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Consignes, pressions, menaces : comment l’Éducation nationale gonfle les notes du bac

Pour atteindre un taux de réussite quasi constant au baccalauréat (environ 88 % depuis 2014), les inspecteurs et les professeurs rivalisent d’imagination. Petits arrangements, bidouillages, argumentaires abscons… tout est bon pour faire grimper les notes. Des profs, lassés de ces consignes – passées essentiellement à l’oral – qu’ils jugent injustes, ont osé dire non à leur hiérarchie. Pour Le Point.fr, ils dévoilent les coulisses de la fabrique des notes. Un secret bien gardé.

 

La scène se passe dans un lycée du sud de la France. En ce début juillet, les professeurs de français peuvent enfin souffler, ils sont venus à bout de la soixantaine de copies rédigées par des élèves de première lors de l’épreuve anticipée du bac. Reste la commission d’harmonisation, une réunion où ils doivent s’entendre sur leur notation.

Ce jour-là, l’inspectrice pédagogique régionale (IPR) a fait le déplacement en personne. C’est exceptionnel ; d’habitude, un professeur est missionné par le rectorat pour encadrer ses collègues. Dans la salle, on n’entend pas une mouche voler. La dizaine de correcteurs écoutent religieusement l’IPR, une femme d’une soixantaine d’années aux cheveux courts et aux traits tirés. D’un ton autoritaire, elle annonce d’emblée la couleur : « Si la moyenne de votre paquet de copies est d’un point en dessous de la moyenne académique, vous relevez tout votre paquet d’un point ! » Simple, clair, net.

 

« Puni par l’inspectrice »

Personne ne pipe mot, il s’agit d’un ordre. Pierre, enseignant depuis une vingtaine d’années, bougonne dans son coin. Son paquet de copies est juste en dessous de la moyenne et, bien sûr, en dessous de la moyenne académique. L’inspectrice s’approche de lui.

– « Puisque vous êtes un point en dessous, vous rajoutez un point à toutes les copies ! lui intime-t-elle, sûre de sa logique.

– Désolé, je ne le ferai pas, rétorque Pierre, dans l’indifférence générale.

– Mais… mais vous ne pouvez pas ne pas le faire ! » s’étrangle l’IPR.

La voilà qui sort de sa poche un papier. Une circulaire du ministère de l’Éducation nationale. L’enseignant lit la page et demie avec attention, cherchant en vain la phrase qui l’obligerait à remonter ses notes. Il n’y a rien de tel et il le signifie à l’inspectrice qui, prise au dépourvu face à tant d’audace, argue du fait que l’obligation se dégage « de l’ensemble du texte ». Vexée et rouge de colère, elle devient menaçante.

– « C’est une faute professionnelle ! »

Pierre, sûr de son bon droit et de la justesse de ses corrections, ne se laisse pas impressionner.

– « Je l’assume pleinement et je suis prêt à accepter toutes les sanctions.

– Vous serez convoqué au rectorat ! » tranche l’IPR.

Pierre n’a pas été convoqué au rectorat, mais cette année, pour la première fois de sa carrière, ce professeur agrégé ne corrigera pas les épreuves anticipées de français.

« Voilà, après 17 ans de correction au bac, j’ai été puni par l’inspectrice… » conclut-il. Un de ses collègues qui osa également dire non – ils ne sont pas nombreux – a été « puni » d’une autre manière : il a été envoyé, pour faire passer les oraux, dans un lycée à 150 kilomètres de chez lui !

