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En quête de sens, des jeunes diplômés français plaquent tout pour devenir artisans

Le phénomène concerne de plus en plus de jeunes, qui n’hésitent plus à renoncer à une carrière toute tracée pour un métier moins bien payé mais plus épanouissant.

 

 

Encore quelques coups de lime et l’épaisse planche à cuisiner en bois massif sera fin prête : dans son petit atelier parisien, Morgane Ricada ne regrette en rien son ancien emploi « superficiel » de chargée de communication.

Devenue ébéniste, la jeune femme de 30 ans, s’active pour honorer ses nombreuses commandes. L’idée de travailler le bois la taraudait depuis son enfance. Son licenciement économique lui a donné l’impulsion qui lui manquait.

« Avant, mon métier c’était principalement des mails et des coups de téléphone. Je rencontrais des gens mais c’était quand même très superficiel. Je me disais parfois “c’est très bien comme métier, mais ça m’apporte quoi personnellement  ?” Aujourd’hui, je me sens à ma place »

Son analyse est partagée par un nombre croissant de jeunes Français. Ces reconversions parfois radicales font régulièrement la Une des magazines.

 

Coincés derrière un ordinateur

De plus en plus de jeunes diplômés n’hésitent plus à renoncer à une carrière toute tracée pour un métier manuel moins bien payé mais plus épanouissant. Selon une étude de l’Institut supérieur des métiers parue en 2013, 26% des nouveaux chefs d’entreprises artisanales étaient diplômés du supérieur en 2010, contre 15% en 2006.

« Les métiers sont devenus très spécialisés, la division du travail est de plus en plus poussée et beaucoup de gens ont l’impression qu’ils ne servent à rien », analyse Jean-Laurent Cassely, auteur d’un essai consacré au phénomène.

Dans La révolte des premiers de la classe paru en mai dernier, le journaliste dissèque les évolutions d’un monde du travail chahuté par « une transformation numérique très rapide de l’économie » où de « plus en plus de gens se retrouvent derrière un ordinateur à gérer des projets virtuels ». Par contraste, dans les métiers de l’artisanat « on voit immédiatement ce qui sort de son travail ».

 

Les mentalités changent

Dans un pays où rester dans la même entreprise toute sa carrière a longtemps été perçu comme une réussite, les mentalités évoluent. Ainsi, 85% des Français jugent qu’il est bon de changer de métier, selon un sondage Odoxa réalisé en juin.

 

 

Lire l’article entier sur sudouest.fr

 


 

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67 Commentaires

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  • Tu m’étonnes ! Il y a des noms de nouveaux "métiers" dont tu ne comprends même pas la signification, et puis quand on te donne une explication, tu te demandes à quoi ils servent : ils ne se rapportent à rien de concret, tout tourne autour de l’Internet, de la communication, du consulting ; il m’est arrivé d’écouter s’exprimer des consultants, des spécialistes de la com’, et en résumé : formatage intellectuel, logorrhée débitée au hachoir - pour ne pas dire diarrhée verbale ; un vrai calvaire !

     

    • Ce qui me rend malade, c’est , lorsque , d’aventure , je m’arrete devant un jeu télé , d’entendre les métiers ronflants ( dont justement on saisit mal la finalité ) et les réponses stupides des candidats au jakpot !....Expérience personnelle, j’ai deux filles jumelles, qui après 7ans d’études sup. se casent comme professeurs dans l’éducation dite nationale.Après trois ans d’expérience, confrontées à la fainéantise, au laisser aller, au manque d’esprit d’initiative de leurs collègues , elles ont jeté l’éponge, et se sont lancées dans une formation en cuisine , ayant passé leur CAP , ( avec certains de leurs anciens élèves ), elles ont forgé leur expérience et sont aujourd’hui chefs de cuisine . Ce n’est rien de dire que le travail et le rythme sont différents, puisqu’en saison , il n’est pas rare de travailler 15 heures par jour .Mais le salaire suit, le travail est plus intéressant car il va de la recherche des fournisseurs , à la formation des équipiers, en passant par la satisfaction du client ....


    • Oui Voronine,
      notamment dans "Chasseurs d’Appart" (sur M6) les métiers des acheteurs sont gratinés !

      Thémistoclès


  • Ne croyez pas que la jeunesse française est meilleure juste à cause de cet article. Sûrement des électrons libres tout comme ceux qui se baladent dans la tranche 15-25 ans sur ER.
    Personellement, l’autre jour j’écoutais des émissions audio de Pierre Hillard sans écouteurs / casque et on m’a dit que j’écoutais des « trucs bizarres ».


  • J’étais au collège dans les années 80 où était véhiculé le slogan "apprentissage=voie de garage",en somme la filière des râtés,de ceux qui ne suivent pas car taxés de non capables de suivre .
    Des années après,je les retrouvais avec un travail là où ceux qui avaient suivi la filière générale commençaient à être impactés par le chômage (sous prétexte de ne pas avoir d’expérience alors qu’ils passaient leur temps en cours,des offres leur échappaient)et la claque de ne pas être rémunérés par les "promesses" de leur filière quand le job était décroché.
    (cf à l’époque,pour exemple,le BTS était montré comme rémunérateur à 8500 francs au démarrage...6800 dans la réalité)
    Hélas,l’éducation nationale ne permet pas aux êtres de trouver ceux pour quoi ils sont faits,leur talent,trop bête à vouloir ne produire que des élites...Comme si "l’élévation "sociale était garante de bonheur.
    Combien se sont ennuyés à ingurgiter des savoirs perçus-à juste titre- comme inutiles car sûrs de ne pas être investis dans une filière professionnelle à venir..
    Je m’étonne que les mesures utilisées pour les bilans de compétences ne soient pas appliquées pour celles et ceux qui se cherchent (et c’est bien normal aussi) à 18 ans afin de ne pas les leurrer sur leurs perspectives d’épanouissement en faisant les liens entre leur(s) centre(s) d’intérêt,leur personnalité et leur niveau(au sens de connaissances exploitables)
    Mais il est évident que lorsqu’"on" ne souhaite pas encourager l’autonomie des êtres,ces mêmes mesures ne risquent pas d’être développées...
    Salutations

     

    • Si la société permettait aux "Êtres" comme vous dites de trouver pour quoi ils sont faits, les chiottes ne seraient jamais nettoyés.

