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En Cisjordanie, "on n’a jamais vu une seule résolution appliquée"

Rappel : aucune sanction n’est prévue dans le texte

S’ils se réjouissent de la décision, les Palestiniens demeurent sceptiques sur sa mise en œuvre concrète.

 

« Cette résolution, c’est comme jeter une pierre dans un lac, ça peut paraître dérisoire, mais au bout du compte, ça aura fait bouger l’eau », philosophe Manal Tamimi, l’une des militantes palestiniennes les plus mobilisées contre les colonies israéliennes. Au lendemain de l’adoption par le Conseil de sécurité de l’ONU d’une résolution réclamant l’arrêt de la colonisation, la plupart des Palestiniens partagent la réaction de la diva des manifestations. Si les manchettes des quotidiens sont dithyrambiques (Al-Hayat al-Jadida évoque carrément une expansion de la Palestine), au marché comme au café, les Palestiniens admettent une bonne surprise tout en s’interrogeant sur son réel impact.

L’enjeu de la résolution 2334 est de préserver la solution à deux États, réponse au conflit majoritairement soutenue par la communauté internationale. Ce texte considère que les colonies, et leurs 590 000 habitants, y constituent un obstacle. Il affirme donc qu’aucune modification aux frontières de 1967 ne peut être reconnue. Que les colonies ne sont pas considérées comme des territoires appartenant à l’État hébreu. Présent dans la salle du conseil de l’ONU vendredi, le diplomate palestinien Majed Bamya parle d’une « occasion unique » entre la fin de l’administration de Barack Obama, qui souhaitait faire aboutir la solution à deux États, et les récentes mises en garde internationales s’alarmant du glissement vers la réalité d’un seul État que Bamya décrit comme relevant d’« un nouvel apartheid ».

Ces derniers mois, plusieurs événements ont aussi heurté les partisans d’une solution négociée. La Knesset étudie un projet de loi qui légaliserait les avant-postes – ces colonies illégales même pour les autorités israéliennes. Des figures politiques du pays ont multiplié les déclarations décomplexées, évoquant tantôt une « annexion » de la zone C (les 60 % de la Cisjordanie qui sont sous contrôle israélien), tantôt la mort de la solution à deux États… « Israël impose des faits sur le terrain et maintenant veut rendre sa colonisation irréversible », résume Majed Bamya.

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Vote à l’ONU sur les colonies : Netanyahou convoque l’ambassadeur américain

 

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou a convoqué et rencontré dimanche soir l’ambassadeur américain Daniel Shapiro, deux jours après l’adoption à l’ONU, grâce à l’abstention américaine, d’une résolution défavorable à Israël, a-t-on appris de source officielle.

 

Ce texte voté vendredi exhorte Israël à « cesser immédiatement et complètement toute activité de colonisation en territoire palestinien occupé, dont Jérusalem-Est » et affirme que les colonies « n’ont pas de valeur juridique ».

Pour la première fois depuis 1979, les États-Unis n’ont pas mis leur veto à une résolution du Conseil de sécurité sur la colonisation alors qu’ils soutenaient jusque-là Israël sur ce dossier extrêmement sensible. Leur abstention a permis l’adoption du texte.

Des représentants de 10 des 14 pays membres du Conseil de sécurité ayant voté pour le texte ont également été convoqués dimanche au ministère israélien des Affaires étrangères, a indiqué à l’AFP son porte-parole Emmanuel Nahshon.

Le Venezuela, la Malaisie, le Sénégal et la Nouvelle-Zélande – les quatre pays qui ont présenté la résolution au vote – n’ont pas été convoqués car ils n’ont pas de relations diplomatiques avec Israël ou n’ont pas de représentation dans l’État hébreu.

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