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La popote à pépé : chronique paysanne du pays profond

Avertissement aux personnes sensibles cis-vegans antisépécistes genrées de gauche radicale qui ne sont jamais sorties de la ville et qui n’ont jamais vu un paysan : un coq est assassiné dans ce reportage. Puis il est mangé par des humains.

« Autrefois nous étions libres. Nous étions pas riches pour autant, mais nous étions libres... J’ai passé une vie heureuse, dans la précarité, j’exagère pas. Et je préférais ça, que la richesse aujourd’hui, encore que je sois pas riche. La liberté avant tout. Et aujourd’hui, on l’a pas. »

L’agriculture française en danger, lire chez Kontre Kulture :

 

Voir aussi, sur E&R :

 



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71 Commentaires

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  • #2064713

    Cela n’est pas sans nous rappeler les-heures-les-plus-sombre-de-notre-histoire !

    Sans rire, ça me rappelle les paysans que je croisais à la campagne quand j’étais gosse. A l’époque, j’en avais un peu peur, normal je suis le premier citadin de ma famille. Aujourd’hui, je les envierais presque. En tous cas, j’ai compris que leur mode de vie était bien moins vide et corrompus que celui que je suis contraint de subir en ville. Une belle madeleine de Proust !


  • #2064716

    La vraie vie ! J’y retourne dès que possible !! Ah le truc pour saigner le poulet génial je retiens....On n’a pas vu la préparation de la sanguette...Que c’est bon ....
    Merci Mémé merci Pépé :)

     

    • Ouauuu bof on est plus des barbares aujourd hui, et tant mieux, c est surtout cela que je pense.
      Parce que la souffrance animal, non merci et je l’ai vu à la campagne qd j etais môme.... ok ???
      Cela ne m empeche pas d’etre viril, bien ds ma tete et proche des végans sur le plan philosophique... Je bouffe de la viande et du poisson mais je verifie si c est un elevage pleine air et si péché à la ligne, en attendant mieux...
      On peut être dissident et ne pas d accord sur tout et heureusement !!!!


    • Je partage votre sentiment Jacky !
      Tuer un animal reste une tragédie mais il y a des moyens remplis de compassion pour cet acte difficile ; les Hounzas par exemple, peuple de l’Himalaya, lorsqu’ils doivent sacrifier un mouton le font avec beaucoup de respect. Toute la famille s’y met, le mouton est caressé, on lui dit des gentillesses, on le remercie et tout en jouant à un moment le couteau coupe sa carotide. Le mouton ne s’aperçoit de rien ! Plus près de chez nous, en Ecosse on prend le coq sous le bras et avec l’autre main on prend la tête en exerçant une traction horizontale rapide. Cela casse les vertèbres et la moelle épinière est sectionnée, la mort est instantanée ! Puis le coq est pendu par les pattes pendant un moment afin que le sang descende dans la tête. C’est une manière tellement moins cruelle que le couteau dans le bec car la bête ne s’aperçoit de rien !


    • @francky : ce qui est barbare, c’est l’abattage à la chaîne de millions d’animaux par jour. Oui on peut parler de génocide.
      Tuer une bête (qu’on a élevé) de ces propres mains pour se nourrir, c’est la nature et c’est respectueux. Si cela vous choque, alors allez jusqu’au bout de votre pensée et devenez vegan.


    • Le coq la tête en bas dans le chapeau de clown, ça n’est pas si barbare que ça. Je l’ai vu faire des dizaines de fois avec des volailles et des lapins et si le geste est rapide et le couteau bien aiguisé, l’animal ne bouge quasi pas et meurt très rapidement d’une crise cardiaque.


    • #2064983

      Faut arreter d’être chochotte. Le poulet n’a pas le temps de souffrir. Ce n’est pas de l’abattage industriel autrement plus contestable. Pareil pour les lapins assommés avec le fameux coup du lapin. Pas le temps de souffrir.


