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L’histoire des restaurants McDonald’s ou le triomphe de la volonté

Le Fondateur est un film américain de 2016 qui narre la success story (« succès histoire » d’après le traducteur Google) des fondateurs des restaurants taylorisés d’ingestion rapide de nourriture industrielle McDonald’s. Le Français râleur de race méfiante pourrait se dire « pff, encore un film à la gloire de l’Amérique et du fast food, non à la propagande d’Hollywood ». C’est vrai et faux à la fois.

 

Il est indéniable qu’on a affaire, au milieu de l’histoire des deux frères McDonald’s et du génie du marketing Ray Croc, à des spots de pub pour la marque. Mais l’essentiel n’est pas là : ce film, derrière la promotion de marque (il y a les pubs produits et les pubs image de marque) est l’illustration parfaite du triomphe de la volonté, en l’occurrence celle d’un seul homme, seul contre tous ou presque. Et cette volonté va tout emporter.
Ray Croc, comme Adolf Hitler – on prend cet exemple au hasard –, sont de ces hommes qui bousculent l’Histoire déjà écrite et qui la réécrivent avec leur volonté propre. On en pense ce qu’on veut, génie de la manipulation ou du mal, mais ils font l’Histoire.

 

 

Les Américains sont tellement forts en narration cinématographique, ce langage pour enfants devenu le vecteur le plus puissant de l’imprégnation cérébrale profonde, qu’ils sont capables de nous faire regarder, puis apprécier, un film à la gloire de Google ou de McDonald’s.

Pour cela, il faut les idées (on appelle ça le scénario), la réalisation (le type qui agence les scènes et les séquences) et les acteurs (les humains qui se mettent dans la peau des autres, de leur personnage). Hollywood est bien cette machine à faire passer les messages, même chez les plus récalcitrants, c’est-à-dire les Français.

 

 

Dans Les Stagiaires, sorti en juin 2013, on apprend que quelle que soit son extraction, sa couleur de peau, son âge, son look et sa gueule, on peut développer un talent personnel et y croire. Ça fait très rêve américain couplé à l’idéologie antiraciste mais ce n’est pas que ça : là aussi, on illustre le triomphe de la volonté. Aller jusqu’au bout avec son idée, et renaître ou mourir avec. Quitte à être ridiculisé, raillé, dénoncé. C’est pourquoi ces films nous parlent !

 

 

Dans Le Fondateur, au milieu de la glorification du « produit » (le hamburger fabriqué à la chaîne sans attente pour le client, ne ratez pas la scène de création du speedy system sur le terrain de basket, en VO mais c’est pas grave), ceux qui font des choses très personnelles dans leur vie vont retrouver exactement ce que Ray Croc a vécu : la honte, la mise à l’écart, la femme qui enfonce le mari et puis, au bout du tunnel de souffrances, parfois, pas toujours, la libération. La lumière, le cercle vicieux qui devient vertueux, une nouvelle femme qui aime et qui soutient, les banquiers qui ne vous écrasent plus, et le succès populaire.

À propos de banquiers, nous parlions de triomphe de la volonté. Il s’agit bien sûr du film de propagande sur le IIIe Reich (l’empire du Mal) réalisé par Leni Riefenstahl en 1935 en Allemagne. Dailymotion le diffuse encore, mais en morceaux et dans une qualité médiocre :

 

 

YouTube a rejeté ce film, qui était depuis toujours en ligne, le 5 juin 2019. On se demande bien sous quelle pression. Commentaire du site du mensuel Première :

« Même si certains considèrent cette œuvre comme un morceau d’Histoire, la regardant d’un point de vue historique, même si d’autres y voient d’abord une œuvre cinématographique, Le Triomphe de la volonté entre désormais dans la catégorie des "vidéos faisant la promotion ou la glorification de l’idéologie nazie, ce qui est de, façon inhérente, discriminatoire". Impossible pour YouTube de garder la vidéo sur son site. »

Traduction : c’est un film historique, certes, mais sa charge de propagande est encore trop forte et trop dangereuse pour la dominance actuelle pour la laisser en libre accès. Dans ce cas, doit-on éliminer tous les films ou extraits de films relatifs à la période stalinienne qui faisaient l’éloge du Petit Père des peuples ?

