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De l’abolition de l’esclavage aux émeutes ethniques : quel héritage pour la guerre de Sécession ?

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Article initialement publié dans l'atelier E&R

Les résurgences douloureuses et fréquentes des tensions autour des rapports entre les communautés raciales aux États-Unis montrent un véritable gouffre entre certaines promesses d’un tournant majeur de l’histoire du pays, l’issue de la guerre de Sécession, et la réalité des cent cinquante dernières années. La coexistence pacifique et l’émergence socio-économique des Afro-américains, les bienfaits supposés de l’égalitarisme triomphant, n’ont jamais été véritablement atteints.

Il faut avouer que la guerre de Sécession elle-même demeure l’objet d’important questionnements et de débats qui témoignent de la fragilité des fondements idéologiques de l’Amérique contemporaine. On peut considérer, à titre d’exemple, cette affaire parfaitement anodine récemment parvenue à la Cour suprême, le cas Walker VS Sons of Confederate Veterans, qui traitait de la possibilité, ou non, pour un particulier, de faire apposer le drapeau confédéré sur sa plaque d’immatriculation [1]. Si la liberté d’expression garantit bien sûr la possibilité d’exhiber ledit étendard, le problème réside ici dans le fait que ce sont les autorités publiques qui délivrent les plaques d’immatriculation, et ces dernières craignent d’être, quelque part, impliquées dans les messages que ce drapeau porte, ou plutôt est censé porter.

 

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Un drapeau de la Confédération sur une plaque géorgienne. Les questions autour de la version officielle de la guerre de Sécession se manifestent par un folklore persistant.

 

Cette anecdote en dit long sur la faiblesse du bilan « officiel » de la guerre de Sécession. D’une part, ce conflit d’une ampleur unique sur le territoire américain a toujours été irrémédiablement réduit à la question de l’esclavage, ce qui rend d’ailleurs logique les offensives croissantes des associations communautaires noires à l’encontre des symboles confédérés. D’autre part, il est communément établi que le pays s’est sorti de ce conflit « par le haut », en faisant respecter d’un coup de force juste et magnanime des droits fondamentaux capables d’assurer un avenir pacifique, pour tous, blancs et noirs du nord comme blancs et noirs du sud. Ces deux assertions, pourtant, sont très discutables.

 

La guerre de Sécession, une guerre pour l’esclavage ?

 

La première nuance généralement apportée à la simplification extrême des facteurs de la guerre de Sécession consiste à admettre l’existence de facteurs économiques dans les tensions qui ont abouti à l’éclatement de la guerre en 1861. Indubitablement, au milieu du XIXème siecle, le Nord présente une industrialisation très dynamique, quand le Sud reste essentiellement basé sur son secteur primaire. En 1650, 40 % des actifs travaillent dans le secteur agricole parmi les États qui se placeront du côté unioniste, contre 80 % dans les futurs États confédérés. En 1860, le Nord, qui représente 70 % de la population nationale, concentre 90 % de la production industrielle [2]. 84 % des grandes exploitations agricole, en revanche, se trouvent au sein des États du Sud.

Cette hétérogénéité, résultante naturelle des différences de climat, entraîne rapidement des tensions dans les relations entre les deux espaces économiques. Le Nord tend à traiter le Sud comme une métropole gère ses colonies : ses réseaux industriels, marchands et bancaires cherchent à se réserver jalousement la gestion des matières premières venues du Sud, tout en obligeant ce dernier à se fournir dans ses usines. Les institutions législatives fédérales deviennent ainsi les lieux d’opposition entre des élus du Nord (essentiellement le Parti républicain), supportant le protectionnisme, et ceux du Sud, partisans du libre échange.

La question des droits de douanes produit de grandes agitations politiques tout au long du siècle : de 1830 à 1860, les barrières tarifaires américaines ne cessent de monter et descendre au gré de loi contradictoires [3]. C’est autour de cette question qu’un débat plus vaste, celui du niveau d’indépendance des États vis-à-vis des instances fédéral, se trouble et s’envenime peu à peu. En 1832, la Caroline du Sud déclare non-applicables des taxes douanières fédérales fraîchement votées. Le Président menace alors d’envoyer des troupes pour faire appliquer de force les tarifs [4]. Le souvenir de cette démonstration de force, surnommée la Nullification Crisis, a sans aucun doute pesé dans le coup de chaud lié au renforcement des troupes fédérales du Fort Sumter, où, en décembre 1861, la guerre de Sécession a débuté. Les premiers jours qui suivent le début de la guerre prouveront en outre à quel point la question des droits de douanes était au cœur des préoccupations, En 1861, à peine les élus des États sécessionnistes ont-ils quitté le Congrès que ce dernier vote une hausse drastique des barrières tarifaires, le fameux Morill Tariff. Cette hausse aidera par ailleurs au renflouement des caisses de l’État et soulageront grandement l’effort de guerre du coté unioniste [5].