    • Vous dites bien n’importe quoi @francky dans la mesure où ce sont bien certaines formes d’élevage et d’abattage actuelles qui ne sont pas reluisantes. Et puis ici dans cette ferme, comme dans tant d’autres, les animaux évoluent paisiblement dans un environnement qui n’est pas facteur de stress. Quant à la mort, elle fait aussi partie de la vie et est donnée ici rapidement. Il y a les deux aujourd’hui, le bon comme le mauvais. Prendre cette vidéo à témoin pour dire « qu’on n’est plus des barbares aujourd’hui » (sic), c’est être bien à côté de la plaque.


    • #2065022

      @ariane et francky... Lorsque l’on élève ses bêtes en leur donnant une bonne vie et une mort rapide franchement je trouve le marché équitable. Araine est choquée parce qu’on a pas bercé et caressé le coq avant de lui planter le couteau dans la carotide :) bon si cela peut vous enlever votre culpabilité faites comme ça mais pour la bête cela ne change rien...Et francky qui achète ses poulets à des petits éleveurs locaux ..Croyez vous qu’ils sont morts de vieillesse vos "achats" élevé en plein-air ? Que fait mémé avec ses poulets : elle les élève en plein air et elle les tue rapidement en les saignant et il n’ont pas le temps de souffrir (moins que quand il se font bouziller par des buses des fouines ou des renards)...Je crois que chaque mangeur de viande devrait avoir à sacrifier quelquefois des bêtes, c’est une prise de conscience. Il vaut mieux manger moins de viande mais être capable de le faire que de s’acheter une bonne conscience en achetant tout et en gardant les mains propres et en traitant ceux qui font le boulot de barbares.. Je peux comprendre que l’on devienne végétarien pour ne pas tuer (difficilement car je suis gourmande... :) ) mais il faut être cohérent tout de même. Faut pas pousser Mémé dans les orties :)


  • #2064720

    Le travail à 12-13 ans ? Non !
    Comme dit le monsieur il ne s’agit pas de travailler mais de se rendre utile.

    Qui se rend utile aujourd’hui ? Même parmi ceux qui travaillent ?

     

    • Mon garagiste et mon boulanger pour commencer. Je suis une bille en mécanique et j’ai pas de four à pain...


    • #2064824

      On ne peut plus se rendre utile car pour n’importe quoi on nous demande un CV.

      Même pour faire une activité pour laquelle on ne vous demande pas d’avoir de l’expérience en la matière , on vous demande quand même de fournir un CV et comme vous n’avez jamais travaillé vous n’avez pas de CV, alors on fait comment ????


    • "vous n’avez pas de CV, alors on fait comment ????" On s’en invente un. 99% des employeurs ne vérifient pas vos antécédents. Surtout pour des petits boulots !


  • #2064745

    Quand tout ces gens auront disparu la France sera morte.


  • #2064753

    Si c’est pour faire avaler les élevages industriels et combattre le véganisme, c’est raté.
    Sur E&R, on vente souvent la spiruline très riche en protéines et en fer. La vie à la campagne est désormais une curiosité dans la monstruosité de l’urbanisation (poules et êtres humains en cages).
    Le retour aux sources est primordial, mais il ne faut pas oublier cette valeur économique : à produire, et à valeur protéinique équivalente, la spiruline fait consommer 10 fois moins de ressources que le soja et 300 fois moins que le steak. A l’heure où la consommation des insectes parait incontournable pour lutter contre les famines de masse à venir, j’ai fait le choix des végétaux face au poulet qu’on égorge.
    Je n’ai pas pu voir ce reportage. Dans mon enfance, ma grand-mère paysanne égorgeait chaque jour ou presque les poules qui pendaient par une patte en attendant de crever, battant encore des ailes. Je n’en garde pas un souvenir indispensable. Je vois encore le sang très rouge qui gicle sur le sol dur. Franchement, ce n’est pas terrible, je préfère me confectionner en ce moment même une succulente tarte aux poires du jardin (en utilisant de la farine bise de blés anciens moulus sur meule de pierre (à faible température), de l’huile d’olive, de soja liquide, de deux œufs bio et beaucoup de cannelle et de sucre vanillé bios aussi.
    Je vous laisse, je dois surveiller la cuisson.

