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L’ancien Premier ministre portugais Antonio Guterres succède à Ban Ki-moon à la tête de l’ONU

Désigné début octobre pour succéder au falot Ban Ki-moon au poste de secrétaire général des Nations unies, l’ancien Premier ministre portugais Antonio Guterres fait l’unanimité au moment de sa prise de fonction aujourd’hui. Mais aura-t-il les moyens de réformer cette instance que de Gaulle surnommait « le machin » ?

 

The right man at the right place ? A priori, et même sans a priori d’ailleurs, Antonio Guterres, qui succède ce dimanche 1er janvier à Ban Ki-moon au poste de secrétaire général des Nations unies, apparaît bien comme « l’homme de la situation ». L’homme le mieux armé humainement et intellectuellement pour s’atteler à ce que certains de ses prédécesseurs ont décrit comme « le job le plus difficile du monde ». Ancien Premier ministre du Portugal (1995-2002), ex-Haut-Commissaire des Nations unies pour les réfugiés (2005-2015), parfaitement polyglotte (portugais, anglais, français, espagnol), à la fois humble, infatigable et expérimenté, le Lisboète âgé de 67 ans cochait toutes les cases pour se voir confier le rôle de conciliateur-en-chef de la planète, particulièrement à une période aussi incertaine et potentiellement explosive que celle qui s’ouvre devant lui. [...]

« Non seulement j’estime qu’Antonio Guterres c’est ‘the right man at the right place’ mais j’ ajouterais ‘at the right moment’ » s’exclame le Béninois Francis Kpatindé qui fut porte-parole du HCR pour l’Afrique de l’ouest durant dix ans aux côtés d’Antonio Guterres. « C’est un politique redoutable, quelqu’un qui a de l’intuition, qui a du flair, qui aime passionnément l’Afrique », s’enflamme celui qui est désormais professeur à Sciences-Po Paris. « C’est aussi quelqu’un qui est tenace. Je l’ai vu négocier avec des chefs d’Etat africains qui voulaient fermer des camps de réfugiés. C’est également quelqu’un d’habile politiquement et qui connaît bien ses dossiers avant d’aller au front ». Toutes ces qualités réunies laissent donc espérer une mandature plus dynamique au sein d’une ONU dont l’efficacité est de plus en plus remise en questions. « On sait bien que, au final, ce n’est pas lui qui commande », résume Cristiana Soares, la journaliste de RFI. [...]

 

Une nouvelle dynamique ?

L’ONU n’est réformable que si les cinq membres permanents du Conseil de sécurité (USA, Chine, Russie, France, Grande-Bretagne NDLR) le veulent, reprend plus sérieusement Francis Kpatindé. Mais Antonio Guterres va avoir un point fort : c’est qu’il a été désigné sans un seul véto. Les cinq grands étaient d’accord sur son nom. C’est inédit d’avoir le feu vert de tout le monde. Ça ne peut que lui faciliter la tâche ». Un point fort qu’il faut quand même tempérer avec l’inconnue Donald Trump dont l’élection, survenue un mois après la désignation du Portugais, n’est a priori pas une bonne nouvelle, compte-tenu des positions du nouveau président américain sur l’immigration, le climat, et aussi du flou qui prédomine pour le moment quant aux orientations de sa future politique étrangère. [...]

Lors de son discours programme prononcé avec aisance le 12 décembre en anglais, en espagnol et en français, Antonio Guterres [...] s’est montré lucide, comme à son habitude : « Le secrétaire général n’est pas le maître du monde, tout au plus une valeur ajoutée. »

Lire l’intégralité de l’article sur rfi.fr

Les instances mondialistes, au-dessus ou contre les nations ?
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