 

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Usines au Nord, plantations au Sud. Deux natures économiques, deux cultures, deux peuples.

 

Mais ces tensions économiques ne peuvent cependant expliquer à elles-seules ni l’ampleur du conflit, ni l’engouement des soldats engagés, surtout au Sud. Il s’avère en réalité que le Nord et le Sud s’étaient développés comme deux nations culturellement et idéologiquement distinctes à travers le temps. Certains écrivains font remonter ces différences à l’altérité des deux colonies fondatrices, la colonie de Jamestown, en Virginie, peuplée par des Européens ayant le désir prosaïque de démarrer une nouvelle vie plus libre et plus riche qu’en Europe, et les puritains arrivés à Plymouth à bord du Mayflower, des fanatiques religieux portés par une inspiration divine [6]. Les écrits de voyageurs parcourant les États-Unis au XIXème siècle et notant une franche différence culturelle entre le Nord et le Sud sont innombrables. Tocqueville lui-même jugera les deux sociétés difficilement conciliables [7]. Il décrira en outre les deux portraits types suivants :

« L’Américain du Sud est plus spontané, plus spirituel, plus ouvert, plus généreux […] L’Américain du Nord est plus actif, plus raisonnable et plus habile. L’un a les goûts, les préjugés, les faiblesses et la grandeur de toutes les aristocraties. L’autre, les qualités et les défauts qui caractérisent la classe moyenne. »

Bien après la fin de la guerre, et même jusqu’à aujourd’hui encore, l’œil averti pourra percevoir le poids des héritages culturels de part et d’autre.

Du fait de l’immensité du pays, les deux populations se rencontrent peu, et les agitateurs politiques et médiatiques en tous genres enhardissent les animosités. Au final, les esprits finissent par se focaliser sur la question de l’esclavage, sans que les faits ne puissent vraiment expliquer pourquoi. En fait, si l’on admet que la rhétorique anti-esclavagiste se confond avec une volonté d’égalité entre les races, il semblerait, comme le note avec pertinence Dominique Venner, que « la vertueuse indignation des abolitionnistes relève moins de l’amour des Noirs que de la haine du Sud », car au Nord, les Noirs, très minoritaires, sont l’objet d’un racisme généralisé, qu’on retrouve d’ailleurs sans équivoque dans les déclarations de grandes figures unionistes, Abraham Lincoln et Ulysses S. Grant en tête. En principe « égaux », les Afro-américains n’avaient en fait pas le droit de voter dans la majorité des États du Nord et étaient l’objet de nombreuses discriminations économiques et sociales institutionnalisés, qui les maintenaient de facto dans les classes sociales les plus dévalorisées. Cette marginalisation signifiait, d’un point de vue matériel, des conditions de vie souvent très inférieures aux conditions des esclaves du Sud [8].

Pour donner un exemple parlant, Il faut savoir que les Noirs n’ont été véritablement intégrés à l’armée de l’Union qu’en 1863 avec la création des US Colored Troops [9]. De surcroît, les soldats de ces régiments réservés aux non-Blancs touchèrent des soldes bien inférieures aux autres. Du côté du Sud, au contraire, les soldats noirs (la présence de soldats afro-américains au sein des régiments confédérés perturbe tellement la version manichéenne des livres scolaires qu’on cherche à la faire oublier) étaient traités à l’égal des autres, portaient le même uniforme que leurs camarades blancs, et ne composaient pas de régiments différenciés. Ce fait montre par ailleurs l’existence d’un certain patriotisme sudiste qui, finalement, pouvait à la marge dépasser l’appartenance raciale. Le conservateur du musée de Raleigh, afro-américain lui-même, indiquera que « du fait d’un rapport particulier entre le sol et ses habitants, le patriotisme sudiste s’était développé y compris chez les esclaves des plantations ». Ce qui prouve, dira l’historien Roland Young, qu’« il était possible de séparer le refus de l’esclavage et l’amour de la patrie » [10]. L’esclavage était, au fond, davantage une mauvaise habitude économique léguée par l’Histoire que la résultante de tropismes idéologiques racistes propres au Sud. Il y avait même souvent chez les Confédérés (les positions du président Jefferson Davis, du Général Robert Lee à ce sujet le prouvent) le sentiment raisonnable et raisonné qu’un jour ou l’autre, l’esclavage devait cesser. Il fallait simplement, jugeait-on, du temps et de l’organisation. Quand bien même on dirait que c’était un esclavage « de confort » qui motivait un sinistre entêtement sudiste ayant amené le pays à la guerre, il faudrait alors expliquer l’engouement des soldats du Sud qui ne possédaient pas d’esclaves. Seul un Blanc sur cinq possédait des esclaves (les propriétaires, du reste, pouvaient être des Afro-américains affranchis). Les soldats confédérés, pourtant, se sont battus avec une vigueur surprenante, et ont tenu tête pendant près de cinq ans à un ennemi largement supérieur en nombre et en équipement.

