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Contrat unique, flexibilité, égalitarisme : quels enjeux ?

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Article initialement publié dans l'atelier E&R

L’idée redondante du « contrat unique » fait aujourd’hui un retour en force dans nos médias. Après avoir été réactivée par les interventions du prix Nobel Jean Tirole [1], c’est Manuel Valls, Premier ministre d’un gouvernement de gauche, qui en a parlé en jugeant l’idée « intéressante » [2].

Le contrat unique est un concept déjà ancien. Sarkozy l’avait mentionné en 2007, et Bayrou avait repris le flambeau en 2012. Quelques rares mesures ont été orientées par l’esprit du contrat unique, comme par exemple le contrat première embauche de Villepin. Certaines reformes l’ont amorcé, comme le CDI intérimaire [3]. D’une manière générale, les organisations syndicales se sont toujours montrées extrêmement réticentes [4].

 

Qu’est ce que le contrat unique et pourquoi revient-il au devant de la scène ?

S’il y a bien sûr de nombreuses approches différentes du contrat unique, l’idée est globalement de rapprocher les statuts des contrats dits typiques (CDI à temps plein) des contrats dits atypiques (intérim, CDD…) pour aller vers une situation intermédiaire et plus d’homogénéité : une sorte de CDI universel et revisité. Cette potentielle reforme du marché du travail se justifierait pas les deux constats suivants :

- Le code du travail français est très compliqué, il existe un grand nombre de types de contrat différents, ce qui est source de litiges juridiques et rebute les recruteurs, particulièrement au sein des PME-PMI.

- Les protections dont bénéficient les titulaires d’un CDI (par le droit du travail et par les conventions collectives) sont jugées trop lourdes, ce qui décourage l’embauche et invite les entreprises, qui ont soif de flexibilité (ou du moins qui ont besoin de pouvoir être flexibles en cas de besoin, c’est-à-dire de pouvoir licencier facilement), à avoir massivement recours aux contrats à durée déterminée et aux contrats intérimaires.

Il faudrait donc alléger les contraintes incluses dans le CDI actuel (comprenons donc, entre autres, avoir la possibilité de licencier plus facilement), ce qui devrait redonner de l’intérêt à ce statut auprès des entreprises, aux dépens des statuts potentiellement sources de précarité, quitte à pénaliser un peu l’utilisation de ces derniers.

Politiquement, l’idée peut faire son chemin : elle peut séduire l’électorat de droite, qui y voit un coup de pied aux fesses des nantis se prélassant dans leurs protections conventionnelles. L’électorat de gauche, y compris parmi les précaires, est pour sa part touché par l’image positive d’une sorte de « CDI pour tous ».

C’est donc la baisse du chômage qui est l’argument phare des défenseurs du contrat unique. Les faits seraient là ; en appliquant ce concept qui se rapproche de l’esprit de la « flexisécurité » de l’Europe du Nord, on éviterait le chômage de masse constaté au sud de l’Europe.

 

Quid du rapport de force travail/capital ?

Il faudrait cependant rappeler quelques réalités. On peut raisonnablement affirmer que si l’INSEE lie la notion de précarité aux emplois dits atypiques, ce n’est pas strictement du fait de la durée déterminée de ces derniers, mais surtout du fait des conséquences qui en découlent : incertitudes de revenu mais aussi mauvaises conditions de travail ou encore temps partiel non-choisi. La précarité découle donc finalement de toute situation d’affaiblissement du pouvoir de négociation du salarié avec l’employeur.

Ainsi, le caractère indéterminé d’un contrat de travail n’est en rien en lui-même capable de prémunir contre la précarité au sens large, surtout si on imagine un CDI devenant « moins protecteur » dans un contexte de forte demande d’emploi. Les salariés de la restauration rapide outre-Atlantique illustrent parfaitement cet aspect.

On cherche ainsi à faire croire que le cœur du débat se situe dans la recherche du point d’équilibre entre sécurité de l’emploi et flexibilité. Les pays occidentaux se répartissent ainsi sur une large palette allant de l’un à l’autre, et le but serait de trouver la combinaison parfaite des deux variables. Ceci dissimule une vraie question commune aux pays occidentaux : le déséquilibre dans le rapport de force entre le capital et le travail.

