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Charles Enderlin chez Mediapart : les juifs, le franco-judaïsme et le franco-sionisme

Charles Enderlin a longtemps été l’envoyé spécial de la rédaction de France 2 en Israël. Il a vécu en 1968 avec femme et enfants en Israël. Il évoque dans son livre toutes les problématiques liées au judaïsme, au sionisme et à Israël. Pour lui, il y a un franco-judaïsme, et un franco-sionisme (oh oh, Charles lirait-il E&R ?).

 

Enderlin  : « Le franco-judaïsme ce sont ces juifs qui après l’émancipation se sont jetés à corps perdu dans la République, participant à la rédaction des lois, c’est Crémieux qui proclame la République au côté de Gambetta en 1870 à l’Hôtel de Ville, un juif émancipé au côté d’un émigré génois, Crémieux premier garde des Sceaux d’abord du gouvernement provisoire de la Seconde République ; première initiative : il fait annuler la peine de mort pour raisons politiques, et on retrouve un autre de ces grands juifs d’État, Badinter, qui fait voter la loi annulant la peine de mort. Ces juifs d’État c’est Naquet, qui se bat pour rétablir la loi sur le divorce, c’est Grunebaum Ballin chef de cabinet d’Aristide Briand, la loi sur la séparation entre les Églises et l’État [Un hasard !, NDLR] ; c’est Blum, c’est tout ce qui est autour mais c’est aussi à droite des juifs qui combattent la gauche, Blum avait de grands ennemis au sein de la communauté juive ; c’est Mendès-France, et puis aujourd’hui on a d’autres personnages qui apparaissent. »

François Bonnet (ex-journaliste à VSD, Libé et Le Monde), malgré cette liste et cette démonstration innocente, revient à la charge...

Bonnet  : « Le franco-sionisme, c’est quoi ? »

Enderlin  : « Le franco-sionisme c’est un phénomène pour moi assez récent, c’est un soutien absolu, presque inconditionnel, à la politique du gouvernement israélien. »

On peut donc dire que c’est une négation de la République française, presque un déni de nationalité !

Enderlin  : « C’est particulièrement visible au cours des 10 dernières années. Avant on avait quand même des personnalités au CRIF comme Hajdenberg qui va voir Arafat, on a eu Théo Klein qui s’est battu en affirmant “nous ne sommes pas les porte-parole de l’ambassade d’Israël”, ces derniers mois je crois qu’il y a peut-être un petit début de changement au sein du CRIF qui est quand même l’association, l’organisation représentante de l’ensemble de la quasi-totalité des associations et organisations juives, le franco-sionisme c’est pour moi un problème fondamental parce que c’est aussi soutenir un gouvernement qui adopte des attitudes de moins en moins démocratiques. »

Ce qui veut dire que le CRIF et une partie des juifs de France – 130 000 personnes selon un ancien président du CRIF qui a évalué le nombre de juifs liés d’une façon ou d’une autre à leur communauté ou ses organisations – sont pour un pouvoir non démocratique là-bas et démocratique ici. Un grand écart que nous ne cessons de dénoncer, et avec raison : que fait cette institution d’influence à visée non démocratique chez nous ? Serait-elle aussi antidémocratique pour ici que pour là-bas ? Cela semble le cas, vu les oukases et autres injonctions que le CRIF lance à la tête des représentants du pouvoir français, pourtant démocratiquement élus. La démocratie existe bien en France, mais il y a quelque chose au-dessus d’elle : le CRIF. Et lui n’est pas démocratique du tout, que ce soit ici ou là-bas.

