Egalité et Réconciliation
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1992 : le jeu vidéo devient un fait social

Un reportage d’Envoyé spécial diffusé sur A2 le 20 février 1992.

 

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43 Commentaires

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  • #2336041
    le 05/12/2019 par Ridicule
    1992 : le jeu vidéo devient un fait social

    Encore une activité qui participe à l’abrutissement général avec un bouillon de sous-culture et en plus dans certains cas une réécriture de l’histoire !

     

    • #2336078

      Faut vivre avec son temps


    • #2336174

      De nombreuses études montrent que le jeu vidéo augmente les capacités cognitives et les capacités moteur, le serious game issu du jeu vidéo facilite également l’apprentissage.
      Il faut lire des livres bien évidemment, mais rejeter bêtement les jeux vidéos parce que vous ne comprenez pas cette activité et ses bienfaits n’est pas signe de lucidité sur notre époque.
      Le jeu vidéo est aussi une compensation au mal-être de nos sociétés éclatées. Les joueurs retrouvent une forme de communautarisme que la franc maçonnerie s’est attachée à détruire avec ses fameuses « valeurs universelles », qui sont dans les faits la désintégration des valeurs chrétiennes et des solidarités blanches.
      Alors pour bcp de gens c’est « jouer aux jeux vidéo », où la dépression, puis le suicide.
      Bien évidemment comme pour le bon pinard il faut savoir se modérer mais à part une très petite minorité qui devient alcoolique, la majorité de la population sait encadrer cette activité.

      Par contre il est vraiment dommage que la « dissidence » et les milieux conservateurs, ou droitars n’aient pas compris l’intérêt de cette culture (en la considérant d’ailleurs à tord comme une sous culture).
      La gauche progressiste et maçonnique et les « petites communautés religieuses », elles, ont bien compris la puissance du jeu vidéo et depuis plus de 40 ans, c’est par le jeu vidéo (et le cinéma) qu’elles formatent des légions de gauchistes à la haine de notre civilisation.
      Je suis développeur de jeu vidéo, j’ai tenté de monter un studio dans la dissidence, j’ai vite compris que ce milieu ne lâcherait pas un centime, pire, qu’elle crachait à la gueule des développeurs, on a les élites dissidentes qu’on mérite.
      Du coup je bosse contraint et forcé sur des projets gauchistes, c’est eux qui remplissent mon frigo, et visiblement, vu les réactions, ce n’est pas près de changer.

      D’ailleurs ta réaction est exactement ce qui m’a fait quitter la dissidence, un rejet bête de tout, la réflexion zero du combat idéologique, aucune stratégie, aucune remise en question, rien, la ligne est plate... Et on ne réanime pas un cadavre.
      Pourtant ça aurait eu de la gueule des jeux sur Clovis, Jeanne d’arc ou Charles Martel, ou encore des jeux dans des univers dystopiques montrant les dangers du transhumanisme ou de la manipulation génétique... Mais non, ça sera fait par la gauche progressiste car eux y mettent les moyens, et il nous la glisseront bien comme il faut au passage car ils ont compris comment remporter la bataille idéologiques.


    • #2336180
      le 05/12/2019 par Gadetlemulet
      1992 : le jeu vidéo devient un fait social

      Tu mets tout le média dans le même panier. C’est comme si tu disais que la télévision, c’est nul car il y a Hanouna et de la télé-réalité, alors qu’il existe des documentaires. Ou internet c’est nul car il y a du porno, alors qu’il y a le site d’Egalité et Réconciliation aussi.


    • #2336239

      Réponse à Toto :

      Imaginez ce que vous pouvez apprendre et faire si vous supprimez les jeux vidéos et la télé de votre environnement et ce pendant un an. Vous pouvez devenir un honnête cuisinier, être polyglotte, un sportif de bon niveau et maîtriser les principaux outils informatiques. En un an seulement.

      Jouer à un jeu vidéo, c’est comme fumer un pétard. Beaucoup font les deux en même temps.


