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La langue française ne s’enrichit pas : elle se communautarise !

« La langue française évolue », dit-on... « La langue française s’enrichit », dit-on encore. Mais pour le chroniqueur Édouard Chanot, tout cela est un peu court. La situation est à ses yeux paradoxale : la langue française se diversifie sans pour autant s’enrichir, car elle se communautarise.

 

 

Voir aussi, sur E&R :

Faire honneur à la langue française avec Kontre Kulture :

 



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38 Commentaires

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  • Mais c’est un truc de ouuuuf cette vidéo.
    En plus quand on sait que la richesse de la pensée est liée à la richesse du langage.

    Question philosophique :
    La pensée génère le langage et le langage génère la pensée.
    Qui à commencé ?

     

  • "vassalité linguistique" est vraiment la locution adéquate pour décrire ce phénomène.
    En quelques décennies , le ton fut donné par les dirigeants successifs soumis à toutes les influences allogènes qui pouvaient contribuer à ces perversions : quand on n’aime pas son pays , tous les moyens sont bons pour l’appauvrir , notamment un élément majeur de communication : sa langue !


  • À quoi bon disposer activement d’une langue riche et nuancée ? Quelques dizaines de mots de français de base nous suffisent amplement pour obéir à nos maîtres.


  • ’’En plus quand on sait que la richesse de la pensée est liée à la richesse du langage.’’ Dit un commentateur ici même.
    Tout à fait d’accord.
    Mais il faudrait, si l’on est honnête aussi incriminer l’Académie Française qui a sciemment appauvri la langue française. Ils ont taillé comme ce n’était pas permis lors de la rédaction du premier dictionnaire (1638 je crois) qui ne contenait que 17 500 mots si mes souvenirs sont bons !!!
    Ils ont supprimés de ce qui est le français, plus de 20 000 mots, des régions d’oïl voire d’oc, car c’était ’’le langage abâtardissant et avilissant du bas peuple qui n’est pas raffiné.’’
    La langue française a été détruite pour la simple jouissance de quelques élites autoproclamées, privilégiées et oisives et pour des questions de préciosité. Exactement comme aujourd’hui.
    Or la langue, c’est le peuple qui la parle.
    La révolution n’a pas fait mieux, elle a même fait pire, en détruisant les patois et autres langues (alors que tout se passait relativement bien avant et que le multilinguisme progressait même) et en interdisant de les parler, parfois sous peine de mort !
    Et ainsi, on se retrouver aujourd’hui avec à peine 60 000 mots (100 000 au max), mais les Larousse et Robert n’en contiennent que 60 000...
    Moins que l’anglais, l’allemand, l’espagnol, l’italien, le portugais, le russe, et même... le catalan et l’occitan...
    Les pseudo-défenseurs de la langue française n’ont passé leur temps qu’à la détruire et l’appauvrir.
    Ils n’ont qu’à s’en prendre à eux-mêmes quand on voit la pauvreté abyssale du langage banlieue. Retour de bâton.
    Cette pauvreté est due aussi à la stupidité des dictionnaire qui ont refusé durant des décennies d’y inclure ’’’pomme de terre’’ car ce n’était pas une unité graphique unique. (Or une pomme de terre est une pomme de terre. L’adjectif ne s’intercale pas à l’intérieur, on ne dit pas une ’’pomme petite de terre’’.) Alors évidemment que ça en fait moins.
    En anglais et en allemand, dû au fait que ces mots sont collés, pomme de terre, pomme de pin, pomme d’Adam, sac à main, sac à dos, ont leur bonne place dans les dicos.
    Il manque aussi plein de substantifs et d’adjectifs dans nos dictionnaire : infirmable, indéterminable...
    Ainsi que des termes de domaines précis : sociolecte, monorématique, glossématique, volitif, neutraliste...