Première rappelle avec humour ceux que Triumph des Willens (« triomphe des vilains » selon Google traductions) a inspirés :

« Commandé par Hitler, Le Triomphe de la volonté est un documentaire connu pour son esthétisme monumental, conçu à la gloire du Führer et devenu au fil des ans la source d’inspiration de nombreuses œuvres. Quelques plans dans “Cendrillon” lui piquent des cadrages ou des dispositifs. La fameuse scène de chanson “Soyez prêtes !” dans “Le Roi Lion” pareil. Des spécialistes affirment que George Lucas se serait aussi inspiré de la composition des cadres de Riefenstahl pour l’iconique scène de remise de médailles dans “Star Wars, Épisode IV : un nouvel espoir”. De son côté, Quentin Tarantino multiplie les références (parodiques) au film dans “Inglourious Basterds”. À la fin du long-métrage, Adolf Hitler organise une séance spéciale pour dévoiler le film de propagande “La fierté de la Nation” dans lequel un soldat SS résiste contre de nombreux ennemis. Ce pastiche faisait également écho au film de Riefenstahl. »

Leni, sur E&R :

 



Article ancien.
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39 Commentaires

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  • Il n’y a pas de success story en France. Mac Donald’s, Microsoft, Google, Apple, Amazon...
    Il n’y en a pas parce qu’à chaque fois qu’un génie fait surface avec son idée, il est immédiatement contré par une multitude de trous de balle parisiens minoritaires possédés et leurs conseils, devant leur écran, criant leurs souhait indéfectible à sauver la planète, sauver les animaux, sauver les femmes ou au choix, s’élever contre la haine.

     

    • "Il n’y a pas de success story en France" Excellent !


    • + l’état socialiste prêt à taxer tout ce qui bouge et la population française qui n’est pas franchement capitaliste dans l’âme....


    • Amazon c’est de la merde Mac donald’ds c’est de la bouffe de merde Google c’est un logiciel espion de merde Apple c’est de la merde ça dure pas et Mictrosoft c’est de la grosse merde commerciale voilà t’en a encore d’autre ? Je suis ni parigo ni islamiste ni juif ni pd, je donne juste mon avis, des inventions à la con pour détruire notre jeunesse et notre planète voilà vous savez tout !


    • Il n’y en a pas parce que
      - la France est catholique, et que son génie suit d’autres boussoles.
      - sa matrice politique est tombée en 1789
      Il ya donc une élite économique qui n’est pas française, ou marginalement.


    • Donc si elle était protestante son génie suivrait quelle boussole ? Donc le catholicisme vous empêche de suivre la voie de la libre entreprise et de la vision entrepreneuriale ???


    • @Dexter
      j’ai donné deux raisons sources, qu’il faut combiner pour comprendre. J’aurais pu en ajouter une troisième, comme dit plus haut, sur l’idéologie socialiste de notre économie, mais cette troisième raison découle de la seconde, donc bon...

      concernant la différence catholicisme/protestantisme, cela a déjà été dit maintes fois. Le puritanisme américain a une vision de la grâce qui leur fait chercher la bénédiction sur terre au travers la réussite matérielle (objective), afin de pouvoir se reconnaître comme élus ici bas.
      Les compromissions avec le Monde sont autant de freins pour un catholique, surtout s’il est du peuple, là où une élite catholique pourrait à la rigueur assumer une forme de domination politico-économique (comme elle a assuré par le passé une domination politico-militaire), parce qu’elle ne ferait que son devoir naturel, respectueux d’un ordre et d’une hiérarchie donnée, avec ses valeurs (hérédité, fidélité, responsabilité..), c’est à dire qu’elle y entendrait donc une mission suffisamment transcendante pour ne pas se trouver en contradiction avec la doctrine chrétienne. Mais cette élite a été éliminée et s’est surtout réfugiée dans les formes institutionnelles fortes (clergé et armée), plutôt que dans la conquête industrielle bourgeoise.

      Il est délicat à un homme d’imprégnation catholique de souscrire au struggle for life américain, qui demande à promouvoir un certain désordre démocratique (renverser les cartes, se battre pour une place, éliminer son concurrent coûte que coûte, etc). il y en aura toujours un de moins catholique que lui qui ira plus loin, plus vite.