Enderlin  : « Je crois que Raymond Aron avait vu juste : tout de suite après la Seconde Guerre mondiale, déjà en 68 il a effectué des reportages pour Le Figaro et Le Figaro Magazine et un peu pour L’Arche en Israël ; il a constaté d’abord la renaissance du religieux, qui commençait vraiment à l’inquiéter, déjà il parlait peut-être de “phénomène messianique”, et puis surtout il avait la même analyse que le Général de Gaulle... “Peuple dominateur et sûr de lui”... Mais de Gaulle, avant la Guerre des Six Jours [5-10 juin 1967, NDLR], dans la période où les radios arabes et les dirigeants arabes promettaient la destruction, le génocide d’Israël, de Gaulle n’était pas du tout inquiet. Il pensait d’abord que l’armée israélienne, mieux commandée, mieux entraînée, mieux armée, réussirait sans problème, il l’avait dit d’ailleurs au ministre israélien des Affaires étrangères Abba Eban, et puis Pompidou, Premier ministre, rencontre de Rothschild et lui dit “écoutez, il faut arrêter cette grande inquiétude, il y a aucun raison, nos généraux, nos états-majors sont coordonnés”. De Gaulle savait qu’Israël, je cite sa conférence de presse, finirait par conquérir les territoires qu’il convoitait et dans la phrase il dit : “il y a de la résistance dans ces territoires qu’ils qualifient de terrorisme”. »

Pour Enderlin, la communauté juive française a vécu plusieurs chocs : Vichy en 1940 évidemment, mais aussi les 100 000 juifs rapatriés d’Algérie en 1962 et les deux guerres israélo-arabes de 1967 (le « tournant ») et 1973 qui ont soudé ou ressoudé la communauté juive française à Israël. C’est lors de la guerre des Six Jours que des juifs comme Raymond Aron, selon Enderlin, ont connu « une bouffée de judaïsme ». Ce qui reviendrait à dire que les menaces réelles ou imaginaires pesant sur l’existence d’Israël seraient à l’origine de la soumission grandissante de la communauté juive française organisée, et à travers elle les 500 000 ou 600 000 juifs français, à la politique israélienne. Mais c’est à partir de la Deuxième Intifada en 2000 que la communauté organisée va passer complètement sous contrôle israélien.

François Bonnet le dit plus gentiment que nous mais il semble qu’un ordre, via l’ambassade d’Israël à Paris, ait été donné qui était très clair à ce sujet : soutien sans condition. Avec le risque de briser le lien entre la communauté juive et le reste des Français. Ce que le CRIF actera, finalement, en criminalisant toute critique de la politique pourtant meurtrière de l’État d’Israël et en forçant les gouvernements successifs à adopter des lois et des attitudes de plus en plus répressives contre non pas l’antisémitisme généralisé, qui est un fantasme du CRIF, mais bien l’antisionisme ou la résistance au pouvoir sioniste en France, qui sont des choses bien différentes, malgré l’amalgame que tentent d’en faire les ingénieurs sociaux sionistes. Un amalgame qui les arrange puisqu’il les met hors de cause, eux et leur politique nocive des deux côtés de la Méditerranée.

Enderlin attribue la soumission de la représentation des juifs français à « un échec de la gauche juive » alors qu’il existe aux États-Unis un judaïsme « libéral réformé », une sorte de protestantisme juif opposé à l’axe Trump-Netanyahou. Mais il y voit aussi le « succès de la communication israélienne », malgré les 1000 morts israéliens dans les attentats du Hamas et du Djihad islamique, contre 5000 morts palestiniens, dont une majorité de civils, lors de la Deuxième Intifada. Ce sont donc des civils des deux camps qui ont payé avec leur sang pour la politique israélienne. En France, les rabbins qui dénonceront la brutalité de la répression israélienne finiront ostracisés, notamment dans la communauté alsacienne, la plus ancienne sur notre sol. Les autres ? Eh bien ils vireront au messianisme intégral, qui s’inscrit dans l’agenda colonisateur des politiciens de Tel-Aviv.

 

Le grand écart de Charles Enderlin

À 20’27 Mediapart pose la question brûlante.

Bonnet  : « Un député, par exemple Meyer Habib, aujourd’hui député de l’Assemblée nationale, et qui est une sorte de porte-voix de l’extrême droite du Likoud, reste français, républicain, élu de la République, défenseur de la République, qu’est-ce que vous répondez à ça ? »

La réponse d’Enderlin vaut son pesant d’olives vertes volées aux Palestiniens !