  • Je suis surpris d’apprendre que la langue anglaise compte plus de mots que la langue Française, alors qu’en anglais beaucoup de mêmes mots définissent différentes choses. Ce qui m’a d’ailleurs toujours fait penser à la novlangue de 1984, donc à un abêtissement général des utilisateurs courants de cette langue.

     

  • Bonjour à tous.

    Je lis ici plusieurs références au "1984" d’Orwell.
    Suis-je le seul à penser que ce livre est MAUVAIS ? Je ne vais pas être tendre : tout d’abord je le trouve écrit avec les pieds, on est très loin de Rousseau. Même du point de vue romanesque et épique, Winston (tout comme sa compagne) est chiant, et n’évolue pas malgré ce qu’il voit, même a la toute fin. On ne s’identifie pas au héro...

    Ensuite et surtout, je trouve la vision d’anticipation d’Orwell tellement simpliste qu’elle en est stupide. Il ne comprenait pas que l’on ne dirige pas un peuple en le martyrisant, en limitant ses émotions et son langage de manière directe, mais justement lui faisant miroiter une liberté d’acte et d’expression (droit-de-l’hommisme actuel), et des produits à consommer sans cesse en suivant des mouvement de modes bien contrôlés "en souterrain" (capitalisme et consumérisme actuel). D’ailleurs certains d’entre vous font référence a la Novlangue du livre qui réduit le vocabulaire. Notre réalité est l’inverse, on nous rajoute des mots-valise-concepts utiles au système tels que "trangenre", "fascisme", "antisémitisme", "régime de.." ...

    Bref, Je pense qu’Orwell aurait voté Macron pour faire barrage au fascisme du FN. Beaucoup de "Soraliens" le cite alors que sa vision d’avenir était celle d’un François Ruffin (au mieux). On est bien loin d’Huxley, bien meilleur dans son anticipation, ou encore de M. Soral, véritable génie en la matière.

    Je n’ai JAMAIS entendu cette opinion, Orwell est déifié, mais quelqu’un la partage-il ?

     

    • Oui, il est vrai que l’on contraint plus facilement le peuple en favorisant ses instincts immédiats ( court terme) et l’idéologie du désir. L’ancien monde reposait sur le patriarcat et sur la virilité ( se dresser face au réel) ; or, c’est un système qui fabriquait des hommes à l’esprit critique donc potentiellement adversaires du système .

      Aujourd’hui, englué dans un couple diabolique consumérisme /matriarcat qui promeut le désir individuel partout et constamment, l’homme moderne ne conçoit plus ce qui est hors de lui ; le monde lui est étranger dès lors qu il n’en tire pas une source de plaisir ou de profit immédiat ! Le système n’a même plus besoin d’être aux manettes : l’homme moderne est son propre flic : il élimine de lui-même toute pensée subversive...

       

      • Puisqu’on parle de langue française, apprenez que consumérisme ne veut rien dire d autre que la défense du consommateur. De l’anglais consumer.

        Toute autre définition est une faute. Beaucoup trop commise sur le Net, surtout par des gens qui essayent de faire savant.

        Dites simplement "société de consommation" ou "hyper-consommation", etc.

        Quand on ne maîtrise pas un sujet, le mieux est l’ennemi du Bien.


    • On dirige une population comme on peut. Tout est simple quand on est dans un monde en expansion puis, quand les ressources viennent à manquer, c’est là que les choses sérieuses commencent. Vous allez être martyrisé ne vous inquiétez pas...

      Je pensais comme vous quand j’ai lu ce bouquin plus jeune puis le temps a passé et j’ai réalisé qu’Orwell avait vraiment bien cerné les mécanismes de l’esprit humain. Évidemment ce n’est pas une grande œuvre littéraire à proprement parler...


    • #2029792

      Sur la qualité littéraire de 1984, je ne suis jamais parvenu à terminer le roman : c’est vraiment nul à chier.