      Aujourd’hui beaucoup "d’êtres" se prennent pour des Princes et des Princesse, c’est à dire que les chiottes c’est pas pour eux. Mais c’est pour qui alors ?

      Le problème c’est que ces êtres n’ont pas la beauté, ni la classe d’un prince ou d’une princesse, ce sont des médiocres qui veulent n’en faire qu’à leur tête. Ils sont légions.

      Cette société de vieux rentiers et de jeunes princesses et princes va se faire bouffer tout cru par les nouveaux arrivants, à la grande joie de la communauté mondialiste qui elle a gardé sa devise :
      Travail (oui mais intelligent) , Famille (uniquement les nôtres) , et Patrie (À repeupler et à agrandir).


    • @le gaulois

      Vous avez tout à fait raison. Le discours "apprentissage = voix de garage" a fait beaucoup de dégâts.
      Et en plus du bilan de compétence, faudrait aussi savoir faire un CV et rédiger une lettre de motivation. Personne n’apprend ca à l’école, alors que c’est aussi indispensable que de se servir d’un téléphone ou naviguer sur le Net !

      @michel amm

      Votre commentaire est aussi stupide que hors sujet. Qui décide des programmes, les enfants de10 ans ? "On récolte ce qu’on a semé" - dicton paysan. S’il y a des "pinces", c’est qu’on l’a voulu il y a plusieurs décennies. C’est facile de jeter la pierre, après ca....


  • Comme d’habitude, il faut se méfier de ces articles à l’eau de rose qui sont là uniquement pour faire rêver les chômeurs et les larbins de chez Mac Do.
    - Déjà, ce ne sont pas de jeunes diplômés, mais des privilégiés qui ont déjà travaillé, et avaient des super boulots qu’ils pourront retrouver si leur petit caprice tourne au vinaigre.
    - On ne parle pas évidemment pas chiffres, ni de leur expérience dans l’artisanat, quasi inexistante vu leurs ages.
    - Si ces personnes sont déjà épuisées par leur job hyper bien payés après seulement 5 années, qu’est-ce que doivent penser les caissières, les routiers, les manutentionnaires qui ne sont pas "jeunes diplômés" ni nés avec une cuillère en argent dans la bouche.
    Parce que, ben oui, sortir d’une école, puis d’une grosse boîte où ça tourne bien, pour se payer 3 années d’études. Tranquille Emile, merci les parents plein aux as....

     

    • bravo , et on ne devient pas ébéniste aussi facilement même avec un bac +7


    • Et alors ? Ils ont choisi leurs parents peut-être ?

      Bravo à ces jeunes gens qui tentent, avec ce que la vie leur a donné, de se rapprocher d’une existence pleine de sens. Peu importe d’où l’on part, c’est la direction qui compte.


    • Franchement qu’est que ça peut foutre ? Si eux ils se sentent mieux dans un autre métier ? J’ai un bon niveau d’études (un très grand merci à mes parents en effet, pas spécialement pleins aux as, mais pas non plus pauvres de chez pauvres). J’ai bossé pendant 15 ans pour des boîtes dans la technique et le réseau informatique. Je me suis reconverti dans la rénovation de maisons il y a quelques années. J’ai peu d’expérience mais ça me plaît, je m’éclate et je suis fier de voir mes travaux avancer, d’être passé à un métier manuel et de savoir faire quelque chose de concret de mes 10 doigts.
      Mes parents m’ont beaucoup aidé et soutenu dans ma vie. A quel moment je dois en avoir honte ? Il aurait fallu que je parte de rien pour satisfaire la jalousie de certains ou entrer dans la case "égalité républicaine" ? Y’a des gens qui naissent aveugles, d’autres qui sont manchots. Je dois avoir honte d’avoir une bonne vue ? Je dois me couper un bras ?
      En tous cas, quoi que vous en pensiez, je ferai le maximum pour aider mes gosses à partir d’un bon pied dans la vie, car c’est l’exemple que j’ai reçu, je compte bien le transmettre et j’espère que mes enfants seront, avec mon aide et surtout celle de Dieu, meilleurs que moi.


    • Complètement d’accord.
      La "quête de sens" est déjà un luxe.


    • Je ne comprendrais jamais ce genre de commentaires... ou je comprends trop bien l’aigreur de certains, qui ont une vie de merde.
      C’est pas un crime de changer de vie. Si on a les moyens, on le fait. C’est quoi le problème ? Et franchement posez-vous la question : c’est quoi ces soi-disant métiers du tertiaire, qui ne consistent bien souvent qu’à être gratte-papier (ou putes à clics) ? C’est pas mieux que les serres-boulons d’antan. Avec les raréfaction des ressources naturelles, je trouve qu’il est bon que certains s’engagent sur la voix de l’artisanat.


    • Putain Warox, je me soustrait totalement ! Ce sont qui ces gens qui se permettent de juger qui est gâté dans la vie ou non ? Eux-mêmes sont gâtés, mais ils ne le s’ajoutent pas.


    • A Mediavengers,

      et alors !

      Qui dit que ces artisans n’embaucheront pas un jour des artisans diplômés.
      Ces "nouveaux artisans" sont en fait des gens qui aiment,
      et ils sont de facto et de diplomae : des chefs d’entreprise en devenir.

      Ils vont régénérer la France de la même manière que les "nouveaux paysans" car la France est autosuffisante en tout ce qui est essentiel , elle peut vivre en autarcie.

      Thémistoclès


    • Excellente analyse !
      Ceux qui peuvent se permettre ce type de reconversion professionnelle sont nés avec une cuillère en argent dans la bouche et des cadres supérieurs qui lâchent tout pour un métier artisanal j’en connais en pagaille ils en ont les moyens financiers si ça plante. Surtout ils n’ont pas le tempérament et le caractère pour continuer à travailler sous pression dans le privé.
      Une quête de sens c’est déjà un luxe pour reprendre un autre commentaire @annalise.


