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78,6 % de réussite au bac… et 50 % d’échec à l’université : cherchez l’erreur !

Les résultats obtenus par les 699.400 candidats qui ont passé le bac cette année ont été publiés ce jeudi [6 juillet 2017]. Avec eux, les fameuses perles que nous attendons tous, réjouissances sadiques que les correcteurs balancent sur les réseaux sociaux et qui nous font pleurer de rire quand elles devraient plutôt nous arracher des larmes de consternation.

 

Hélas, devrais-je dire, le cru de cette année n’a pas démérité, et dans tout ce qu’il m’a été donné de lire aujourd’hui, j’ai singulièrement été frappée, au-delà des contresens et autres âneries, par l’ignorance du vocabulaire de base, source d’extravagances très « Royal », ce qu’on pourrait appeler le syndrome de la « bravitude ». Jugez-en :

« Le bonheur est un sentiment d’heureusité. Chacun a la caricature de son heureusité, c’est personnel. L’heureusité est la clé du bonheur. »

« Il faut sortir de l’obscurcisme. »

« L’art est quelque chose de merveillance. »


« L’œuvre de l’art peintural est le tableau. »

« Le sujet pousse à nous réflexioner sur la notion de l’art. »

« La culture permet à l’homme de sortir de l’animalerie. »
Etc.

53.300 candidats au bac ont aujourd’hui été recalés, ce qui constitue un taux de réussite de 78,6 % au premier tour, soit 1 point de moins qu’en 2016. Sachant que 96.500 sont déjà en route pour le rattrapage, on fera sans aucun doute comme les années précédentes : du repêchage en haute mer. Cette manœuvre, nommée « harmonisation » dans les hautes sphères du ministère, et qui consiste à récupérer tout ce qui traîne entre 7 et 10 de moyenne, permettra donc d’atteindre une fois encore ces records bidon qui précipitent sur les bancs de l’université des bataillons d’adolescents qui, pour moitié, ne franchiront jamais la première année…

En 2015 (derniers chiffres communiqués par le ministère), ils étaient ainsi 46,2 % à échouer au seuil de la première année, n’allant souvent même pas au-delà du premier trimestre. Tout comme les perles qui nous font tant rire, les données sont parlantes :

« Plus d’un étudiant en licence sur quatre ne poursuit pas ses études et se réoriente pendant ou après sa première année universitaire. Pire, c’est près d’un tiers qui redouble sa première année. »

La moyenne est, aujourd’hui, de quatre années et demie pour décrocher la licence, et ce sont in fine 27,2 % des étudiants qui sortent du système universitaire sans rien. C’est 5 points de plus qu’en 2008, année où a été instauré le « réussir en licence »…

Le Premier ministre a annoncé cette semaine un projet de réforme du baccalauréat… pour 2021 ! Le mot de « sélection » étant comme un chiffon rouge au nez du taureau, on lui a trouvé un substitut : le ministre, et derrière lui les présidents d’université, souhaiterait que soient fixés des « prérequis » pour l’entrée dans le supérieur, histoire d’« enrayer la sélection par l’échec ». Des choses terribles, sans doute, comme la maîtrise des savoirs de base : lire, écrire, compter…

J’ai l’air d’exagérer, mais à peine. Et, bien sûr, les syndicats étudiants sont vent debout contre cette mesure d’élémentaire de bon sens. Jeudi matin débattaient ainsi sur RTL Lilâ Le Bas, présidente de l’UNEF, et Frédéric Dardel, président de l’université Paris-Descartes (Sorbonne). Et quand l’un évoque la « nécessité » d’ajuster le niveau car « la capacité d’accueil est saturée », l’autre répond sans sourciller qu’il s’agit d’« empêcher les jeunes de réussir et d’accomplir leur projet professionnel » (sic). Et lorsque le journaliste lui demande s’il est normal qu’un jeune ne sachant pas nager puisse prétendre devenir prof de sport, elle répond : « Ce n’est pas un sujet. C’est à l’université de lui donner les moyens de réussir. »

C’est absurde. Pire : c’est criminel pour les centaines de milliers de jeunes qu’on envoie sciemment au casse-pipe, mais aucun gouvernement, jusqu’ici, n’a osé braver les idéologues de l’UNEF. Lesquels sont TOUS devenus les apparatchiks du PS… Et, soyons-en sûrs, là où, dans le rejeton de ce parti moribond, Mlle Lilâ Le Bas aura elle aussi sa place au chaud.

 


 

Un exemple de la prose de Lila Le Bas, reçue par Khomri et Macron en 2016 :

 


 

Éducation ou conditionnement ?
Lire chez Kontre Kulture :

 

En lien, sur E&R :

 



Article ancien.
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46 Commentaires

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  • La "bêtisité et l’ignardisité " ne seraient elles pas aussi la clé du bonheur ?!...

