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Le retour de la musique celtique

J’entends le loup, le renard et la belette (mais pas les Bonnets Rouges)

 

« When I was young I used to be
As fine a man as ever you’d see
And the Prince of Wales he said to me
’Come And Join The British Army

Toora loora loora loo
They’re looking for monkeys up in the zoo
And says one if I had a face like you
I’d join the British army »

(Quand j’étais jeune
J’étais l’homme le meilleur qui soit
Alors le Prince de Galles vint me dire
Viens rejoindre l’armée britannique !

Toora loora loora loo
Ils cherchent des singes dans le zoo
L’un m’a dit si j’avais ton visage
Je rejoindrais l’armée britannique)

De 1966 à 2017, le message a perdu en politique ce qu’il a gagné en énergie :

 

 

La musique celtique connaît un second souffle après celui des années 70, incarné par Alan Stivell. Le déclencheur ? La « party on third class » de Titanic, quand Di Caprio demande à son amoureuse si elle veut voir « une vraie fête ». La puissance du film a surmultiplié l’image de cette musique populaire dans le monde entier. La bande originale du film est la plus vendue de tous les temps. Certes, c’est d’abord pour Céline Dion, mais aussi pour l’ensemble des musiques proposées par James Horner que Titanic a obtenu l’Oscar (parmi 10 autres) de la meilleure musique.

 

 

Autres succès de cinéma basés cette fois pas seulement sur la musique mais sur la culture celtique, Le Monde de Narnia et Le Seigneur des anneaux. Dans les deux cas, la presse mainstream a soupçonné les réalisateurs ou les producteurs de glisser un message de propagande évangélique au milieu des aventures pour petits et grands. Et l’amalgame entre le culturel – fantasmé ou pas – et le politique a été fait très rapidement. Jusqu’à des accusations de « films pour Blancs » ou « sans Noirs ». De l’essentialisme blanc au fascisme il n’y avait qu’un pas… Les musiques de ces films, malgré leur innocence, ont nourri cette accusation.

La musique celtique a toujours existé, mais ce qui nous intéresse, ce n’est pas seulement son rapport à la Bretagne ou à la Grande-Bretagne – un rapport charnel évident – mais à la nation, c’est-à-dire à sa représentation culturelle globale. Et là, il y a problème : on dirait que la musique bretonne (ou celtique, on fera le distingo un autre jour) ne fait pas partie de la tradition française ou plutôt qu’elle en est écartée. Est-ce à cause de la guerre civile de Vendée (1793) ? Du réveil indépendantiste breton avec sa branche radicale des années 1970) ? De l’amalgame entre musique celtique et civilisation chrétienne et blanche, qui prend un relief nouveau depuis l’augmentation programmée de l’immigration extra-européenne ?

 

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La musique celtique est-elle une musique "blanche" ?

 

Sans doute un peu de tout cela. Mais les amateurs de culture en général et de musique en particulier auront noté ce paradoxe : la musique celtique française est la plus exportable en théorie, puisqu’elle est assimilable à la musique anglo-saxonne (par définition) et pourtant, elle subit ce que les féministes ont appelé le syndrome du plafond de verre : en France, hors de Bretagne, point de salut. La lourde et puissante machine culturelle parigo-centrée ne la promeut pas, et lui préfère les « musiques du monde », alors que les variantes celtiques contemporaines lui tendent les bras. Cependant, en Bretagne même, les choses ne sont pas aussi simples.

Par qui et pourquoi l’expansion de la musique celtique est-elle freinée chez nous alors que le public en redemande ? C’est l’une des racines culturelles traditionnelles les plus profondes et les plus vivaces à la fois de notre pays. La musique celtique existe sans le ministère de la Culture (Lang privilégiait en 1982 les groupes français à message compatible avec le nouveau pouvoir et les musiques du monde sur le modèle de Paul Simon) et sans la presse nationale, qui lui prête un regard aussi méfiant que distant. Une presse culturelle majoritairement à gauche, et la gauche a toujours vu d’un mauvais œil et le réveil régionaliste (breton en l’occurrence) et le lien plus ou moins assumé avec la religion (catholique en l’occurrence).

Bref, la Bretagne (on inclut la Vendée) présente deux défauts pour Paris : son indépendance potentielle, et son catholicisme tenace. Et les Bonnets rouges n’ont rien arrangé (en apparence). Cela fait beaucoup pour que Libé ou Télérama fassent un papier dithyrambique sur le phénomène… un phénomène qui a été il est vrai phagocyté par Alan Stivell ou Tri Yann (idem à Marseille avec Akhenaton et sa bande).
Cependant, pas besoin d’être breton pour jouer de la musique celtique. Ici, un trio de Grenoblois, Irish Kind Of, reprend des airs traditionnels avec talent :

 

 

 

Alors la question est simple : du côté de la Bretagne, les autorités culturelles et les artistes impliqués dans la musique bretonne/celtique ont-ils aussi cette impression de plafond de verre, ou en tous cas de confinement médiatique ?

Profitant du Festival interceltique de Lorient qui débute vendredi 4 août 2017 (avec Marek Halter programmé dans une « table ronde sur la jeunesse entre radicalité et ouverture » !), nous sommes allés poser la question à Pierre Calvez, un Breton très au fait des réseaux culturels en place, et voici ce qu’il nous a répondu...

 


 

J’entends le loup, le renard et la belette
(mais pas les Bonnets Rouges)

 

La Bretagne, si elle se souvient encore de sa langue, peut marmonner la vieille prière : « Mon Dieu, protégez-moi de mes amis... mes ennemis je m’en charge ». Elle lutte, encore et toujours mais contre le rouleau compresseur de la globalisation, comme tout le monde, et non plus, vieille fable, contre l’État jacobin.

