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Bullshit jobs, les boulots à la con

« Une forme d’emploi rémunéré qui est si totalement inutile, superflue ou néfaste que même le salarié n’arrive pas à justifier son existence » : c’est ainsi que l’anthropologue David Graeber définit les bullshit jobs. Ces « jobs à la con » représenteraient d’après lui près de 40 % des emplois exercés dans nos sociétés. Comment peut-on expliquer cette absurdité économique et sociale ?

 

En 2013, David Graeber, professeur d’anthropologie à la London School of Economics, militant anarchiste et figure de proue d’Occupy Wall Street, publie un court article intitulé « On the phenomenon of bullshit jobs » dans Strike ! Magazine. Il y affirme que dans nos sociétés occidentales contemporaines, de nombreux emplois sont dénués de sens et d’utilité : ce sont les bullshit jobs.

 

[...]

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David Graeber (à gauche) lors d’Occupy Wall Street

 

Dans cet essai, Graeber affirme – enquêtes statistiques à l’appui – que 40 % de la population active, dans nos sociétés, penseraient avoir un « job à la con ». 40 % des personnes interrogées pensent donc que leur métier ne sert à rien, voire parfois qu’il est franchement nuisible. Ce chiffre impressionnant suscite de nombreuses interrogations : dans une société dont les principaux objectifs sont le profit et la croissance économique, comment peut-on seulement imaginer que des gens puissent être payés à ne rien faire d’utile ? C’est impossible, se dit-on d’abord. Les sondés se sont forcément trompés, peut-être ne connaissent-ils tout simplement pas la finalité de leur travail ; ils ne sont qu’un maillon dans la chaîne de production, pourrait-on objecter.

Passons sur le caractère aliénant, déjà pointé par Adam Smith et Karl Marx, d’une spécialisation trop extrême des tâches. Mais si l’on prend l’exemple convoqué par Graeber, d’une employée forcée de trier des trombones par couleur, et s’apercevant plus tard que sa supérieure les utilise sans prêter attention à leur couleur, l’on est forcé de se rendre compte qu’en plus d’être répétitive, ennuyeuse et dénuée d’un quelconque intérêt, la besogne qu’on lui avait imposée se révèle complètement inutile.

[...]

Mais il existe cependant bien des exemples moins frappants, mais plus répandus, de « jobs à la con » : « consultants en ressources humaines, coordinateurs en communication, chercheurs en relations publiques, stratégistes financiers, avocats d’affaires » par exemple, pour reprendre la liste des plus suggestifs d’entre eux qu’énumère David Graeber dans la préface de son ouvrage.

Il existe aussi des emplois qui ne sont qu’à moitié des bullshit jobs, remarque l’anthropologue américain. De plus en plus d’employés, en effet, sont censés travailler parfois quarante heures par semaine, alors qu’ils n’en ont besoin que de la moitié pour remplir correctement leur tâche – ce qui les oblige à trouver de quoi s’occuper durant le reste du temps, pour donner l’impression qu’ils servent à quelque chose, et ainsi justifier leur emploi auprès de leur supérieur hiérarchique.

 

[...]

L’anthropologue Marshall Sahlins montrait en 1972 dans son ouvrage Âge de pierre, âge d’abondance que les peuples primitifs consacraient en fait peu de temps, seulement quelques heures par jour, à subvenir à leurs besoins. Aujourd’hui, alors que le progrès technique nous permettrait de produire largement de quoi vivre confortablement en travaillant peu, nous continuons pourtant à passer la majeure partie de notre vie à exercer des métiers parfois pénibles et inintéressants. Pourquoi ne nous consacrerions-nous pas à des loisirs plus agréables et plus épanouissants ? Quel mystère se cache derrière ce paradoxe apparent ?

La théorie économique mainstream propose une réponse simple : nous préférerions travailler plus, afin de produire et consommer davantage de biens, plutôt que de travailler moins en disposant de moins de richesses. L’accroissement de la productivité se traduirait donc, non pas par une diminution du temps de travail, mais au contraire par son augmentation, ou au moins par sa constance ou sa faible diminution (en termes techniques, on dit que l’effet de substitution l’emporte sur l’effet de revenu, ou au moins qu’il le compense quasiment). Mais cette hypothèse est incompatible avec l’existence des bullshit jobs…

Pour David Graeber, la réponse est en effet tout autre : « la classe dirigeante s’est rendue compte qu’une population heureuse et productive avec du temps libre était un danger mortel », écrit-il dans son article originel. La remise en question du système capitaliste ne tarderait pas à germer dans l’esprit des travailleurs, si ceux-ci n’étaient pas trop accaparés par leur métier, auquel ils consacrent la plus grande partie de leur temps.

Lire l’article entier sur lvsl.fr

 

À revoir, la note de lecture de Michel Drac à propos de l’ouvrage de David Graeber :

 

Vers un retour du sens, sur E&R :

 



Article ancien.
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87 Commentaires

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  • #2339769
    le 10/12/2019 par jeandelalune
    Bullshit jobs, les boulots à la con

    M Drac avait diffusé une note de lecture :
    https://www.youtube.com/watch?v=8cv...

    a ce propos quelqu’un aurait t il des nouvelles ? Merci

     

    • #2339825
      le 10/12/2019 par Enki
      Bullshit jobs, les boulots à la con

      Oui, c’est vrai ça, je me posais la question pour Michel Drac ? On ne le voit plus, ne l’entend plus ? Que devient-il ? Ces compte-rendus de lecture bien intéressants ! J’espère qu’il n’est pas souffrant ?


    • #2339866
      le 10/12/2019 par Gilles
      Bullshit jobs, les boulots à la con

      Il nous a souhaité une bonne année 2020. Il a 51 ans, probablement gere-t-il la fin de vie de ses parents, hypothèse probable.
      Qu’il revienne vite, grand bonhomme.


    • #2339869
      le 10/12/2019 par Christophe
      Bullshit jobs, les boulots à la con

      Bonjour,

      On sait juste qu’il prend une pause de youtube pour 2019 à cause de gros soucis de santé, mais on n’en sait pas plus...


    • #2339896
      le 10/12/2019 par Décius
      Bullshit jobs, les boulots à la con

      Il a annoncé sur sa chaine qu’il devait prendre le large un moment pour des raisons d’ordre privé.
      C’était il y a déjà quelques mois.


    • #2340078
      le 10/12/2019 par Bernie Gunther
      Bullshit jobs, les boulots à la con

      Chuis aussi preneur de news de ce très sympathique et intéressant Michel Drac.

      J’imagine qu’il en est à E&R qui ont gardé des contacts (ou avec ses potes Maurice Gendre, Piero San Giorgio, etc.).

      Par n’importe quel moyen, merci de lui transmettre la sympathie de toute la communauté (j’imagine ne pas être le seul à l’apprécier).