 

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Le général Thomas "Stonewall" Jackson et ses hommes. La Confédération marquera l’Histoire par ses grandes figures héroïques, mais aussi par la détermination et le courage de l’ensemble de son armée.

 

En réalité, pour les méridionaux de toutes classes, les prêches abolitionnistes sont perçus comme une des ramifications d’une agression délibérée du Nord contre leur mode de vie et leur droit à l’autodétermination économique et sociale. En constatant la croissance du déséquilibre démographique en faveur du Nord, ils se mirent à craindre une baisse de leur emprise sur les instances nationales. Ils ont ainsi vu dans l’élection de Lincoln (accomplie sans l’appui d’aucun État du Sud) à la fois la confirmation de leur impuissance grandissante et une menace prochaine pour leurs intérêts. C’est bien une volonté de s’opposer à l’empiétement du gouvernement central sur les droits fondamentaux, un désir en fait très en phase avec l’esprit général de constitution, qui poussera les États du Sud à faire sécession entre 1860 et 1862 [11]. Jefferson Davis, le président de la Confédération, dira ainsi :

« La sécession est justifiée par le fait que les États sont souverains. Il y eut une époque où cela semblait évident à tous. »

Si on devait tenter l’impossible exercice de résumer les causes de la guerre en une phrase, nous pourrions dire, pour ménager synthèse et exhaustivité, que ce sont les irréconciliables disparités entre deux polarités au sein d’un même pays, conjuguées au flou entourant la priorisation entre les droits individuels et l’avenir collectif dans la constitution nationale, qui ont amené la sécession, puis la guerre.

Certaines déclarations de Lincoln sont d’ailleurs très éloquentes. S’il est bien sûr, comme le camp républicain en général, hostile à l’esclavage par principe (« Si l’esclavage n’est pas immoral, rien est immoral ») il dira aussi en 1862 :

« Mon but primordial est bien de sauver l’Union et ce n’est pas de sauver ou supprimer l’esclavage. Si je pouvais sauver l’Union sans libérer un seul esclave, je le ferais ; et si je pouvais la sauver en libérant tous les esclaves, je le ferais aussi. [12] »

Sauver l’Union, signifiait, dans les faits, préserver les intérêts des puissances d’argent du Nord.

Certes, bien que Lincoln fût un homme très critiquable, on peut peut-être penser que ses décisions étaient davantage orientées par une haute vision de sa patrie que par la défense sournoise d’intérêts privés. Mais il est tout de même intéressant de noter que c’est cette mythologie de l’ Unité, complétée au siècle suivant par le sempiternel épouvantail du danger extérieur, qui transformera peu à peu l’Amérique isolationniste en une Amérique interventionniste, ayant fait de l’ingérence la constante de sa diplomatie. Au regard de l’histoire contemporaine, on peut se demander si ce n’est pas la potentielle force de frappe d’une Amérique unifiée, dirigée par un État fédéral obèse, qui aurait motivé la persistance d’un certain patriotisme américain quand dans les autres pays occidentaux, au contraire, l’idéologie dominante a continuellement cherché à amoindrir au maximum les sentiments d’appartenance nationale, en particulier après la Seconde Guerre mondiale.

 

Après la guerre, la paix et la réconciliation ?

 

Quand on s’intéresse aux détails de la conclusion de la guerre de Sécession et des décennies qui lui ont succédé, on remarque que le discours officiel, qui brandit le beau bilan d’une réconciliation nationale, symbolisée en particulier par la guerre patriotique contre le Mexique à la fin du XIXème et incarnée par exemple par la survivance tolérée de la symbolique et du folklore sudiste, mérite d’être questionné. Tout d’abord, il est indéniable que le Nord a écrasé la Confédération dans le sang et les flammes. Les récits des exactions commises par les forces de l’Union sont innombrables. Ulysses S. Grant et William T. Sherman, les deux généraux unionistes les plus réputés, se feront des réputations de bouchers [13]. L’armée de l’Union pratique souvent une politique proche de la terre brûlée. La plupart des grandes villes du sud (Columbia, Atlanta, Richmond, Mobile…) sont anéanties. Certains de ces ravages auront lieu dans les derniers mois de la guerre, quand la victoire du Nord était presque acquise. Cette approche marquera le début d’une habitude américaine : écraser l’adversaire avec des moyens radicaux pour achever au plus vite le conflit. Certains observateurs feront ainsi remarquer des similitudes entre la fin de la guerre de Sécession, la Seconde Guerre mondiale, la guerre de Corée ou la guerre du Vietnam [14]. Si la volonté d’obtenir des résultats rapides et définitifs dans la victoire, sans ménagement pour les pertes de l’ennemi, a souvent été justifiée par le souhait du « plus jamais ça » qui animerait toute société démocratique (cette dernière aspirerait naturellement à la paix et ne pourrait se satisfaire d’une guerre larvée ou de risque de réminiscence), d’autres interprétations de natures idéologique ou religieuse méritent indéniablement d’être débattues.