Enderlin  : « Écoutez, Meyer Habib a été élu, dit-il, “au nom de la Torah, et de la terre d’Israël”, oui bon d’accord, est-ce que c’est ça le franco-sionisme ? Oui, il a le droit, c’est effectivement le cas. »

Non, il n’a pas le droit. Soutien à l’extrême droite là-bas, soutien à la République ici, charia juive ou loi française, il faut choisir ! Mais le paradoxe n’est qu’apparent, si l’on considère que la République française n’est que le masque de la colonisation intérieure de notre pays.

Enderlin  : « C’est effectivement le cas, la question c’est est-ce que cette communauté, enfin ces institutions de cette communauté, peuvent poursuivre ce soutien à l’État d’Israël qui en juillet 2018 a adopté la loi “Israël État-nation du peuple juif”, qui a deux conséquences ? »

Bonnet  : « Qui définit Israël comme l’État juif. »

Enderlin  : « Oui. »

Bonnet  : « Israël est un État juif. »

Enderlin  : « Non, “l’État du peuple juif”, c’est-à-dire, Ben Gourion, qui avait proclamé la déclaration d’indépendance en 48, deux ans plus tard, il déclare, “nous ne demandons absolument pas, à qui que ce soit, de s’identifier avec notre État ou de suivre notre politique, les communautés sont indépendantes”, absolument. Aujourd’hui, l’État d’Israël d’abord à l’intérieur considère… cette loi fait que les non-juifs sont discriminés, d’abord par la langue et également par le développement de leurs implantations, de leur localités. La préférence va aux localités juives, c’est dans la loi, alors c’est pas l’apartheid mais c’est une loi discriminatoire. C’est un problème : si des juifs en France réclament l’égalité, liberté, fraternité, l’égalité devant la loi, en France, alors comment peut-on on soutenir une loi discriminatoire dans cet État que l’on veut parfait ? »

Aliyah akbar

 

 

C’est à 23’36 que Bonnet perd sa casquette de journaliste impartial quand il pose la question obsessionnelle du CRIF ou des juifs d’extrême droite à Enderlin.

Bonnet  : « Deuxième critique qui vous est faite, c’est que vous ignorez ou vous sous-estimez lourdement l’antisémitisme qui existe en France. Un antisémitisme sous des formes variées, le vieil antisémitisme j’allais dire pétainiste, un antisémitisme porté par certaines franges de la communauté musulmane française, qu’est-ce que vous répondez à ça ? Et que cet antisémitisme évidemment, on l’a constaté toutes ces dernières années, vient fragiliser les juifs de France, les fait vivre dans un ressenti d’insécurité permanent et ce qui expliquerait une radicalisation politique et un alignement et un attachement beaucoup plus grands comme Israël vécu aussi comme État potentiellement refuge ! C’était la campagne de Sharon à la fin des années 2000 sur “faites votre aliyah et venez en Israël”. »

Le débat étant biaisé, on n’a pas été plus loin. Il sera question de « Carpentras », de la « fondation Jean-Jaurès » (des sionistes de gauche), de la manifestation « antisémite » de 2014, de « Sarah Halimi », nom que Bonnet lui souffle... Enderlin se demande quand même si on n’en fait pas trop, quand « aujourd’hui chaque croix gammée, tout est comptabilisé »...

Enderlin finit par céder à 27’50 à la pression antisémiste (il faut de nouveaux concepts) de son interlocuteur.

Enderlin  : « Il y a certainement des tabous qui ont sauté, 10 juifs et juives assassinés ces dernières années [sur 800 assassinats par an en moyenne en France, les autres ne comptant pas, NDLR] effectivement y a de quoi, y a un véritable problème ; maintenant quelle place cela prend dans l’histoire du judaïsme français, je crois qu’il faut attendre. Il y a le problème de la politique française, le pouvoir français a laissé s’installer en France le djihadisme, les Frères musulmans sont arrivés il y a une vingtaine d’années ça a été considéré comme de braves gens au départ, moi je les connaissais par mon travail là-bas, à Gaza, en Égypte, en Jordanie, j’ai toujours considéré que c’était un danger extrême, maintenant, oui oui oui, jamais les juifs de France n’ont bénéficié d’une telle protection par la loi, d’empathie du pouvoir, au point que cela risque et on me l’a dit de poser un problème parce qu’il faut aussi montrer de l’empathie envers les musulmans qui sont évidemment souvent profondément discriminés [et la communauté chrétienne majoritaire ?], là il y a un véritable problème et je crois quand même que les institutions juives au lieu de se focaliser sur les histoires, le soutien nécessaire à Israël et la notion d’antisionisme devraient peut-être se tourner beaucoup plus... »