     

  • Le patrimoine moyen d’un agriculteur est d’environ 1 million d’euros et il est presque toujours hérité . " J’chuis qu’un pauv’ paysan ".

     

    • #2064869

      Rien de plus con que les ""moyennes""....


    • On ne vit pas au quotidien avec un patrimoine mais avec son exploitation. Un patrimoine peut en plus coûter cher et si on le revend, on a plus de métier. Je ne connais pas le coût de transmission de la propriété pour les agriculteurs mais ce n’est peut être pas neutre non plus.


    • Un million d’euros ?...p’tain, mais où donc mes grands-parents paysans ont-ils pu planquer tout ça ?...Va aussi falloir prévenir les pauvres diables qui se suicident à un rythme effrayant...arrêtez les gars ! z’êtes complètement cons ! z’allez hériter grave !!!...


    • Bien d’accord avec vous @Tatiebaba. D’autant que ça ne sert qu’à sortir des généralités dont la médiocrité est, elle, largement au-dessus de la moyenne :-).


    • Pov con .

      De la part d’un fils de paysans tels que ceux du reportage .

      Retourne dans ta cité de merde ou dans ton pavillon merdique de banlieue merdique .


    • Vous parlez d’un exploitant agricole certainement très endetté ici il s’agit d’un paysan vous n’avez pas compris la grande différence visiblement


    • #2065136

      Je crois que la comptabilité vous dépasse un peu... entre autres choses. Le patrimoine "moyen" est peut être 1 million d’euros à l’actif, mais quid du passif ? Combien de dettes, auprès de banque, du fisc ou de l’URSSAF ?

      Si les paysans étaient si heureux, ils ne trusteraient pas le hit-parade des "professions à suicide", non ?


    • C’est pas la 1ère fois qui je lis cet argument de merde sur les commentaires, je me demande si c’est pas un peu votre dada de dire des conneries dès qu’on parle des paysans. Visiblement, vous parlez des exploitants agricoles, voir des céréalier, pas des paysans. Commencez par faire le calcul en comptant leurs dettes, on verra si c’est toujours 1 million d’euro.


    • @Jacquou



      Le patrimoine moyen d’un agriculteur est d’environ 1 million d’euros et il est presque toujours hérité . " J’chuis qu’un pauv’ paysan ".




      Tu sais combien il y a de suicides d’agriculteurs par jour ? Tu te suiciderais si tu étais millionnaire, toi ?


  • leszeures les plus lumineuses sont enfin là !
    https://www.20minutes.fr/marseille/...


  • merci e&r pour ce retour aux sources...j’ai bien connus cette époque , celle de mes grandparents,les poules,la vigne etc...et dans la meme region,dans mon village les vieux au marché parle encore le patois,ils sont souvent bien pensants,et les jeunes les respectent,quand ils ne seront plus de ce monde ce sera une part importante de notre culture qui partira avec eux,pour moi ils representent le bon sens ,la debrouillardise,le pragmatisme a la francaise,meme si chaque region est differente mais dans le fond ils sont les meme quelque soit le pays dans lequel ils vivent,la popote a pépé c’est la meilleure !


  • #2064787

    J’ai visionné la vidéo avec plaisir, car elle m’évoque une partie de ma famille. Pour autant, je crains qu’elle n’apporte du grain à moudre, auprès des fanatiques d’une vie ultra-propre, dans des logis ultra-lisses et aseptisés à mort.Qui risquent de trouver ces gens simples, finalement plutôt "sales".

    En clair cette vidéo s’adresse à un public d’un certain âge, qui n’a pas nécessairement honte, d’un certain passé.