    • #2340141
      le 10/12/2019 par Medusaraft
      Bullshit jobs, les boulots à la con

      Piero San Giorgio dans son live du 9 décembre affirme qu’ il va très bien...
      Le lien à tout hasard, pour ceux que ça pourrait intéresser :

      https://www.youtube.com/watch?v=jTb...

      Il le dit aux alentours de la demi-heure.


  • #2339776
    le 10/12/2019 par Jocko
    Bullshit jobs, les boulots à la con

    Michel Drac a proposé une vidéo à ce sujet.

    https://youtu.be/8cvPDiWkD6I


  • #2339783
    le 10/12/2019 par Pastounak
    Bullshit jobs, les boulots à la con

    Le dernier paragraphe est le plus intéressant, avec du temps et de l’info dite "alternative", les incohérences du système finissent par voler en éclats.
    C’est notre mission..


  • #2339784
    le 10/12/2019 par letouriste
    Bullshit jobs, les boulots à la con

    Pourquoi pas de lien vers la note de lecture de Michel Drac sur ce livre ?
    https://www.youtube.com/watch?v=8cv...

     

    • #2339899
      le 10/12/2019 par validera, validera pas ?
      Bullshit jobs, les boulots à la con

      Oui, depuis le temps (2013) quel gâchis de présenter ici les deux interviews les plus insignifiantes. on constate le résultat de ce gâchis à la vue des commentaires. Un conseil : faire l’impasse de l’article et passer directement à la note de lecture de Michel Drac.


    • #2340581
      le 11/12/2019 par Le Malicieux
      Bullshit jobs, les boulots à la con

      Peut-être parce qu’il pense que le sionisme est une question secondaire ?

      Quand on lui a fait part de notre étonnement, y’a rien trouvé de mieux que de nous traiter... "d’antisémites préférés"...

      Néanmoins, prompt rétablissement : la santé dépasse le politique, nous sommes tous pareils face à la maladie.


  • #2339786
    le 10/12/2019 par JL29
    Bullshit jobs, les boulots à la con

    A partir du moment où vous êtes un esclave salarié, tout travail quel qu’il soit est par définition un boulot à la con, même s’il peut y avoir des boulots un tout petit peu moins à la con que d’autres, et encore faut voir..
    Mes propos ne sont aucunement méprisants pour tous les gens qui sont dans la nécessité de vendre leur force de travail pour survivre, j’ai moi-même été salarié pendant trente ans (1980-2010) mais je ne suis pas le plus à plaindre, je n’étais pas dans la salle des machines du Titanic.

     

    • #2341305
      le 12/12/2019 par bobo
      Bullshit jobs, les boulots à la con

      Dans les années 60, un mineur de fond pouvait faire vivre sa femme et ses 6 enfants et être propriétaire de sa maison. Certains avaient même une (seconde) petite maison au bord d’un étang, ou ailleurs. Ils ne se considéraient pas comme des esclaves. Ils pouvaient partir, et trouver mieux. Ils n’étaient humiliés en rien. Ce n’état pas des boulots à la con.
      Et vos propos sont méprisants.

      Maintenant que vous êtes patron, vous proposez sans doute des boulots à la con, à votre image..


  • #2339795
    le 10/12/2019 par Snayche
    Bullshit jobs, les boulots à la con

    La bolckchain et les cryptomonnaies communales (ou intercommunales) et nationales mais pas internationales si le niveau si des pays n’ont pas un même niveau économique, vont tout changer et nous permettre de moins travailler et toucher plus comme ça devrait l’être à notre époque de technologie moderne.


  • #2339797
    le 10/12/2019 par Keuf you
    Bullshit jobs, les boulots à la con

    Jobs à la con ok mais voyez tous les jobs inutiles...

     

  • #2339818
    le 10/12/2019 par stormocle
    Bullshit jobs, les boulots à la con

    le travail est aliénation

     

    • #2340153
      le 10/12/2019 par Le Malicieux
      Bullshit jobs, les boulots à la con

      Non, le travail est dans l’ordre des choses : tout être vivant doit travailler pour assurer sa subsistance.


    • #2341643
      le 13/12/2019 par Sedetiam
      Bullshit jobs, les boulots à la con

      @u Malicieux

      Vous devriez faire un tour en Papouasie-Nouvelle-Guinée ou en Amazonie (celle des tribus, plus pêchues encore que le CEFE Guyanne) et qui ne bossent pas même une minute... si ce n’est les quelques instants nécessaires à leur survivance, ce qui n’est pas un travail.
      Plus loin, nous connaissons des spéculatifs qui ne travaillent pas une seconde mais qui parasite les bénéfices du boulot qu’il vous ont refilé.


  • #2339821
    le 10/12/2019 par Damien
    Bullshit jobs, les boulots à la con

    Donc nous ne vivons pas dans un systéme politique libéral, car ce qui est inutile, erroné, .... devraient disparaître selon cette doctrine : UE actuel est le plus belle exemple d’échec et d’administration pléthoriques inutile. Maintenant il faut arrêter l’angélisme consistant à dire que la population subit le systéme : les gens ont des taf inutile et délégue leurs responsabilités parce que ça les arrange bien, ils ne veulent plus entendre parler de difficulté ou de responsabilité mais par contre veulent les avantages. Comme ça marche (en commençant par les plus haut échelon) et bien tout le monde veut faire pareil il s’en suit logiquement l’effondrement civilisationnelle actuel.

     

    • #2340877
      le 11/12/2019 par libtard
      Bullshit jobs, les boulots à la con

      Dans une économie libérale, ce qui dégage ce n’est pas ce qui est inutile, mais ce qui ne se vend pas. Le marketing est trop fort pour créer des "besoins" qui n’en sont pas, et inversement, un produit intrinsèquement bon mais mal marketé fera un bide.


  • #2339830
    le 10/12/2019 par domus
    Bullshit jobs, les boulots à la con

    les seuls jobs à la con sont ceux qu’on n’aime pas faire. Choisir son métier et s’épanouir est tout à fait possible et heureusement. Donc on ne peut d’un côté critiquer les jobs à la con, et râler contre Amazone qui robotise à fond de façon à supprimer un max de jobs à la con. Comme quoi, l’enfer est pavé de bonnes intentions. En plus de tout cela, tout le monde ne peut pas avoir accès aux études soit pas les moyens, soit pas envie, soit parce que limité, donc obligé des faire des métiers au moins pour manger. Cela dit, avec le modernisme/technologie, on devrait travailler la moitié du temps actuel et on produirait la même chose ( aveu fait par un de mes employeurs, il y a plus de 30 ans, comme quoi tout est possible ), mais plus on occupe les gens, moins ils pensent, et comme on dit " ventre affamé ne pense pas ", ce qui fait que plus on travaille, moins on gagne et plus il faudra travailler, car ça ne remet pas en cause les dirigeants., car en effet : ’ « la classe dirigeante s’est rendue compte qu’une population heureuse et productive avec du temps libre était un danger mortel ». Sans compter toute une génération de jeunes qui défendent l’idée de " travailler plus pour gagner plus ", et j’en connais plein qui pensent que c’est une atteinte à la liberté d’empêcher les gens de travailler, ils ne comprennent pas l’esclavage pas consentement. Donc les jobs à la con ont de beaux jours devant eux.