      J’ai lu quelque part que 1984 était une critique en règle du régime stalinien par un trotskiste repenti : Orwell a écrit son bouquin quelques années avant de mourir pour y régler ses comptes avec ses illusions de jeunesse.

      Je ne crois pas à la diminution du champ lexical comme camisole de force de la pensée : le verbe et la pensée sont intrinsèquement libres.

      Ce n’est pas parce que le vocabulaire est pauvre que la pensée l’est mais parce que la pensée l’est que le vocabulaire l’est.

      Je crois au langage non seulement par nationalité mais par milieu social : s’il y a plusieurs langues françaises c’est qu’il y a plusieurs nationalités françaises et au sein de chaque type de nationalité plusieurs dialectes socio économique.

      Comme nous vivons nous parlons, et nous vivons tous de manière différente.

      Je ne parle pas pas Wesh wesh ni En marche : je n’ai jamais dit à mon prof "nique ta mère !" Ni imaginé dire "penser printemps" .

      Weshwesh et Macron ne sont pas mes compatriotes.
      Et ne le seront JAMAIS.

      Même a milieu socio économique identique et vocabulaire donc identique, on ne mettra pas la même signification sous le même mot "république" ou "fascisme" et soyons cruels pour être clairs : que pourra bien comprendre notre frangin trisomique si on lui dit "tu pourrais faire un effort d’intelligence ?"

      Si on veut une langue française, il nous faudra un socle idéologique partagé
      Si on veut une seule pratique employant donc les mêmes mots, il nous faudra une classe sociale unique et homogène.

      Mais si le pays cultive sa guerre civile idéologique
      Et si ses conditions sociales sont éclatées
      Quoique nous soyons tous francophones, aucun ne parlera la même langue.
      Car personne ne pensera pareil.

      Quand Bourdin nous traitera de fasciste, il voudra dire que nous sommes royalistes catholiques (Benito s’étrangle !)
      Et quand on lui renverra son compliment "de journaliste du JT de 20 heures" ,sous le même vocable, on lui signifiera que c’est un jacobin gauchiste, donc sectaire, un étatiste totalitaire, un frustré du cul et du cerveau (Adolf émet de sérieuses réserves).

      Et en définitive, je crois que notre problème c’est qu’on aura oublié de préciser à Bourdin d’aller se faire enculer avec ses leçons de moraline à deux balles. : ça c’est notre socle idéologique gaulois.

      Le vrai : la langue de Molière


    • Ils utilisent l’ingénierie sociale, le soft power pour rendre les gens incapables, à la fois de réfléchir (conditionnement de l’éducation nationale, des médias, drogues, alcool...) et d’agir (peur de perdre son emploi, peur de mourir dans un attentat, dilution de l’unité nationale à travers l’immigration...).

      Une fois cela fait, ils pourront passer en mode "1984", soit un système fasciste et dictatorial sans ambages et artifices.


    • Jay, de toute évidence, tu as mal lu 1984 et tu n’as rien lu d’autre d’Orwell.
      Franchement, j’aimerais te répondre point par point, mais ton message est dans son intégralité à côté de la plaque...
      Je dirais juste que l’anticipation d’Orwell est fabuleuse de précision, à tel point que je suis persuadé que sinon de roman d’anticipation, il a servi de théorie du gouvernement à notre oligarchie.
      Franchement, t’es passé à côté de quelque chose, là ! Relis-le, vraiment.
      Et intéresse-toi à l’ensemble de son œuvre. Penser qu’il aurait appelé à voter Macron, c’est juste... Il a écrit l’exact opposé en son temps.


    • Déjà c’est une œuvre de 1948...
      Quand au style, à l’écriture, ce n’est pas le point.

      Et si vous pensez que la publicité et la pression sociale ne martyrisent pas les gens... C’est être aveugle à sa propre condition.

      Vous rendez-vous vous compte de ce que le commerce et l’industrie exige de chacun chaque jour ?
      L’hygiénisme, l’esthétisme, le culte de la santé, du corps, de la mode ?

