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Gilets jaunes – Colère noire

Note de la rédaction

Article paru dans le numéro 85 de la revue Rébellion en avril 2019.

Évoquer un mouvement encore en cours dans une revue est difficile. L’histoire s’écrit en direct dans les rues et ces quelques lignes seront peut-être périmées quand vous les lirez. Nous donnons donc une analyse à chaud du mouvement des Gilets jaunes, nous pouvons même dire brûlante, car beaucoup de camarades de Rébellion y participent depuis le début. Il est naturel pour nous de nous retrouver dans ce type de mouvement. Faisant partie de ce peuple en colère, nous nous devons d’en être et nous nous retrouvons comme des « poissons dans l’eau » au milieu de cette revendication populaire authentique. Le mouvement des Gilets jaunes est pour nous une étape et la suite ne dépend que de nous.

 

Une surprise qui n’en est pas une…

Alors que la victoire totale d’Emmanuel Macron avait explosé le vieux clivage droite/gauche et instauré un climat de résignation chez ses opposants, l’oligarchie pouvait penser avoir écarté définitivement le risque populiste. Les mesures anti-sociales s’accumulaient sans réelle mobilisation dans la rue. Le gouvernement n’avait plus aucun adversaire de poids dans l’assemblée (le FN/RN et La France insoumise s’enfoncent dans des querelles internes stériles et des plans de campagne électoralistes) ni sur le front social (la CGT qui voulait incarner la résistance syndicale n’arrivait pas à faire décoller sa « convergence des luttes »).

Et la crise des Gilets jaunes est arrivée sans prévenir l’Élysée… Ce n’est alors une surprise que pour les gens qui vivent coupés des réalités des Français. La hausse des prix des carburants a allumé la mèche, mais le feu couve depuis une vingtaine d’années. La France populaire et périphérique souffre de l’abandon et du mépris des élites. Livrées à elles-mêmes, des zones entières du territoire étaient prêtes à s’engager dans ce mouvement sans précédent.

Les têtes pensantes de la Macronie sont coupées du peuple et le parti présidentiel manque des relais de « l’ancien monde » dans les régions : les élus locaux et les ex-RG ne faisant rien remonter à Paris, ils n’ont pas vu venir ce mouvement qui est pour moi le premier d’un genre nouveau. À la différence des Bonnets rouges, il est d’envergure nationale et totalement spontané [1]. Il y a trois aspects spécifiques à ce mouvement : l’autonomie, la communauté et l’unité dans la diversité des origines des acteurs.

Les Gilets jaunes sont la preuve qu’une révolte populaire n’a pas besoin d’être manipulée pour éclater quand les conditions sont réunies. L’utilisation des réseaux sociaux et la stratégie de blocage des flux de circulations (routes, ronds-points, péages, carrefours) et économiques (raffineries, centres commerciaux ou entreprises comme Amazon) prouvent la force d’une intelligence collective de notre peuple. Les Gilets jaunes ne sont pas des « kassos arriérés » mais les véritables forces vives de notre pays. Ils n’ont pas besoin de meneurs ou d’organisations pour connaitre les enjeux et agir, ils sont largement conscients de leurs possibilités. Ils ont surtout raison de se méfier des syndicats et des partis classiques ; les premiers sont terrorisés à l’idée de perdre leurs rôles d’interlocuteurs sociaux avec l’État et les seconds veulent tenter de les récupérer.

La France invisible a pour le coup trouvé un symbole très … visible ! Ce fameux gilet est une obligation de protection routière depuis 10 ans, il doit être dans votre véhicule et vous devez le porter en cas d’urgence. Devant l’étranglement du peuple par les taxes, il devenait urgent de réagir. Sur les réseaux sociaux, le gilet jaune est devenu de manière spontanée le symbole du refus de la hausse des prix des carburants, face à un État qui fait mine de se soucier de notre sécurité en nous imposant ce gilet, comme une mère impose à son enfant de ne pas sortir sans cache-nez.