     

    • #2339846
      le 10/12/2019 par Titus
      Bullshit jobs, les boulots à la con

      les seuls jobs à la con sont ceux qu’on n’aime pas faire.




      Ce n’est pas comme cela que Graeber a défini les bullshits jobs, justement. L’amour ou le désamour de son métier n’entre pas en compte dans leur définition. C’est l’utilité sociale, critère beaucoup plus objectif, qui définit le bullshit job.


    • #2339952
      le 10/12/2019 par domus
      Bullshit jobs, les boulots à la con

      Titus : biens sûr, mais il y a des gens qui font des jobs à la con et qui aiment bien, car ça leur permet de ne pas se prendre la tête parce que con justement ce boulot, et d’avoir une vie très riche intellectuellement sur le temps libre qu’ils se dégagent.


    • #2340140
      le 10/12/2019 par Titus
      Bullshit jobs, les boulots à la con

      @domus



      il y a des gens qui font des jobs à la con et qui aiment bien, car ça leur permet de ne pas se prendre la tête parce que con justement ce boulot, et d’avoir une vie très riche intellectuellement sur le temps libre qu’ils se dégagent.




      Oui, mais ce n’est pas le fait d’aimer ou pas son job qui le rend plus ou moins utile ! C’est l’inutilité sociale qui définit le bullshit job, pas le plaisir ou la pénibilité.


  • #2339842
    le 10/12/2019 par wollaston
    Bullshit jobs, les boulots à la con

    Juste 2 idées qui me trottent dans la tête sans que j’arrive a articuler ce qui se trame :
    1 -ce sujet vient bien a propos avec le projet de robotisation de l’humanité.
    Plus de job a la con car plus de job du tout, beau programme !
    2 sur un autre aspect de la question : trader c’est pas un job à la con ? non c’est inutile à la société (ce qui ne veux pas dire inintéressant pour le trader).

     

    • #2339925
      le 10/12/2019 par Veridique
      Bullshit jobs, les boulots à la con

      Je suis pour la robotisation si on peut doublement taxé chaque unité de robot utilisé par une société, mais si elle recrute une personne humaine a la place du robot alors elle ne payera qu’une seul taxe


  • #2339859
    le 10/12/2019 par Jeanne
    Bullshit jobs, les boulots à la con

    Tout à fait d’accord ! Je travaille dans une entreprise ou on pourrait faire tout en un temps minime, mais on nous oblige à être là un maximum d’heures ; j’ai même fait une démande d’horaire réduit (qui, évidemment réduirait mon salaire aussi, ce qui devrait quand même intéresser l’entreprise) mais ce n’est pas possible, alors que je pourrais faire le même travail. C’est tout à fait cela : Ils ne veulent pas que les gens soit heureux à l’entreprise, il faut écraser les travailleurs par toutes sortes de contraintes idiotes...les gens sont hargneux ét mécontents. Il y a une volonté claire à cela de la part du système, je n’en doute plus.


  • #2339894
    le 10/12/2019 par calal
    Bullshit jobs, les boulots à la con

    la question est que faites vous du fric que l’on vous donne en echange de votre temps de travail ?
    Le truc du patronat c’est de vous reprendre ce blé le plus vite possible pour que vous soyez obligé de retourner bosser...
    Alors si deja le patronat joue contre vous, ne soyez pas complice en plus...


  • #2339904
    le 10/12/2019 par Jobi Joba
    Bullshit jobs, les boulots à la con

    La london school...mais c’est l’école de la Fabian société et de Soros ? Déjà, je vois une embrouille. Certainement qu’ils ont quelque chose en vue : robotisation, partage du travail ?
    La quête du sens est une réalité. Tous ces métiers que cette modernité veut faire disparaître : boucher, paysan, tailleur...les populations citadines sont particulièrement touchées par la tertiarisation de l’économie.


  • #2339911
    le 10/12/2019 par Palm Beach Post : "Cult !"
    Bullshit jobs, les boulots à la con

    perso, j’ai quasiment jamais "travaillé" de ma vie,
    et quand je l’ai fait, 1 mois ou 2,
    des jobs d’été,
    j’ai vu la misère de près
    des pauvres qui sont dans une situation de précarité
    et qui cherchent à enculer plus pauvres qu’eux

    la spirale de l’esclavage

     

    • #2340015
      le 10/12/2019 par docteur Z
      Bullshit jobs, les boulots à la con

      Juste par cutiosité. Comment gagnes-tu le minimum nécessaire ? Car malheureusement il en faut un peu.


    • #2340064
      le 10/12/2019 par kantor
      Bullshit jobs, les boulots à la con

      Comme pour la racaille d’en haut et celle d’en bas, il y a les prédateurs d’en haut et ceux d’en bas...On peut remplacer "prédateurs" par "mange merde",ça le fait aussi...


    • #2340069
      le 10/12/2019 par Palm Beach Post : "Cult !"
      Bullshit jobs, les boulots à la con

      le rsa
      avec quelques arnaques,
      et ça roule,
      pour une une p’tite vie pépère
      sans envergure, mais pépère
      au chaud sous le duvet


    • #2340477
      le 11/12/2019 par Tenia
      Bullshit jobs, les boulots à la con

      Parasite !

      Blague à part, quand une personne est payée 3000 balles par mois à enculer les mouches ou à pourrir notre planète, ça signifie qu’elle pompe 6 RSA à la société réellement productive pour faire de la merde. Elle a juste moins de temps pour laisser libre cours à sa créativité, s’occuper de son potager, de ses gosses, aider ses voisins... Bref, être authentiquement productif (pas au sens du PIB, donc).
      Ou pour comprendre le monde ubuesque qui l’entoure.

      De là à considérer que toi et moi sommes des citoyens authentiquement productifs il y a un gap (parlons comme ces cons, tant qu’à faire) que je ne sauterai pas... Mais les leçons de morale quand, à tout casser 16 millions de gens en France font des boulots utiles (60% des 26 millions d’actifs avec travail), et qu’il y a donc 10 millions de gens payés au moins un SMIC à faire de la merde, ça me fait doucement marrer.

      Et encore quand je parle de 15 millions je mets de côté tous ceux (et celles, Drac me paraît plus pertinent sur ce point) qui ne se rendent pas compte de l’absurdité de leur emploi, et la part de vrai travail qui est effectué en vain pour faire marcher sur la tête ce système profondément débile. On peut rajouter, même si la production ne se fait plus trop en France, la question de l’obsolescence programmée qui vient ôter un peu plus de sens au travail de bien des authentiques travailleurs...

      Probable que dans un système plus rationnel et robotisé, 5 millions de travailleurs à temps plein suffiraient à entretenir tous les autres...
      Finalement, les chances pour la France c’est peut-être la chance de se la couler douce le jour où on parviendra à ce système rationnel.
      Ha ha.