 

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Représentation de la fameuse "Marche de Sherman vers la mer". Cette campagne, prouesse militaire pour certains, illustre de nouvelles méthodes radicales et cruelles pour clore un conflit.

 

Le Sud sortira donc de la guerre complètement exsangue. Lincoln a, dès 1963, anticipé le processus de réintégration des pays de la Confédération dans l’Union, un processus qui portera le nom de Reconstruction. Mais son assassinat, en avril 1865, laissera la direction du pays à des hommes bien moins bienveillants.

L’exécutif qui lui succédera sera dépassé par les radicaux du parti républicain, qui pousseront au durcissement des conditions de réintégration, jugeant l’action de l’État fédéral trop lente. En 1867, avec les Reconstruction Acts, ils imposent le retour à zéro du système politique du Sud occupé : vote d’une nouvelle Constitution devant être approuvée par le Congrès (composé alors uniquement d’élus du Nord), ratification obligatoire du 14ème amendement, qui affranchit tous les esclaves, garantie du droit de vote pour l’ensemble des hommes noirs, restriction des droits civils de certains anciens confédérés « militants » (environ 15 % des hommes blancs demeureront longtemps exclus des élections). De toute évidence, il s’agit surtout d’empêcher l’ancienne élite sudiste de revenir aux affaires et de peser dans les décisions nationales.

En mai 1865, le Freedmen’s Bureau est déployé dans les États du Sud. Son but affiché est d’apporter éducation et soutien à l’énorme communauté d’ex-esclaves fraîchement affranchis. Sans surprise, de nombreux membres du parti républicain débarqués du Nord gagnent des élections au Sud grâce aux voix des Noirs. Les Sudistes parleront de manipulations électorales, et ces hommes politiques bombardés en région conquise seront souvent identifiés comme faisant partie des carpetbaggers, ces arrivistes yankee venus se régaler des décombres du Sud en spéculant sur tout, en se faisant élire partout, en achetant tout (en particulier d’anciennes exploitations agricoles, où ils prendront les anciens esclaves comme salariés). Des Sudistes aussi, surnommés scalawags par leurs compatriotes amers, se mêleront à la curée et se mettront au service du parti républicain.

La gestion des États méridionaux sera alors aussi dictatoriale que malsaine. Les gouvernements de la Reconstruction constitueront en effet un rare exemple de corruption généralisée [15], et tout mouvement populaire cherchant à s’opposer à la vindicte des opportunistes en tous genres sera écrasé par l’armée d’occupation fédérale. Mais ces structures économico-politiques vérolées s’écrouleront rapidement : petit à petit, les anciennes élites du Sud, par diverses méthodes plus ou moins propres, reprennent le pouvoir à mesure que les élites du Nord cessent de s’investir dans le sort (et le vote ?) des Noirs et que les malversations des arrivistes apparaissent aux yeux du public.

En 1877, une tractation est passée entre le parti républicain et le parti démocrate. L’élection controversée du candidat républicain Rutherford Hayes est admise contre le retrait des ultimes troupes fédérales dans le Sud. Il s’agit du « compromis de 1877 ». Les démocrates sudistes remettent alors entièrement la main sur les institutions méridionales, où , bientôt, on ne verra plus aucun de ces Afro-américains arrivés dans les assemblées par le biais du règne des républicains radicaux.

 

La guerre de Sécession, quelles conclusions pour l’Histoire ?

 

Le bilan de la Reconstruction est donc l’objet de nombreuses discussions. On peut certes constater la naissance d’une nation davantage unifiée ; on peut louer la fin, certes brutale, mais effective, de l’esclavage ; on peut contempler les grands progrès en terme d’infrastructures au Sud (écoles, hôpitaux…). Mais pour de nombreux écrivains ou essayistes identitaires, la guerre de Sécession correspond à la mise à mort d’une culture, d’une « civilisation », dira même Dominique Venner. Le Sud, pourtant fruit des idées modernes, témoignait d’un certain rapport à la terre, de certaines valeurs, qui évoquaient pour certains une tradition européenne déjà en plein déclin de l’autre coté de l’Atlantique, sur le Vieux Continent. La guerre de Sécession ressemble alors à une apparition brève et éclatante d’une lutte sourde, qui remuait et mûrissait dans les profondeurs du monde occidental au XIXème siècle. Pierre Vial le dit ainsi : pour lui, il s’agit d’un affrontement qui préfigure « ce que seront les grands affrontements du XXème siècle : un face-à-face [entre] une société marchande, n’ayant pour préoccupation que l’accumulation de l’argent […], exploitant des déracinés, et un monde vivant de la terre, un monde paysan où la force de l’enracinement, de la fidélité aux traditions, du culte du sang dicte des règles de vie qui n’ont même pas besoin d’être exprimées tant elles sont liées […] à des lois évidentes car venant de l’héritage ancestral [16]. »

 

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Scène connue de l’adaptation cinématographique d’Autant en emporte le vent. Cette œuvre populaire illustre assez bien le Sud charnel et son orgueil, sa fierté, sa joie de vivre, son esprit chevaleresque et combattif qui imprègnent tout son corps social.