Un mouvement vivant est naturellement créatif et fait émerger sa propre identité sans avoir besoin de copier de vieux modèles. Le gilet jaune est un symbole rassembleur et unitaire. Il est d’ailleurs en rupture de stocks partout. Mais quand on y regarde de plus près, il est aussi le symbole de la France qui travaille. Sur les chantiers, dans les usines, dans la grande distribution, dans les champs ou les transports, il est partout présent sur les épaules de femmes et d’hommes qui s’échinent au quotidien pour simplement vivre. C’est le nouveau symbole de sa fierté pour la France populaire qui demande de retrouver sa dignité.

La force de ce mouvement c’est surtout son aspect communautaire. Sur les points de blocages, on retrouve des familles entières des grands parents aux arrières-petits-enfants, des bandes copains et des collègues de boulots. Les gilets jaunes, de chantier ou de la grande distribution, sont les marqueurs d’une identité commune de galère, mais aussi de liens affinitaires forts.

Les Gilets jaunes réunissent et mettent en commun, il y a une volonté communautaire et même authentiquement socialiste révolutionnaire en son sein (n’ayons pas peur des mots et redonnons-leur leur sens). On sent une fraternité rarement exprimée de manière collective. C’est aussi pour cela que le mouvement est largement sympathique aux Français qui peuvent tous s’identifier à eux et qui pourraient les rejoindre. Très vite, les acteurs de terrain du mouvement ont compris que c’est en conservant leur autonomie et en développant leur propre stratégie que les Gilets jaunes pouvaient tenir.

 

 

Les « populistes hors les murs » dans la rue !

L’aspect le plus important est surtout que ce mouvement unitaire achève le clivage droite/gauche. C’est le point de rencontre des « populismes hors les murs ». On retrouve sur les piquets des gens qui votent ou ne votent plus, mais qui sont tous sensible à l’injustice de la politique macronnienne. Cette expérience quoi qu’elle devienne, aura permis aux participants de « faire peuple ». Politiquement, on retrouve les électeurs FN/RN et ceux de La France insoumise réunis sur la question sociale (qui ne les divise absolument pas à la différence de celle de l’immigration). Les partis qui tentent de récupérer la chose sont totalement dans l’erreur depuis le début.

On sent d’ailleurs au sein de la direction de La France insoumise comme du Rassemblement national un flottement depuis que le mouvement est devenu insurrectionnel. Ces derniers ne veulent pas être entrainés dans une « aventure » risquée pour leur situation confortable d’opposants parlementaires. Elles savent aussi que la remise en cause du jeu politique que les Gilets jaunes portent risque de leur être fatale.

La France insoumise a été la plus touchée en interne par le mouvement. Malgré l’expérience de la récupération de ce vieux requin de Jean-Luc Mélenchon, il n’est pas parvenu à capter sa dynamique. Pire, les tensions que les débats internes sur la ligne à suivre par rapport à lui ont amené les diverses tendances de ce groupe à s’entretuer. Crypto-fascisme poujadiste ou révolution citoyenne, le mouvement des Gilets jaunes oblige La France insoumise à choisir entre une stratégie populiste ou un ancrage à gauche. L’exclusion de François Cocq, partisan de la souveraineté populaire et nationale, est peut-être un indice sur le choix de Mélenchon. On saluera en tout cas l’action de François Ruffin qui utilise son siège à l’Assemblée nationale comme une tribune pour défendre la France populaire. Avec ses amis, il n’est pas pour rien dans l’évolution de nombre d’Insoumis vers des positions « populistes hors les murs ». Si la « gauchisation » des Gilets jaunes authentiques semble impossible par nature, la « populisation » de certains Insoumis est une des conséquences certaines du mouvement.

En face, les tenants d’une « union des droites » sur les ruines des Républicains et du Lepénisme ont largement été perdants dans l’émergence des Gilets jaunes. Le libéral-conservatisme de la « Buissonerie » ne cadre absolument pas avec leurs revendications. Refusant les taxes mais aussi la destruction des services publics, ils sont dans une autre logique que ces libéraux déguisés en patriotes. Les Gilets jaunes demandent une authentique solidarité nationale et une plus juste répartition des richesses. Le « front du refus » de la France périphérique passe loin des salons bourgeois du 16ème arrondissement.