    • Tu te plains de ne pas avoir de chiffres mais te permets de généraliser ces reconvertis...
      Sais tu combien de diplômés ont payé leurs études supérieures ? Parmi ceux la, combien ont entrepris une reconversion ? Tu n’en sais rien du tout.

      Par ailleurs, pourquoi refuser l’aide financière de ses parents et préférer travailler 15h par semaine en parallèle de ses heures de cours et de devoirs ? Pour avoir travaillé pendant mes études j’avais un jour de repos toutes les 2 semaines, je m’en serais passé...

      Tu parles des caissières mais tu donnes raison à tous ceux qui font un taff de merde mais qui s’en rendent comptent et retournent à l’artisanat. Parce que c’est louable de reconnaître que tu fais un bullshit job pour retourner au réel, non ?


    • Merci aux commentaires affligeants qui prétendent défendre ces personnes, dont je me fiche comme l’an 40.
      Je mettais en avant principalement la tournure de l’article et j’essayais d’analyser l’absence de mixité et d’ascenseur social.
      La réalité, c’est que ces jeunes chanceux vont en chier autant que les autres malgré les avantages dont ils bénéficient. Et là on ramassera les cadavres.
      Comme par hasard, l’article n’a pas pris l’exemple de jeunes agriculteurs qui finiront par se suicider. Pas assez "C.S.P.+" dans le jargon des marketeux.
      Aigri, jaloux ? Pourquoi pas. Ça vous éclate de voir nos élites dans les médias et des parasites partout alors que vous pourriez ou devriez être à leur place ?
      Si j’étais un de ces privilégiés, qu’est-ce que j’irai foutre sur un site comme E&R ? Si on est là, c’est parce qu’on est dans la merde un peu plus chaque jour. Pas vous ? Ben tant mieux et bon vent ! Ce n’est pas avec le ventre et le compte en banque plein qu’on fait des révolutions.

       

      • @The Mediavengers,

        Est-ce que vous pouvez nous dire d’où vous parlez qu’on sache à qui on s’adresse ? Artisan warior ou cadre chez EDF (pour être taquin) ?

        Moi je ne vais pas me cacher, je fais parti de ce que vous nommez poétiquement les "jeunes chanceux qui vont en chier". J’ai choisi de quitter mon boulot d’ingé dans le tertiaire après 6 ans (10 si on compte mes études en apprentissage) et une situation confortable. Pourquoi ?
        - Parce que dans ce milieu, le travail n’est pas récompensé. Aucune perspective à moins de rayer le parquet, de se soumettre pendant des années en baissant son froc, tout ça pour obtenir le droit ensuite de diriger 5 ou 10 tarlouzes cosmopolito-mondialistes qui votent Macron (dans ce milieu, c’est la base). L’ascenseur social est effectivement mort, mais il l’est aussi pour les "jeunes chanceux" comme vous dites et évidemment, se soumettre moralement pour réussir, c’est de la merde, ça fait prendre des médocs.
        - Parce que de toute façon, mon boulot est nomade depuis le début (mais faut le temps pour le comprendre) et qu’il finira dans tous les cas en Egypte et en Inde. (J’ai dû former mes propres remplaçants, c’est d’ailleurs cette dernière humiliation que j’ai refusé)
        - Parce qu’un boulot manuel est sédentaire lui et il est cohérent avec une certaine émancipation
        - Parce qu’il vaut mieux changer quand on est encore jeune et sans contrainte familiale.

        J’ai donc entamé une formation dans la restauration du patrimoine pour retourner à un métier en lien avec mes convictions personnelles. Aujourd’hui, je peux voir le fruit de mon travail tous les jours et j’en suis fier. Même avec un certain retard par rapport aux autres artisans, j’ai des perspectives parce qu’il y a du boulot et que j’ai déjà une capacité à apprendre et à veiller sur ce qui se fait de nouveau (ce qui permet de compenser ce retard sur le long terme).
        Contrairement à ce que vous dîtes, faire ce choix, c’est un gros travail sur soi et un certain courage pour sortir de sa classe sociale et son petit confort de cadre. Ce qui de nos jours, n’est pas donner à tout le monde.
        Enfin, penser que, même s’ils le peuvent, ces gens auront envie de retourner dans leur ancien boulot aussi facilement, c’est ne pas avoir compris le vrai mal-être qu’il peut y avoir à faire un boulot aliénant qu’est celui d’employé de bureau.

        Je profite de ce commentaire qui aurait pu être une lettre de lecteur pour remercier Soral et E&R pour leur travail émancipateur.
        Salutations,


    • Le patrimoine moyen d’un artisan est de 600 000 euros - sans compter évidemment ce qu’il gagne "au noir", les jolis lingots au coffre, jamais déclarés... Au dessus on trouve les professions libérales (750 000 euros), et ces "pauv’paysans" avec 1 000 000 d’euros . La terre, ça eu payé - et ça paye plus que jamais ! Paysans et artisans ont un point commun : ils n’arrêtent pas de se plaindre, en particulier du fisc, qu’ils s’ingénient à baiser en long en large et en travers .

       

      • Ce sont des moyennes, donc ça ne veut pas dire grand chose.

        Un avocat d’affaires à Paris de 50 ans a 50x le patrimoine d’un jeune avocat de province en affaires familiales.

        Pour les "riches artisans", là encore, il n’y a rien à voir entre un petit artisan et par exemple un diamantaire de la place Vendôme. Tous 2 son pourtant artisan : http://www.institut-metiersdart.org...