      Merci à ceux qui bossent vraiment, et bon courage à ceux qui sont ou se sentent obligés d’obtenir un salaire en faisant un boulot à la con.


  • #2339919
    le 10/12/2019 par Palm Beach Post : "Cult !"
    Bullshit jobs, les boulots à la con

    ils sont là, sur leur petit bout de terrain,
    esclavagisés,
    et ils essayent de te donner des leçons

    moi, j’ai eu un mec, dans un boulot du tertiaire,
    avec une cravate "Mickey" :
    c’est à dire qu’il portait une cravate avec Mickey, qui faisait coucou dessus
    une chemisette bien repassée, et Mickey
    les grandes oreilles, et tout
    responsable d’une agence

    et le mec vient te dire :
    oui, vous avez une étiquette qui dépasse de votre chemise

    moi, je crois qu’un moment,
    c’est First Blood
    "in town, you’re the law, here, it’s me"


  • #2339923
    le 10/12/2019 par delphin
    Bullshit jobs, les boulots à la con

    Qu’est-ce qui n’est pas un "bullshit job" aujourd’hui..... ?
    C’est toute la question ;

     

  • #2339929
    le 10/12/2019 par TeddyTed
    Bullshit jobs, les boulots à la con

    Un sujet ô combien d’actualité dans les sociétés occidentales...
    Pour une vue plus globale du sujet lire : "Eloge du carburateur" de Matthew B Crawford. Il explique en gros que plus les emplois de bureau (services, consulting, fonction publique....) sont nombreux dans un pays, mieux les économistes notent son « niveau de développement ». et c’est paradoxal, tant le modèle semble atteindre ses limites ! La démonstration de Crawford vaut chez nous en France : ces troupeaux de jeunes à qui on donne le Bac, qui suivent mollement des études universitaires sans maîtrise de la langue ni capacité à développer un esprit scientifique, déconnectés du réel, et qui rêvent de percer dans la fonction publique (!), la communication, le cinéma ou les médias, n’ont aujourd’hui pour seul avenir que le chômage, les "bullshit jobs" et/ou des emplois de bureau mal payés et décérébrants (et pour combien de temps ?).
    Quant à l’entreprise productive, les métiers manuels et/ou de proximité, agriculture, métiers de bouche, artisanat, construction, mécanique/réparation, ils continuent de péricliter faute de candidats (tandis que les grands groupes de la restauration et du bâtiment exploitent des immigrés souvent clandestins). Education et instruction déficientes, diplômes démonétisés, mondialisation de la production et des métiers, économie instable saturée de bulles artificielles prêtes à exploser, jeunes privés d’avenir...
    Ce livre explique pourquoi notre société de "cols blancs" connait des difficultés, alors que la simple revalorisation du travail dit "manuel" (et des moult branches techniques) et quelques bonnes décisions politiques - tout est question de volonté politique - pourrait sauver notre économie.

     

    • #2340070
      le 10/12/2019 par Charles
      Bullshit jobs, les boulots à la con

      Oui d’autant plus que pour être bon maçon ou bon charpentier, il faut être intelligent. Ce qui n’est pas le cas pour un commercial ou un autre métier à la con.
      Et puis pour un homme, c’est très satisfaisant de bâtir, construire ou réparer, avec ses mains. Mains qui sont au service du cerveau.


  • #2339934
    le 10/12/2019 par Palm Beach Post : "Cult !"
    Bullshit jobs, les boulots à la con

    y’a un grand film, là-dessus, c’est Chute libre (Falling Down), thriller américain réalisé par Joel Schumacher sorti en 1993, avec dans les rôles principaux Michael Douglas, Robert Duvall et Barbara Hershey.

    Joel Schumacher qui n’est pas très respecté,
    est pour moi un grand réalisateur,
    un vrai gars

    8 millimètres,
    ça a fait chier pas mal de bobos,
    qui se posent des questions, qui n’apportent aucune réponse

    ils préfèrent les réalisateurs morts

    8 millimètres,
    très inconfortable, très bon

    le personnage de Machine, ça devrait être le bobo ultime, au bout de la logique
    mais ils ne sont même pas capables d’assumer, d’y aller

     

    • #2340003
      le 10/12/2019 par Chuchemimb
      Bullshit jobs, les boulots à la con

      Un réalisateur peu apprécié aux US, comme l’immense John Carpenter.


    • #2340098
      le 10/12/2019 par Palm Beach Post : "Cult !"
      Bullshit jobs, les boulots à la con

      Ah,
      John Carpenter, il est ultime...

      y’a lui,
      y’a George Romero
      La Nuit des morts-vivants, je ne m’en suis toujours pas remis
      j’ai vu ce film une après-midi d’été, en salles
      je suis sorti du cinoche, complètement bouleversé

      j’ai lu des grands livres,
      dans ma vie,
      j’ai lu Céline
      j’ai lu Debord
      Genet, aussi, je suis pas pédé, mais j’aime Genet, Jean Genet

      La Nuit des Morts Vivants,
      je l’ai, en édition Critérion, blu-ray,
      mais je ne l’ai pas revu depuis
      j’en garde un souvenir intense

      le remake est bien, aussi
      avec Tom Towles


    • #2340301
      le 11/12/2019 par Palm Beach Post : "Cult !"
      Bullshit jobs, les boulots à la con

      Y’a Lucio Fulci

      lui, il rigolait pas
      il rigolait quand même un peu

      mais c’est pas pour les gonzesses

      c’est trop bon, Fulci

      y’a quelqu’un (je ne sais plus qui, c’est vrai)
      qui a décrit le Film Noir comme "la pornographie du désespoir"

      mais Fulci, c’est pas du Film Noir,
      c’est une autre poésie,
      c’est plus intense

      et pourtant, j’aime la tragédie,
      mais Fulci,
      il t’emmène au bout


  • #2339954
    le 10/12/2019 par nico
    Bullshit jobs, les boulots à la con

    La première fois que j’ai eu ce sentiment de terrible d’inutilité, voir de nuisance de certaine fonctions, c’est quand dans un cours de "marketing" il y abien longtemps, on a voulu m’expliquer par l’exemple , la puissance de cet outil .
    Cet exemple c’était celui d’un type qui bossait pour une grosse boite de produit d’hygiène et qui avait eu l’idée " géniale" de faire des trous plus gros dans les tubes de dentifrice.
    Les gens en mettent toujours sur toute la longueur de la brosse, , ils en mettraient donc plus a chaque brossage , et sa société pourra vendre plus de tubes.

    Je retrouve ce principe ( à la con ) dans tous les domaines aujourd’hui comme les cartouche d’encre pleines qu’ils faut changer quand même, ou tout un tas d’autres trucs comme l’obsolescence programmée .
    Des mecs sont payés pour créer du gaspillage, des déchets et faire raquer toujours plus les gens pour tout et surtout n’importe quoi .
    Tu m’étonnes que cela les mène à la dépression.