 

Au chevet de la province s’agitent un patronat hyper-libéral constitué en lobby d’intérêts et un clergé laïque de gauche culturelle. Prochaine étape du traitement administré de concert par ces médecins : une régionalisation lourde à la mode bruxelloise. Pour le patronat, il s’agit sous couvert de la marque « Bretagne » de déréguler son marché du travail à des fins de compétitivité accrue. Côté « cultureux », masqués derrière la sempiternelle revendication d’une région à cinq départements, on ne perd surtout pas de vue les subventions permettant rentes, salaires et l’exploitation exclusive de l’âme bretonne – ou du moins ce qu’il en reste – qu’elle s’exprime par la musique, l’édition ou les recherches historiques. Le travail de sape vers plus de soumission du peuple en région est bien avancé. Il s’opère au détriment de la Nation française. En attendant, Kenavo ! Sous une effervescence factice la culture et la langue bretonnes meurent. Mais dans une ambiance festive.

 

« On a beaucoup souffert, plus jamais ça ! »

En Armorique la mutation soixante-huitarde s’est opérée au son d’une rengaine victimaire bien connue : « On a beaucoup souffert, plus jamais ça ! » Le chœur des pleureuses fut la génération baba-cool bretonne. Celle qui copiait les consommateurs yankees férus de folk. Les belles heures de cette mode s’écoulèrent au son du tube d’Alan Stivell, Tri Martolod, au coude à coude dans les hit-parade de l’époque avec Gérard Lenormand ou C. Jérôme. Ce pic de créativité et de reconnaissance populaire déboucha dès la fin de la décennie sur une forte ringardisation. Heureusement l’État français subventionneur allait prendre le relais.

Les babas-cool du cru avaient une autre spécialité : les lamentations brodées de poncifs mille fois répétés. Les Bretons auraient bénéficié de positions privilégiées en première ligne pour le grand fest-noz de 14-18... Enchaînons rapidement sur les enfants des années 20 et 30 qui au premier mot de breton prononcé auraient été torturés par leurs hussards noirs d’instituteurs. L’implacable mécanique discriminatoire pourrait aussi avoir accroché aux portes des commerces – pas des bistrots – des pancartes infamantes du style « interdit aux chiens et aux Bretons »...

La plus indicible des souffrances est la trahison des siens. À l’évocation des heures les plus sombres, le souffreteux Breton chevelu des seventies – à l’heure actuelle un bon vieux barbon – serre les dents pour évoquer en peu de mots l’indicible : les grandes heures du Parti Nationaliste Breton. Des « extrémistes » qui dans la débâcle de juin 40 cherchèrent à négocier en direct avec les nazis. Himmler, sans doute occupé à d’autres tâches, n’accorda qu’une attention distraite aux offres de ces cousins nationaux-socialistes lointains qui cherchaient à doubler la République à terre. Cette génération-là sera oubliée après la guerre. Mais le gauchiste pop en fera sa hantise bien commode : la Bête immonde peut encore à tout moment souffler dans le ventre fécond d’un bignou. Oh ! Surprise ! Le Front national allait devenir son épouvantail favori, bien pratique pour faire oublier ses propres reniements.

Le peuple breton doit beaucoup à ces combattants nationalistes de la première heure, les derniers véritables en fait : l’ouverture au monde celte dans son ensemble, l’invention du Gwen Ha Du, la fondation de journaux régionalistes, la mise en place de cours de breton, des organisations résistantes efficaces, la création de partis structurés et des services culturels innovants bénéficiant tout particulièrement aux familles pauvres. On doit également à ces virils amoureux de leur patrie et de leur langue la greffe de la cornemuse dans le folklore local ainsi que l’invention des bagadous ! Trugarez (merci) les fachos !

 

La pacification du bled

Mais la mode de la culture en région n’a eu qu’un temps. Qui se souvient de Roger Siffer défendant l’Alsace, de Joan Pau Verdier prônant l’Occitanie ? En Bretagne pendant quelques années encore on a joué à la révolution, vêtu de gilets afghans et de claquettes suédoises. Il était encore question de... les enfants, bouchez-vous les oreilles... de nationalisme breton ! Le bon, le gauchiste, pas le mauvais qui avait tendance à disserter sur la race celte. Qu’on se le dise, en ce temps-là l’Armée Révolutionnaire Bretonne (ARB) – de 1966 jusqu’à l’amnistie de ses « actions » en 1981 – ne plaisantait pas. À Paris, on a même fait semblant de serrer les miches à la perspective d’un quart d’heure armoricain sanglant inspiré par l’IRA irlandaise.

Mais en fait de guerre de libération, après que le 26 juin 1978 une charge de plastic a secoué une galerie du château de Versailles, c’est Giscard qui survient avec en main un traité de paix pour les Indiens. Il annonce le 9 février 1977 à Ploërmel avec son humour pervers que « les traditions et les cultures de la Bretagne ne sont pas seulement du folklore. Elles sont des manières de vivre quelque chose de différent dans un monde qui se banalise et dont l’âme se vide ». Il rajoute dans la bourriche, en 78, la création du Conseil Culturel de Bretagne, la pompe à subventions. Voici déjà 1981, Mitterrand et Lang, le spectacle peut commencer.

 

Les professionnels de la celtitude

Et du spectacle, la Bretagne en a eu. Des festivals de danses traditionnelles, des grandes parades authentiques, des nuits du biniou, des jeux de lumières océaniques, des furias celtes dans des stades bourrés, des disques de variétés ou de remix de ses chants traditionnels... Pour un Denez Prigeant combien de mauvais disques ? Combien de groupes d’intermittents du spectacle réunis sur des projets mêlant musique bretonne et, au choix, sonorités marocaines, rythmes indiens ou flûtes moyenâgeuses ? Combien de kilomètres de pénible world-music ? Un vide créatif pareil ne pouvait être masqué que par des incantations « sur la diversité culturelle, l’ouverture au monde, les nécessaires adaptations au changement climatique » et autres « participations citoyennes au développement durable ».