    • #2336942

      A bobo :

      Mettez donc à la poubelle vos romans (lecture de loisir, donc abrutissante, et parfois propagandiste), jetez vos bouteilles de vin (alcool, donc potentiellement mauvais pour la santé), n’invitez jamais une femme au restaurant ou au cinéma (du temps perdu, avec la PMA nous n’avons plus besoin de cela), et surtout, n’achetez jamais de jouet pour vos enfants (une distraction inutile, fruit du capitalisme marchand).
      En résumé, oubliez tous les plaisirs de la vie. Si c’est votre idéal, grand bien vous fasse ! Ou alors, reconnaissez simplement que le jeu vidéo est avant tout... un jeu (aussi incroyable que ça puisse paraitre pour certains, qui se permettent de dire tout le mal qu’ils pensent de jeux auxquels ils n’ont jamais joué).


  • #2336047
    le 05/12/2019 par petithous
    1992 : le jeu vidéo devient un fait social

    Je suis né en 1950 . A cette époque tous les gamins se retrouvaient dehors le jeudi et pendant les vacances, nous avions alors une vraie vie sociale . J’ai assisté à l’impact de la TV, quand à partir de 1963 (64) la TV c’est démocratisée. Le jeudi nous n’étions parfois plus assez nombreux pour jouer au foot, parce qu’il y avait Zorro, ou un autre feuilleton à la TV, ou un match de foot, ou le tour de France .
    Quand on voit la tête du gamin, à la fin de la vidéo, il y a de quoi être inquiet ... et c’est bien pire aujourd’hui, parce que l’ordi tient les jeunes (et les moins jeunes) 24/24 h où qu’ils soient .

     

    • #2336076
      le 05/12/2019 par LeBourbonnais
      1992 : le jeu vidéo devient un fait social

      Je suis né dans les années 80, et à l’époque j’allais sonner chez mes voisins pour : jouer au foot, faire du vélo, jouer aux jeux vidéos, voir construire une cabane en carton pour jouer à un jeu vidéo de simulation de sous marins (en équipe c’était plus marrant). Plus tard nous organisions des LAN (réseaux locaux) et il fallait se débrouiller pour faire fonctionner l’ensemble, bien entendu comme cela nous prenait le week end nous sortions le samedi soir pour partager une pizza et boire une bière. C’était aussi le temps ou l’on se partageait de la musique et l’on passait des après midi à graver des CD pour les partager aux copains. Puis j’ai vu l’apparition du téléphone portable, les gamins qui marchent le nez sur leur écran sans regarder ce qui se passe autour d’eux, les terrasses des cafés avec une jeunesse le nez scotché sur le téléphone, ou en train de faire des selfies... Bien entendu en étant gamin l’idée de partager du temps avec ses parents pour : un jeu de société, ou une partie de jeu vidéo m’aurait fait plaisir mais ça ne se produisait jamais. Ceci étant je passais mon temps avec mon père en forêt lors des sorties de chasses, avec la frustration de ne pas voir le gibier car trop bigleux pour cela, peu importe j’observais le reste. En résumé c’est pas l’outil qui est dangereux mais la manière dont on s’en sert. L’idée étant bien entendu de passer du temps parents-enfants, mais cela est difficile lorsque tout est fait pour casser ces moments : Hanouna, Zorro, la citizen con, twitch, snapchat, instagram etc... Aujourd’hui je travaille dans l’informatique et je constate une aliénation totale des adultes face aux outils numériques : le pc du boulot, le téléphone perso qui notifie du facebook et autre bref. Pour ma part, plus de télé, juste un pc, et plus de réseaux sociaux mais un potager et un poulailler. Avec en prime la demande constante d’apprentissage des choses qui tombent sous le sens pour les générations précédentes : faire des bocaux, canaliser de l’eau dans un champ, conserver des pommes de terre... Semez des graines dans l’esprit de vos petits enfants sur ces activités simple et bienfaisantes comme le potager, la cuisine, le bricolage, l’observation du gibier... Cela leur servira un jour. Et grâce à M Soral j’ai repris goût à la lecture


    • #2336143
      le 05/12/2019 par giustizia
      1992 : le jeu vidéo devient un fait social

      Merci de témoigner. Idem, une tablette qui sert de pc, tél., radio. Depuis que je connais E&R, immense instruction, et apprentissages réels, cuisine, conserves, jardin potager et un savoir pour vivre simplement, et mieux en plus.


  • #2336053
    le 05/12/2019 par here we go !
    1992 : le jeu vidéo devient un fait social

    Il est vrai que la culture japonaise était plus enrichissante qu’aujourd’hui la culture juive du porno !
    Aujourd’hui Charles-Hubert a changé de joystick et la Princesse Zelda devenue la reine des putes on-line !
    Aujourd’hui qui va délivrer Mario de son écran ?