        Ensuite pour les paysans, les disparités sont là au carré, les grosses exploitations, notamment les grands céréaliers, les propriétaires de riches vignobles, où les éleveurs avec des milliers de têtes n’ont strictement rien à voir avec les paysans sans employés qui sont légion. De plus ce chiffre prend en considération le matériel professionnel (cf site de l’Insee), ce qui signifie qu’on ne prend pas en compte les dettes de l’entreprise. On est donc très loin de ce chiffre en situation nette. Malheureusement, la réalité de beaucoup de paysans, c’est une galère économique quotidienne

        _


      • Peut-être, mais ils travaillent 7j/7j et pas le cul sur une chaise. En plus, ils font des métiers utiles.


      • Vous savez ce qu’il vous reste à faire, convertissez vous à l’artisanat...

        A titre personnel, j’envisage aussi ce passage salarié/artisanat.
        Oui pour les mêmes raisons : boulot répétitif, sans intelligence, appliquer une procédure, dès lors que tu fais part d’une observation d’une dégradation des procédures (Tais toi, c’est comme ça !).
        Evolution professionnelle : aucune.
        Le respect, bah quand tu es en bas des échelons, que tes supérieurs savent que tu n’as pas les moyens d’aller ailleurs, sans perspectives d’evolution, ben le respect humain et des conditions de travail ils s’en tamponnent le coquillard, et comme chacun tient à sa place, tout le monde se tait.

        Bref, devoir être toujours plus productif, pour un salaire et des conditions qui dégringolent, un pouvoir d’initiative réduit à néant, on te prend pour un con même quand tu rattrapes les erreurs etc. en parrallèle tu vois le chiffre d’affaire monter tout autant que l’arrogance ....

        Tu te dis merde ! je travaille 11h par jour pour un smic avec une productivité croissante parce qu’ils licencient où est mon profit ? moi j’y gagne quoi ? et l’année prochaine on me dit que ça va être encore plus dur car j’aurai une collègue en moins, des missions en plus et un forfait annuel de 35h supérieur à faire pour être encore plus "compétitif" ???!!! (au passage cela veut dire que je passerai sous le smic,et c’est légal, merci loi travail).
        S’il est admis que le travail n’est pas un loisirs au même titre que le golf, le ski etc. il doit être aussi reconnu que ce ne doit pas être un milieu de souffrance, sinon pas de problème on arrête la robotique on remet tout le monde à 1€/jour et on réduit le chômage à 0%.

        Ben en faisant le bilan, certes "artisan" n’est pas l’Eldorado, le grand luxe, mais au moins ce qui tombe c’est avant tout ton travail, si tu es bon tant mieux, sinon dommage. C’est le plaisir de constater : punaise ça c’est moi, c’est moi qui l’ai fait et j’empoche le fruit de mon travail.

        Après, ce n’est pas comme dans Matrix, oui ces diplômés ont une plus grosse chance de reprendre la pillule bleue...

        Les patrons d’entreprises aussi se plaignent, et eux aussi s’ingénient à baiser le fisc, mais aussi les salariés qu’ils embauchent. J’ajouterai qu’il me semble qu’il y a moins de patrons que de paysans/artisans qui se pendent ...


      • Ha ouais c’est sûr. Ces salops de paysans, ils font rien que se suicider pour se faire remarquer alors qu’ils ont 1M€ de patrimoine ! Les artisans, ils foutent rien non plus. Et les professions libérales qui bossent souvent comme des malades, faut les taxer et les rendre pauvres ! La sacro-sainte égalité à la française : le nivellement par le bas, comme d’hab’.


      • J’ajoute, pauv paysan à 1 millions d’euros...

        Quand tu en arrives à ce stade c’est que tu as déjà une sacrée exploitation et que concrètement les aides de la PAC, c’est juste pour arrondir le budget de l’année d’après...
        En gros ton exploitation peut très bien se passer de ces aides, le "paysan" est seul, le gérant a des salariés et ce n’est plus un paysan mais un gérant d’entreprise agricole.

        mon frère étant justement "paysan", je sais de quoi je parle, 110 hectares il ne boucle pas ses fins de mois, patrimoine estimé 200 000 (terre+matériel), emprunt 300 000 encore au minimum (calculez le solde). A sa retraite même en vendant il sera en déficit. En face un gérant il vient de dépasser les 1000 hectares en rachetant d’un bloc 127 hectares...et pas de soucis, l’an prochain un autre "paysan" doit partir, il est déjà en train de l’alpaguer....138,24 hectares...D’un bloc il les aura...

        Mais à tous ceux qui pensent que oui les paysans forcément frôlent l’ISF, sont de sacré margoulins, je les invite a se convertir et de nous démontrer à quel point on peut faire fortune (même à long terme)...je ne suis pas sûr que les tenant de cette thèse seront nombreux à vouloir tenter l’expérience pour la démontrer


      • @économiquement faible
        peudo mal choisi, j’aurais préféré intellectuellement faible.
        votre commentaire est d’une imbécilité et d’une médiocrité morale crasse. vos chiffres sortent de nulle part mais votre médisance, elle, est bien palpable, je vous plains de mariner dans cette bile malsaine. il faut vraiment avoir l’esprit tordu pour déverser sa bile sur les paysans ou les artisans alors qu’une infinité de cibles infiniment plus "nuisibles" devraient vous crever les yeux.


    • Aah, faut être privilégié et/ou bosser des années chez France Telecom ou Rhône-Poulenc pour avoir accès à l’artisanat.... oui, car ces bobos-là ne forment pas et n’embauchent pas, bien sûr... intéressant.

      Donc, entre le privilège individualiste des élites, les immigrés, les délocalisations et la robotisation, les 3 secteurs sont inaccessibles au Peuple.... super !

       

    • Cela va au moins - si la tendance s’amplifie - redorer l’image de l’artisanat...


    • « plus en plus de gens se retrouvent derrière un ordinateur à gérer des projets virtuels » : on s’en fout, nous avons plein de futurs Montaigne qui montent en puissance grâce à l’EN.

       

    • Les sacs Hermès et les sacs Vuitton sont fabriqués par des artisans maroquiniers de premier ordre : LVMH 1ère capitalisation boursière des entreprises françaises . L’artisanat de luxe et d’art français, sans contestation le meilleur du monde et une de nos suprêmes ressources .

