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Jean-Pierre Bacri (1951-2021), ou comment réussir en faisant la gueule

Jean-Pierre Bacri fut un comédien français assez populaire grâce à une technique assez simple : il incarnait toujours le même personnage, dans des films relativement identiques, le bougon un peu chiant mais sympa au fond.

 

Creusant ainsi son sillon, il a pu jouer dans des comédies de gauche qui ont ravi le jury des César et sa compagne Agnès Jaoui, qui fait régulièrement l’objet d’articles extrêmement dithyrambiques dans la presse socialo-sioniste, qui n’oublie jamais de rappeler toutes les tentacules à son arc : comédienne, scénariste, réalisatrice, moraliste, chanteuse, chialeuse, vaniteuse.

« Tout cela a été central dans la construction de mon propre univers mental. En attendant d’autres maîtres : monsieur Jacob, mon prof de littérature au lycée Henri-IV, passionné et vibrant ; ma prof de piano, Sylvie Decrept, avec qui j’ai appris le travail, parce qu’on ne peut pas tricher avec un instrument de musique. Mon prof de théâtre, Francis Huster, ce vrai généreux. Ma prof de chant, Bernadette Val, si essentielle, si exigeante. Et puis… Je ne serais pas arrivée là, bien sûr, si je n’avais pas rencontré Jean-Pierre Bacri. » (Le Monde)

Rappel des faits

Jean-Pierre est un juif pied-noir d’Algérie monté en France en 1962 sous la pression du FLN. Il se fait connaître dans Le Grand Bleu, pardon, Le Grand Pardon en 1982, le film d’Alexandre Arcady.
L’œuvre, qui met en images l’association des gentils juifs et des gentils Arabes (pris à tort pour les méchants) contre les vilains Français (le Français raciste s’appelle d’ailleurs Villars, ça s’invente pas) un peu pédés, rencontre un franc succès populaire dans la France miterrandienne.

 

 

Jean-Pierre y incarne un second rôle de joueur de poker flambeur, Jacky Azoulay. C’est d’ailleurs le poker qui l’a mené à la comédie, puisque Jean-Pierre, dans la vraie vie, a perdu un jour une grosse somme et a dû bosser dans une banque pour se refaire. Mais le démon du jeu étant plus fort, il abandonne la banque pour le jeu, mais le jeu sur les planches ou devant la caméra. Voilà pour l’anecdote principale.

 

 

Il a fondu une grande partie de sa carrière dans celle d’Agnès Jaoui, qui jouait elle aussi toujours le même rôle, celui de la vaniteuse supérieure : gauchiste trentenaire éternelle, super intelligente, super blasée, comme dans Cuisines et dépendances ou Un air de famille. Nous avons revu ce dernier pour les besoins de notre enquête.

 

Cinéma et mort

Pourquoi vouloir revoir Un air de famille juste après l’annonce de la mort de Jean-Pierre à 69 ans, le 18 janvier 2021 ?
Pourquoi écouter du Motörhead le jour de la mort de Lemmy ?
Ces questions, elles sont vite répondues.

 

 

Quand on perd un être cher (la moindre entrée coûte dix euros au cinéma communautaire du CNC), un être qui nous est cher, qu’on aime bien, on a envie de le faire revivre. C’est une façon de ne pas accepter sa mort, de truander la Mort.

La Mort, c’est la dame en noir qui nous emporte un jour – celui qu’elle a choisi – et nos récriminations et pleurnicheries n’y peuvent rien. C’est le prix de la vie, qui peut être merveilleuse. Le problème, c’est quand on a une vie de merde et qu’on meurt quand même. Mais là, on peut dire que c’est un soulagement.

Rappelons à toutes fins utiles que si on peut truander la Mort un temps, on ne peut pas la truander toujours.

 

 

On a donc revu Un air de famille, le film socialo-sioniste où Bacri joue un tenancier de bistrot. Si l’avion qui emmène en 2022 la paire Véran-Castex à Tel-Aviv se crashe, on ne va pas se repasser leurs discours en boucle. On ne les aime pas tellement, donc on s’en foutra. Certains, parmi les plus radicaux, diront « ouf, bien fait pour leur gueule ». Nous on n’est pas comme ça : même chez Véran, il y a un petit cœur qui bat.

Marc-Olivier Fogiel était pénible, mais le titre de son émission était bien trouvé : On ne peut pas plaire à tout le monde. C’est la vérité, il faut accepter d’avoir des adversaires, et d’être soi-même un adversaire, parfois.

 

 

Quelques uns font pleurer les foules quand ils meurent, d’autres crèvent tout seuls ou sous les applaudissements. C’est triste mais tout a une explication. Ça peut paraître injuste de prime abord mais on a toute la vie pour tisser des relations, et si on se retrouve seul dans son corbillard, c’est qu’il y a eu un problème, ou alors qu’on l’a voulu, qu’on n’aimait pas les autres, ou qu’on n’était pas très aimable, des trucs comme ça.

Les stars sont aimées de beaucoup de gens mais ça ne les empêche pas de se sentir seules, ou de flipper quand elles se retrouvent seules, ou vieilles. Beaucoup se suicident, par exemple. On peut d’ailleurs se poser la question si c’est pas pour se la péter encore plus post mortem, vu leur ego.

 

 

On va pas se mentir, c’est pour tout le monde pareil : quand on perd un être cher, on est mal ; quand on perd un être pas cher ou un inconnu, on s’en fout ; quand on perd un ennemi, on s’en réjouit. La mort (des autres) est donc un sentiment très relatif. Nous avons trouvé des exemples célèbres pour illustrer notre thèse.

Johnson s’est félicité du meurtre de JFK, il a ensuite ouvert grand les portes à Israël dans le pouvoir américain, puis a entraîné son pays dans la guerre du Viêt Nam, assassiné deux millions de Vietnamiens, sacrifié 60 000 jeunes Américains (moyenne d’âge 19 ans), sans oublier les 150 000 vétérans abandonnés qui se sont suicidés une fois rentrés au pays, détruits à l’héroïne et à l’agent orange. Une belle victoire pour ce salopard dont personne ne va fleurir la tombe.

 

 

Le monde entier – moins Ben Gourion – a pleuré la mort de JFK. Tout le monde a craché sur la tombe de Johnson, personne ne regrette cette ordure. Chez nous, pas grand-monde ne pleurera la mort de Castex et Véran, qui ne font que menacer les Français du matin au soir sous prétexte de les protéger d’une pandémie tellement mortelle qu’elle ne bat pas une mauvaise grippe saisonnière, même augmentée en laboratoire pour les besoins du Nouvel Ordre mondial qui compte sur le Great Reset pour son avènement.

 

Information de dernière minute qui remet tout en question !

On était prêts à pleurer Bacri comme toute la presse qui donne l’impression d’avoir perdu de Gaulle quand soudain, on tombe sur le site pour débiles Konbini qui révèle que Jean-Pierre « était très engagé » :

Frappé par la déception de Michel Rocard lors de la défaite des socialistes en 1978, Jean-Pierre Bacri s’intéresse à la politique et s’engage dans diverses causes. Depuis son ancrage à gauche, il s’est notamment illustré en grand défenseur des intermittents du spectacle en 2004, à Cannes après que sa compagne Agnès Jaoui a interpellé le ministre de la Culture d’alors en réclamant une révision du régime d’assurance chômage pour les artistes lors de son discours aux César la même année.