     

    • Vous vous trompez

      J’ai dans ma famille des jeunes de 16 à 25 ans pour qui cette vidéo est des plus agréables et des plus banales à regarder.
      Sacré décalage entre l’urbain et le rural ma foi !


    • Peut-être y verront-ils également le sourire radieux et authentique de cette dame dynamique.


    • #2064903

      Je ne suis pas d’accord, sur la notion de propre et sale que vous employez.

      Pépé et Mémé n’ont pas le sens du décor que d’autres ruraux ou urbain peuvent avoir, cela ne veut absolument pas dire qu’ils sont sales. Et pour la santé vivre dans une maison "vivante" et non pas morte triste grise et blanche et décorée avec des objets fabriqués en chine et puant le produit ménager et déodorant chimique est tellement plus agréable et sain ...Si l’évier les mains et le plan de travail sont propres c’est l’essentiel.


    • #2065009

      Décidément il y en a qui peinent à "switcher" ce qu’ils lisent. Je n’ai pas dit que je trouvais ces gens sales, personnellement. J’ai écrit que l’interprétation, que RISQUENT -c’est écrit en toutes lettres, nom de Dieu !- d’en faire certains, c’est de considérer que ces gens, seraient sales. Punaise ! On se croirait à ONPC, où chaque mot devient "dérapage" potentiel.

      Moi, je fréquente régulièrement cette catégorie de gens modestes, qui élèvent leur cheptel, puisque je me fournis, en victuailles, chez eux.


    • On a bien compris que vous avez vous aussi un peu honte de ces gens au fond de vous même sans vous l’avouer, monsieur GERARD... Relisez bien ce que vous avez écrit...


  • #2064790
    le 18/10/2018 par Emilien Chaussure
    La popote à pépé : chronique paysanne du pays profond

    Il y a plus de sagesse dans ces quelques phrases que dans tous les bouquins sur "le bien-être" de ces psychologues à la noix.
    Le respect des vieux : c’est la première étape pour comprendre quoi que ce soit à la vie. Les jeunes crétins qui se croient libres en consommant de la merde, en se satisfaisant de leur existence parasite, devraient en prendre de la graine !

    « On ne comprend absolument rien à la civilisation moderne si on n’admet pas d’abord qu’elle est une conspiration universelle contre toute espèce de vie intérieure. »
    Georges Bernanos

    « L’homme moderne est l’esclave de la modernité ; il n’est point de progrès qui ne tourne pas à sa plus complète servitude. »
    Paul Valéry


  • Mes grand-parents (du côté de mon père) élevaient des lapins et quand nous leur rendions visite, souvent mon grand-père tuait un lapin pour le repas du dimanche ; une fois, j’avais voulu assister à la mise à mort d’un pauvre lapin bien dodu, pas par un voyeurisme sadique naissant, du moins je ne crois pas mais bien plutôt pour être bien certain qu’il fallait vraiment tuer un animal et comment il convenait de le faire avant de le manger ; bien mal m’en a pris car j’avais alors été horrifié par la cruauté de mon pauvre grand-père qui avait saigné un pauvre petit lapin innocent.
    Tout ça pour dire que nos aïeux avaient un grand sens des réalités et que ça n’en faisait pas des salauds pour autant.

     

    • Oh oui ! J’ai vu ça aussi enfant ! Je n’ose même pas parler de la méthode employée pour tuer le lapin. J’en ai fait des cauchemars. Je n’ai pas trop apprécié la mise en mort du poulet dans la vidéo mais je regrette sincèrement d’être si chochotte. Elever des poules, oui, leur piquer les oeufs, pas de problème, mais l’élevage du poulet pour le manger, sans être anti spéciste du tout, j’aurais beaucoup de mal. Comment se fait-il que nous soyons devenus si sensibles ?


    • Quatre fois le mot lapin dans un petit texte, pas terrible !
      Il y avait pourtant les mots bouquet, bouquin etc. qui pouvaient le faire.


    • je dirai que c’est une question d’habitude ...