       

      • Certainement pas. LVMH symbole du capitalisme mondialiste possède des usines partout sur la planète où les petites mains s’activent. Sur un effectif de 126.000 salariés, 20.000 sont en France dans 3 ateliers et surtout des magasins. Les usines sont à l’étranger, des hangars géants sans aucune inscription. Ces gens là savent être discrets..


    • La première étape, avant de "vouloir" être "artisan", c’est ouvrir un compte en banque pro...le problème commence ici, car les banques ont le droit de refuser d’ouvrir un compte sans justifications et elles en usent et abusent...En tant qu’artisan, vous représentez un danger pour les banques, et elles vous le font savoir très vite. En gros c’est compliqué, une mission, un challenge d’ouvrir un compte pro dans une banque.(après si vous faites du chiffre, que vous devenez "rentable" la banque vous nettoiera l’anus, en vous proposant pleins de trucs qui leur font gagner du fric sur votre dos sans rien foutre).

      Je suis artisan et, on va dire, heureux...mais depuis que je n’ai plus de personnel...si on va au charbon sois même ça va, on s’en sort, à condition de savoir refuser des chantiers pour pas être débordé…et de se faire payer le travail terminé, ce qui ne tombe pas sous le sens de tous le monde !
      Et ne surtout pas travailler en sous-traitance, à moins de vouloir faire la banque de celui qui vous sous-traite...vous avancerez les matériaux, ferez le travail, tout de suite, pour être payé à 45jours fin de mois avec 5% de retenue de garantie bloquée 1an.

      Mais si vous décidez d’honorer toutes vos demandes,de vouloir "grossir", c’est à dire d’embaucher, c’est l’enfer administratif qui vous bouffera(votre thune, votre esprit et vos nerfs) ; urssaf, probtp, congés payés, et toute la clique de racketteurs officiels et légaux vous fera tomber sans pitié à la moindre faiblesse, au premier impayé, car ces "organismes"et leurs salariés ne comptent que sur votre fric d’artisan pour vivre...et ils sont harceleurs et implacable au point qu’il faille le vivre pour le croire ! Il font littéralement vivre la profession de huissier, et les tribunaux de commerce, sans eux, seraient à la peine !!! Vous n’aurez pas fait le premier centimes que vous recevrez leurs demandes de fric dans votre boîte aux lettres.

      Petit exemple : Si vous donnez 2 000,00€ net à un employé, il vous en coûtera 4100,00€, le gars qui travaille sur le chantier n’a que 2000€, les organismes, bien au chaud dans leurs bureaux eux toucheront 2100€...oui, plus que le travailleur...et je vous laisse regarder comment ils redistribuent notre pognon !

      La fameuse légende des artisans "qui font du black" à la vie dure...Les gens veulent êtres assurés pour leur travaux et bénéficier des abattement fiscaux dont ils ont droits en prouvant leurs dépenses aux impôts...le black de nos jours est devenu rare !

       

      • Enfin un commentaire lucide et réaliste. Que ceux qui admirent tant ces jeunes pris en exemple se lancent. On verra le résultat.


      • En sarl,c’est la même chose,exactement !Paprasseries,fonctionnaires ennuyeux,chiants,pour qui la vie est un long fleuve tranquille et qui voudraient réglementer la vie selon leurs petites conceptions,mais qui ne tiendraient pas un mois dans le privé quand il faut retrousser les manches et gagner son salaire à la sueur de son front,et aux résultats.


      • Donc, quand vous coutez 4100 à votre patron qui vous a déjà tondu, il vous reste 2000 eur. Moins les impots directs dont les taxes d habitation etc il vous en reste 1600 environ. Que vous dépensez avec une tva et plus de 150 taxes variées sur la consomation. placement, héritages, etc.Il vous reste à consommer hors taxes environ 800 eur. Alors que vous avez crée pour PLUS de 4100 eur de richesses.
        Votre véritable taxation est à +75 pour cent.
        20 pour centt de cette taxation part en interêt de la dette d Etat. Soit 600 eur TOUS LES MOIS pour une dette bidon.
        Quelle est la mère de famille qui tient un budget aussi mal ?
        Aucune,
        Mais les énarques...et nous on a pas tout compris encore ?


    • Le changement viendra de ces personnes.
      Moyen sup, petite bourgeoisie qui refont du sens.
      Tous votants et soutiens de Mélenchon.
      Adeptes des ZAD et autres nuits debout.

      Il ne reste plus qu’à ER à leur tendre la main malgré tous ce qu’on peut leur reprocher.

      Il est temps de reconnaître qu’une ferme ER après 10 ans d’existence est un résultat relativement faiblard. Je ne parle évidemment pas de la réinformation et ses satellites qui excellent dans toute la France.

      Nous avons la théorie, où es la pratique ?

       

      • a oui les soutiens de Merluche lequel est venu dire à Marseille que l’avenir de la France passe par le maghreb (l’algérie française bis) et qu’il ne supporte pas de vivre entouré de "blonds aux yeux bleus" c’est comme ça qu’il traite les français autochtonnes , plus raciste tu meurs mais toi tu vois rien...


      • @ Jocko

        Des fermes "alternatives", il y en a pléthore en France (allez sur le site du woofing, ecovillageglobale et miimosa)

        Dans la pratique personne (’’dissidence’’ comprise) ne veut affonter le système (franc-maçons et chemtrails) frontalement car les gens on peur du changement, peur de l’inconnu, peur de prendre des risques. Donc tout le monde fait sa petite sauce dans son coin en espérant passer sous le radar.

        Et si vous souhaitez que E&R soit plus dans le concret alors faites moins de virtuel (moins de vidéos, moins de radio) et plus de concret (’’portes ouvertes’’).

        La réinformation virtuelle fait le jeu du système : les chemtrails eux, sont dans notre ciel réel.