 

Pour revenir au sort des Noirs à l’issue de la guerre – cette population que la victoire unioniste devait avoir sauvée d’un système inique –, on ne manquera pas de rappeler que les restes de l’élite du Sud, en revenant aux affaires, se sont finalement comportés comme tout résidu de noblesse survivant à une révolution et voulant sauvegarder ses intérêts de classe. Plutôt que de sombrer avec l’ordre social d’antan, ils s’allieront aux forces d’argent du Nord dans la nouvelle Amérique en cours de consolidation. Sur le terrain local, pour garder la main, ils flatteront les plus sombres, mais aussi les plus simples instincts de conservation d’une population blanche paniquée par la chute de tout ce qui structurait son monde : la discrimination raciale, sous sa forme la plus malhonnête, va durablement s’installer, par des moyens détournées excluant les Noirs – et les Blancs pauvres au passage – de la vie politique (tests de connaissance ou taxes pour voter) mais aussi par de multiples lois installant la ségrégation raciale dans la vie publique, les fameuses Jim Crow Laws. Ces dispositions perdureront jusqu’aux années 1960.

 

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« Pour les personnes de couleur seulement. »
La ségrégation raciale s’installera durablement dans le Sud après la clôture de la Reconstruction.

 

En considération de ce survol schématique [17] des événements ayant marqué l’histoire américaine au cours du XIXème siècle, on pourra trouver pertinente une démarche de l’actuelle communauté afro-américaine consistant à se méfier des voix externes à leur communauté qui assurent vouloir défendre leurs droits et leurs intérêts. L’Amérique contemporaine s’affiche comme celle de l’égalité, mais celle-ci, en dépit des affirmative actions et de l’écrasante propagande idéologique de la diversity qui l’accompagne, peine toujours incroyablement à se vérifier dans les faits d’un point de vue économique et social. À l’heure où les médias, rarement dirigés par des Afro-américains, participent à la montée des tensions raciales en s’appuyant sur de douteuses et tragiques altercations entre les forces de l’ordre et des jeunes Noirs, les éloquents exemples historiques d’instrumentalisation des questions communautaires méritent, plus que jamais, d’être remémorés.

Notes

[1] http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2015/03/24/de-la-liberte-d-expression-sur-les-plaques-auto_4600163_3222.html

[2] Guerres et Histoire n°17 (février 2014), p. 51.

[3] https://mises.org/sites/default/fil..., P98 à 135

[4] http://www.u-s-history.com/pages/h333.html

[5] H.C Allen, Les Etats-Unis, vol.1, Bibliothèque Marabout (1966), p. 165.

[6] Dominique Venner, La Nouvelle Revue d’Histoire, n°17 (mars-avril 2005), p. 33-34.

[7] http://www.teachushistory.org/detocqueville-visit-united-states/overview

[8] http://slavenorth.com/exclusion.htm

[9] http://www.civilwar.org/education/history/usct/usct-united-states-colored.html

[10] Alain Sanders, La Désinformation autour de la guerre de Sécession, Atelier Folfer, 2012, p. 11 et suivantes. Voir aussi http://cwmemory.com/2010/02/19/the-north-carolina-museum-of-historys-loose-cannon, http://www.southernheritage411.com/bc.php?nw=063

[11] H.C Allen, op. cit., p. 165.

[12] H.C Allen, op. cit., p. 172.

[13] Alain Sanders, La Désinformation autour de la guerre de Sécession, Atelier Folfer, 2012, p. 44 et suivantes.

[14] Guerres et Histoire, n° 17 (février 2014), p. 54-55.

[15] H.C Allen, op. cit., p. 210.

[16] Terre et Peuple n° 57 (automne 2013), p. 50.

[17] Cet article a souhaité mettre en avant certaines grandes lignes des événements en question et n’a absolument pas l’ambition d’approcher une quelconque forme d’exhaustivité. Il est nécessairement incomplet, mais a cherché à donner quelques faits concrets et livrer quelques réflexions généralement confinées aux travaux non-conformes vis-à-vis des publications ou idées dites mainstream.

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24 Commentaires

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  • Bravo ! Vraiment intéressant.


  • Très bon article.Le cinéma à pas mal rendu hommage au sud.L’excellent "Josey wales" de Eastwood par exemple.



  • la présence de soldats afro-américains au sein des régiments confédérés perturbe tellement la version manichéenne des livres scolaires qu’on cherche à la faire oublier



    Reminiscent des 200.000 juifs dans l’armée d’Hitler.

