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Crise à l’école : "On ne forme plus à penser, alors les élèves se contentent de croire"

 

 

C’est le cri d’un révolté. Professeur de philosophie en lycée et membre du Conseil supérieur de l’éducation (CSE), René Chiche publie un ouvrage où son attachement à l’institution scolaire se mêle à une rage sourde face à son état de ruine. Dans La Désinstruction nationale (éditions Ovadia), cet homme engagé déplore que le niveau de ses élèves soit désormais proche du néant. La faute à l’empilement des réformes, aux pressions de la hiérarchie, à la dégradation des programmes ou encore à la fragilisation des Humanités, entre autres. Entretien.

[...]

Ce qui a déclenché mon envie d’écrire, c’est tout d’abord le niveau inacceptable atteint par mes élèves. En classe, j’ai face à moi des élèves qui sont le produit de l’école : ils ont passé 15 ans en salle de classe et se retrouvent pourtant dans un état dramatique de quasi-illettrisme.

[...]

Il y a des causes qui sont très connues, comme par exemple la diminution du nombre d’heures de français et de philosophie, les modifications successives dans les programmes... Mais il y a quelque chose de plus fondamental derrière cette situation : le triomphe des Sciences humaines sur les Humanités. L’usage de langue, c’est l’instrument de la connaissance et de la pensée. Or, cet instrument ne peut s’acquérir comme tel que par la lecture de classiques, de grands auteurs. Pendant les années 70, l’université a commencé un processus de destruction de cet héritage pour promouvoir l’étude d’auteurs comme le psychanalyste Jacques Lacan, par exemple. Résultat : les professeurs, une fois en classe, ont ensuite développé une capacité à déployer un discours complètement artificiel sur des auteurs classiques qu’ils n’ont jamais lus. N’ayant que peu intégré cette culture classique, ils n’ont d’autre choix, devant les élèves, que de proposer autre chose. Ce sont les conséquences de ce mouvement que mon témoignage veut illustrer.

[...]

Je dois l’avouer, mes élèves sont très gentils... Mais ils ne savent, en général, rien. C’est-à-dire qu’ils ont été portés, pendant toute leur scolarité, dans un système qui ne leur a pratiquement rien donné, rien transmis. Ils sont donc une matière première idéale pour tout type de manipulations. Je ne dis pas que tout cela a été fait pour en arriver là, mais c’est un effet que je constate. Il suffit de lancer n’importe quel sujet pour observer qu’ils n’ont aucune distance critique.

[...]

Il y a quelque chose de très grave : Internet, par Wikipédia notamment, a donné l’illusion que le savoir pouvait se dispenser de la lecture. Comme si savoir une chose pouvait se résumer au fait d’en avoir vaguement entendu parler. L’école, finalement, au lieu de faire ce qu’elle a toujours fait, c’est-à-dire former l’esprit, se cantonne désormais à donner des informations partielles en disant qu’il s’agit là de « savoirs ». Mais ce n’est pas du savoir, ça ne forme pas l’intelligence ! Ce qui forme l’intelligence, ce sont des exercices comme la dissertation par exemple. Or, aujourd’hui, on constate que de plus en plus d’élèves arrivent en Terminale sans en avoir fait une seule de toute leur scolarité. Il n’est donc pas étonnant qu’ensuite, quand on leur demande d’exprimer, ils ne savent pas le faire. Et ça donne les copies que je lis... L’école ne forme plus à penser, alors les élèves se contentent de croire.

Lire l’entretien entier sur marianne.net

 

René Chiche chez Pascal Praud en juillet 2019 :

 

Avant La Désinstruction nationale de René Chiche, il y a eu La Fabrique du crétin de Jean-Paul Brighelli) et La Déséducation nationale d’Anne-Sophe Nogaret, elle aussi prof de philo :

L’Éducation antinationale, sur E&R :

 



Article ancien.
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120 Commentaires

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  • Le pauvre, il est professeur de philosophie, et il n’a pas compris que
    se contenter de croire, c’est le but !
    Et qu’il est atteint.

     

    • Ca toujours été çà l’école, il fallait se contenter de croire et pas de penser. On devait apprendre par coeur des résumés, et l’histoire de France que l’on nous a inculquée est pratiquement erronné, notre savoir ancestrale nous a été volé.

      Même dans la vie professionnelle il fallait s’exécuter, sans trop chercher à comprendre le pourquoi et le comment, et surtout pas prendre d’initiative.


    • Si,justement,il a tout compris.
      Vous êtes bien dur avec celui et ceux qui veulent un changement qualitatif.
      C’est vrai qu’il faut dire aussi que la moindre réforme est retoquée depuis des lustres par le corps enseignant.
      Pourquoi n’adapte-t-on pas l’éducation au rythme des élèves par ex ?On s’est aperçu depuis longtemps que les premières heures,soit jusqu’à 13h ,sont les plus fertiles pour la mémorisation,pour l’apprentissage...Pourquoi les élèves n’ont-ils pas leurs vacances en même temps que leurs parents par ex,soit 5 à 6 S,au lieu de les laisser,souvent seuls pendant 3 mois ?
      Pourquoi la lecture,ou les matières qui favorisent la mémoire ne sont-elles plus privilégiées,etc,etc...L’histoire est aux oubliettes,le calcul mental remplacé par la calculette,bref toutes les matières qui forment la pensée,la logique,voire même l’imagination ne semblent plus être une priorité....Constat fait par un lambda.


    • A l’école il a toujours fallut se contenter de croire et surtout ne pas avoir un opinion contraire au prof surtout en français pour avoir une bonne note. J’ai compris cela vite fait et mes enfants aussi quand ils ont été au lycée.


  • Un livre est un très bon cadeau pour un enfant. On pense souvent à offrir un jouet ou un jeu en oubliant les livres.

     

  • Les grands gagnants ce sont les profs : ils ne foutent plus rien ! Ils ne peuvent donc exiger de leurs élèves qu’ils travaillent ! Et ce sera de pire en pire car les enseignants étant de plus en plus mal payés, la profession n’attirera plus que des tocards .

     

    • La première partie de ton commentaire m’exaspère et c’est le prof qui parle. Tu fais des généralités, cher monsieur, et c’est précisément le signe de l’absence de pensée. Il faudrait songer à nuancer, à développer ton esprit de finesse, peut-être même pourrais-tu tenter de rencontrer des profs qui bossent et il y en a.
      En revanche, je suis assez d’accord avec la deuxième partie de ton commentaire, un peu plus fidèle à la réalité.
      Bonne journée.


    • Et il y a les profs perdants, ceux qui refusent de participer à la mascarade et qui se retirent avec rien ou presque rien : 21 ans de professorat pour toucher en préretraite moins qu’un RSA, un privilège ? Ce phénomène n’est pas médiatisé.

      Un jour un jeune prof dans le privé m’a fait cette remarque : Moi je fais mon boulot, je prends la paye et basta !

      Il faudrait voir à ne pas confondre un prof avec un mercenaire, lui ai-je répondu...

      Les enseignants sont mis en position d’obéir aveuglément aux consignes, aux programmes, ils sont condamnés à être des valets du pouvoir, c’est écœurant !


    • @ Kierkegaard

      Toujours la même rengaine et la moraline tiédasse qui caractérisent l’agent du Mammouth incapable de se départir de sa pensée de système stérile !
      Et pourquoi ne pas généraliser quand la statistique tend vers 1 (certitude mathématique donc) ?
      Oui, et même au plus haut degré universitaire, les professeurs sont généralement des crétins formatés avides, par fénéantise d’abord, de facilité.
      C’est vous qui avez un problème avec la logique d’une pensée structurée, le professeur qui vient ici est une exception, vous savez, de celles qui confirment les règles…
      Vos semblables passent leur temps à mépriser les parents d’élèves et à se regarder le nombril, il suffit de se glisser en fraude dans une salle des profs’ pour le comprendre et les entendre se complaire dans cette suffisance qui sied parfaitement aux cuistres qu’ils sont.
      Le constat est celui-là et il correspond aux attentes du pouvoir occulte donc réel. Rien ne sert de se muer en avocat du Diable. Les "pédagogistes" ont œuvré pour achever le travail des jansénistes en leur époque. La destruction du rapport sacré entre le maître et élève est maintenant totale.
      Mais ne vous inquiétez pas, la transmission du savoir pour la véritable élite n’a pas rompu avec les bons principes multimillénaires. Cela confère à celle-ci un avantage concurrentiel toujours plus grand qui lui permettra d’écraser la masse quand bon lui semblera.
      Vous êtes peut-être un bon professeur mais vos semblables ne méritent pas d’être défendus.
      Acceptez-le et rejoignez ceux qui luttent vraiment au lieu de nous bassiner avec vos fadaises.
      Et ne venez pas me dire que c’est impossible, le libre-arbitre existe, j’ai dans mon environnement proche une personne qui fut formée pour former vos pairs… mais qui n’a pas voulu se rendre complice de l’ignoble dessein de vos maîtres.


