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Jean-Pierre Bacri (1951-2021), ou comment réussir en faisant la gueule

Jean-Pierre Bacri fut un comédien français assez populaire grâce à une technique assez simple : il incarnait toujours le même personnage, dans des films relativement identiques, le bougon un peu chiant mais sympa au fond.

 

Creusant ainsi son sillon, il a pu jouer dans des comédies de gauche qui ont ravi le jury des César et sa compagne Agnès Jaoui, qui fait régulièrement l’objet d’articles extrêmement dithyrambiques dans la presse socialo-sioniste, qui n’oublie jamais de rappeler toutes les tentacules à son arc : comédienne, scénariste, réalisatrice, moraliste, chanteuse, chialeuse, vaniteuse.

« Tout cela a été central dans la construction de mon propre univers mental. En attendant d’autres maîtres : monsieur Jacob, mon prof de littérature au lycée Henri-IV, passionné et vibrant ; ma prof de piano, Sylvie Decrept, avec qui j’ai appris le travail, parce qu’on ne peut pas tricher avec un instrument de musique. Mon prof de théâtre, Francis Huster, ce vrai généreux. Ma prof de chant, Bernadette Val, si essentielle, si exigeante. Et puis… Je ne serais pas arrivée là, bien sûr, si je n’avais pas rencontré Jean-Pierre Bacri. » (Le Monde)

Rappel des faits

Jean-Pierre est un juif pied-noir d’Algérie monté en France en 1962 sous la pression du FLN. Il se fait connaître dans Le Grand Bleu, pardon, Le Grand Pardon en 1982, le film d’Alexandre Arcady.
L’œuvre, qui met en images l’association des gentils juifs et des gentils Arabes (pris à tort pour les méchants) contre les vilains Français (le Français raciste s’appelle d’ailleurs Villars, ça s’invente pas) un peu pédés, rencontre un franc succès populaire dans la France miterrandienne.

 

 

Jean-Pierre y incarne un second rôle de joueur de poker flambeur, Jacky Azoulay. C’est d’ailleurs le poker qui l’a mené à la comédie, puisque Jean-Pierre, dans la vraie vie, a perdu un jour une grosse somme et a dû bosser dans une banque pour se refaire. Mais le démon du jeu étant plus fort, il abandonne la banque pour le jeu, mais le jeu sur les planches ou devant la caméra. Voilà pour l’anecdote principale.

 

 

Il a fondu une grande partie de sa carrière dans celle d’Agnès Jaoui, qui jouait elle aussi toujours le même rôle, celui de la vaniteuse supérieure : gauchiste trentenaire éternelle, super intelligente, super blasée, comme dans Cuisines et dépendances ou Un air de famille. Nous avons revu ce dernier pour les besoins de notre enquête.

 

Cinéma et mort

Pourquoi vouloir revoir Un air de famille juste après l’annonce de la mort de Jean-Pierre à 69 ans, le 18 janvier 2021 ?
Pourquoi écouter du Motörhead le jour de la mort de Lemmy ?
Ces questions, elles sont vite répondues.

 

 

Quand on perd un être cher (la moindre entrée coûte dix euros au cinéma communautaire du CNC), un être qui nous est cher, qu’on aime bien, on a envie de le faire revivre. C’est une façon de ne pas accepter sa mort, de truander la Mort.

La Mort, c’est la dame en noir qui nous emporte un jour – celui qu’elle a choisi – et nos récriminations et pleurnicheries n’y peuvent rien. C’est le prix de la vie, qui peut être merveilleuse. Le problème, c’est quand on a une vie de merde et qu’on meurt quand même. Mais là, on peut dire que c’est un soulagement.

Rappelons à toutes fins utiles que si on peut truander la Mort un temps, on ne peut pas la truander toujours.

 

 

On a donc revu Un air de famille, le film socialo-sioniste où Bacri joue un tenancier de bistrot. Si l’avion qui emmène en 2022 la paire Véran-Castex à Tel-Aviv se crashe, on ne va pas se repasser leurs discours en boucle. On ne les aime pas tellement, donc on s’en foutra. Certains, parmi les plus radicaux, diront « ouf, bien fait pour leur gueule ». Nous on n’est pas comme ça : même chez Véran, il y a un petit cœur qui bat.