      L’élite américaine, ne pouvant pas se former sur des valeurs traditionnelles (elle qui envahissait et partait de zéro), a dû faire reposer ses fondations sur d’autres vecteurs, plus énergiques, moins stabilisants, et tout son complexe économico-industriel a pu se bâtir à partir d’elles.
      Je ne crois pas que google, Apple ou autres auraient pu prétendre à la même émancipation sans les atouts et gages que leur donnait l’Etat américain expansionniste, globaliste. Il y aurait beaucoup à dire là-dessus, et à enquêter.

      e bourgeois français a bel et bien essayé, et peut-être cela a fonctionné jusqu’à la seconde moitié du XXème siècle, mais il n’a pas su ou voulu prendre le virage multinational (manque d’ambition ? volonté mondialiste absente ?) et du virtuel type GAFA (préférence du concret ?ingénierie à la française ?)


    • Si les "success story" sont américaines et pas françaises, anglaises, russes ou allemandes, c’est peut-être parce que l’imposture est de faire passer ces symptômes capitalistes historiquement nécessaires pour les expressions originales personnelles de géniales initiatives individuelles (qui sont appelées innovations).


    • @Dexter
      j’ai donné deux raisons sources, qu’il faut combiner pour comprendre. J’aurais pu en ajouter une troisième, comme dit plus haut, sur l’idéologie socialiste de notre économie, mais cette troisième raison découle de la seconde, donc bon...
      concernant la différence catholicisme/protestantisme, cela a déjà été dit maintes fois. Le puritanisme américain a une vision de la grâce qui leur fait chercher la bénédiction sur terre au travers la réussite matérielle (objective), afin de pouvoir se reconnaître comme élus ici bas.
      Les compromissions avec le Monde sont autant de freins pour un catholique, surtout s’il est du peuple, là où une élite catholique pourrait à la rigueur assumer une forme de domination politico-économique (comme elle a assuré par le passé une domination politico-militaire), parce qu’elle ne ferait que son devoir naturel, respectueux d’un ordre et d’une hiérarchie donnée, avec ses valeurs (hérédité, fidélité, responsabilité..), c’est à dire qu’elle y entendrait donc une mission suffisamment transcendante pour ne pas se trouver en contradiction avec la doctrine chrétienne. Mais cette élite a été éliminée et s’est surtout réfugiée dans les formes institutionnelles fortes (clergé et armée), plutôt que dans la conquête industrielle bourgeoise.
      Il est délicat à un homme d’imprégnation catholique de souscrire au struggle for life américain, qui demande à promouvoir un certain désordre démocratique (renverser les cartes, se battre pour une place, éliminer son concurrent coûte que coûte, etc). il y en aura toujours un de moins catholique que lui qui ira plus loin, plus vite.
      L’élite américaine, ne pouvant pas se former sur des valeurs traditionnelles (elle qui envahissait et partait de zéro), a dû faire reposer ses fondations sur d’autres vecteurs, plus énergiques, moins stabilisants, et tout son complexe économico-industriel a pu se bâtir à partir d’elles.
      Je ne crois pas que google, Apple ou autres auraient pu prétendre à la même émancipation sans les atouts et gages que leur donnait l’Etat américain expansionniste, globaliste. Il y aurait beaucoup à dire là-dessus, et à enquêter.
      e bourgeois français a bel et bien essayé, et peut-être cela a fonctionné jusqu’à la seconde moitié du XXème siècle, mais il n’a pas su ou voulu prendre le virage multinational (manque d’ambition ? volonté mondialiste absente ?) et du virtuel type GAFA (préférence du concret ?ingénierie à la française ?)


    • La France n’a pas besoin de créer des entreprises "concurrentes" puisqu’elle a créé les USA pour ça.


  • Le secret des films , et de la tele en general, c’est l’hypnose.
    En qq secondes d’ecran, le cerveau est deja en hypnose, cad en mode absorption sans grande critique.
    C’est une technique simple en fait.
    Mais extraordinairement efficace.
    Et d’ailleurs plus vous voyagez dans des pays sophistiques, plus il y a d’ecrans bombardants.
    Prenez NY par exemple ou des bornes visuelles sont partout, a chaque bloc, delivrant des images et des slogans en permanence.
    Le plus souvent absorbes par l’inconscient des passants.
    Ca marche.
    Ou a l’aeroport ou les fake news ( BFM, CNN) passent en boucle.
    Meme chose.
    1984.