     

  • J’ai 54 ans. Je suis enseignant. Je me souviens encore d’avoir observé, à l’époque où j’étais étudiant ( et boursier : tu réussis ou tu n’as plus de bourse, ce qui aurait signifié pour moi arrêt pur et simple des études ), il y a donc un bon 35 ans, la cause de l’échec de beaucoup de jeunes en première année : l’incapacité à gérer la liberté dont tu jouis à l’université par rapport au lycée. Il y en avait déjà beaucoup à cette époque qui "explosaient" à cause de ça : "j’ai le droit de ne pas aller en cours ? Super ! J’y vais pas. Personne pour vérifier si je fais ou pas mon travail perso ( devoirs et leçons ) ? Ah bah je le fais pas." Evidemment, moins tu en fais, moins tu veux en faire et tu décroches.
    Donc, à mes yeux, à cette époque, c’était l’immaturité des jeunes arrivant du lycée qui était en cause. A mon avis, cette immaturité ne peut pas avoir régressé chez les gamins d’aujourd’hui. Impossible. Mais, à cette dernière, il convient d’ajouter de nos jours le fait qu’ils arrivent à l’université avec un niveau en français terrifiant pour beaucoup d’entre eux. Et là, merci les réformes successives de nos génies, les pédagogistes ( Meirieu et ses copains et copines ), qui ont trusté toutes les places au ministère. Nous avons donc là une raison plus en rapport avec l’idéologie mortifère de cette engeance qui a, à coups de renoncements successifs ( toujours nommés "progrès" ), fait s’effondrer le niveau d’exigence.
    Enfin, il y a une dernière raison qui est, elle aussi, liée aux divers renoncements des pédagogistes, mais cette fois-ci, objectivement, c’est toute la société qui doit en supporter la responsabilité. Nous sommes en train de sortir de la civilisation du livre. Et donc de la lecture. Les lycéens d’aujourd’hui vous avouent, à 95%, je dirais, ne pas aimer lire. Quand on n’aime pas lire, cela signifie qu’on n’a jamais passé le cap qui aurait fait de nous un bon lecteur. C’est-à-dire ce moment où la lecture ne requiert plus d’efforts et devient donc un plaisir. Les bons lecteurs ont les plus grandes chances de réussir à l’université.

     

    • Alors que dans les classes prépas, les élèves sont constamment sous la supervision des professeurs dans des classes de 30 a 48 élèves, pas d’amphi, avec des profs qui les aiguillent, les soutiennent, et maintiennent une certaine pression aussi pour que les élèves le relâchent pas.
      D’où l’apparent paradoxe des très bons élèves au lycée qui pourraient réussir en prépa grâce à tout cela, mais qui rateraient à la fac, pourtant de niveau plus faible, tout simplement car ils ne supportent pas le bordel et le côté brouillon et militant gauchiste qui y règne.


    • Une autre raison à l’échec en université : prétendre qu’avec n’importe quel bac, on peut intégrer n’importe quelle filière. Il fallait y penser...
      Si les universités débordent à chaque rentrée, c’est parce que des titulaires de bacs technologiques y entrent... pour en sortir rapidement. Ce qui fait que d’autres élèves qui avaient des chances d’y réussir n’ont pas été admis.
      On marche sur la tête, avec des gouvernelents de lâches depuis si longtemps...


  • Bienvenue au Quebec, où certains pleurent la langue que les autres consomment.


  • Je confirme, étant moi-même actuellement en deuxième année de licence non seulement le baccalauréat était d’une facilité déconcertante même pour un immense flemmard comme moi (j’ai même obtenu la mention AB) mais le passage aux études supérieures est particulièrement difficile surtout quand on sort du cursus lycéen professionnel ! J’ai dû redoubler ma première année de licence pour finalement l’obtenir cette année et énormément de gens arrêtent au bout de la première souvent sans l’avoir eu. Lorsque je compare ça avec le niveau scolaire exigé au Maroc je suis à la fois content de voir que le Maroc forme des étudiants un minimum compétent mais surtout dépité de voir ce qu’est devenu la grande France anciennement réputée pour son excellence...

     

    • En effet, le Maroc a une éducation à l’ancienne, comme dans la France des années 60.
      Dans le supérieur, tout se fait en français d’ailleurs.
      Il y a 30 ans le taux de réussite au bac y était d’environ 5%, si ma mémoire est bonne.
      Aujourd’hui, on doit tourner autour de 50%, mais ce ne sont pas les risibles 90% français encore.
      A cela, 2 raisons : la haut niveau de contenu
      Mais aussi la difficulté pour un pauvre de faire des études là-bas, et des infrastructures de piètre qualité


  • En ce qui concerne, les néologismes des élèves, certains de ces mots seraient très utiles à la langue française.
    On peut les y introduire sans baisser le niveau de la langue.
    En effet, une langue est vivante et est la langue d’un peuple ou de plusieurs.
    Or le français est en train de devenir une langue morte pour érudits comme le latin, car au lieu d’inventer de nouveaux mots, on doit faire des périphrases de 3 kilomètres.
    Le petit monde culturo-mondain parisien détruit le français.
    De l’autre côté, avec le rap, le français souffre aussi beaucoup.

