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La décadence de l’opéra au XIXe siècle

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Article initialement publié dans l'atelier E&R

Résumé :

« Dans la frénésie qui a saisi l’esprit humain et qui a conduit à l’éviction du beau et du grand par le fantastique et l’extravagant, la musique, pas plus que les autres arts, n’a été épargnée. »

Lettre de Gaspare Spontini à Wilhelm Dorow, 1836

 

Le grand art lyrique français fut fondé par Lully sous Louis XIV et Rameau sous Louis XV, avant d’être élevé à des sommets par Gluck, Sacchini, Piccinni ou Grétry sous Louis XVI.

Il culmine sous la Révolution et l’Empire, avec de grands compositeurs comme Lesueur, Cherubini, Méhul, Catel, Spontini, ou Boieldieu : « La musique s’était élevée à une hauteur qui en fit, à défaut de la littérature découragée, une des gloires de ces temps [1] », nous dit Baudelaire.

 

Spontini, l’Olympe de l’Art lyrique (années 1800-années 1820)

Dans les remous artistiques du XIXe siècle, Gaspare Spontini se veut le disciple de Gluck et le dernier grand représentant de cet opéra classique, jusqu’à la passion – comme Ingres pour la peinture néo-classique par ailleurs.

Venu d’Italie, il connaît le succès dans la France napoléonienne qui l’adopte, puis sous Louis XVIII avant d’aller diriger la musique du roi de Prusse (1820-1842). Il domine alors le monde de l’opéra par une musique noble, grandiose et pathétique, qui est largement admirée en Europe.

À Berlin, il dirige en chef napoléonien, avec une foi sincère dans son art, au point de se raidir dans une attitude de fier isolement [2] face aux nouveautés musicales (rossinisme et romantisme) qu’il mettait en parallèle des bouleversements politiques de l’époque [3].

Se sentant exilé à Berlin et persécuté par la critique allemande [4], se plaignant de « l’influence des juifs [5] », à savoir Mendelssohn et surtout Meyerbeer, Spontini est finalement évincé de son poste auprès du roi de Prusse en 1842 puis revient en France avant de mourir en Italie en 1851.

 

L’ouverture de La Vestale, de Spontini :

 

 

Rossini, le Triomphe de la Vulgarité (années 1810-années 1820)

Dans la France post-napoléonienne, Gioacchino Rossini remporte un succès fulgurant, par une musique sensuelle et distractive, où c’est désormais le public qui donne le ton [6].

Beethoven a vu sa musique comme celle d’un « bousilleur [7] », Ingres et Berlioz comme celle « d’un malhonnête homme » méprisant l’expression dramatique à l’inverse de Gluck et de Spontini [8]. Berlioz, qui adorait ces deux maîtres, confie même avoir envisagé, dans sa jeunesse, de faire sauter le Théâtre italien un soir de représentation rossinienne [9].

La musique de Rossini a une influence considérable sur tout le XIXe siècle, mais, dès 1830, Rossini se retire précocement de la vie musicale devant les succès de l’Allemand Meyerbeer et du Français Halévy, tous deux juifs, ce qui lui fit dire au directeur de l’Opéra de Paris qu’il y reviendrait « quand les Juifs auront fini leur sabbat [10] ». Et il ne revint pas jusqu’à sa mort en 1868, car il était dépassé par son élève Meyerbeer, encore plus habile « à exploiter la nullité artistique du public [11] ». Celui-ci peut alors remplir un vide accentué par la mort précoce de compositeurs talentueux comme Weber (1826), Kuhlau (1832), Hérold (1833) et Bellini (1835).

 

L’ouverture de l’opéra Le Siège de Corinthe, de Rossini :

 

 

Meyerbeer, la Victoire de l’Aloi (années 1830-années 1860)

 

Giacomo Meyerbeer (né Jakob Liebmann Meyer Beer), issu d’une des plus riches familles berlinoises, s’impose à Paris, puis à Berlin, d’où il chasse Spontini de son poste en 1842. Spontini et ses disciples identifient alors en lui la bassesse et la marchandisation croissantes de la musique.

Spontini dénonce « ce juif aussi riche qu’intrigant [12] », ce « Cartouche de la musique », « dénué de tout sentiment pour le vrai et le sublime » et qui n’hésite pas à voler des morceaux aux autres [13]. Il pointe l’achat des applaudissements et des principaux théâtres d’Europe par des « spéculateurs mercenaires » flattant le goût de la multitude par amour du gain [14].

Berlioz reconnaît un certain talent à Meyerbeer mais critique aussi les intrigues de celui-ci pour promouvoir ses opéras (dîners, énormes dépenses...) [15], et parle même de « banque Meyerbeer [16] » à l’influence délétère sur tout le monde musical [17].

