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La Petite Histoire : Alexandre Le Grand, bâtisseur d’empire

Par ses conquêtes fulgurantes, qui s’étendirent de l’Égypte aux portes de la Chine, Alexandre le Grand a fondé un immense empire qui ne lui survivra pas mais assurera pour des siècles le rayonnement de la culture hellénistique.

 

 

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13 Commentaires

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  • Le grand homme ce n’est pas Alexandre, c’est son père, Philippe de Macédoine . Quand Philippe fut assassiné tous les préparatifs pour conquérir l’immense empire perse étaient terminés, l’héritier n’eut qu’à prendre la place du père . Philippe avait réussi à protéger et agrandir le royaume de Macédoine à la pointe de l’épée, il inventa une nouvelle façon de faire la guerre avec la phalange composée de piquiers dotés d’une lance de 6-7 m de long, la Sarisse : quand ils chargeaient ils balayaient tout sur leur passage . Ce sont les Romains qui inventèrent le système de la Légion qui allait surclasser la Phalange . Quand Parménion osa dire à Alexandre qu’il ne valait pas son père, Alexandre furieux le tua d’un coup de lance... Frédéric II de Prusse fut lui aussi un héritier : quand son père, le "roi sergent" mourut, il utilisa sa belle armée très bien entrainée qui n’avait jamais servi et se jeta sur la Silésie, début d’un règne glorieux . Quant à Louis XIV il profita du travail de Richelieu : un an après la mort du grand cardinal, en 1643, Louis XIV avait 5 ans, l’armée française écrasa les Espagnols à Rocroi : s’ouvrait ainsi l’ère de la prépondérance française qui durera jusqu’à Waterloo (1815) . Les "grands règnes" sont souvent précédés par un grand travail de préparation .

     

    • Tres intéressant, merci pour l’éclairage.


    • #1905086

      Philippe 2 était en effet l’inventeur de la fameuse phalange macédonienne, mais je ne pense pas qu’il avait l’audace et les rêves de conquête démesuré d’Alexandre. La phalange était puissante certes, mais c’est souvent son association avec la cavalerie lourde dirigée par Alexandre qui a souvent fait la différence sur le champs de bataille, comme à Cheronnee contre les grecs ou Gaugameles contre les Perses. Philippe n’avait pas l’audace et l’instinct de son fils, plus pragmatique et prudent à l’image des généraux qui ont servi ensuite Alexandre et ont tenté de freiner ses ardeurs de conquête... Philippe se serait contente de l’Asie mineure, Alexandre lui voulait le monde.


    • Alors on peut aussi dire que Napoléon ne serait arrivé à rien sans les armées de conscrits de la république, mais c’est quand même ignorer leur génie stratégique


    • Totalement vrai, c’est justement ce que j’allais dire. Alexandre bénéficie de la réforme militaire de son père et de son union des cités Grecs. N’empêche, Gaugamèles est un chef-d’oeuvre tactique et d’audace de la part d’Alexandre.
      On peut citer aussi Saladin dont les mérites sont largement exagérés, il a profité avant tout de l’excellence militaire de son oncle et de noureddine zenki.
      Des génies qui ont révolutionné les techniques de guerre, on les compte sur les doigt d’une main : Peut être Hannibal, Napoléon, Jukov.


    • @Clio

      Votre propos est juste, mais Parménion n’est pas mort directement de la main d’Alexandre, c’est Cleitos, un des proches généraux de Philippe II qui a effectivement accompagné Alexandre dans sa conquête de l’Asie ; Parménion a été assassiné sur l’ordre d’Alexandre suite à un soupçon confirmé ou non de complot. Mais je suis d’accord avec vous, le travail des grands hommes est souvent mis en lumière par leurs successeurs qui se hissent sur des épaules de géant.


    • N’oubliez pas que Frédéric II est à l’origine des malheurs de la France, qui commencent justement avec la guerre de Silésie. De la guerre de Silésie a surgi la première guerre mondiale, la guerre de Sept ans que ce crétin de Louis XV a lamentablement conclu.

      Que Louis XVI a tenté de redresser le choses en s’alliant avec la puissance déclinante de l’Autriche de Marie-Thérèse. Et les catastrophes ont continué pour la France jusqu’à aujourd’hui ;


  • #1905188

    J’aime beaucoup cette rubrique proposée par d’E&R (parmi tant d’autres)

    E&R, site internet de grande qualité.

    Jésus => la lumière du monde ; E&R => la lumière de la France en ces heures les plus sombres que nous vivons actuellement (oui, bon, je n’ai pas pu m’en empêcher : L’esprit est bien disposé mais la chair est faible...)