  • #2339958
    le 10/12/2019 par Paysan Anonyme
    Bullshit jobs, les boulots à la con

    Pour moi seul ma ferme est un bon boulot, qu’en j’en sors pour bosser (faut bien rentrer un peu de fric) c’est toujours un bullshit job
    Si je pouvais, je ne bosserai que sur ma ferme et mes terres ,et je n’en sortirai jamais
    Chez moi je suis heureux !
    Ce monde est un monde bullshit !

     

    • #2340168
      le 10/12/2019 par Paysan Anonyme
      Bullshit jobs, les boulots à la con

      En plus pas besoin d’amis j’ai ma femme et mes gosses
      Mon voisin fait un petit vin de table à mourir
      Quoi de mieux


  • #2339962
    le 10/12/2019 par Diego_Alatriste
    Bullshit jobs, les boulots à la con

    Moi-même, pour faire ce que je fais, je pourrais bosser chez-moi 3 heures ou moins et cela suffirait largement à faire mon boulot avec les moyens qui me sont donnés (presqu’aucun). Je dois trouver des clients (entreprises) pour vendre un produit, même pas développé dans sa totalité, et dont mes responsables semblent n’en avoir rien à cirer. Là je suis en train de bosser sur une base de données inutile. Ça m’occupe. En tout cas, mon travail c’est le paradis en comparaison avec celui que je faisais auparavant à Paris : vendeur pour une maison de luxe appartenant au groupe LVMH. Je pense avoir vu pas mal de méchanceté, médiocrité et connerie humaine dans l’univers du superficiel. Je me demande s’il ny a pas un secteur aussi pitoyable que le luxe pour faire de la vente, mais aussi pour bosser dans le marketing ou les relations avec la presse. Mais bon, « marketing » et « presse », à l’origine ce sont déjà des branches à la con du monde du travail. Des branches remplies des gens issus de l’École de Commerce « machin » où l’on apprend à brasser de l’air. Je suis désolé, l’amertume des mauvaises expériences du passé m’égare... Je pense qu’on est nombreux a avoir mal vécu certains boulots.


  • #2339963
    le 10/12/2019 par jojolavadrouille
    Bullshit jobs, les boulots à la con

    Moi la question qui me trotte à la tête c’est pourquoi laisser les K-SOS se reproduire en grand nombre alors qu’on sait que le travail manque et que le niveau intellectuel français baisse, pourquoi ne pas tout simplement interdire les débiles à moins de 80 de QI de se reproduire ? Beaucoup l’ont fait comme Hitler etc les débiles mentaux avaient interdiction de se reproduire pour le bien être collectif du pays.

     

    • #2340135
      le 10/12/2019 par Ducon de Les Gonnesses
      Bullshit jobs, les boulots à la con

      Si il fallait stériliser tous les cons, faudrait surtout leur enlever le droit de vote ! A mois de 95 de QI pas le droit de voter ! Quand je vois tous ces cons dans la rue, derrière la CGT, c’est qu’il y a un gros problème de QI dans ce pays !


    • #2340165
      le 10/12/2019 par Bernard Lapotre
      Bullshit jobs, les boulots à la con

      Oui, enfin, méfiez-vous au cas où vous en seriez...


    • #2340303
      le 11/12/2019 par Sedetiam
      Bullshit jobs, les boulots à la con

      Êtes-vous sûr que ce n’est pas crotte ?



      Moi la question qui me trotte à la tête...



      Pourquoi demandez-vous ?
      Parce qu’on est toujours le débile de quelqu’un. Pour ma part, un gars qui va travailler pour un supérieur qui l’exploite, est déjà un débile, voyez-vous ? Donc voilà qui libérerait de la place pour d’autres débiles de remplacement et ainsi de suite, si l’on vous laissait aux manettes.
      Parlant de 80, dans les années du même tonneau, Coluche nous rapportant Descartes, de sorte que nous ne perdions pas le fil de génération en génération, rappelait ceci :« L’intelligence, c’est la chose la mieux répartie chez les hommes parce que, quoiqu’il en soit pourvu, il a toujours l’impression d’en avoir assez, vu que c’est avec ça qu’il juge. »
      Quant au Q.I. qui baisse, vous faites un tour par ici, vous superposez avec le sens des migrations et vous aurez peut-être une piste : https://www.intelligence-humaine.co... (Au fait, le sens des migrations, c’est au bénéfice des exploiteurs de « travail »)
      Quant au Q.I. tout court, vous le relativisez au niveau des économies et de la manière dont s’établissent les sociétés et leurs cultures.
      Si l’on vous écoute, il va se trouver un paquet de gonzes des générations futures, en devoir de mémoire pour pensum et pour l’éternité, à l’issue de votre grand nettoyage des pays en deçà de 80 (pour commencer)...
      « Et s’il en manquait 5 aux 80, ils périraient avec les méchants ? »



      le travail manque...




      Quel est le débile K-SOS de votre connaissance qui a dit qu’il fallait travailler et donc en avoir... et par voix de conséquence, qu’il pourrait manquer ?


  • #2340000
    le 10/12/2019 par un promeneur
    Bullshit jobs, les boulots à la con

    Quiconque a bossé dans une grande structure type multinationale sait que l’auteur de ce bouquin a parfaitement raison : les bullshit jobs sont légions, je l’ai vu de mes yeux.

    Et ce sont souvent des boulots de cadres moyens, tendance "petit chef", qui passent leur temps à répondre à des mails à la con, et dans des réunions aussi abondantes qu’inutiles !

    Comme disent de plus en plus les américains, "it’s a clown world", et très souvent ces grandes structures semblent fonctionner par le travail de grosso modo 20 % des effectifs, essentiellementdes employés pas bien payés, et quelques gros cadres dits "top executive", qui font aussi parfois beaucoup de vent quand même !

    Le nombre de chefaillons qui passent une grande partie de leur journée sur le web, quand ils ne sont pas en réunion ou à s’arracher les cheveux pour répondre à un mail en anglais......c’est impressionnant !

    Il y a pléthore de taffs de branleurs, assurés par des branleurs, qui sont d’ailleurs souvent des femmes, plutôt girondes, car il ne faut pas se leurrer, la promotion canapé voire le passage sous le bureau, n’est pas l’apanage des voyous à la Weinstein ( ne toujours pas oublier de prononcer "Weintiiiine" ), et ses potes de Hell & Wood !

    C’est très fréquent dans ce genre de structures, et tous les "metoo" ou "balance ton porc " n’y changeront rien !

    Le bouquin est excellent, je l’ai lu, je le conseille, on se marre bien et ça reflète la réalité.

     

  • #2340020
    le 10/12/2019 par Lambert
    Bullshit jobs, les boulots à la con

    Au début du XXème siècle dans la propriété de la famille Rothschild près de Ferrières, il y avait un lac devant l’immense manoir-chateau de l’Empereur de l’usure ; un gars été payé pour ramer toute la journée sur le Lac, histoire de mettre "de la vie" et tous les bonhommes se battaient dans le village d’à côté pour avoir la place , la famille payant très bien ce "bullshit job"...vous pouvez lire l’anecdote dans les mémoires de Guy de Rothschild...