    Donc notre langue, la plus pauvre en vocabulaire de toute l’Europe, triste record, n’aurait aucun mal à s’enrichir de mots nouveaux.

    Si un mot nous vient spontanément, et qu’en réalité il n’existe pas, et que l’on doit passer par une périphrase, vestiges de l’époque classique française, c’est que ce mot devra exister, exemple :
    Voyage, voyager. Travail, travailler. Jeu, jouer.
    Et rotation ?
    Rotater ? Rotationner ? ... Roter ?
    Ou effectuer un mouvement de rotation ?
    C’est comme le ’’en situation de handicap’’’...

    Il est quand même fou qu’on rechigne a créer des mots français, mais qu’on accepte des fournées (Oups !) d’anglicismes...

    PS : Pour les férus d’authenticité, sachez que ce n’est pas folie gauchiste mondialiste que de vouloir créer de nouveaux mots : en ancien français existaient plein de mots rapides, concis, clairs.
    Comme ’’soleiller’’ pour ’’exposer au soleil’’ par exemple.

    La période classique a rendu le français beaucoup trop analytique, l’a appauvri et l’a donc éloigné du peuple.

    Ce sujet devra bel et bien être mis sur la table un jour.

     


    • Et rotation ?
      Rotater ? Rotationner ? ... Roter ?



      Tourner ??? :-)

      Sinon, d’accord avec le fond.


    • Je rajoute que, une langue de bois, une langue qui tourne en rond, qui est parfaite pour la diplomatie, qui est bureaucratique, qui préfère faire compliqué plutôt que simple, est très peu compatible avec l’esprit français.
      Faire la phrase la plus longue et alambiquée vous fait passer pour intelligent dans le petit milieu parisien, mais ce n’est pas ça l’esprit français.


    • "Rotationner" : tourner.
      "Soleiller’’ : ensoleiller.
      ’’en situation de handicap’’ : handicapé.
      "notre langue, la plus pauvre en vocabulaire de toute l’Europe" ; ha bon ? Qui a décrété cela, bellkacem ?


    • Le fond n’est pas faux, est ce pour autant qu’il faut intégrer de fait dans le discours et surtout dans l’écrit "lol ptdr mdr tkt.

      Ecrire des périphrase est surtout la "relique" si on peut dire ainsi, en tout cas le reflet de l’activité de la chose et donc de l’homme en lui même.

      Exemple : recevoir un colis : allons dire on me colise , ou je colise ? il n’y a plus la notion implicite de rapport, humain-humain ni de service que l’on retrouve dans "je vais deposer un colis" ou "on me livre un colis".

      J’exagère peut être, mais aller au plus rapide n’est pas signe ni de progrès ni de modernisme. est ce qu’en bouffant un mac do en 10 min on mange aussi bien voire mieux qu’un resto "bas de gamme" où on prend son temps, même si on apprécie son mac do (attention pas de réaction hypocrite "anti mc do" des centaines ici y vont régulièrement ^_^ )

      La langue française est loin d’être pauvre en vocabulaire au contraire, c’est nous qui ne l’utilisons pas parce que nous le connaissons pas suffisamment ni littéralement ni dans la nuance.

      Pour l’exemple que vous prenez en l’occurrence : rotation : il y a "révolution". faire une révolution...ou tourner

      Faire de la "périphrase" n’est pas forcément du culturalisme mondain. D’ailleurs si on a pas d’élite culturellement parlant, il n’y a pas d’élévation possible du niveau de base.
      De même, le néologisme pour le "progrès" est une chose, mais a ce titre il avoir pour dérive un " libéralisme lexical", autant inventer chacun ses mots du moment que l’interlocuteur comprend...
      Ca me fait penser à Soral quand il parle des écervellées qui se jettent sur les soldes et ou elle ne communiquent alors que par des cris "aah" "ooohh" mais elles se comprennent.

      Enfin, du néologisme au motif que l’on voudrait être à jour ou éviter du mondain, il n’est pas nécessaire d’avoir un champ lexical enrichi dès lors que la construction des idées elle, est là, et que la phrase prononcée est cohérente, pertinente et correctement construite.

      en gros une référence historique bien sortie avec un champ lexical réduit sera plus percutante qu’un "fuck" alors que c’est plus rapide et dans la modernité (bien que ce soit un anglicisme). Mais pour cela il faut parier aussi que les personnes soit aussi cultivées...

      Ensuite c’est quasi un faux débat dans la mesure ou de nouveaux mots entrent tous les ans dans le dictionnaire..
      Si le français devient langue morte, c’est aussi parce que la France en fait le choix, NVB en est un exemple


    • @Zoegl
      Non ce n’est pas Belkacem...