  • #2336058

    Il existe de bons jeux vidéos, ne jetons donc pas le bébé avec l’eau du bain, j’ai moi-même joué sur PC, sur le tard il est vrai (je suis né en 1956..), avec des jeux que j’ai trouvé plutôt bons (je ne donnerai pas de titres ici, pas de pub !)
    Tout ça pour dire qu’en toute chose, il faut savoir garder la mesure, la culture grecque classique, encore et toujours.
    Cordialement, bien sûr.


  • #2336061

    Il a fallu des années à la plèbe journalistique pour commencer à appréhender les jeux-vidéos sous leur formes multiples. Elle commence seulement à comprendre son importance. Pourtant, de loin, on peut dire que cette même presse essaye d’être à l’avant garde de tous les domaines.

    Si on part du principe (peut-être faux, -d’où mon : "si"-) que le public d’E&R est un peu "vieux jeux" sur les valeurs du jeu vidéo mais ayant bien compris l’intérêt social du jeu de manière plus globale : valeurs, respect, honneur, nations, il va encore falloir attendre longtemps pour que celle-ci intègre le jeu-vidéo.

    Et c’est pas avec un seul bouquin d’un seul auteur passé dans les réseaux d’E&R qu’on va pouvoir arriver à un avis objectif.

    Je tiens à rappeler qu’un gros pourcentage du public d’E&R est jeune et ont connu et connaissent A. Soral grâce à la "culture" youtube et des vidéos qu’on consommait entre deux parties sur son PC. Il ne faudrait pas l’oublier.

    Je joue depuis presque 20 ans et cela ne m’a pas empêché, à 15 ans, d’encore jouer avec mes potes dans les bois et d’y dégager des chemins pour y faire du vélo.

    Loin de moi l’envie de jouer du "quand à moi". Mais je contextualise le propos. Je suis d’ailleurs tout à fait enclin à répondre à une éventuelle interview qui pourrait même avoir un objectif pédagogique ou une simple sensibilisation. Et, entendons nous bien, tout en restant bien loin de ce qu’on peut entendre sur les grandes chaines.
    _

     

    • #2336113
      le 05/12/2019 par Ghouls’n Ghosts
      1992 : le jeu vidéo devient un fait social

      La valeur d’usage du jeu vidéo c’est la détente et la conquête, dans une re-présentation virtuelle : une sorte de jeu de société interactif porté à l’écran.

      À ne pas confondre avec le jeu réel dans le Réel. Par exemple, le paint-ball en forêt.
      Par extension on peut aussi parler de jeu relationnel dans les relations, c’est-à-dire à l’opposé de ces crétins lobotomisés qui scotchent leur écran pendant des plombes dans le but de gagner un concours dans un salon de jeux vidéos.

      Enfin, l’usage ludique du jeu vidéo, parce que c’était nouveau, au milieu des années 80, n’a rien à voir avec l’usage intensif, aliénant, débilitant de celui-ci dans les années 2010 !
      Ce n’est pas être vieux jeu, c’est simplement distinguer l’évolution historique d’un média d’abord ludique et familial ou amical, puis finalement à vocation régressive et individualiste (jeux en réseau).

      Vous avez donc lu "Sociologie du Gamer" sur KK ?


    • #2336157

      C’est sûr que sur les forums de jeux vidéo, il y a un peu de tout, même du Soral ! Une partie de la frange la plus jeune du public de ER est de cette "génération jeux en ligne". Certes, le président y est réduit à des punchlines et à des parodies, mais c’est un début. La génération 1990 ("Y") découvre Soral via internet, parfois via l’univers vidéo-ludique.
      Autre chose aussi : le monde du jeu vidéo, comme toute l’industrie du divertissement (Netflix, Hollywood...) est gangréné par le politiquement correct. Le mois dernier, il y avait une conférence à la PGW sur les filles dans l’e-sport. C’était une synthèse : féministe pro-metoo, pro-LGBT+, le populisme c’est mal (carte de l’Europe à l’appui), Trump est méchant... Insupportable. Au moins il faut se dire que ça participe à l’éveil politique par contradiction : quand on entend et qu’on voit ça, on se dit tout de suite qu’il faut penser le contraire.