C’est pourquoi Wagner, à la même époque, fulmine contre la « judaïsation de l’art moderne », qu’il caractérise par la marchandisation du goût artistique et l’impossible création du beau [18].

Car Meyerbeer triomphe en Europe jusqu’à sa mort (1864), et aurait même payé pour faire valoir ses opéras au-delà [19] ; ses opéras sont désormais considérés comme caractéristiques du « grand opéra français », alors que Spontini, qui, lui, avait légué sa fortune à des œuvres charitables, est aujourd’hui largement ignoré.

 

L’ouverture de Robert le Diable, de Meyerbeer :

 

 

Malgré quelques fulgurances chez Auber, Berlioz ou Gounod, l’art lyrique ne s’en remettra pas en France, où la musique vulgaire d’Offenbach pourra s’imposer des années 1850 aux années 1870, et les compositeurs de fin de siècle (Saint-Saëns, Bizet, Massenet, Debussy) ne suffiront pas à le relever. Inutile de parler des massacres scéniques contemporains...

Le constat de Spontini, datant de 1836, s’applique plus que jamais : « Ma ferme et inaltérable conviction est que le drame lyrique a dégénéré en une corruption proche de la barbarie [20]. »

Notes

[1] Charles BAUDELAIRE, Richard Wagner et Tannhäuser à Paris, 1861.

[2] Richard WAGNER, « Mes souvenirs sur Spontini », dans le recueil Souvenirs, 1884.

[3] Gaspare SPONTINI, Lettre à Wilhelm Dorow, 1836.

[4] Heinrich HEINE, Lutèce : lettres sur la vie politique, artistique et sociale de la France, 1854.

[5] Richard WAGNER, ibid.

[6] Richard WAGNER, ibid.

[7] Ludwig van BEETHOVEN, Cahiers de conversations, 1825.

[8] Hector BERLIOZ, Mémoires, 1870.

[9] Hector BERLIOZ, ibid.

[10] CASTIL-BLAZE, dans « La France musicale » du 2 janvier 1842.

[11] Richard WAGNER, Opéra et drame, 1851.

[12] Gaspare SPONTINI, Lettre aux frères Escudier, 1832.

[13] Heinrich HEINE, ibid.

[14] Gaspare SPONTINI, Lettre à Wilhelm Dorow, 1836.

[15] Hector BERLIOZ, Lettre à sa sœur Nancy Berlioz, 1849.

[16] Hector BERLIOZ, Lettre à son fils Louis Berlioz, 1864.

[17] Hector BERLIOZ, Mémoires, 1870.

[18] Richard WAGNER, Le Judaïsme dans la musique, 1850.

[19] Hector BERLIOZ, Mémoires, 1870.

[20] Gaspare SPONTINI, Lettre à Wilhelm Dorow, 1836.

Voir aussi, sur E&R :

Les artistes français s’expriment chez Kontre Kulture :

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49 Commentaires

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  • #1804078

    Le temps fait le ménage. Qui connait Meyerbeer ? Quasiment personne.

     

    • #1804098
      le 19/09/2017 par Alexandre L
      La décadence de l’opéra au XIXe siècle

      Jamais commentaire, sur ce site, ne fut plus pertinent.


    • #1804128

      Qu’est ce que tu racontes, Seb ?
      Dans le milieu "musique classique", il est aussi connu que les autres musiciens cités dans l’article...


    • #1804208

      Carrément @Alexandre L ? Vous les avez tous lu ? :-) Un peu de mesure ! Je précise que le commentaire de Seb est pour autant assez juste.


    • #1804290
      le 20/09/2017 par goy pride
      La décadence de l’opéra au XIXe siècle

      Oui mais les fientes qu’ils ont laissé derrière eux sont encore là et ont façonné notre monde ! Ces parasites ne laissent peut être pas toujours de nom, ce qu’ils laissent en revanche c’est encore pire ! Une altération, adultération et destruction de notre âme et civilisation ! Et cela fonctionne bien car l’écrasante majorité des gens pensent que ces évolutions culturelles, sociétales...sont en fin de compte le résultats de forces anonymes, impalpables, inévitables et nécessaires alors qu’en réalité il y a des gens bien réelles, en chair et en os qui travaillent d’arrache-pieds pour façonner ce monde !
      Si Lady Gaga et Bouba existent ce n’est pas le hasard, ce n’est pas l’"air du temps", une évolution naturelle...tout ceci est le fruit pourri de volontés humaines.


    • #1804295
      le 20/09/2017 par André Meloche
      La décadence de l’opéra au XIXe siècle

      Cher Monsieur,

      « Le temps fait le ménage. »

      C’est effectivement une citation extraordinaire. Conservez-la bien dans vos archives. Elle sera toujours d’une brulante actualité.

      Cordialement...