      Au lieu d’insulter les gens, si vous aviez un peu de culture, vous auriez été au courant de ce que Fénelon a écrit sur la pauvreté de la langue française (qui est volontaire) ou Rousseau.

      Je sais bien que les dictionnaires ne représentent pas l’étendue du vocabulaire d’une langue, mais quand même :
      Larousse et Robert : 60 000 mots en incluant ’’youpi’’ et l’onomatopée ’’zzz’’’.
      Duden, allemand : 400 000 mots
      Et même les dictionnaire français-anglais édités par Larousse, 135 000, 200 000 mots.
      Italien : 400 000 mots.
      Le dico de l’Academie Espagnole : 70 000 mots
      Celui de l’Académie Française : moins de 60 000.
      Je répète donc que je ne remets pas en cause la langue mais les institutions : allez jeter un oeil à la liste des mots retirés du dico de l’Académie, la moitié est encore utilisée... ils font tout pour appauvrir la langue, allez savoir pourquoi...

      C’est de ce point de vue qu’on dit que la langue est pauvre. En réalité la norme parisienne bannit plein de régionalismes ou d’ultramarinismes (au lieu de dire mots de l’outre-mer, voilà le type de néologismes dont je parle) par exemple. Sans parler des mots canadiens, belges ou suisses...

      @peg

      Je n’ai jamais dit d’autoriser lol ou tkt, ça me révulse, je ne parlais pas de ’’faire au plus court’’ quitte à en perdre le sens, mais de faire du concis, peut-être ai-je été mal compris.

      Je veux juste éviter cet excès qu’ont parfois les francophones à tourner en bourrique leur interlocuteur, en restant flou à coup de paraphrases et tournures alambiquées.

      Avez-vous déjà lu un compte-rendu de projet ministériel ou du parlement ?
      C’est bourré de pédanterie, de ’’Centre interministériel décisionnaire relatif à la convention mixte relative dédiée à l’ambition et à la singularité de chacun, renforcées par un partenariat dédié multidimensionnel gagnant-gagnant reposant sur un accord bilatéral de mutuel engagement synonyme de flexibilité et de la prise en compte de la pluridisciplinarité et de l’engagement personnel du salarié dans la vie en communauté.’’

      Du Macron. Ou du pilpoul dirais-je même. Du vide.
      Ou ce qui remplit les livres de Phillipe Meirieu, le destructeur de l’école, donc ne me prêtons pas des visées najatistes.

      Et je remarque juste, par instinct que la France n’est pas ça. Je le refuse.

      Ce n’est presque qu’en français qu’on a des trucs faux-culs et déconnectés de tout sens, réalité ou étymologie comme ’’en situation de handicap’’, ’’issu de la diversité’’...


    • @Ajout

      Sous cet angle je vous approuve, ces mondanités enfin comme vous le suggérez à juste titre d’ailleurs ces tournures faux culs et que vous citez en exemple , en effet oui, du ressort de la novlangue, "attention a ne pas discriminer"
      "personne a verticalité contrariée" pour les nains m’a toujours fait rire tant ça tourne au ridicule.
      non entendant pour les sourds

      La bien pensance c’est sur là n’a pas été au service de la langue ni de la pensée...


    • Reprenons la thèse de l’adepte des Cahiers pédagogiques : « En ce qui concerne, les néologismes des élèves, certains de ces mots seraient très utiles à la langue française. »

      Diantre ! Des « néologismes », pas moins, et non des barbarismes. Suit dans le commentaire d’Ajout, élégant prosateur qui se plaît à « rajouter », une série d’exemples dont aucun ne provient du corpus extrait des copies de baccalauréat. On appréciera la rigueur scientifique de cet esprit limpide à sa juste valeur. Les statistiques lexicographiques fournies ensuite doivent être d’une exceptionnelle exactitude. D’ailleurs, même si le dictionnaire de Littré dans sa version exhaustive n’approche que les 80 000 entrées, cela n’empêche pas les nouveaux Rimbaud et les émules de Merleau-Ponty de ne pas parvenir à expliquer la signification d’une calenture baudelairienne ou d’une cinéraire amphore posée sur une crédence.

      Commençons par une distinction. Forger un mot sans y être contraint par la nécessité de désigner une chose nouvelle est un barbarisme. Il est des barbarismes qui déconsidèrent leur auteur, telle la royale « bravitude ». La création d’un mot pour désigner une chose ou une idée nouvelle est un néologisme. Le Français n’a éprouvé aucune difficulté à admettre des mots nouveaux : paquebot, hasard, radar, aéroplane, cinématographe...

      Venons-en à présent au premier néologisme que proposent les copies citées.