  • #2336063

    Les jeux vidéo c’est comme tout, faut pas en abuser. J’y ai joué, j’y joue encore (enfin les vieilles consoles plutôt) mais ça ne m’empêche pas de lire Barbey d’Aurevilly et de ne pas avoir voté Macron. On peut se détruire le cerveau avec du rouge bio bien de chez nous.

     

    • #2336101
      le 05/12/2019 par Clément
      1992 : le jeu vidéo devient un fait social

      Je me rappelle mon premier contact avec le monde des jeux vidéos.
      J’avais 8 ans et je découvrais Space invaders sur l’Amstrad cpc 464 d’un copain d’école. C’était comme de la magie pour moi, un univers fascinant, et qui est devenu interactif avec l’avènement d’Internet.
      Ca m’a toujours fait marrer la manière dont les médias dramatisaient le truc. Le danger, comme pour tout, ça n’est pas la pratique mais l’excès.


  • #2336079
    le 05/12/2019 par Frank Costin
    1992 : le jeu vidéo devient un fait social

    Les deux familles filmées ici passeraient assez facilement pour quasi aristocrate à première vue, hors si je me souviens bien, c’est ainsi que se présentait ce qu’on appelle la classe moyenne au début de cette décennie. De la tenue, de la retenue et un bon fauteuil cuir acheté chez But.

     

    • #2336114
      le 05/12/2019 par en marche arrière
      1992 : le jeu vidéo devient un fait social

      Si c’est aristocratique, c’est pas la classe moyenne... je précise quoi...

      C’était cher pour l’époque (console Nintendo 8 bits à 700 francs, jeux à 300 - alors qu’aujourd’hui un de ces jeux ne pèsent pas 100Ko en téléchargement rapide), mais à l’époque :

      ON AVAIT + DE POGNON !!!


    • #2336344
      le 05/12/2019 par Frank Costin
      1992 : le jeu vidéo devient un fait social

      Les mots "quasi" et "hors" ainsi que "à première vue" peuvent vous aider à comprendre la phrase marche arrière...allez marche arrière et on reprend. Je précise juste...


  • #2336084
    le 05/12/2019 par Fela Kuti
    1992 : le jeu vidéo devient un fait social

    En ce temps là il y avait des salles d’arcade, on pouvait se retrouver au moins socialement là bas, puis ces salles ont fermé, remplacées pour la plupart par des casinos, je suis de cette génération où l’on se retrouvait pour jouer ensemble, maintenant, avec les jeux en ligne, les nouvelles génération n’ont même plus ce coté social.

    Le système ne parle tout simplement pas des conséquences de l’image, de la télé, des jeux vidéo sur le comportement et les pathologies qu’ils engendrent (le cerveau assimile une image comme réelle contrairement à un dessin ), tout ce temps passé devant un écran pour un enfant à la place de développer son esprit créatif et son savoir faire artistique ou technique arrange bien les oligarques, qui créeront des futurs aliénés dépendants du système car n’auront rien appris d’autre que de rester devant un écran, nous sommes d’une certaine façon mis hors d’état de nuire pour eux.

     

    • #2336149
      le 05/12/2019 par Fela Kuti
      1992 : le jeu vidéo devient un fait social

      J’ai oublié de préciser, un enfant qui goutte à l’écran, jeux vidéo,... est un enfant contaminé pathologiquement, si ça n’existe pas, il n’y pense pas et du coup inventera un activité.


    • #2336703
      le 06/12/2019 par Monster_reign
      1992 : le jeu vidéo devient un fait social

      Les salles d’arcade ont etees fermees par Sarkozy, car il a change le status des arcades, en status de machine de Casino. Donc, pour continuer a tenir une salle d’arcade, il fallait une licence tres chere pour les jeux de Casino.

      Les salles d’arcade ont toutes fermees vers 2009-2010, en tout cas la salle mythique qui etait a Chatelet a ce moment-la. Maintenant a la place ya un magasin Bio... Juste avant ca yavait un resto de pasta a emporter.

      C’est nimporte quoi, ca rime a rien.


  • #2336166

    Hier soir mon voisin de 28 ans a organisé une soirée autour d’un feu de camp dans le jardin.

    Nous étions 8 invités, tous entre 20 et 29, sauf moi, j’étais la plus vieille (46 ans).

    Je les ecoutais parler. Presque tous avaient une dépendance a une substance (alcool, marijuana, cigarette ) et parlaient de la difficulté de quitter. 2 s’étaient sorti de leur dépendance et partageaient comment ils avaient fair et ce qui avaient changer dans leur vie.