      P.S. Comme je ne suis aucunement compétent en musique, je m’abstiendrai de commenter. Mais je vais m’empresser d’écouter Meyerbeer, histoire de me cultiver un peu !


  • #1804080

    Aimant particulièrement Rossini et Offenbach, une émission didactique serait la bienvenue pour étayer cet article un peu trop... nébuleux pour moi.
    Mais je peux très bien concevoir que ces 2 derniers abusent de l’ignorance crasse de notre époque pour nous duper ;
    exactement comme en peinture avec l’escroquerie des Delacroix et romantiques, des paysagistes, des impressionnistes... puis de toute cette décadence artistique qui n’en fini pas.
    Il y a des centaines de peintres français néoclassiques, parfois maladroitement appelés pompiers, injustement ignorés aujourd’hui (sauf aux usa !?), tellement au dessus de cet artistiquement correct imposé depuis le départ de Napoléon 3.
    Vivement le retour des règles de l’art !!!
    http://verat.pagesperso-orange.fr/la_peinture/peinture_academique.htm

     

    • #1804218
      le 19/09/2017 par Palm Beach Post : "Cult !"
      La décadence de l’opéra au XIXe siècle

      @ marco

      lol, tu nous fais simplement part de tes goûts en Peinture...
      C’est touchant, mais tu as l’air un peu jeune et inexpérimenté.
      Si tu es âgé, c’est plus grave, c’est de la connerie.


    • #1804228
      le 19/09/2017 par réGénération
      La décadence de l’opéra au XIXe siècle

      Merci pour l’article !
      Certains vomissent sur l’art académique, mais en tant que dessinateur c’est super d’avoir des règles (et celles-ci sont pertinentes puisqu’elles viennent du Grand Siècle), comme çà, çà donne un cadre.
      J’ai toujours eu des profs de dessin qui savaient pas dessiner, qui nous apprenaient rien, et en plus nous mettaient une note merdique... sans doute pour se revaloriser, eux !
      Je ne vois pas pourquoi on ne pourrait pas s’inspirer du classicisme et atteindre le même niveau qu’à une certaine époque et pourquoi ces sujets seraient démodés. C’est débile. Le boulanger lui, reproduit tous les jours ses pains au chocolat, çà fait partie de la culture !
      Nous notre culture picturale est clairement établie, même si la palette temporelle est large, disons de l’art byzantin au Trecento jusqu’à l’impressionisme - ensuite le marchand juif est passé par là.
      Soral a raison quand il dit que si on veut coller au réel c’est effectivement le dessin satirique qui s’adapte le mieux au contexte actuel, mais il suffit de faire dans la continuité des maîtres, et tout sera reconnu comme oeuvre singulière puisque çà correspond à un héritage... suffit de reprendre les règles de l’art.

      Je vous informe en retour qu’il y a une expo à voir au Centre culturel russe à Paris jusqu’au 15 octobre sur les icônes religieuses :
      info : http://infos-russes.com/paris/expos...
      aperçu : https://www.youtube.com/watch?v=Jep...


  • #1804093

    Je ne sais plus si c’est Gustav Leonard ou Niklaus Harnoncourt qui disait :
    "avant le classique et le romantisme, la musique était belle, mais depuis ces 2 nouvelles tendances, elle n’est plus que jolie". (critiquant par là, la décadence qui a suivi le magnifique Baroque).

    Il y a plusieurs problèmes dans cet article :
    - Berlioz est indéfendable, sa musique est surtout bruyante et appartient de plein pied au romantisme moderne. Elle n’est pas "belle". Il y avait beaucoup de dessins satiriques sur lui à son époque, où on voyait par exemple le public se boucher les oreilles, des auditeurs étaient mis en cercueil, tandis que les musiciens étaient rouges d’hystérie à souffler dans leurs instruments à vent, sous une direction folle de Berlioz, les cheveux longs au vent.
    Idem sur certains compositeurs que vous citez, Rossini et les autres.
    - la décadence artistique et de civilisation vient du matérialisme philosophique athée, apparu surtout à la pitoyable Renaissance, ca ne vient pas que des gens "qu’on ne peut pas nommer", loin de là.
    Chacun ses responsabilités. C’est un choix des peuples du monde entier, la décadence est partout. Quand on prétend STUPIDEMENT ET MENSONGEREMENT que les gaulois étaient libertaires, vicelards, athées et matérialistes, et bien il ne faut pas s’étonner des conséquences de ces affirmations et positions débiles.
    (en réalité, les dernières études montrent une grande religiosité des gaulois, un immense rafinement artistique et philosophique ! Que les natios se renseignent avant de colporter les âneries inventées par les derniers rois pour justifier leurs comportements dépravés).
    Ainsi donc, c’est le comportement matérialiste libéral athée du peuple qui a entrainé la décadence, même si celle-ci a été fortement appuyée par les gens qui n’existent pas.
    Apprenons à voir nos fautes et responsabilités, au lieu de tout bazarder infantilement sur des boucs émissaires, coupables, certes, mais très accompagnés par presque tout le monde.
    (sinon, ca ne prendrait pas !).
    - enfin, l’opéra, oeuvre profane, contient en elle-même sa décadence, à moyen ou long terme : ce qui est arrivé était philosophiquement inévitable.
    JS Bach n’a pas perdu de temps avec l’opéra, beaucoup trop petit et minuscule pour son immense et divine Grandeur, et il a dit sur son lit de mort que "sans présence du sacré, la chute sera inévitable". 
    Le profane n’a pas de vie, il a déjà la mort en germe. Il faut le savoir.