Au final, le « populisme hors les murs » est l’expression politique qui pourrait permettre de sortir de l’impasse actuelle de la mobilisation. Il transparait dans les débats qui traversent les AG et sur les ronds-points. Quelque chose est en train de naitre de cela. Si dans une dizaine d’années un mix de Jean Lassalle et de Dieudonné devait pénétrer l’Élysée avec François Ruffin comme Premier ministre, on pourra sans doute retracer son parcours depuis la fièvre de cet hiver…

Mais pour l’instant, nous sommes au cœur d’une insurrection populaire qui dure. Par sa structuration souple et directement en prise avec la base, elle a montré sa capacité à se maintenir. On l’a vu avec la rapidité de son adaptation stratégique. Du blocage statique des routes, une large partie des Gilets jaunes prend la direction d’un jeu du chat et de la souris avec les forces de l’ordre dans les centres villes mais aussi autour des raffineries et des centres commerciaux. Ciblant les préfectures, les perceptions des impôts et les péages, ils attaquent l’État dans la collecte de ses revenus. Ils ont une capacité de perdurer dans nombre de régions et d’organiser des convergences avec les agriculteurs ou des grévistes de certaines entreprises locales. Les Gilets jaunes vont devenir un phénomène « rampant » pour plusieurs années.

Reste le problème des mobilisations hebdomadaires dans Paris, les métropoles et les grandes villes de province. Ce mode opératoire a donné lieu à une véritable bataille médiatique et il est le symbole de l’intrusion du peuple chez les gouvernants. Chassées par la transformation urbaine loin de ses espaces, les classes populaires tiennent leur revanche : l’Oligarchie a vu l’émeute sous ses fenêtres.

 

 

Mais l’émeute n’est pas une fin en soi…

La question de la violence est devenue centrale pour les Gilets jaunes. Soyons clairs, la violence du mouvement est légitime, elle est une forme d’autodéfense populaire et vient après des années de mépris pour la « France d’en bas ». Il est certain que l’arrogance du gouvernement a « enragé » bien des Gilets jaunes. Un peuple qui refuse qu’on lui crache dessus et qu’on le traite de haut est descendu dans la rue.

Les spécialistes du maintien de l’ordre ont sous-évalué cette colère. Quand on les matraque et qu’on les gaze, les GJ foncent dans le tas sans réfléchir. Ils ne sont pas les polis conservateurs de la Manif Pour Tous. C’est justement comme cela que Christophe Dettinger est devenu le symbole de la France des Gilets jaunes. Le 5 janvier 2019, le « boxeur de la passerelle Leopold-Sédar-Senghor » est entré dans l’Histoire comme Roland à Roncevaux, Jeanne Hachette sur les murs de Beauvais ou le chevalier Bayard au pont du Garigliano. Il y est entré à la force de ses poings [2].

Cette colère trop longtemps contenue a débordé. Elle a été l’étincelle de l’explosion et rien ne pourra la contenir désormais. Elle est devenue un moteur pour les plus radicaux des Gilets jaunes qui veulent maintenant se venger et défier le gouvernement sur son terrain. La responsabilité historique que portera le gouvernement Macron d’avoir déchainé cette rage est écrasante. S’il risque d’être légitimement emporté par cette tornade, les dégâts aveugles qu’elle provoquera ne sauraient être souhaités. On ne peut pas souhaiter une guerre civile, car elle servirait les intérêts de l’oligarchie.

Autour de cette dynamique émeutière populaire, certains groupes se sont greffés. Si le rôle de « l’ultra-droite » est largement gonflé par les médias qui ressortent les vieux amalgames entre antisémitisme et fièvre jaune, le rôle de la mouvance autonome est plus intéressant à comprendre. Car si elle était totalement absente des débuts du mouvement et lui était étrangère (voir hostile), elle arrive à point-nommé pour se greffer sur lui et jouer un rôle d’agent provocateur.

Nous avions déjà évoqué le nihilisme qui anime cette frange de l’extrême gauche. Son objectif est d’utiliser la situation actuelle pour provoquer une radicalisation des masses. Cela sans se soucier du coût humain qu’implique sa stratégie d’affrontement direct avec les forces de l’ordre comme dans les ZAD. Elle agit en marge du mouvement et tente de se diffuser sans grands succès auprès des Gilets jaunes. Sa vigilance envers les « infiltrations fascistes » résulte certes d’une mentalité policière et d’une obsession idéologique manichéenne, mais surtout elle est l’expression de sa fragilité. Ils sont devenus les derniers mohicans du gauchisme progressiste et savent qu’ils vont disparaître. Cela les rendant encore plus féroces et bêtes.