    Puis a un moment un des hommes a exprimé avec émotion ce qu’il ressentait a être là ce soir a discuter avec de vraies personnes sans appareil électronique interposé. Que c’était plus vrai, plus vivant.

    2 hommes étaient en procédure de divorce chacun avec 2 enfants en bas âge (1 a 4 ans). Il était confus, ne comprenaient le comportement de leur femmes. Il voulait sauver leur marriage, pensait que le bien-être des enfants étaient plus important. Ils voulaient faire une thérapie de couple mais la femme refusait, elle voulait la séparation illeco.

    Ces jeunes personnes m’ont donné espoir dans la nouvelle génération. Une grande partie est détraquée mais une autre est plus lucide et se posent les vrais questions.

     

    • #2336516
      le 05/12/2019 par Un ploemeurois
      1992 : le jeu vidéo devient un fait social

      Un peu plus jeune que vous mais dans la quarantaine, c’est que je remarque aussi pour les moins de trente ans. Ayant été lancée dans un bain libéral-libertaire à leur dépens, cette jeune génération ayant peu ou pas de référence culturel ou historique se tourne vers un bon sens, réinvente ou se réapproprie des valeurs traditionnels, ou tout simplement raisonnables (de raison).

      Je l’ai remarqué aussi sur des jeunes gens d’extrême gauche étudiants en philosophie, bons connaisseurs d’Aristote, de Thomas d’Aquin, de Nietzsche ou Heidegger. Ils s’interrogent, observent et in fine arrivent à s’agripper ou à se détourner de la doxa actuelle.


  • #2336171
    le 05/12/2019 par Chuchemimb
    1992 : le jeu vidéo devient un fait social

    Me rappelle avoir vu ce reportage à l’époque, j’avais 15 ans et je jouais beaucoup à la console (SEGA surtout). Avec les copains, débriefing le lendemain, ça nous avait bien fait marrer ces jeunes scotchés à l’écran. Et Envoyé Spécial, on s’en moquait parce que c’était les mêmes alarmistes qui nous faisaient chier avec les mangas du Club Dorothée. A l’époque, on aimait pas que ça, on préférait quand même être dehors à faire nos conneries. Je pense que c’est plus grave aujourd’hui quand je vois les mômes, casques sur les oreilles, parler avec leurs potes en jouant à Fortnite 10 heures durant, faisant du gras parce qu’ils sortent plus et ne connaître du monde que ce YouTube leur sert.


  • #2336179
    le 05/12/2019 par Gadetlemulet
    1992 : le jeu vidéo devient un fait social

    Quand j’étais enfant, je jouais aux jeux vidéo en famille. C’était comme des jeux de société pour nous. Mais on ne faisait pas que ça, on faisait des promenades et on allait à la plaine de jeux, entre autres. Je suis toujours amateur de jeux vidéo, mais je n’aime pas du tout les jeux de type MMO, ni les grosses licences actuelles telles que Assassin’s Creed, GTA et Fornite. La pratique des jeux vidéo doit, comme tout, rester modérée et sous la surveillance d’un adulte pour les enfants.


  • #2336196

    Idem que Versus, je me souviens des aprèm’ d’été à écouter et tenter de faire de la musique, à prendre le vélo pour rejoindre les copains, aller à la piscine municipale et à la pêche (aux branches pour ma part), jouer à Mario Kart et glisser de la rainbow road… De bons souvenirs.

    Il serait aussi bon de souligner l’importance de la France dans le domaine, aussi bien dans les gros studios (passés ou présents) et les indépendants (je pense au jeu GHOST OF A TALE, qui fut une claque, charmant, beau et touchant). C’est devenu un énorme contrepoids aux autres écrans et toujours bon d’avoir ces pions d’avancés.

    On retrouve en effet sur certains jeux l’influence de la doxa ambiante (mariages mixtes, histoires lgbt, WW2 Hollywood…) mais il existe des domaine où ça n’a pas prise (bien que je trouve le personnage de Yoshi très louche) et quelques poches de résistance, comme l’histoire avec Kingdom Come Deliverance et le procès de ne pas avoir inclus des personnes à la peau noire dans la Bohème du 14e siècle. Heureusement, le studio n’a pas plié !
    Quand il va y avoir des gros jeux venant de l’Inde (ça viendra), ça va être amusant de voir les assocs pester contre des vaches nazies 3d...