  • Jai vu le film the founder un jour après sa sortie sur netflix.
    Le film est bon et peut etre inspirant pour bon nombre d’entrepreneur. Surtout pour les maghrebins de cités qui se lancent dans le fast food. Mais bon, il faut dire que ce film montre surtout que pour réussir et devenir riche, on se doit d’etre immoral et malhonnete, ray croc s’étant comporté comme un beau salopard à plusieurs reprises pour arriver au sommet...

     

    • C’est clair que le Fast-food, c’est vraiment une idée totalement originale et pour laquelle il faut être doté d’un Q.I à 3 chiffres minimum, du jamais vu ! sans compter que ça a des effets bénéfiques pour la santé...


    • « pour réussir et devenir riche, on se doit d’etre immoral et malhonnete »

      Oui ça s’appelle le judéo-protestantisme ! Et on nous reproche en France de pas aimer l’argent ! lol


    • je suis de ton avis ,J’ai du mal avec ce genre de mec, c est une réussite qui s’approche plus de l escroquerie du vol de la manipulation du malhonnête


    • Si vous estimez que réussir en tant qu’entrepreneur relève de l’immoralité et bien on comprend pourquoi on est là ou est, le judéo protestantisme ne veut rien dire ,vous n’avez juste pas l’esprit entrepreneurial ou même l’esprit du capitalisme dans ce pays car le catholicisme va mène toujours au socialisme et à la redistribution ( comme la France aujourd’hui tient.....) vous êtes profondément complexé et coincé dans votre rapport à l’argent et à la réussite. D’un côté tu as Balzac et de l’autre des pays qui valorisent la réussite et encourage la libre entreprise ( aussi bien culturellement que fiscalement) . Au lieu d’apprendre comment monter un buissness et comprendre le système financier on leur apprend l’égalité le mépris pour celui qui réussit et tout attendre de l’état. Un peuple économiquement de gauche ne peut-être que la victime du capitalisme anglo protestant.


  • Emblème et miroir aux alouettes de la sous culture américaine qui a contaminé le monde en monoculture : Course au profit à n’importe quel prix, nenni les effets secondaires sociaux,santé, environnementaux,politiques,culturels,industrialisation de la culture de la mort.


  • Celui qui tient le passé, détermine le présent et l’avenir...
    On en a la plus belle des démonstration, actuellement !


  • Je jure avoir regardé les films de propagande sans être devenu nazi.

    On garde à l’esprit que c’était du film de propagande, un mini Hollywood pour le régime.
    Des similitudes dans les clameurs et applaudissements lors des discours, avec les rires débiles et rythmés des séries américaines type friends.
    Enfin, lors du rassemblement des 52.000 ouvriers face au fuhrer, j’ai imaginé 1 seconde ce que serait notre pole emploi géré de façon efficace...(lol et soupir...)


  • The Founder est un plutôt bon film, qui dit que dans le fond peu importe le contenu, même si Croc le croit au début, c’est le contenant qui compte : le nom Mc Donald’s, la conception visuelle des restaurants. On y apprend aussi l’importance de la propriété foncière jointe à la rouerie commerciale. Leçon : il faut être con pour s’embarrasser avec l’outil de production et le réel en général.

    C’est une illustration du grand mouvement de taylorisation de l’usine monde démarré dans les années 80 et du décollage vers les nuées d’Aristophane où résident les tenants de la « science économique ». Qui n’ont jamais rien prévu correctement mais affirment s’appuyer sur de la haute mathématique. Au moins un artilleur, aux frottements près, prévoit où son obus de 203 OTAN va s’écraser. Ainsi Apple conçoit l’image d’un produit désirable, rapidement obsolète, et vaguement de la technologie. La production réelle est délocalisée. Il n’y a pas eu de saut qualitatif depuis lonnnngtemps, juste une amplification de la quantité. Tripoter un écran avec les doigts pour pouvoir mater du porn dans le métro n’apporte rien de neuf.

    L’hyper-financiarisation a suivi la même pente. Elle ne rend aucun service, elle produit du vent sur du vent. Par exemple on price les risques qu’il n’y ait pas plus de 5 cm de neige à l’Alpe d’Huez, on vend le contrat d’assurance à la station. On fait un panier avec ce genre de produits de loterie, on redécoupe en tranche la valeur du panier, et on vend ces tranches sur le marché. Répétez l’opération ad libitum, saupoudrez de jargon moliéresque et globbishpush, pull, bullish, bearish, warrants, sous-jacents... — et sortez du circuit avant qu’un type ait l’idée saugrenue d’ouvrir le désormais proverbial container de pantalons à une jambe.