Le contrat unique apparaît donc comme un autre bricolage – peut-être d’ailleurs sans impact sur les vrais déterminants économiques (la législation du marché du travail a-t-elle un véritable impact sur les finances d’une entreprise et sur ses besoins en forces productives ?) – à travers lequel on transforme le chômeur en travailleur précaire… et le futur ou actuel travailleur « protégé » avec. Ceci nous ramène d’ailleurs aux suggestions du MEDEF pour « créer un million d’emploi » [5]. L’obsession pour les chiffres du chômage est utilisée pour faire accepter une détérioration générale des conditions de l’emploi.

 

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La montée des contrats atypiques. La stabilisation cache l’explosion du taux de roulement. Au 1er trimestre 2013, 86 % des contrats signés étaient des CDD.

 

Les « reformes » du marché du travail, justifiées par la nécessaire adaptation aux marchés dynamiques et mondialisés (nécessité indéniable au sein des PME), permettent aussi de satisfaire les exigences d’un certain mode de gouvernance au sein des grands groupes. Les multinationales substituent à leurs employés internes des contrats externes souvent précaires (plus onéreux et moins fiables, mais facilement supprimables) dans le cadre d’objectifs de flexibilité et de réduction de la masse salariale fixés par l’actionnariat [6] .

Le contrat unique est ainsi représentatif de la transformation progressive qui s’opère au sein du marché du travail. Après la mise en place d’un nouveau statut, il suffira ensuite à continuer de le flexibiliser par d’autres axes. Quitte à ce que la continuation des réformes se fasse par étapes, progressivement, associée à des conditions, des contreparties ou de faux prétextes. L’ANI est, en la matière, un cas d’école.

 

La fameuse annonce en 2012 par un cadre du Crédit agricole de la fin du CDI :

 

Il serait certes absurde de défendre un droit du travail surprotecteur et des réglementations kafkaïennes simplement par principe. Tout le monde concède que la forme idéale pour le travail serait la libre association avec une intervention étatique minimisée. Le « laissez-faire » administratif est en particulier le rêve des dirigeants des petites structures. Mais, dans les faits, les acquis sociaux sont aujourd’hui le dernier rempart du travailleur français pour garantir la sécurité d’emploi, condition du bien-être social : emprunter et devenir propriétaire, vie associative, enracinement local… D’ailleurs, la complexification du droit du travail n’est-elle pas elle-même en premier lieu le résultat d’une volonté maladroite et torturée de préserver à la fois la mondialisation et la protection du plus vulnérable (ou les exigences des électeurs) ?

Au final, la véritable problématique réside essentiellement dans la remise en question des soi-disant bienfaits de la mondialisation. Cette dernière exigerait de la part des salariés de s’adapter au fonctionnement actuel des capitaux : volatiles, mobiles, court-termistes. Une démonstration logique qui oublie qu’aujourd’hui, alors que la sécurité de l’emploi se détériore pour le salariat et le petit producteur, les grandes multinationales et les agents financiers continuent d’engranger des profits croissants grâce à leurs arbitrages inter-nationaux [7].

Une preuve matérielle que la mondialisation dans ses caractéristiques actuelles, par le truchement du libéralisme économique (biaisé) et du capitalisme financier (assisté d’un système monétaire dévoyé), et en particulier du fait de la concentration industrielle et du dépassement des États-providence, a pour conséquences inéluctable la mise en concurrence constante des travailleurs entre eux au niveau mondial par un capital à présent sans frontière. Le nivellement par le bas des conditions de travail devient une constante : le travailleur peut difficilement s’organiser pour se défendre : il est de plus en plus spécialisé (tertiarisation), concurrencé (libéralisation) et… précaire (flexibilisation). La flexibilisation d’aujourd’hui nourrit la flexibilisation de demain. Certains diraient qu’il s’agit là d’une illustration aboutie de la permanence du concept marxiste de la captation de la plus-value générée par le travail au sein du système capitaliste. En tout cas, le monde divisé entre les riches globetrotters et les infra-nomades décrit dans les ouvrages d’anticipation de Jacques Attali apparaît clairement à l’horizon.