Soutenir les intermittents du spectacle, c’est un peu démago mais ça va encore. La suite est beaucoup plus grave :

Un an plus tard, il décide de parrainer le collectif Devoirs de mémoires, une association qui œuvre contre le racisme et la discrimination raciale et pour la préservation de l’histoire durant les périodes d’esclavage et de la colonisation française. En 2014, il est également devenu membre du comité de soutien à la candidature d’Anne Hidalgo à la mairie de Paris.

Oh merde ! Bon, on va pas refaire le papier, disons qu’on va séparer l’œuvre de l’homme, hein. D’ailleurs, c’est ce que fait aussi la Mort : elle retire l’homme et laisse l’œuvre. Elle touche pas à l’œuvre.

 

Bonus : L’œuvre d’Agnès Jaoui

Que signifie « être sûre de son existence » ?

C’est une sorte d’obsession. Et c’est pour cela que j’ai très tôt commencé à écrire. D’ailleurs, je ne serais pas là si je n’avais pas lu Le Journal d’Anne Frank à 11 ans. Le choc ressenti à cette lecture a fait écho à un drame vécu des années plus tôt pendant que je visitais avec mes parents la maison de Jean-Jacques Rousseau. J’avais 4 ou 5 ans, j’étais tout excitée, et j’ai demandé : « Quand est-ce qu’on verra Jean-Jacques Rousseau ? » Mon père a dit : « Ah, ce ne sera pas possible parce qu’il est mort. » Eh bien j’ai pleuré pendant six heures. C’était un chagrin fou, je ne pouvais plus m’arrêter.

[...]

Quel est le lien avec Anne Frank ?

J’y arrive. À 11 ans, j’ai visité sa maison, dévoré son journal, pleuré en apprenant le sort horrible de sa famille. Je me suis totalement identifiée à elle. Elle m’apparaissait si vivante à travers ses lignes ! Et tout le monde se souvenait d’elle ! Alors je me suis mise à écrire moi aussi, en me disant que si jamais je n’arrivais pas à faire un métier qui me fasse connaître, eh bien mes carnets pourraient témoigner qu’un jour une petite Agnès avait bien existé et vécu des choses… (Le Monde)

Bacri, la gauche, le cinoche et Israël

 



Article ancien.
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80 Commentaires

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  • Agnès JAOUI souffre du même syndrome que Jérôme SALOMON, celui de s’identifier à un personnage "historique" et héroïque au sens sacrificiel. C’est une forme de dédoublement de la personnalité et en même temps, ils utilisent le souvenir de leur martyre pour se faire valoir.

     

    • Pourtant elle avait un prof pour chacune de ses activés, on avait un prof pour tout au même âge. Ça devrait l’aider à analyser et comprendre, bah non, elle est dans le moule de ces artistes sionistes dépravant l’esprit français avec des petites touches en petite touche, jusqu’au grand discours communautaire sans vergogne de nos jours....


    • @Marie-Claude
      Vous Interprétatez (c’est une suggestion latine de l’autocorrecteur), psychanalysé et même psychatrisée cette femme car vous voyez en elle un ennemi. Sans aucune preuve tangible ?...


  • C’est fou cette période 1940 1945, elle a permis par la suite à tous ces "talents" d’éclore, sans l’artiste peintre dans quelle misère artistique serions-nous.
    Merde quand j’étais gamin mes parents m’avaient acheté le journal d’Anne mais je n’ai jamais réussi à le lire finalement j’aurais du car aujourd’hui je serai peut- être en haut de l’affiche.
    Ah si seulement j’avais eu le joker de la grand-mère qui a beaucoup souffert.

     

  • Dire qu’Un Air De Famille est socialo-sioniste c’est clairement pas avoir vu le film. Il y a une dimension social et une forme de lutte des classes à l’intérieur de la famille même. Une narration à la deschiens ou groland je dirais. D’ailleurs c’est le seul film de l’association Bacri/Jaoui qui soit regardable. Le plus mauvais étant surement Le gout des autres insupportable de prétention et de médiocrité.

     

    • "Le sens de la fête" se laisse bien regarder egalement, il y a même des moments de franche rigolade et une certaine caricature de la grande bourgeoisie versaillaise ...


    • Le gout des autres c’est plutôt une critique très rugueuse de l’entre-soi et de l’esprit de rejet de tout ce qui n’appartient pas au milieu de la culture, en plus ici de la culture régionale. La scène où ils foutent de Bracri au bar avec leurs auteurs scandinaves, c’est évident que ceux qui moqués par le film, c’est pas Bacri mais cette petite bande organisée.

      Mais le milieu culturel il y en a plusieurs, et je ferai une première grande distinction :
      celui subventionné et celui qui ne l’est pas.
      Le théâtre, même régional ou départemental, est quasi-systématiquement aidé et les comédiens sont payés très correctement pour des petits spectacles dont la tournée fera 8000 spectateurs tout au plus.

      Et c’est pas faux que ces comédiens se la joue pas mal "artiste" ou "incompris blasé".
      Le théâtre de rue, eux, des c’est fous, ils vont te faire tous les festivals d’été genre Aurillac en se dégotant une camionnette et 2 tentes. Souvent des gens qui font des matches d’impro, des dingos.


    • @ philippe
      Le gout des autres est irréaliste de bout en bout. Bacri en garagiste ou plombier pourquoi pas .. mais la c’est juste pas crédible, il y une dichotomie entre le standing du rôle qu’il est sensé incarné et la caricature qui en est faite sans correspondance. L’écriture du film navigue à vue de toute façon, un coup pour dénoncer (?) l’entre soi d’un certain milieu, un autre pour bien nous monter que le personnage principal est raciste et homophobe sans raison apparente, et le tout dans les scènes des plus caricaturales et débiles qu’il m’est été donné de voir. Au final, on sait jamais bien sur quel pied danser, et ce qui caractérise le style Bacri/Jaoui, c’est cette forme de nonchalance narcisso-branchouille qui ne meme jamais nulle part en realité.


    • Bah justement dix hideux, le film décrit un chef d’entreprise, a priori riche, mais sans goût.
      Voir sa femme et son chien insupportable tout autant que sa décoration meringuée.

      Mais il décrit aussi un monde qui, en mode de goût, ne considère que le sien et en exclue toute personne étrangère à cette "famille" et ses goûts, ce qui est encore pire.

      Bacri, lui, s’intéresse, il tombe sous le charme d’une pièce de théâtre, et accessoirement de la comédienne principale, et découvre un monde qui n’est pas le sien.

      Ce qu’on ne peut pas réfuter c’est que ce monde s’ouvre à lui par pur intérêt pécunier dégoûtant (achat du tableau, design de la façade de son entreprise), ce qui signe quand même le "parti pris" (grosses les guillemets certes) du film.

      La scène du poème est elle aussi parlante. Il lui déclame son attirance à l’ancienne via un poème, elle le méprise, le film sous-tend que cette société bourgeoise du spectacle est dans la déconstruction du classique et tend vers le mondialisme barbare. À noter que si ce n’est pas volontaire, ça y ressemble puisque la rencontre se fait lors de la représentation d’une pièce antique.

      Je crois que c’est un film honnête et plus fin qu’il n’y parait, le 1er derrière la caméra d’A. Jaoui à ma connaissance, et il ne faut peut-être pas succomber à ses premières impressions.