Mais alors comment expliquer que les Gilets jaunes les tolèrent ? Il faut comprendre une chose, c’est que les GJ sont une addition qui refuse les divisions. Réunissant de façon large des personnes venues d’horizons différents, le mouvement refuse de se définir et d’exclure par principe. Si des tensions existent en son sein, il manifeste une véritable tentative de synthèse. C’est pour cela aussi qu’il se retrouve dans la revendication pour le RIC et la démocratie directe. Cette aspiration si légitime est aussi une de ses faiblesses. Car face à des gens qui veulent manipuler et détourner la mobilisation, il faut s’affirmer ! Surtout que l’État utilise toutes ses techniques de manipulation et de provocation pour le décrédibiliser.

 

 

La démocratie gouverne mal mais se défend bien !

Le régime a-t-il vacillé ? On peut se poser la question. En apparence, oui. Les premiers manifestants, qui étaient majoritairement des « vrais » Gilets jaunes, ont débordé l’appareil policier. Confronté à une véritable guérilla périphérique qui touche l’ensemble du territoire, l’État a traversé une véritable crise. Il a fait alors le compte de ses soutiens et s’est lancé dans la bataille.

À la différence de De Gaulle en Mai 68, Macron ne peut compter sur aucun soutien populaire pour descendre massivement dans la rue l’appuyer. Les maigres troupes de LREM et des « Foulards rouges » se sont ridiculisés dans leur tentative de reprise de la rue. Il ne reste comme unique rempart du régime que les forces de l’ordre. L’ensemble de l’outil répressif est mobilisé pour endiguer la contestation avec une brutalité jamais vue. Nous avions évoqué il y a quelques années déjà l’émergence d’un libéralisme sécuritaire que nous voyons à l’œuvre aujourd’hui. Pour se défendre, l’État a aussi toutes les ressources de l’oligarchie. La parole haineuse est libérée en son sein contre les « salauds de pauvres ». Les médias et les réseaux d’influence travaillent à faire taire la vérité sur la répression et à manipuler l’information. Nul besoin de théorie du complot pour l’expliquer, ceux qui tiennent au maintien du système pour la sauvegarde de leurs intérêts vont tout faire pour maintenir leur domination.

Dans ce contexte l’utilisation de provocateurs et d’infiltrés est largement possible, comme laisser des éléments de l’extrême gauche autonome agir librement pour décrédibiliser le mouvement auprès de l’opinion publique. Parfaits dans le rôle d’idiots utiles, les éléments autonomes comme le sous-prolétariat des cités venus pour le pillage sont facile à manipuler pour l’État qui entretient au sein de ces deux milieux des indicateurs et des agents de renseignements. On a parlé de policiers en civil agissant au sein des Gilets jaunes. Leur rôle était-il de créer des situations explosives en excitant les plus malléables des manifestants néophytes ? De provoquer par la casse la riposte des forces de l’ordre contre les manifestants ? À cette occasion, personne ne reparle de Benalla et de la police parallèle qu’il avait mis en place au service de Macron, il est probable que d’autres aient pris sa suite dans le secteur de la barbouzerie.

Mais cette tentative de créer une tension supplémentaire au sein du peuple français est vouée à échouer si le mouvement arrive à prendre une autre dimension. Il doit le faire avant qu’on ne le piège dans une escalade de violence qui le rendrait stérile.

Désormais les lignes de fractures sont claires au sein de la société française. Le rideau se lève sur une scène nouvelle et terrible, nul ne connait la fin de cet acte mais on la pressent palpitante et surprenante.

Louis Alexandre (rédacteur en chef de Rébellion)

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Notes

[1] La révolte des « bonnets rouges » contre les « portiques » de l’écotaxe du gouvernement Hollande était largement soutenue par le réseau des petits patrons et des élus de l’Ouest de la France et les syndicats agricoles.

[2] Présent, en première ligne lors des différents actes de la mobilisation, il fut révolté par les scènes qu’il verra. Gazage, tabasage en règle, tirs de flashball directs, arrestations musclées … et les médias qui ne parlent jamais des centaines de manifestants blessés. Il a foncé dans le tas et a affronté avec ses poings nus des « robocops » qui barraient sa route. Son geste, il l’assume et l’explique. Ce qui le rend noble et respectable !