 

Un détail amusant : l’argument de l’égalité

Un des arguments avancés aujourd’hui de façon plus prononcée pour justifier une potentielle mise en place du contrat unique est que ce dernier permettrait de « réduire les inégalités » entre les salariés en contrat typique et les salariés en contrat précaires. Les politiques invitent donc les « insiders » à plaindre des « outsiders » dont les conditions précaires sont le résultat des flexibilisations du marché du travail implémentées par ces mêmes hommes politiques par le passé…

Une autre preuve que l’égalitarisme tend en réalité à devenir le cheval de Troie idéologique de la « gauche » : le procédé vient de faire ses preuves en matière de politique familiale. Au nom de « l’égalité », le gouvernement a supprimé une partie des allocations familiales en mettant fin à leur caractère universel et a réduit les congés parentaux.

L’égalitarisme est bien le cœur de cet arsenal de concepts malhonnêtes cherchant à réduire le débat à des approches sociétales, en occultant la vraie question du rapport de classes.

Comprendre la question sociale avec Kontre Kulture :

 
 



Article ancien.
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33 Commentaires

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  • Le choix du peuple est simple....baisser la tête,et regarder le télé au retour d’une visite à pôle emploi... Ou.... ?
    Parce qu’apparemment, la seul chose qui leur fait peur, c’est une rébellion populaire.la route est-elle si longue ??

     

  • #1015453

    Lord Blankfein ( celui qui pense faire le travail de Dieu) pantin ultime du pouvoir destructeur de l’Argent et PDG de la Goldman-Sachs n’a-t-il pas annoncé que les salaires des français devaient baisser de 30% ?
    Si Dieu le pense...


  • #1015481
    le 29/10/2014 par Heureux qui, comme Ulysse...
    Contrat unique, flexibilité, égalitarisme : quels enjeux ?

    Nos élites honnêtes en rien sont prêtes à tout pour faire durer leur plaisir !
    Réduire les charges salariales des entreprises moribondes pour les faire vivre plus longtemps avant de leur faire rendre l’âme définitivement, un bon moyen de continuer à alimenter les rangs supérieurs mais laborieux tout de même de la pyramide pour ne pas qu’ils comprennent qu’ils ne sont pas le sommet et que celui-ci ne leur veut pas que du bien !
    Une entreprise ne se développe que si les marchés lui sont ouverts dans une logique de concurrence "pure et parfaite", or il est certain que la libéralisation de façade des marchés n’est en fait que la mainmise maffieuse des "élites" sur l’intégralité de l’économie mondiale par la concentration et qui veut, in fine, qu’elles pourront imposer leur "coût de la vie" à chacun !


  • Plus l’emploi sera précaire, plus le travailleur devra se "défoncer" pour pouvoir le garder . Le "struggle for life" aura lieu au sein meme de l’entreprise où le pancrace sera généralisé , pour le plus grand profit du patron . L’idéal du patron : "presser le citron jusqu’à ce que les pépins craquent" .


  • #1015524
    le 29/10/2014 par unavenirpournosenfants2020
    Contrat unique, flexibilité, égalitarisme : quels enjeux ?

    je suis stupéfaits par l’attitude de Mr Doisy... Quand on lui parle d’un quatrième scénario...

    "C’est la prise de la bastille numéro 2... ?" Clairement on lit dans ses yeux que le peuple ne pourra pas reprendre son droit à l’autodétermination par de simples manifestations... Il faudra se battre car eux le feront.

    L’espoir reste tout de même de mise avec son mot de la fin : "vous avez vu en Grèce les manifestations... ? l’Europe était prête à exploser, alors vous imaginez si c’était la France.. ?" Je sais de source sûr que l’on est passé plusieurs fois à la limite de la rupture de l’union et à minima de la zone euro. Quand des notes internes circulent à la Commission pour dire aux employés ( d’un certain niveau tout de même^^) de changer leurs euros en euros allemands suédois ou hollandais... je vous laisse imaginer le taux de confiance qui régnait à ce moment.