    • @Kierkegaard

      Evidemment qu’il doit y a voir de bons profs,
      quoi que ceux ci sont quand même tenu par un programme d’une indigence consternante, sans parler de l’immigration qui plombe le niveau...

      Education soviétoide ( squattée par des gauchistes adepte de l’équerre ) pour mongoloides, le jour ou on verra les profs d’histoire cesser de se pâmer sur 1789 ( le peuple s’est battu pour le droit de vaute... champagne !!), ou nous sortir une analyse lucide sur Voltaire et Descartes... ce sera le signal d’une éventuelle renaissance. Pour l’heure c’est une catastrophe.


    • « Éducation soviétoïde ». On t’a mal renseignée à propos de l’éducation soviétique, ou tu crois savoir quelque chose du système éducatif en union soviétique.


    • @Robespierre

      Evidemment que l’education républicaine est sovietoide, je ne comprends même pas ton objection. Et oui j’ai été en URSS avant la chute du mur et discuté avec des étudiants à Saint Peterbourg...donc j’ai connu !


  • Ce qui était très formateur jadis c’était l’étude - en 6ème ! - du fonctionnement de la démocratie athénienne et de celui de la République romaine . Aujourd’hui c’est à peine si les élèves retiendront le nom de Périclès (c’est douteux) et celui de César (mais grâce aux débiles albums d’ "Astérix") .

     

  • " A l’école ce qui ne sert pas la propagande d’Israël doit passer au second plan "


  • Encore combien de livres et de rapports avant que BLANQUER se bouge ??!!!

    Ce gouvernement : DEHORS ! Vous servez à rien à part ponctionner du fric, comme des banquiers, ni plus ni moins !!

    On veut une vraie vision pour la France et qu’elle redevienne un grand pays pour les générations à venir !!!
    Là on est dans un laisser-aller total, seuls les bénéfices comptent, aucune considération pour les habitants de ce pays !!! C’est scandaleux ! Et tout est comme ça !!! Vous le voyez ?!


  • J’ai entendu dire que Macron misait sur deux mandats - raison pour laquelle peut-être son symbole jupitérien est celui des JO de Paris en 2024 ?! - ce fou furieux ne doute de rien !

    Ce sera la guerre Macron !!! Nous on t’aime pas ! DÉGAGE !


  • L’école ne peut plus rivaliser avec la société de l’égo, de l’image et du court terme ...
    le citoyen circonspect et critique ne rapporte pas au système qui veut des consommateurs compulsifs et narcissiques. Là où il y a Instagram, il n’y a plus de peuple donc plus de vision d’avenir...


  • Tous les macronistes sont comme les jeunes loups de Wall Street, moyenne d’âge 40, ambitieux prêts à tout pour faire de l’argent, mais aucun attachement à ce pays, aucun respect de sa culture ni pour son peuple !!!

    Le pays a été récupéré par une petite bande d’enculés qui pensent international, aucunement national puisque c’est facho, ce sont des technocrates, des start-uppers, des p’tits cons irresponsables, rien à voir avec des vrais dirigeants dont le pays aurait urgemment besoin !!!
    Car les gens crèvent en attendant comme jamais ! C’est inadmissible, alors qu’on est un pays riche et qu’on a parfaitement les moyens de faire mieux. Allez.

     

  • Suffit pas de pleurer. Il faut voir les causes.
    Il y a presque 30 ans Pascal Bernardin écrivait "Machiavel Pédagogue" où il dénonçait le programme d’éducation des mondialistes de l’ONU. Il s’agissait de faire exactement ce que Pascal Chiche dénonce.
    C’est donc réalisé.
    Enfin sauf pour quelques jeunes qui ont eu la chance d’avoir des parents attentifs.

     

  • Faut bien abaisser le niveau pour que le masse consente à voter pour la République, sinon personne n’accepterait la déconfiture économique, l’invasion migratoire, le déclassement diplomatique et l’humiliation culturelle permanente. Il fallait que les gens n’aient plus d’envie de s’élever, plus d’honneur ou dignité (notion que l’on entends rarement dans la bouche des gens et qui est pourtant, selon moi, centrale dans la construction d’un individu) pour accepter et même souhaiter tout cela. Ça donne non seulement les élèves d’aujourd’hui mais aussi la société d’aujourd’hui, car les enfants ne poussent pas dans le sol, ils ont des parents.

    Les professeurs sont les chiens du troupeaux qu’ils conspuent, et ils osent remettre l’erreur sur le berger qu’ils vénèrent dans le même temps. Des faux-culs.

    Bref, que les professeurs de philo se rassurent, je pense très honnêtement qu’ils ne tarderont pas à réchapper à ça. Quand cette matière aura définitivement disparu de l’enseignement, ce qu’elle est lentement en train de faire ( à mon époque la philo c’était déjà plus que 4 heures pas semaines pour les term, je sais pas si c’était différent avant mais j’ose l’espérer - et bien sûr Freud était érigé en philosophe modèle alors que le gars ne l’était même pas).


  • Mes enfants sont biberonnés aux livres, très peu d’écran, je leur parle en essayant d’aiguiser leur esprit critique je fais le travail que l’école ne fait plus tout en surveillant ce qu’on leur sert comme merde idéologique à l’école. Je suis assez content du résultats pour l’instant ... ne jamais laisser ses enfants aux mains de l’éducation nationale. Jamais.

     


  • Je ne dis pas que tout cela a été fait pour en arriver là, mais c’est un effet que je constate



    Ben oui, faudrait surtout pas être traité de complotiste. Quelle idée saugrenue de pouvoir affirmer que la destruction de l’école ait pu être initiée pour rendre manipulable la population... Quel complot impensable ! Irréaliste !... Loufoque !...


  • Professeure dans un lycée catholique sous contrat, la situation est catastrophique. Des devoirs nuls doivent quand même recevoir des points car sinon les profs sont convoqués par l’Académie. Il suffit que l’élève recopie le sujet pour qu’il reçoive 5/20 ! Mais le bon élève dans ce cas n’est-il pas pénalisé lui qui a appris ses leçons et travaillé pour avoir une bonne note ? Manque de respect, refus d’autorité, toute la panoplie est présente même dans le privé. Les parents et les adultes responsables de leur éducation creuse chaque année un peu plus le fossé d’où on ne pourra plus les sortir.

     

    • @ Claude

      Au vu de votre niveau d’expression écrite, je vous invite aimablement à lâcher la grappe à nos enfants.
      Quelle misère ! Et vous n’aurez même pas honte en plus.
      Syntaxe, ponctuation, conjugaison, genre… de vagues concepts sans intérêt bien sûr.
      Mais vous enseignez quoi au juste ? La tribologie entomologique appliquée (enculage de mouches à sec) ?
      Je ne sais quelle auteuse (autrice, comme il vous plaira) vous conseiller pour améliorer votre condition car l’entreprise me semble vraiment trop ambitieuse...


  • Est-ce la conséquence du fait que 10 à 15 % des Français actuels ne maîtriseraient que 400 ou 500 mots de vocabulaire et ne peuvent donc pas construire de pensée complexe, ne serait-ce que comprendre ce que dit un juge, quand il est reconnu qu’un simple ouvrier du XIXème siècle utilisait 5000 mots ? En fin de maternelle, tout enfant est censé maîtriser 2000 mots, est-ce toujours le cas ? Si cela ne l’est plus, il faudra s’attendre à de la violence de part et d’autre dans les générations futures.

     

    • Un ouvrier du XIX eme siècle maîtrisait 5 000 mots ? Faut pas exagérer, quand même : je parierais pour la moitié, ce qui serait déjà énorme...


    • L’ouvrier du XIX maitrisait 5000 mots parce qu’il parlait :

      - très mal le Français
      - un peu le latin parce qu’il allait à la messe quand il ne pleuvait pas
      - très bien le patois qui était sa langue maternelle
      - et couramment le patois de la province voisine à cause de sa fréquentation des foires.

      Ça faisait 5000 mots.
      Dont 250 de Français.

      il fallut réargir.
      On créa l’école publique obligatoire
      Ce qui revenait à mettre l’école au service de l’unité nationale par l’unité de la langue


    • On se calme... 5000 mots, oui, mais pour les ouvriers en typographie... Dans les imprimeries, quoi !



    • Un ouvrier du XIX eme siècle maîtrisait 5 000 mots ? Faut pas exagérer, quand même : je parierais pour la moitié, ce qui serait déjà énorme...