On en arrive à une situation à l’israélienne où la communauté juive française – 1 % de la population – jouit de droits supérieurs, grâce à la loi, aux autres communautés, ou à la communauté nationale non juive, soit 99 % de la population, excusez du peu !

Malgré cette réponse plutôt juste d’Enderlin, l’incorrigible Bonnet revient à la charge avec son antisémitisme sous couvert d’antisionisme. C’est Mediapart qui essaye de se refaire une santé anti-islamo-gauchiste devant le CRIF ? Quel dommage de poser les bonnes questions sur Meyer Habib et ce qu’il représente et sombrer dans les faux débats instillés par le CRIF.

Notre question : pourquoi les représentants de la communauté juive française, qui ici défendent la République, ne sont pas pour une République en Israël, où tous les citoyens seraient égaux ?

Pour info, jusqu’à la 29e minute (le débat en fait 38), pas une seule fois le mot Palestine ou le mot Palestinien n’ont été prononcés.
S’agirait-il d’un impensé, d’un inconscient chez Enderlin qui y a passé des années pour ses reportages, Enderlin qu’on peut qualifier de juif français de gauche, donc non colonisateur ?

 

Enderlin et le franco-sionisme, sur E&R :

 



Article ancien.
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22 Commentaires

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  • Sur le CRIF il n’est pas très clair

     

  • Charles Enderlin n’est pas un sot, loin de là, mais, comme de coutume, la France de chez nous n’existe pas dans son discours. Autant parler de la domesticité.
    Comment garder solide l’alliance des occupants du haut et du bas, afin de bien neutraliser les astérix et aveugler les vercingétorix, c’est l’essentiel de ses préoccupations.
    Car enfin, ces occupants du bas, importés et flattés par les grem(ender)lins, nourris, logés et soignés par les gaulois, parfois aussi par eux-mêmes, ne se comportent pas toujours comme des serviteurs pleins de gratitude. Le web renseigne Enderlin sur cet affaissement du sentiment cousinard solidaire, censé entretenir une colère éternelle et mortifère contre le pays nourricier et une reconnaissance éternelle pour les entremetteurs.
    Alors, attention. Il faut gâter davantage les cousins moins riches sur le territoire français, qu’ils tiennent bien en joue les gaulois, comme le fait la bac.
    Et importer de sombres Africains sans le sou, en masse, pour bien tenir en joue les cousins, au cas où...
    Enderlin ne dit pas ça bien sûr, mais la grande peur du communautaire nous coûte cher, à nous.
    Notre peur, c’est de ne pouvoir payer le crédit, à force d’entretenir tous ces gens-là.

     

    • @drelin-drelin, N’ayez plus peur, Macron, vient de démarrer sa campagne contre le séparatisme communautaire, comprendre l’islam non intégré au sein de laïcité.

      Peu importe que la République fasse financer ses banlieues par les frères musulmans, ses évènements sportifs par le Qatar, qu’elle fasse financer des Instituts du monde Arabe (IMA-IFA) dans les grandes métropoles, Macron part au combat contre les séditieux religieux, l’affaire Mila en porte étendard et les faits divers comme preuves de l’insoumission coupable.

      Tout simplement fantasmagorique.


  • en résumé :
    16% de 1% de la population française (c.à.d. 0.16%) omniprésente dans la finance la politique et les médias impose son point de vue au 99.84% restante.
    et ça doit bien finir ?