« L’harmonisation, pour moi, c’est une imposture, juge Pierre. Si les correcteurs étaient invités également à baisser leurs notes, pourquoi pas, mais c’est toujours à la hausse. Sous le couvert d’équité, ce n’est qu’une manœuvre insidieuse pour gonfler le plus possible les notes du bac ! »

Dissiper tous les soupçons de « petits arrangements »

Cette année encore, les 174 331 correcteurs et examinateurs devraient entendre à peu près les mêmes consignes. Le tout de manière informelle, et à l’oral de préférence. Le secret de fabrication des notes du bac est bien gardé. Il entretient un « soupçon latent affaiblissant ainsi la confiance que la société porte au baccalauréat », notait déjà, en 2008, le sénateur Jacques Legendre dans son rapport À quoi sert le baccalauréat ?. Pointant « l’absence de transparence qui entoure le processus d’harmonisation » – un processus jugé toutefois nécessaire puisque la notation est un exercice en partie subjectif –, l’élu UMP préconisait de « rendre publiques » les consignes de correction afin de « dissiper tous les soupçons de petits arrangements ». Depuis dix ans, rien ne semble avoir changé…

Concrètement, il s’agit de ne pas être en dessous de la moyenne académique de l’année précédente, surtout pas en dessous de la moyenne nationale (en 2017, le taux de réussite au bac, toutes voies confondues, était de 87,9 % et de 90,6 % pour la voie générale). Quatre millions de copies seront corrigées ce mois-ci par des professeurs consciencieux en un temps record. Mais la note finale sera-t-elle celle qu’ils ont écrite au crayon de bois le soir à la veillée ou sera-t-elle « gonflée » par leurs soins en commission d’harmonisation ou, bien plus tard, à leur insu ?

Virginie Subias Konofal, agrégée de lettres classiques et auteur de Histoire incorrecte de l’école, est persuadée que l’inspection ne se gêne pas pour passer derrière les correcteurs. Et elle a de fortes raisons de le croire. Un jour, alors qu’elle était en train de corriger des copies du bac de français, dont certaines étaient « vraiment indigentes », elle reçoit un coup de fil de son chef de jury.

« Il faut que votre moyenne remonte de 3 points, lui ordonne l’enseignant missionné par le rectorat. Soit vous remontez tout votre paquet de 3 points soit vous piochez au hasard certaines copies que vous remontez de 6 points. » Virginie Subias Konofal refuse d’obtempérer. Réponse du chef de jury : « Si vous ne le faites pas, je le ferai ! »

Lire l’article entier sur lepoint.fr

Rétablir un enseignement de qualité,
l’amour de la France et le primat des valeurs,
avec Kontre Kulture

 

La baisse de niveau du bac, signe de la dégénérescence de l’enseignement,
sur E&R :

 



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  • J’ai passé mon bac STMG il y a 3 ans dans le dernier lycée au classement de l’Essonne.
    J’étais dans une classe de 25 personnes, dont, selon moi, moins d’une dizaine méritait de l’avoir.
    Au final, un seul recalé, les 8 passant au rattrapage l’ayant tous obtenu.
    Sans parler de la facilité insultante de certaines épreuves...

     

    • Ah oui, la fameuse classe STMG, classe dite de "poubelle" par certains, tellement le niveau est faible et insultant même... Il est déjà faible en en S pourtant surnommée "la classe de l’élite"...
      La STMG où les petits voyous viennent en classe en jogging barca surmonté d’une casquette à l’envers et qui ont une boîte à kebab en polystyrène en guise de trousse.
      Ces personnes ne mériteraient même pas d’avoir le brevet.


  • Il faut surtout remonter nos salaires de quelques milliers d’euros pour être dans la moyenne des salaires, avantages etc. de nos chers Zélus.


  • Il n’aura échappé à personne que nous sommes sous occupation sioniste. L"objectif est de faire descendre le niveau des futurs esclaves afin de mieux les manipuler. L’intelligence artificielle est là pour suppléer. Quant aux "élus", ils font leurs études dans le privé...

     

    • Détrompez-vous, les "établissements d’élite" comme Henri IV, Louis le grand et la plupart des grandes écoles sont publics et par conséquent, gratuits. On favorise ceux qui partent déjà de la ligne d’arrivée, n’est-ce pas merveilleux ?