    Quant au bannissement de Leni Riefenstahl, il confirme l’effondrement idéologique des démocraties de marchés truqués, d’opinions brumeuses et de capitalisme de connivence. Tout ce qui reste à proposer comme vision de l’avenir consiste à s’affirmer comme n’étant pas nazi, ou d’extrême drouâte, car les extrêmes se rejoignent blabla et blabla. Quand on en est réduit à ce point de vacuité, à la manière de l’antiracisme qui a tant besoin de faire exister le racisme, on est en état de mort politique cérébrale confirmée. D’où la hargne grognante des bénéficiaires-parasites de l’organisation actuelle. Il ne peuvent faire autrement que de s’enfoncer toujours un peu plus dans le déni et les mensonges.


  • #2501551
    le 11/07/2020 par Equality and reconciliation ?
    L’histoire des restaurants McDonald’s ou le triomphe de la volonté

    "success story (« succès histoire » d’après le traducteur Google)"

    C’est sûr que si le traducteur Google ne donne pas une traduction correcte d’une expression anglaise, il n’y a vraisemblablement aucun moyen d’en trouver une.
    Ce n’est pas comme s’il suffisait d’utiliser un "de" ou un "du" pour obtenir "Le Fondateur est un film américain de 2016 qui narre l’histoire du succès des fondateurs..."
    C’est assez ironique de constater qu’il n’existe quasiment aucun article sur ce site qui ne contienne pas d’expression anglaise.


  • #2501557

    Je ne suis pas facilement impressionable quand on me relate le parcours spectaculaire d’un seul ou d’une poignée d’hommes. J’attends de connaître les caractéristiques de leurs productions matérielles ou immatérielles. Connaissez-vous l’histoire de ces quelques camarades de l’Université Concordia à Montréal ? Des geeks qui ont trouvé le moyen le plus rapide de se faire beaucoup d’argent avec une sacrée bonne idée : du porno en ligne ("on line" pour faire geek) ! ça c’est de l’innovation qui sauvera des vies humaines ! ça c’est du progrès ! Ne cherchez surtout pas à connaître l’origine géographique ni à tenter de deviner l’identité religieuse de ces geeks sous peine de ...

    Comment finit leur si belle histoire ? Cela vient tout droit de l’ "esprit d’un geek" (mind geek) :
    Un siège social au Luxembourg en plein centre-ville de la capitale avec comme mention officielle de son activité : informatique car le terme "porno en ligne" pourrait souiller la réputation du Luxembourg.

     

    • A l’égard des esquimaux à Montréal ou Luxembourg ville ...saviez-vous qu’une pétition en ligne est à plus de un million de signatures pour les traîner devant la justice pour avoir permis des vidéos d’attouchement (etc !) sur leur site ?! Et ouais comme quoi le vent tourne.


  • #2501573

    super film, Le Fondateur

    la scène sur le terrain de basket où ils tracent à la craie, au sol, la configuration
    d’un fast-food le plus performant possible, est magistrale

    enfin, tout est bien dans ce film, pas de temps mort, efficace, super distribution, etc...
    on se demande juste comment il peut picoler autant, le Ray Croc...


  • #2501575

    "même chez les plus récalcitrants, c’est-à-dire les Français."

    euh... rappelez-moi qui a fait un succès à Bienvenue chez les Ch’tis ?

    le film où les personnages sont tous à moitié neuneus, où on prend le spectateur pour un abruti ?


  • Les EU sont par excellence le pays des mafias (comme chine, japon, Russie), y ayant séjourné plusieurs fois il me semble impossible de s’y enrichir sans en faire partie. Comme l’aut’ paf qui aurait "inventé" facebouc.


  • Adolf adorait manger des Burgers entre deux tournois
    Un hamburger ou par aphérèse burger, est un sandwich d’origine allemande, composé de deux pains de forme ronde (bun) généralement garnis de steak haché et de crudités, salade, tomate, oignon, cornichon (pickles), et de sauce…

     

  • « Tant que vous êtes vert, vous grandissez, dès que vous êtes mûr vous commencez à pourrir ».