      Bon je triche parce que je l’ai vu il y a peut-être plus de 20 ans et visionné plusieurs fois depuis, donc on n’a sans doute pas la même approche, et encore heureux qu’on puisse avoir des avis différents. ;)


    • Je n’aime pas cette sale gueule de faux jeton raciste . Dans " La Baule les pins" de la communautaire Diane Kurys (1990) , il pouvait exhaler toute la haine méprisante qu’il ressentait pour les goyes .


  • Mouais, avant de taper trop dur sur le Bacri, un petit rappel...
    Je vois pas ce qu’on pouvait attendre de plus clair en terme de positionnement
    https://www.egaliteetreconciliation...

     

    • #2653280

      Mis à part mon com’ sur les élus au four et au moulin et faisant la pluie et le beau temps dans ce milieu entr’autres , votre reference remet les idées de l’acteur en perspective . Bon , on est sur du " socialo-sioniste " mais avec du discernement intéressant , qui n’est pas négligeable quant à l’état d’Israël .
      Par contre , concernant l’immigration , on sent que c’est la ligne gaucho des années 80 ! ( comme des millions d’autochtones , ce qui n’excuse rien : puisque tous , furent bernés par les mêmes ) .


    • Il est clair que c’est un positionnement de faux-cul. Le passage sur Dieudonné en dit long. Au moins c’est clair en effet.


    • Intéressant de revenir là-dessus RonSwanson.
      Ça m’a fait penser à ce qu’avait dit A. Chabat lors d’une interview : "Comme tout juif, je suis un mauvais juif".
      Ça positionnerait Bacri comme juif mais athée, socialiste mais non sioniste.
      Le duo Bacri/Joui donneur de leçons...je sais pas trop. Mais faut reconnaitre que ce sont des gens extrêmement discrets.

      Le truc nul par contre, c’est défendre les intermittents dans les ors et l’entre-soi de la cérémonie des César.
      Un mec un peu couillu aurait remis à sa place un réal ignoble avec ses techniciens dans l’intimité relative d’un studio de tournage, c’est plus classe je trouve. Je crois que c’est Depardieu qui avait fait avec ça avec un réal qui traitait ses intermittents (ses techs quoi) comme des chiens.


  • Concernant Jaoui, c’est fou ce qu’un stylo Bic peut produire comme effet sur les gens...


  • J’en connaîs qui écrivent tous les jours « Le journal d’un branque », au stylo bille rechargé aux larmes de sang, parce qu’ils ont voté pour son projet et qu’ils reprennent le boomerang dans les dent : bande de caves...
    Cependant qu’ils ont entraîné tous leurs congénères dans ce drame du théâtre de Nô, masqués.


  • Le problème des célébrités et en particulier des acteurs, qui ne sont pas les gens les plus humbles et discrets de la planète, c’est qu’ils sont hantés par l’émotion que leur mort suscitera auprès de leur public, de fait ils meurent un peu tous les jours avant de mourir pour de bon.
    Tout ça pour dire que je suis attristé de la disparition de JP Bacri, qui nous a quand même bien aidé à supporter l’adversité de la vie quotidienne, en incarnant à merveille ces personnages d’éternels insatisfaits.

     

  • Absolument pas d’accord avec la phrase : si on se retrouve seul dans son corbillard c’est qu’on l’a mérité c’est qu’on n’a pas su se faire des amis, etc.... Pour une autre époque je dis ok, mais dans l’époque actuelle c’est surtout que les gens sont des coquilles vides devenus complètement inhumains. Vous pouvez être adorable vous crèverez seul, abandonné de tous.

     

    • Seule dans le corbillard, l’idée est mal formulée. Sans une traine de pleureuses qui sucent la roue, je comprends mieux. La promiscuité avec les vivants m’est déjà pénible alors imaginer partager ma dernière demeure avec je ne sais qui, ça jamais ! Mes très chers sont déjà partis, reste l’écume. J’aime bien l’idée d’un ultime partage avec mes animaux et mes objets fétiches, comme au temps des pharaons. Je me souviens aussi de ces histoires de chiens qui se laissent mourir sur la tombe de leur maître. C’est si vrai l’attente éperdue du retour. Mes obsèques seront confidentielles, comme le fut ma vie. Amen !


    • Tout à fait d’accord avec ce commentaire ! La solitude n’est pas la conséquence de ses actes. Et dans l’autre sens, je connais des belles ordures qui sont plutôt bien entourées... Celui qui a écrit ca doit être un puceau de la vie qui ne sait pas encore que la maladie ou un accident de la vie peut vous faire tout perdre !


    • « Vous pouvez être adorable vous crèverez seul, abandonné de tous. »
      Euh ! Je ne crois pas non !


  • En tout cas, un air de famille est vraiment un très bon film dans un cinéma français qui n’en produit pas beaucoup.

     

  • Je n’ai aucun doute sur le fait que mon post ne passera pas la modération. Qu’il en soit ainsi.

    C’est ça votre article sur Bacri ?
    Une répétition de "on a vu un air de famille" dont on attend encore le verdict..."et alooors" ? Eh bien c’est très bien, point barre, pourquoi ne pas le dire ? Idem pour "cuisine et dépendance", "le goût des autres" etc.
    Un article entier sur Bacri sans jamais parler de la justesse de son jeu. C’était ça Bacri, et rien d’autre : il jouait extrêmement bien, on y croyait, un jeu français sans calquer la surenchère américaine.

    Des scènes cultes, touchantes, qu’on se repasse avec plaisir comme celles de Blier, Serrault, Depardieu...m’est avis que vous n’auriez pas passé un article entier à zoomer sur les déclarations de leur femme.

     

    • #2653405

      Les films de Bacri/Jaoui sont tout juste passables, moyens (notez que je n’ai pas utilisé le terme de "médiocres" qui est bien en-dessous de "moyens"). C’est subjectif me direz-vous et vous auriez raison. Cela dépend de notre connaissance du cinéma français et de la période cinématographique sur laquelle repose notre analyse. Je n’ai pas la prétention de maîtriser le sujet, je suis en fait en pleine découverte de quelques films français en noir et blanc diffusés sur CanalSat. Ce bouquet de chaînes n’est certes pas sans défaut mais il nous propose malgré tout quelques pépites. Si vous comparez les films de Bacri/Jaoui avec les films français de notre époque, je concède que les premiers sont bien meilleurs mais si vous les compariez aux films français de l’époque de vos aïeux, les films de Bacri/Jaoui seraient hors course sans discussion possible. Par exemple, connaissez-vous le film français en noir et blanc dont Chaplin aurait copié, emprunté diraient les pro-Chaplin, pour son fameux film "Les Temps Modernes" [un Allemand de l’époque, non moins fameux, l’avait dénoncé]. Connaissez-vous le titre du film et le nom de cet Allemand aigri ? Les 10 premiers qui les trouveront gagneront un livre de Kontre Kulture au choix.