     

  • #2340030
    le 10/12/2019 par Rusty James
    Bullshit jobs, les boulots à la con

    On enfonce des portes ouvertes. Il y aussi beacoup de bullshit writers. Et on peut decliner le meme raisonnement pour la fonction publique, les deputes, les senateurs, le FRIAC, la Dilcra, etc...
    Le travail nous occupe sinon on ferait la guerre, c’est l’interet numero 1 de l’economie. C’est egalement une forme de paresse puisque ca nous empeche de nous poser des questions et de consacrer du temps au spirituel

     

    • #2342699
      le 14/12/2019 par SuperDupont
      Bullshit jobs, les boulots à la con

      De toute façon on vit dans une Bullshit Society . Mais la crise écologique et le réchauffement climatique vont remettre tous les compteurs à zéro .


  • #2340048
    le 10/12/2019 par taz le dingo
    Bullshit jobs, les boulots à la con

    Arbeit macht frei !

     

    • #2340506
      le 11/12/2019 par Touché
      Bullshit jobs, les boulots à la con

      Arbeit macht frei !



      Excellent résumé à l’attention des "bullshiters" qui opposent de manière pavlovienne (donc suspecte en ce qui concerne leur propre emploi) ceux qui ne sont pas des chômeurs (ex un journaliste c’est ...) et ceux qui abandonnent la course à l’argent en préférant survivre avec RSA et débrouillardises (en général ceux qui ont eu la possibilité de faire un autre choix plus utile ne réagissent pas ainsi).
      Ceux qui raisonnent systématiquement de cette manière binaire n’ont évidemment pas suivi la brillante note de lecture de Michel Drac (enrichie de ses appréciations) du bouquin de Graeber ou bien ils y sont carrément visés.

      Il y a pléthore de catégories non citées par Graeber comme l’évènementiel ou les C.E. d’entreprises privées et publiques qui consistent par exemple à refourguer aux pouffes des boîtes de Pub et des médias, au pire du Gad Elmaleh, au mieux du divertissement pompeux. Pour parvenir à leur faire avaler et exécuter de tels sales boulots il faut donc bien les rétribuer à coups de salaires parmi les meilleurs, invitations dans les restaurants prestigieux et autres panoplies d’avantages et sauteries bling-bling. Le service de ces funestes larbins porte-flingues étant assuré par la catégorie inférieure des larbins des services en tous genres.


  • #2340063
    le 10/12/2019 par dav
    Bullshit jobs, les boulots à la con

    le seul mec que je connais qui ait un boulot que j’envie c’est un pilote de chasse mais meme la c’est pas top gun et on croit que c’est drole c’est pas toujours la joie, tu t’amuses tres peu et tu tues des gens qui t’ont rien fait c’est assez deprimant...bon apres tu peux faire de la voltige sur ton temps libre et la tu vis !

     

    • #2340120
      le 10/12/2019 par Le Malicieux
      Bullshit jobs, les boulots à la con

      Tout travail productif a sa part de noblesse.


    • #2340312
      le 11/12/2019 par La Boétie
      Bullshit jobs, les boulots à la con

      @ Le Malicieux

      Vous confondez activité et travail.

      Les humains ont toujours eu des activités "productives" pour "produire les conditions matérielles de reproduction de leur matérialité" (Francis Cousin). Par exemple, quand vous faites votre potager, chassez, pêchez, cueillez des champignons en forêt, vous avez une activité productive correspondant à vos besoins.

      En revanche, le travail, qu’il soit esclavage, servage ou salariat, est une captation des activités productives via l’exploitation de votre force de travail, pour vous faire produire une matérialité différente de vos besoins. Cette matérialité, c’est la marchandise, et pendant que vous travaillez à son "développement intensif et extensif" (Guy Debord), vous perdez "l’emploi de votre vie en étant relégué en marge de l’existence" (Guy Debord). Par exemple, avec le salariat, vous vendez votre temps de vie contre un peu d’argent, "l’essentiel de la valeur produite ne vous étant pas rémunérée" (Karl Marx). Il ne vous reste plus qu’à achetez des marchandises produites par d’autres comme vous, puisque vous n’avez plus de temps pour produire par vous-même pour vous-même les conditions matérielles de reproduction de votre matérialité. Vous voilà salarié sur le marché du travail, soumis à la concurrence mondiale qui a déjà remplacée "un Yankee par trois Chinois" (Karl Marx) et veut aujourd’hui vous remplacer par... des IA !

      Le salariat, c’est l’esclavage dans la servitude volontaire pour gagner sa vie à la perdre.

      La retraite salariale, c’est le fallacieux paradis promis au salarié de la servitude volontaire qui dans sa non-vie quotidienne espère accéder à la vraie vie à l’aube de celle-ci. Foutaise, aujourd’hui s’écrit tous les jours !


  • #2340113
    le 10/12/2019 par Un ouvrier
    Bullshit jobs, les boulots à la con

    Cet article est du bonbon.


  • #2340115
    le 10/12/2019 par Palm Beach Post : "Cult !"
    Bullshit jobs, les boulots à la con

    ’faut le dire, à Fulci,
    qui est mort dans la misère,
    on kiffe tes films,
    t’es le king

    y’a personne qui a fait des meilleurs films que lui, dans le genre
    il a imposé une vision, indétrônable

    y’a plein de films aujourd’hui,
    de séries télés, avec des morts-vivants à la con,
    mais c’est complètement naze

    les morts-vivants, les zombies,
    c’est Fulci et Romero
    commencez par ça

    et autant Romero, tu trouveras une petite justification sociale, éventuellement,
    autant Fulci, il n’en a aucune,
    c’est de la haine pure, mais tu vérifieras


  • #2340142
    le 10/12/2019 par Jojo
    Bullshit jobs, les boulots à la con

    Métiers de merde : député LREM, journaliste à Libération et à France Télévision, pilote ou marin payé à bombarder la Libye et la Syrie, magistrat, fonctionnaire au cabinet de Schiappa, fonctionnaire européen...


  • #2340151
    le 10/12/2019 par Bonboulot
    Bullshit jobs, les boulots à la con

    Il suffit d’un chef con (souvent une cheffe) et on a vite un job con !

     

    • #2340259
      le 10/12/2019 par Roger
      Bullshit jobs, les boulots à la con

      Pas faux. Dans sa vidéo, Michel Drac appelle ça "se faire bullshiter".
      C’est à dire que même en ayant un boulot utile et intéressant à la base, il y aura toujours un chef pour imposer une tâche bureaucratique totalement inutile et qui nous bouffera tout notre temps, du genre remplir des fiches de conformité dans lesquelles on doit cocher des cases pour s’assurer que notre boulot (qu’on fait sans problème depuis 30 ans sans ces fiches à la con) respecte les critères totalement ubuesques de telle ou telle nouvelle certification ISO-9000-mes couilles faite par des gens qui ne connaissent rien au boulot en question. Problème : on met autant de temps à remplir ces fiches qu’à faire le boulot lui-même...