 

 

Depuis 1981, les professionnels de la celtitude ont fait carrière dans le « développement artistique », se sont spécialisés dans « l’aide au développement des entreprises de production de spectacles », ils « encouragent la collaboration entre acteurs des musiques actuelles ». Le résultat ? Un calendrier chargé en shows chaleureux qui oscillent entre bonne grosse cinéscénie et mégafête au camping. Dans leur jargon cela donne : « coordonner les relations avec les différents acteurs de la chaîne musicale et favoriser l’émergence de territoires créatifs et solidaires ». Au bout du compte, une illusion de convivialité géante, saupoudrée par endroits d’encore un peu de mythologie révolutionnaire, de prétendue résistance au grand méchant État français mais toujours irriguée de subsides hexagonaux.

Quarante ans de fêtes aux frais de la République plus tard, on respire à fond les vents marins : à l’Ouest rien de nouveau. À part quand même le 19 avril 2000 l’ignoble assassinat par bombe de Laurence Turbec, 28 ans, employée du McDonald’s de Quévert. Où comment la mort d’une vraie Bretonne peut surgir de fantasmes réchauffés par de vrais crétins.

 

Broz goz ma zadou (vieux pays de mes pères)

La fiesta c’est sympa, la langue c’est plus difficile. Surtout confiée à des associations et des réseaux dont le projet politique réel se limite souvent à concocter des programmations « foisonnantes ». La langue, elle, elle ne foisonne plus, elle est en phase finale. Moins de un pour cent de jeunes la parle. Probablement les enfants de la bobocratie culturelle. La langue, elle, disparaît au rythme des disparitions d’anciens, en gros les braves gens de la vraie vie. Voilà le résultat de quarante années d’activisme culturel public.

L’explication est simple : le peuple ne parle plus, ne pense plus, ne rêve plus dans cette langue classée « sérieusement en danger » par l’Unesco. Le peuple survit dans un monde très différent de celui des baronnets de la bretonnitude. Après huit heures passées, charlotte rouge sur la tête à fabriquer des nuggets de poulets, qui aurait encore le courage d’étudier une langue étrange et étrangère ? Surtout à l’heure d’Hanouna et de Touche pas à mon Poste. Pareil pour l’agriculteur atteint d’un cancer après quelques décennies d’épandage de potion magique sur la terre ancestrale. Idem pour la caissière de chez Leclerc chantée par les Nantais d’Elmer Food Beat. Quoi ? Le peuple, ce traître, ne veut pas chanter en gallo ? Il veut du boulot ?

 

Le portail de la colère

Et côté travail c’est pas la grande parade du Festival interceltique. 2013 marque un tournant dans l’histoire bretonne. Plusieurs groupes licencient à tours de bras. Les salariés menacés de chômage des entreprises Doux, Marine Harvest, Tilly-Sabco attaquent leur premier portail éco-taxe dès le mois d’août et sont déjà devant la préfecture de Quimper. Et là, on n’est pas avec des militants de gauche issus du tertiaire ou de l’Éducation nationale. Là, on parle de découpe de porcs, d’abattage de poulets ou de conditionnement du saumon.

De son côté, la direction des abattoirs GAD licencie 900 employés français de son site à Lampaul-Guimiliau dans le Finistère. Dans le même temps, elle importe 200 travailleurs roumains, payés moins de 600 euros par mois, sur son site morbihanais de Josselin. Et tant pis si les prolétaires de tous pays s’affrontent à l’entrée de l’entreprise. Après tout ce sont « des illettrés » a estimé le ministre de l’Économie d’alors, Emmanuel Macron.

À l’automne 2013 le climat vire à l’orage : l’establishment craint la première révolte populiste de l’histoire. Un éditorialiste du Nouvel Obs s’effraie de la photographie de trois Bonnets Rouges effectuant une quenelle. Pierre Marcelle de Libération dresse le constat d’une situation pouvant dégénérer dans le « brun » et provoquer une montée de racisme et de frontières... Il y a péril dans le dolmen d’autant que les élections municipales puis régionales sont en vue. Christian Troadec, le fondateur du festival Les Vieilles Charrues ou Manuel Valls dénoncent des éléments d’extrème-droite. Il faut stopper la contagion.

 

Tous unis

Les réseaux patronaux, entre autres l’Institut de Locarn (environ 300 entreprises affiliées), se mobilisent alors d’autant plus volontiers que la mise en place de l’écotaxe validée par le Conseil constitutionnel le 23 mai précédent leur est restée en travers de la gorge.
Au même moment, les partis signataires du récent appel de Pontivy, le Mouvement Bretagne et Progrès de Christian Troadec, l’Union Démocratique Bretonne ou Europe Écologie les Verts n’ont bien sûr pas intérêt à ce qu’explose la colère populaire. L’appel de Pontivy ? Plus de régionalisation, plus de pouvoir pour les pouvoirs économiques et culturels.

En ce début octobre 2013, la jonction historique s’effectue entre patrons qui rêvent d’un tigre économique sur le modèle nord-irlandais et les « forces progressistes ». Pour le fondateur de l’Institut de Locarn, Joseph Le Bihan : « Dans un monde globalisé, les conditions technologiques vont s’égaliser, ce qui fera la différence, c’est la culture ». Et vogue la marque « Bretagne » ! Alain Glon, président de l’Institut et propriétaire d’un géant de l’agro-alimentaire est encore plus clair : « La France c’est notre problème... Comme la France est incapable de se sortir de sa situation en bloc, elle devra utiliser le talent de ses régions, comme la Chine qui a su développer ses zones maritimes ». Et il sait de quoi il parle puisqu’il vient d’inaugurer une nouvelle usine dans la province du Shandong. Quant à Christian Troadec, encore lui, auto-proclamé représentant des Bonnets Rouges, le slogan de son parti est simple : « notre ennemi c’est le jacobinisme ».