      Les langues archaïques possèdent infiniment plus de mots que leurs versions modernes et sont aussi souvent plus complexes. Un ouvrier du XIXe, s’il venait de la campagne, possédait déjà toute la botanique, tous les noms de plantes sous notre climat, les noms des animaux, domestiques et sauvages, oiseaux, poissons et insectes, et de toutes les parties des animaux, externes et internes, et des recettes de cuisine, tout le lexique de l’agriculture, plus celui des outils et de l’artisanat, plus celui de la religion, des rites, des vêtements sacerdotaux et du calendrier, etc. rien que ça est déjà perdu. Aujourd’hui, si on va dans la forêt combien de plantes peut-on nommer ? A part les cavaliers, qui connaît les parties du cheval, ses robes, l’intégralité du harnachement d’attelage, de trait, de monte ? Et encore par exemple, les noms des meubles, des techniques d’ébénisterie...

      Il y a un remplacement, de nouveaux objets apparaissent, mais qui ne compensent pas la perte de mots. C’est la logique évolutive des langues qui veut ça. Moins on a de confort, plus on a de mots, les sauvages qui vivent à poil dans la forêt on cent fois ou mille fois plus de vocabulaire que les gamins élevés dans des barres HLM devant la télévision. Une ethnographe anglaise célèbre a raconté cette expérience : chez les sauvages, dans un tribu de la jungle je ne sais plus où, elle a demandé au chef du village qu’on lui apprenne la langue, le chef lui a répondu qu’elle devait commencer par apprendre à reconnaître les plantes, dans la jungle hein, avant de pouvoir apprendre la langue. Ça a été un choc pour elle, vu qu’elle n’avait jamais regardé les plantes, pas même en Angleterre. Je crois que c’est rapporté par Lévi-Strauss dans La Pensée sauvage.

      Par exemple, en Camargue, pour parler de l’anguille on avait les mots : bouiron, bouironet, pouagaou, bomarenques, pounchurotes, margagnons, lachinans, soufflards... 8 mots différents du langage populaire pour un poisson qu’on appelle aujourd’hui anguille ou civelle et c’est tout.

      Donc, il ne me paraît pas impossible qu’un ouvrier du XIXe ait pu maitriser 5000 mots, surtout si c’était un artisan dont l’atelier était en province. Après, la vie dans les banlieues ouvrières avec le travail à la filature, peut-être...

       

      • « qui connaît les parties du cheval, ses robes, l’intégralité du harnachement d’attelage, de trait, de monte »

        Les injecteurs, les soupapes, les cylindres, les bougies de préchauffage, l’arbre à cames, la courroie de distribution, les collecteurs d’admission et d’échappement, l’alternateur, la batterie...
        Pour ne citer que quelques parties du moteur de mes 90 chevaux.
        Je doute qu’ils connaissaient un seul de ces mots au XIXe siècle.


    • @Sigebert :
      Bien expliqué et convaincant !Sans compter qu’à cette époque,point de tv,les gens se réunissaient autour d’un repas,à moultes occasions,et parlaient pendant des heures,lisaient,savaient exprimer leurs pensées nettement mieux qu’aujourd’hui.Il n’y a qu’à lire les discours des révolutionnaires,la littérature de l’époque,les écrits d’un Talleyrand...qui devraient faire pâlir de jalousie plus d’un député ou d’un écrivain d’aujourd’hui...


    • @ David

      « Il y a un remplacement, de nouveaux objets apparaissent, mais qui ne compensent pas la perte de mots. »


  • Les mondialistes ont besoin de moutons qui obéissent qui besognent pour des salaires de m... et vont se faire tuer quand on le leur demande et non de "connards" qui réfléchissent et qui les emmerdent comme nos soldats ou les soldats américains !

     

  • Allez voir la Carte de vœux 2020 du ministère de la culture. Cela vaut le coup.
    La teuf devant Notre-Dame et même l’œil qui voit tout.

     

  • Personnellement je n’ai jamais aimé ces conneries de dissertation.

     

    • Thèse-antithèse-synthèse, c’est pourtant le top de la réflexion basique. Des élèves de prépa font d’ailleurs des défis sur des sujets comme le citron, le stylo.
      Effectivement c’était sélectif. La France a plus besoin d’electricien que de dissertation. Mais les études manuelles en France sont estampillées con, ratées.

      Cet exercice exigeant a été mis en concurrence par l’écriture d’invention, ou on peut écrire n’importe quoi, et avoir la moyenne.

      Un homme politique allemand dans un livre de 1923 propose un excellent programme. Étude le matin avec apprentissage des fondamentaux, lecture écriture, mathématiques, histoire. Et sport l’après-midi.

      L’Education Nationale, c’est 3 heures de sport semaine, presque rien, de la garderie, et le rejet du technique.
      Le tout encadré par les super-flics, le triangle gérant les 880 000 profs : syndicats-inspecteur-proviseur.


    • @ LB et Gilles



      Thèse-antithèse-synthèse, c’est pourtant le top de la réflexion basique.



      Aucune avancée théorique ou pratique n’a jamais été réalisée en suivant le plan thèse-antithèse-synthèse, cela n’arrive nulle part, dans aucune discipline, à aucun moment de l’Histoire.

      Ni les mathématiques, ni la médecine, ni le droit, ni la stratégie militaire, ni l’économie, ni la physique ne procèdent ainsi. Vous avez déjà vu un juge penser : « il est coupable, il est innocent, il est à la fois coupable et innocent » ? Un pilote penser : « je pose l’avion, je remets les gaz, je pose l’avion en remettant les gaz » ? Ou un médecin : « il a une toxine botulique, il n’a pas de toxine botulique, il est hospitalisé en urgence en étant renvoyé à la maison » ? La pensée féconde avance, elle conquiert des bastions et emporte finalement la forteresse, c’est toujours ainsi, en avançant... Mais le plan thèse-antithèse-synthèse, c’est j’avance-je recule-je m’effondre ou alors j’affirme-je me nie-je m’effondre... C’est une voie sans issue, une tâche impossible. À des générations de jeunes français on demande d’accomplir l’impossible et on les juge sur leur performance forcément misérable... c’est immonde ! C’est absolument dégueulasse, il n’y a pas pire déni d’éducation : envoyer des élèves à l’échec assuré. C’est un plan impossible : de quoi j’ai l’air à ma deuxième partie, quand je nie tout ce que j’ai dit dans la première ? Et la troisième, qui doit établir que +1 = -1 ? Comment est-ce que quiconque peut la réussir ? C’est dégueulasse d’humilier les jeunes avec une tâche impossible à réaliser, c’est du sadisme pur et simple. Et une fois le bac passé, de toute façon, à l’université, on fera les choses dans l’ordre, parce qu’il n’est pas question de faire des hécatombes dans les hôpitaux avec des diagnostics fondés sur « +1, -1, +1=-1 » ou des pilotes d’avion avec « +1, -1, +1=-1 » dans la tête et 300 passagers derrière qui veulent arriver à bon port...

      Bien sûr, LB, vous n’avez pas pu aimer, personne n’a aimé se planter à tous les coups et être à tous les coups humilié. Et c’est dégueulasse que des profs de philo et des manuels continuent de prescrire cet échec assuré.


    • @Sigebert :

      La pensée scientifique utilise un mécanisme un peu similaire. On pose une hypothèse, on tente de la vérifier ou de la rendre nulle, et on réfléchi sur les conclusions. "Thèse, antithèse, synthèse" ne veut pas dire "oui, non, oui-non".

      Example : un article scientifique. On pose une question, on construit une hypothèse qui répondrait à cette question. On se base sur des recherches antérieures. On teste l’hypothèse. On analyse les résultats. L’hypothèse est validée, invalidée, ou à valider d’une autre façon. Ensuite, conclusions etc.
      Le processus est très similaire, sur le fond, au mal compris "thèse antithèse synthèse". Une thèse classique reprend le même schéma, d’ailleurs. Ceux qui ont passés un an ou plus sur une thèse de recherche vous le diront : ce processus fait effectivement avancer la science. Même si c’est pas folichon.
      L’ordinateur ou le smartphone que vous avez utilisé pour écrire votre commentaire est nez, en parti, grâce à des milliers de laborantins et chercheurs qui ont écris des articles et notes sous format thèse-antithèse-synthèse.


    • Sigebert, thèse-antithèse-synthèse ce n’est pas plus 1 -1. D’où sors tu cela ?
      C’est ce que fait Soral dans Soral répond. Pose du problème, énoncé de l’analyse, puis dépassement par une solution propre. Aujourd’hui en Terminale, je ne sais pas si 10% savent faire une ébauche de dissertation. Par contre plus de 90% écoute du rap ça c’est sûr. Tu vois la corrélation ? Le rap rend-il con ?
      1 - qu’ est ce que le rap musicalement ? Qui l’a créé et favorisé ?
      2 - des réussites moyennes qui ne passeront pas la barrière du temps, et une jeunesse crétinisee.
      3 - revenir au solfège, musique militaire, chansons d’étudiants. Avec la technologie moderne. Synthèse un peu radicale.

      C’est un boulot de penser, qui n’a rien à voir avec un pilote de ligne ou militaire.


    • @ ivandurak



      La pensée scientifique utilise un mécanisme un peu similaire. On pose une hypothèse, on tente de la vérifier ou de la rendre nulle, et on réfléchi sur les conclusions. "Thèse, antithèse, synthèse" ne veut pas dire "oui, non, oui-non".