Marc-Olivier Fogiel était pénible, mais le titre de son émission était bien trouvé : On ne peut pas plaire à tout le monde. C’est la vérité, il faut accepter d’avoir des adversaires, et d’être soi-même un adversaire, parfois.

 

 

Quelques uns font pleurer les foules quand ils meurent, d’autres crèvent tout seuls ou sous les applaudissements. C’est triste mais tout a une explication. Ça peut paraître injuste de prime abord mais on a toute la vie pour tisser des relations, et si on se retrouve seul dans son corbillard, c’est qu’il y a eu un problème, ou alors qu’on l’a voulu, qu’on n’aimait pas les autres, ou qu’on n’était pas très aimable, des trucs comme ça.

Les stars sont aimées de beaucoup de gens mais ça ne les empêche pas de se sentir seules, ou de flipper quand elles se retrouvent seules, ou vieilles. Beaucoup se suicident, par exemple. On peut d’ailleurs se poser la question si c’est pas pour se la péter encore plus post mortem, vu leur ego.

 

 

On va pas se mentir, c’est pour tout le monde pareil : quand on perd un être cher, on est mal ; quand on perd un être pas cher ou un inconnu, on s’en fout ; quand on perd un ennemi, on s’en réjouit. La mort (des autres) est donc un sentiment très relatif. Nous avons trouvé des exemples célèbres pour illustrer notre thèse.

Johnson s’est félicité du meurtre de JFK, il a ensuite ouvert grand les portes à Israël dans le pouvoir américain, puis a entraîné son pays dans la guerre du Viêt Nam, assassiné deux millions de Vietnamiens, sacrifié 60 000 jeunes Américains (moyenne d’âge 19 ans), sans oublier les 150 000 vétérans abandonnés qui se sont suicidés une fois rentrés au pays, détruits à l’héroïne et à l’agent orange. Une belle victoire pour ce salopard dont personne ne va fleurir la tombe.

 

 

Le monde entier – moins Ben Gourion – a pleuré la mort de JFK. Tout le monde a craché sur la tombe de Johnson, personne ne regrette cette ordure. Chez nous, pas grand-monde ne pleurera la mort de Castex et Véran, qui ne font que menacer les Français du matin au soir sous prétexte de les protéger d’une pandémie tellement mortelle qu’elle ne bat pas une mauvaise grippe saisonnière, même augmentée en laboratoire pour les besoins du Nouvel Ordre mondial qui compte sur le Great Reset pour son avènement.

 

Information de dernière minute qui remet tout en question !

On était prêts à pleurer Bacri comme toute la presse qui donne l’impression d’avoir perdu de Gaulle quand soudain, on tombe sur le site pour débiles Konbini qui révèle que Jean-Pierre « était très engagé » :

Frappé par la déception de Michel Rocard lors de la défaite des socialistes en 1978, Jean-Pierre Bacri s’intéresse à la politique et s’engage dans diverses causes. Depuis son ancrage à gauche, il s’est notamment illustré en grand défenseur des intermittents du spectacle en 2004, à Cannes après que sa compagne Agnès Jaoui a interpellé le ministre de la Culture d’alors en réclamant une révision du régime d’assurance chômage pour les artistes lors de son discours aux César la même année.

Soutenir les intermittents du spectacle, c’est un peu démago mais ça va encore. La suite est beaucoup plus grave :

Un an plus tard, il décide de parrainer le collectif Devoirs de mémoires, une association qui œuvre contre le racisme et la discrimination raciale et pour la préservation de l’histoire durant les périodes d’esclavage et de la colonisation française. En 2014, il est également devenu membre du comité de soutien à la candidature d’Anne Hidalgo à la mairie de Paris.

Oh merde ! Bon, on va pas refaire le papier, disons qu’on va séparer l’œuvre de l’homme, hein. D’ailleurs, c’est ce que fait aussi la Mort : elle retire l’homme et laisse l’œuvre. Elle touche pas à l’œuvre.

 

Bonus : L’œuvre d’Agnès Jaoui

Que signifie « être sûre de son existence » ?

C’est une sorte d’obsession. Et c’est pour cela que j’ai très tôt commencé à écrire. D’ailleurs, je ne serais pas là si je n’avais pas lu Le Journal d’Anne Frank à 11 ans. Le choc ressenti à cette lecture a fait écho à un drame vécu des années plus tôt pendant que je visitais avec mes parents la maison de Jean-Jacques Rousseau. J’avais 4 ou 5 ans, j’étais tout excitée, et j’ai demandé : « Quand est-ce qu’on verra Jean-Jacques Rousseau ? » Mon père a dit : « Ah, ce ne sera pas possible parce qu’il est mort. » Eh bien j’ai pleuré pendant six heures. C’était un chagrin fou, je ne pouvais plus m’arrêter.