    Pour revenir sur le sujet du CDI, et du contrat unique je suis partagé car oui pour beaucoup de personnes c’est un gage de sécurité, mais c’est cela même qui nous empêche de nous révolter et de nous lever de notre siège pour mettre un putain de frein à nos dérives. Ce cdi et l’interprétation qu’on en a est à mon sens un facteur d’aliénation au même titre que la télé et ce monde de consommation. Ces trois sont indissociables je pense pour maintenir les gens chez eux et dans leur bocal.

    Je pense que notre salut passera malheureusement par une réduction drastique de nos conditions de vie et la suppression de ce CDI en est une des pierres angulaires. On ne pourra plus consommer, plus payer nos abonnements à annal+, et s’il faut arriver à ne plus se loger, ni se nourrir c’est que notre société est vraiment pire que ce que l’on peut imaginer. Ce que je souhaite personnellement c’est que cela aille vite et fort pour ne pas s’habituer à cette récession sociale et ne pas tomber dans l’indifférence et la résignation. Nous avons l’énergie, ils ont le temps à nous de leur enlever.... !

     

    • Juste une petite remarque, les euros "tout cours" n’existent pas, il y a des euros français, allemand, grec, espagnol, hollandais etc.....
      Tu voulais certainement dire remplacer des euros français ou italiens ou espagnols par des euros allemand ou hollandais.....
      Un petit conseil les amis regardez bien sur vos billets, il est tjrs spécifié si ils sont français ou allemand ou grecs etc.... Si vs en avez des allemands ou des hollandais gardez les, si vous voyez le symbole grec echanger les vite fait à votre banque par des euros français (c est tjrs mieux...)


    • Vivant à Luxembourg, tous les billets sans exception que je retire à la banque au guichet sont automatiquement marqués "x" (Allemagne) sans que j’en fasse la demande. En tout cas les deux dernières fois où j’ai fait attention. Et on m’a pris 5 euros de frais chaque fois (BGL/PARIBAS/BNP) EN RETIRANT MON PROPRE ARGENT AU GUICHET.

      Hasard ?

      Ca promet.


  • #1015529

    "Période d’essai à vie" .
    Qui pouvait penser que l’Euro-dictature n’harmoniserai par le haut ?

    L’Europe est la troisième région la plus surpeuplée au monde, on continue à la surpeupler artificiellement à marche forcée en pleine période de chômage de masse et croissance nulle. Cela porte le nom de dumping salarial et social.

    C’est la loi de l’offre et la demande : Plus de demandeurs d’emploi, moins d’offres d’emploi, un taux de chômage record = Casse du SMIC et des acquis sociaux.
    (principe de base offre et demande dissimulé par les immigrationnistes, la gauche trahit son électorat depuis 50 ans)

    "La Chine pour tous" le projet de nos corrompus. (soutenus par les kapos médiatiques )

     

    • #1015687
      le 29/10/2014 par ·٭·щargueri†e·٭·
      Contrat unique, flexibilité, égalitarisme : quels enjeux ?

      la palestine pour tous ?


    • #1016128

      Le projet c’est "La Chine pour tous", le dumping salarial et social sert à cela !
      Ce n’est pas pour rien si nos corrompus s’acharnent à opérer un dumping démographique depuis plus de 50 ans, en pleine période de chômage de masse et de croissance nulle.

      L’Europe est la troisième zone la plus surpeuplée du monde, juste derrière L’inde et la Chine.
      (on surpeuple pour l’écologie peut-être ? Ce qui au passage justifiera la taxe carbone...)

      La loi de l’offre et la demande faisant : Plus de demandeurs d’emploi, moins d’emplois proposés, plus de chômeurs et précaires. Permettra de justifier de casser tous les acquis sociaux afin d’harmoniser l’Europe par le bas, comme prévu dès le départ !