    • Il faut aussi préciser qu’il existe un système d’aide à destination des très bons élèves issus des milieux défavorisés (y compris dans les CPGE privées comme Ginette (Sainte-Geneviève) et que d’autres aides via des structures propres au mécénat viennent en complément ou en accompagnement afin de prendre en charge les dépenses de logement, de cours particuliers et de déplacement, mais aussi au cas par cas. Ces élèves sortant du lot ont toutefois bien du mal à rivaliser avec les enfants d’extraction bourgeoise ayant développé des "habitus" qui les placent en position dominante dans l’échelle des institutions et du système éducatif français.


  • C’est une réalité prouvée ! Lors dune formation d’assistant éducatif a Lyon , le proviseur qui formait les contrats aidés present ( CUI) évoquant les taux de réussite au bac , je site :" pour atteindre notre quotat de 80% on ira chercher la pire des baltringues et on en fera un bachelier , c’est comme ça ! Ça vient d’en haut et nous devons nous y soumettre."


  • Je ne crois pas que ce professeur se sente très puni de ne pas corriger le Bac, je me souviens qu’un de mes profs de terminale me disait que le salaire pour la correction du Bac est bien inférieure au reste de l’année.


  • Il n’y a qu’à dire que le bac s’appelle maintenant « L’école des fans », comme l’ancienne émission TV de Jacques Martin, et donner à tous les profs un carton marqué « 20/20 » qu’ils lèveront en l’air pour noter pendant les “commissions d’harmonisation.”


  • Habituel.
    On casse les bons élèves, les surdoués, et on remonte les notes des cons pour les favoriser. On baisse les notes des élèves trop dissidents en histoire-géo et philo, ou les trop cultivés, et on augmente celle des petits cons qui font mine d’être neutres mais vomissent leur cours et parlent du "danger de l’extrême-droite", "de la nécessité de la construction européenne", blablabla...

     

  • C’est en licence que la sélection se fait ! Donc, que le bac soit donné, cela n’a pas d’importance.

     

    • Il est aisé d’obtenir une licence sans trop forcer. Dans ma licence (biologie), ils ont mis un système de contrôle continu. Les profs sont dépassés et remettent 3 fois sur 4 les annales. Autrement dit t’as juste à connaître 10 réponses... Et t’as beau connaître le cours à fond, si tu fais pas les annales tu t’en sors moins bien. Donc au bout d’un moment tu laisses tomber et tu te prends pas la tête... Dans mon Master c’est encore pire puisqu’ils gonflent les notes afin d’avoir de bons taux de réussite, ce qui est bon pour leur carrière d’enseignant chercheur... Toujours en contrôle continu,et en gros, on revient au lycée.


  • J’ai obtenu mon bac ES avec mention en 2011 sans avoir trop galeré. Dans ma classe, tout le monde, a eu le bac dont la moitié, qui a eu mention assez bien !
    Ces révélations, certes choquantes, ne sont que la conséquence de l’éffrondrement progressif du système scolaire en France. le taux de réussite au baccauléreat n’est que de la communication, puisque ce diplôme devient de plus en plus inadapté et insuffisant pour trouver un travail de manière pérène.

    Ce taux élévé envoie de nombreux personnes vers les rangs de l’Université, alors que ces dernières, n’ont ni la capacité de réflexion, ni les bases, pour suivre de manière assidue et correcte les enseignements dispensés. Je vais vous donner à présent une anédocte. Cette année, j’ai repris mes études en intégrant une 3 ème année de licence administration publique, durant celle-ci, j’ai pu réelement observé la baisse de niveau, de nombreuses personnes de ma promotion de licence ne maitrisent plus les bases de la syntaxe et de l’orthographe, par exemple, en voyant des fautes à chaque paragraphe d’une dissertation juridique et la difficulté à emettre une opinion constructive à l’orale sans faire l’usage de manière disproportionnée de tics à l’oral ( ex : euh, ben) . Cette non maitrise est problématique, puisque, ces personnes se prédisposent à travailler dans l’administration, secteur dans lequel où demeure un formalisme, qui nécessite une maitrise au moins correcte des règles d’orthographes et de syntaxes. Par ailleurs, cela handicape ces personnes dans l’optique de la préparation aux concours, puisque, de plus en plus de candidats surdiplomés ayant un Bac +5 se présentent à des concours accesibles à niveau Bac/Bac +2.
    J’insiste sur l’orthographe et la syntaxe car il s’agit de la manifestation la plus visible de la chute continue du niveau des aspirants étudiants et des étudiants. A ces égards, cette chute est symptomatique à mon avis d’un désinteressement massif pour la lecture et in fine du développement de l’esprit critique et de la conscience nationale.

