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Les Gilets jaunes sont-ils en train de cimenter le Rassemblement national et La France insoumise par le bas ?

Entretien avec Louis Alexandre, rédacteur en chef de Rébellion pour le site Infos-Toulouse.

 

Le mouvement des Gilets jaunes est-il une surprise pour vous ?

Louis Alexandre : Ce n’est une surprise que pour les gens qui vivent coupés des réalités des Français. La hausse des prix des carburants a allumé la mèche, mais le feu couve depuis une vingtaine d’années. La France populaire et périphérique souffre de l’abandon et du mépris des élites. Livrées à elles-même, des zones entière du territoire étaient prêtes à s’engager dans ce mouvement sans précédents.

Les têtes pensantes de la Macronie sont coupées du peuple et le parti présidentiel manque des relais de « l’ancien monde » dans les régions : les élus locaux et les ex-RG ne faisant rien remonter à Paris, ils n’ont pas vu venir ce mouvement qui est pour moi le premier d’un genre nouveau.

 

Quelle est l’originalité du mouvement ?

À la différence des Bonnets rouges, il est d’envergure nationale et totalement spontané [1]. Je vois trois aspects spécifiques à ce mouvement : l’autonomie, la communauté et l’unité dans la diversité des origines des acteurs.

Les Gilets jaunes sont la preuve qu’une révolte populaire n’a pas besoin d’être manipulée pour éclater quand les conditions sont réunies. L’utilisation des réseaux sociaux et la stratégie de blocage des flux de circulations (routes, nœuds de communication) et économiques (raffineries, centres commerciaux) prouvent la force d’une intelligence collective de notre peuple. Les Gilets jaunes ne sont pas des « cassos’ arriérés » mais les véritables forces vives de notre pays. Ils n’ont pas besoin de meneurs ou d’organisations pour connaître les enjeux et agir, ils sont largement conscients de leur possibilités. Ils ont surtout raison de se méfier des syndicats et des partis classiques, les premiers sont terrorisés à l’idée de perdre leurs rôle d’interlocuteurs sociaux avec l’État et les seconds veulent tenter de les récupérer. C’est en conservant leur autonomie et en développant leur propre stratégie que les Gilets jaunes peuvent gagner.

La force de ce mouvement c’est aussi son aspect communautaire. Sur les points de blocages, on retrouve des familles entières des grands-parents aux arrières petits-enfants, des bandes de copains et des collègues de boulots. Les Gilets jaunes, de chantier ou de la grande distribution, sont les marqueurs d’une identité commune de galère, mais aussi de liens affinitaires forts. On sent une fraternité rarement exprimée de manière collective. C’est aussi pour cela que le mouvement est largement sympathique aux Français qui peuvent tous s’identifier à eux et qui pourraient demain les rejoindre.

L’aspect le plus important est surtout que ce mouvement unitaire achève le clivage droite/gauche. C’est le point de rencontre des « populismes hors les murs ». On retrouve sur les piquets des gens qui votent ou ne votent plus, mais qui sont tous sensibles à l’injustice de la politique macronienne. Cette expérience quoi qu’elle devienne, aura permis aux participants de « faire peuple ». Politiquement, on retrouve les électeurs FN/RN et ceux de La France insoumise réunis sur la question sociale (qui ne les divisent absolument pas à la différence de celle de l’immigration). Les partis qui tentent de récupérer la chose sont totalement hors-jeu comme les forces contestataires de l’extrême gauche (qui ne se retrouve pas dans les revendications populaires). Si dans une dizaine d’années un mix de Jean Lasalle et de Dieudonné devait pénétrer l’Élysée avec Francois Ruffin comme Premier ministre, on pourra sans doute retracer son parcours depuis ce mouvement…

 

 

Le mouvement va perdurer selon vous ?

Par sa structuration souple et directement en prise avec la base, il a la capacité à se maintenir. On l’a vu avec la rapidité de son adaptation stratégique. Du blocage statique des routes, une large partie des Gilets jaunes prend la direction d’un jeu de chasse à la souris avec les forces de l’ordre autour des raffineries et des centres commerciaux. Ciblant les préfectures, les perceptions des impôts et les péages, ils attaquent l’État dans la collecte de ses revenus.

Nous verrons ce week-end l’ampleur de la mobilisation, mais ils ont une capacité de perdurer dans nombre de régions et d’organiser des convergences avec les agriculteurs ou des grévistes de certaines entreprises locales.

La véritable question est de savoir la forme de réponse que va formuler le gouvernement. Une répression dure conduirait à une résistance forte dans la population. Laisser pourrir la situation est aussi risqué, le mouvement prenant de l’assurance et pouvant vite déborder de son cadre. L’utilisation de provocateurs et d’infiltrés est largement possible, comme laisser des éléments de l’extrême gauche autonome agir librement pour décrédibiliser le mouvement auprès de l’opinion.