     

    • #1804626
      le 20/09/2017 par Jérémie Delage
      La décadence de l’opéra au XIXe siècle

      Oula ! Ça fait bien longtemps que je n’ai pas adhéré avec autant de ferveur à un propos !

      L’Art est sacré ou bien il se condamne à la décadence : voilà le principe. Tout le reste en découle.

      Et ce principe vaut pour tous les domaines de la vie. Sans transcendance, le réel - comme ses représentations - s’étiole...


  • #1804115
    le 19/09/2017 par Hieronymus
    La décadence de l’opéra au XIXe siècle

    curieux article qui laisse circonspect
    Rossini était un compositeur très talentueux et ses ouvertures d’opéra sont de véritables chefs d’oeuvre, tout le monde a en tête les airs du Barbier de Séville, de la Pie voleuse ou de Guillaume Tell (repris par Kubrick dans Orange mécanique)

     

    • #1804152

      Je dois admettre que j’en reste coi aussi.

      Porter aux nues Spontini me parait tout à fait incroyable.
      Et sa Vestale, que j’imagine être un des rares ici à avoir vu sur scène, est vraiment d’un propos absolument sans intérêt du niveau des navets américains où tout finit bien.
      J’’ai failli me faire sortir de la salle tant à la fin quand, pour fêter l’issue heureuse, le chœur reprend "chant d’allégresse" sur un thème de marche funèbre, je me tenais les côtes tellement c’était idiot.
      Ennui assuré tout du long !
      L’ouverture en donne déjà une bonne idée.
      Le comparer à Gluck... faut oser !

      Mettre Meyerber, Berlioz et les autres dans la balance... moi, pas bien comprendre.


  • #1804137
    le 19/09/2017 par Berrichon
    La décadence de l’opéra au XIXe siècle

    En conservatoire Meyerbeer semble être un illustre inconnu ...

    Ayant joué en orchestre symphonique (non professionnel) , je me situais au fond à droite dans les contrebasses , perso je ne me souviens pas d’avoir joué sur une oeuvre de ce compositeur .
    Ayant vu cet article traitant du sujet sur E&R , je prend mon téléphone et contact par sms une amie pianiste accompagnatrice qui exerce en tant que professionnelle , et plutôt calée en connaissance musicale puisqu’elle accompagne toute sortes d’instruments (de musique je précise hein :-)) ...
    Je lui demande donc si elle connait ou a déjà joué des oeuvres de Meyerbeer ?
    Réponse négative ... connait pas !
    Mais le sujet traité par la rédaction E&R est forte intéressant , je vais creuser le sujet pour ma gouverne , merci .


  • #1804149

    Dans la musique classique les gens recherchent de la grandeur, pas de la musique. Ils y célèbrent leurs aspirations à la supériorité culturelle. Sans cet attribut de supériorité la musique classique est inécoutable : elle ressort aux devoirs d’écriture, c’est une musique qui est faite pour être écrite, pas pour être écoutée.

    La confrontation de ce texte et des trois extraits en fait la démonstration éclatante : le texte nous explique qu’il y a une forte dégradation entre la musique noble, haute, grand art de Spontini et la musique sensuelle et distractive de Rossini.

    Sauf qu’à l’écoute il y a un très gros problème : Spontini est mécanique, déclaratif, ça sent le devoir d’écriture à 100 lieues. Rossini est 10x plus intéressant musicalement. Il n’a certes plus le caractère altier mais c’est plein de surprises et de contrastes, c’est 10x plus intelligent. Meyerbeer copie Rossini de manière correcte.

    La bêtise humaine première c’est l’appel à la supériorité, c’est la bêtise première de ce singe de troupeau qu’est l’homme, qui a besoin de quelque chose de grand qui le domine. C’est cette bêtise instinctuelle qui produit ces opinions grossièrement fausses.

    Ce raisonnement stupide de l’abaissement de la musique tu peux le reprendre depuis Rossini jusqu’à la techno en passant par le jazz, le rock, la funk et la disco et c’est la même fausseté de jugement qui se reproduit chaque fois.