    Au risque de paraitre pour un vieux réactionnaire, les règles d’orhtographe et de syntaxe ainsi que l’intéressement à la lecture sont des élements constitutifs du patrimoine culturel national et de l’identité nationale. Les défendre, sont à notre modeste échelle, une manière de lutter contre le mondialisme et l’ethnocide culturel en cours en France au profit du planétarien et du globish.

     

    • A te lire, on devine l’intensité de l’effondrement de ce qui était autrefois désigné sous l’appellation "d’instruction publique".

      Quand j’étais en classe de première C dans un lycée de banlieue parisienne, la qualité moyenne d’une composition en cours de littérature classique était d’un niveau bien au dessus de ce que je viens de lire.

      Je n’ai absolument rien à te reprocher à titre personnel, il s’agit simplement d’une comparaison que je réalise à l’aide du support offert par ton intervention commentée entre l’espace d’une génération et demie.

      Cordialement.

      P.S. : tu n’es pas responsable du résultat produit par le politique servile et nuisible, mais tes efforts vont dans le bon sens.


  • Pure démagogie, et puis le candidat est un électeur, il ne faut pas le mécontenter ce "client" exigeant . " Il a des droits ", y compris le droit d’avoir 90% de chances d’obtenir le bac .


  • Quoi ? Les français m’étonneront toujours...
    Voilà qu’ils découvrent que le BAC c’est dela m... grâce à l’Education "Nationale".
    Mon épouse, prof d’allemand, aura fait des milliers de corrections des épreuves du BAC et d’année en année, le niveau baissait, au point qu’on se demandait où ça finirait.

    La dernière des corrections (avant la retraite) était une véritable catastrophe, si bien que seuls 1/10 avait la moyenne tout juste. Qu’à cela ne tienne : l’inspecteur les a convoqués tous ces correcteurs, pour leur dire d’ajouter de leur main "+ 2" à chaque copie (même celles qui avaient la moyenne !), si bien que le taux fatidique était atteint pour l’académie, le secteur, les lycées, etc.

    Moralité : ne croyez pas que vous avez pondu des génies, bonnes gens, car vos gamins sont d’une remarquable fenéantise et ils sont très peu doués. Les notes qu’ils obtiennent ne sont que le reflet du laxisme généralisé installé dans la classe enseignante depuis ’68.

    Parfois je regardais les écrits que ma femme corrigeait et j’étais affligé du niveau de français. Le plus herissant était le participe passé à la place de l’infinitif des verbes de la 1e conjugaison (en -er, les plus nombreux). Je lui faisais la remarque que les gamins ne sauraient pas conjuguer en allemand s’ils ne savaient pas placer l’infinitif dans leur propre langue. Cela se confirmait tous les jours : infinitif, je connais pas !

    Certes le français est confus phonétiquement à cet égard, mais les profs devraient trouver une METHODE pour leur enseigner ce que l’un et l’autre veulent dire, de manière à l’écrire correctement. C’est trop demander apparemment.

     

    • "mais les profs devraient trouver une METHODE"
      Il suffit de remplacer le verbe sur lequel on doute entre participe et infinitif par un verbe irrégulier, par exemple prendre ou mettre
      Ca marche à tous les coups, pour peu, comme vous le mentionnez, que l’on maitrise déjà un minimum sa propre langue en effet. J’ai dû apprendre ca dans mes premières années de primaires.
      Me concernant et avec l’âge (et la paresse je dois l’admettre), ce sont les conjugaisons que j’ai tendance à massacrer à l’écrit...