Emmanuel Macron est perdant de toute manière dans cette situation. S’il cède sa crédibilité s’effondre et s’il passe en force on risque de vite plonger dans une vraie crise sociale.

 

Quelle est la position de Rébellion sur la suite du mouvement ?

Nous appelons clairement à rejoindre le mouvement et à le soutenir de toutes les manières possibles. J’ai trop souvent entendu dire que les Français étaient passifs, résignés et lâches dans les milieux radicaux « politisés ». Ce mépris arrogant est la marque d’une mouvance qui devrait agir plutôt que parler dans le vent. Les Gilets jaunes sont la preuve que l’esprit de révolte est toujours vivant dans le cœur de notre peuple.

 

***

Les Gilets jaunes sont-ils en train de cimenter
le Rassemblement national et La France insoumise par le bas ?

 

Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon se partagent en partie la paternité des Gilets jaunes, ou du moins soutiennent le mouvement, un mouvement qui se porte naturellement contre la politique libérale de paupérisation d’Emmanuel Macron.

 

Marine Le Pen surfe sur le mouvement mais ne le récupère pas. Interrogée par un parterre de propagandistes du pouvoir libéral, elle a un discours qu’on retrouve à quelques détails près dans la bouche de Mélenchon. Voici ce qu’elle répond à Christophe Jakubyszyn sur le « succès » des Gilets jaunes :

« Non il n’a pas été organisé par les politiques mais nos élus, nos sympathisants, nos électeurs ont participé évidemment à cette manifestation, à ces manifestations très nombreuses. »

 

Maintenant, passons à Mélenchon, qui analyse dans sa 77e chronique le même succès populaire de la fronde anti-Macron :

« Nous parlons d’une lutte populaire... Le peuple comme acteur de cette histoire... Le peuple ce sont les Gilets jaunes... Ce mouvement a un enracinement très profond... on est en pleine discussion budgétaire, le budget de l’État il est en discussion, il est en train de faire ces navettes entre l’Assemblée nationale et le Sénat. Donc on est dans un moment de combinaison entre la démocratie sociale – les gens qui manifestent – et la démocratie parlementaire – les gens qui prennent une décision au nom du peuple –, donc c’est un mouvement qui est parfaitement légitime ! Et la conciliation entre démocratie parlementaire et démocratie sociale c’est en ce moment qu’elle se joue. Si la réponse devait être de la part de la majorité parlementaire c’est-à-dire La République en marche de toute façon on reste droits dans nos bottes, il va y avoir un divorce. Il est là, il est en train de se construire, il est en train de s’organiser et c’est la démocratie parlementaire qui va reculer. »

On en arrive au point crucial qui confirme notre hypothèse : la promiscuité entre LFi et RN dans la foule des Gilets jaunes semble gêner Mélenchon, et il le dit à sa façon. Pourtant, il ne veut pas d’un clash qui ruinerait le mouvement, qui est évidemment plus général qu’une association incongrue entre LFi et RN :

« Moi je suis très heureux sans que personne d’entre nous ait voulu ou cherché à prendre la parole à la place des Gilets jaunes, faut bien comprendre pourquoi on fait comme ça. C’est qu’on pense que les conditions de la force et de l’enracinement du mouvement c’est qu’il ne soit pas pris en charge par une force politique. Autrement dit, ce qu’on avait dit sur le Front national, ils essayent de s’incruster là-dedans pour donner le sentiment que ils le dirigent... Mais le même raisonnement vaut pour les insoumis. Les Insoumis y en a partout, dans pratiquement tous les barrages y a des gens qui ont voté Insoumis, qui sont Insoumis, qui parlent avec la langue des Insoumis parce que j’arrive à la reconnaître maintenant quand j’entends les reportages... »

Mélenchon donne alors les consignes à ses troupes :

« Soyez présents dans le mouvement, aidez-le de toutes les façons possibles... et respectez-en l’ouverture absolue de tous ceux qui sont là, ne faites pas le tri »

 

À la base, il semble bien que des militants ou sympathisants RN et LFi se mélangent sans le savoir ou en le sachant mais en bonne entente dans un objectif commun. Les Gilets jaunes seraient donc en train de cimenter une espèce d’union nationale contre la trahison des élites, alors que les états-majors de ces deux partis d’opposition, l’un national l’autre social, sont théoriquement en frontal.

Allons-nous vers une position à l’italienne, un comité de salut public qui passe sur les dissensions entre le camp national et le camp social, les deux parties devenant plus intéressées par la sauvegarde du pays que par leur propre structure ?

 

 

C’est comme ça que la France s’est faite, on le rappelle, quand le roi a réussi à convaincre les seigneurs régionaux de faire partie d’un ensemble plus grand, au lieu de se faire la guerre, ce qui profitait à l’Anglais.