    Le probleme étant que s’il fallait expliquer ca, alors il faudrait expliquer tout le reste, et le reste... c’est une autre Histoire !


  • Très bon article de l’Atelier ER, longtemps que je souhaitais connaître le fin mot de l’histoire sur cette guerre de sécession, je savais que le motif réel était l’opposition entre libre échange et protectionnisme, mais j’ignorais tous les tenants et aboutissants de cette période.

    Sur la présence des amérindien dans le conflit j’ai trouvé ceci : http://www.histoire-pour-tous.fr/do...

    Le Sud des Etats Unis et sa "Religious Belt" m’ont toujours paru plus attractifs que les côtes Est et Ouest, représentatives du mondialisme, tandis que le Sud avait ce charme et l’authenticité d’une culture véritable, plus terre à terre et humaine.
    Dominique Venner avait probablement raison en prétendant que c’était une civilisation qui s’était éteinte après la guerre de sécession.


  • carpetbaggers ça irait bien à nos politiciens


  • Excellent sujet car je remarque que nous avons tous réagi avec l’ esprit de la pulsion aux événements survenus à Baltimore alors que nous connaissons très peu la réalité sociale et économique du pays. Ces gens qui se sont énervés, c’est l’ expression d’ une frustration individuelle propre à chacun. J’ aimerais bien connaitre le pourcentage de chômeurs dans certaines régions du pays ?
    La pauvreté n’ explique pas tout mais elle reste un bon indicateur pour comprendre ce que nous avons observé à Baltimore, c’est l’ Amérique qui souffre , celle qui morfle, pas celle des séries télévisées , et encore moins celle du rêve Américain.


  • Etudions bien la situation racial au US car c’est ce qui nous attend...


  • Cet article représente les deux partie des états-unis comme antagonistes alors qu’elles sont complémentaire. L’agriculture du sud n’a rien d’une agriculture traditionnelle elle repose sur la production industrielle du coton.Les petits blancs vivent coincés entre les noirs et les riches planteur et ne font que survivre dans unetrès grande précarité.
    L’esclavage est à la base du développement du capitalisme moderne. Le SUD produit ce que le NORD va transformer.Le Sud possède les terres favorables au coton ,le Nord , lui, possède le minerais qui vont permettre la transformation de ce coton afin d’inonder le marché mondial. N’oublions pas que ce coton est aussi raffiné en Angleterre qui craint comme le péché le développement de l’industrie américaine son ancienne colonie qui la concurrencerait . L’Angleterre ancien colonisateur interviendra continuellement du côté du Sud.
    L’agriculture du Sud n’ a rien d’une société paysanne traditionnelle au contraire la tradition dans le sud est une tradition de synthèse.Le petit blanc n’est relié aux riches planteurs que parce qu’il craint d’être submergé par les noirs dont il est très proche.La tradition au Sud est "Un spectacle" aurait dit Debord.
    C’est à Marx que revient le mérite d’avoir décrit cet état de fait et d’avoir montrer que l’explosion contemporaine du capitalisme reposait sur l’esclavage et que celui-ci n’était pas un détail de notre histoire. Si le sud avait triomphé jamais les USA n’aurait prit la place de l’Angleterre dans le leadership mondial et aurait ressemblé à l’Australie ou à la Nouvelle Zélande. Pour se développer le capitalisme doit aussi intégrer certaines revendications humaines afin de les vider de leur substance et en les disséminant dans le corps social les faire servir à la perpétuation de la domination de l’argent.


  • Pour avoir pratiqué, en Caroline du Sud, les familles Américaines à la fin des années 70 par des échanges entre collèges, je confirme qu’il y a une énorme différence entre l’esprit du Sud (d’une gentillesse, d’une simplicité et d’une spontanéité exceptionnelles) et le protestant cul serré qui bénit ses hamburgers/frites récupéré au Mc Do.

    Quant à la cote ouest, c’est sodome et gomore....

    Les deux se côtoient maintenant dans les villes du Sud. Il y a une partie de la population Américaines qui sont des gens absolument délicieux, ceux là ne perdent pas leur temps à bénir leur hamburger !

     

    • Pourtant les Etats les plus religieux sont les Etats du Sud (la "Bible belt") où le protestantisme de type "baptiste" est largement majoritaire, chez les Noirs comme chez les Blancs. Ce sont d’ailleurs dans ces Etats du Sud que l’on observe encore une pratique dominicale majoritaire.
      Dans le Nord, la confession dominante demeure le catholicisme. Chez les protestants, le protestantisme libéral ( "christian mainline" à savoir épiscopalien, luthérien, presbytérien) domine largement.Mais il est en plein déclin et ne représente plus qu’environ un américain sur dix (et un protestant sur cinq).


  • Pour les cinquante ans du conflit,il fût organiser des parades et reconstitutions en uniformes des deux armées...Que ne fût pas l’étonnement des yankees de voir des vétérans noirs du sud manger et dormir dans les mêmes tentes que les blancs quand eux-mêmes pratiquaient une ségrégation sevère... !!!