      Demandeurs d’emploi par catégories :
      A : 3 398 300 +0,3 % ( + 4 % sur 1 an ).
      B : 663 600 +0,1 % ( + 5,4 % sur 1 an ) travailleurs pauvres moins de 78 heures.
      C : 981 300 +1,3% ( + 9,2 % sur 1 an ) travailleurs pauvres de + de 78 heures.
      D : 279 900 -0,6 % ( + 5,5 % sur 1 an ) stages parking, occupationnels etc.
      E : 396 300 +0,6% ( + 12,9 % sur 1 an ) contrats aidés etc.
      TOTAL : 5 719 400 ( données corrigées ), hors DOM TOM,

      Ne sont pas comptés parmi les demandeurs d’emploi et travailleurs pauvres occasionnels :
      1 383 400 foyers bénéficiaires du RSA
      + 1 000 000 au bas mot, sur les environs 2 millions de bénéficiaires de l’AAH ou d’une pension d’invalidité, ne sont pas inscrits à Pôle emploi, malgré une aptitude et un désir d’ accès à emploi adapté.
      + d’1 million de SANS-DROITS, principalement :
      - jeunes de moins de 25 ans, retraités qui cherchent un emploi, étudiants qui cherchent des petits jobs alimentaires


  • #1015565

    "Je suis partagé entre deux ambitions : Celle de la construction de l’Europe et celle de la justice sociale" (F.Mitterrand en 1983)

    "Maastricht est un compromis de gauche" (Jean-Luc Mélenchon Sénat 9 juin 1992)

    "J’aimerai convaincre chaque Français, que le traité d’union Européenne se traduira en France par plus de croissance, plus d’emplois, plus de solidarité" (Michel Sapin 20 aout 1992 Le Figaro)

    "Pour la France, l’Union Économique et monétaire, c’est a voie royale pour lutter contre le chômage" (Michel Sapin 11 septembre 1992 sur France-Inter)

    "L’Europe est la réponse d’avenir à la question du chômage. En s’appuyant sur un marché de 340 millions de consommateurs, le plus grand du monde ; sur une monnaie unique, la plus forte du monde ; sur un système de sécurité sociale, le plus protecteur du monde ; les entreprises pourront se développer et créer des emplois."
    (Michel Sapin aout 1992 "Le journal du dimanche" )

    Dès la première citation Mitterrand prouve qu’ils savaient que l’Europe est incompatible avec la justice sociale.
    Dédicace spéciale à Mélenchon, un des plus grands sinon le plus grand escroc politique Français.


  • Bonjour,
    Le contrat intérim existe déjà et c’est une grosse escroquerie, on vous envois faire tout les boulots de merde qui trouve aucun preneur ,voilà la réalité sur les contrats intérim ,UNE GROSSE ARNAQUE !!!


  • Je pense qu’il faut y voir un système de pousser économique, avec l’espoir que le poisson morde.

    Je m’explique, le francais veut travailler, mais une poignée veulent continuer dans un système de conditionnement d’aide. Le mec perd son job, pas de bol, il faut aussi voir la manière dont il le perd.. qu’il ne compte pas sur les syndicats pour avoir une miette. Le principe est le meme...
    Les syndicats font grève avec l’espoir que ca morde.. ca fonctionne une fois sur trois.

    La, c’est juste une direction que les politiques, medef and co veulent prendre... il nage à vue, rien de plus, en voyant les commentaires, je me dis, faut que le francais prenne de la marge avec un de recoul, certaines idées ont été des avancées dans le domaine du travail, j’entends déjà les reacs qui diront que les salaires sont bas etc.. m’oui, surtout le cout de la vie qui est cher.. le francais consomme autre que national..
    Exemple avec l’allemagne que je connais très bien, pas de secu, juste des secu s privées que l’employé paie, bref, en allemagne un patron peut vous dire, tu sera payé 5 euros de l’heure.. avec un contrat avec essai minimum de 3 mois et maximum de 4 ans... l’allemand consomme allemand .. donc l’entreprise est la tout comme le travail..