 

Une mise en scène complète

L’image des manifestants arrachant un portail de la préfecture de Quimper lors du rassemblement du 2 novembre, qui mobilise 15 000 manifestants, sonne le branle-bas de combat de toutes les forces de l’establishment, droite et gauche confondues. Les deux réseaux jouent habilement dans les manifestations des intérêts de classe divergents. Ils parasitent les revendications sociales urgentes par des revendications identitaires. Ils annihilent une véritable souffrance populaire par une scénarisation complète : création d’un prétendu drapeau des Bonnets Rouges, chansons à la gloire des révoltés, distributions massives de couvre-chefs en laine qui remplacent les peu seyantes charlottes rouges des gars de l’agro-alimentaire, invention d’une filiation avec une révolte d’Ancien Régime, d’ailleurs vite dénoncée par trois historiens, Alain Croix, André Lespagnol, Fañch Roudaut, mise en ligne de nombreux sites pour recueillir des cahiers de doléances numériques, comités hétéroclites proposant tout et n’importe quoi, de la création d’un syndicat à l’invention d’une monnaie complémentaire et surtout... de la musique !

Le point d’orgue de cette fabrication spectaculaire sera la manifestation de Carhaix, le 30 novembre, sous la houlette du seigneur local, Christian Troadec, encore et toujours. Sur le site du Festival des Vieilles Charrues on célébrera sans vergogne la défaite du peuple. Le chanteur Gilles Servat grognera contre l’extrême-droite, fera entonner par ses vieux militants La Blanche Hermine et une kyrielle de bateleurs fera la fête jusqu’à tard.

 

« Pour ma grand-mère »

Lors des élections présidentielles de 2017, l’ensemble des protagonistes de cette manipulation de masse appellera soit à voter contre le Front national soit pour Emmanuel Macron.

 

 

Le mot de la fin revient à Loran, ex-Bérurier Noir et membre des Ramoneurs de Menhirs :

« Il faut voter Macron ! Et alors ? Il est où le problème ? Il est comme les autres... Sauf que le FN ce sont des fascistes, ça n’a rien à voir. Pour ma grand-mère, pour nos grands-mères faisons barrage à la pensée unique ! »

On estime que sur le millier d’employés du groupe GAD mis au chômage, moins de 200 ont retrouvé un emploi. En ce qui concerne Marine Harvest, sur 185 employés, 15 ont retrouvé un CDI.

Sonnez bignous ! Résonnez bombardes ! Show must go on.

 

Pierre Calvez

 


 

Ouf, quelle tempête on n’a pas déchaînée là ! On referme la parenthèse culturelle purement bretonne, avec ses subventions et son indépendance relative, et on repart pour un petit tour dans la musique qui adoucit les mœurs.

Où l’on comprend que le particularisme culturel breton – qui inclut la musique – a été subventionné, contrôlé, formaté, pour en faire une espèce de drapeau régional inoffensif. Opposé à Paris mais ouvert à l’Union européenne, qui distribue ses subsides à tout ce qui s’oppose à la souveraineté nationale. Les vrais partisans de l’identité bretonne ou celtique repasseront, même si le renouveau politique est là, lui aussi, comme l’illustre le succès d’un site comme breizh-info.com.

La culture celtique sera toujours associée aux racines de l’Occident, la civilisation des Celtes ayant été reprise dans l’imaginaire des souverainistes et autres identitaires anglo-saxons. Il y a 40 ans Alan Stivell crevait l’écran avec sa harpe magique, tendant la main aux îles britanniques, et connaissant un succès fulgurant en Europe.

 

 

Les formations traditionnelles ne l’ont évidemment pas attendu : les Irlandais chantent depuis toujours, ce sont des braillards mais des braillards en vers, et ils chantent pour tout et n’importe quoi. Dans les bars et les pubs, dans les ports et les terres intérieures, ça chante et ça boit plus que de raison. Pas étonnant que le renouveau musical du XXe siècle, la musique populaire mondiale, provienne des faubourgs britanniques. Que ce soit avec le rock ou le punk – descendants probables de la musique celtique –, les Britanniques ont toujours eu un temps d’avance.

 

 

La musique celtique a toujours existé en parallèle de la musique commerciale, que ce soit à un niveau amateur ou professionnel. Et les formations celto-centrées ont su capter l’air du temps, digérer les nouveaux sons et renouveler la tradition. C’est ainsi que les Pogues et leur chanteur édenté (paix à son âme alcoolisée) ont percé dans les années 80, ou que les Dubliners ont tourné pendant… plus de 40 ans. Ils ont fait entrer le violon et la flûte dans le concert populaire.

Arte a diffusé un documentaire sur un groupe français, les musiciens de Saint-Julien, intitulé The Highroad to Kilkenny :

 

Envoyez la musique française... sur Kontre Kulture Musique

 

La résistance culturelle française en textes, sur E&R :

 



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39 Commentaires

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  • #1779386
    le 05/08/2017 par Chuchemimb
    Le retour de la musique celtique

    La Bretagne a effectivement une tradition catholique et anti parisienne fortement ancrée dans son identité, tout comme le folklore celtique. Mais c’est aussi une région fortement gauchiste, peuplée de zozos et punk à chiens, nostalgiques des sixties et bobos méprisants. Et surtout un fort électorat macroniste, comme toute la façade ouest.


  • #1779402
    le 05/08/2017 par Whyldman
    Le retour de la musique celtique

    En tant que Lorientais parlons-en du "Festival" .... oh que oui ....

    Je doute pas de la volonté des précurseurs d’avoir voulu en faire quelque chose de sain, mais désormais faut arrêter de rêver, il a été contaminé par toutes les dérives possibles et imaginables de notre société "franc-ma’sionisée".
    N’oublions pas qu’ici on a la GNLF (et pas que... on s’est compris ?) qui est plus que bien implantée, d’ailleurs le Maire comme le député (ré-étiquetté LREM) se vantent à foison d’être des "héritiers" de Le Drian (qui possède toujours une demeure dans le coin), Le Drian le grand amateur de bateaux surtout les frégates taïw... bref.

    Le "Festival" c’est désormais une pompe à fric... pour certains surtout, où plus grand chose d’autre ne compte, parfois même la sécurité.
    Comme dans certaines grandes artères où les bars et restaurants s’accaparent trottoirs ET places de stationnements pour y mettre des tables, la circulation étant pourtant toujours active.... je m’étonne qu’il y ait pas eu encore une catastrophe vue la quantité d’alcool qui s’y déverse.