      L’expérience n’est pas la négation de l’hypothèse. Ce sont deux niveaux différents, qui ne s’opposent qu’en général, toute thèse s’oppose à toute expérience ou autrement dit le théorique s’oppose à l’empirique. L’expérience n’est pas une autre hypothèse, une hypothèse opposée ou contraire.



      grâce à des milliers de laborantins et chercheurs qui ont écris des articles et notes sous format thèse-antithèse-synthèse.




      Je lis des quantités d’articles scientifiques et de thèses et ce n’est pas ça du tout ce qu’on peut y lire. La pensée rationnelle procède par des inférences, des chaînes de démonstrations, ou par des dérivations, des extrapolations, ou par des approximations et affinages, par lesquels la pensée avance. On tire les conclusions limites, on va jusqu’au plus loin, on pousse aux limites... La pensée avance toujours mais thèse-antithèse-synthèse... c’est faire du surplace, c’est la paralysie.

      @Gilles



      thèse-antithèse-synthèse ce n’est pas plus 1 -1. D’où sors tu cela ?




      Une anti-thèse c’est la négation d’une thèse par la thèse contraire. Thèse : L’homme est libre, antithèse : l’homme n’est pas libre. Déjà, en fin de deuxième partie, l’esprit se trouve dans un état impossible, c’est d’ailleurs l’exercice spirituel oriental pour détruire la raison : affirmer une thèse et sa contraire et les faire tenir ensemble... Nous, nous demandons aux jeunes de faire une synthèse, les orientaux savent que c’est impossible et ils demandent à leurs disciples d’essayer malgré tout pour leur faire abandonner la pensée rationnelle. Le plan thèse-antithèse-synthèse est l’exercice oriental pour cesser de penser...

      En prenant un peu de recul, on peut décrire la méthode de l’éducation nationale comme une injonction contradictoire, un double-bind : il n’existe pas de solution, c’est l’échec assuré... mais fais-le quand même, vas-y ! C’est le « cadeau de départ » que fait le régime à la jeunesse française à la fin de sa scolarité.

      C’est pour cela que j’ai eu la main lourde dans mon premier commentaire, parce que c’est criminel de faire cela à des jeunes dont on a la responsabilité. C’est vraiment une entreprise pour abîmer l’intelligence et démoraliser la jeunesse.


    • @ ivandurak



      Une thèse classique reprend le même schéma, d’ailleurs. Ceux qui ont passés un an ou plus sur une thèse de recherche vous le diront : ce processus fait effectivement avancer la science. Même si c’est pas folichon.




      Une belle et grande thèse de doctorat, c’est par exemple celle de Lucien Scubla : http://www.theses.fr/fr/1996EHES0016

      « La première partie étudie toutes les occurrences de la formule canonique dans l’oeuvre de Lévi-sSrauss, et montre qu’en dépit des tâtonnements de son auteur, elle correspond a une grande intuition théorique qui gouverne toute sa recherche sur le mythe. »

      « La seconde partie expose et explicite l’apport des anthropologues qui ont fait travailler la formule, en l’appliquant a de nouveaux objets, ou en lui cherchant des justifications théoriques. Elle permet de mieux dégager la structure générale de la formule, et d’établir la pertinence des opérations qu’elle met en jeu (bouclage, asymétrie, renversement "catastrophique", alternance du rapport englobant-englobe, etc. ) pour le traitement formel des données ethnographiques. »

      « La troisième partie étudie l’apport des mathématiciens, de la théorie des groupes à la théorie des catastrophes, en passant par les grammaires formelles, et montre que le couplage de deux oppositions binaires suffit pour engendrer une complexité structurelle capable de couvrir la diversité des formes mythiques et rituelles. »

      « La conclusion oppose les deux voies qui s’offrent aux héritiers de Lévi-Strauss. La voie réductrice du "matérialisme cérébral", qu’avait ouverte La pensée sauvage, et qu’empruntent de nos jours les "sciences cognitives" ; et la voie du structuralisme morphogénétique, qu’appelle la formule canonique, et qui permettrait d’insérer l’anthropologie de façon non réductrice au sein des sciences de la nature. »

      Scubla avance, il ne cesse d’avancer, c’est un chemin qu’il parcourt, il a un point de départ, il avance et il aboutit au loin, c’est l’essence même de la rationalité... de la pensée discursive, qui coule comme une rivière et nous fait découvrir tout au bout un territoire nouveau. Son plan est : une intuition initiale, une premier apport, un second apport plus fécond encore, on avance et donc c’est la bonne intuition.

      Nos lycéens, eux, sont massacrés par l’éducation nationale, poussés dans une voie sans issue, dressé à l’échec et à l’humiliation de leur intelligence.


    • #2360033

      @ ivandurak

      Le plan de la thèse de Scubla :

      une grande intuition théorique qui gouverne une recherche initiale
      un premier apport par l’étude de nouveaux objets et de premières justifications théoriques
      un second apport plus théorique encore
      la pleine insertion de l’anthropologie au sein des sciences de la nature.

      est non seulement une avancée discursive, un chemin parcouru, c’est aussi une expansion continue, celle d’une intuition initiale qui ne cesse de se déployer, jusqu’à prendre son extension maximale, en écartant au passage (au passage seulement) l’option la moins féconde. Dès Platon, on trouve ce cheminement :

      - j’ai une proposition
      - d’accord
      - à partir d’elle j’en fait une seconde
      - oui je te suis
      - puis une troisième
      - ça va toujours...

      La pensée avance, comme une marche, c’est pour ça qu’on fait des discours, des phrases, des paragraphes, des livres... Et si ça n’avance pas :

      - j’ai une proposition
      - ah ben non
      - grmblrmlr

      On ne va nulle part, l’esprit tourne en rond ou s’effondre, on ne prend même pas la peine de faire du feu, on bouffe des baies et des racines crues... on met le doigt dans le cul du coq et la tata nous emmène à la mer pour nous noyer...

       ;-)


  • Dans sa phase de domination précédente, avant mai 1968, le capitalisme avait intérêt a former les esprits car il s’agissait alors de forger un esprit critique face aux particularismes locaux dans l ’intérêt de la cohésion nationale et en réaction face à l ’ancien régime. Désormais le capitalisme poursuit dans le sens inverse, sa logique de désagrégation, il faut former des esprit dépourvus d’esprit critique, détruire les nations et créer des consommateurs abrutis de couleur métissée uniforme. On ne reviendra pas la dessus. L’histoire ne repasse pas les plats. Seule perspective désormais : Abolition du capitalisme, de l ’état, de l ’argent , du travail pour l’avènement de l ’émancipation humaine.

     

    • c’est curieux comme ton analyse est pertinente et tes perspectives simplistes.
      le capitalisme, l’état, l’argent et le travail ne sont pas négatifs par essence, c’est ce que l’on en fait qui compte.
      tu aurais pus écrire avec la même naïveté : abolition du mal, de la méchanceté et pour faire bonne mesure, de la maladie...


    • @croco..
      Exactement, c’est le but, abolition du mal et de la maladie... en commençant par soi !

      Le capitalisme ne peut survivre QUE s’il résonne avec nos peurs et nos désirs. Et effectivement, c’est une saloperie à abolir.
      C’est en tout cas ce que j’ai perçu du message du Christ, lorsque l’histoire débute par 40 jours dans le désert (vaincre ses tentations, désirs), qu’elle se termine par l’acceptation d’une mort atroce (peur suprême vaincue) et que dans ces propos figure "rendez à César" ou "on ne peut servir Dieu et mammon à la fois" et que dans la prière qu’il nous laisse en cadeau se trouve " ne nous laissez pas tomber en tentation, et délivrez nous du mal"
      Oui, le capitalisme est à détruire et ça commence en chacun de soi ! Non, il n’a absolument rien de bon ! Oui, nous avons tous le choix de le vaincre en nous et de nous délivrer du mal et de la maladie !


    • Sors de ce corps, Francis Cousin !


    • @stomocle @croquignol

      Analyse en effet lucide et solutions faiblardes, le débat ( école et université, entreprises, syndicats, partis, médias, débats...) étant générallement balisé par le libéralisme bourgeois des " lumieres " ( économique, philosophique voire religieux... ) d’inspiration luciférienne.

      Contrer un tel procéssus ( dont on sous estime la puissance ) ne peut se faire que par un retour à Dieu, et notamment l’étude approfondie de ses réalisations terrestres : corporations, interdiction du pret à interet, philosophie de la charité dans un contexte religieux et social homogene !!

      En avons nous 1 - envie ? 2- les moyens ?