      La première fois ça peu être déroutant, après c’est banal.
      Et puis le fait de tenir le poulet la tête en bas ça l’abruti et donc ça passe mieux (on le voit sur la vidéo le poulet ne montre pas trop de résistance et en 2s il s’est vidé de son sang).
      Si vous voulez-vous dés-sensibiliser ou au moins vos enfants, je conseille les scouts (d’Europe) on y apprend plein de choses et notamment à se débrouiller sans rien dans la nature. C’est dans ce contexte qu’on a tué, plumé et vidé nos premiers poulet et poissons (attrapé à mains nues dans un lavoir une froide journée de janvier).


    • #2065156

      pour Rita une piste de réflexion "tu n’as jamais eu faim !"


    • pour info on ne tue pas un lapin en le saignant


  • #2064813

    Superbe vidéo !!!
    Mais le plus grave et la cause de cette chienlit actuelle n’est pas mentionné :
    le concile Vatican II en détruisant les vocations (et en ouvrant la porte aux invertis) a détruit la vie sociale autour de la paroisse (tout en détruisant les familles).
    Le clocher ne sert plus comme lieu de ralliement où tout le monde échange de tout autour du Bon Dieu.
    L’amour du travail bien fait trouve sa source dans la foi.


  • #2064821

    C’est super !!!! Et la vidéo, et les commentaires d’E.R. !!!!! A renouveler, putain que c’est bon le vrai, le simple, sans frime, sans mensonge !!!!!

     

  • Le pain n’est plus bon a cause de l’inflation c’est a dire que pour se payer la meme qualite de pain qu’autrefois il faut se payer un pain special bio a 6e/kg.

    De la meme maniere avec les grillons et les steacks de sauterelle au debut vous aurez une garantie de quantite de proteine pour un prix moindre qu’un poulet et 20ans plus tard, quand tous les producteurs de poulet auront mis la cle sous la porte vous acheterez un steack de grillon avec rien comme proteine et plein de sciure ou je ne sais quoi pour agglomerer toussa en steack et vous le payerez 15e/kg...


  • Ce film évoque pour moi beaucoup de choses.
    Citadin, j’allais à la campagne pendant les vacances et j’ai assisté à la mort du lapin et du poulet. Mais aussi à la naissance des poussins et des bébés lapin.
    Le paysan disait à la bête qu’il allait tuer : "Je t’ai nourri et protégé tu as eu une belle vie. Désolé, maintenant il faut passer à la caisse". Et il ne le faisait pas de gaité de coeur.
    Actuellement de retour à la campagne, je vois plein de jeunes et pas que, ayant des poulaillers.

    La mémé du film a sa part de boulot dans la ferme. Et en plus elle a surement élevé des mômes. Elle est pas en train de pleurnicher comme toutes ces féministes à la gomme.

    Autrefois quand les paysans allaient à la chasse ou à la pêche, ils mangeait ce qu’ils ramenaient et petit j’en ai profité.
    Dernièrement on m’a offert un canard tué dans une partie de chasse moderne. Ne sachant le plumer ni le vider j’ai voulu le donner à un boucher pour le faire. Il m’a dit que ça ne valait même pas la peine, il n’y a presque rien à en tirer. Résultat ... poubelle. Là oui on peut réclamer !


  • #2064932
    le 18/10/2018 par Toufé ilnouzoron
    La popote à pépé : chronique paysanne du pays profond

    Vendeur, la clarinette du début. C’est la soupe aux choux de rabbi Jacob ?
    Que fait ce reportage ? Associer le vivre réel, terrien, au passé, au dépassé.


  • Dis pépé ! C’est quoi des bobos ?


  • J’adore le concept de cette série.


  • eh ben moi ce genre de vidéo me met dans un de ces bad trip,... En mettant encore plus en lumière le fossé qui nous sépare de cette génération et tout ce que nous avons perdu en 50 ans, je me dis que c’est perdu et qu’on arrivera plus jamais... Ce monde de simplicité et de décence commune a disparu pour de bon..