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28 Commentaires

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  • #2311352
    Le 31 octobre à 16:53 par Palm Beach Post : "Cult !"
    Gilets jaunes – Colère noire

    C’est le peuple de France
    qui est détruit

    qui se fait marcher dessus

    peuple de France,
    réveille-toi !

    France !
    Français !
    Debout !

     

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  • #2311407
    Le 31 octobre à 18:14 par Il est où le soleil
    Gilets jaunes – Colère noire

    Du très bon !! ,Monsieur Alexandre.

     

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  • #2311557
    Le 31 octobre à 21:33 par Palm Beach Post : "Cult !"
    Gilets jaunes – Colère noire

    les p’tits gars sur la photo,
    ça c’est la France !

    on s’arrêtera jamais d’être français
    Vive la France !

    je suis content de parler cette langue,
    d’être français
    y’a pas de meilleure langue au monde

    on a Brigitte Bardot,
    on a tout ce qu’on veut,

    on a même enterré Chirac,
    on est les meilleurs

    On a Ginette Leclerc
    mais ça, c’est mon choix personnel
    elle est plus belle que toutes les stars d’Hollywood

    Ta gueule !
    Vive la France !

    Vive la France et les Français !
    qui rayonnent dans le monde entier

    Vive la France !
    mon pays

     

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  • #2311713
    Le 1er novembre à 08:05 par Mike
    Gilets jaunes – Colère noire

    C’est sympathique, ce sont des amis qui écrivent dans Rébellion.

    Mais alors pas du tout d’accord sur l’importance à donner au mouvement des Gilets jaunes. Ces gens n’ont aucun moyen de se défendre, donc - à un moment il faut le dire - ils ne comptent pas.
    BHL l’a dit : "il ne faut pas en tenir compte". Et c’est ce qu’ils feront.

    LREM et les partis clones font deux tiers des voix, pendant que beaucoup de GJ et même ER tendent vers le slogan "Elections piège à con" (le même que les black blocks).
    L’idée c’est quoi : rêver du grand soir ou espérer que Macron devienne gentil ?

    Les seuls pays qui redonnent de l’espoir sont ceux où le peuple a fait l’effort de mettre un bulletin dans l’urne. Pour Poutine, pour Salvini. Ils ne sont pas parfaits, mais ils sont un peu mieux.

     

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    • #2311795
      Le 1er novembre à 11:06 par VaeVictis80
      Gilets jaunes – Colère noire

      Je reste persuadé que les gilets jaunes sont une explosion contrôlée.
      Il y a allait effectivement avoir une explosion sociale le pouvoir a préféré la déclencher au moment où cela l’arrangeait le plus.
      Le plan qui a suivi a été parfaitement maîtrisé. L’infiltration gauchiste pile-poil au moment.
      Ce ne sont jamais les peuples qui renversent le cours de l’histoire, mais une minorité structurée, suivant une doctrine solide, parfaitement loyale. Et surtout agissant dans le temps long.

       
    • #2311882
      Le 1er novembre à 12:56 par Heine
      Gilets jaunes – Colère noire

      VaeVictis80 a PARFAITEMENT RAISON ..Ce qui a été appliqué est la technique du déminage , quand on a peut d’une vieille bombe instable et corrodée , pour la dominer on la fait tout simplement exploser dans un environnement controlé ....
      Totalement effarant que les gens ne comprennent toujours pas ce qui s’est passé ....
      Jacqueline mouraud sur twitter a été utilisée comme petite charge de tnt .... L’environnement contrôlé a été les rues de grandes villes bardées de vidéosurveillance , les portables tous triangulés ....

       
    • #2312427
      Le 2 novembre à 08:34 par gitaneblonde
      Gilets jaunes – Colère noire

      Une explosion contrôlée ? mdr , rien ne viens confirmer cette affirmation , rien .
      Encore des trous d’uc de salon , qui sont restés au chaud et qui on tout compris avant tous le monde ... Ils doivent avoir des boules de cristal à la maison .
      Pas la peine de s’échiner contre les FO qui sont acquis au pouvoir , c’est plié d’avance .
      Non ce qu’il faut , c’est une grève générale illimitée et là oui on peut y croire , mais c’est fort improbable ! Car les plus démunis à savoir les retraités , les chômeurs , les étudiants , etc ... seront absents , ceux qui le sont moins aussi .
      La colère s’intensifie , pompiers , sncf , urgences , agriculteurs , profs , policiers et j’en passe ...