      « Le bonheur est un sentiment d’heureusité. Chacun a la caricature de son heureusité, c’est personnel. L’heureusité est la clé du bonheur. » Un platonicien, disciple d’Ajout le cuistre quiétiste, nous apprend que l’essence de la félicité existe dans le monde des idées. De cette dernière on ne perçoit qu’un reflet chargé de contingences.

      Aucun lecteur ne doute que la nouvelle lumière de la philosophie à l’origine de cette méditation n’ait eu besoin d’un raccourci pour exprimer la fulgurance de sa pensée : l’« heureusité ». Bien sûr chacun, en son for intérieur, admet que le candidat avait un tel niveau qu’il ne souhaitait pas examiner la racine de « bonheur ». Il aurait alors distingué ce qui relève du destin, des augures, et ce qui résulte de la volonté. Peut-on être heureux indépendamment des circonstances qui nous entourent ? Les Stoïciens ont-ils suivi une mauvaise route ? Autant de questions trop simples pour un érudit en langues mortes.

      Heureusitamment Ajout veille à l’avançation linguistique de la progressatoire franquiste. Ce mentor dessille les ignares.


    • Un long texte pour pas grand chose Robespierre, si vous me croyez dans le camp d’en face, des cahiers pédagogiques républicains, persévérez dans votre opinion mais vous vous trompez.

      En attendant, prenez la soirée pour traduire successful (pour un homme), siblings, to catch up en français ou encore to stare ou to cling en un mot. Par exemple.

      Quand je parle de néologismes je ne parle pas d’officialiser des fautes concernant des mots existants, comme bravoure-bravitude mais par exemple, de ce qui suit :
      Grammaire, grammaticalement, ok ?
      Et conjugaison ? Conjugativement ?
      C’est de la pure et saine logique que de créer conjugativement.

      En réalité on remarque que quand l’anglais nous emprunte des mots, ils complètent la suite de substantifs, adjectifs... que nous n’avions pas créée nous-mêmes.
      Donc ils s’enrichissent sur notre dos.
      Et quand on veut nous mêmes créer ces mots, des torquemada de la supposée défense de la langue, taxent cette action d’anglicisme.
      Euh, quand on donne des mots à la terre entière, mais qu’on refuse d’en créer ou de reprendre ceux que l’on nous a empruntés, comment appelle-t-on cela ?
      Suicide culturel non ?
      En sachant que les mêmes ’’défenseurs’’ du francais parlent toute la journée de week-end, brainstorming, manspreading, jogging, parking...

      Ensuite, parmi les mots proposés par les élèves, évidemment que beaucoup sont risibles, et que ces jeunes n’ont pas le niveau, j’avais juste trouvé ’’réflexionner’’ intéressant comme synonyme de ’’nous faire réfléchir’’. C’est pour ça que j’ai commencé mon commentaire ainsi. Les autres barbarismes proposés, à la poubelle donc.


  • C’est drôle, avant le niveau d’exigence baissait, donc le taux de réussite augmentait.
    Désormais, on arrive à la génération totalement débilisée par l’Éducation Nationale depuis la tendre enfance, si bien que, le niveau d’exigence baissant toujours, c’est maintenant le taux de réussite qui baisse aussi !!!

     

    • Donc quand le taux de réussite au bac augmente, c’est le signe qu’on abaisse le niveau du bac, par contre, quand ce taux diminue, c’est le signe d’un abrutissement profond des jeunes...
      En résumé, nous les jeunes, avec votre médisance à deux francs, sommes toujours les dindons de la farce...
      C’était mieux avant, je suppose ?!
      Regardez le vote des jeunes à la dernière présidentielle, et comparez le avec celui des autres générations... A bon entendeur !
      Dois je préciser, par ailleurs, que j’ai 19 ans, et qu’une grande partie des visiteurs de ce site sont dans cette tranche d’âge également ?


    • Heu, petit gars, calme ton ardeur avec ton ’’nous les jeunes’’ car... j’ai 20 ans et je constate tous les jours, même dans ma classe le niveau déplorable des ’’jeunes’’.

      Voilà, je vais rester poli...


    • Bien vu, mais un peu réducteur.
      Aujourd´hui, il est possible et devrait être facile de s´informer. Et d´arrêter de répéter l´école et les médias, mais une majorité immense, garde les oeillères.
      Avant c´était difficile. Lorsque je realisai par moi-même que Doc et Difool c´était un truc pour débils mentaux, je devais faire partie d´une minorité.
      Aujourd´hui n´importe quel enfant de 20 ans, en 3 clics peut comprendre la dette, la FED, la loi du 3 Janvier 1973, les causes des guerres mondiales, la révolution bolchévique, la révolution francaise... et pourtant, j´en rencontre des moins de 30 ans, par paquets, ca vote Melenchon car il est rebelle, voir le printemps. Je dois par rencontrer les bons, juste une centaine, mauvaise série.