  • C’est comme à "The Voice" :

    "Ta copie, elle m’a fait vibrée, t’as un vrai univers, t’es plus dans l’émotionnel que dans la technique, mais j’ai reçu tellement d’amour et d’émotions quand je t’ai lu que je te veux dans mon équipe en fac de socio-psycho"

     

  • J’ignorais que Le Point donnait dans la médecine légiste. Parler du baccalauréat, c’est faire l’autopsie d’un cadavre.


  • Il y a quelques années, une étude avait tenté de faire le lien entre un prénom donné et la réussite au bac. En gros plus les prénoms étaient issus de la tradition, plus ils décrochaient des mentions...mais évidemment avec un Bac vidé de sa substance, il faut se reporter maintenant sur les bacs scientifiques pour trouver là les fils et filles de...


  • Je peux aussi affirmer avec certitude qu’il en va de même pour certains concours de la fonction publique en ce qui a trait au pouvoir discrétionnaire des Présidents du jury de concours qui, abusant de leurs prérogatives, rectifient (manipulation) à la hausse ou à la baisse les notes écrites au crayon par les examinateurs.

    Le pouvoir souverain du jury de concours appartient de fait au Président du jury qui opère, en fonction des consignes et instructions non-écrites venues d’en haut et des candidats en lice, des modifications de la notation (à la baisse ou à la hausse), dans le but de favoriser les uns ou de nuire à ceux dont la candidature déplait (a été signalée au préalable comme indésirable lors de l’examen poussé des candidatures).

    La sélection du jury de concours se fait concrètement dans le cadre arbitraire et discrétionnaire de la Direction des concours publics qui s’appuie sur la personnalité des fonctionnaires (notes et appréciations figurant sur le dossier et l’avis de l’autorité hiérarchique).

    Les examinateurs ne sont pas tous membre du jury de concours. Ils sont peu nombreux à y être représentés.

    Les meilleurs candidats sont parfois écartés de l’admission pour des motifs de basse politique et, à l’opposé, des médiocres candidats sont récompensés (recasage des fonctionnaires ou titularisation déguisée des contractuels, voire népotisme ou compromission syndicale).

     

    • Je confirme, ils repèrent les dociles et les naïfs et éliminent en douce ceux qui se posent un petit peu trop de questions.
      Si un naïf ou un docile se réveille par la suite, les inspecteurs francs maçons sont là pour le remettre dans le droit chemin, voire pour le pousser à la porte si celui-ci a compris dans quel bourbier il avait précisément mis les pieds.

      Il est important pour le Régime que tout le programme de propagande soit respecté à la lettre, et que les méthodes pédagogiques préconisées arrivent au résultat souhaitée : la destruction des capacités cognitives des élèves.

      Combien de personnes qui furent autrefois de bons élèves sont aujourd’hui devenus incapables de comprendre quoi que ce soit au monde dans lequel ils vivent ?

      C’est une destruction voulue et programmée, où la transmission des vrais savoirs n’a au final que très peu d’importance.
      Je dirais même que plus ces savoirs sont mal transmis, erronés, tronqués, falsifiés ou rendus totalement incompréhensibles, et mieux c’est.


  • Je croyais qu’il ne fallait pas tricher à l’école ? ça s’appelle tricher, non ? ou j’hallucine ?

    - Tromper sur la valeur du diplôme.
    - Atténuer ou dissimuler un défaut et des erreurs, n’est-ce pas aussi tricher ?

    N’est-ce pas de la fraude post-examen en quelque sorte autorisée car l’obligation se dégage « de l’ensemble du texte  ?

    Elle est bonne la madame en explication de texte. Sauf qu’en terme de circulaire ou note de service, tout doit être explicité ou explicite et non subodoré par le correcteur sinon c’est la porte ouverte à du n’importe quoi dont nous ne sommes pas loin ... vu l’indigence de certaines copies.