     

  • Charles Enderlin se distingue des sionistes par une honnêteté intellectuelle rare qui lui permet d’éviter sombrer dans la vision enfantine et frénétique du sionisme. Mais il est tout de même dans un certain mal-être car toutes les problématiques d’Israël sont justement engluées dans l’ambiguïté. Il le vit mal ;

     

    • Vous mettez les adjectifs que vous souhaitez, mais Charles Enderlin suite à la lecture de Théodore Ertzl part dans un kiboutz en zone occupée. Prend la nationalité Israëlienne et s’installe là-las. Son "honnêteté intélectuelle" comme vous dites est d’ëtre sioniste de gauche, mais sioniste pur et dur de toutes façons. Sa mission comme celle de Zemmour ou de Meyer Habib c’est d’occuper la parole d’un bord à l’autre de l’échiquier, à condition que cette parole reste sioniste à 100%, c’est à dire la présence des israëliens dans les territoires palestiniens occupés.


    • listener@ Oui, et on ressent son mal être ici, et c’est bien dommage qu’il n’y est pas plus de juifs comme lui qui s’expriment à la télé, ça ferait baisser à coup sùr la haine contre les juifs, et le gars en face, lui, n’aide pas beaucoup, puisqu’il est tenu par ceux qui nous tiennent.


    • Hahaha, ce journaliste, malgré toutes ses attaches culturelles vaut dix fois mieux que n’importe quel hypocrite bien de chez nous. Et ils sont nombreux et certains bien connus (aucune envie de les nommer car ils s’en prennent suffisamment de leur « communauté »...)


  • #2391505

    J ’ai toujours aimé sa voix, et je trouvais qu’il etait assez juste dans les compte rendu de ces reportages.
    Il ne prenait jamais parti ou du moins cela ne se voyait pas.
    Je ne ferai aucune critique via sa personne, et je soulignerai surtout qu’il a raison : il dit la vérité, oui le sionisme ets majoritaire aujourd ’hui en France dans la communauté juive : pas seulement les gens d’un certain age : les jeunes sont a fond dans ce trip, et cela pose un réel problème : ils vivent en parrallèle de la société francaise : le dire n’est pas antisémite, je suis d’origine pied noir, et je ne partique pas : je suis catholique et ma spiritualité reste jésus et marie : ma mère est francaise, et je n’ai jamais voulu entrer dans le judaisme meme si mon père avant de mourir me l’a suggéré.
    Je suis Français, j’ai été baptisé et la religion comme passion : ne m’intérésse pas : je préfère la religion de la nature ou du rock.
    ENFIN/
    UN clin d’œil a Alain Soral pour que ces ennuis judiciare s’arretes.


  • Enderlin part d’un constat de l’échec politique de la gauche juive Républicaine (Drey, BHL, Cohn-Bendit etc...), mais sans trop le formaliser, pour justifier ou en tous les cas, expliquer, le passage du franco-judaïsme au franco-sionisme.

    En vérité, Enderlin, ancien correspondant de guerre, se tait sur le principal.

    C’est l’international qui commande la stratégie politique de la diaspora juive en local, qu’elle soit de gauche ou de droite sur l’Arc Républicain, n’y change rien, la preuve par les inquiétudes de Raymond Aron, déjà.
    Son judaïsme Atlantiste "libéral réformé" est à la baguette par la désignation de l’ennemi OTANesque, le djihadisme, comprendre que son "protestantisme juif", qui n’est que l’Alliance de l’AIPAC avec les évangélistes néo conservateurs du congrès, impulse le tempo et les relais sionistes (ex CRIF), au sein des démocraties libérales, jouent la partition.

    En République, L’immigration musulmane fut encouragée par l’Alliance des bourgeoisies du Capital avec les Trostsko-bolchéviques sociétaux, sur fond de dumping social, de soutien à la croissance et d’humanisme universaliste, surtout pour tuer le PCF des banlieues et les revendications de luttes des classes, nous sommes alors encore en pleine guerre froide…
    Aujourd’hui, cette même Alliance a opéré un virage à 180° et demande l’union sacrée autour du concept judéo-chrétien vs Islamisme, car le principal dommage collatéral, pour l’élite juive, de l’alignement aveugle à cette double stratégie, c’est la montée de l’antisémitisme par une intégration Républicaine dont l’échec est décuplée par l’alignement mortifère de la politique étrangère à l’axe Trump-Netanyahou.