      Pour revenir à Bacri/Jaoui, leurs films dénotent et déroutent même car le scénario est bien écrit, les dialogues ne sont pas vulgaires dans une époque où les règles de la grammaire française ne sont pas respectées et où le vocabulaire est très pauvre. Bacri/Jaoui ont bénéficié de cette époque : "borgne est roi dans le royaume des aveugles". J’ajouterais une chose qui pourrait sembler provocante mais ce n’est pas mon intention. JP Bacri et A Jaoui sont des Juifs du Maghreb or il ne nous a pas échappé, en utilisant notre sens de l’observation, que dans le show-biz français, il y a depuis des décennies une nette séparation/dichotomie entre des Juifs du Maghreb et des Juifs ashkenazes. C’est loin d’être de la sociologie de terrain, tout juste une observation, mais on trouvera plus des Juifs du Maghreb dans le monde du spectacle et des Juifs ashkenazes dans des métiers dits intellectuels. Selon moi, Bacri/Jaoui ont voulu se démarquer et faire mentir les statistiques et c’est tout à leur honneur. Ils n’ont rien à voir avec Gad, Hanouna ou Arthur. Dans les films de Bacri/Jaoui, il y a une recherche de la finesse et un refus total de la vulgarité et de la pornographie. Je ne dirais pas que leurs films sont une réussite mais leur quête est louable.


    • On peut espérer que vous vous disiez rétrospectivement que votre comm est peut-être aussi pertinent que la manière de l’introduire.


  • Je viens d’apprendre l’existence de ce cuistre. Mort du convide.
    Moi je serais plutôt MÖTÖRHEAD hein.
    Si ce pays était une dictature raciale (quoi c’est déjà le cas, n’oubliez pas que Vladimir et Bachad sont des tortionnaires bande de conspis !) ils le serviraient tout autant.
    Sans talent bien sûr. Comme d’hab.


  • Ceux qui auront vue et surtout entendue Melle Jaoui débiter des textes sur une scène de théâtre auront été, comme moi, surpris de découvrir une comédienne pas très bonne (Jaoui parle faux comme une barrique, comme on dit dans le milieu).

    Son écriture théâtrale est indiscutablement meilleure, elle s’inscrit indiscutablement dans le registre des "comédies dramatiques" et les adaptations cinématropgraphiques ont accouché là aussi de films que l’on qualifie de "sociaux" (comme les réseaux !) et qui plaisent à tout le monde. Jaoui est meilleure dans ses films... rappelons ici que le cinéma permet de refaire x fois les scènes mal jouées et mal tournées, au théâtre il faut être bon au premier jet, c’est toute la différence entre ces deux arts.

    Bacri était indéniablement un acteur comme les aiment les français. Qui ne se reconnaît pas dans le ronchon attachant ? ;-) Cela dit, j’ai fréquenté ce milieu pendant plus de 30 ans (j’étais du "métier") et je peux affirmer ici plusieurs caractéristiques, comme par exemple :

    1/ la "grande famille" du cinéma ou du théâtre n’existe pas. Il n’y a que des communautés (cinéma, théâtre, doublage, télé, scénaristes, techniciens....) qui ne communiquent quasiment jamais entre elles, sauf au moment des collaborations sur un projet.
    2/ toutes ces sous-corporations sont majoritairement "de gauche", les quelques rares de droite se font discrets, forcément...
    3/ il est de bon ton dans ce milieu d’être shoatique et mémorielle... mais pas à propos de la Vendée ni des gilets jaunes et encore moins des bonnets routes bretons !
    4/ une femme qui "réussi" est dans 80 % du temps une ex maîtresse du réalisateur, du scénariste ou du producteur. Même avec un talent évident, une femme qui ne "collabore" pas avec ses charmes peut devenir une star... si elle a "une gueule" ! (Y. Moreau, C. Masero, S. Kimberlain... entre autres).
    5/ On peut écrire un spectacle sur les "heures sombres" à condition de toujours mentionner le "malheur inégalé et imprescritible" des juifs dans le scénar, sinon... on se retrouve cantonné à la marge de la petite réussite de quartier (plusieurs potes scénaristes à moi ont fait les frais de cette exigence...)

    Bacri / Jaoui = talent évident pour chacun dans leur catégorie, mais synthèse de ce que l’on sait tous.

     

    • Beau commentaire.
      Bacri c’est qui se fait de mieux ou de moins pire du cinéma à 7 branches. Agnès bon... C’est irrésistible il paraît dans Télérama.

      Il faudrait faire des articles sur les films non shoatiques.
      On remarque que Allo ciné a viré les critiques de l’excellent Cristeros, à savoir les paysans mexicains catholiques qui gagnent contre la finance cosmopolite en 1925.
      On voit aussi que Les Invasions barbares, absolument juste, un grand film selon moi, fut brocardé par pas mal de gens. En effet, l’anti-héros mourrant se moque de ses illusions gauchistes de jeunesse, passe encore. Mais dans une grande scène, il se demande alors vu qu’il est de gauche pourquoi il n’y a pas le moindre monument pour le génocide des 150 millions d’indiens d’Amérique.
      Mais c’est sûrement un complot de ma part.


    • Je les ai vus au théâtre, pour une adaptation des femmes savantes.
      Certes Agnès JAOUI jouait pas terrible, mais cela collait assez bien au personnage, ou disons que ça ne dénotait pas avec l’effet recherché (rôle de femme prétentieuse, tournée en ridicule...).

      de toute façon, leurs films, c’est souvent du théâtre filmé. Pas beaucoup de travail formel..

      Et effectivement la famille du cinéma français est très axée à gauche, c’est ce qui la rend souvent très chiante dans ses "productions". Même un Bacri, à son niveau, parle plus au citadin râleur qu’au paysan gai (avec un i..). Je ne sais pas si on va beaucoup le pleurer dans la Creuse (on n’a surement plus assez de larmes pour ça).

      On reste loin des figures rayonnantes de la vieille époque, qui avaient une autre emprunte sur la pellicule, et avaient besoin de mouvement, d’extérieurs, et se seraient ternis dans cet interminable un huis-clos qu’est devenu le cinéma intimiste français.

      Quoique, Gabin avait aussi l’art de faire un peu la gueule...


  • Ne soyons pas caricaturaux, et séparons l’homme de l’artiste. Bacri, quoi qu’il ait été dans le privé, était quand même un très bon acteur.

    Ses films avec Jaoui "Cuisine et dépendances", "Le goût des autres" et "Un air de famille" sont assez bons et drôles. D’ailleurs je ne saisis pas bien l’appellation "socialo-sioniste concernant ce dernier film qui n’est pas du tout politique. Les deux autres non plus d’ailleurs, à part quelques répliques vaguement gauchistes.

    Concernant son personnage bougon un peu monolithique, on peut faire le même procès à Clint Eastwood, John Wayne, Alain Delon, et un certain nombre d’acteurs. Mieux vaut maîtriser une seule chose parfaitement qu’en maîtriser mal plusieurs.

    Après, c’est certain que dès qu’il ouvrait la bouche pour parler de ses engagements, c’était une catastrophe. Mais si on disqualifie tous les artistes qui sont des bûches en politique, il ne va pas nous rester grand-chose à regarder, lire ou écouter.


  • Ce grand comédien mérite un enterrement national en Israël, avec son humeur grincheuse continuelle il devait beaucoup souffrir Shalom " l’art triste".


  • "Kennedy et Moi" de Sam Karmann avec Jean-pierre Bacri....hasard ou réalité scientifique ?