      • À 25 ans, je suis cadre informatique depuis 2 ans, après avoir tenté de changer de métier pour devenir opérateur projectionniste, notamment pour l’argentique. En 2014, on nous a foutu dehors pour l’arrivée du numérique. Cette expérience naïve ne m’empêche pas aujourd’hui de retenter une reconversion pro en tant que paysagiste. Mes 5 dernières années à lire du KontreKulture et rencontres avec E&R m’ont permis de dévoiler en moi ce manque cruel d’enrichissement personnel et professionnel.
        Alors, oui comme dit plus haut Médiavengers, nous sommes une jeunesse pommée bien que bénéficiant d’une confortable situation, mais une fois levé le tabou du Réel, il n’est plus possible de faire semblant. Pour ma femme et nos progénitures.


      • d’accord avec toi totu en etendant cette analyse de resultat a l’eglise catholique,au parti communiste a la france insoumise et a moi meme voir a nous autres...
        Tout en rendant quand meme hommage au boss qui a construit bien des choses de ses petites mains potelees ( et surtout avec sa grande g....)
        Faut dire aussi a sa decharge qu’il s’en est pris plein la face et que c’est pas fini visiblement...


    • Si on n’est pas forcément entreprenant ni vraiment indépendant, et qu’on ne veut pas être salarié mais faire quelque chose qui a du sens avec d’autres personnes, comment on doit faire parce que ces jeunes diplômés qui veulent entreprendre, ils ont les moyens financiers pour le faire, c’est toujours la même chose, c’est toujours les mêmes qui peuvent s’en sortir dans cette société qui finit par nous dégoûter tant les gens font des choses, entreprennent pour leur "pomme" personnel, les autres ne comptent pas pour eux c’est l’individualisme qui règne, pour eux pas question de penser à ceux qui n’ont même pas la possibilité d’envisager une reconversion, c’est le chacun pour soi et non le vivre ensemble comme certains se plaisent à répéter et qui n’a pas de sens dans la société actuelle.

       

      • Si il y a moyen, mais pas évident : s’associer....et là, ça coince quasi toujours.
        Car qui apporte quoi, dans quel but, dans quelle proportion, quelle quantité de travail...
        Et si il y a gain d’argent (car la finalité c’est quand même de vivre), comment on se le réparti ? comment on investi ? fait on une épargne ? en quelle proportion par rapport aux gains ?

        Ah oui mais si toi tu bosses moins forcément tu as moins, oui mais moi j’apporte plus...oui mais moi j’ai 2 gosses toi t’es célibataire...

        A 2 c’est déjà pas évident, alors imaginez à 3,4,5...

        Logique car même si le but que vous recherchez sera le "vivre ensemble" le "projet commun", au début vous n’y échapperez pas, ce sera "Moi d’abord j’assure mes arrières, au cas où....", en suite si je suis confortable et que je peux voir l’avenir tranquille....pourquoi pas.

        Et dans cet esprit une fois la routine établie c’est là que les scissions apparaissent, après tout vu que l’on maîtrise, pourquoi ne pas tenter cavalier seul ? (l’apothéose c’est bien la transmission de son œuvre surtout si on a des enfants...).

        Les associations dans ce genre d’entreprise ne durent jamais bien longtemps car les aspirations de chacun sont très souvent différentes même si le projet de départ est commun, surtout si dans le parcours de vie, un enfant vient à naître, le conjoint veut une promotion dans le département d’à côté, un divorce...

        Sans oublier les rapports de forces entre les profils, celui qui se laissera plus facilement avoir, plus conciliant donc plus à même d’être lésé dans les négociations.

        Individualisme n’est pas adapté comme terme.
        Ca me fait penser à l’égalité salariale homme/femme, où AS faisait remarquer qu’une femme patronne aura la même politique d’inégalité salariale, le fait qu’elle soit une femme ne change rien à la loi du profit et elle ne fera pas pour autant remonter les salaires des femmes.
        Une entreprise doit être pérenne et par définition dégager des bénéfices et faire vivre ses travailleurs. C’est d’abord de la survie avant d’être philanthropique et altruiste.

        Retourner à l’artisanat est déjà un pas contre l’individualisme dû à la robotisation et un retour au savoir faire et à l’intelligence de l’être humain.

        Alors oui, c’est vrai, ce passage peut se faire plus facilement pour un "bobo" qui a engrangé 10 ou 15 000 euros en deux ans que celui qui a péniblement mit trois billets de 20 sous son oreiller, appelons ça...loi de la vie


      • @peg
        tout a fait d’accord avec vous. Eventuellement il fut que des avocats (Me Viguier ? ) se penchent sur la question du droit pour betonner un contrat pour developper ce genre d’association et sa dissolution ( vente de parts ? )

        Apres la question est toujours dans le cadre d’une economie de marche, que faisons nous avec le fric recu en echange de notre obeissance au patron a l’etat ? Le depensons nous toujours en obeissant aux diktats de nos maitres ou bien est ce qu’on se sert de cet argent pour s’en liberer petit a petit ?


      • tiens, revoilà calendula-la-pleurniche

        Avant de pleurer parce que vous n’avez "pas les moyens", dites un peu ce que vous savez faire au juste ?

        Parce que si vous ne savez rien faire, que vous n’avez pas l’esprit d’entreprise ou la fibre indépendante, que vous n’aimez pas le risque, alors ce n’est pas la peine de venir chialer parce que vous n’avez pas les moyens dont vous ne sauriez de toute façon que faire.

        Se bouger le cul, ça coûte pas cher. Faut juste sécher vos larmes, essuyer le reste de lait derrière vos oreilles et vous verrez que ça ira déjà mieux. Commencez par exemple par planter un arbre (ça pousse aussi en pot) et occupez-vous en pour qu’il devienne beau et qu’il porte du fruit. Testez des nouvelles recettes, lisez, bricolez... mais arrêtez juste de faire votre caliméro avec le même argument.