On peut partir de Clovis en 496 mais plus sûrement de Saint Louis (ou Louis IX) au XIIIe siècle. Et dire, avec un peu d’ironie, que c’est l’Angleterre, avec son désir d’extension territoriale, qui a fait la France !

Aujourd’hui, c’est le libéralisme des européistes et des mondialistes à la tête de notre pays qui est en train de redonner vigueur à notre nationalisme de combat, celui de la France éternelle, ni de droite ni de gauche mais d’en bas.

– La Rédaction d’E&R –

Notes

[1] La révolte des « bonnets rouges » contre les « portiques » de l’écotaxe du gouvernement Hollande était largement soutenue par le réseau des petits patrons et des élus de l’Ouest de la France et les syndicats agricoles.

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  • La résilience nationale à son niveau quotidiennement sur long terme voir mode de vie !
    est plus intelligent impactant.
    Gilles lartigot préconise ceci ;)

     

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  • Le peuple, avec son bon sens et son humilité naturels, fait union. Ce que les dirigeants politiques et leaders d’opinion ont bien du mal à faire. Chacun, pour survivre ou par narcissisme, critiquant sans cesse les boutiques concurrentes. Ce qui au final fait le jeu du pouvoir.

     

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  • Au risque de déplaire, l’opération "Gilets Jaunes" n’est qu’une (fausse) révolution colorée sous contrôle du système politico-médiatique. Talleyrand avait une formule qui s’applique parfaitement ici : "Agiter le peuple avant de s’en servir" ! On est dans la phase d’agitation, on devrait en savoir plus sur les motivations du pouvoir dans les semaines qui viennent.

     

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    • #2086594

      J’ai lu quelque part que cette révolution colorée (appelons-la "fluo") occupe l’espace médiatique pour masquer une menace effarante : la signature en décembre par les présidents du monde à l’ONU d’un prétendu "pacte" entre les "nations". Il s’agit d’envahir massivement l’Europe (le reste du monde ne se laissant pas faire) de migrants. De remettre les souverainetés nationales et le contrôle des frontières aux mains de l’ONU. De ne disposer d’aucun texte de loi, d’aucune police s’opposant à l’installation sans vergogne en France d’envahisseurs parasitaires et de criminels indélogeables. De devenir la cible des diktats de bureaucrates étrangers s’appuyant sur la "légalité" de la tyrannie, puisqu’elle a été signée ! Même coup que le traité de Lisbonne.
      C’est gravissime, et pas grand monde n’en parle.
      On peut refuser de signer. Les présidents hongrois, autrichien, polonais, italien, bulgare, tchèque, usaméricain l’ont décidé.
      Si la France par Macron signe cet arrêt de mort, il n’y a aucune raison qu’elle ne donne pas aussi sa force de défense nucléaire.
      https://lesobservateurs.ch/2018/11/...
      https://www.polemia.com/resistances...

       
    • Je suis du même avis. C’est grâce aux médias si il y a une telle mobilisation, ça doit forcement être voulu - ou il faut qu’on m’explique...

       
  • Tout cela est une clownerie.
    Les français sont faibles.Physiquement et/ou mentalement.Si ce sont des ouvriers ils sont intelligents travailleurs mais n’ont pas l’intelligence adéquate pour appréhender la complexité politique.Si ce sont des employés de bureau,ils ont le cerveau formaté,limité,et ils sont faibles physiquement donc laches.
    Ils n’ont plus du tout la virilité mentale et physique pour faire la révolution.Par ailleurs ils doivent travailler de plus en plus en gagnant de moins en moins.Regarder ce qui s’est passé en grèce.La rébellion a été matée sans aucun problème.Les têtes pensantes ont été coupées,les gens n’allaient plus travailler et n’avaient plus d’argent,ils ont acheté l’opposition tsipras est désormais un employé de banque comme un autre.

    Par ailleurs les elections sont truquées.Même si Mélenchon et lepen accédaient au pouvoir ils serviraient l’oligarchie.Cela a déjà été dit Mille fois,melenchon est un acteur franc maçon.Marine Lepen une sioniste pro lgbt.Vous savez tout cela,mais votre faiblesse vous fait tout oublier quand un espoir nait car vous n’en avez plus aucun.

     

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  • Les gilets jaunes dans leur majorité, ce sont des gens qui ont voté pour Macron pour faire barrage au fascisme (ceux qu’on entend scander "pas d’fachos chez nous"), ou vote blanc parce qu’ils n’avaient pas tellement de préférence, mais au final leur vote a quand même permis l’élection du favori.