      - Si t’as un chef intelligent et ayant un minimum d’esprit critique et de capacité de contestation (généralement un homme donc, et un probable lecteur d’ER lors de ses temps libres), il te dira : "on s’en fout, c’est bidon, perdez pas de temps avec ça, mettez conforme partout sans lire, faites un copier-coller de la première fiche sur les 30 suivantes que je signerai aveuglément, et retournez faire votre vrai boulot, celui qui sert vraiment à quelque chose."

      - Si t’as un chef stupide, soumis, lâche et conformiste (généralement une femme ou un type efféminé donc, c’est à dire le modèle de chef majoritaire dans le tertiaire), il/elle te dira : "oulala c’est très important ça, je ne veux pas que ma hiérarchie me remonte les bretelles si c’est mal rempli, alors surtout appliquez-vous bien ! Si vous ne comprenez pas un des 150 critères, donnez moi la référence exacte et je ferai remonter l’information à la direction pour qu’on nous envoie une circulaire explicative de 30 pages comme la dernière fois. Et apportez-les moi au fur et à mesure que je puisse bien vérifier avant de signer que vous avez à chaque fois bien respecté la mise en forme prescrite (police times new roman taille 9 , serré à gauche, couleur Bordeaux etc etc)".

      A noter que le génial Goscinny avait déjà identifié le problème des bullshits jobs en 1976 dans "Les douzes Travaux d’Astérix", avec le fameux laissez-passer A-38 qu’Astérix et Obélix doivent aller chercher dans la maison qui rend fou.


  • #2340161
    le 10/12/2019 par JUL
    Bullshit jobs, les boulots à la con

    c’est ainsi que l’anthropologue David Graeber définit les bullshit jobs



    Ma liste perso des jobs inutiles :

    1) Anthropologue


  • #2340218
    le 10/12/2019 par Bernard Lapotre
    Bullshit jobs, les boulots à la con

    Peut-être que l’erreur originelle c’est justement de penser que le travail est fondamentalement utile à la société. Ou alors il faut définir ce qu’on entend par société : si c’est la société de consommation, alors tous les bataillons de consultants en ce-que-tu-veux sont indispensables à la régénération perpétuelle du désir des segmentations de marché.

    Un médecin, utile à la société ? Mouais, force de diplômes pour se faire payer 30 balles la visite médicale consistant à signer un papier...

    Un travail n’est pas utile ou inutile, il est un transfert d’énergie, donc d’argent, donc une variable économique.

    C’est de l’individu, aliéné ou conscient, que vient ou non le malaise : se sent-il s’accomplir dans sa mission ? Sent-il la vitalité dans ses tâches ?




    De quoi faire réfléchir, d’après David Graeber, à la mise en place d’un revenu de base universel qu’il estime être un moyen efficace pour combattre ce phénomène




    ... et donner naissance, avec Benoît-Hashish-Hamon, aux bullshit-lives : chouette idée !


  • #2340220
    le 10/12/2019 par oklez
    Bullshit jobs, les boulots à la con

    Ce "Graeber" m’a l’air de maitriser également le sculptage de fumée.


  • #2340310
    le 11/12/2019 par Atao
    Bullshit jobs, les boulots à la con

    J’ai lu ce livre. Il est excellent. Il pose une question rarement posée de nos jours : quelle vie (quel travail, quelle vie privé, quelle vie publique ou collective) a le plus de sens ? Et il démontre à mon avis que la quête suprème dans la vie ce n’est pas la survie (qui n’est qu’un moyen) mais le sens. Guy Débord a donné un triste mais authentique exemple que c’est le sens qui l’emporte sur la survie. La vie de Jesus n’est elle pas aussi une parfaite illustration d’une vie axée sur le sens ?

     

    • #2340886
      le 11/12/2019 par Un français pragmatique
      Bullshit jobs, les boulots à la con

      Le parallèle avec le christianisme est parlant car l’idéal du célibat (prêtres, moines mais même pour les laïcs) est par essence une insulte faite à l’idée d’une humanité tournée vers la survie, elle montre aux hommes que c’est le sens qui prime sur la préservation de l’espèce


  • #2340361
    le 11/12/2019 par Office space
    Bullshit jobs, les boulots à la con

    La réponse n’est pas aussi compliquée qu’on pourrait le croire : de tout temps, il y a toujours eu des dominants et des dominés. Les dominés font marcher le monde tout comme les français moyens font fonctionner la France, car il ne s’agit ni des grandes fortunes qui ne paient pas d’impôt, ni ceux qui nont rien et à qui l’on ne peut rien prendre qui apportent quelque chose.

    Une fois compris cela, c’est déjà difficile de s’imaginer travailler, a fortiori lorsqu’il s’agit d’un "bullshit job" soit un travail de merde, pour la faire courte. C’est à se demander si le contrat social est toujours valable : consacrer sa vie à rester un moyen et faire marcher le pays et enrichir les plus riches avec du temps de travail en surplus ou du remplissage. Ça fait déjà longtemps que je l’ai compris en prenant la diagonale.

    Le film "24 heures, c’est déjà trop" ou "office space" traite très bien du sujet, un boulot de merde qui ne sert à rien et auquel il faut se prostituer pour garder sa place, aussi idiot et dégradant soit-il


  • #2340394
    le 11/12/2019 par toto
    Bullshit jobs, les boulots à la con

    Le fait même que France Culture assure la promotion des idées de Graeber prouve que ce type sert l’agenda du Système. D’ailleurs c’est simple à comprendre, on accepte de dévoiler une partie de la réalité d’un Système failli (les bullshit jobs) en guise de teasing pour mieux accréditer in fine l’idée du revenu universel garanti.

    A voir sur ce sujet la lumineuse critique de Vincent Cheynet :
    https://www.youtube.com/watch?v=qQG...

     

    • #2340910
      le 11/12/2019 par rie
      Bullshit jobs, les boulots à la con

      Merci pour le rappel ! Vigilance oblige. Si c’est promu par le systeme ou media mainstream, alors ca sert le systeme.
      Une petite part de verite pour creer une ouverture chez les naifs puis encul...ge profond. Desole pour la vulgarite.


  • #2340416
    le 11/12/2019 par Nyothan
    Bullshit jobs, les boulots à la con

    Je conseille à tous de lire Bureaucratie de David Graeber, une magnifique critique de nos sociétés neo-libérales, qui combinent le pire du libéralisme économique et le pire de l’étatisme soviétique.

    Surement l’homme d’extrême gauche le plus intelligent et honnête qui soit cela dit en passant.

     

    • #2340579
      le 11/12/2019 par TeddyTed
      Bullshit jobs, les boulots à la con

      Justement, nous ne vivons pas dans une société purement libérale ou même "néo-libérale".
      Si nous vivions dans une vraie société libérale ou néo-libérale il n’y aurait pas de bullshits jobs (d’emplois inutiles). D’où la notion intéressante de "néo-féodalisme" expliquée par Michel drac à propos de ce dernier livre de Graber.


