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À Marseille, des journalistes se font "crieurs d’infos" dans les quartiers populaires

On a lu en entier ce reportage très social sur la volonté, par la gauche culturelle, de remettre le petit peuple quartmondisé à la lecture de la presse. Oui mais quelle presse ?

Déjà que le Français solvable de la classe moyenne n’achète plus Le Monde, Libé [1] et les autres clones de la propagande officielle, comment voulez-vous que les victimes de la crise, c’est-à-dire du libéralisme, qui est le fondement des titres précités, aient non seulement les moyens mais l’envie d’acheter l’information de la classe dominante qui les a mis ou qui les maintient dans ce merdier ?

C’est là où la logique de gauche s’arrête. Les valeureux bénévoles de rue pourront faire tous les efforts du monde, les petits perdants du mondialisme n’achèteront jamais et plus jamais la presse oligarchique. Ceux qui le peuvent vont sur les sites qui leur correspondent et qui leur expliquent le monde de leur point de vue, pas de celui des vainqueurs du CAC40, de la Banque et des médias de masse.

Forcer les perdants du libéralisme à lire la presse libérale revient à refourguer dans la bouche d’un enfant qui vient de la vomir une soupe rance. Bon courage. Ce que les gauchistes d’en haut et d’en bas obtiendront, c’est une crise de nerfs, rien de plus.

Comme si les gens avaient tué la presse, alors que la presse s’est flinguée toute seule...

- La rédaction d’E&R -

 


 

Une initiative pour rendre accessible l’information, engager l’échange et générer le débat.

 

Au pied de la vaste cité Félix-Pyat, entre le stade où quelques enfants tapent dans un ballon et la rue où les voitures passent à vive allure, un groupe d’hommes est installé sur des bancs, sous deux ombrières coiffées de tôles ondulées. Certains conversent  ; d’autres jouent au m’ra, jeu des Comores proche de l’awalé  ; tous regardent du coin de l’œil le kiosque qui prend forme. Ce jeudi après-midi, dans le quartier de Saint-Mauront, dans le 3e arrondissement de Marseille – l’un des plus défavorisés de la ville, l’un des plus pauvres d’Europe –, deux membres du collectif de journalistes Albert montent leur installation.

« Il s’agit d’une tente de douche que des enfants d’une école du quartier ont décorée avec leur professeur d’arts plastiques », s’amuse Stéphanie Harounyan, correspondante du quotidien Libération à Marseille et cheville ouvrière de l’association. Peu à peu la tente verte devient kiosque. Et ses présentoirs en plastique transparent se parent de quotidiens locaux (La Provence, La Marseillaise), nationaux (L’Équipe, Le Monde, La Croix…), de magazines (Society, Néon, Elle…) et de parutions pour jeune public (Astrapi, Mon Petit Quotidien).

 

Kiosque ambulant

Créée en 2011, l’association Albert London – clin d’œil au père du grand reportage, Albert Londres – est née de la volonté d’offrir à la dizaine de journalistes membres la possibilité de traiter des sujets décalés, au long cours, souvent écrits à plusieurs mains et publiés sur le site Chez Albert. Dès sa création, l’initiative se double d’un volet médiation sociale, avec l’objectif d’inviter des publics éloignés de l’information à trouver ou retrouver un intérêt pour l’actualité.

 

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Le quotidien sportif L’Équipe est prisé des jeunes du quartier

 

« Au départ, nous intervenions dans la ”maison pour tous” du quartier. Mais nous attendions parfois longtemps avant de croiser un lecteur potentiel. Donc, nous avons fait le choix d’être mobiles et de nous déplacer dans ce quartier très cloisonné », synthétise Frédéric Legrand, journaliste indépendant et autre fondateur du collectif. En 2013, l’équipe fabrique donc son kiosque ambulant, qu’elle monte deux fois par mois au gré des places et des événements de la vie locale.

« Le premier frein à l’accès au journal est d’abord économique »

Stéphanie aborde les passants et insiste, d’emblée, sur la gratuité de la démarche. Dans cette partie de la ville, tout près du centre, où réside l’essentiel de la communauté comorienne marseillaise, plus de la moitié de la population vit en dessous du seuil de pauvreté, le taux de chômage dépasse largement les 30 % et seul un quart des ménages est soumis à l’impôt sur le revenu.

« Le premier frein à l’accès au journal est d’abord économique. Ensuite, il est social  : les gens pensent que la presse, ce n’est pas pour eux. Alors on cherche à désacraliser l’objet journal, à démontrer que la presse n’est pas réservée à une catégorie de population qui a le temps et les moyens de s’informer », détaille Frédéric.

Lire l’article entier sur la-croix.com

Notes

[1] Selon la loi du Marché, ces journaux déficitaires devraient disparaître, ce qui prouve que leur fonction n’est pas d’informer...

Sortir des manipulations de la presse au rabais avec Kontre Kulture :

Voir aussi, sur E&R :

 






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