    Les noirs...il faut dire que le fait d’être esclave et de ne pas voter n’empêchait pas qu’ils fussent représenter dans les recensements des états sudistes....Car les seuls blancs ne suffisaient pas à fournir le nombre nécessaires de sénateurs et congressistes à Washington DC...Ce n’étaient donc pas exactement des propriétés mobilières mais bien des hommes à part entière mais sans les droits égaux !


  • La Guerre Civile fut la première guerre "de profit" de l’Amérique !
    Une guerre financée par les riches industriels du Nord et les banques pour s’accaparer les richesses du Sud, c’est à dire les matières premières mais aussi et surtout la main d’oeuvre pas chère ! (car une fois "libérés", ils étaient un main d’oeuvre docile et prête à travailler pour des sommes dérisoires...)
    Voila l’unique but de cette guerre !
    D’ailleurs, Abraham Lincoln, que l’on présente comme un grand humaniste n’avait qu’une envie, l’ayant répété à qui voulait l’entendre que l’Amérique été une nation Blanche et devait le rester, raison pour laquelle, il voulait foutre les ex-esclaves dans un bateau pour le Libéria, pour les renvoyer en Afrique !
    Mais il n’eut pas le temps d’accomplir son projet, un vilain-Sudiste-pas-beau lui fit sauter le crâne...
    Je sais pas pourquoi mais je pense que c’étaient les riches industriels du Nord que ça arranger cet assassinat...
    Ils n’avaient pas déclencher une guerre pour chopper "juste" les matières premières du Sud !
    C’était aussi la main d’oeuvre pas chère qu’ils voulaient !

    L’Union a autant amené la "liberté" aux Noirs que les USA ont apportés la "liberté" aux Viets, aux Irakiens, aux Afghans et à tant d’autres peuples...
    Voila aussi pourquoi, certains Noirs se sont battus pour la Confédération : Ils n’étaient pas stupides ou manipulés, non, ils étaient au contraire très intelligent pour avoir comprit ce qu’était l’Union en vérité !
    L’Union, c’est L’Empire !

     

    • Excellent commentaire, qui recoupe bien ce que je viens de lire dans "La guerre des monnaies"


    • Effectivement l’Amérique est un grand pays. Mais je dirais était (c’est à dire du 26 avril 1607 au 14 avril 1865 à 22h : assassinat du président Abraham Lincoln). Je pense qu’il ne s’en est jamais vraiment remis depuis car :
      1) Les puissances bancaires et financières ont pris le pouvoir après son décès (le 15 avril à 7h 22).
      2) Tous les présidents voulant casser ce pouvoir bancaire ce sont faits assassiner : James A. Garfield : 19 septembre 1881, William McKinley : 14 septembre 1901, John Fitzgerald Kennedy : 22 novembre 1863 ; un seul président a réussit avant : Andrew Jackson (inscription figurant sur sa tombe "I Killed the Bank").
      3) Et hormis les trois périodes qui vont du Gilded Age (1870-1900) en passant par la période dites des "Années folles" (1919-1929) et de l’arrivée de Kennedy (1960) à la fin du mandat de Jimmy Carter (1980), les inégalités en Amérique sont plus criantes que jamais (encore plus dans certaines campagnes où la pauvreté est si forte que l’on en parle pas ou très peu).


    • Andrew Jackson est le président le plus sanguinaire de l’Histoire des Etats-Unis : c’est lui qui a ordonné le génocide des Amérindiens, le pire de l’Histoire de l’Humanité. On a également des déclarations édifiantes de sa part sur sa vision du monde et des relations avec les autres états (vision qui n’a jamais quitté les élites Américaines) et sur son penchant très prononcé pour le libre-échangisme, exactement avec l’optique dans laquelle l’utilise aujourd’hui les Etats-Unis à travers l’OMC, l’UE et les autres institutions qu’ils ont créé et de l’ex-mère patrie l’Angleterre à l’époque.
      Je sais qu’il a la réputation persistante d’avoir été un excellent président Américain, humain et soucieux des intérêts de son pays mais en réalité, ça a été un des pires, de loin le plus cruel et le plus mégalomane de tous et malheureusement pour nous, un de ceux qui a le plus influencé l’idéologie des élites Américaines. A un moment, il faut rendre à César, ce qui appartient à César : les Bush et ce qu’ils ont fait à l’Irak, Nixon et le Vietnam, la politique Européenne de Rooselvelt, tout ça c’est de la couille comparé à Andrew Jackson.


    • bonne analyse de la vision US en général


  • A chaque procès perdu, j’achète des bouquins chez KontreKulture.

    J’en suis à plus de 400e, mais je me sens moins c*, et j’ai l’impression d’être un peu utile.

    Allez Alain, continue !


  • Superbe article merci, je me suis intéressé au sujet il y a qq temps et j’en étais arrivé à la même impression. En plus leur hymne était vraiment cool :
    https://www.youtube.com/watch?v=IUj...