    • #2340683
      le 11/12/2019 par Nyothan
      Bullshit jobs, les boulots à la con

      C’est ce que j’entends par neo-libéralisme personellement, mais je suis d’accord avec vous.


  • #2340423
    le 11/12/2019 par Aveyes
    Bullshit jobs, les boulots à la con

    J’ ai un ami qui est un redoutable avocat d’affaires, ce sont des années d’étude et il n’a pas une minute à lui. C’est jongler avec les lois, conseiller, et gagner un paquet de fric.
    Je ne vois vraiment pas en quoi ce métier a été cité dans les exemples de bullshit jobs !
    Certes, on peut débattre de l’aspect éthique ou du caractère abscons de ces lois au final parfois relatives, mais de là à mettre ce métier aux cotés de "classeur de trombones" ou "vigile dans un musée vide"...

     

    • #2340588
      le 11/12/2019 par TeddyTed
      Bullshit jobs, les boulots à la con

      Bah déjà s’il n’a pas une minute à lui, il faut qu’il se pose des questions (lol). D’autre part c’est un métier artificiel créé par un inutile et même néfaste empilement de codes (signe d’une société décadente). Le fait qu’il soit bien payé ne change rien à l’histoire.
      Pour schématiser et reconnaître les métiers vraiment utiles à la société, il y a un truc simple : imaginer une situation de chaos où les compteurs sont remis à zéro (ce qui peut arriver demain). Si tu es médecin, infirmier, soldat, agriculteur ou mécanicien tu resteras quelqu’un d’utile et tu pourras sauver ta peau et peut-être celle de ta famille. Si tu es avocat, VRP, ou employé de banque... t’es un inutile TOTAL, tu vas te retrouver tout en bas de la chaine alimentaire :)


    • #2340594
      le 11/12/2019 par Droit ou Tordu
      Bullshit jobs, les boulots à la con

      et gagner un paquet de fric



      Tu as dit l’essentiel du métier et qu’est-ce que le droit face à l’argent ?
      Parles-en à Alain Soral. A part Damien Viguier et quelques rares
      autres face au Syndicat de la magistrature, la franc-maçonnerie qui tient le bouzin... Plus haut il y a les résolutions de l’ONU, etc.
      Quels sont ceux qui s’assoient sur le droit toujours à sens unique (sens pas vraiment horizontal) et ceux qui sont contraints de le respecter ?


  • #2340469
    le 11/12/2019 par TeddyTed
    Bullshit jobs, les boulots à la con

    A lire aussi le livre "Absolument dé-bor-dée" de Zoé Shepard (pseudo). L’histoire vraie d’une jeune fonctionnaire embauchée après 8 ans d’études supérieures dans une administration de province.
    Plongée dans un univers où incompétence rime avec flagornerie, ses journées sont rythmées par des réunions où aucune décision n’est jamais prise, des rapports qu’elle doit rédiger en dix jours (quand deux heures suffisent), des pots de bienvenue, de départ, d’anniversaire.
    Sans oublier les séminaires « de formation », les heures à potiner à la cantine et à la machine à café ; les chefs « débordés » par les jeux en ligne et les préoccupantes interrogations de tous sur les destinations de vacances et autres RTT...
    Chargée de mission dans un service fourre-tout, truqueuse patentée de notes administratives, G.O. pour délégations étrangères et hocheuse de tête en réunion, Zoé Shepard raconte avec un humour mordant ses tribulations de fonctionnaire désespérée dans un univers bien pire que tout ce que vous pouviez imaginer.


  • #2340615
    le 11/12/2019 par le censuré
    Bullshit jobs, les boulots à la con

    Objectif :
    Chômage + "bullshit job" + boulots remplaçable par informatique et/ou robotique doit etre égale à environ 80%
    ensuite vous aurrez ce qu’ils vous ont préparé :
    crise final, guerre total,
    pour le lancement officiel du N.W.O (ab chaos) :
    ≃ 80 % de l’humanité occupé et satisfait dans du virtuel
    ≃ 20 % formant la caste des travailleurs
    ≃ 1% d’élite


  • #2341136
    le 12/12/2019 par sev
    Bullshit jobs, les boulots à la con

    Les ouvrages de David Graeber sont souvent très en pointe sur le constat effarant des conséquences pathologiques de notre civilisation qui n’en finit pas de s’auto congratuler pour ses "progrès".

    Graeber à, entre autres, écrit "Bureaucratie" (Ed. Babel) qui analyse et décrit le délire bureaucratique à la fois concret (avec toujours la paperasserie) et à présent virtuel (avec la numérisation systématique) de n’importe quelle démarche administrative qu’un citoyen américain doit faire pour être dans les normes.

    Cela à accouché d’une maladie collective qu’on peut nommer "normose" et dont les symptômes sont les mêmes que ceux décrits dans la vidéo incluse dans le présent article sur les boulots à la con.

    La fascination tout aussi pathologique pour la technologie envahissante, l’obsession des idéologues du progressisme (Babet, Alexandre...) qui continuent à nous expliquer que la technologie va forcément sauver le monde et corriger les effets néfastes de la modernité fait partie du programme médiatique organisé pour convertir les masses à ces croyances.

    Car la technologie a engendré la raréfaction du travail, inventé les "jobs à la con" et formaté les cerveaux à un unilatéralisme inquiétant (structure de pensée majoritairement gauche, c.à.d. fonction "hémisphère droit"). La raison, une notion nécessaire pour pondérer l’emballement des émotions, est devenu la valeur indépassable des scientistes et intellos médiatiques de tout bord dont les rémunérations ne dépendent plus que de cet évangile.

    Toute pensée combinant la raison et l’intuition, la théorie et l’empirisme ouvre des champs de compréhension bien plus vastes que n’importe quel expert ou théoricien pur et dur.

    Quant aux boulot à la con, ils sont forcément devenu pléthoriques et incontournables puisque notre société bute sur LE problème de notre époque : la démographie galopante mondiale. Les humains sont les seuls animaux qui ne respectent plus aucune lois naturelle. Transgresseurs en tout, obnubilés par le "sans limite", fascinés par la toute puissance et l’auto déterminisme (homo deus), l’ère des modernes fonce vers son propre anéantissement en refusant de revisiter sérieusement les Lois Naturelles du Vivant que toutes les civilisations antérieures observaient encore.


  • #2341366
    le 12/12/2019 par Antoine lib
    Bullshit jobs, les boulots à la con

    La PUB étant LE royaume du bullshit job’s, de la branlette et de l’enculage de mouches pour tout et n’importe quoi, comme dans 99 francs, l’adjoint contrôleur aux petites cuillères du directeur de la création département influenceur secteur instagram à injection GTX.. Et confirmation de l’intérieur que plus tu montes dans la hierarchie, plus tu touches, et moins tu en branles une !


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