      Il faut contextualiser, très difficile, surtout pour un jeune, d´imaginer la vie il y a 20 ans, ou 80 ans. En gros avant il y avait un gros niveau scolaire par rapport à aujourd hui. On pourrait dire que maintenant les jeunes sont plus au point niveau chichon, pizza, poker en ligne, connaissance du porno, images pédophiles, culture du travail parasitaire, aides sociales. Tout cela est vrai, mais je ne vois pas beaucoup de positifs.

      Toujours généraliser. Les jeunes sont beaucoup plus Charlie, amoraux, incultes, lobotomisés, gay-friendly, tatoués ; c´est un fait. Une généralité. Il y a sûrement dans ce tas de crétins quelques génies pour relever ce qu´on appelait la France.


  • C’est trop tard, vous avez déjà loupé toute la génération de « poètes » qui a déjà obtenu ses diplômes et se trouve déjà en poste avec responsabilité dans la fonction publique (quoi qu’on en a déjà un échantillon avec nos ministres). Vive la France...

     

    • Quand je vois le cursus de nos ministres : Normale sup. Sciences po. ENA ....ou ESSEC...HEC...ENA ....Et les minus habens qui se parent de ces formations , je suis stupéfait par leslacunes qu’elles recouvrent . Nos "grandes écoles " ne servent plus à former l’élite de la Nation , leur but est de constituer des réseaux ou s’échangent les meilleures places dans un grand jeu de chaises musicales , d’exploiter les bons filons, se constituer un pactole et perpétuer les acquis avec les enfants ....


  • Je suis moi-même au lycée. Pourtant, ça ne les empêche pas de parler politique en répétant la propagande d’état et en s’amusant à jouer les intellectuels alors qu’ils disent que du caca.


  • C’est le niveau d’exigence qui est faible dès la primaire.
    Même dans une école de bourges, mon fils en CP à terminer l’année sur la conclusion de la maîtresse : "votre fils a d’énormes capacités, il est très très intelligent. Il a déjà un vocabulaire très fourni et il retient la grammaire !".
    J’ai choqué la dame lorsque je l’ai contredit, en lui disant que mon fils avait juste un vocabulaire normal, qu’il entendait dans sa famille...Rien "d’extraordinaire"...
    Elle n’a pas apprécié ! Les maîtres d’école aiment parler des petits comme s’ils étaient élevés "hors sol". Par contre, ils s’adressent aux parents comme à des neuneus. C’est très bizarre.
    Pareil pour ma fille, qui au collège est la seule de sa classe à connaître des mots comme "perspicace" ou ce qu’on appelle "La Grosse Pomme"...Les parents ont tous voté Macron, je sais pas si c’est lié.


  • "R2D2 qui représentez l’UNEF, qu’en pensez-vous ?"

     

  • Je n’ai pas le Bac, n’étant pas allée au lycée.
    La Segpa à été mon parcours.
    Et pourtant quand je vais à l’Université en auditeur libre, je vois des moutons.
    Avec leurs dissertations de conditionnement,
    car le problème de l’école, c’est la forme, privilégeant la beauté d’un texte, sans le contenu.


  • J’ai passé le bac S la session dernière, je m’en suis pas trop mal sorti avec 17,23 de moyenne générale, et je suis actuellement en école d’ingénieur (UTC) en "prépa’ intégrée".

    Et puis pour ne pas vous faire un dessin, j’étais à 16-17 de moyenne tranquillement sans trop forcer au lycée et en terminale, et là je peine à décrocher le 11 ou 12 en math avec des heures et des heures de travail (que j’étais loin de fournir antérieurement !). Nos profs nous le disent tous, le niveau baisse et ils commencent sérieusement à être atterrés par le bas niveau des récents bacheliers... Je suis plutôt content de cette école car ils sont assez exigeants mais cette exigence est permise car il y a une grosse sélection, c’est simple en première année 350 admis sur 12 000 dossiers envoyés et 2000 candidats passent des entretiens, sachant que l’envoi d’un dossier est facturé par l’école une petite centaine d’euros ! Cela nous fait environ 3% d’admis, alors que tous bacheliers au départ, pour vous dire que pour avoir des élèves capables d’atteindre un niveau scientifique correct on va dire, il faut trier encore et encore, je rajouterais encore que 15 à 20% de la promo est virée fin de la première année car cette sélection ne permet pas de trier tous les profils aptes à passer le cursus ingénieur sans soucis...

    Donc je pense que l’article est cohérent et décrit bien la réalité, il est donc vrai ; sur ce, bien à vous,

    Louis.

     

    • Ta chute de moyenne est normale, car le niveau d’exigeance du lycée en maths sciences n’a fait que baisser, alors que celui de prepa est resté aux années 80, d’où un choc. (On a viré 2-3 chapitres, 10-15 théorèmes dans l’année mais beaucoup moins qu’au lycée, où en première, on faisait avant des choses qu’on fait en MPSI !!)
      De plus, contrairement au lycée, la prépa nous apprend deux trucs :
      L’intérêt du par coeur
      La justesse dans l’analyse, la rédaction (même en maths), la précision et l’enchaînement logique du raisonnement.