      Ils ont fini par conditionner la relation amoureuse à leurs principes. (tout en dénigrant la reproduction, injonction paradoxale)
      Du côté mental c’est l’égotisme et la virtualisation qui domine ,et l’hyper-connectivité
      (personnal branding)

      C’est pire que tout ce qu’on fait subir aux gens... Et ça ne se rebelle pas plus que notre brave Winston dans ce carcan de contraintes.
      Et tout comme lui, pour nous la mort sociale est toujours au coin de la rue ...pour un mot mal choisi, une idée mal exprimée.


    • Il faut voir Orwell comme un Attali de nos jours : un vrai-faux prophète qui veut passer pour un alerteur mais qui est du mauvais côté de la barrière. Notez que Huxley, peut-être plus brillant, c’est pareil, voire pire. Il a fricoté avec des mondialistes, et Pierre Hillard l’a révélé.


    • @Jay
      De votre avis sur "1984", c’est chiant à pleurer. "La ferme des animaux" est bien plus appréciable.


  • Me voilà rassuré, un pseudo linguiste gauchiste (très connu sur youtube apparemment mais dont je tairai le nom !) m’avait expliqué qu’à l’avenir les académiciens parleraient le langage des banlieues. Enfin vous voyez le genre, il s’émerveille devant tout ce qui est n’est pas très français, et si c’est idiot c’est encore mieux...


  • La langue est un outil de manipulation des masses, dire que le français s’est appauvri est une affirmation ne tenant pas compte de la classe sociale. Un chaudronnier n’a pas besoin de 100000 mots dans son métiers ou dans sa vie même en lisant régulièrement, par contre des salopards vont utiliser des rhétoriques et autres éléments de langage pour bien l’enfoncer. Et c’est là ou l’école a failli, plus personne ne comprend plus son prochain, à chacun sa langue et tous au pas de l’oie.


  • ça c’est d’la punchline de gue-din !! ci-mer Spuntnik (lol)

     

    • Brilliant et avec une bonne élocution !
      Le chroniqueur Édouard Chanot de Sputnik France est plus qu’un animateur de débat et plus qu’un journaliste .
      Il connait son sujet !
      Dans les années 70 ; G Debord (cf : l’IS) affirmait qu’il était lu et compris par les ouvriers des usines en Italie !
      Lisez aujourd’hui son bouquin "les commentaires ..." et imaginez la réception de ses idées, après une lecture aujourd’hui dans n’importe quelle usine en France ?
      _


  • plutot que de lire 1984, je vous conseille plutot le livre Nous autres du russe Zamiatine !...

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Nous_...

    cdlt


  • Une chronique bien tournée, mais qui m’a fait sursauter à la minute 8:00 :
    «  la langue française, ou plutôt la langue parlée en France  »
    Et que parle-t-on donc en Suisse, en Belgique, au Canada, au Maroc ou à Madagascar  ? Des sous-langues indignes de la Corse, de l’Alsace ou de la banlieue  ?
    Il ne viendrait pas à l’idée d’un Espagnol de dire qu’en Argentine ou au Mexique on ne parle pas castillan.
    Décidément, les frontières de l’Hexagone semblent contenir des effluves nombrilistes inguérissables...
    Un Belge vivant en Espagne

     

    • #2029980

      Fô pas être aussi sévère.

      Si on devait lui faire un reproche ce serait de ne pas avoir mis la formule au pluriel et d’avoir insuffisamment distingué : "la langue parlée en France" des " langues francophones parlées en France".

      Evidemment, selon la formule employée, ce n’est pas la même idéologie.

      La formule "les langues francophones" est subversive
      La "langue parlée en France" est faussement subversive

      En effet, dans la forme plurielle, "les langues francophones...", la République a dissous la France qui n’existe plus (il n’y a plus de langue française quoique francophone parce que la république est la fossoyeuse de la France).