[...]

Quel est le lien avec Anne Frank ?

J’y arrive. À 11 ans, j’ai visité sa maison, dévoré son journal, pleuré en apprenant le sort horrible de sa famille. Je me suis totalement identifiée à elle. Elle m’apparaissait si vivante à travers ses lignes ! Et tout le monde se souvenait d’elle ! Alors je me suis mise à écrire moi aussi, en me disant que si jamais je n’arrivais pas à faire un métier qui me fasse connaître, eh bien mes carnets pourraient témoigner qu’un jour une petite Agnès avait bien existé et vécu des choses… (Le Monde)

Bacri, la gauche, le cinoche et Israël

 






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80 Commentaires

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  • #2653517

    Aucune mention pour le chef-d’œuvre Didier ?
    Ils l’ont rediffusé sur TMC pour lui rendre hommage.

    J’ai été étonné que le film porte pas la mention -18, pour la scène finale du match commenté par Dieudonné.

     

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    • « Didier » un « chef d’œuvre », faut pas non plus exagérer !

       
    • Si Didier n’était pas un chef d’oeuvre, quel panache d’avoir fait un tel film avec une histoire si improbable. J’aurais pas parié un centime... Et si j’etais l’agent de Bacri, j’aurais probablement payé pour qu’il refuse le rôle !
      Un très bon film populaire de personnes qui ne se prennent pas au sérieux.

      Lui aussi Chabat, c’est pas le genre à se faire conspuer dans une manif gilets jaunes comme Finkelkraut... La victime soit disant de violences « antisémites »... Le bon sens populaire...

       
    • « Si Didier n’était pas un chef d’oeuvre, quel panache d’avoir fait un tel film avec une histoire si improbable. »
      Je ne sais pas quelle est votre définition du panache mais je ne vois pas ce que ça vient faire là !
      « J’aurais pas parié un centime... Et si j’etais l’agent de Bacri, j’aurais probablement payé pour qu’il refuse le rôle ! »
      Avec deux bons acteurs déjà connus et appréciés ainsi qu’un scénario délirant comme le cinéma français en manque cruellement et un public prêt pour cela (ex : le succès du « Mission Cléopâtre » de Chabat), c’était pourtant peu hasardeux.
      « Lui aussi Chabat, c’est pas le genre à se faire conspuer dans une manif gilets jaunes comme Finkelkraut ... »
      C’est surtout pas le genre à se mouiller, ceci expliquant peut-être cela. Dans un « autre » registre, il s’était illustré comme beaucoup de ses confrères, en se faisant très discret dès lors que Dieudonné a commencé de connaître les déboires que l’on sait alors qu’il était admiratif de son travail et se précipitait à ses spectacles. Il peut donc paraître plus judicieux de parler d’intérêt bien compris plutôt que de bon sens populaire.

       
    • #2654628
      Le 30 janvier à 08:49 par Palm Beach Post : "Cult !"
      Jean-Pierre Bacri (1951-2021), ou comment réussir en faisant la (...)

      personne n’est parfait, @ Eric

      Didier est un chouette bon p’tit film, qui se laisse bien regarder
      et effectivement, une prise de risque, un truc improbable
      pas d’une énorme envergure, mais néanmoins

      Alain Chabat n’a pas fait que des merdes
      très bon dans L.627 de Bertrand Tavernier

       
    • Le bon sens populaire, c’est celui du public.. la foule qui sait à qui elle a affaire face à finkie. Je n’ai jamais dit que Chabat avait du bon sens populaire.. LOL vous n’allez pas dans le bon sens, c’est un bourgeois.. il pense bien c’est sure, mais travail avant tout à son confort personnel. ; train-train quotidien, sentiment de sécurité, etc. Wrong expectations...
      C’est un tour de force que de pouvoir mener à bien un tel délire sur un long métrage.. Sur les court-métrages ce genre de « délire », comme vous dites, est extrêmement fréquent... c’est la particularité du format, il est possible de tout oser sans perdre son audience. Ce genre de scénarios il y en a à foison...