    • Stormocle : " Abolition du capitalisme, de l ’état, de l ’argent , du travail pour l’avènement de l ’émancipation humaine." Ah ! Vous avez été élu Miss France ? Quelle émancipation humaine ? Celle qui n’arrivera jamais car il faut avoir un QI énorme, un degré de conscience très élevé, ce qui n’en prend pas le chemin quand on voit le monde, qui va au contraire vers l’inverse. Le capitalisme bien compris, l’état dans son rôle régalien, l’argent car c’est juste un moyen pratique et non un but, le travail car on s’y épanouit quand il est beau, utile, ne doivent pas disparaitre, juste d’être mis en de bonnes mains.


  • N’oublions pas dans le désastre infligé au système scolaire, les coups fatals infligés par Belkacem et consorts sous la présidence Hollande : moins de contenu mais toujours plus de cul !

    Jusqu’en maternelle obliger les enfants à jouer avec des jouets " non genrés ". C’est à dire que même dans ses temps de repos loin des préoccupations des adultes on vient emmerder l’enfant avec des préoccupations qu’il n’avait pas.

    Toute l’école est à détruire et reconstruire.


  • En histoire-géo, que j’enseigne, des programmes de plus en plus "science-po", du bla-bla mondialistico-écologique, un peu d’Etat (avec l’Eglise puis sans elle), beaucoup de schémas, d’organigrammes, de croquis, le tout très abstrait, très incertain et sans doute aussi très inutile ; les élèves n’arrivent plus guère à se concentrer et la plupart des profs (dont je fais partie) sont soporifiques et dogmatiques.

     

    • Deviens mecanicien... ^^


    • Alors tronque les programmes que l’on t’impose camarade ! Apprends-leur l’histoire du chevalier Bayard "chrétien, sans peurs et sans reproches", d’Henri IV "suivez mon panache" de Saint-Louis, de Du Guesclin... fais les rêver ces gosses ! Ce n’est pas ce qui manque, mince ! J’ai demandé au professeur d’Histoire-géographie de ma fille en 6e, professeur qui gâche toutes ses heures de cours pour faire de l’écologie bobo au nom de l’éducation civique et morale. Je lui ai demandé : "où sont passées les leçons sur l’Illiade (entre autres), que je me souviens avoir étudiées en 96, je ne les vois pas ?" elle m’a répondu en riant : "mon bon monsieur, on n’apprend plus tout ça aujourd’hui !" Ahaha ! J’en ris moi aussi ! Le problème, c’est que ce genre de personnes participent à la crétinisation des forces vives du pays. Dévie des programmes ou alors démissionne mais ne participe pas à ce massacre.


  • Comment on appelle la situation après le point non-retour ? La France ?
    Si on veux remettre au niveau l’éducation, il faut le triple de structure, faire redoublé presque la totalité des élèves plusieurs années de suite est impossible, c’est un comme avec la justice, si on respecte les peines le nombres de taulards c’est fois dix, mais le mieux c’est combattre la drogue, si on s’y mets vraiment, la pénurie d’argent dans les quartiers va faire exploser la guerre civil, alors on fait quoi ? On continu à jouer de la flûte avec l’orchestre les pieds dans l’eau ?


  • Il y a déjà le collège unique à moins d’aller en SEGPA qui ne créé pas d’émulation. Ensuite la baisse du QI due à l’immigration. L’enseignement et l’éducation ne peuvent l’améliorer. Il n’y à qu’à voir la faiblesse du personnel politique et des décideurs ou "penseurs", et l’absence de tout niveau technique de la majorité pour s’en convaincre.
    Il y a confusion dans cet exposé entre savoir, savoir faire et connaissance.


  • A propos des effets des écrans sur le développement des enfants, je viens de lire "La Fabrique du crétin digital. Le danger des écrans pour nos enfants." de Michel Desmurget (Editions du Seuil, 2019).
    Voici un dialogue qu’il raconte (pp.31-32) avoir eu avec "une personnalité politique française porteuse de mandats nationaux" :
    Desmurget : "Toutes les études montrent un affaissement majeur des compétences cognitives de ces jeunes, depuis le langage jusqu’aux capacités attentionnelles en passant par les savoirs culturels et fondamentaux les plus basiques. Et la numérisation de l’école, on le sait avec les études PISA notamment, ne fait qu’aggraver les choses."
    Le politicen : "On parle d’économie de la connaissance, mais c’est minoritaire. Plus de 90% des emplois de demain seront peu qualifiés, dans l’aide à la personne, les services, le transport, le ménage. Il ne faut pas, pour ces emplois, des gens trop éduqués."
    Desmurget : "Alors pourquoi les emmener tous à Bac + 5 si c’est pour qu’ils finissent vendeurs chez Décathlon ?
    Le politicen : "Parce qu’un étudiant ça coûte moins cher qu’un chômeur et c’est socialement plus acceptable. On connaît tous le niveau de ces diplômes. C’est pour amuser la galerie. Il ne faut pas être naïf ; et puis, plus on les garde longtemps à l’université plus on économise sur les retraites."
    (Note : L’idée voulant alors, suppose Desmurget, que plus les étudiants sortent tard de l’université (si possible au-delà de 25 ans) et plus il leur sera difficile d’empiler les 42 annuités aujourd’hui réglementaires.)

     

    • Et SURTOUT en entrant dans la vie active rémunérée apres 25 ans ; on ne fait plus des familles de 6 gosses. Quand la Pologne était russe, ils avaient un service militaire de plusieurs années ( 5,ans je crois, pour contrer la natalité.


    • @ Bobo
      La Pologne n’a jamais été Russe, ni Allemande...Sous domination certes, mais jamais conquise...


    • Parler de retraite pour dans 40 ans, cette personnalité "porteuse de mandats nationaux" est comme ses collègues une parfaite imbécile. C’est pour ça qu’elle est à ce poste. Qui peut dire ce que sera le monde dans 5 ans ? Déjà à 90%, les bacheliers sont des crétins alors 4 ou 8 ans d’université ou de faculté, ces enfants de la petite bourgeoisie à éliminer (même d’origine "immigrée") peu importe la filière ( même et surtout médicale !) seront (ils le sont déjà) les zombis hors sol hyper formatés par le NWO. Presque tous, bipolaires, Psychorigides, arrogants, mondialisés, médicalisés, asexués, évidemment sans enfants, la plus part déjà obsolètes, juste utilisable comme figurants à majorités féminines dans nos futures révolutions colorées lgbtxyz qui anéantirons les gilets jaunes. Incapable du moindre boulot. Nouvelle couche de cassoce. Quelques un, par les réseaux familiaux et communautaire iront grossir et finir d’anéantir l’administration de l’ europe, de l’état, des conseils généraux, régionaux, communauté de communes... et autres créateurs d’encore plus de faux emplois - ou Kapo zélés de notre monde concentrationnaire-. Déjà pourrie à sa naissance, l’ europe écolo-bolchévico-banquaire.


    • Parler de retraite pour dans 40 ans, cette personnalité "porteuse de mandats nationaux" est comme ses collègues une parfaite imbécile. C’est pour ça qu’elle est à ce poste. Qui peut dire ce que sera le monde dans 5 ans ? Déjà à 90%, les bacheliers sont des crétins alors 4 ou 8 ans d’université ou de faculté, ces enfants de la petite bourgeoisie à éliminer (même d’origine "immigrée") peu importe la filière ( même et surtout médicale !) seront (ils le sont déjà) les zombis hors sol hyper formatés par le NWO. Presque tous, bipolaires, Psychorigides, arrogants, mondialisés, médicalisés, asexués, évidemment sans enfants, la plus part déjà obsolètes, juste utilisable comme figurants à majorités féminines dans nos futures révolutions colorées lgbtxyz qui anéantirons les gilets jaunes. Incapable du moindre boulot. Nouvelle couche de cassoce. Quelques un, par les réseaux familiaux iront grossir et finir d’anéantir l’administration de l’ europe, de l’état, des conseils généraux, régionaux, communauté de communes... et autres créateurs d’encore plus de faux emplois - ou Kapo zélés de notre monde concentrationnaire-. Déjà pourrie à sa naissance, l’ europe écolo-bolchévico-banquaire.