    Autant jouer à la loterie avec les copies : des paquets avec note 13, des paquets 15, des paquets 8 ! Bravo

    La kapo de service, IPR : la soixantaine fin de carrière, cheveux courts : j’vois l’genre !

    La Haute Administration tient le pouvoir. Elle s’exécute servilement avant qu’elle ne soit elle-même exécutée lors de l’épuration à venir ! Car, il y aura des comptes à rendre et règlements de comptes !

    Parce qu’un jour le sablier du Temps va s’inverser ! L’ampoule du bas remontera vers le haut et l’autre, actuellement en haut contenant les hypocrites et larbins de tous bords, sera en bas.

    L’ennemi est à l’intérieur de la France ! Car qui peut bien avoir donné de telles consignes « en haut » ? C’est pas les terroristes de daech quand même :)

    Il leur faut encore quelque temps sauver les apparences du système éducatif en train de sombrer sciemment. La vitrine doit être nette afin que la carte scolaire des établissements dits « sérieux » au travers de faux-vrais résultats et statistiques, ne laisse deviner l’artificialité de l’enseignement « encore public » pour un certain temps, afin de ne pas trop alarmer la population dont les élèves, trompés sur la marchandise à toutes les étapes de leur scolarité ;

    En sabotant « leurre déséducation antinationale », ils poursuivent d’année en année l’objectif de privatiser complètement l’enseignement devenu un marché comme le sont déjà toutes les boîtes de rattrapage et de révision (style Acadomia, cours particuliers, stages intensifs et sites internet spécialisés, édition scolaire pléthorique etc...) ! C’est leur objectif.

    Et ce , afin que les futures zélites, classe sacerdotale, issues du privé règnent sur toute la Terre à elles seules promise, celle des élus éternellement liés au sérail.

    Génocide culturel à l’oeuvre !

     

    • Quelle est la valeur juridique d’une circulaire en droit administratif ? A cette question, la réponse vous apportera des éléments instructifs précis indiquant la place d’un tel document dans la hiérarchie des normes et sa nature non-réglementaire.

      La circulaire doit se borner à expliciter, à traduire et à éclairer le texte à caractère réglementaire ou législatif à l’adresse des fonctionnaires en charge de pourvoir à son application. Une circulaire ne peut contenir dans le corps du texte des éléments recelant des dispositions ou des prescriptions à caractère impératif.

      De telles circulaires peuvent être attaquées devant la juridiction administrative compétente dans le cadre du recours en excès de pouvoir.

      On comprend la raison pour laquelle le rectorat s’est abstenu d’adopter une procédure disciplinaire contre les examinateurs récalcitrants qui ont décidé de maintenir les notes attribuées aux copies qu’ils ont examinées dans le cadre de leur fonction.

      Toutefois, le rectorat a usé d’un moyen illicite en privant lesdits examinateurs de la reconduction du travail d’examinateur qui leur était habituellement confié année après année.

      Cette sanction dissimulée est attaquable en RPEP car le lien entre leur refus de remonter d’un point l’ensemble des notes des candidats et la non-reconduction d’examinateur est aisément démontrable (causalité adéquate) et qu’il s’agit en l’occurrence d’un détournement de pouvoir (but poursuivi : sanction déguisée)

      Par ailleurs, le rectorat n’a aucun droit de modifier unilatéralement les notes en se fondant sur une règle inexistante selon laquelle la moyenne des copies évaluées ne peut être inférieure à la moyenne académique, et que l’examinateur devait en conséquence s’astreindre à rehausser sa notation.