       
    • #2312530
      Le 2 novembre à 11:48 par Heine
      Gilets jaunes – Colère noire

      gitaneblonde .
      "trou d’uc de salon" et ba voyons , si même le respect de base envers des gens qui tentent de comprendre est une notion qui t’échappe , tout ce que tu mérites c’est de tester tes capacités stratégiques d’homme des cavernes face a ce que l’état va t’envoyer si il sent que ça va trop loin , des drones militarisés .... Tu leur lancera une pierre de ma part , et a titre d’étude anthropologique je filmerai ce qu’il adviendra de toi la seconde d’après ( j’ai besoin d’un tirage grand format d’art moderne a encadrer pour mon salon de trou d"uc , dans les tons de rouge , jaune , marron , noir , blanc , la photo de tes derniers moments conviendra parfaitement )
      Parce que crois moi , les nasses de flics avec lesquelles ils vous ont défoncé la gueule , c’est juste le 1er rempart , ils en ont 15 autres derriere , armes bactériologiques , armes génétiques , nucléaire tactique , banlieues armées a lâcher en meutes .....
      "Rien ne vient confirmer" , ah bon , c’est toi le genie qui est habilité a confirmer ou infirmer une théorie ?
      Vous n’avez rien vu encore , ils n’ont pas besoin de la bombe nucléaire pour écraser des cafards , juste de les écraser avec un bon coup de botte , c’est exactement ce qu’ils ont fait avec des nasses de policiers .

      La colère est mauvaise conseillère gitaneblonde , spécialement pour les incultes .
      Je ne te laisserais même pas diriger une expedition pour aller porter un panier de linge au lavomatic , même ça tu le foirerais .

       
    • #2312870
      Le 2 novembre à 20:48 par VaeVictis80
      Gilets jaunes – Colère noire

      @Gitaneblonde
      Je ne m’abaisserai pas à répondre à vos invectives.
      Je vous signalerai seulement que votre réponse démontre très précisément la validité de mes propos.
      Je vous conseillerai seulement de lire psychologie des foules.
      Et vous comprendrez que la mécanique de l’histoire ne repose jamais sur les peuples ou les foules, ce qui est la même chose, mais sur une organisation structurée.

       
  • #2311918
    Le 1er novembre à 14:06 par Marc
    Gilets jaunes – Colère noire

    Qui profite de l’argent des gilets jaunes ?
    C’est la seule question qu’ils posaient, dans le fond, et jamais de réponse n’y a été apportée.
    Ces gens là ne peuvent plus faire vivre leur famille correctement alors qu’ils travaillent. Ils paient trop, mais trop pour qui, pour quoi ?
    Personne ne l’a expliqué.
    Alors, c’est simple, ils paient pour faire vivre deux corps étrangers - à la place de leurs propres gosses - dans leur propre pays : l’Occupant (par la dette) et ses immigrés (par les taxes et les impôts)

     

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  • #2312278
    Le 1er novembre à 22:02 par Palm Beach Post : "Cult !"
    Gilets jaunes – Colère noire

    je vais pas faire mon Luchini,
    mais on a la chance de parler français

    y’a pas de plus belle langue, au monde
    tu te rends compte,de la chance qu’on a
    d’être Français ?

    y’a qui, de mieux que nous ?

    les plus grands peintres,
    les plus grands écrivains,
    la meilleure bouffe

    personne ne rivalise avec la France

    Vive la France !