    Le réel est ailleurs, les intellectuels n’y ont pas accès, il n’ont accès qu’à l’idéologie, la stupide supériorité de pensée qui est toujours à 180° de la réalité.

    En tout cas merci, ça m’a rappellé et réconcilié avec cet aspect de l’identité juive qui est tourné vers la vie alors que l’occident non-juif est marqué par le formalisme mort et altier greco-romain.

     

    • #1804219

      Bon alors si tout se vaut, qu’il n’y a pas de hiérarchie et que dire que le rap est un régression est réactionnaire et contre le progrès de la musique, tout va très bien madame la Marquise ! En musique comme dans d’autres domaines, la beauté n’est pas négociable.

      Ce que vous appelez le formalisme gréco-romain est au contraire une sanctification de la vie et de la nature. Qui d’autres qu’eux ont mieux dépeint le monde dans lequel ils vivaient ? Pour l’avoir fait, il faut y avoir vécu intensément. C’es tout le contraire de ce qui est prôné par les religions abrahamiques, dominée par l’idée de l’au-delà, de la peur de Dieu, du concept et des règles mortifères.


    • #1804229

      @MX30
      Arrête ton char !
      L’état de grâce c’est pas pour toi.
      Tu préfères rester chenille.


    • #1804418

      Je n’aime pas votre idée superficielle de la musique classique.

      J’écoute de la musique classique souvent, pas dans une recherche de grandeur ou de supériorité, mais comme le reste de la musique, j’écoute les bons morceaux pour le plaisir de l’’écoute, simplement. Il y a de bons morceaux dans la musique classique comme dans l’électro, le jazz, le rock... le rap (si si même le rap), ect, dans toutes les catégories en vérité.

      Encore faut-il les connaître et savoir les apprécier, une musique agréable à quelqu’un est souvent insupportable pour plein d’autres, il n’y a pas de manière valide de définir la "bonne musique" objectivement, car le plaisir qu’on en tire est à 100% subjectivement conditionné.

      Je suis donc d’accord avec vous sur le fond, appeler à la supériorité" d’une oeuvre musicale est fondamentalement stupide.

      Cela dit, dénigrer à ce point la musique classique dans son entièreté me dérange puisque c’est sûrement ce qui a apporté le plus à la musique en général, je veux dire par là que sans un Bach , un Beethoven...ect, la musique à partir de leur temps ne serait pas la même et selon moi encore plus mauvaise que celle qu’on produit aujourd’hui, Donc merci Bach, et les autres pour avoir fait avancer le smilblik.

      Par exemple des morceaux comme La 7eme symphonie de Beethov ou "Air" de Bach sont pour moi des monstres de beauté en leur temps et aujourd’hui encore. Trouvez-moi une oeuvre musicale intéressante datant d’avant la musique classique, ou quoi-que-ce-soit qui ait autant influencé (en bien) l’évolution musicale et je reverrai mes fiches ^^.

      Pour ceux qui aiment J.S.Bach, je conseille “Que ma joie demeure”, spectacle d’A.Astier sur le bonhomme, que je trouve excellent.


  • #1804202

    Bizarre le propos , rapporté dans cet article, de Beethoven qualifiant Rossini de "bruyant".
    Il est en effet connut connu que Rossini, de passage à Vienne pour présenter son opéra "le barbier de Séville" ait rencontré Beethoven qui l’aurait félicité en lui disant : " et surtout faites nous encore beaucoup de barbiers !"

     

  • #1804206
    le 19/09/2017 par Benoît A.
    La décadence de l’opéra au XIXe siècle

    Je suis " émerveillé " par ces commentateurs qui ont " l’audace " et le " courage " de brûler en effigie des figures du génie national comme Berlioz, Delacroix ou nos peintres impressionnistes.
    Ces hommes étaient imprégnés de culture classique.
    Ils se voyaient beaucoup plus commes des héritiers que comme des novateurs. Lisez les mémoires de Berlioz ou le journal de Delacroix.
    Lutteurs infatiguables, ces ouvriers étaient des travailleurs acharnés et des êtres éminément spirituels...


  • #1804226

    Je croyais qu’Offenbach aurait bien mérité ici sa place.
    Jacob fils de Isaac Eberst né à Cologne.
    "Indiscipliné, il quitte l’établissement au bout d’un an pour rejoindre l’orchestre de l’Ambigu-Comique, puis celui de l’Opéra-Comique."
    Et on rigole ...