      Tandis que dans la forme au singulier ( la langue française parlée en France), soit la république est "dernière garante de la francité de la langue" (injustement attaquée par d’autres), soit par son universalisme elle en a été la première fossoyeuse par l’intention mais pas encore par le résultat.

      En écoutant notre interlocuteur on peut connaitre son camp idéologique ( Français donc antirépublicain vs républicain donc antifrançais)

      Leur vocabulaire et leur syntaxe ne sont pas les mêmes, quasi opposés :

      - Le Français va se défendre par le classicisme de son vocabulaire et de sa syntaxe utra française. (par exemple : "après que nous sommes partis" au lieu de "après que nous soyons partis" , ou "je suis allé" au lieu de "j’ai été")

      - Le républicain cosmopolite va se défendre par le noachisme de sa pensée donc de son vocabulaire et de sa (non) pensée : il ne va rien construire, il va répéter, et tout répéter en employant des anglicismes.

      Le vrai totalitaire, c’est donc le républicain apatride (un pléonasme).

      En effet, même lorsque le national est autoritaire, il n’est jamais totalitaire
      Alors que le républicain surtout quand il se prétend tolérant, est un authentique totalitaire.

      C’est pour cela que tous les francophones doivent bien écouter leurs compatriotes :

      - il y a ceux qui nous aiment, les patriotes
      - et ceux qui meditent notre extermination, les apatrides


    • C’est pourtant la réalité. De toute façon si on disait qu’en Belgique ou au Canada on parle le français alors vous diriez surement : mais pas du tout, nous avons nos particularités, vous faites de l’impérialisme linguistique nauséabond et patati et patata...


    • Ne vous indignez pas, je pense qu’il s’agit d’une petite quenelle à Macron qui parle de cultures "en France" à défaut d’une culture française.


  • La langue française a été imposée par la révolution qui se plaignait que l’"ennemi" parle breton, auvergnat... tout comme l’anglais commercial nous est imposé le français l’était et a appauvri la diversité des langues de france. Un juste retour des choses. La langue a été imposée au niveau national mais les patois finissent par ressurgir. Par contre parler de communautes au lieu de patois semble rabaisser ce mouvement. Soit on peut penser que tous les gens sont débiles et leurs langue devient pauvre soit on peut penser qu’ils se libèrent et inventent autre chose.


  • Il ne faut pas confondre la qualité avec la quantité, de plus le lexique n’est qu’une dimension de la langue ; ainsi l’anglais ne serait pas plus pratique et plus précis parce qu’il possède trois fois plus de mots, ceci est une mauvaise déduction.

    Concernant MC Solaar, la comparaison est dépourvue de pertinence, le nombre de mots écrits doit être bien plus faible que ce que Maupassant a écrit dans son œuvre. Je pense que pour des chansons, qui par nature ne peuvent comporter une grande quantité de mots, la performance est bien là.

    Et finalement, il n’y a rien de faux à affirmer que la langue française s’enrichit.
    Selon les définitions de l’Académie française et du Grand Robert – le TLFi également, mais une équivoque demeure –, cette locution ne concerne que la quantité et non la qualité ; ainsi, n’importe quel mot dégueulasse enrichit la langue, et plus précisément, agrandit son lexique.
    À propos du « dialecte de ghetto », peu importe que l’on intègre cela à l’idée que l’on se fait de la langue française, si des mots issus de ce « dialecte » se retrouvent usités dans une pratique de la langue française hors « ghetto », ces mots auront alors enrichi la langue française.
    Plus que les dictionnaires, c’est l’usage qui décide si un mot appartient au lexique français.
    Qu’une population ne tourne qu’avec trois cents mots n’a pas d’importance si dans son lexique, certains mots sont adoptés par une autre population.
    À partir de là, il faut juger cet apport selon des critères néologiques, si l’on considère que ce « dialecte » est tout de même du français, ou selon des critères d’emprunt, si l’on considère que ce n’est pas du français.