  • J’appréciais le comédien Bacri, que je croyais réservé, sur les leçons de moraline. Quelques jours après son trépas, je tombe sur la vidéo d’une ancienne interview, où on lui demande s’il aime plaire. Et au moment où l’intervieweur le taquine un brin, sur sa barbe de trois jours, Bacri lui répond : "Bah, la barbe. Je vous rappelle que Jörg Haider était toujours bien rasé, hein !"
    https://youtu.be/G4WrtqqsXFc

    J’ai pris son allusion moralisante en pleine poire et j’ai fermé la vidéo.
    Oh putain de sa race, me suis-je dit. C’est un pareil, lui aussi ? Je l’ignorais sincèrement.
    Bon, du coup je ne vais pas me dédire. Oui, j’aime le jeu d’acteur de Bacri. Mais là où je me félicite, c’est que je n’ai jamais payé une place de cinoche pour aller le voir ni acheté ou loué une VHS ou DVD. Ça, je le jure ! Et que les nombreux films que j’ai vus et revus, de lui... just streaming gratuit... Comme quoi le piratage, n’a pas que du mauvais. Repose quand-même en paix Jean-Pierre ! Le dernier film que j’ai revu de toi, c’était justement celui où tu interprètes ce rôle d’un employé mortuaire en compagnie d’Arthur Dupont et Olivier Gourmet, intitulé : Grand Froid. Ce froid que, ô ironie du sort, tu as jeté sur moi !


  • Je n’ai rien contre Bacri mais la différence de traitement entre sa mort et celle de Claude Brasseur ou encore Robert Hossein m’a quand même frappé.
    En dehors des cercles parisiens Claude Brasseur était un acteur qui parlait plus aux gens que Bacri à mon sens.

     

    • Ça donne une bonne indication de votre âge dirait Arthur Conan Doyle...

      Questionnez un jeune et vous verrez qu’il ne connaîtra pas cet acteur populaire. Il a joué le père de l’actrice Sophie Marceau dans la Boum ; c’est probablement la dernière génération à le connaître.

      Il a sans aucun doute fait plus de films que JP Bacri et comme beaucoup nous avions aussi connus son père (Les enfants du Paradis, Marcel Carné). Pour moi ça n’a pas de sens de les opposer.

      Tout ceux ayant été exposé aux films français à la télévision dans les années 70 et 80 ont la surprenante impression que tous les Français ont la même connaissance en matière de patrimoine cinématographique français qu’eux mais il n’en ai rien.

      Louis de Funès ou Fernandel sont même parfois presque des inconnus.. Allez faites l’expérience et demandez à un jeune combien de films en noir et blanc français, ils ont vu dans leur vies.. Et oui c’est à ce point. Demandez combien de séries ou films américains avec des vampires... pour vous donner le change...

      Cette rupture délibérée avec notre « mémoire » relève d’un pur sabotage. Je voudrais un Netflix avec uniquement des films français des années 80 et avant.. et ça ne sera jamais disponible..


  • Rousseau est mort, alors qu’Anne Frank vit encore dans nos coeurs ? Mais quelle conne celle-là ! (accent Bacri)

    Bacri : "Mon prof de théâtre, Francis Huster, ce vrai généreux. Ma prof de chant, Bernadette Val"

    Pourquoi ce réflexe de se regrouper toujours euhhhhhhh comme des chiens là à... à... à... se renifler le cul ?!
    _
    Voilà c’était mon hommage perso à JP, dont les films m’amusaient étant gosse, mais que je trouve bien lourdingues aujourd’hui :)
    Sans doute sommes-nous plus sensibles aujourd’hui ? On se demande pourquoi...


  • #2653236

    y’a un film avec Jean-Pierre Bacri qui est paraît-il très bien :
    Mort un dimanche de pluie, thriller français, adapté du roman de Joan Aiken, réalisé par Joël Santoni et sorti en 1986

    - quelqu’un l’a-t-il vu ?

     

    • Oui pas mauvais pour un thriller français des années 80. Un sens du suspens et une montée dans la tension qui annonce un peu "Harry un ami qui vous veut du bien". Par contre Bacri est un peu effacé. A cette époque son jeu n’était encore aussi affirmé que dans les années 90. L’un de ses meilleurs rôles pour moi c’est son duo avec Villeret dans "L’été en pente douce". Je suis pas fan plus que ça du film "Un air de Famille". Ca fait un peu théâtre filmé. D’ailleurs le film est adapté d’une pièce de théâtre à la base. J’ai revu "Le Goût des autres" et ça reste un film très bien écrit, y’a rien à dire. Pareil pour "La Baule les Pins" de Kurys. Bacri était quoi qu’on en dise l’une des dernières grandes gueules du cinéma français. Ciao l’artiste


    • Ciao l’artiste !..
      Dans cette industrie il y a des salopards comme dans beaucoup d’industries. Celui-là était un mec bien, il va vraiment me manquer.



      la moindre entrée coûte dix euros au cinéma




      Personne n’irais au cinéma, si c’était le cas...
      €4,50 en banlieue, €5, €6 voire €7 le samedi dans les multiplex. Il faut pour cela acheter les places par 5 ou par 10, souvent elles peuvent toutes être utilisées pour la même séance, si il s’agit d’un groupe d’amis.

      Les cinémas indépendants parisiens (13 arrondissements, 28 salles, + de 200 Films par semaine) par exemple, ça revient à €5,30 c’est le tarif officiel d’après mon enquête.. C’est tout de même la moitié des 10 euros avancé. Et pour ceux qui n’aiment pas les productions françaises, il y a tous les films étrangers.


  • #2653289
    le 28/01/2021 par Sac poubelle à subventions
    Jean-Pierre Bacri (1951-2021), ou comment réussir en faisant la (...)

    Je trouve votre portrait injuste. Force est de constater qu’il était un des derniers acteurs potables du cinéma français contemporain.

    Il a effectivement joué dans des productions très médiocres ; j’ai en tête le très très mauvais Place publique. Il a également et largement contribué, à la place qui était la sienne, à banaliser le libéralisme-libertaire (notamment, car la liste est longue, Guido dans Mes meilleurs copains ; une de ses nombreuses relations adultérines comme dans Les sentiments ou encore ses participations contraintes à l’assistance de clandestins dans Cherchez Hortense ou le déjà cité Place publique).

    Mais il a joué, et bien joué, dans de bons films comme Le goût des autres, Un air de famille, On connait la chanson, La vie très privée de Monsieur Sim (malgré sa conclusion ...), etc.

    Quand je vois un film avec lui, mon opposition n’est que politique et j’arrive à apprécier son talent d’acteur. Ses films se regardent quoi qu’on en dise. Il me serait difficile d’affirmer la même chose pour des films où la tête d’affiche est Kev Adams, Demaison ou je ne sais quel autre médiocre mangeur de subventions.

    C’était donc un adversaire politique talentueux. Enterrons-le ainsi.

     

  • Jaoui a témoigné être dérangée psychologiquement depuis les viols qu’elle a subi enfant, commis d’un côté par un voisin, et de l’autre par un oncle...
    Une pensée affectueuse pour Hervé Ryssen.


  • Bacri-Jaoui ou la récup socialo sioniste très maline, du grand art, certains ici s’y laissent prendre, ça fait semblant de défendre l’ouvrier, l’employé, le petit et ça fraie avec toute la clique bling-bling, ça va au resto tous les soirs, ça vote sarko, hollande, macron, tout sauf qui vous savez ... pas folles les guêpes ....
    Jaoui faisait monter ses films en Ukraine car moins cher qu’en France, produire français était le cadet de ses soucis ...
    Bacri se serait appelé Dupont, il aurait fini aux PTT ...