     

    • #1804477

      Rebatet n’en dit aucun mal dans son histoire de la musique : "un musicien renseigné à la main très sure", "une saveur qui subsiste encore"


    • #1804739

      Rebatet était bien content de ne pas avoir été fusillé comme Brasillach.
      Il en a assez dit dans "Les décombres" (éditions Bouquins) pour ne pas aggraver son cas.
      Pour le cas d’Offenbach, d’autres ont fait le travail pour lui.
      Mitterand disait qu’il y a deux catégories de gens : ceux qui ont lu "Les deux étendards" et les autres...


  • #1804234

    À part Mozart et la musique baroque ...

     

    • #1804334

      Ça c’est un grand classique que vous nous servez là, c’est le cas de le dire ! Hors mes goûts, le reste équivaut au désert de Gobie. Et hors ce que pense itou ! :-)


    • #1804347

      " ... ce que je pense ... "


    • #1804419
      le 20/09/2017 par adile111
      La décadence de l’opéra au XIXe siècle

      Assez d’accord avec "Rivarol".
      Le problème c’est que l’homme moderne est imprégné de l’idéologie pernicieuse du Darwinisme qui fait croire à une majorité de mouton ( et non de singes évolués ) que l’homme évolu, alors que c’est bien l’inverse qui est vrai.
      Les compositeurs musiciens n’échappent pas à leur temps et produisent ce que leur niveau spirituel permet de produire. Le vrai rôle de la musique est de toucher l’esprit et le coeur dans leur dimension la plus élevée. Pour ne parler que de l’occident nous dirons que la musique par excellence est la musique religieuse du moyen âge et le chant grégorien. Après cette époque la musique devient de plus en plus sensuelle jusqu"à notre époque où elle carrément satanique et n’éveille que les bas instincts. On pourrait écrire des pages et des pages sur la chute de l’homme et en l’occurrence des arts mais je pense que seule une minorité ( comme toujours ) peu voir et comprendre cette dégénérescence qui au fil des siècles fait son bonhomme de chemin. L’homme moderne ne pourra que réfuter cette "théorie" vu qu’il ne jugera de son bien fondé qu’à l’aune de sa spiritualité inexistante.
      Comme dirait Montesquieu : Le bas est le sublime du peuple qui aime avoir quelque chose qui soit faîte pour lui et qui est à sa portée "


    • #1804499

      Je ne vois pas trop le rapport avec le post de @Rivarol @adile111.


    • #1804545
      le 20/09/2017 par adile111
      La décadence de l’opéra au XIXe siècle

      @éric
      le rapport c’est que suite à ce que dit Rivarol il y a un certain éric qui fait un commentaire du genre : "vous avez vos goûts et j’ai les miens". Ce qui n’est nullement un critère pour juger de la valeur d’une musique. Ce n’est pas parce qu’aujourd’hui une majorité de jeunes écoute de la m.... qu’on doit accepter ça comme faisant parti de notre "glorieuse" époque et en être fier.C’est comme en démocratie, c’est pas parce qu’il y a une majorité qui dit blanc qu’elle a raison sur la minorité qui dit noir. Tout est une question de savoir à quoi sert la musique et quels sont ses effets en terme de bienfait sur l’âme. La musique qui répondra à ces critère pourra seule avoir ses titres de noblesse et recevoir le nom de Musique.
      Comprenne qui pourra !


    • #1804557

      Ce n’est pas parce que vous inventez et prêtez à d’autres des propos qu’ils n’ont pas tenus que cela vous autorise à établir un rapport puisque vous extrapolez complètement ce que je peux penser. D’ailleurs c’est plutôt le post de @Rivarol qui ramènent de manière parfaitement réductrice la qualité ... à ses goûts. Ce qui est assez ironique au regard du commentaire que vous m’adressez. Je n’ai pas dit quels étaient mes goûts. Cependant il ne faut pas réduire la qualité, réelle, de certaines musiques aux seules que l’on écoute. Un peu d’humilité vous fera aisément admettre qu’il y a des tas de choses de qualité que vous ignorez, généralement faute de temps et de connaissances. Cela vaut pour tous.


    • #1804634
      le 20/09/2017 par adile111
      La décadence de l’opéra au XIXe siècle

      @éric
      Je ne connais pas vos goûts et ne vous ai pas classé dans la catégorie des jeunes qui écoutent de la m.... à longueur de journée .Mais pour être plus clair je dirais que les goûts des uns et des autres importent peu car chacun jugera ses goûts comme les meilleurs puisque de toute façon c’est son niveau de compréhension et de réception qui lui fera accepter comme la panacée ce qu’il bourre dans ses oreilles. Tout est histoire de qualité et en l’occurrence ici qualité musicale. Cette qualité , pour la produire ou l’apprécier, ça demande un dégrossissage de l’opacité qui sépare l’homme de son origine supra-humaine . Dégrossissage qui demande un certain travail de l’individu sur lui-même ; mais ces considérations demanderaient à être développées et mèneraient trop loin. ça m’a toujours fait sourire ces gens qui par exemple ( je ne parle de personne en particulier ) sont élevés en batterie à consommer depuis l’enfance des Hamburger du coca et des tartines de nutella et qui vous donne leur avis sur la grande cuisine. La formule "chacun ses goûts" permet à chacun d’être rassuré en faisant croire que tout se vaut... mais malheureusement il est loin d’en être ainsi.