  • Ray Croc, comme Adolf Hitler – on prend cet exemple au hasard –, sont de ces hommes qui bousculent l’Histoire déjà écrite et qui la réécrivent avec leur volonté propre. On en pense ce qu’on veut, génie de la manipulation ou du mal, mais ils font l’Histoire.




    Si l’histoire est déjà écrite, on ne peut la réécrire parce qu’on ne la connaitrait pas. On peut avoir des projets avec toute la volonté possible, attention à l’obstination, ce ne sont pas les hommes qui écrivent l’histoire, mais c’est l’histoire qui fait les hommes.


  • Les frères Mc Donald sont des génies du mal, il n’y a pas lieu à réviser la dessus..


  • ça tient en un mot : la persévérance !

     

  • On a tout de même Franky Zapata avec son flyboard ! C’est le Louis Blériot du 21e siècle, il rend possible « Retour vers le futur »


  • Aller, au regard des chiffres de mortalité de la malbouffe industrielle (11 millions) et de la famine (9 millions), que représente le coronavirus ???
    1/2 millions contre 20 millions, c’est-à-dire 40 fois moins !
    Soit 2.5 % !!! On détruit volontairement l’Économie pour ces 2.5 % !!!


  • Oui enfin , Ray kroc a eu la persévérance de voler leur concept aux frères Mac Donald . Il a été une belle pourriture oui , c’est comme ça que vous voyez la réussite ? Voler les idées des autres , ?

     

    • #2502265
      le 12/07/2020 par Y’a trop d’quoi Elisabeth ??
      L’histoire des restaurants McDonald’s ou le triomphe de la volonté

      C’est une vision et technique qui a fait ses preuves
      Banques, lobbys, pleurniche, taxe carbone...
      Ils sont plein en le démontrer quotidiennement
      Rotschild, Goldman Sachs, Drahi, la famille BHL, DSK, Sorros....
      Tu ne peux nier le réel
      En plus c’est interdit et condamnable
      Ça s’appelle du négationnisme


  • on apprend que quelle que soit son extraction, sa couleur de peau, son âge, son look et sa gueule, on peut développer un talent personnel et y croire

    C’est l’imposture libérale qui dissimule les réalités historiques, sociales et économiques (quand elle ne les détourne pas à son profit), pour imposer le grand cosmopolitisme intégral et narcissique des "talents" infinis et de tous les potentiels incompris.

    MacDonalds n’est le génie d’un homme que dans cette vision individualiste de court terme (une vision non historique, incomplète et fausse) où on considère que le coup de génie, c’est que c’est ce gars là et pas un autre qui a su développer son business du fast-food.

    La réalité c’est que MacDonalds, comme KFC ou Burger King, émerge aux États-Unis au milieu du 20ème siècle (et non pas au Japon en 1500, ni en Suisse en 2010, ni en Inde en 1750), parce que les conditions historiques, économiques, sociales et géographiques conduisent nécessairement à l’émergence de ce type de distribution alimentaire (basé sur la standardisation, la productivité et l’addiction du consommateur).
    Il se trouve que Ray Croc incarne partiellement ce développement, mais si ça n’avait pas été lui ça aurait été un autre.
    Une anecdote qui illustre parfaitement cette analyse, c’est le co-fondateur de KFC, ingénieur en machines d’électroménager, inventeur de la machine à frire le poulet, qui permit au colonel Sanders de démultiplier la productivité de ses établissements et de basculer du statut de snack routier à future multinationale.
    Où l’on comprend que le développement des fast-food n’est pas le résultat de créativités individuelles mais l’agencement de tout un contexte technologique, culturel, social, à un instant donné du développement capitaliste, qui le rend non seulement possible mais nécessaire.

    Il en est exactement de même pour tout autre "success-story".
    Dans la même veine, Blablacar est dépeint comme une génialissime entreprise numérique qui bouleverse la société. C’est ne rien comprendre au fait que Blablacar n’est qu’un symptôme particulier et nécessaire de la dévoration cybernétique du Capital qui infiltre toute la sphère intime des gens par le grand mouvement général d’ubérisation. Il se trouve qu’il y a des Frédéric Mazzella et des Xavier Niel pour incarner personnellement ces mutations.

    Adrien Sajous dirait exactement la même chose sur les jeux vidéos.


  • « Triumph des Willens (« triomphe des vilains » selon Google traductions) »

    très drôle


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