     

  • Il était marrant dans Subway avec Galabru comme supérieur,je l’ai bien aimé dans "nos meilleurs copains",un jeu "à la française"...


  • Je me rappelle quil avait fait partie d’un collectif pour les tirailleurs senegalais, lors du centenaire de la 1ere guerre mondiale, histoire de monter les immigrés ou les habitants des ex colonies, contre les francais, en pretendant que d’une part on ne rendait pas hommage aux tirailleurs ou au musulmans engagés (ce qui est un enorme mensonge, comme en temoigne la grande mosquee de paris) et d’autre part que les poilus étaient quelque part des planqués...on ne la jamais entendu par contre chanter les louanges des 1 millons 500 000 "gaulois" morts dans la boucherie des tranchees...là aucune manif ni rien...assez selectif...pareil les manifs pour les palestiniens ?. ..parceque la cela se passe aujourdhui même et cest son équipe qui joue...

    Curieux de savoir combien de ses ancêtres du mahgreb ont participé au sacrifice ultime en 14 18 a propos...parceque en 62 il a fallu le recueillir lui et les siens et la soupe a été plutot bonne...mais non il a fallu quand meme foutre la merde avec les descendants des personnes qui l’ont viré lui et les siens contre les gens qui lont acceuilli...

    A partir de ce moment là j’ai changé mon opinion relativement positive en une opinion largement negative pour cause de fouille-merde communautaire.

    Et pour agnes jaoui je crois me souvenir quelle setait impliquee dans sa jeunesse dans le.militantisme proisraelien. Ce qui est bien sur son droit le plus strict. mais la encore il faut pas venir jouer aux antiracistes apres coup et faire la morale aux francais, c’est indécent.

    Enfin un air de famille m’avait beaucoup plus a l’époque. Paix a ton ame JP. Condoleances à Agnes.

     


    • pareil les manifs pour les palestiniens ?.




      Si t’avais cherché des propos anti-sioniste tu les aurait surement trouvés. Pour l’instant, tu n’a pas de délire sioniste chez ce couple... Et tu ne t’es pas trompé si t’as bien aimé leurs films ?



      Curieux de savoir combien de ses ancêtres du mahgreb ont participé au sacrifice ultime en 14 18 a propos...




      Les indigènes de la république ou les juifs du décret crémieux tout comme les européens d’Algérie ont contribués massivement à l’effort de guerre ; n’en doutez plus..

      Si vous avez connaissance qu’Agnès Jaoui a participé à promouvoir la cause palestinienne vous n’êtes pas sensé ignorer comment ça peut être une source de ressentiments de la part des sionistes. Ces gens ont fait des choses modestement avec un grand talent. Tout le monde sais que les soldats des troupes coloniales n’ont pas été célébrés à leur juste valeurs ni indemnisés par rapport à leurs efforts. Croyez vous que les gazés poilus venus des colonies ont reçu une assistance médicale au meme niveau que nos soldats de l’hexagone ? Je ne vient pas dire ça pour obtenir une petite larme, c’est la réalité de la situation... si nous nous étions pas mobilisés lors de grèves nous n’aurions jamais obtenus les droits sociaux qu’on a obtenus. Nos combattants des ex-colonies n’ont jamais eu les leviers politique pour obtenir des droits à hauteur de ce qu’ils méritaient... Et ne m’accuser pas de ramener ça sur le tapis, je ne fais que remettre les pendules à l’heure car vous n’avez pas l’air très au courant.



      JEAN-PIERRE BACRI (1951-2021)
      " Je déteste que les institutions juives parlent en mon nom
      (...)
      Lorsqu’Israël réintégrera les frontières de 1967, et respectera les Palestiniens, comme les Juifs ont envie d’être respectés, alors, je serai de nouveau « avec eux ».
      D’où vient ce regain, sinon de l’arrogance des Israéliens à vouloir rester dans le salon du voisin ?
      De l’antisémitisme en France ?
      Laissez-moi rigoler.
      Il n’y a pas d’antisémitisme en France.



    • Commentaire malheureusement assez juste @zuleya. Le talent artistique (plus ou moins relatif) ne va pas forcément de pair avec la pertinence politique.


    • @Eric

      Je pensais pas générer autant de réponses.

      Évidemment, parler de chef d’oeuvre, c’était du second degré.
      Tout comme le reste de mon petit commentaire.
      Faut peut-être que je précise que je m’étonne pas vraiment non plus de l’absence de signalétique -18 lors de la scène avec Dieudonné.

      Faut vraiment être un peu lourdingue pour me prendre au pied de la lettre.

      Didier est un film très couillon, mais, qui m’a bien fait marrer.
      Je pense pas qu’il ait d’autres prétentions d’ailleurs.

      C’est un film assez léger, et plutôt innocent, contrairement aux comédies d’aujourd’hui, qui masquent toujours une grosse propagande métisseuse.

      Sans vouloir être désagréable, et en toute amitié, tes commentaires sur le site montrent souvent que tu manques de légèreté, ça m’étonne pas que tu sois passé à travers mon commentaire, ou d’un film comme Didier.


    • « Faut vraiment être un peu lourdingue pour me prendre au pied de la lettre. »
      Ben tiens ! Sans vouloir être désagréable, faut peut-être manquer d’humilité pour ne pas reconnaître que le second degré n’apparaît pas. Mais bon, ça donne l’occasion de la faire à l’envers. Mon absence de légèreté m’aura condamné à m’en tenir à vos propos. Il eut été tellement plus simple de vous en tenir à reconnaître que vous vous étiez un peu emporté plutôt que de tordre les choses, d’autant que nous sommes maintenant d’accord sur « le fond » après votre correctif. Quant à passer au travers de « Didier », faut le faire ! :-) Merci de me donner l’occasion d’une touche de légèreté (je précise pour ne pas qu’elle vous échappe et que vous y trouviez l’occasion d’y voir autre chose).


    • J’ajoute que personnellement je ne m’étonne pas du fait que ce film n’ait pas été mentionné dans l’article pour la raison que c’est surtout et à tout point de vue un film de Chabat, c’est-à-dire mise en scène, scénario, dialogue mais aussi jeu. Mais sans doute votre étonnement était aussi du second degré. Je plaisante.


  • @ Salubrité Publique #2653405

    « À nous la liberté » (1931) de René Clair


  • Aucune mention pour le chef-d’œuvre Didier ?
    Ils l’ont rediffusé sur TMC pour lui rendre hommage.

    J’ai été étonné que le film porte pas la mention -18, pour la scène finale du match commenté par Dieudonné.

     

    • « Didier » un « chef d’œuvre », faut pas non plus exagérer !


    • Si Didier n’était pas un chef d’oeuvre, quel panache d’avoir fait un tel film avec une histoire si improbable. J’aurais pas parié un centime... Et si j’etais l’agent de Bacri, j’aurais probablement payé pour qu’il refuse le rôle !
      Un très bon film populaire de personnes qui ne se prennent pas au sérieux.

      Lui aussi Chabat, c’est pas le genre à se faire conspuer dans une manif gilets jaunes comme Finkelkraut... La victime soit disant de violences « antisémites »... Le bon sens populaire...