    Maintenant que leur poulain a été élu, ils défilent avec du "Macron démission"... Parce que Macron applique son programme sur les taxes de carburant, et que ça les touche de plein fouet au porte-monnaie (fallait y penser avant les amis ! idem pour les retraités et la hausse de la CSG : lisez, renseignez-vous AVANT).

    Offrez à tous un 14ème mois de salaire et ils refermeront les yeux et en 2022, ils iront redonner leur voix aux mêmes... Le réveil n’est pas pour tout de suite.

     

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  • Ha... vous êtes jolis avec vos citations de Pierre,Paul Jacques,
    mais en attendant les gilets fluos gênent beaucoup plus le pouvoir en place que les discutions de salon derrière un écran.
    Il y en a qui eux se bougent au moins,et si par malheur,ce mouvement ne portaient pas les fruits escomptés,on pourra au moins dire ’’ on a essayé".

     

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    • #2086918
      Le 23 novembre à 19:42 par sylvie une française
      Les Gilets jaunes sont-ils en train de cimenter le Rassemblement national (...)

      Je suis tout à fait d’accord avec vous.
      Les personnes qui sont dans la rue ont du courage et de la détermination.
      J’attends la réaction de Macron, ce mouvement doit tout de même le déranger surtout qu’il perdure et pourrait prendre de l’ampleur.

       
    • Ma bonne dame, si vous pensez que le vrai pouvoir est incarné par Macron, vous vous mettez le doigt dans l’oeil jusqu’au coude.

      Allez je vais aller dans votre sens pour mieux vous faire comprendre l’absurdité de vos espérances.
      Je pense POSSIBLE (pas probable), que la situation se tende dans les prochains mois jusqu’à un sacrifice de la personne de Macron qui n’arrange plus personne.

      Mais mon Dieu, si vous pensez que cet évènement hypothétique sera une victoire du bas peuple sur les oligarques, vous rêvez sous acide à trente mille lieues du sol.
      Voilà AU MIEUX ce que permettra le mouvement des gilets jaunes :
      Evincer un président qui n’arrange plus personne, haï par la base, et arrivé à date d’expiration pour les vrais Maîtres de la politique mondiale.
      Et croyez moi, les vrais décideurs, eux, ne craignent ni ne craindront jamais rien des gilets bleus, verts, ou jaunes.

      Tout ceci est une mascarade, un soubresaut d’un peuple en train de mourir, peut-être un dernier bouquet final avant qu’il se résigne à comprendre, définitivement, que la partie a été perdue par le peuple depuis longtemps.

      On ne peut pas donner les pleins pouvoirs aux loups pendant 2 siècles, élection après élection, décision après décision, et se réveiller quand il s’est mis à table, qu’il a fini les derniers préparatifs pour nous dévorer tout crû et croire qu’on va pouvoir miraculeusement inverser la tendance.

      Pour 1 gilet jaune, il y a 5 gros veaux qui sont allé acheter des écran plasma à la FNAC et UBALDI en profitant du black friday, et deux nanas qui ont défilé au nom des violences sexistes.
      Je vous le dis, si au mieux vous obtenez la tête de Macron, ce sera parce que ses maîtres l’auront sacrifié et se seront servi de la base pour leurs desseins, pas parce que le mouvement a eu une quelconque autonomie devant l’Histoire.

      J’espère ne pas vous déprimer, mais il faut que les Véirtés soient dites.

       
  • Pour les éternels sceptiques :
    - Les chiffres de la mobiilisation : les chiffres officiels font état de 280 000 gilets jaunes et comme tout bon comptage fait par le ministère de l’intérieur (et ses officines et relais), il faut multiplié environ par 2.
    - Les merdias relais les manifestations : ben oui, 500 000 manifestants dans toute la France, ça ne passe pas inaperçu ; le relais médiatique se fait mais souvent pour dénigrer les manifestants (violences, racisme, toutes les bonnes vieilles recettes de décrédibilisation).
    - Sur la vacuité du mouvement : qu’avez-vous à proposer de plus efficient ?
    - Sur le mot d’ordre : la réduction des revendications à la seule baisse du carburant est un moyen utilisé par la classe médiatico-politique (dans l’ordre) afin de ridiculiser les manifestants ; quand on discute avec les gilets-jaunes, cela va bien u-delà du pognon...
    A votre service les tiédasses...

     

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  • un gilet jaune à chaque fenêtre de France !

     

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  • LE POPULISME, loin d’être une tunique d’infamie, le populisme c’est la raison du peuple, face à l’ubris (démesure) perte du sens, du logos et du bien commun, la mondialisation (prolétarisation du monde).
    Perte du sens de l’Etre social (de la communauté) que le peuple doit à nouveau retrouver sous peine de devenir une monade errante, privée de sa naturalité et de son appartenance à la communauté des hommes.

     

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  • En Italie, ça a donné le Mouvement 5 Étoiles.

     

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