    • #1804675

      " Mais pour être plus clair je dirais que les goûts des uns et des autres importent peu car chacun jugera ses goûts comme les meilleurs puisque de toute façon c’est son niveau de compréhension et de réception qui lui fera accepter comme la panacée ce qu’il bourre dans ses oreilles. "
      D’accord avec la première partie, pas avec la seconde car tout le monde ne juge pas ses goûts comme les meilleurs. La présomption est chose courante mais ne frappe pas non plus tout le monde, il ne faut pas exagérer.


    • #1804847

      Le siècle des Lumières, dont Mozart est une des figures de proue, a été aussi au point de vue musical une période de simplification.

      Loin de moi l’idée de rabaisser l’œuvre de Mozart, qui est évidemment très belle. La complexité d’une musique n’en fait pas nécessairement la beauté. Mozart était à la fois un génie de la mélodie et, peut-être encore plus, de l’harmonie.

      Mais si on le compare à Bach par exemple, ce que composait ce dernier était d’une complexité infiniment plus grande.


  • #1804267

    Le XIX ème fut le très grand siècle de l’Opéra . Décadent Fidelio ? Décadente Carmen ? Décadent Le Vaisseau Fantôme ? Et tant d’autres chefs d’œuvres ! L’article a dû être rédigé par un schizophrène provincial monomaniaque de "Spontini" qui ne mérite pas plus de 4 lignes de commentaire .

     

    • #1804318
      le 20/09/2017 par Berrichon
      La décadence de l’opéra au XIXe siècle

      Vous n’avez pas tout à fait tort @alias , les idées ou même les goûts ne forgent pas forcément l’oreille musicale .
      Vrai aussi pour Spontini qui n’est pas beaucoup plus connu que Meyerbeer .


    • #1805673

      Le "provincial" au milieu de ta petite charge émue, là... Ça traduit quoi précisément ?


  • #1804279
    le 20/09/2017 par edo tensei
    La décadence de l’opéra au XIXe siècle

    Bonsoir,

    finalement le débat de savoir si un morceau ou un groupe n’ est pas trop " commercial" ne date pas d’ hier.


  • #1804304

    La dernière fois que je suis allé écouter un concert d’orgue dans une Cathédrale, ma connaissance (qui n’y connait rien) s’est plaint que la musique était bizarre, que le son n’était pas assez fort, pour finalement dire que la musique de game of thrones ça passerait vachement mieux avec cet instrument.


  • #1804351
    le 20/09/2017 par vergilius
    La décadence de l’opéra au XIXe siècle

    Si on parle encore aujourd’hui de Meyerbeer, c’est à cause de Wagner qui en a bien trop parlé.


  • #1804368
    le 20/09/2017 par Nouvel an pas foiré
    La décadence de l’opéra au XIXe siècle

    Meyerbeer s’est fait appeler Giacomo en hommage à son public le plus fervent, plus latin que les Germains que César qualifiait, forcément de barbares.
    Question point de vue, sans être booléen, je considère que la culture des pays méditerranéens vaut bien celle des peuples hyperboréens.
    Rossini, le Mozart des grands boulevards, ce n’est pas rien malgré tout !

    Quant à Meyerbeer, il était très admiré de Verdi (qui l’a carrément copié à mon avis), de Chopin (qui a composé des variations sur le thème de Robert le Diable) et de Wagner en personne, avec des "variations"
    https://youtu.be/hA1r_ff85_Y?t=7210


  • #1804382

    Ceux qui font les puristes en disant qu’à part Bach et Mozart le reste part en décadence me font bien rire. Ça n’a juste pas de sens de comparer des époques différentes comme cela, à la limite on peut comparer deux musiciens d’un même époque...
    Mais dire qu’à partir du romantisme c’est la décadence c’est juste de l’ignorance, mais pour les connaisseurs l’ignorance ne s’apprend pas, on ne peut pas faire comme si ’il n’y avait pas eu le XIX et ses révolutions musicales, tout comme on ne peut plus faire comme si la terre est le centre de l’univers depuis Copernic...


  • #1804417

    J’estime que la musique comme tous les arts, doit voit élever et non vous distraire, vous divertir, vous plaire ou vous séduire afin de vous faire oublier, anesthésier votre âme au point d’éteindre les joies de l’ici & maintenant et vous faire accroire à un devenir toujours meilleur jamais accessible, attendre un messie .... etc, etc ....