  • Oui, et tous les profs complices qui constatent depuis 50 ans et ne se révoltent que quand on touche à leur retraites ou à leur conditions de travail...
    Idem pour les flics, nombre de fonctionnaires, et un bon paquet d’inutiles du privé aussi... Qui aujourd’hui, cherche autre chose qu’un revenu en cherchant un emploi ?
    Salauds de pauvres !
    Dans cette société, l’honneur est dans la démission, la force dans la confiance en le fait que la nature a horreur du vide. Même si je perds mon boulot, autre chose viendra combler cette perte, c’est certain... les pommes continueront à pousser sur les pommiers
    Tant qu’on dira que la faute est à la hierarchie... bien sûr que c’est des ongulés les chefs, mais accepter leurs consignes pour un salaire de misère, où est passé la dignité ? Comme le loup de la fable, je préfère la faim à ces "arrangements"


  • Pourquoi autant d’étonnement envers l’Éducation nationale ?Là aussi ils ont voulu faire des réformes .Lorsqu’on voit le résultat aujourd’hui, effectivement ça change tout .Des gamins laissés à l’abandon complètement inculte, la tête plongée dans le portable pour s’imprégner de l’éducation complètement loufoque et destructrice de face book, instagrame, et bien d’autres conneries de ce type pour en arriver à l’abrutissement total . Plus aucun repère en matière d’éducation scolaire .Ce qui devient le bordel organisé et des idiots pour terminer.Et pour couronner le tout,les parents qui recherchent vainement un boulot pour faire bouffer toute la petite famille, ce qui se termine paradoxalement souvent par un divorce .
    Le gouvernement est responsable de ce gâchis et les profs s’en plaignent, mais ils sont pour les trois quarts responsables et payent aujourd’hui le fruit de leur laxisme gauchisé .Il est vrai que le but est d’en faire de futures des électeurs ,avant d’en faire des érudits
    L’école est fondamentale dans la vie d’un gamin, et ce, pour la vie entière .Une réforme est faite pour améliorer, mais pas pour détruire, ou alors il faut changer le terme..

     

  • A la lecture des commentaires, j’observe une lacune sur la connaissance des objectifs de l’oligarchie. Belkacem, Blanquer et les autres ne sont que des pantins qui appliquent des consignes. Oui, l’oligarchie fait baisser volontairement le niveau intellectuel pour fabriquer des esclaves taillables & corvéables à merci. Il suffit de lire 1984 de George Orwell pour comprendre ce que signifie la NovLangue et ses objectifs.

    Le seul moyen de sortir de ce cauchemar, c’est de reprendre le pouvoir par la force.

     

  • Le niveau du certificat d’études d’antan correspondrait aujourd’hui à une maîtrise universitaire. Moi, fils d’immigré Espagnol ayant vécu dans des cités pauvres ouvrières, creuset de populations bigarrées, j’ai reçu une instruction scolaire et civique gratuite de grande qualité digne de ce que l’on se représentait de la culture française, les classiques de la littérature, l’histoire de France, la géographie, les sciences naturelles, la physique chimie, et surtout les mathématiques (mon dada). J’ai eu mon BEPC (niveau entrée universitaire maintenant) en 1972 et mon Bac C (niveau math sup) en 1975. C’était l’école de l’intégration (je suis Français et fier de l’être) et encore c’était l’école publique et non la catholique (gage d’excellence à l’epoque). Mondialistes, francs-maçons, cosmopolites et gauchiasses de tout bord, je vous tiens pour responsables d’avoir sciemment détruit ce qui faisait la grandeur de la France catholique (plus de mille ans), sa culture et son universalité. Il y eut Vatican II et 1968, saloperies.

     

    • @Un Francais de coeur

      " Le niveau du certificat d’études d’antan correspondrait aujourd’hui à une maîtrise universitaire. "
      Bah oui, et puis les ouvriers avaient au moins le niveau cosmonaute...
      Plus sérieusement l’école élémentaire assurée gratuitement par les jésuites à tous les petits sujets du royaume de France sous Louis XIV leur donnait les vrais fondamentaux  : lire, écrire, compter, géographie, littérature ... ET THEOLOGIE ELEMENTAIRE : a quoi sert la vie, que fout on sur cette planete, comment faire son salut éternel ...

      Le probleme majeur de l’école depuis la révolution francaise ( outre qu’on y apprend de la daube ) est que les enfants n’y apprennent pas le sens de leur vie : En clair tout le monde s’y emmerde ! ( a priori même les profs )


    • "" Le niveau du certificat d’études d’antan correspondrait aujourd’hui à une maîtrise universitaire. "@ALINE.
      C’est hélas pratiquement vrai ou presque,mon grand-père maternel (paix à son âme) né en 1916 qui n’avait pour tout diplôme qu’un certificat d’étude savait lui au moins lire,écrire et compter,ce que ne savent plus faire 90% de nos bacheliers actuels voire certains licensiés et titulaires de masters...
      Il a commencé comme mécanicien puis chauffeur routier pour finir comme garagiste avec une vingtaine de personnes qui bossaient sous ses ordres !!
      Il a écrit à Mitterrand et à Chirac et ne faisait,lui,pratiquement aucune faute d’orthographe !!!


  • Les écrans ne sont pas dangereux que pour les enfants, ils le sont aussi pour les adultes. Et même Word et le clavier sont dangereux. J’ai observé comment ma phrase s’était appauvrie, et mes paragraphes sont devenus hachés, alors que quand j’écrivais à la main, ma langue et ma pensée avaient comme une plus longue foulée, je faisais des phrases plus longues, plus articulées, plus vivantes et plus variées. J’ai une amie critique littéraire qui lit beaucoup de romans contemporains pour un prix littéraire et elle me dit qu’elle peut savoir en le lisant si un texte a été écrit à l’ordinateur ou au stylo sur du papier... C’est très compréhensible car l’ordinateur est une machine et que nous passons ainsi nos vies attelés à des machines, à servir des machines.... nous sommes robotisés par nos ordinateurs et la vie peu à peu s’éteint en nous. Notre pensée qui était comme un torrent vivant et bondissant, se mécanise, ralentit, se dessèche, se lyophilise.

     

    • Très intéressant, je n’aurais pas dit mieux, je ressens, et fais le même constat me concernant. Je lis beaucoup moins de livres qu’il y a 10 ans, , par paresse, moi qui aimais tant cela. Ma pensée est plus floue, mon vocabulaire, bien qu’encore assez étendu, s’appauvrit. E’ cause : je passe pas mal de temps sur internet, et j’écris assez peu manuellement. Je vais me corriger, je me suis promis, mais c’est difficile, j’ai assez de volonté pour retrouver mon niveau d’"avant"...


    • Dans "La France contre les robots" (1946) Bernanos soulignait déjà que le danger ne résidait pas dans la multiplication des machines mais dans le nombre sans cesse croissant d’hommes habitués, dès leur enfance, à ne désirer que ce que les machines pouvaient leur donner.


    • Bizarre,bizarre ...
      Moi c’est l’inverse,le net a servi d’aiguillon à ma curiosité,m’a redonné le goût de lire et écrire,m’a donné envie d’en savoir plus sur mon histoire et mes racines et a multiplié mon vocabulaire par deux et ma culture générale par dix,sans certes faire de moi un expert en quoi que ce soit mais j’en connais aujourd’hui "un peu plus sur tout"qu’il y a quinze ans en arrière surtout en matière de manipulation politique et sociologique...
      J’ajoute que c’est Internet qui paradoxalement m’a redonné l’envie de lire à 30 ans passés car la télévision m’abrutissait/manipulait/zombifiait plus qu’autre chose !!!
      J’ai jeté mon vieux téléviseur il y a quatre ans et ne m’en porte que mieux,je dors même mieux depuis que la machine à zombifier n’est plus chez-moi !!!


  • L’école est depuis Jules Ferry une fabrique à républicains... il est vrai aussi que le niveau d’instruction fut nettement meilleur qu’il ne l’est maintenant. Néanmoins, la réalité est que nous y sommes formatés de la maternelle jusqu’à l’âge adulte.

     

    • l’une des priorités de ce système éducatif de l’école laïque maçonnique obligatoire en France
      a été de mettre tous ces enfants d’immigrés, de migrants, d’émigrés endogènes et allogènes
      au même niveau que nos chères petites têtes blondes !
      et maintenant les Français peuvent constater les dégâts incommusenrables
      et l’état catastrophique de l’Education qui est tout sauf Nationale et Française !


    • L’école de JULES FERRY était destinée à éloigner les classes laborieuses, en particulier les ruraux de l’Eglise, et à reprendre l’ALSACE -LORRAINE (qui n’en demandait pas tant , contrairement à la légende )Elle a fait ses preuves jusqu’en 1914 , grace au recrutement de maitres d’école publique de grande qualité.En 1914 , le peuple français était le peuple le plus éduqué et instruit de la planète .L’enseignement s’adressait à une population homogène , de haute moralité ….ce n’est plus le cas , la société n’a plus ni garde fous, ni morale , ni cohésion .


    • Ouais à un moment donné, l’agrégé de philo commet une légère erreur de prononciation en parlant d’un certain Babouche (?) Spinoza (connais pas ?), je pense qu’il parlait sûrement de Cyril Hanouna mais bon avec ce genre de boy-scout anti-ripoublicain...
      Sinon j’ai bien aimé le passage où Pascal Praud fait valoir son niveau cognitif comme maître-étalon du savoir et du Logos, il y avait comme un effet poétique dans tout ça, j’ai saisi ce moment de modernité avec délectation.