      A part ça, j’ai connu des 16/20 en maths faire 40 fautes dans une dissertation et à 19 ans, ne pas connaître les mots ’’puritain’’, ’’prompteur’’ ou ’’fioriture’’ et croire que la Nouvelle-Calédonie est un pays africain ou que la Réunion est aux Antilles, véridique. Ah, j’allais oublier : et bien sûr, qui ont voté Makrout en étant fiers du devoir accompli d’avoir fait barrage au facisme et fiers de n’avoir lu aucun programme. Donc niveau élite de la nation...


  • La transition lycée-université est devenue la première épreuve de vie de nos post-adolescents. En effet, le BAC est un diplôme de plus en plus accessible aux personnes, qui ont un niveau scolaire fragile pour ne pas dire insuffisant. Et la multitude d’options au BAC permet de rattraper des mauvaises notes dans les matières principales. Ne pas avoir son BAC, relève de plus en plus de l’exploit individuel.
    Le manque d’encadrement et le goût à la liberté total sont de plus en plus responsable de l’échec dans le supérieur malgré une offre abondante de filières proposées aux bacheliers. En outre, les filières dans le supérieur tendent à s’adapter en partie à l’évolution du niveau général des bacheliers, en mettant en place des modules de méthodologie, français, math afin de permettre aux étudiants de rattraper une partie de leur retard scolaire.
    Au cours de ma scolarité dans le supérieur, qui a débouché sur un Master 2 Professionnel, j’ai été souvent stupéfait du niveau fragile de beaucoup d’étudiants en rédaction, structuration et élaboration des plans des dissertations ...
    Personne à mon avis, ne dénoncera le système actuel dans sa globalité vu que tout le monde est gagnant : les universités gagnent des sous par le biais d’un volume élevé d’inscriptions engendrant un certain volume de recettes collectées, les collectivités territoriales voient les étudiants comme des consommateurs de biens et de services à satisfaire en priorité afin de redynamiser le commerce local en berne et , les présidents d’université qui sont peu embêtes par les syndicats étudiants, les services de l’éducation nationale et de l’enseignement supérieur qui peuvent jouir sur le nombre de jeunes accédant à l’enseignement supérieur chaque année.


  • J’ai eu mon bac S en 2005. J’étais un bon élève en terminale (1er en maths et physique de ma classe) en travaillant peu. J’avais très peu révisé car je savais que le bac n’était rien du tout et du coup je suis passé avec 10,02 de moyenne. Il faut dire que je n’étais bon qu’en maths et en physique aussi. Je suis ensuite parti en maths sup car je savais que j’avais besoin d’encadrement (au moins pour la 1ere année). J’ai échoué et je me suis réorienté en chimie ensuite. J’ai passé 5 ans tranquille jusqu’au master 2 et j’ai eu mon doctorat il y a 2 ans.

    Tout ça pour dire que même dévalorisé, le bac ne représente rien. J’ai reçu de sacrées tôles en LV1, LV2, SVT et philo et je ne vois pas au nom de quoi je n’aurais pas pu aller en 1ere année de maths-physique à cause de matières inutiles alors que j’avais toujours entre 15 et 18 dans les matières que j’estimais importantes pour mon avenir.

    PS : J’ai fait tous mes stages à l’étranger et la moitié de ma thèse en allemagne, je suis aujourd’hui quasiment trilingue.

     

    • Pourquoi ?
      Parce que la prepa est supposée être une formation complète et que l’on ne doit pas être qu’un singe savant en maths mais quand même avoir un niveau de type collégien en anglais ainsi que savoir écrire français (ce qui ne semble inatteignable quand on réussit à être fort en maths) et d’avoir le courage de lire 3 livres dans une année, ce n’est pas la mer à boire. Ce sont même les choses les plus faciles de la prepa.

      Et normalement, si tu étais bon en maths physique en prepa et mauvais en anglais français, on te laissait passer en 2ème année.
      Et sinon, en ce qui concerne le concours à la fin de la deuxième année, franchement, si on a réussi à apprendre 60 chapitres de maths et 60 chapitres physique chimie en 2 ans, puisque que tu sembles très bon élève, il n’est pas très difficile, d’avoir un 14 ou 15 en anglais car à part être atteint de fortes disparités mentales, le niveau intellectuel en maths que tu as es suffisant, même pour avoir un 5 en anglais, juste pour sauver les meubles...


    • Ah, pardon, si vous êtes aujourd’hui trilingue, je n’avais pas vu. C’est alors un problème au niveau de l’enseignement des langues qui il est vrai tourne plus au droit de l’hommisme qu’à la révision de la grammaire.