    Et avec tout ce que ça implique en conséquences nuisibles d’ailleurs, vous n’imaginez pas....
    D’autant que de source sûre (interne mais chut) j’ai appris qu’il s’en passe des choses chaque année, certaines dignes des pires faits divers .... mais jamais un mot dans les médias....
    Faudrait pas gâcher la fête c’est sûr....
    Un festival si "merveilleux" que je compte plus le nombre de riverains qui me disent s’organiser pour partir durant cette période précise...

    Surtout, comme justement rappelé dans votre article, pendant ce grand moment de communion "culturelle" qui permet de ne plus penser aux dégâts de nos "ultras-libéraux".
    Particulièrement dans un Lorient où le nombre de fermetures de magasins devient alarmant (comme en parle très bien Jovanovic pour d’autres villes).

    Bref.... j’en aurais tellement à dire sur l’envers du décor ....et ceux qui organisent ce cirque pour mougeons.

    Sinon je pensais à un truc... avec "l’identitarisme breton" revendicatif difficile de pas repenser au "terrorisme breton" actif jusqu’au début des années 2000 (quand même !! ^^).
    On nous a pas sorti qu’il fallait s’y habituer à celui-là c’est marrant non ?
    Au contraire lui a été parfaitement et même totalement "réglé".
    A tel point que je parie que la plupart l’ont même complètement oublié.
    Comme quoi, quand ils veulent ils peuvent....et y arrivent très bien... à méditer.


  • #1779404
    le 05/08/2017 par matador
    Le retour de la musique celtique

    Bien que fils de breton, pour moi c’est la Provence....un pays ou on vote Macron en masse, moi çà me donne envie de le fuir...J’ai rencontré des gens bien plus " intéressants " à Nîmes ou j’ai vécu, que dans la Baie du Mont Saint Michel ou je vis actuellement..Sans parler du climat et de la tronche des autochtones ici..Vive Frederic Mistral, Pagnol et Giono. La Provence, c’est la sensualité : couleur, parfums, même l’accent méridional me parle...Leurs binious grinçants, je leur laisse..

     

  • #1779410
    le 05/08/2017 par mik ezdanitoff
    Le retour de la musique celtique

    La Bretagne est la région la plus gauchiste de France, et c’est pourquoi je demande sa séparation du pays. Du reste, pour la musique, j’aime, mais il y a un tas de musiques "blanches" typiquement Européennes du nord (Arcana, Loreena Mckennitt,Hagalaz Runedance...) à découvrir en sus.


  • #1779416
    le 05/08/2017 par ursus
    Le retour de la musique celtique

    Et il n’y a pas que la musique, il y a la danse aussi (claquettes irlandaises)...
    Pour les amateurs ou les curieux, voir les spectacles de "Lord of the dance".
    Et oui, c’est une musique de "blancs" donc sans aucun intérêt et amenée à disparaître... N’est-ce pas M. Kalergi ?


  • #1779448
    le 05/08/2017 par Resno
    Le retour de la musique celtique

    Apprendre le breton, ne plus faire confiance à tout ces rentiers qui se gavent en vendant la culture de leurs ancètres, redécouvrir la culture bretonne des années 30... Il y a du pain sur la planche et de la pâte à crêpes sur le billig !


  • #1779455
    le 05/08/2017 par albator
    Le retour de la musique celtique

    Dans plusieurs pays, on observe cette tendance à retrouver ses racines, dans la musique en particulier.
    Ici, en Ukraine, ce groupe de deux musiciens jouent de l’accordéon et de la bandura, un instrument traditionnel qui est un mélange de cithare et de luth.
    Ce m’est pas celtique, mais le son a une certaine parenté quand même :

    https://www.youtube.com/watch?v=O1D...

    Tous ces efforts de renouer avec les traditions font plaisir à voir.


  • #1779532
    le 05/08/2017 par redsniper06
    Le retour de la musique celtique

    J’entends le loup, le renard , les rapaces et les hyènes pour détruire la France des nos anciens !!!...


  • #1779584
    le 06/08/2017 par Bzh
    Le retour de la musique celtique

    On dirait du journalisme.


  • #1779589
    le 06/08/2017 par Bernique
    Le retour de la musique celtique

    On nous dit que la Bretagne est indécrottablement gauchiste... Pourtant, c’est seulement en 2004 qu’à Rennes, le Conseil Régional a eu pour la première fois un président socialiste (Le Drian). Auparavant, la Bretagne avait la réputation d’être indécrottablement conservatrice et retardataire, tout comme l’Écosse. Tantôt à droite, tantôt à gauche, mais toujours indécrottable !

    Qu’est-ce qui a changé par rapport à avant qui pourrait expliquer cette gauchisation ? À mon avis, le plus gros changement est que les Bretons sont en train de devenir minoritaires en Bretagne (parmi les Blancs).

    C’est bizarre que la Bretagne ait conservé sa tradition musicale populaire jusqu’à si récemment, alors que l’État jacobin avait déjà créé un grand vide en France.

    La commercialisation de la musique bretonne a reçu un coup de fouet en 1972, quand Alan Stivell a eu le droit de faire un concert à l’Olympia, retransmis sur Europe 1. Pourquoi cette autorisation soudaine ? Sans doute parce que Stivell avait des liens familiaux avec la tribu qui dirige les médias en France. Dans les années 1970, la diffusion de la musique bretonne a sûrement profité aussi de la mode lancée par des gens comme Bob Dylan (prix Nobel de littérature), avec sa musique folk un peu bidon. En fin de compte, à l’ère médiatique, la culture dépend avant tout du pouvoir politique.

     

    • #1779612
      le 06/08/2017 par Mojo Risin
      Le retour de la musique celtique

      Gauche ou droite dans le spectacle marchand, vous l’avez compris ça n’a pas d’importance. Tout fini dans le macronisme et la connivence. Sinon le parallèle avec Dylan est bien vu : le spectaculaire pop, libertaire-libéral, nous fait acheter du beurre breton en vue d’une expérience douloureuse, en bons cons sommés.