     

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  • #2312395
    Le 2 novembre à 04:35 par chockjo
    Gilets jaunes – Colère noire

    Les gilets jaunes sont des braves gens. Sauf que le mouvement lui manque la dimension spirituel.
    le libéralisme c’est le satanisme et l’élite son les fils du diable (il ne faut plus avoir peur des mots)
    Si les gilets jaune arrive a rassembler tout les croyant monothéistes et ceux qui sont pour la vie dans le contexte du RIC je peu vous dire que nous avons gagner grâce a DIEU.
    La seul option de la république est de faire en sorte que les musulmans et chrétiens ne s’allie pas.(crée la guerre civil que Eric zemmour veut tant, sois disant pour la France)

     

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  • #2317800
    Le 9 novembre à 12:35 par liz
    Gilets jaunes – Colère noire

    Il y a des gens ici qui critiquent les GJ, mais eux ils proposent quoi ???? ils proposent quoi pour libérer notre pays, nous libérer, hein ???? comme disent certains GJ quitte à mourir, mieux mourir en combattant que vivre en esclave !!!!! et pour l’instant vous êtes tous des esclaves qui de toute façon sont programmés par vos maîtres à l’abattoir comme du bétail ce qu’ils considèrent que vous êtes.... !

     

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  • #2318347
    Le 9 novembre à 23:55 par Mr Th.
    Gilets jaunes – Colère noire

    Le jaune la couleur de l’affirmation du pouvoir personnel venant des tripes.

    Après tant d’années de violations, d’humiliations ,de limitations, de mensonges, pas étonnant que le peuple essaye de se réapproprier son propre pouvoir créateur volé par les professionnelles de la manipulation ,de la limitation ,de la débilisation mentales sous couvert de bons sentiments jurdico pantoufle.

    Leur arrogance et leur méprit de notre culture n’a fait qu’ amplifier ces derniers temps.
    Leur problème notre problème quand ces pseudos sages mais vrai fous ,sont fort avec les faibles et faibles et soumis avec les forts qui cancérisent notre monde.

    Quand à leur paroles trompeuses blindés de promesses elles reflètent leur complexe de supèriorité qui les rendent insupportablement inquisiteurs.
    Leur mathématique mortifère impose dans les esprits la possession par l’égo et le silence sur les vrais dossiers.
    Mais ne nous y trompons pas ,ce qui ne s’exprime s’imprime.
    Leur possession sans aucune limites les possédera.
    A poil je suis venu et repartirai de même.
    Et tous ces bonimenteurs acharnés de confiscations des richesses me promettant monts et merveilles n’ont qu’une seul destination pour leur frères et soeurs l’enfer. NLSO

     

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  • #2319072
    Le 11 novembre à 04:40 par xenih
    Gilets jaunes – Colère noire

    Rendez a césar ce qui est a césar.

    De mon point de vue local les gilet jaune, sont la continuité de la mobilisation électorale des fillonistes outré par la fraude, déterminés par les excellent résultat locaux, il ne se sont "pas arrête" a la publication des faux résultat, ils sont resté en campagne et ont organisé le 17/11. Les photographie des premiers jours du mouvement, montre également quelques militant UPR et DLF. De la droite partisane.

    L’étincelle "spontanée", a eu lieu dans ces cercles la. Elle a été transformée par eux, raffiné en un projet de "panthéon populiste", une hydre antisyndicale et antipartisane décentralisée (et non anarchique) et bien sur, populiste. Avec plusieurs tête capable de prendre section par section les "abstentionnistes", et de les politiser : La FEC.

    Allons plus loin. Pour moi ca n’a rien de spontanée, ca a été lancé par la droite partisane, d’une maniéré complètement consciente et organisée. Les avocats qui vont bien ont été placé derrières les petit leaders indispensables. On as de l’occulte dans notre camp, qui les as protégé du traitement standard des manifestant de base, as activé la CPI et la CEDH pour les défendre.

    Le plan qui filtre par ci par la est cohérent. Bribe par bribe, on suit bel et bien collectivement, une stratégie martin/malcom gandhi/Jinnah, franchisant les jalons de l’histoire un peu plus vite. Ils n’avais pas internet a l’époque. On est sur un plan disponible dans les livres, que l’on peut reconnaître et adopter, sans avoir besoin qu’on nous le dise, qu’on nous l’explique.

    Le mouvement des gilet jaune as pleins de mot doux si vous le voulez, il est populaire, il est sincère, il est juste, bienveillant toussa toussa, c’est de la propagande, de l’auto-promotion ou conviction ok. Mais il n’est pas spontanée. Il a été imaginé par quelques uns et amplifié, mis en oeuvre avec des moyens partisans, jusqu’à prendre une ampleur "incontrôlable".

    Bravo a eux.

     

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