      Avec deux bons acteurs déjà connus et appréciés ainsi qu’un scénario délirant comme le cinéma français en manque cruellement et un public prêt pour cela (ex : le succès du « Mission Cléopâtre » de Chabat), c’était pourtant peu hasardeux.




      Je ne suis pas un spécialiste de la comédie, je vous laisse cette expertise. Moi c’est la cinéphile.
      Bacri était justement pas forcement attendus dans le registre de ce genre de comédie. Si effectivement le cinéma français manque d’audace au niveau du scénario votre exemple d"un film basé sur une adaptation d’un Asterix et Obélix est bien évidement l’anti-thèse... Les sommes considérables pour Asterix sont liées justement au public déjà acquis avant même la production. C’est comme Lupin, l’accessibilité de l’oeuvre littéraire pour faire du recyclage scénaristique en plus d’un public francophone acquis.



      Soutenir les intermittents du spectacle, c’est un peu démago mais ça va encore. La suite est beaucoup plus grave :

      Un an plus tard, il (JP Bacri) décide de parrainer le collectif Devoirs de mémoires, une association qui œuvre contre le racisme et la discrimination raciale et pour la préservation de l’histoire durant les périodes d’esclavage et de la colonisation française.




      En voilà une mobilisation qui aurait plu à Dieudonné ? Dites moi @Éric est-ce que Dieudonné est démagogue selon votre grille de lecture, personnelle ? Parce que j’ai du mal à faire la distinction entre les bateaux à voile ou à vapeur... Je ne parle pas d’orientation sexuelle, un navire peut aller vaguement dans la même direction mais pas sous les mêmes conditions.. Est ce que vous êtes le genre àsurfer sur tout ce qui bouge ?

       
    • « Dites moi @Éric est-ce que Dieudonné est démagogue selon votre grille de lecture, personnelle ? Parce que j’ai du mal à faire la distinction entre les bateaux à voile ou à vapeur... »
      Vous dites que vous avez du mal, très bien !
      Je ne vois pas l’intérêt de cette question ici ni le rapport avec ce qui précède, mais j’y réponds tout de même volontiers et simplement : Non ! Même si tout le monde peut être parfois calculateur, c’est une question de mesure.
      Pour le reste il n’y a pas besoin d’être spécialiste de la comédie ni cinéphile averti pour avoir un avis et le donner.
      @Palm Beach, d’accord avec vous. Chabat est un bon acteur et il serait absurde de nier son talent. Le film en question est évidemment regardable, simplement le qualificatif de chef-d’œuvre est à mon avis inapproprié. Ce n’est pas non plus « Les enfants du paradis », vous en conviendrez.

       
    • Concernant la prise de risque avec le public... J’avais prédit la réussite de Lupin et surtout en Amérique du Nord ; quoique pas forcement dans ces proportions, puisque c’est la série numéro Uno de Netflix aux US. La Casa de Papel série à succès, une production espagnol, avait certes déjà prouvé que les sous-titrages à l’air de twitter et Facebook (my guess ?) ça n’est peut être plus l’entrave que ça a été chez les audience anglo-saxonne/English speaking Oui, pour Casa de Papel les audiences hispanophones aux usa à surement permis de prendre l’envol mais ça n’explique pas l’engouement général du public.

      Avant typiquement ils faisaient tout adpater et pas uniquement par faciliter et opportunisme car réellement il y avait une barrière psychologique, le public n’était tout bonnement pas prêt à lire les sous titres.

      Le film coréen "Parasites" à été le plus gros succès en streaming aux usa... Je ne crois pas que le scénarios lié à une situation d’enfermement... une sorte d’écho comparable aux sentiments du public par rapport au confinement, explique à lui seul ce succès. En plus, il ne s’agit pas d’une audience instruite comme par le passé ce fut le cas avec le succès du cinema européen aux usa (nouvelle vague, etc.). Là pour moi c’est un public mainstream qui adhère à l’inconfort de lire des sous titres ; une chose nouvelle.

      Une bonne nouvelle pour le world cinema (les cinémas nationaux) ; en plus mine de rien les audiences anglophones d’Hollywood formatent toutes les productions nationales des différents pays ce qui n’aide pas à la variété. Les audiences américaines ne sont pas habituer à faire l’expérience du monde à travers l’histoire de personnages dans des environnements différents avec des personnes différentes culturemenent parlant.. Alors que ce qui nous intéressent « nous » c’est l’altérité dans le cinema américain... L’altermondialisme à la place du mondialisme.