  • #2336211

    L’addiction aux jeux vidéo est un « problème de riches » : ça n’existe que dans notre monde capitaliste occidental. Comme disait Michel Clouscard : c’est le manque des pays du tiers-monde qui fonde le surplus des privilégiés occidentaux. Autrement dit, le problème c’est toujours la répartition des richesses, et non les jeux vidéo en eux-mêmes, qui sont une marchandise comme une autre.
    A l’époque de Clouscard c’était le juke-boxe, le flipper, le cannabis ( Le capitalisme de la séduction ) ... aujourd’hui la playstation 4, youporn, instagram...


  • #2336220
    le 05/12/2019 par Pépé le Moko
    1992 : le jeu vidéo devient un fait social

    C’est comme si un gosse était éduqué et devenait expert à attraper des mouches ...

    Ça lui fait une belle jambe !!!


  • #2336317

    Nous on s’éclatait on famille avec le jeu "Pong" que mon père avait installé sur son (gros) ordinateur fin années 70. De parties endiablées avec mon frère, on était un peu accro. Mais cela nous est passé par la suite, on n’a pas continué avec les jeux qui venaient des années après, on était déjà " trop grand" peut-être...


  • #2336418

    J’ai aussi été un très gros joueur étant plus jeune, j’ai vécu ce qu’il décrit à partir de 04:30 !
    Réveil tôt le matin pour jouer jusqu’à très tard le soir, avant comme après les cours en semaine, le samedi comme le dimanche, en oubliant parfois de manger (ou en mangeant "plus tard" pour finalement oublier le repas).
    J’étais un joueur PC donc lorsque je posais ma main droite sur une table elle prenait automatiquement la forme de ma souris et mon index tremblait tout seul, il cliquait dans le vide.
    Il m’arrivait de me réveiller sur un sursaut en pleine nuit, comme si j’étais "appelé", et j’allais jouer.
    Ah ça j’étais bon aux jeux vidéo, FPS, RPG, RTS et autres, sauf que j’étais tout le temps crevé extérieurement et sur les nerfs intérieurement.
    Et devinez quoi ? (Roulement de tambour...) J’étais en état d’échec scolaire à cette époque ! Je crois que c’est un peu le cas de tous les "gamers".
    À savoir si les jeux vidéo en étaient la cause ou la conséquence, je n’en ai pas la moindre idée : on peut très bien jouer comme un idiot pour échapper au réel comme on peut très bien passer à côté du réel parce qu’on a joué comme un idiot.
    Je me dis que j’ai perdu beaucoup trop de temps sur ces conneries, et le temps perdu ne se rattrape jamais.
    Si seulement je l’avais passé à lire, à pratiquer un sport...
    Quand on a quinze ans on s’amuse sur les jeux vidéo, même en pleine nuit sans avoir mangé.
    Ce n’est malheureusement ni un défouloir ni un divertissement, il y a vraiment un problème : peut-être le scintillement de l’écran, peut-être les couleurs, peut-être les mouvements ininterrompus (le "monde" calculé "en temps réel" par la machine), peut-être la répétition, peut-être le "dépassement de soi" permanent, contre les copains comme contre l’ordinateur, en tous cas le jeu vidéo a vraiment quelque chose de malsain, d’anormal, dont on n’a absolument pas conscience quand on a quinze ans.
    Il suffit de taper "accro jeux vidéo" sur Google pour voir qu’il y a un "truc", qu’il existe une loi qui régit la relation entre les jeux vidéo et (généralement) les jeunes garçons. Un truc qui sent pas bon.
    Mes gosses n’en auront pas ! Ce ne sera pas limité, ce sera interdit !
    Il n’y aura d’ailleurs aucun écran, il y aura de la lecture et des promenades !

     

    • #2336520

      Ou l’art de passer d’un extrême à l’autre...

      Un jour, tu devrais essayer la modération. Tu verras, c’est pas mal et ça rend heureux. (et là je parle autant au toi de 15 piges qu’au toi d’aujourd’hui, qui finalement se ressemblent beaucoup dans leur fanatisme jusqu’au boutiste)

      Personnellement entre Bilal Hassani et les talibans, je refuse de choisir.


    • #2336810

      Ca dépend quels livres, la lecture ça peut être aussi nocif que les jeux vidéo. Rien ne vaut la vraie vie, mon ami. Comme disait J.J. Rousseau : « je hais les livres, ils ne servent qu’à parler de ce qu’on ne sait pas ».