  • #1779675
    le 06/08/2017 par christo
    Le retour de la musique celtique

    Les bretons sont sociables et pas forcement socialistes . Et puis la manipulation médiatique touche tout le monde ! En 1974, il me semble, le FLB a fait sauter le relais hertzien dans les monts d’arrée pour limiter la francisation "en marche"... Allez , une petite musique...https://youtu.be/j9m0y65B2EI


  • #1779679
    le 06/08/2017 par Palm Beach Post : "Cult !"
    Le retour de la musique celtique

    Basil Poledouris.
    Conan the Barbarian, la bande originale du film, chef d’oeuvre absolu.


  • #1779686
    le 06/08/2017 par MM
    Le retour de la musique celtique

    Et dire que Boris Le Lay a été condamné pour avoir dit qu’il n’y avait pas de celtes noirs !! C’est pourtant une évidence.
    Il aurait été aussi condamné s’il avait prétendu que l’ ancien royaume du Dahomey était composé de blancs !!!
    Il faut éradiquer le blanc et sa culture de partout...


  • #1779688
    le 06/08/2017 par Palm Beach Post : "Cult !"
    Le retour de la musique celtique

    La musique celtique, ça doit être sympa, mais si c’est un vecteur de propagande et de manipulations, que n’allons nous pas écouter ?

    Dans la rue à Paris, y’a des gens qui portent des T-shirts avec des phrases écrites dessus.
    Exemple : un gamin, T-shirt "Joue-la Tranquille".

    Et, puis, un chevelu : "Extreme Music For Extreme People".
    Et le Silence ?

    - silence


  • #1779703
    le 06/08/2017 par Mickaël
    Le retour de la musique celtique

    La Bretagne est une terre de légendes, doté d’un folklore incroyablement riche et où le surnaturel est présent au quotidien. Malheureusement, cette région est en train d’être broyé par la mondialisation et est rabaissé au rang de curiosité touristique. Son nom est aussi utilisé comme un argument marketing pour vendre certains types de produits dans les grandes surfaces. Etant moi-même breton par mon père, je ne peux que déplorer cette situation...


  • #1779737
    le 06/08/2017 par Le Tallec
    Le retour de la musique celtique

    Pierre Calvez livre un article complétement à charge contre la Bretagne, tel l’ esprit Parisien habituel, Suffisant et supèrieur, mais comme souvent ne comprenant pas gd chose à ce qui se passe au-delà du Périph’, du prêt à penser, les petites cases françaises, les étiquettes..

    Daoust hag eñ e vefes gouest komz e brezhoneg ganit e-pad ur vunutennig ?!

    Nous parlons Breton en famille avec les enfants, , de plus en plus, le réseaux d’ écoles bilingues s’étend d’années en années, de façon exponentielle suivant la prise de conscience chez les jeunes qui n’ont pas subient les brimades ethnocidaires des anciens.
    ...le breton est un Celte , l’Anarchisme fondamental des Celtes’, il résonne globalement et s’est écouter l’autre, le monde est ouvert les ornementations sont arrondies, tel le Triskell, évoquant l’infinie, le renouvellement sans cesse de la Vie, l’architecture classique, froide et ennuyeuse (à mon goût) s’est arrêtée à Rennes/Roazhon’ , et cela donne "la Musique Celtique"...contrairement à l’habitant de joinville le pont ..raidit et obtu par le cartésianisme Latin ancré de force dans la caboche, n’offrant que des concepts tout faient et étant peu propice à la réflexion individuelle, le Général de Gaulle y allant de cette fameuse réflexion : " les français sont des veaux"..c’est surtout qu’ils ont été rendu veaux par vos soins et concepts Messires’..
    M. Calvez,je n’ignore pas votre patronyme Breton, et comme les bons colonisés vous êtes des plus intraitable avec les votres, classique !
    Les subventions pour la culture et langues Bretonnes (oui parcequ’il y en a 2 en fait Breton/gallo’ ) ?
    Il est trop facile de critiquer un territoire et ses subsides après l’avoir conqui , dépecé, colonisé, dépersonnalisé !
    Non seulement 10% des Parisiens sont d’origine Bretonne (j’en étais UN !), payent des impôts comme ceux au pays, que 60% du territoire hexagonal est historiquement d’une autre langue que le français...qu’il est donc normal que des dotations soient allouées pour nos diversités locales .
    Aussi, il y a une réponse toute simple , que la bretagne soit Re-souveraine (elle l’a été de 851 à 1532..7 siècles...sans émigrations, sans pauvretés !) Souveraine en Europe des Peuples Premiers, Unie, Indépendante, fédéraliste,Solidaire..comme la Norvège, Suisse, Luxembourg..vous savez ces petits Pays au PIB plus élevés que les "grands Pays " Naufragés ..France, Espagne, Italie, Grèce..comme dirait Dieudonné "les pays de la misère !"..

     

    • #1779802
      le 06/08/2017 par penn-koat
      Le retour de la musique celtique

      " Daoust hag eñ e vefes gouest komz [sic] e brezhoneg ganit [resic] e-pad ur vunutennig ?!"
      "Serais-tu capable de parler breton avec toi (?) pendant une petite minute ?"

      Me vefe gouest d’ober ma peus c’hoant, med pass amañ, amañ vé skrivet e galleg !
      (je serais capable de le faire si tu veux, mais pas ici, ici on écrit en français !)