       
  • Entendu l’autre jour sur LCIRA ou CJEWS je ne sais plus :
    "Y’a eu la génération des Delon, Girardot, Noiret dans les années 70 puis celle, formidable, des Bruel, Bacri, Arcady, Berry dans les années 80.
    Ite missa est !!!

     

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  • #2653544

    Bonus Bis :
    Le discours féministe "puissant" d’Agnès Jaoui
    https://www.youtube.com/watch?v=uwc...

     

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  • #2653671

    Jean Pierre Bacri n’a jamais été un acteur remplissant l’un des devoirs du saltimbanque :
    - Faire rire ou pleurer, instruire, divertir.

    Le cinéma français produit très peu de bonnes choses depuis 30 ans. Je retiendrais à peine 20 films en 30-40 ans.

    Ce cinéma subventionné est au cinéma ce que la musique atonale est à la musique classique.

     

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    • #2655457

      Acteur qui m’a rapidement déplu voire horripilé quand j’ai compris la pauvreté de son registre : idem pour Jaoui...J’ai croise Alain Souchon il y a 30 ans en Val de Loire lorsqu’il était le châtelain de Chemery et que Jackou le Craquant était maire de Blois (Lang de Blois !)...Eh bien même style, même prétention, même connerie suffisante...RIP !

       
  • Apropos de la guerre du Vietnam, une chanson immortelle de Barry McGuire, très actuelle malheureusement bien que datant des années soixante : Eve of Destruction
    https://www.youtube.com/watch?v=MdW...
    Et une autre sur l’espace datant des années 80.
    https://www.youtube.com/watch?v=VqU...

     

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  • #2653836
    Le 29 janvier à 04:22 par caméra jordada
    Jean-Pierre Bacri (1951-2021), ou comment réussir en faisant la (...)

    La génération cinéma de Bacri est à son image tire-la-gueule.
    Des gens toujours en train de péter les plombs pour rien. Hargneux, grossiers, postillonneurs, insultants. Femmes hystériques, antipathiques, sans charme, pas folichonnes du point de vue esthétique.
    Cette génération n’a fait que parler de son petit milieu trop gâté. Rapplique dans chaque film en famille, ne laisse aucune place aux gens de talent.
    Un cinéma qui sera vite oublié.
    Qui visionne encore les films de l’époque soviétique ? Intéressants au point de vue historique, et pour le reste soporifiques.
    Le talent, c’est dire vrai.

     

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  • #2653929
    Le 29 janvier à 10:22 par Steven Tseraloff
    Jean-Pierre Bacri (1951-2021), ou comment réussir en faisant la (...)

    Je veux bien qu’il faille critiquer toute personne née dans un milieu juif et "de gauche". Il n’en demeure pas moins que Bacri n’était pas un militant sioniste bas de plafond dont l’activité principale aurait été la promotion et la défense d’Israël et de la communauté organisée en France. C’était un scénariste dialoguiste de grand talent, un acteur et même une personne avec une réelle humanité et capable de recul et d’esprit critique par rapport à ce à quoi sa naissance et sa culture d’origine le poussait naturellement. Des sionistes, comme vous dites, comme Bacri, on en souhaiterait beaucoup pour relever le niveau culturel de la France. Attention à ne pas taper sans discernement sur les juifs. Cela désert E&R dont je partage par ailleurs les convictions de fond et que je soutien.

     

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    • La critique n’est pas sans discernement, elle est fondée
      et plutôt light dans le genre. Attention à ne pas s’exagérer les choses, cela peut en effet desservir le point de vue.

       
    • @Éric,
      Allez donc faire le prof -à corriger les copies- avec ceux qui ont critiqués de façon déshonorable -de façon exagéré- cet acteur tout juste disparu.

      Si vous n’avez pas remarqué on reste une bonne partie à avoir cette impression.

      Dieu sais pourquoi vous vous êtes donné le rôle de gardien du temple et dés qu’une personne fait un commentaire qui va dans le sens opposé de l’article vous venez « recadré ».. Ne vous sentez pas obligé.

      Et surtout, non... je ne veux pas engager un débat sans fin avec vous ; mettons nous tout de suite d’accord pour ne pas être d’accord ?