    • @Franck Maçon

      « l’une des priorités de ce système éducatif de l’école laïque maçonnique obligatoire en France
      a été de mettre tous ces enfants d’immigrés, de migrants, d’émigrés endogènes et allogènes
      au même niveau que nos chères petites têtes blondes ! »

      Car Tertullien et Terence avaient les cheveux jaunes ? Bon, certainement " blanc " mais je vois difficilement Nadine Morano être leur mère ! mdr


    • c’est une expression et non pas un hymne Aryen que cette boutade !
      et qui plus est qui reflète bien la triste et tragique réalité ...
      l’éducation anti-nationale et anti-française a voulu coute que coute
      faire croire à tous ces immigrés, migrants, émigrés
      qu’ils étaient au/du même niveau que le Français originel et autochtone !
      politique d’apostat et de faussaire mise en pratique depuis des décennies
      et voilà que ce château de cartes bidonnée à la sauce laïcarde et maçonnique
      se casse la gueule de toutes parts !
      voilà le résultat et la réalité de l’état cadavérique de décomposition avancée
      qu’est l’Education anti-Nationale laïcarde et maçonnique en ex-France !


  • En même temps c’est logique : les esclaves n’ont pas vocation à être instruit, juste conditionné .

     

  • Comment parler des problèmes rencontrés par l’éducation nationale dans un pays où la parole politique n’est pas libre.
    Déjà le terme EDUCATION Nationale en dit long sur une école qui n’est plus qu’un instrument à fabriquer du citoyen par du formatage idéologique.
    Il y a tellement d’angles autre que les salaires et qui ne sont jamais évoqué pour tenter de remédier à l’effondrement du niveau scolaire dans notre pays.
    Soit la surutilisation des écrans est un facteur aggravant puisque monopolisant du temps de cerveau disponible communément réservé à la lecture (élément essentiel dans l’apprentissage de la langue). Je passe sur les problèmes de concentration et de structuration cognitif.
    Parle t’on de l’infiltration du politique à caractère idéologique (marqué plutôt à gauche libérale libertaire) dans le fameux Conseil supérieur de l’Instruction publique remplacé par le Conseil supérieur de l’éducation. Les mots ayant un sens, je serais curieux de savoir ce qu’en pense nos chers hussards de la république !
    Je ne parle même pas des syndicats qui ne sont plus que des organes politiques contrôlés incapable de la moindre remise en question.
    Qu’à été la mission de l’école de la république, à part une fabrique :
    - de citoyen prêt à recevoir la liturgie républicaine post 1789
    - de chair à canon pour les tranchées de la grande guerre
    - de parfait imbécile achevant la base de la pyramide sociale si cher à nos élites.
    Ils ont d’ailleurs commencé par les centres universitaires à grand renfort d’argent public pour transmuter l’esprit de nos élites d’aujourd’hui en chantre du progressisme post soixante huit.
    Au lieu de s’adapter aux sirènes des ingénieurs sociaux transformant toutes nos frustrations en véritable crise d’adolescence, un retour aux fondamentaux (en langage moderne un certain conservatisme) en matière d’instruction serait plus que salutaire.



  • Ce qui forme l’intelligence, ce sont des exercices comme la dissertation par exemple.




    Lorsqu’on demande à un gamin de 17 ans de disserter sur des questions aussi vagues que la morale, la vérité ou le travail, on ne doit pas s’attendre, pour la grande majorité d’entre eux, à autre chose qu’à une construction préfabriquée faite de références du cours et de raisonnements personnels. Et d’ailleurs, c’est ce qui est attendu, bien plus que le style ou l’orthographe. T’as même totalement le droit d’écrire de la merde en barres contredite par X penseurs illustres, ce qui compte c’est que ton raisonnement soit parfaitement construit.

    Je peux témoigner que la dissertation en elle-même ne forme aucunement à l’intelligence.
    Il n’y a qu’en dernière année de prépa, bien formaté des méthodes de ma prof de français, que j’ai été bon dans cet exercice. Ce qui ne m’a pas refroidi de voter pour François Hollande en fin d’année scolaire...

    Ce n’est que bien après que j’ai commencé à penser avec un grand P.

    Alors ce monsieur est bien gentil de se la jouer nouveau Brighelli, mais faudrait pas qu’il oublie que son rôle premier est de former des citoyens, plus ou moins instruits.
    Il se trouve que le Système ne doit plus produire de citoyens instruits, il doit les conduire vers le virtuel qui est l’ultime perspective de croissance économique avenir.

     

    • @Lapotre:le but premier aujourd’hui (et ce depuis 20 ans ou presque ) de notre ystème éducatif a-français n’est pas d’instruire les élèves mais de produire du "citoyen ripoublicain" en batterie alias "les moutons à mener à l’abattoir" jusqu’au jour où les moutons perdus pour perdus leur boufferont peut-être le nez et les oreillles à tous ces guignols et ce n’est pas une métaphore...


  • les directeurs d’écoles primaires et secondaires et de collèges,
    les proviseurs de lycées, les recteurs d’universités ... etc ...
    ont été nommés à ces postes stratégiques parce qu’ils sont Francs-Maçons
    et des Baphométans qui appliquent à la lettre le programme mondialo-maçonnique
    qui consiste à défranciser au maximum les Français/ses par un programme d’illettrisme et d’analphabétisme en allogénisant structurellement
    l’éducation nationale afin de dissoudre l’identité Nationale Française
    et de la faire disparaitre corps et âme !


  • La baisse du niveau de l’éducation couplé au plan Coudenhove-Kalergi qui vise à mixer la génétique entre groupes ethniques ayant des QI de 75 (100 de moyenne en Europe).... voilà le recule en marche de notre civilisation ! ...


  • Croire c’est savoir
    Penser c’est se tromper
    Avoir c’est être


  • Après 25 ans de vie active, titulaire d’un M2 en droit, je suis passée par la case pôle emploi. Après un an de recherche (du St Graal ?) et inapte à traverser ma rue, je me suis résignée à enseigner le droit et l’économie en tant que vacataire. Alimentaire ? oui assurément... moi, qui issue d’une famille modeste était passionnée par les études et la lecture, suis horrifiée de la misère intellectuelle de mes élèves et de la suffisance de mes "collègues" persuadés d’être les détenteurs du savoir.
    L’un de mes fils est dyslexique, ce qui impacte la qualité de ses copies, je lui ai souvent reproché la pauvreté de son français. A la lecture de certaines de mes copies de terminale ou de BTS, je pense avoir été très injuste envers lui. Tous les éléments propres à ce qu’on attend d’un élève, d’un étudiant ou tout simplement d’un citoyen sont absents, la capacité de lire et de comprendre des textes simples, de les paraphraser, de construire une phrase ou d’argumenter, la curiosité intellectuelle, la capacité de s’interroger ou d’analyser de manière systémique ou tout simplement de rédiger sans faire 75 fautes par copie (..ou plus j’ai arrêté de compter...).

    Quant aux programmes, je me marre, je suis vacataire, j’applique, point barre, parfois les objectifs pédagogiques et les notions (savoirs) sont si insipides et creuses que l’on ne se pose même pas la question, on applique...mécaniquement.

    C’est alimentaire... certains collègues y croient à hauteur de leur 2500 euros nets, certains atteignent peut être l’orgasme académique voir l’illusion de la grandeur de leur petit orteil... moi pas.

    J’ai été "inspectée" 6 fois en 3 mois, les conseils prodigués sont à mourir d’ennui, anachroniques et ridicules, aucun inspecteur ne prend en compte l’abrutissement général de la classe (et de l’éducation nationale), tout repose sur le prof, ou du moins sa pédagogie c’est à dire la forme (la didactique,c’est à dire le fond est creux)... cause toujours.

    Je n’oserais pas dire que j’apporte mon caillou à cet édifice branlant car malgré mon enthousiasme factice et ma culture générale, je pense intéresser 5% de mes élèves dans le meilleur des cas. Parfois pendant les "pauses", je m’intéresse à leurs intérêts, leurs convictions.... rien.... le vide c’est à dire H&M, Twitter, Instagram.

    C’est alimentaire...mais je ne pense pas tenir longtemps, ce boulot est chi*** à mourir. C’est la mort cérébrale tant pour les élèves que pour les profs.

    Liberté, égalité, débilité !

     

    • Bonjour,

      J’ai 26 ans et j’ai également été enseignant pour une section STMG dans un lycée du 93.
      En arrivant dans cette classe, les collègues m’ont dit que j’allais avoir la classe pourrie du lycée, que j’allais m’ennuyer à y mourir , que je devais faire des cours très simples et basiques qui frôlant avec le niveau d’un collégien. C’est ce que font honteusement certains.
      Que nenni je leur ai d’emblée fait du hors programme d’histoire économique en puisant dans mes cours de prépa. Le niveau était plutôt fin de terminal - début de bac + 1. Et ben mes élèves ont adoré, ils ont tout suivit de A à Z, même les racailles de la classes ont suivit benoîtement mon cours . Mon tuteur de stage qui assistait au cours m’a même dit en plaisantant qu’il en était jaloux.
      Beaucoup de devoirs, de rédactions, de "cassage" , aucune tolérance sur les bavardages. Le premier qui bavarde passait un exercice au tableau , ce qui permettait à lui de se calmer et ses camarades de réfléchir à un exercice en le guidant.

