques mots arabes, il suffit justement d’écouter les loulous dans le reportage.

      La plupart des mots d’argot utilisés dans les quatiers sont ceux utilisés dans les films de Michel Audiard. Et cela n’a rien de surprenant vu que les quartiers populaires ont longtemps eu une écrasante majorité de français de souche. Les immigrés des années 70 ont fait des enfants... ceux-ci adolescents dans les années 80 d’un seul coup ils représentaient une grosse partie de la jeunesse dans les quartiers vu que les français de souche en même temps accédèrent à l’achat de pavillons hors des quartiers.

      Si bien que le VERLAN est devenu un language attribué à ces générations Mitterand alors qu’il est bien plus ancien. La télévision a uniformisée l’argot tout comme avant les journaux avaient cette fonction de populariser nationalement des expressions populaires. Il y a un ascendant de l’argot pratiqué dans le bassin parisien car la télévision, les téléfilms ainsi qu’une grosse partie du cinéma français a pour décors et personnages le bassin parisien...
      Si des rappeurs marseillais ont parfois dans leurs textes des mots d’argots de leur régions je suppose qu’ils font attention de ne pas en abuser par peur que leur audience ne soient pas trop perdus face à des mots nouveaux. Au contraire les rappeurs parisiens joueront énorment sur les dernières expressions entendues pour se donner un sorte de crédibilité...

      Le rap c’est pas bien différent de la télévision.... un feuilleton parisien aura des scénaristes soucieux de coller à l’authenticité du parlé et vocabulaire argotique parisien alors qu’un feuilleton marseillais comme « Plus belle la Vie » fuirait comme la peste les mots d’argot provençaux et MÊME l’accent marseillais !!... L’Uniformisation n’est que la centralisation jacobine...

       
  • #2085910
    Le 21 novembre à 23:24 par anonyme
    1981 : reportage sur l’argot français

    A mon époque , je me cirais les pompes avec ces minets , les mêmes que dans ce reportage , d’ailleurs , ils ne parlaient pas l’argot , c’était plutôt un mélange de tout et de n’importe quoi . Quand j’entendais parler les anciens , qui employaient l’argot français ils n’étaient pas du tout vulgaires et se comportaient comme des lascars , eux !

     

    Répondre à ce message

  • #2085959
    Le 22 novembre à 02:51 par 9eme passager
    1981 : reportage sur l’argot français

    Renaud avec sa tête juvénile de gentil garçon de bonne famille. Aujourd’hui on peut voir sur son visage les dégâts d’une vie passée à (mal) jouer le loulou parigot. Maintenant c’est pire encore avec les petits bourges grimés en rappeurs (Orelsan et Cie), rien que du toc, du faux à l’image de notre époque (tiens ça fait une rime pour Orelsan).

     

    Répondre à ce message

  • #2086016
    Le 22 novembre à 08:33 par Tatiebaba
    1981 : reportage sur l’argot français

    Renaud pauvre de toi...plus nul en argot tu meurs.... Le grand à la casquette trop petite est un poète et le petit à la coupe de cheveux dans le vent de l’époque : je rêve ou bien c’est D.Debouze ? Y a vraiment un air... ?

     

    Répondre à ce message

  • #2086251
    Le 22 novembre à 15:53 par Anwen
    1981 : reportage sur l’argot français

    L’argot, c’est peut-être l’un des Arts-Go-thiques, ce langage des initiés déjà fréquemment utilisé par les vastes confréries masculines, au retour des premières Croisades, qui mettaient en commun leurs efforts et leurs richesses et s’organisaient pour élever des cathédrales qui allaient étonner le monde.

     

    Répondre à ce message

    • #2086739
      Le 23 novembre à 14:49 par Peter
      1981 : reportage sur l’argot français

      Lorsqu’on disait Église Gothique c’était péjoratif... ça signifiait en dehors du bon goût et des règles établis d’un classicisme.. Les gothiques c’est les barbares... les sagouins...

      Et comme l’ethymologie de mot argot est obscure... peut être Art Goth’

      Intéressant.

       
Afficher les commentaires précédents