      • @ calendula

        Vous plaisentez ? Abandonner son poste en France et vous avez le chômage pendant 2 ans. Ensuite, des formations entièrement financer par les régions pour des métiers d’artisans qui manque de main d’oeuvre, il y en a à plus savoir quoi choisir ! D’ailleurs, c’est un véritable marché soit dit en passant. Et si vous avez pas de boulot à abandonner, vous êtes certainement dans une autre situation vous donnant également accès à ces formations.
        Donc faut arrêter de chialer et se sortir les doigts ! ya pas besoin d’avoir du pognon pour changer de métier. Evidemment, faut abandonner un certain confort et une situation sociale, du moins au début, et faut bosser, ce qui n’est pas donner à tout le monde.


    • Pour ceux que çà intéresse à Paris : Journées européennes des métiers d’art du 3 au 8 avril.


    • Travail manuel ? Les salops de jeunes qui volent le travail des immigrés .


    • Créer, c’est avant tout générer de la Relation. Entretenir la générosité et la générescence par la créativité constante est le seul socle de la gloire...


    • Très intéressant... ça donne des idées !


    • Bon, j’étais pas premier de la classe mais j’ai aussi tourné casaque il y a 12 ans pour créer mon entreprise de services. Mes gosses, eux, premiers de classe et bac +5 en ont fait autant. Refus de bosser dans ces entrprises déshumanisées, voir et pouvoir toucher son travail, ses réalisations. Le pied !


    • Mon gamin, chef de projet en informatique, a tout lâché pour faire de la grosse moto et aller au Népal. Quand il a besoin de sous il conduit des camionnettes de nuit pour colissimo.


    • Correction d’un euphémisme : "En quête de sens" peut être traduit par "ne voulant pas détruire le monde par une activité nocive".
      Question : "révolte des 1ers de la classe" : ils se révoltent contre qui ? Cela n’est pas dit.
      Le système gère le problème de l’abrutissement général et essaie d’anticiper. Il veut éviter la véritable révolte des 1ers de la classe : que ceux-ci déchirent leur diplôme et demandent des comptes aux directeurs des établissements scolaires. Les bien-notés par les francs poissons ne peuvent se révolter que contre les maîtres qui les notent, à savoir, les francs poissons. Cette révolte des 1ers de la classe serait la bienvenue mais les révoltes d’autres gens peuvent être plus décisives. Je miserais plutôt sur les rejetés de l’école franc poissonne pour changer le monde.
      Sur l’autre sujet, l’artisanat : c’est avec les autres activités de survie et de 1er confort (agriculture, construction, musique), la source de la science aussi développée et sophistiquée soit elle. Tout simplement car on a besoin de fabriquer des instruments et de faire des expériences, ce qui dans la pratique revient à faire du travail d’atelier ou de l’artisanat. Exemple : la cuisine, activité pratique a accouché de l’alchimie puis de la chimie. Comment respecter un chimiste qui ne sait pas cuisinier ? Pourquoi les chefs étoilés francs poissons connaissent l’alchimie ?
      Le système aime bien les marginaux qu’on peut montrer comme un exemple de liberté ou un phénomène de mode mais il ne veut pas de micro usine, une sorte d’atelier d’artisan avec les bonnes méthodes ancestrales et les moyens modernes. Or cette possibilité de récupérer nos moyens de production, de faire par nous mêmes les meubles, vaisselles, pulls à la petite usine du canton devient peut-être possible avec l’internet et autres outils récents qui pourraient permettre une survie économique selon les règles actuelles. C’est un défi avec beaucoup d’embuches comme le confirment les commentaires des entrepreneurs et mon expérience.
      Un constat simple : là ou les anciens du XIXe siècle savaient reconnaître et fabriquer la plupart des objets qui les entourent, les générations de 2017 ne savent plus en fabriquer beaucoup. Ils ne savent pas davantage reconnaitre pas les différentes matières (toxicité, réaction mécanique, origine). Sans artisanat, les objets sont magiques, ils apparaissent dans les supermarchés où on rencontre d’autres gens comme nous, paumés et émerveillés comme des mômes à disneyland.

       

      • Personne ne sait faire TOUT CE QUI NOUS ENTOURE. Nous avons atteint un point de non retour où il va falloir confier la gestion de notre environnement à des machines (I.A.). Machines qui décideront de notre utilité On l’a dans le baba.


      • "Personne ne sait faire TOUT CE QUI NOUS ENTOURE."
        Merci pour l’évidence. Quel est le rapport avec ce que j’ai dit ? Relis "les objets qui les entour(aient". ça veut dire que si t habitais à côté d’un moulin, tu connaissais le moulin en 1ère approche. Et devine quoi, il y avait des artisans dans le temps où tu pouvais voir un peu ce qu’ils faisaient. Pense à tes grands parents avec ma phrase : t’as dit une connerie, non ? Laisse moi deviner : tes grands parents vivaient dans une maison de plastique avec des gadgets fabriqués en Chine et tout plein de peintures, colles, gels et médicaments chimiques en tout genre, des nouveaux matériaux synthétiques et non pas de la matière naturelle transformée. Je crois pas, je crois que tes grands parents maîtrisaient leur environnement.
        Je crois que tu t’"es laissé submerger par l’ingénierie sociale de la multitude de gadgets alors que de manière générique, on peut enseigner et connaître beaucoup de choses. exemple que tu dois connaître : les livres sur la nature dans l’ancienne école. Que dirais tu au con qui t’interpellerait : personne ne peut connaître toute la nature ?
        J’ai vécu. j’ai regardé Farrebrique. M. Korias nous expliquait dans une émission comment retrouver les anciennes manières de faire, sans produits détergents chimiques, avec du vinaigre.Bien sûr, Tes grands parents étaient des avant-gardistes : ils utilisaient déjà des produits chimiques dans des bouteilles en plastique et pianotaient sur leur minitel, manipulant tout plein d’objets mystérieux qu’ils ne connaissaient pas.
        Au cas où, tu prends tes arrière grand parents comme cas d’étude. Un repère temporel pour le basculement entre environnement maîtrisé et environnement magique donné par M.Korias : guerre 14-18 (OK je déforme ses propos qui parlaient de prise de conscience des méfaits du progrès).