    • « Si Didier n’était pas un chef d’oeuvre, quel panache d’avoir fait un tel film avec une histoire si improbable. »
      Je ne sais pas quelle est votre définition du panache mais je ne vois pas ce que ça vient faire là !
      « J’aurais pas parié un centime... Et si j’etais l’agent de Bacri, j’aurais probablement payé pour qu’il refuse le rôle ! »
      Avec deux bons acteurs déjà connus et appréciés ainsi qu’un scénario délirant comme le cinéma français en manque cruellement et un public prêt pour cela (ex : le succès du « Mission Cléopâtre » de Chabat), c’était pourtant peu hasardeux.
      « Lui aussi Chabat, c’est pas le genre à se faire conspuer dans une manif gilets jaunes comme Finkelkraut ... »
      C’est surtout pas le genre à se mouiller, ceci expliquant peut-être cela. Dans un « autre » registre, il s’était illustré comme beaucoup de ses confrères, en se faisant très discret dès lors que Dieudonné a commencé de connaître les déboires que l’on sait alors qu’il était admiratif de son travail et se précipitait à ses spectacles. Il peut donc paraître plus judicieux de parler d’intérêt bien compris plutôt que de bon sens populaire.


    • #2654628

      personne n’est parfait, @ Eric

      Didier est un chouette bon p’tit film, qui se laisse bien regarder
      et effectivement, une prise de risque, un truc improbable
      pas d’une énorme envergure, mais néanmoins

      Alain Chabat n’a pas fait que des merdes
      très bon dans L.627 de Bertrand Tavernier


    • Le bon sens populaire, c’est celui du public.. la foule qui sait à qui elle a affaire face à finkie. Je n’ai jamais dit que Chabat avait du bon sens populaire.. LOL vous n’allez pas dans le bon sens, c’est un bourgeois.. il pense bien c’est sure, mais travail avant tout à son confort personnel. ; train-train quotidien, sentiment de sécurité, etc. Wrong expectations...
      C’est un tour de force que de pouvoir mener à bien un tel délire sur un long métrage.. Sur les court-métrages ce genre de « délire », comme vous dites, est extrêmement fréquent... c’est la particularité du format, il est possible de tout oser sans perdre son audience. Ce genre de scénarios il y en a à foison...



      Avec deux bons acteurs déjà connus et appréciés ainsi qu’un scénario délirant comme le cinéma français en manque cruellement et un public prêt pour cela (ex : le succès du « Mission Cléopâtre » de Chabat), c’était pourtant peu hasardeux.




      Je ne suis pas un spécialiste de la comédie, je vous laisse cette expertise. Moi c’est la cinéphile.
      Bacri était justement pas forcement attendus dans le registre de ce genre de comédie. Si effectivement le cinéma français manque d’audace au niveau du scénario votre exemple d"un film basé sur une adaptation d’un Asterix et Obélix est bien évidement l’anti-thèse... Les sommes considérables pour Asterix sont liées justement au public déjà acquis avant même la production. C’est comme Lupin, l’accessibilité de l’oeuvre littéraire pour faire du recyclage scénaristique en plus d’un public francophone acquis.



      Soutenir les intermittents du spectacle, c’est un peu démago mais ça va encore. La suite est beaucoup plus grave :

      Un an plus tard, il (JP Bacri) décide de parrainer le collectif Devoirs de mémoires, une association qui œuvre contre le racisme et la discrimination raciale et pour la préservation de l’histoire durant les périodes d’esclavage et de la colonisation française.




      En voilà une mobilisation qui aurait plu à Dieudonné ? Dites moi @Éric est-ce que Dieudonné est démagogue selon votre grille de lecture, personnelle ? Parce que j’ai du mal à faire la distinction entre les bateaux à voile ou à vapeur... Je ne parle pas d’orientation sexuelle, un navire peut aller vaguement dans la même direction mais pas sous les mêmes conditions.. Est ce que vous êtes le genre àsurfer sur tout ce qui bouge ?


    • « Dites moi @Éric est-ce que Dieudonné est démagogue selon votre grille de lecture, personnelle ? Parce que j’ai du mal à faire la distinction entre les bateaux à voile ou à vapeur... »
      Vous dites que vous avez du mal, très bien !
      Je ne vois pas l’intérêt de cette question ici ni le rapport avec ce qui précède, mais j’y réponds tout de même volontiers et simplement : Non ! Même si tout le monde peut être parfois calculateur, c’est une question de mesure.
      Pour le reste il n’y a pas besoin d’être spécialiste de la comédie ni cinéphile averti pour avoir un avis et le donner.
      @Palm Beach, d’accord avec vous. Chabat est un bon acteur et il serait absurde de nier son talent. Le film en question est évidemment regardable, simplement le qualificatif de chef-d’œuvre est à mon avis inapproprié. Ce n’est pas non plus « Les enfants du paradis », vous en conviendrez.


    • Concernant la prise de risque avec le public... J’avais prédit la réussite de Lupin et surtout en Amérique du Nord ; quoique pas forcement dans ces proportions, puisque c’est la série numéro Uno de Netflix aux US. La Casa de Papel série à succès, une production espagnol, avait certes déjà prouvé que les sous-titrages à l’air de twitter et Facebook (my guess ?) ça n’est peut être plus l’entrave que ça a été chez les audience anglo-saxonne/English speaking Oui, pour Casa de Papel les audiences hispanophones aux usa à surement permis de prendre l’envol mais ça n’explique pas l’engouement général du public.

      Avant typiquement ils faisaient tout adpater et pas uniquement par faciliter et opportunisme car réellement il y avait une barrière psychologique, le public n’était tout bonnement pas prêt à lire les sous titres.

      Le film coréen "Parasites" à été le plus gros succès en streaming aux usa... Je ne crois pas que le scénarios lié à une situation d’enfermement... une sorte d’écho comparable aux sentiments du public par rapport au confinement, explique à lui seul ce succès. En plus, il ne s’agit pas d’une audience instruite comme par le passé ce fut le cas avec le succès du cinema européen aux usa (nouvelle vague, etc.). Là pour moi c’est un public mainstream qui adhère à l’inconfort de lire des sous titres ; une chose nouvelle.

      Une bonne nouvelle pour le world cinema (les cinémas nationaux) ; en plus mine de rien les audiences anglophones d’Hollywood formatent toutes les productions nationales des différents pays ce qui n’aide pas à la variété. Les audiences américaines ne sont pas habituer à faire l’expérience du monde à travers l’histoire de personnages dans des environnements différents avec des personnes différentes culturemenent parlant.. Alors que ce qui nous intéressent « nous » c’est l’altérité dans le cinema américain... L’altermondialisme à la place du mondialisme.


  • Entendu l’autre jour sur LCIRA ou CJEWS je ne sais plus :
    "Y’a eu la génération des Delon, Girardot, Noiret dans les années 70 puis celle, formidable, des Bruel, Bacri, Arcady, Berry dans les années 80.
    Ite missa est !!!

     

  • Bonus Bis :
    Le discours féministe "puissant" d’Agnès Jaoui
    https://www.youtube.com/watch?v=uwc...


  • Jean Pierre Bacri n’a jamais été un acteur remplissant l’un des devoirs du saltimbanque :
    - Faire rire ou pleurer, instruire, divertir.

