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À Mayotte, les pompiers refusent d’assurer la sécurité incendie de l’avion d’Emmanuel Macron

Mardi 22 octobre, Emmanuel Macron se rend à Mayotte puis à la Réunion, un voyage axé sur l’immigration et l’emploi. Mais c’est sans compter sur les pompiers de l’aéroport de Mayotte, qui refusent d’assurer sa sécurité lors de l’atterrissage, en soutien aux pompiers de métropole, dont les manifestations ont été durement réprimées.

 

Face aux violences policières qu’ont subies les pompiers lors de la manifestation du 15 octobre, les pompiers de Mayotte ne vont pas assurer la sécurité d’Emmanuel Macron lors de son atterrissage prévu ce mardi 22 octobre. Dans une lettre d’information publiée le 18 par le Syndicat national des sapeurs-pompiers professionnels et des PATS des SDIS de France, ils déclarent :

« Suite aux événements [qui se sont] passés à Paris dernièrement [où] nos collègues sapeurs-pompiers ont été victimes de jet de bombes lacrymogènes et balles venant de lanceurs de défense des forces de l’ordre, car nous demandons la revalorisation de la prime de feu afin d’être alignés [sur] nos homologues (les mêmes forces de l’ordre). […] Afin d’être solidaire [de] nos collègues de la métropole et des DOM-TOM, nous, les sapeurs-pompiers de l’aéroport de Mayotte (SSLIA), n’assurerons pas la sécurité incendie adéquate pour l’aéronef de Monsieur le président de la République. »

 

 

Le travail de la Prévention du péril animalier, qui permet l’éloignement des animaux de la piste d’atterrissage, ne sera pas non plus assuré. Mais ils ajoutent, non sans ironie, que les forces de l’ordre sont capables de faire ce travail en tirant avec des capsules de gaz lacrymogène sur les oiseaux, qui sont des espèces protégées.

Ils invoquent le droit de retrait, mais stipulent que celui-ci ne durera qu’un temps, soit une heure avant l’atterrissage de l’avion du Président et quinze minutes après l’arrêt complet des moteurs.

 

Les pompiers en colère

En grève depuis le mois de juin, les pompiers sont descendus dans les rues de Paris le 15 octobre. Ils dénonçaient des conditions de travail de plus en plus dangereuses et réclamaient une revalorisation de leur prime de feu. Mais la mobilisation a été marquée par de vives tensions. Les forces de l’ordre ont utilisé des canons à eau, des bombes lacrymogènes et des LBD, de nombreux pompiers ont été blessés.

 

 

Depuis, Christophe Castaner a annoncé que deux réunions se tiendraient les 6 et 14 novembre « afin d’évoquer l’ensemble des revendications des sapeurs-pompiers ».

 

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