      • @coyoteenrevolte

        Apporenons à lire : Remi ne fait que dire que noter génération est devenue incapables de créer son environnement parce qu’on ne sait plus RIEN faire. Il n’apporte pas une contradiction, mais met le doigt sur notre totale dépendance à l’industrie autorisée... et le danger d’un esclavage total de l’humanité par des robots, c’est-à-dire des "intelligences" qui ne sont pas programmées pour faire le bien.


      • à Paysan breton et à Rémi :
        C’est pas une affaire d’état. j’apprécie les coms de vos pesudos et donc les gens derrière. J’essaie de faire preuve d’un bon esprit. Mais faut pas pousser pépé dans les orties : commencer par donner l’exemple sur l’écriture et la lecture, éviter de prendre l’interlocuteur de haut et détailler vos idées (bonnes ou mauvaises).
        Le com de Rémi est pourri et je suis sûr qu’il le sait (t’as picolé mon salaud ?) car d’habitude, ses interventions sont de bonne facture (pour moi). Allez demander dans vos sections locales quelles réactions le com de Rémi provoque chez les jeunes générations. Je l’ai lu, j’ai essayé de voir de l’ironie ou de l’antiphrase, je sais qu’il ne souhaite pas ce qu’il a écrit. Mais à l’arrivée, quelque soit l’angle, il y a un cynisme 68ard à vomir : aucun jeune de moins de 50ans n’a pu écrire ça. Tout simplement car ils vivent cette horreur mais qu’ils ne peuvent pas encore faire preuve de cynisme, par manque de recul et méconnaissance des bons moments passés disparus (un slow à la fête du village). La droite des valeurs, c’est : respect des ainés quand ils sont respectables. Quand ce sont des enfants qui sont passés de gadgets en gadgets, bah, ça reste des enfants. "Personne ne sait faire tout ce qui l’entoure" comme excuse pour ne pas mettre à jour pour leurs enfants la liste des nouveaux matériaux. Une génération, amnésique de ses parents et commentateur impartial du désarroi de leurs enfants qu’ils ont abandonné à l’ignorance.
        Contre le cynisme des vieux cons des neiges d’antan : leur demander leur métier. Soit il a disparu ou tellement changé que c’est une autre activité, soit il a servi à nous pourrir le monde. Dans tous les cas, le gars doit la mettre en sourdine et en minuscule. La survie des jeunes est en jeu, on n’en est plus à soigner les petits égos des vieux jouisseurs qui veulent incarner le patriarche respecté.
        Retour à la camaraderie : ce que j’ai écrit au début est sincère. J’apprécie généralement vos coms mais, sur ce coup là, c’est pas terrible. La formule diplomatique dans ces cas là : "vous avez déjà fait beaucoup mieux dans votre vie" que ces deux coms hallucinants.


    • L’exemple de la chargée de communication devenue ébéniste est très parlant. Cette quête de sens vient le plus souvent de ces métiers qui nécessitent de longues et coûteuses études, alors qu’en réalité, ils ne font que brasser de l’air.


    • sauf que ce pays est devenu un enfer pour ceux qui veulent rester libres et indépendants, et donc pour les artisans, il faut ruser pour ne pas être uniquement des vaches a lait de ce système pré-collectiviste, surtout avec la disparition programmée des espèces.
      une des dernières solutions légales est la création d’une societé à l’étranger genre UK ou Suisse et/ou tenter d’échapper à l’URSS SAF avec le Mouvement pour la Liberté de la Protection Sociale par exemple.


    • Témoignage pour aller dans le sens de l’article :
      je ne suis pas de la génération de ces jeunes gens (j’ai 44 ans), mais docteur en philosophie et ancien professeur de philo, j’ai démissionné il y a 10 ans pour vivre une vie professionnelle qui fasse sens pour moi. Je gagne moins de 900 € par mois (contre 2300 € avant), mais pour rien au monde je ne reviendrais en arrière.

       

      • Pour vivre avec 900 euros,il faut être philosophe,
        Personnellement, j’ai été artisan et travaillé 12h/jour pour payer....payer.....payer....aux frères Rappetou, merci bien.
        Je préfère vendre une partie de mon corps et de mon âme au diable ou système pour que mais enfants vivent décemment.
        Les sur-diplômés retournent au travaux manuels et les sans diplôme reprennent les études sur le tard pour gravir les échelons...L’herbe est toujours plus verte dans le pré du voisin.


      • Fabien je ne peux deviner les sous-entendus de votre réponse à mon commentaire, mais en tout cas ma femme, mes enfants et moi-même vivons tout à fait décemment (et je précise que je ne me fais pas entretenir par ma femme ! Mais elle et moi sommes d’accord sur notre manière de vivre et notre rapport à l’argent, aux biens matériels, etc.).

        Évidemment toute la question est de savoir ce qui me rend décent à mes yeux et à ceux de la société. Mais quelle société justement ?
        Alain Soral parle souvent de cette question : s’intégrer à quelle France ?
        La décence est-elle celle de BHL et d’Attali, celle des gangsta-rap et de Macron ? ou celle d’un Dieudonné, d’un Alain Soral ou d’un Pierre Rabhi ?

        Ceci dit je n’y échappe pas non plus complètement, à ce système diabolique, tout comme vous, faut pas croire.

        Par contre pour la fin de votre réponse ce que vous décrivez arrive sûrement aussi, mais pas que.
        En ce qui me concerne, ce n’est pas parce que l’herbe aurait été plus verte chez le voisin que j’ai quitté mon ancien boulot de prof de philo ; simplement je me sens aujourd’hui enfin à ma place et en adéquation avec moi-même dans mon métier. C’est subjectif et réel, pas une histoire de comparaison avec mon voisin ou mon passé.


    • Le RSI, Urssaf, Cipav et autres racketteurs, sont là pour les décourager, le but étant de tuer les petits patrons dans tous les domaines afin de n’avoir que des grosses multinationales avec des employés. Il faut aussi que les consommateurs les fassent travailler et ainsi une vraie concurrence pourra se faire avec la qualité en prime.


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