     

    • Tout est question de volonté. Je viens d un milieu de gauchos, ancienne vegetarienne. Je m installe en elevage caprin pour faire du fromage dans 3 ans, tue mes poules et gere un potager . Je me forme à ça. Beaucoup d’anciens sont ravis à la campagne de transmettre tout ça. Des assos se crée ( nous dans le 44 y’ a l’outil en main) pour transmettre aux gosses. On va y revenir de toute façon. Ce qui est dur, perso,pour moi, c’est cette notion de confort et le travail de dingue que c est ! Mais quand tu manges ton poulet et tes légumes.... Que tu vois tes gamins les mains dans la terre.... Un vrai bonheur..... Mais voila.... Les veillées.... ? vendez votre télé ! Les vacances ? Quand tu élèves des chèvres, cochons, etc.... ben oublie ! Mais on va revenir sur ce genre de vie en ecovillage ou en communauté je pense d’ici 30 ans. Nous, c’est notre projet dans 5ans. Ca fait peur, certes, pour nous ça va être chaud, mais nos gosses auront au moins CA.


  • ce qui me choque dans les commentaires que ce soit sur youtube ou ici, ce sont tous ceux qui nous parlent de la souffrance du poulet ( et je vous souhaite à chacun d’avoir une mort aussi rapide ) et que personne ne parle des souffrances de mémé .

    Car dans ce genre de petite ferme, ce sont les femmes qui ont fait tourner la boutique en travaillant 80 heures par semaine et ceci dès le lendemain matin de leur mariage et jusqu’à leur mort, même quand pépé se chauffe tranquillement au coin de la cheminée

     

    • #2065460

      Oui enfin faut pas pousser mémé dans les orties...Pépé et Mémé travaillent chacun dans leur domaine...Après il y a toujours des cas particuliers mais tirer des généralités de cas particuliers n’est pas intellectuellement satisfaisant. Ni dire que mémé se tape tout le boulot ni dire que ""Les femmes"" sont toutes soit des féministes hystériques soit seulement dédiées à s’occuper de la maison....Et si mes commentaires pouvaient ne pas être systématiquement censurés lorsque je signe : Une femme debout je serai rassurée sur l’état d’esprit des modérateurs :)


  • Il y aurait un méga crack boursier ou une aggravation de la crise économique que ça ne changerait pas grand chose pour pépé et mémé ...

    Ma grand mère (86 ans) me le raconte souvent :" le travail était pénible, mais il était fait en chantant, et tout le monde s’entraidait..."


  • La popote à pépé c’est simple et pratique : tu fais travailler mémé !


  • Comme prévu, les commentaires débordent de "c’était mieux avant", mais moi je serais curieuse de voir comment et ou vivent la majorité des auteurs. Je ne l’ai pas vécu moi-même, mais si je me base sur les récits de mon père, c’était pas la petite maison dans la prairie non plus. Ayant grandi dans une fermette, il a lui même achevé lapins, coqs et cochons, et contrairement à ce que vous dites tous, il ne s’y est jamais habitué. Ma grand-mère me racontait toujours comment le jour de la mise à mort du cochon, les femmes se cloitraient dans une pièce avec des coussins sur les oreilles. Mon père, qui était tout sauf métrosexuel, un chef de chantier dans les btp qui avait bossé à la mine à 14ans, m’a toujours dit qu’il détestait faire ça, qu’il était très content de pouvoir acheter sa viande et qu’il ne pourrait plus le faire.... tout ça pour dire, vous avez bien des aprioris sur la facilité que les gens avaient à tuer un animal. Bien avant les bobos antispécistes vegans, il y’a toujours eu des gens avec plus ou moins d’empathie pour les animaux. Certes, il fallait bien se nourrir mais l’acte de tuer un animal n’était pas anodin pour tout le monde comme vous semblez le suggérer. La question du respect animal a été soulevée par des esprits brillants et dans différentes cultures (Grèce antique, Indiens d’Amérique, National socialistes allemands....) tout au long de notre histoire, donc caricaturer ce sujet comme vous le faites est absurde.
    Quand à ce mode de vie "libre et sain" que vous semblez idéaliser, s’il y’a eu un exode rural dans tous les pays occidentaux, et que les gens préféraient se tuaient à l’usine, c’est qu’il y’a bien une raison (comme la pauvreté qui va avec un tel mode de vie).