  • J’ai entendu que les Etats-Unis ont été en guerre durant environ 220 ans sur leur 239 ans d’existence. Cela me rappelle furieusement 1984 d’Orwell, et son concept de "guerre permanente". Cela permet d’unir la nation et d’entretenir une certaine tension contre un ennemi extérieur. Cela enrichit quelques personnes là-haut en même temps. Pas étonnant qu’Hollywood puisse nous déclamer le patriotisme stazunien !

     

    • 220 ans...Effectivement, il y a bien là la preuve de l’instrumentalisation de l’Etat fédéral pour des intérêts purement privés et l’illustration du mythe de "l’ennemi intérieur" à des fins de contrôle sur l’intérieur du pays. Bien loin des principes de libertés individuelles qui ont fondé le pays.


  • Vous omettez de mentionner un détail qui pourtant constitue votre sujet de prédilection : contrairement à ce qu’on laisse entendre dans les classes, l’entité juive fut toujours très forte aux USA, peut-être plus aux débuts que maintenant en pourcentage de gens et surtout en pouvoir d’influence.

    Mais c’étaient des juifs sépharades qui hormis les quelques uns qui se destinaient à des carrières politiques (comme Jefferson, Hamilton, Burr ... sans compter Franklin lui-même qui était ashkenaze) préféraient ne pas prendre la citoyenneté américaine, mondialistes qu’ils étaient avant l’heure.

    Le premier état américain préféra leur donner, un peu comme les anciens rois, des privilèges spéciaux, plutôt que des droits citoyens dont ils ne voulaient pas du reste, certains qu’ils étaient de posséder ce pays en toute légitimité, et de disposer des citoyens proprement dits comme d’autant d’employés.

    Ces juifs d’avant la guerre de Sécession étaient en immense majorité liés à l’économie sudiste, dont ils furent à la fois les gérants et les privilégiés. Non, n’en déplaise à certains antisémites de service comme Farrakhan, ce n’étaient pas essentiellement les négriers proprement dits, hormis quelques entrepreneurs indépendants (25 navires peut-être à Newport, autant à New Orleans, qui ne comptaient guère parmi les milliers qui faisaient le trajet triangulaire). Mais c’était quand même le groupe le moins critique face à l’institution esclavagiste.

    La communauté juive préférait là (contrairement à Bahia au Brésil où cette religion regroupa aux début presque tous les Blancs) laisser à d’autres ce commerce trop risqué, souvent mortel pour ses aventuriers, et ambitionner les profits bien plus réguliers et certains de la fourniture en matériel de la marche des ports et des plantations (de la même manière qu’en Europe peu étaient militaires proprement dits mais beaucoup fournisseurs aux armées), ainsi que l’expertise de la gestion de ces domaines, et bien entendu la spéculation sur les denrées coloniales produites et le financement général des opérations.

    Les juifs étaient par voie de conséquence presque tous sudistes quand la Sécession eut lieu, et organisateurs de ce nouveau gouvernement presque en main propre. La défaite du Sud fut pour eux si humiliante qu’il leur fallut réécrire l’histoire américaine de manière à laisser entendre qu’il n’y avait pas de juifs avant l’arrivée massive d’immigrants d’Europe centrale avant 1880, des ashkénazes cette fois-ci.

     

    • D où tu sors la religion juive de ben franklin ou de jefferson ? Roosevelt ok mais franklin et Jefferson ? Tu aurais du dire kennedy aussi tant que tu y etais...

      On sait bien que l histoire officielle est à prendre avec des pincettes mais ça n a pas de sens justement ici.
      Il y a eu une progressive prise de pouvoir mais les wasps ont reelement dominé l Amérique pendant longtemps...
      Et il est un fait que l appartenance éthnique en particulier chez la tribu des hébreux. , est un point essentiel pour comprendre le positionnement et les aspirations d un personnage. Ta petite remarque piquante sur la soi disant obsession du site sur ce phénomène n est pas très claire.
      Quant à nier les assertions de farakhan parceque ce serait un "antisemite" rabbique là tu te découvre comme un petit troll qui cherche à brouiller les pistes...
      Mais pourquoi donc des gens aussi divers que farakhan ou David duke ont ils le même positionnement sur la communaute juive. Qui est l inverse de ce que tu dis : Une domination récente du monde politique et un peu plus ancienne du monde de la presse et un peu plus ancienne du monde banquier après avoir fait fortune sur l esclavage notamment...pourquoi ?
      Pourquoi cet universalisme dans l analyse, et ce tropisme a l antijudaisme de la part de personnes qui ne se connaissent pas voire qui se détestent...


  • Merci pour cet article ça faisais un bail que je souhaitais que ER fasse un article sur la guerre de Sécession et de ses conséquences sur l’esclavage, je suis servis ,un grand merci a vous.

     

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