  • Bravo ! Pour ce bel article. D’E&R !! Car depuis quand dans le fond cette sorte d’imposture ? Nationale pour son éducation .... avec un e minuscule malgré résultats ronflants ??
    Dans les autres ministères aussi ce "combat" pour "la qualité française" ? Qui se voit de plus en plus en gouvernance et en parlement aussi ?
    Heureusement que l’UE fait gaine pour une France de plus en plus à la dérive ! La clique en places nombreuses est elle ainsi depuis fort longtemps mais avec quels combattants et quelles combattantes pour une véritable vérité française ???!? Ce professeur honnête ! Lui ! Et courageux en ce monde très agressif français doit il être protégé et par qui ? Au vu de sa résistance !!
    L’histoire ? Est elle aussi modifiée ainsi c’est à dire à l’avantage d’une caste qui fait belles prestances et situations ?
    La France ?
    Ce bac ? Mais quel sens et surtout quelle valeur ? Réelle ?
    Puis ensuite les Universités avec des profs qui se battent aussi !!
    L’Education Nationale ? Quelle infiltration et par quelles soi disant intelligences ... ?
    Les partis politiques doivent ils aussi s’engager dès le début dans cette rénovation des écoles pour une jeunesse non pas nouvelle mais juste protégée ? Pour commencer ???


  • Les vrais chiffres du BAC ?
    Plus de 60% d’échec en première année de licence (L1) à l’université.
    CQFD.

     

  • y a une bonne vidéo quenellizée du rire jaune
    https://www.youtube.com/watch?v=Lnj...
    une vidz + canalisée mais sur le sujet de l’article
    https://www.youtube.com/watch?v=DCq...


  • 78% de bacheliers par classe d’âge en 2017 ! On comprend qu’il faille d’urgence importer de la main d’œuvre manuelle, on ne peut demander à ces intellectuels de haut niveau, à ces potentiels Prix Nobel… de monter des échafaudages ou d’étendre du goudron sur les trottoirs .

     

  • En tant que "assistant d’éducation" (en vrai : garde chiome afin de limiter la casse), J’ai déjà été affecté à la surveillance d’épreuve du Bac en lycée technologique.

    Les élèves les plus mauvais et totalement incapables d’obtenir le bac étaient regroupés dans une salle, avec des consignes spécifiques pour eux :
    le droit de me poser des questions et de me demander de l’aide, et pour moi : l’obligation de répondre aux questions.
    Et pas vraiment de temps limite.

    Je dois préciser qu’il ne s’agissait pas d’épreuves pour l’obtention du bac mais d’un genre de "diplôme" de remplacement leur permettant de poursuivre le cursus. Un peu comme un brevet des collège pour le cursus professionnel après lycée.

    Les matières concernées étaient : le français, l’histoire-géo, les mathématiques.
    Niveau général des énoncés : 5ème.

    Sans commentaire.


  • J’ai passé le bac 2013 en candidat libre, et la tricherie etait en action.
    À la remise des copies, les entêtes était même pas enlever, en conséquences l’anonymat n’etait pas respecté.
    Et de surcroît à l’épreuve de mathématiques, les formules etait bien dans leurs calculettes , même un élève à parlé de vif voix (aucune reationr de l’examinateur).
    Je n’ai pas eu l’examen,car je n’ai voulais pas casser , le derrière pour avaler des couleuvres.
    Je n’ai pas triché, car je suis honnête.

    Le problème du baccalauréat, c’est le contenu.


  • Il serait pour le coup instructif de relire des copies de l’épreuve de Philo au baccalauréat de juin 1808 (créé le 17 mars 1808) à juin 2018, soit 210 années plus tard) et ce, tous les 10 ans par exemple en s’arrêtant sur juin 1968 !

    De comparer les sujets proposés et le niveau surtout, forcément « croissant » : progrès, modernité, oblige !

    Pour l’anecdote, la première bachelière se nommait Julie Daubié en 1861.

     

    • Juste une question à propos de la première bachelière de France en 1861. Tu veux dire que c’est la première et unique personne de sexe féminin parmi sans doute quelques autres a avoir réussi à obtenir une note égale ou supérieure à la moyenne des épreuves du baccalauréat, si je ne m’abuse !


  • Ce n’est pas mieux dans le monde de l’entreprise, promotion des médiocres et dévalorisation des compétents.
    Un incompétent embauchera et promouvera son semblable. Il sait qu’il ne fera pas l’affaire, sera moins compétitif, fournira un travail de faible qualité, abusera sur les arrêts maladies mais au moins il lui ressemblera et ne lui piquera pas sa place.
    Après on s’étonne de la compétitivité des entreprises allemandes et de la capacité d’innovation des boîtes US.