     


    • s’il y’a eu un exode rural dans tous les pays occidentaux, et que les gens préféraient se tuaient à l’usine, c’est qu’il y’a bien une raison (comme la pauvreté qui va avec un tel mode de vie).



      la vision du profit individuel a court terme VS la destruction de la societe

      C’est ce que je repondrais, laissant de cote’ le motif "guerre" + "apres-guerre" qui a ete une destructuration a laquelle s’est ajoute’e l’afaiblissement de l’eglise.

      Au final jean claude a gagne’ 1000 francs a l’usine mais il faut desormais qu’il mange de la bouffe de merde produit par une autre usine.


    • Merci de rappeler ça, même chose avec mes grand-parents, ils n’ont jamais tué leur animaux de gaieté de coeur, seulement par nécessité. S’ils avaient pu éviter de tuer, ils l’auraient fait. C’est parce que tuer un animal était difficile qu’ils traitaient lbien leur animaux.


    • #2065464

      Il y a des manières très douce de tuer. J’avais un ami producteur de plantes bio dans le 04 qui il y 35 ans tuaient ses cochons en leur tirant dans le crâne par derrière avec un pistolet d’abattage (venant d’un abattoir) et je peu x vous garantir que le cochon ne voyait rien venir et ne sentait rien, il s’affaissait immédiatement et on se dépêchait de le suspendre pour le saigner...P...N qu’il était bon !!!


    • #2066024

      Caricature aussi que dire que les gens ""préféraient se tuaient à l’usine" (se tuer aurait été correct grammaticalement) ? c’ est une ellipse un peu grotesque.
      Et quand on se tue à l’usine ce n’est pas preuve de vie riche, ni matériellement ni spirituellement.
      Et ce n’est pas parce que "les gens" ont commis une bêtise (bien voulue par les dirigeants du monde) que c’est preuve de justesse de vue. On en revient à la marchandisation du monde créée par ceux à qui cela rapporte.
      Souvent Il faut pouvoir comparer pour juger et en comparant une vie modeste à la campagne ou une vie peut-être moins modeste en ville ...pour ma part je sais ce que je préfère.


  • Au risque de passer pour un malséant, permettez que je partage cette expérience d’enfance. Voyez vous, élevé, pendant mes premiers années, sur une île bretonne, par mes retraités de grands parents ; nous vivions en campagnards à la campagne. La compagnie d’animaux de bouche, nous étaient journalière. Mon grand père, quoiqu’ancien combattant des deux guerres, n’avait cependant pas le penchant sanguinaire, que certains cons, prêtent aux militaires. La grand mère, au cuir tanné par la terre et tant d’épreuves était d’âme sensible. Ni mère, ni père, ni frère, n’osait s’atteler à pareille tâche ! C’était donc moi, qui faisait office de grand exécuteur de basse cour à la maison. Que voulez vous ! C’était un travail d’homme ! Du haut de mes cinq ans, opinel numéro 7 en pogne, j’étais le bourreau dominical de lapins ou de poulets. De cela, ni remords, ni cauchemars : il ne m’en reste que le goût de la bonne chair, et du bonheur de partager avec des gens que l’on aime. Quant à ces animaux que nous dégustâmes, ma foi, c’est sans haine que je les exécutai, et avec un peu de moutarde et parfois des châtaignes que les savourai.
    Aux grands prêtres du spécisme et autres fadaises c’est donc sans contrition que je confesse mes crimes enfantins.
    Et merde !
    Parler de tout ça, m’a donné faim !