  • Les perles du BAC 2017, c’est du macronisme en herbe. La pensée poussée au bout du bout, pensez printemps, y’a ceux qui réussissent et ceux qui ne sont rien, cherchez pas à comprendre ! ma pensée est trop complexe ... C’est notre projeeet !


  • Pourquoi discuter avec l’U.N.E.F. ?

    Pourquoi leur donner la face ?

    Y vont faire grève ?

    Et alors ?

    Y z auront pas leurs exams, seront virés.

    Pourquoi vous ne rendez pas payantes les universités (quitte à mettre en place des bourses au mérite) ?

    Ce qui n’a pas de prix se gaspille....

    Il n’ y a pas de fonction "sociale" d el’armée, l’Université, la Justice.
    L’armée fait la guerre
    L’Université enseigne des savoirs
    La Justice rend des jugements.

    C’est la maladie de la république : c’est une dogmatique qui met son idéologie (et donc ses névroses) au dessus des simples réalités et des besoins les plus élémentaires.

    Cette manière de procéder n’est PAS française : quand Louis XVi a fondé l’école d’artillerie c’était pour apprendre à tirer au canon et lorsque Marie Antoinette a fondé l’école militaire c’était pour donner un métier aux enfants nobles désargentés

     

  • Ca fait quarante ans que ça empire !

    Papy Mougeot qui vous parle se souvient très bien.

    En Droit (mais c’était pareille ailleurs) :

    - La première année on était 2 000
    - La seconde année 1000
    - La troisième année 500
    - La quatrième année 250

    Alors seulement, commençaient les choses sérieuses :

    Sur les 250, en D.EA. en préparation au CAPA (diplôme des avocats) ou à l’E.N.M. (les magistrats) on en retrouvait 200 dont 125 au CAPA

    Sur les 125, rehécatombe : 80 étaient estampillés avocats "stagiaires"

    Sur les 80, après trois ans de "stage", il en restait 40

    Et sur les 40 avocats, 4 vivaient bien de leur profession, et 36 crevaient la dalle. mais enfin, ils n’étaient pas "à charge" (la structure professionnelle de la profession d’avocat est celle d’un pays en voie de (sous) développement avec une forte mortalité infantile : état "sanitaire" désastreux)

    Bilan : il aura donc Fallu 2000 étudiants pour former 40 professionnels !

    Vous avez bien lu : 2% de rentabilité sur investissement.

    En fait, les professionnels les plus chers du monde !

    Avec vos impôts.

    Et ça, c’était il y a 40 ans, et ça fait quarante ans que ça empire ....

    Vous savez ce qui se passe ?

    Les bons se cassent à l’étranger et les mauvais ou ceux qui n’ont pas eu l’opportunité de faire leur valise restent.

    le nerf d ela dent qui fait mal, il est là. : on coule.

     

  • Voilà ce qui arrive quand au nom d’un égalitarisme absurde on renonce à la méritocratie et qu’on opère un nivellement par le bas à tous les niveaux.

    Le seul "petit" problème est que ce taux d’échec à l’université n’est pour eux qu’un avant-goût de ce qui les attend dans la vie professionnelle, où la méritocratie reprend ses droits - en général (on connaît tous des cas de piston et d’injustices en la matière) et où l’égalitarisme façon Bisounours est jeté aux orties.


  • "Le sujet pousse à nous réflexioner sur la notion de l’art."

    On dirait un sketch des Inconnus ...


  • C’est fantabuleux : tu me diras, à force d’écouter, sur BFM, le vide du représentant de commerce virtuel devenu Président. Puis, comment ne pas sombrer en fréquentant l’école de la République Française : impossible d’en sortir vraiment indemne.


  • Il faudrait surtout arrêter d’orienter systématiquement les élèves vers l’université ou les écoles en leur faisant croire que les métiers manuels sont pour les idiots, comme on le fait depuis des décennies.

    Un Français qui part à l’étranger avec un CAP Cuisine / Pâtisserie / Coiffure etc... gagnera dans un pays anglo-saxion minimum 2.5 fois ce qu’il gagnerait en France, parce qu’il aura reçu une bonne formation et que l’artisinat français est internationalement reconnu, tandis qu’un antifa avec un M2 en socio, je ne suis pas sûr qu’on se l’arrache, tout comme je ne suis pas sûr de l’apport à la société d’un type qui sort d’une école de Com ou de marketing...


  • Quand une classe bourgeoise dirigeante veut préserver son pouvoir, il ne faut pas s’étonner si elle fait en sorte de creuser le fossé pour tenir écarté les prétendants qui souhaitent les remplacer.
    Qu’on se le dise les grands hommes ne sont pas forcément des génies nés, par contre ils dévoilent leur génie au fil du temps. Exemples : Charlemagne, Napoléon. Quels génies sorti de nos écoles ces 20 dernières années (voir au delà) peuvent prétendre entrer dans l’Histoire ?


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