  • Un jour pour rigoler, il faudra parler de ces mêmes consignes mais concernant les DOM TOM...


  • oui moi aussi , ex-prof d’allemand a l’etranger, en 1989 j’ai souvenace de ces magouilles et injonctions que j’ai refusees du reste...vire de l’ecole sous d’autres pretextes plus idiots les uns que les autres : presque tous les profs etaient Kultur-Marxistes.


  • J’ai eu mon Bac S en 2002 et c’était déjà une vaste blague.
    Dans une zone où les profs était soit pistonnés, soit à la limite de la maison de repos pour "dépression".
    Mon jugement est sûrement biaisé, mais je tire plus de fierté de mon CAP de menuiserie obtenu en un an après avoir végété 6 mois à l’université.

    Le bac fonctionne de la même manière que les contraventions ou les régularisations d’immigrés ( faut dire "exilés" de nos jours, pardon...) : c’est des quotas que les gouvernements se doivent d’honorer pour garantir la fameuse "paix sociale".

    A trainer ici on doit tous être conscient du problème : "du pain et des jeux tout en faisant barrage à la haine et aux lubies des conservateurs et autres réactionnaires"

    Le sang et la sueur !
    Bordel !

    PS : Tonton, il est pour quand le prochain bouquin ?


  • Je suis prof. Lors de la correction des copies, nous avons des consignes paquet de copies par paquet de copies. On nous dit vous, dans votre paquet, baissez votre moyenne (on comprend donc qu’on a corrigé un lycée privé de centre ville) et vous, vous levez de trois points (on comprend qu’on a corrigé l’un des derniers lycés du département, en général d’une banlieue Nord..) Il faut savoir qu’ils nous demandent de corriger les copies partiellement, donc le grand 1 par exemple, puis ils contrôlent les notes ; et si ça leur va, on peut corriger le grand 2. Sinon, dès le début, ça négocie : "Relevez les notes etc..."
    Des fois, on refuse, alors ils vont chercher les points ailleurs. Mais on attend tellement de temps, le temps que leurs chiffres moulinent... Bref, vers 20h00 ; on craque tous, on fait ce qu’ils demandent.
    L’an dernier, au bac français, à des élèves allophone d’un niveau vraiment très bas, un correcteur a mis 20/20. Histoire de ne pas avoir à rejouer la comédie l’année suivante. Mais le souci, c’est que j’ai eu certaines de ces élèves, et qu’elles croyaient vraiment en leur 20. On arrive à des choses pitoyables.

     

  • Parallèlement, depuis une dizaine d’années, des consignes ont été données pour ne plus annoter les copies de façon à ce que les candidats ne puissent accéder au détail de leur note et soient ainsi sans recours en cas d’erreur. Aucun texte en ce sens, les consignes sont orales, au moment de la réunion encadrant la distribution des lots de copies. Les notes peuvent être de fait complètement arbitraires...

    L’examen n’a plus aucun sens, les barèmes ont été systématiquement revus à la baisse et ce depuis plus de vingt-cinq ans au minimum.


  • Plus certains profs sont incompétents (entendez qu’ils n’ont pas le niveau) ; plus les élèves sont mauvais. On est à l’image de ses profs.
    Dans le dernier bulletin trimestriel de mon enfant (classe de première), j’ai corrigé 3 fautes d’orthographe.....et tout au long de la scolarité, depuis des années, j’ai régulièrement corrigé des fautes (orthographe et syntaxe) dans les divers écrits de l’Education Nationale.
    L’année dernière, j’ai appris à une prof de français que "orque" est un mot féminin. Elle devait certainement confondre avec "l’orc" du Seigneur des Anneaux". Je lui ai fait remarquer que si elle voulait absolument un nom masculin, elle avait épaulard à sa disposition.


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