      Cette anecdote pour dire à quel point certains profs sont indirectement ou directement responsables du nivellement par le bas du niveau des élèves. Mon tuteur de stage qui est également inspecteur à l’académie m’a dit que je pourrai faire le prof parfait alors que j’ai fait du hors-programme en n’appliquant aucun des conseils qu’il prodigue.

      Je pense qu’une grosse partie des profs voient leur métier comme un gagne-pain, poussent vers le bas les élèves et sont complètement déconnectés de la réalité du terrain. J’ai vu des collègues complètement craque en salle de prof parce qu’un élève participait sans lever la main ce qui est une misère à vivre selon lui. Par contre voir 7 élèves absents ne lui pose aucun problème.

      Bref pour dire que les profs ont creusé leur tombe en creusant celles des élèves . La génération de prof de mon âge que j’ai côtoyé est complètement déconnectée et croit pouvoir révolutionner le monde de l’éducation en appliquant à la lettre ce qui est fait depuis le début.


  • Un élève con mais "bien-pensant" aura 20/20. Un élève intelligent mais "mal-pensant" aura 0/20. L’éducation nationale (républicaine) n’est rien d’autre qu’une école idéologique et les profs le savent parfaitement, alors qu’ils arrêtent de jouer les vierges catastrophées.


  • Croire que l’instruction déformate et rend libre.... c’est juste risible ! Puisque tout est illusion, mensonge et formatage


  • La Chute vertigineuse de la ...Gôche !

    L’école,centre du Pouvoir de la Gôche depuis Mai 68,
    s’effondre .Ce n’était plus l’école de l’église catholique,
    ni celle des Hussards de la république, mais l’école
    des nouveaux maîtres de l’ombre .
    Il est interdit d’interdire,tel fut le nouveau mot d’ordre !
    La démagogie politique classique ne suffisait plus,
    Le Pouvoir de l’Ombre allait désormais appliquer
    le Programme de la Perversion ,au nom de la Liberté .
    Peillon et Belkacem,l’un avec la drogue l’autre avec le sexe
    illustrèrent magistralement cette Politique à l’école
    sous le mandat de Monsieur Homais/Hollande .
    Paris ou Tell-Aviv sur Seine,avec Anne Hidalgo,devint
    le symbole mondial de l’application pratique de ce programme
    complété par l’indispensable politique migratoire de désintégration
    totale de la société.
    La Gôche n’avait pas prévu que sa réussite politique et financière,
    aboutirait à son propre naufrage idéologique.
    L’élite corrompue ,perverse et collaboratrice ne comprend pas
    le rejet de ses projets par les peuples .
    L’école des enfants est symbolique de cet échec global.
    L’Empire se fracasse à Paris ,comme Ailleurs .


  • Et si l’on commençait dès le début par le b.a ba, la lecture syllabique, à l’ancienne qui a fait apprendre à lire depuis des siècles aux enfants… Il fut une époque où les papys ou mamys apprenaient à lire à leurs petits enfants sans problème surtout ceux qui n’allaient pas à l’école pour des raisons diverses.
    Le sabotage commence là… et tant que l’on ne réglera pas cela, tout le reste ne servira à rien.


  • Le niveau des enfants baisse :la suprématie de leur mathématique castratrice de cancérisation généralisé mortifère ,d ’ignorance ,d’inversion voire d’aversion de la vérité est à l’oeuvre dans ce pays .
    Et l’éducation comme le reste n’est pas en reste ,des mains misent par les profanateurs inquisiteurs de nos vies de notre vivre ensemble de notre intelligence de notre environnement.
    Leur seul dogme ou pseudo Dieu la posséssion des démoniaks sur l’ensemble.(sans aucune limites pour limites leur frères et soeurs)
    L’abomination est en marche comme jamais, la place de ses désaxés
    devrait être en hopital psy si la justice avait encore un sens. Mais ils ont vendu la morale la justice et se targuent de t’apprendre la vie alors qu’eux même sont mort depuis longtemps à force de nourrir la materialité acharné . Zombifié par l’instrumentalisation de leur propre esprit critique confisqué criminalisé par des autorités autistes nuls et non avenue . Le terrosrime c’est déjà au sommet de notre état qu’il se pratique allègrement sur la population. Par l’ordure de l’usure décomplexé par leur lois sodomites faites pour être violé par eux même car connaissant le vice juridique.
    Dans le dossier culturel à par celui de la peur regroupant haine défiance et tous contre tous on peut y rajouter la bêtisse l’ignorance et la traîtrisse des ennemis de la France se prenant pour nos maîtres mais n’étant que les sous serviteurs de la bête immonde. Et puisque tous me traîte de fou je leur ferai remarqué que dans leur systeme de fou cela est la moindre des choses de refuser .
    Celui qui ne sait pas dire non est déjà ruiné par la faiblesse de son esprit. L’école soumise à leur dogmes d’infirment mentaux ou la fabrique des (esclaves) faibles corvéables vendables interchangeables manipulables à l’envie.
    NLSO cette France là n’a que le nom mais l’esprit n’y est plus idem de la justice de la police de la médecine et de la majorité des secteurs qui ne sont que des prétextes au bizness et à la marchandisation généralisé orchestré par les ennemis du vivants et de nos libertés.


  • toute cette population allogène d’immigrés que la RF Maçonnique
    a imposé aux Français ... et qui tire vers le bas et à tous les niveaux
    les Français et dont l’éducation nationale en est un exemple flagrant !
    et qui résume à elle seule l’échec cuisant de cette soit disant intégration
    de tous ces allogènes et qui dans les faits serait plutôt une désintégration
    intégrale de l’identité Française !
    puisque chassez le naturel il revient au galop !
    et le communautarisme religieux et ethnique
    en est un exemple frappant et la résultante
    de ce mélange contre nature et contre fait
    que la RF Maçonnique a contraint et forcé aux Français !


  • Comme je vis à l’étranger, mon fils suit les cours du CNED pour entretenir son français. Tout au long de l’année, il doit suivre 6 séquences.
    - Séquence 1 ça commençait très bien : Médée de Corneille, je n’en suis pas revenue (avec la marche à suivre pour savoir rédiger un commentaire de texte). Je me suis tout de suite emballée ("Le niveau est catastrophique en primaire et au collège, mais il est finalement resté élevé au lycée - blablabla)...
    ...avant de déchanter :
    - Séquence 2 : Rhinocéros de Ionesco avec 70 pages sur la montée des totalitarismes - la haine, comme dirait Dieudonné)
    - Séquence 3 : L’homme à la rencontre de l’autre - grosse leçon d’anti-racisme et d’anti-antisémitisme avec parmi les textes importants à étudier :
    • Zola, « J’accuse ! »
    • Primo Lévi, Si c’est un homme
    • Badinter, Discours à l’Assemblée nationale, « L’abolition de la peine de mort »
    • Aimé Césaire, Discours sur la Négritude

    Je ne connais pas encore ce que l’on nous réserve pour les 3 dernières séquences, mais il ne manque plus qu’un topo sur le féminisme (Beauvoir) et le LGBTisme mâtiné de pédophilie (Montherlant).

    Enfin bon, il nous reste Corneille... Même si Médée est une femme hystérique qui tue ses enfants pour se venger de son mari infidèle. Pas hyper positif comme exemple.

     

  • Le problème majeur c’est quand même "les profs", en fait des élèves qui sont juste passé derrière le bar, ils n’ont jamais quitté cet univers bourré de "notes" de "supérieur" "d’autorité" de "contrôles"de "sanctions" de "salles de classe" de "salle des profs" de "surveillants" , de "conseils de classe", vivant au sein de bâtiments sans âme entouré de grillages : leur cerveau a été bridé, il est très enfantin et infantile finalement le prof/élève, carotte/bâton...
    Ecrasés par une telle hiérarchie,surveillés par des syndicats maçonnisés ils n’ont pas compris qu’ils participaient à la construction de la grande prison mentale que l’on nomme "matrice", ils ne veulent pas voir,ne peuvent pas voir, salaire assuré jusqu’au cercueil .
    L’éducation nationale est un univers totalement carcéral où la connaissance et sa transmission ne sont manifestement pas au programme.

     

  • Rien de bien nouveau sous le soleil du capitalisme. Durant tte ma scolarité primaire de 6 à 14 ans on ne m a appris qu à faire fonctionner ma memoire. Mes annees 1950/58 gâchées par un système scolaire qui reproduisait des futurs ouvriers qui n avaient pas besoin de penser mais d executer des tâches plus ou moins spécialisées en fonction du rang de sortie grosso modo. Une seule fois mon instituteur a bien voulu entrer ds la compréhension d une formule, à ma demande expresse, mais "parce que c est toi" il m a dit. J etais le premier de la classe tte l annee : borgne au royaume des aveugles.


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