    Donc avant de gueuler sur des réformes sur l’emploi, le francais devrait plutôt se dire, si ils font ce genre de contrat c’est que l’économie est faible.. donc quelque part c’est aussi notre faute, à vouloir se syndiquer pour un oui ou un non, vouloir poser une journée au milieu d’un week end de 4 jours, etc... bref le francais doit regarder le devoir avant de vouloir le droit... c’est avec le devoir que vos ancêtres ont acquis de grandes avancés .

    Cordialement

     

    • Je traduis :

      "Excellente idée ce contrat unique, le français est un gros fainéant attaché à ses privilèges indûs. Il doit au plus vite se retirer la main du fion et ce contrat tombe donc à pic !
      Par contre nous allemands à qui Shroder a glissé quenelle sur quenelle acceptons volontiers de travailler pour de la merde d’ailleurs 5 Euros de l’heure c’est déjà pas mal et nous pratiquons le patriotisme économique nous !!

      C’est toi Cohn Bendit ?


  • Enfin le peuple va pouvoir s’émanciper du dieu "monnaie". Vive la pauvreté,au diable le consumérisme !

     

    • Ben alors revends ton ordinateur, arrêtes ta ligne de tel et tu ne pourra plus poster de commentaires et tu sera dans le non consumériste, parce que aujourd’hui le fait même que tu écrives sur ce site prouve que tu consommes et pas qu’un peu mon gars....


  • le CUI est une escroquerie de plus ! J’ai testé !


  • #1015663

    Dans le futur gouvernement mondial dirigé par Jérusalem, l’égalité des travailleurs sera parfaite : ils gagneront tous 300 € par mois.


  • En réalité le Syndicalisme révolutionnaire avait raison : rapport de force=grève générale

    Mais avec pratiquement la plus part de la population active au chômage hors mis les fonctionnaires qui eux ne représentent que leurs intérêts bien défendu à l’assemblée nationale, les jeux sont fait, on c’est pris une sacrée quenelle dans le fondement !....

     

    • Bonjour, cessez de taper sur les fonctionnaires (je n’en suis pas un) qui ne sont pas mieux lotis en vérité dans leur rapport de classe avec un état-patron qui s’exonère quand il le veut de toute réglementation et qui a bloqué la valeur du point d’indice depuis 6 ans presque je crois. L’assemblé nationale ne défend en rien les intérêts des fonctionnaires, elle défend les intérêts de ceux qui les dirigent et leur font exécuter leur politique régressive. Tant que vous taperez sur le salarié de la fonction publique, c’est à dire votre voisin qui a une réalité physique, vous ne contesterez pas les immenses privilèges des nantis qui ne sont pas vos voisins, que vous ne voyez pas et qui n’ont pas pour vous de réalité physique. De la même façon vous jugerez qu’il est indécent qu’un salarié de la fonction publique ait la garantie d’emploi (toute relative d’ailleurs) mais vous n’êtes pas choqué de voir depuis 40 ans les mêmes pseudo-journalistes, experts économiques sur toutes les chaînes de télévision du public et du privé qui vous expliquent que vous devez tout concéder et céder au capital. Eux sont les fonctionnaires du pouvoir et leur situation n’embarrasse pas ceux qui comme vous s’en prennent toujours par raisonnement étroit à ces fonctionnaires qui en définitive appartiennent à votre classe.


  • Les jeunes doivent se préparer à rentrer dans un monde chaotique ou plus rien ne sera certain et acquis. Que ce soit en amour ou dans le travail il ne seront plus que des objets soumis au désir anarchique d’autrui Fini l’époque des 30 glorieuses ou vous pouviez allier la sécurité de l’emploi et la stabilité familiale. Il faudra désormais lutter à tous les niveaux !


  • Quels que soient les aléas politiques de la destruction de la protection de l’emploi, à moyen-terme, le plus bénéfique pour la doctrine ultra-libérale c’est tout de même de robotiser la production au maximum et avoir toute la main d’oeuvre administrative et du tertiaire travaillant de chez soi : des individus travaillant sur leurs propres ordinateurs, engagés en sous-traitance avec des contrats types qui ne seront aucunement négociables.