    • #2336953

      A jean :

      Vous racontez n’importe quoi. J’ai été un "gamer", ou plus simplement un joueur de jeux vidéo quand j’étais au collège, et mes amis aussi. Ça ne nous a pas empêché d’avoir de bons, voir très bons, résultats scolaires.
      Si à 15 ans vous ne mangiez pas aux bonnes heures, si vous jouiez en pleine nuit, si vous n’aviez pas de bons résultats à l’école, c’est uniquement un problème d’éducation. Mes parents n’auraient jamais permis cela. Plaignez-vous à vos parents, au lieu d’inventer au jeu vidéo des particularités magiques qui envouteraient les enfants au point qu’ils deviennent incontrôlables.


  • #2336635

    Moi je jouais aux jeux vidéos, ça ne m’empêchait pas d’être 1er ou deuxième de classe durant toute ma scolarité.
    Je pense que certains jeux favorisent une rapidité de réflexe, créent des schémas combinatoires intelligents dans l’esprit du joueur, incitent à la résolution de problèmes mathématiques par exemple, et affûtent l’intelligence en gros.
    Bien sûr, tout cela doit être ponctué de lectures intéressantes, de socialisation, et de travail efficace.
    Je me souviens d’avoir vécu de superbes moments à jouer avec mes frangins, mes cousins, mes amis. Nous avions d’autres activités ludiques et autres qui nous réunissaient, mais bon, les consoles, c’était sacrément bien aussi.

     

  • #2336702
    le 06/12/2019 par Monster_reign
    1992 : le jeu vidéo devient un fait social

    la Nes boite a savon en FR, editee par Mattel Interactive, quelle horreur...

    Au secours ! Zelda 3 en FR est sorti en 1993, soit apres la Megadrive et la Neo-Geo...

    En fait, ca serait a refaire, j’aurais fait les memes choix qu’avant, j’aurait jamais pris une Nes, pas possible. Put... , Mattel interactive ! Horreur et damnation !


  • #2337049
    le 06/12/2019 par Estevão Brasil
    1992 : le jeu vidéo devient un fait social

    Je joue aux jeux vidéo depuis mon enfance. Mais je ne me suis jamais concentré uniquement sur les jeux vidéo. J’ai beaucoup pratiqué le football en salle, le basketball,
    jeux de plateau (echecs, War, Monopoly,dames), cartes etc. Football de table (boutons représentant les athlètes et le ballon), football de "clou" (Boîte en bois avec des clous. Les clous étaient les athlètes et le bouton était le ballon. Vous avez frapper le "ballon" avec votre doigt.)


  • #2337060

    Avez-vous remarqué que les jeux vidéo ne rentrent jamais en concurrence de simulation des fonctions d’emploi du monde réél alors que ce serait largement possible ?!

    Un enfant sachant lire et ayant pour didactitiel pédagogique le jeu lui même conçu de façon très attractive, sur un tel jeu notre gamin pourrait maitriser à la perfection avec tout le vocabulaire, les concepts et les fonctions d’un chargé de clientel de la goldman-sachs ou même du crédit-agricole en un temps record : ce gosse serait considéré comme un génie... et Attali et son QI aux oubliettes...

    Maintenant imaginez le jeu video regroupant les fonctions des personnalités clés de la trilatéral et toute les officines de malades mentaux génératrices de chaos : ce ne serait plus un simple jeu video mais un outil pédagogique pour comprendre l’empire !!!

    Mais globalement à la place nous avons des jeux agressif qui s’adressent à la zone de notre cerveau la plus primitive induisant l’équivalent du plaisir masturbatoire et trop souvent de l’ignorance crasse absolue.

    Un jeu video E&R vite !


  • #2337114
    le 06/12/2019 par Gopfdami
    1992 : le jeu vidéo devient un fait social

    Ce qui m’a surtout frappé dans le reportage, c’est l’élocution des intervenants, autant jeunes que parents ou journaliste. Une expression en français tout à fait correcte et surtout quasiment aucun anglicisme ou franglais ! Seulement "job" "leader" et "baby siter" prononcés par la journaliste, et une fois "joystick" prononcé par le jeune. Sinon que du français ! Ça change d’aujourd’hui.