       
    • Pauvre petit Peter qui ne s’est pas remis de ses petites contrariétés. Faut pourtant vous y faire ou aller voir ailleurs car ici est un endroit où les gens donnent librement leurs avis, ce que je fais ici, no plus ni moins. Il n’y a donc aucun problème sauf pour les fragiles dans votre genre. Conclusion : si vous aviez tenu par avance compte et de ça et de votre conclusion, vous vous seriez abstenu de ce commentaire parfaitement excessif et inutile. De même évitez de parler de « on », on ce n’est personne et ça ne pèse rien. C’est un truc de planqué qui pense qu’il peut compenser en poids ce qu’il n’a pas en qualité.

       
  • #2654197

    Je vais surement passer pour l’idiot du village aux yeux de certains, mais j’ignorais complètement que Bacri était juif ! Rassurez-moi : il subsiste des goyim dans le cinéma français ? Pour Hollywood, la question ne se pose plus quand on a un peu écouté H Ryssen....

     

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  • #2654480

    Croyez-vous qu’il soit vraiment constructif de critiquer un mort qui de surcroît était plutôt sympathique avec notamment L’Eté en pente douce !
    Réfléchissez plutôt à la doctrine zarathoustrienne pronée par Nietzsche selon laquelle bien et mal sont intimement mêlés, la non violence de Jésus ; c’est par le seul amour, l’entraide et les bonnes actions que nous
    précipiterons le point de basculement de ce monde matérialiste à l’agonie, tout conflit ne faisant que
    prolonger cette agonie car au final, les sionistes ne sont que des idiots utiles et cupides qui ont précipité le chaos créateur d’entropie pour finir bientôt dans la fosse septique de l’oubli de l’histoire, ce chaos sera libérateur et nous débarrassera enfin de nos chaines mentales et du principe du mal qui n’a que trop régné pour que le principe éternel des âmes soeurs puisse réemerger à notre conscience !!!

    “ Il est difficile de savoir qui je suis : Attendons 100 ans : Peut-être y aura t’il d’ici là un connaisseur génial des âmes qui exhumera Monsieur F.N ? ... Des oeuvres de cette nature ont de grandes ambitions, elles ont besoin de temps, Il faut d’abord que l’autorité de plusieurs siècles intervienne pour qu’on lise quelque chose correctement... “ Friedrich Nietzsche, correspondance Tome 5.

    Friedrich Nietzsche, Ainsi parlait Zarathoustra. »
    « N’es-tu cette lumière que réclame mon feu ?
    N’es-tu pour mon discernement cette âme qui est une soeur ?
    Ensemble nous avons tout appris ; ensemble nous apprîmes, plus haut que nous mêmes, à nous élever jusqu’à nous-mêmes, et à sourire sereinement.– à sourire sereinement là-haut, sourire des yeux clairs et
    des immenses lointains lorsqu’au dessous de nous exhalent leur pluvieuse vapeur contrainte et but et faute.
    Et je cheminais seul ; de qui avait elle faim, mon âme, sur des sentiers de nuits et d’égarement ?
    Et lorsque je gravis des montagnes, qui cherchais-je jamais si ce n’est toi, sur les montagnes ?
    Et tout mon cheminement et toutes mes escalades, rien que nécessité et expédient d’inexpert ; – voler, c’est cela seul que veut mon entier vouloir, jusqu’au dedans de toi, voler !
    Et qu’ai-je plus haï qu’errantes nuées et tout ce qui le souille ?
    Et j’ai même haï ma propre haine parce qu’elle te souillait !
    A ces errantes nuées j’en veux, à ces chattes ravisseuses qui se glissent ; elles nous privent tous deux de ce qui nous est commun : l’immense et
    sans limites dire Oui et dire Amen ! »

     

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    • Le respect des défunts je veux bien, mais pas si c’est pour aller jusqu’à s’interdire de raisonner (ou à l’inverse si c’est pour s’obliger à raisonner de manière tarabiscotée) au nom d’un respect devant lequel tout devrait s’incliner. Quant à trouver les gens sympathiques ou antipathiques, il faudrait déjà pour cela les connaître ! Ce n’est donc pas le sujet.

       
  • #2657033
    Le 2 février à 06:11 par Majorité Silencieuse
    Jean-Pierre Bacri (1951-2021), ou comment réussir en faisant la (...)

    Acteur qui a trouvé son rôle de râleur très facilement, en jouant à l’écran ce qu’il est naturellement dans la vie.

     

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