  • C’est bien de se gargariser sur les "Grands Hommes", mais ce sont tous des assassins qui ont tué des millions de gens. Faut pas pleurer quand on se fait zigouiller par un grand homme après...


  • #1905303

    Hum.....ce sont les vainqueurs qui écrivent l’histoire.
    La réalité est que les grecs étaient des barbares comparés aux perses.
    Barbares qui ont détruit la magnifique Persepolis.
    Barbares qui ont mis fin à l’expansion de la mère de toutes les religions : La religion de Zarathoustra
    ,religion du bonheur, qui avait compris que propager le bien être des humains,animaux et plantes autour de soi créé son propre bonheur.
    Il y avait une vie heureuse avant que les barbares ne commencent a écrire l’histoire.
    Il y avait des civilisations très avancées d un point de vue moral qui n ont quasiment pas laissées de traces car elles ne construisaient pas de palais.


  • Ce grand Alexandre à été terrassé par un moustique indien. MDR

    On dit qu’a son enterrement, il voulait que ses mains sortent du cercueil.
    On lui a demandé pourquoi une telle idée saugrenue.
    Il répondit qu’il voulait montrer que bien qu’ayant été un si grand conquérant, à la mort on repart les mains vides. ( Il avait acquis une certaine sagesse en Inde.)


  • Il est impossible de comprendre l’histoire sans connaître la période hellénistique, malgré les difficultés (manque de sources, complication née de la fragmentation de l’empire, orient et occident mêlés, engloutissement de ce monde comme le byzantin, devenu objet de culture).

    Pensons qu’Alexandre fixe à jamais l’homme héroïque selon le modèle d’Homère. Il se veut le continuateur de la guerre de Troie ! Tout après en dépens y compris le personnage au fond en partie hellène du "Christ". (Et non de Jésus) ;

    Sacré Perdicas ! Maudit sois-tu ! Imaginez une second Alexandre !


  • #1907238

    Sur les grands hommes. Texte d’Alphonse de Lamartine, 1854.

    Jamais homme ne se proposa volontairement ou involontairement un but plus sublime puisque ce but était surhumain : saper les superstitions interposées entre la créature et le Créateur, rendre Dieu à l’homme et l’homme à Dieu, restaurer l’idée rationnelle et sainte de la divinité dans ce chaos de dieux matériels et défigurés de l’idolâtrie.

    Jamais homme n’accomplit en moins de temps une si immense et durable révolution dans le monde, puisque moins de deux siècles après sa prédication, l’Islamisme, prêché et armé, régnait sur les trois Arabies, conquérait à l’unité de Dieu, la Perse, le Korassan, la Transoxiane, l’Inde Occidentale, la Syrie, l’Égypte, l’Ethiopie, tout le continent connu de l’Afrique septentrionale, plusieurs îles de la Méditerranée, l’Espagne et une partie de la Gaule.

    Si la grandeur du dessein, la petitesse des moyens, l’immensité du résultat sont les trois mesures du génie de l’homme, qui osera comparer humainement un grand homme de l’histoire moderne à Mohammed ?

    Les plus fameux (Alexandre le Grand, Napoléon...) n’ont remué que des armes, des lois, des empires ; ils n’ont fondé, quand ils ont fondé quelque chose,
    que des puissances matérielles, écroulées souvent avant eux.

    Celui-là a remué des armées, des législations, des empires, des peuples, des dynasties, des millions d’hommes sur un tiers du globe habité ; mais il a remué, de plus, des idées, des croyances, des âmes.

    Il a fondé sur un livre dont chaque lettre est devenue loi, une nationalité spirituelle qui englobe des peuples de toutes les langues et de toutes les races, et il a imprimé pour caractère indélébile de cette nationalité musulmane la haine des faux dieux et la passion du Dieu un et immatériel.

    Ce patriotisme, vengeur des profanations du ciel, fut la vertu des enfants de Mohammed.

    L’idée de l’unité de Dieu, proclamée dans la lassitude des théogonies fabuleuses, avait elle-même une telle vertu, qu’en faisant explosion sur ses lèvres, elle incendia tous les vieux temples des idoles et alluma de ses lueurs un tiers du monde.

    Cet homme était-il un imposteur ? Nous ne le pensons pas, après avoir étudié son histoire. L’imposture est l’hypocrisie de la conviction. L’hypocrisie n’a pas la puissance de la conviction, comme le mensonge n’a jamais la puissance de la vérité.