  • #2337811

    Et maintenant Jean-Eustache qui a commencé sur la NES est un quasi-quarantenaire qui stream ses parties de PUBG et orne fièrement ses étagères de boites collector.
    Le tittytainment a bien fait son empire et n’est pas prêt de partir.


  • #2339589

    Il y a une trentaine d’années j’ai découvert les simulateurs de vol portant sur les avions de la Première et de la Seconde guerre mondiale. Je faisais cela chez des amis qui me laissaient jouer avec leurs ordinateurs, à tour de rôle. Pourtant, je n’ai acheté un ordinateur pour moi-même qu’en 2005, pas avant, et ce n’est que l’année suivante que j’ai rejoint une communauté d’amateurs de ces simulateurs. Communauté qui par ailleurs m’a énormément appris sur les moteurs et sur l’aviation en général. Par la suite j’ai fait une pause de plusieurs années mais depuis un mois je suis de retour sur internet en contact à nouveau avec ladite communauté de férus d’aviation et de simulateurs de vol : je reprends les vols "à bord" de simulateurs sur PC. Ces simulateurs de vol (civils mais aussi de combat aérien) sont de plus en plus réalistes et de plus en plus fidèles à des reconstitutions historiques sérieuses. Avec un casque de réalité virtuelle, que j’ai essayé chez un pote, on se croirait réellement dans une cabine de pilotage : c’est-gé-ni-al.

    MAIS : je n’ai pas passé les 30 dernières années de ma vie collé devant un écran les mains rivetées sur un joystick : j’ai aussi obtenu un diplôme de philo, j’ai lu Platon et Nietzsche, j’ai fait de la plongée sous-marine lorsque mon association sportive universitaire offrait des tarifs étudiants, j’ai chanté dans le chœur de la fac, j’ai assisté à des concerts et à des opéras à Paris et en Île-de-France, j’ai fais l’amour à mes amourettes quand je les ai eues, j’ai assisté et j’assiste encore à des conférences du Muséum d’histoire naturelle, je suis membre du ciné-club de ma ville, je joue aux échecs avec des amis, etc., etc., etc.

    Bref, j’estime ne pas être tombé dans le côté pathologique des jeux vidéo. Cet excès, cette pathologie... existent, bien sûr, et des personnes en souffrent, mais ce n’est pas lié à l’invention du jeu vidéo elle-même. Le problème est plutôt dans la crise des valeurs et dans le vide spirituel des sociétés modernes. Les pouvoirs réellement agissants se serviront de tout et de rien pour parvenir à leurs buts, et les jeux vidéos, de ce côté là, ne sont qu’un outil parmi d’autres. Un marteau sert à réparer et à fabriquer, et un meurtrier aura beau s’en servir pour enfoncer la tête de son voisin, ce n’est pas pour autant qu’il faut foutre en prison les fabricants de marteaux.


  • #2339941

    Sur mon commentaire précédent je n’ai caché ni ma passion pour l’aviation de combat des deux guerres mondiales ni celle que j’éprouve pour les simulateurs de vol qui permettent de produire l’expérience ludique de piloter des avions de combat avec un ordinateur. C’est un loisir extrêmement formateur, enrichissant et épanouissant.

    Voilà maintenant un contrexemple :

    http://www.slate.fr/story/185121/un...

    "Un jeu vidéo de simulation permet d’incarner le Christ"

    Voilà… ÇA c’est un détournement de ce que l’outil informatique pourrait apporter de bénéfique à l’être humain, de bénéfique à travers les jeux vidéo ou à travers d’autres applications de l’informatique.

    Ce jeu vidéo pourrait être un outil christique, allant dans le sens du message du Christ, dans le sens du bien. Mais je pense que non, le simple fait de singer le Christ sous forme électronique cela est déjà outrancier. Les musulmans réagissent violemment à ce genre de choses (des caricatures dans des torchons genre "Charlie Hebdo", des jeux vidéo représentant Mahomet, etc.). Et ils ont raison. La modernité va parfois trop loin dans son irrespect du sacré, et trop loin aussi dans le conditionnement des enfants et des adolescents pour les détourner de la santé morale naturelle à l’Homme. C’est ça le satanisme, avec ou sans la foi, avec ou sans croyance au surnaturel.

    Malheureusement nous avons là ce jeu vidéo qui fera penser à un grand nombre de chrétiens que les jeux vidéo dans leur ensemble sont sataniques. Or, il faut toujours faire la part des choses.


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