    Économies en locaux d’entreprise, en charges sociales... congés, arrêts maladie, maternité, tout ça par la fenêtre et bien sûr, l’individu "sous-traité" pourra être viré en un clin d’oeil et sans motifs nécessaires : c’est juste une rupture de contrat.

    Plus d’heures de travail non plus (il s’agit juste de terminer des tâches avant tel date, on s’en fout que vous remplissiez ces tâches à 4h du matin ou 4h de l’après-midi), donc la masse des travailleurs pourra et devra sûrement accumuler des contrats -c’est à dire des emplois- pour travailler jour et nuit en échange de paiements de misère.

    Ah, on nous présentera ça comme une "liberté" pour les travailleurs et on nous donnera des exemples bidons de quelques connards qui grâce à cette formule d’accumuler ces contrats de "sous-traitance-d’individus" gagnent 8000€ par mois en disposant de leur temps comme ils l’entendent.


  • quand je pense que ma premiere annee de fac a été gachée par les manifs anti CPE et que la personne ne bouge...etudiants de merde, instruments de vos maitres, continuez a etudier cretins

    bientot il faudra avoir un doctorat pour gagner le smic

    ceux qui se barrent on raison et ceux qui restent sont des pigeons


  • "Non franchement, les salariés en prennent vraiment trop à leur aise, il faut revenir au salaire hebdomadaire et sans aucun contrat : ces mendigots devront se défoncer 12 heures par jour pour garder leur emploi guetté par des centaines de miséreux faisant la queue à la porte de l’usine . Ah le 19ème siècle, c’était le bon temps !"

     

    • #1016358

      Mon grand père avait connu cette époque, on "embauchait" le matin et on "débauchait" le soir. Cela ressemble au marché au noir de travailleurs clandestins dans le bâtiment aujourd’hui, qui se rassemblent dans certains secteurs connus, et que des viandards embauchent comme tacherons à la journée pour 20 euros selon les besoins des chantiers.


  • Ce nouveau droit du travail s’appliquerait t il aussi aux fonctionnaires ?


  • La source de la précarité est l’instabilité des marchés (je ne parle pas des marchés financiers, mais des marchés économiques). Comment voulez-vous que les employeurs accordent des CDI lorsqu’ils n’ont aucune visibilité sur leurs revenus à moyen terme ? Qui souscrirait à un crédit s’il lui est impossible d’estimer ses revenus pendant sa durée ?

    C’est le libéralisme, et plus particulièrement la concurrence qu’il promeut, qui empêche d’embaucher en CDI. Les marchés des entreprises sont précaires ? Les contrats des travailleurs sont précaires. C’est logique.

    Il faut donc pérenniser les marchés des entreprises pour pérenniser les contrats des travailleurs. Cela suppose de rompre avec le libéralisme et d’en revenir au protectionnisme.

    Je suis un grand admirateur des corporations d’ancien-régime (mais pas de celles tentées par les fascismes du XXème siècle qui les ont subordonnées à l’état, ce qui est une dénaturation du principe : le modèle de la société organique repose sur une analogie avec le corps. Or, dans le corps, le coeur est dans la poitrine et il fonctionne de manière autonome, il n’est pas dans la tête... L’état c’est comme la tête. Une corporation, c’est comme le coeur. Par conséquent, les corporations doivent être locales et d’abord en liaison avec la localité). Je pense qu’il faut en revenir à un système de ce genre, qui est le seul à même de pérenniser les marchés des entreprises, donc les contrats des travailleurs.


  • Il est aussi inquiétant de noter la faiblesse du pouvoir national, incapable de s’attaquer au petites réformes nécessaire et évidente comme le RSI qui préfère raser large par un contrat unique. Ce qui laisse libre des niches à des parasites.


  • Pour la rééducation des peuples

    En appliquant nos principes, faites surtout attention au caractère de la nation particulière au sein de laquelle vous vivez et devez travailler. Il ne faut pas vous attendre à réussir en appliquant partout nos doctrines, jusqu’à ce que la nation en question ait été rééduquée par nos principes ; mais, en procédant avec précaution dans leur application, vous découvrirez qu’avant dix ans le caractère le plus obstiné aura changé, et nous aurons ajouté une nation de plus à celles qui nous ont déjà fait leur soumission.