      Vous êtes en tout cas l’exemple typique du "breton de cœur" qui ne supporte aucune critique et qui part dans une logorrhée verbale sans queue ni tête, "heb moueñ na lost" comme on dit, dès qu’il se sent blessé dans sa "bretonitude". Le vernis de la "bien-pensance" est très fragile chez les "bretons de cœurs", quelques petites attaques et leur vrai visage apparaît à chaque fois : Anti-français ("anti-eux-mêmes") et in-fine pro-système, ou comme le dit très justement Alain Soral : Idiots utiles


    • #1779886
      le 06/08/2017 par Le Tallec
      Le retour de la musique celtique

      Penn-koat

      Vous ne faites allusion qu’à une faute en Breton, mais aucunnement ne remettez en cause mon texte que vous comprendrez et soutiendrez aisément.
      Qui est la victime ? Qui est le bourreau ?...parler breton sur un site francophone , et alors ?
      1500 ans de langue bretonne chez nous, éradiqué par la langue de la gégène’..présente depuis 100 ans à peine e breizh !!..pas de complexe.
      N’eus kudenn ebet. Bez ez eus mui falzioù graet e galleg, saozneg ingal !!
      Il est fait bcp plus de faute en français et anglais même !
      Ar c’hallaoued , er maez !
      Penn-kalet.


    • #1779981
      le 06/08/2017 par penn-koat
      Le retour de la musique celtique

      À Le Tallec

      Déjà ce n’est pas UNE faute, mais : Une faute de grammaire ("gouest da gomz") + une faute de sens ("ganit" à la place de "ganin") + un gallicisme flagrant pour finir ("ur vunutennig")... Sur une seule phrase, ça fait un peu beaucoup tout de même

      Et sinon : Oh que non ! Je ne suis absolument pas d’accord avec ce que vous écrivez plus haut et je l’ai clairement exprimé, pour moi tout ça n’est qu’une logorrhée verbale sans queue ni tête que je n’ai que trop l’habitude d’entendre de la bouche de gens qui n’y comprennent rien et qui se croient investis d’une mission "sacrée". Je vous aurais bien répondu point par point, mais la longueur des messages étant limitée... J’ai déjà donné mon avis un peu plus détaillé sur la question pour cet article, mais apparemment il n’a pas passé la modération (sûrement dû à sa longueur).

      Rien de ce que vous avez dit n’a de sens, rien... Mais pour que vous arriviez à comprendre cela, il faudrait que vous acceptiez votre condition (française), ne pas confondre folklore et culture, langue et charabia, prétendue défense de la culture/langue bretonne et réalité concrète de cette même défense, priorités et problèmes annexes, Histoire et rêveries romantiques, etc.

      Vous êtes en parfaite adéquation avec le système qui veut que toutes les cultures authentiques disparaissent (et non, le charabia sponsorisé et enseigné en Bretagne n’a rien d’authentique et de fait aucune légitimité)

      Ainsi donc après avoir utilisé, fut un temps, les nationalistes français pour détruire les cultures populaires de France (et donc la France in-fine, on élague un arbre avant de le faire tomber), ce même système utilise désormais les régionalistes et autres nationalistes locaux pour faire tomber l’arbre-France et créer enfin leur "Europe fédérale" dans lequel plus aucun peuple n’aura plus aucun pouvoir... Tout ça en utilisant encore et toujours l’arme "émotionnelle" !

      Il serait temps de commencer à le comprendre, mais je sais d’expérience que le "milieu breton" (les militants) ne veut absolument pas voir ni-même essayer de comprendre ça, parce que ça leur ferait prendre conscience que leur "combat" est de fait complètement contre-productif, voire même nocif pour la Bretagne et donc la France...

      Vouloir se séparer de la France à l’heure actuelle, c’est juste faire le jeu de l’empire... Et ça n’apportera rien de bon à personne. "Comprendre l’Empire" d’Alain Soral explique ça très bien à qui veut bien comprendre


    • #1780063
      le 06/08/2017 par Jeremy
      Le retour de la musique celtique

      Comment on dit "enculer les mouches" en Breton ? :-)


  • #1779748
    le 06/08/2017 par Jeremy
    Le retour de la musique celtique

    Incroyable et passionnant article ! Un grand merci E&R !!!


  • #1779753
    le 06/08/2017 par prout
    Le retour de la musique celtique

    En quantité, la musique bretonne, irlandaise ou "celtique" se porte très bien aux estivales de Chartres : 1 concert par semaine, soit presque autant que tout ce qui est pop-rock anglophone (tubes 70’s80’s, hillbilly, hard rock, folk, etc.. réunis)

    Cela dit, la plupart des groupes proposent une version "moderne" de la tradition, qui sera clairement nommée "rock celtique" ; donc ni traditionnelle, ni spécifiquement bretonne, avec parfois une présentation qui évoque clairement un complexe d’infériorité par rapport aux "vrais" celtiques, ceux qui parlent anglais...

    Les gauchistes ont enfin le droit de se montrer protectionnistes et identitaires, leur blancheur étant excusée de par ce cousinage avec la race des seigneurs dont la langue sioupérieure a ridiculisé à jamais le français, honteux patois de province.

    Et ils ne s’en privent pas !!

    C’est ce que je constate depuis longtemps, presque noir sur blanc de la part de plusieurs d’entre eux, du genre à vomir quand on leur parle d’accordéon, mais pour qui une origine bretonne évoque un ancêtre commun avec les dieux de la pop culture (dans la mesure où ils considèrent eux même le rock comme la suite logique des musiques populaires, qui a intégré la "tradition")

    Sur ce, ne je ne peux que conseiller d’écouter Erik Marchand, chanteur même pas breton, qui se produit avec des musiciens même pas bretons (jazzmen, groupes tziganes, percussionnistes indien, iraniens...) pour mettre en valeur les liens évidents entre différentes traditions.
    Précisément ce qui est critiqué quelque part dans cet article mais, sa démarche, contrairement à une dilution dans la modernité mondialiste, relève plutôt d’une quenelle en corée ou à téhéran ; une solidarité face au mièvre narcissisme complexé de la "pop rock mais accompagnée de vrais binious pur sang donc traditionnel quand même"...
    https://www.youtube.com/watch?v=coX...


  • #1779853
    le 06/08/2017 par Mike
    Le retour de la musique celtique

    Le celtisme des franges occidentales, c’est la version romantique du 19ème siècle.
    Strabon et Jules César ont toujours identifié la Celtique à la Gaule.