    Il faut être bien au clair sur le sens des mots, et si besoin, s’expliquer – un exemple dans le TLFi pour ajouter de la confusion à la confusion :

    « Les mots sont susceptibles de prendre plusieurs significations et, leur en donner de nouvelles est ce que j’appelle créer, c’est enrichir une langue, une langue s’appauvrit en gagnant des mots, elle s’enrichit en en ayant peu et leur donnant beaucoup de significations. Balzac, Correspondance,1844, p. 690. »


  • J’ai beaucoup aimé la vidéo !

    Cependant, en soulignant la quantité de nouveaux mots et de ceux qui disparaissent, on vous répondra que certains des plus soutenus proviennent à l’origine de dialectes vernaculaires, et que Booba est le nouveau Victor Hugo destiné au panthéon ; évolution alimentée par le pouvoir créatif des générations.

    C’est surtout la grammaire qui s’appauvrit : la façon d’articuler notre pensée devient de plus en plus restrictive, et cela s’exprime par l’écorchement systématique des conjugaisons, accords et ponctuations au profit d’une écriture quasi-phonétique.

    Alors que ma grand mère, femme au foyer qui avait arrêté l’école en 3e, ne faisait strictement aucune erreur et d’une plume que l’on pourrait qualifier de calligraphique, j’ai aujourd’hui du mal à trouver un message sans faute sur internet... même sur des sites d’information réputés !

    Et il n’y a qu’à voir la haine qui se dégage de ces gens qui ne font pas l’effort de vérifier comment devrait s’écrire ce qu’ils croient "penser" : le message se veut authentique, tandis que l’erreur serait dans l’œil de celui qui la remarque, bien entendu...

     

    • Je tiens à préciser que ma grand mère, qui écrivait parfaitement le français sur le fond comme dans la forme, ne parlait presque qu’exclusivement son patois régional au quotidien ; et parfois le français, avec un fort accent.
      Elle était aussi fervente catholique mais, on s’éloigne...


  • De toute facon je parle le patois de ma region


  • Si Slobodan s’appelle Despot (Slobodan = Jour libre en traduction littérale=liberté), c’est parce qu’il est descendant des despotes Serbes. En effet, lorsqu’une famille hérite du nom de despot ou de Knezeviic, Tsarevic, etc... C’est qu’il est descendant de ces nobles familles. D’ailleurs, ça se reconnait a la voix caractéristique décrite dans les textes anciens qu’avaient les despots, la même voix d’ailleurs qu’on les despots dans les jeux japonais, par exemple ceux basés sur la romances des 3 royaumes (le japon en Chine, avant de partir sur l’ile ou ils sont aujourd’hui), ou bien même les leaders dans le genre de Nobunaga.

    Qaund on est guerrier, ce n’est pas pareil. Mais ça, c’est une autre histoire...

    Et les guerriers de l’empreur sont aussi de nobles guerriers, donc Nobles dans tous les sens du terme.


  • Ce que je constate personnellement sur internet c’est que le Français et les Français commencent à adopter la langue du côlon .... et c’est pas l’Hébreux. Donc le déclin je veux bien mais les 3/4 de ce que dit ce brave monsieur est vrai mais secondaire, l’appauvrissement je veux bien mais c’est surtout un remplacement par une minorité qui ne l’est plus, ou alors de moins en moins. Maintenant je ne comprend pas pourquoi l’ado Français, vivant en immersion, trouve un plaisir à parler dans une autre langue ... pour faire comme la majorité peut-être ? pour être "cool" ? Bref, vous m’avez compris...


  • J’ai pour ma part commencé depuis quelques années à écrire "coule" dans mes conversations amicales à la place de cet anglicisme exaspérant. Je n’ai jamais eu aucune remarque. Cela coule de source !


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