    Destruction des pouvoirs

    À la formule libérale de notre devise maçonnique : « Liberté, Égalité, Fraternité » nous substituerons non pas les mots de notre devise, mais des mots exprimant simplement une idée, et nous dirons « Le droit de la Liberté, le devoir de l’Égalité et l’idée de Fraternité », tenant ainsi le taureau par les cornes. En fait, nous avons déjà détruit tous les pouvoirs régnants, excepté le nôtre ; mais, en théorie, ils existent encore.Fomenter la lutte entre Nations
    Dans toute l’Europe, et avec l’aide de l’Europe, sur les autres continents, nous devons exciter la sédition, les dissensions et l’hostilité mutuelle. Il y a à cela double avantage. D’abord nous commandons par ces moyens le respect de tous les pays qui savent bien que nous avons le pouvoir de créer les soulèvements à volonté ou de restaurer l’ordre. Tous les pays sont accoutumés à recourir à nous quand la répression devient nécessaire. En second lieu, nous embrouillerons, par nos intrigues, tous les fils ourdis par nous dans les ministères de tous les gouvernements, non seulement au moyen de notre politique, mais par des conventions commerciales et des obligations financières.
    Pour atteindre ces fins, il nous faudra recourir à beaucoup de ruse et d’artifice pendant les négociations et les débats ; mais dans ce qui s’appelle le « langage officiel », nous semblerons adopter la tactique opposée et paraîtrons honnêtes et conciliants. Ainsi, les gouvernements des Gentils, à qui nous avons appris de ne regarder que le côté brillant des affaires, telles que nous les leur présentons, nous considéreront même comme les bienfaiteurs et les sauveurs de l’humanité.

    Brimer le travailleur
    Notre intérêt veut, au contraire, la dégénérescence des Gentils. Notre force consiste à maintenir le travailleur dans un état constant de besoin et d’impuissance, parce qu’ainsi nous l’assujettissons à notre volonté ; etc etc etc


  • #1017106

    Le premier responsable c’est cet abruti de masse qu’on appelait jadis le peuple. On l’a emmené là où on voulait l’amener à savoir l’atomisation totale de cette entité. Les salariés du privé - contre celui du public - les travailleurs contre les chômeurs, les chômeurs contre les rastaquouères etc...etc.... etc.... et même la solidarité s’appelle aujourd’hui l’assistanat Faut les entendre parler ces connards ; français de souche, noirs et arabes (dans la médiocrité on est tous frères) (je vis en HLM, je suis donc dans le sérail) ils reprennent mot à mot toute la doxa libérale sans aucun discernement - de vrais toquards et je pèse mes mots .....LA TOMBE, la nôtre, on la creusée de nos propres mains...


  • #1018496

    Trois choses :

    1 ) Il existe probablement un univers parallèle où Libération, Marianne et L’Humanité ont produit un article similaire, bon an mal an.

    2 ) Petit ahurissement à propos de : « Tout le monde concède que la forme idéale pour le travail serait la libre association avec une intervention étatique minimisée. »

    Je ne suis toujours pas certain que l’État ne soit pas le référent tout désigné pour trancher les conflits de "libre association". Et que l’État (via les juridictions désignées et encadrées) ne soit pas le gardien indispensable du bien public au regard de tous les intérêts privés qui s’affrontent (plutôt violemment) sur le marché du travail - que ce soit entre un artisan et son apprenti comme en ce qui concerne le CAC 40.

    3 ) L’égalitarisme : vous montrez le dévoiement de ce qui ne devrait être un idéal qu’à la balance de la Liberté et de la Fraternité. Oui, les rapports de classe brillent d’un éclat (plutôt lugubre) inégalé au début de ce XXIe siècle, qui ressemble beaucoup, décidément, au XIXe siècle.

    Merci pour le boulot !


  • Un article qui vaut le détour. Grâce auquel j’ai appris quelques trucs


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