    L’Évangile selon Thomas très révélateur de nos crédulités ! À quel point et comment la mafia du mensonge a obéré nos vies (de l’âme) & nos existences terrestres !

    L’art, c’est la religion. La musique aussi. Un musicien véritable entre en religion dès qu’il a franchi les premières années de Conservatoire.

    La musique baroque élève l’âme parce qu’inspirée par le Nombre d’Or et les harmonies célestes ! Musique vient de Muses ! Qui sont-elles ???

    La décadence vient toujours de l’orgueil et de l’économie jalouse de la Puissance du Verbe que les vibrations sonores épousent. Vous voyez où je veux en venir avec l’économie de l’Art ! ....

    Balzac avait tout mais vraiment tout compris du monde dit moderne en fait constamment à la mode, toujours en fuite pour échapper au Divin qui le lui rend bien en se retirant du monde et en laissant le marché de l’art aux marchands du Temple .... dont les pestilences atteignent des sommets en ce début de XXIe siècle :)

    Résumé : une musique qui vous élève comme un Père porte son nouveau-né dans ses bras vers le Ciel et l’élève vers le Haut pour le faire bénir par ses ancêtres, et le Dieu Vivant chaque jour de son existence afin qu’il éprouve son âme !

    Luigi Cherubini (1760-1842) - Requiem in do mineur pour choeur mixte composé à la mémoire de Louis XVI en 1816.

    https://www.youtube.com/watch?v=laO...

     

  • #1804440

    L’Opéra fut inventé par Monteverdi . Le XIXème siècle l’a enfin sorti de la mythologie .


  • #1804645
    le 20/09/2017 par Un ptit passant
    La décadence de l’opéra au XIXe siècle

    Je profite d’un sujet sur la musique classique (enfin !) pour vous parler d’un chef-d’œuvremusical du XXème siècle : La symphonie 10 de Dmitri SHOSTAKOVICH, composée pour célébrer la victoire de l’homme sur la dictature (victoire de Shostakovich sur Staline, mort la même année) =
    https://www.youtube.com/watch?v=D2M...

     

  • #1804991

    @ Rivarol #1804417
    La décadence de l’opéra au XIXe siècle

    L’Église n’est pas encore née de nouveau ! Actuellement, Elle est au Tombeau.

    Les Mystères chrétiens sont révélés mais la Révélation est consubtantielle au niveau d’éveil spirituel et d’accueil du Peuple ! De ce fait, il rejette aveugle, y compris ses fausses élites gouvernantes, elles-même aveugles et sourdes, à ce qui ne leur conviennent pas du message christique lequel attend son Heure pour s’incarner dans une génération susceptible de lui faire un place dans son coeur et de le manifester sur Terre.

    « L’Évangile selon Thomas » n’a pas été reconnu mais pourtant bien retrouvé en 1945 après la fin de la seconde guerre mondiale, signe des Temps s’il en est !

    Les Paroles gnostiques de Jésus et donc son Message et politique sous-jacent sont bien trop granitique, inaccessible, complexe et pourtant d’une simplicité enfantine que le commun des mortels en éprouverait un tel éblouissement et vertige qu’il ne pourrait le supporter !

    L’Église a donc adapté son Message en expurgeant ce qui ne pouvait être compris voire bouleverser ! Mais chaque naissance à son Heure dans le continuum historique.

    La génération actuelle éprouve d’autres besoins désormais. Une Nouvelle Naissance approche. Elle a lieu. Rien ne pourra l’arrêter tel un ouragan. Les Paroles de Jésus sont sans équivoques à ce sujet. « N’allez pas croire que je sois venu apporter la paix sur la terre ; je ne suis pas venu apporter la paix, mais bien le glaive.  » Matthieu 10 :34.

    Le glaive dont il s’agit, n’est pas destiné à tuer bien évidemment mais à séparer comme un couteau sur un gâteau trois « profils » !

    L’humanité est divisée en trois substances ou qualités.

    Ceux qui se sentent (donc, se savent) pourvus d’une perfection innée dont la nature est esprit : les pneumatiques ; pneuma veut effectivement dire « esprit ». En grec sont les spirituels, ils sont dans le pneuma divin.

    Ceux qui n’ont qu’une âme et point d’esprit, mais chez qui le Salut peut encore être introduit par instruction : les psychiques, ceux qui possèdent une âme et peuvent être sauvés au prix d’un effort personnel et d’une conversion

    Enfin, les êtres dépourvus d’esprit et d’âme, uniquement constitués d’éléments charnels voués à la destruction : les hyliques, (matérialistes)

    Il va sans dire que sur le plan terrestre, ces êtres collaborent mais se tiennent à distance tout en se respectant ou se haïssant !

    Le Trinitaire est observé.

     

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