    En vérité, là-aussi, le projet messianique n’a jamais quitté l’élite juive, qu’elle soit estampillée BHL, Zemmour ou Goldnadel, elle valide le concept du choc des civilisations dans la dialectique néo-libérale mondialisée, ne pas oublier que Riyad et Doha sont les principaux incubateurs du Djihadisme international, les meilleurs alliés des Américains dans la région.

    Enderlin n’en parle pas non plus.


  • Je voudrais revenir sur ce que dit Charles Enderlin concernant l’identité Israélienne .Il demande à un émigrant de France à Jérusalem si il était Israélien "non" dit-il "je suis juif"
    Mais alors ,quel nationalité ont-ils ? mis à part juif qui n’en est pas une . Que font -ils en Israël et en France ? puisque leur religion est supérieur à la nationalité .Que font-ils dans les institutions d’une nation .
    Un Français ,dans son pays,(la France) , de religion catholique, qui pense avoir la réponse ,mais qui évitera de l’écrire .


  • Enderlin parle " des représentants du pouvoir français, POURTANT DEMOCRATIQUEMENT ELUS " !... Elus grâce au trucage des élections par le scrutin majoritaire à deux tours : le premier parti de France en voix, le RN , n’est "représenté" que par 1% des députés, 7 sur 577 ! J’aurai préféré qu’Enderlin demande le retour de la proportionnelle plutôt que de nous baratiner avec des idées générales .


  • Pour plus d’exactitude je relève que le mot "Palestinien" a été prononcé un peu après la 18ème minute.

     

    • Le tabou et le point aveugle de l’état juif et des juifs sionistes dans le monde : Palestine.

      Le peuple palestinien est un peuple remarquable, loin, bien loin de la mentalité bourgeoise d’un Henry de Lesquen. Les nationalistes français devraient prendre exemple sur eux.


  • Je vois une malhonnêteté dans le début du discours d’Enderlin quand il dit : « Le franco-judaïsme ce sont ces juifs qui après l’émancipation se sont jetés à corps perdu dans la République, participant à la rédaction des lois, c’est Crémieux qui proclame la République... »
    Crémieux ne s’est pas jeté à corps perdu de la République, il s’est servi de la république pour servir sa tribu, en particulier avec son fameux décret qui a sorti les arabes juifs de l’indigénat.
    De tout temps on retrouve chez certains cette escroquerie par laquelle on fait semblant de s’intéresser au bien commun pour ne servir que des intérêts particuliers.

     

  • Petit couac :




    Pour info, jusqu’à la 29e minute (le débat en fait 38), pas une seule fois le mot Palestine ou le mot Palestinien n’ont été prononcés.



    A 19’40 :

    “Les destructions de maisons palestiniennes”

    Ça compte ou j’ai rien compris ?


  • Une relative honnêteté de la part de Charles Enderlin pour tenter d’endiguer l’antipathie grandissante à l’encontre des franco-sionistes, en révélant publiquement la réalité d’un problème qui n’est jamais évoqué dans les médias "agréés".. Une apparente bonne foi qui peut retarder la prise de conscience , apaiser le sentiment d’indignation et endormir les adversaires afin de permettre à l’injustice de progresser avec un l’alibi de dernier cri :
    ’il y a des juifs qui disent la vérité et certains médias sont transparents’.


  • L’Israhell vu de l’intérieur par un sioniste (qui s’installe sur des territoires volé) fait froid dans le dos.

    J’imagine qu’un oeil impartial qui se pencherai sur la question en vomirait de dégout.

    On a sous les yeux la plus sauvage colonisation digne de l’apartheid... mais au 21e siècle et soutenu par les puissances "démocratique" occidentales.

    PS : il ne fait pas le lien entre la colonisation et les crime commis contre les juifs en France (c’est vrai, par des musulmans). Il est être idiot ou menteur. L’antisémitisme des terroristes est nourri par la colonisation sauvage de la Palestine. Mohamed Merra avait justifié son crime comme ça.


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