    Dans la version contemporaine académique, les Celtes sont une population d’Europe centrale venue d’Autriche et de Suisse. (C’est faux, ils ont simplement appelé "celte" la civilisation des champs d’urne et de la poterie corded ware).

    Beaucoup de petites manipulations successives.


  • #1779901
    le 06/08/2017 par Mache
    Le retour de la musique celtique

    Rien sur les Dropkick Murphy’s et les Rumjacks ?
    Rhooo ! Je suis déçu, très déçu !

     

    • #1780190
      le 07/08/2017 par Mojo Risin
      Le retour de la musique celtique

      Merci de signaler les Dropkick’s Murphy, formidable groupe qui a lui seul mérite un article. Pour ceux qui ne connaissent pas : formation issue de la communauté irlandaise de Boston. Elle mélange l’énergie des gigues et des "soirées binouses-whiskey " avec un punk-gros-rock bien carré. Par certains aspects, on se rapproche d’une country virile à la Steve Earle ou du retour aux sources effectué par Mike Ness (Social Distorsion).
      Dans tous les cas le sentiment exprimé par ces gens apparaîtrà en France : Une fierté prolo, un sentiment communautaire vital pour survivre dans un monde de pauvres en déshérence. La fierté celte spectacularisée est bien réelle aux states. Porteuse comme vous le mentionnez dans votre premier article de valeurs chrétiennes et de dignités bafouées. Elle génère des scènes musicales vivaces. Nous aurons tout ça quand la société française se sera encore plus affaissée : quand la gauche culturalistes disparaitra (une fois sa mission accomplie) au profit d’une société beaucoup plus dure.


  • #1779940
    le 06/08/2017 par Mandark
    Le retour de la musique celtique

    Ah j’écoute ce genre de musique en boucle, et aussi le swing (ou parfois l’électro swing) soit de la vieille musique d’avant-guerre. Et je n’ai pourtant même pas 30 ans...je ne dois pas être normal.


  • #1779976
    le 06/08/2017 par Pépère Chouinchouin
    Le retour de la musique celtique

    Merci E&R pour cette belle programmation musicale ! En ce beau dimanche ensolellié, même s’il devait ensuite pleuvoir des cordes, ma joie restera intacte.


  • #1780011
    le 06/08/2017 par FRANK CASTLE
    Le retour de la musique celtique

    La musique ’celtique’ est très proche des musiques traditionnelles euro-mediterranéennes et ’slaves’.
    Les musiques d’Europe Centrale sont un peu à part.

    Vive l’Europe !
    Vive les européens !
    Vive le Christ et sa Sainte Mère !

    Amen


  • #1780085
    le 06/08/2017 par boule&bill
    Le retour de la musique celtique

    Mise en avant de la musique (de la culture) Celte accompagné par le cinéma .... Braveheart était un précurseur.
    Mais d’autres musiques méritent autant ce retour comme le musette bien sûr, ou la musique cajun (à la limite de la catégorie : culture francaise). Quelques standards :
    https://www.youtube.com/watch?v=7gH...
    https://www.youtube.com/watch?v=nlZ...


  • #1780087
    le 06/08/2017 par Fred Chouille
    Le retour de la musique celtique

    Merci pour l’article fouillé.
    Au fait, le fameux morceau dans Titanic c’est "Hoogie" :
    https://www.youtube.com/watch?v=MjH...
    bons souvenirs frontstage/backstage au festival interceltique en 2000

    Sur le volet politique, moyen de fouiller davantage si vous voulez, ça pue le lisier de cochon, c’est explosif (- :


  • #1780102
    le 06/08/2017 par BLEIZ GWEN
    Le retour de la musique celtique

    Très bon article, bravo. Ces bretons culturels pourraient manifester encore davantage contre Le Pen et le "fachisme qui ne passera pas", ils seront toujours suspect à l’Obs, par exemple. Des défenseurs d’une civilisation blanche, des "terroirs" ( Ah mon dieu que ça pue... ) "la terre qui ne ment pas" : Quelle horreur !


  • #1780463
    le 07/08/2017 par m.ritchie
    Le retour de la musique celtique

    J’écoute depuis leur début Blackmore’s Nigth... musique renaissance une merveille !!


  • #1780622
    le 07/08/2017 par Paul
    Le retour de la musique celtique

    Dans la vidéo de Loran on aperçoit sa femme de ménage philippine au fond de la pièce.

     

    • #1780633
      le 08/08/2017 par Mojo Risin
      Le retour de la musique celtique

      Salut à toi, femme de ménage ! Salut à toi, fais bien les vitres ! Salut à toi ! Peuple breton ! Passe la monaie pour mes cachetons ! Dzoing ! Dzoing ! Dzoing !


  • #1781136
    le 08/08/2017 par nominoé22
    Le retour de la musique celtique

    Je suis breton mais j’ai constaté que depuis les années 70 le gauchisme a fait beaucoup de dégats en Bretagne . Dans le même temps la nombreuse et riche bourgeoisie est passée du vote traditionnel conservateur au PS dans les années 80 puis maintenant à Macron . J’étais à Saint-Malo ces derniers mois et j’ai vu de tout , des somaliens , soudanais , des afghans que j’ai croisé et qui m’ont provoqués physiquement ( et je ne suis pas le seul ) . Et les malouins ? L’époque des dockers et des marins aux gros bras et à la forte tête est finie ! Ils sont léthargiques face à ces envahisseurs ! Je préfére la réactivité des gens du sud qui eux n’ont pas perdu leur identité !


  • #1782975
    le 11/08/2017 par James Fortitude
    Le retour de la musique celtique

    il ne faudrait pas oublier les écossais Nyah Fearties
    https://www.youtube.com/watch?v=qbJ...


  • #1782996
    le 12/08/2017 par cobe
    Le retour de la musique celtique

    Les musiciens de Saint-Julien n’ont pas seulement repris des airs traditionnels irlandais joués avec des instruments classiques comme dans ce documentaire, ils l’ont auparavant fait pour la musique écossaise avec "For ever fortune". A écouter sans modération !


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