    Le cinéma français produit très peu de bonnes choses depuis 30 ans. Je retiendrais à peine 20 films en 30-40 ans.

    Ce cinéma subventionné est au cinéma ce que la musique atonale est à la musique classique.

     

    • Acteur qui m’a rapidement déplu voire horripilé quand j’ai compris la pauvreté de son registre : idem pour Jaoui...J’ai croise Alain Souchon il y a 30 ans en Val de Loire lorsqu’il était le châtelain de Chemery et que Jackou le Craquant était maire de Blois (Lang de Blois !)...Eh bien même style, même prétention, même connerie suffisante...RIP !


  • Apropos de la guerre du Vietnam, une chanson immortelle de Barry McGuire, très actuelle malheureusement bien que datant des années soixante : Eve of Destruction
    https://www.youtube.com/watch?v=MdW...
    Et une autre sur l’espace datant des années 80.
    https://www.youtube.com/watch?v=VqU...


  • La génération cinéma de Bacri est à son image tire-la-gueule.
    Des gens toujours en train de péter les plombs pour rien. Hargneux, grossiers, postillonneurs, insultants. Femmes hystériques, antipathiques, sans charme, pas folichonnes du point de vue esthétique.
    Cette génération n’a fait que parler de son petit milieu trop gâté. Rapplique dans chaque film en famille, ne laisse aucune place aux gens de talent.
    Un cinéma qui sera vite oublié.
    Qui visionne encore les films de l’époque soviétique ? Intéressants au point de vue historique, et pour le reste soporifiques.
    Le talent, c’est dire vrai.


  • Je veux bien qu’il faille critiquer toute personne née dans un milieu juif et "de gauche". Il n’en demeure pas moins que Bacri n’était pas un militant sioniste bas de plafond dont l’activité principale aurait été la promotion et la défense d’Israël et de la communauté organisée en France. C’était un scénariste dialoguiste de grand talent, un acteur et même une personne avec une réelle humanité et capable de recul et d’esprit critique par rapport à ce à quoi sa naissance et sa culture d’origine le poussait naturellement. Des sionistes, comme vous dites, comme Bacri, on en souhaiterait beaucoup pour relever le niveau culturel de la France. Attention à ne pas taper sans discernement sur les juifs. Cela désert E&R dont je partage par ailleurs les convictions de fond et que je soutien.

     

    • La critique n’est pas sans discernement, elle est fondée
      et plutôt light dans le genre. Attention à ne pas s’exagérer les choses, cela peut en effet desservir le point de vue.


    • @Éric,
      Allez donc faire le prof -à corriger les copies- avec ceux qui ont critiqués de façon déshonorable -de façon exagéré- cet acteur tout juste disparu.

      Si vous n’avez pas remarqué on reste une bonne partie à avoir cette impression.

      Dieu sais pourquoi vous vous êtes donné le rôle de gardien du temple et dés qu’une personne fait un commentaire qui va dans le sens opposé de l’article vous venez « recadré ».. Ne vous sentez pas obligé.

      Et surtout, non... je ne veux pas engager un débat sans fin avec vous ; mettons nous tout de suite d’accord pour ne pas être d’accord ?


    • Pauvre petit Peter qui ne s’est pas remis de ses petites contrariétés. Faut pourtant vous y faire ou aller voir ailleurs car ici est un endroit où les gens donnent librement leurs avis, ce que je fais ici, no plus ni moins. Il n’y a donc aucun problème sauf pour les fragiles dans votre genre. Conclusion : si vous aviez tenu par avance compte et de ça et de votre conclusion, vous vous seriez abstenu de ce commentaire parfaitement excessif et inutile. De même évitez de parler de « on », on ce n’est personne et ça ne pèse rien. C’est un truc de planqué qui pense qu’il peut compenser en poids ce qu’il n’a pas en qualité.


  • Je vais surement passer pour l’idiot du village aux yeux de certains, mais j’ignorais complètement que Bacri était juif ! Rassurez-moi : il subsiste des goyim dans le cinéma français ? Pour Hollywood, la question ne se pose plus quand on a un peu écouté H Ryssen....

     

  • Croyez-vous qu’il soit vraiment constructif de critiquer un mort qui de surcroît était plutôt sympathique avec notamment L’Eté en pente douce !
    Réfléchissez plutôt à la doctrine zarathoustrienne pronée par Nietzsche selon laquelle bien et mal sont intimement mêlés, la non violence de Jésus ; c’est par le seul amour, l’entraide et les bonnes actions que nous
    précipiterons le point de basculement de ce monde matérialiste à l’agonie, tout conflit ne faisant que
    prolonger cette agonie car au final, les sionistes ne sont que des idiots utiles et cupides qui ont précipité le chaos créateur d’entropie pour finir bientôt dans la fosse septique de l’oubli de l’histoire, ce chaos sera libérateur et nous débarrassera enfin de nos chaines mentales et du principe du mal qui n’a que trop régné pour que le principe éternel des âmes soeurs puisse réemerger à notre conscience !!!

    “ Il est difficile de savoir qui je suis : Attendons 100 ans : Peut-être y aura t’il d’ici là un connaisseur génial des âmes qui exhumera Monsieur F.N ? ... Des oeuvres de cette nature ont de grandes ambitions, elles ont besoin de temps, Il faut d’abord que l’autorité de plusieurs siècles intervienne pour qu’on lise quelque chose correctement... “ Friedrich Nietzsche, correspondance Tome 5.

    Friedrich Nietzsche, Ainsi parlait Zarathoustra. »
    « N’es-tu cette lumière que réclame mon feu ?
    N’es-tu pour mon discernement cette âme qui est une soeur ?
    Ensemble nous avons tout appris ; ensemble nous apprîmes, plus haut que nous mêmes, à nous élever jusqu’à nous-mêmes, et à sourire sereinement.– à sourire sereinement là-haut, sourire des yeux clairs et
    des immenses lointains lorsqu’au dessous de nous exhalent leur pluvieuse vapeur contrainte et but et faute.
    Et je cheminais seul ; de qui avait elle faim, mon âme, sur des sentiers de nuits et d’égarement ?
    Et lorsque je gravis des montagnes, qui cherchais-je jamais si ce n’est toi, sur les montagnes ?
    Et tout mon cheminement et toutes mes escalades, rien que nécessité et expédient d’inexpert ; – voler, c’est cela seul que veut mon entier vouloir, jusqu’au dedans de toi, voler !
    Et qu’ai-je plus haï qu’errantes nuées et tout ce qui le souille ?
    Et j’ai même haï ma propre haine parce qu’elle te souillait !
    A ces errantes nuées j’en veux, à ces chattes ravisseuses qui se glissent ; elles nous privent tous deux de ce qui nous est commun : l’immense et
    sans limites dire Oui et dire Amen ! »

     

    • Le respect des défunts je veux bien, mais pas si c’est pour aller jusqu’à s’interdire de raisonner (ou à l’inverse si c’est pour s’obliger à raisonner de manière tarabiscotée) au nom d’un respect devant lequel tout devrait s’incliner. Quant à trouver les gens sympathiques ou antipathiques, il faudrait déjà pour cela les connaître ! Ce n’est donc pas le sujet.


  • #2657033

    Acteur qui a trouvé son rôle de râleur très facilement, en jouant à l’écran ce qu’il est naturellement dans la vie.


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