     

    • #2065470

      Excellent ! Et on peut saigner de la volaille sans terribles souffrances...de part et d’autres même si ce n’est jamais un plaisir de le faire cela remet les choses en place d’une certaine façon. Plus que d’aller acheter son steak en supermarché et pleurer sur les souffrances animales. Ne croyez pas que je sois insensible aux souffrances animales, mais il y a souffrances et souffrances. J’interviens toujours énergiquement lorsque je vois un animal maltraité, mais ce que l’on voit dans ce reportage c’est une vie équilibrée à mon sens.


    • Ne pas oublier que souvent tuer des animaux c’etait pour les riches et que des necessites economiques etaient caches derriere.Une poule c’est d’abord des oeufs, proteines qui ne necessite pas la mort de la bete et donc son remplacement.Le lait de vache et de chevre,c’est des proteines et on a pas a tuer la bete et donc attendre qu’une autre arrive a maturite.Pis faut un male qu’il faut nourrir toute sa vie alors qu’il ne produit pas grand chose.
      Le fourrage pour nourrir les betes, faut avoir la surface de terrain pour le produire. D’ou elevage de lapin,qui bouffe pas trop en fourrage et se reproduisent vite.
      Le cochon ou la poule, ca se nourrit des dechets du potager et des restes de cuisine : du 100% recycle.


  • #2065248

    Voilà les vrais gens !


  • C’est beau de revoir où je suis né. Ce n’est certe pas le même papy, pas la même ferme, pas le même bordel. Mais j’ai vécu la même chose. C’est très beau, ca sent la terre, ça sent le vrai. Un jour peut-être....


  • #2065327
    le 19/10/2018 par Francois Desvignes
    La popote à pépé : chronique paysanne du pays profond

    Vous avez raison d’ébouillanter la volaille avant de la plumer.

    Même avant de la rôtir, aussi : ce sont les hong kongais qui m’ont appris l’astuce.

    T’ébouillante ta volaille (poule, oie , canard) : ça la désinfecte et ça empêche la chair d’être sèche.

    Quand tu vas voir la merde remonter à la surface, tu vas pas regretter cette petite précaution, et quand tu vas manger la bête, non plus.

    Elle sera restée bien moelleuse et tendre même après la rôtissage.

    Koi encore ?

    Ça n’a rien à voir avec pépé ?

    Mais alors, là, vous n’avez RIEN compris : c’est tragique !

    L’important c’est : "qu’est-ce qu’y a de bon à manger ce soir ?"

    La philosophie de l’agriculture, ça se mange pas...

    Ce soir, y a une oie de Hong Kong :

    1/ Donc, vous prenez une oie (une grosse poule de batterie) et plouf ! dans l’eau bouillante SALEE au gros sel. TOUT doit être immergé.

    2/ Quand vous voyez plus l’oie malgré les petits bouillons de l’eau, tellement la pellicule blanchâtre de toxines couvre la flotte : votre oie est propre, prête à cuisiner .
    3/ Vous changez l’eau, vous ne salez pas, vous mettez les épices et garniture aromatique que vous voulez mais d’Asie : ail, chou chinois, poivre de sichuan, coriandre en grains, vous ne salez surtout PAS.

    4/ Vous allez réduire votre feu au minimum, que la bête soit pochée dans une eau juste en dessous de l’ébullition, et vous allez attendre.

    5/ Pour une poule comptez 50 minutes, une oie....des heures... Vous saurez à l’odeur que votre bête est cuite, mais si vous avez un doute, vous devez rentrer dedans facilement, comme dans du velours/beurre/éponge : avant, c’est pas cuit.

    6/ Vous sortez la bébête sur un linge qu’elle se sèche et vous la séchez avec son peignoir de bain.Vous la badigeonnez délicatement à l’huile de sésame : ça va terminer "son goût" et lui donner une belle brillance". ’Ceux qui pensent à quelque chose sont priés de sortir, les enfants nous lisent).

    7/ Vous la découpez et vous la servez accompagnée de ses légumes à la VAPEUR (pas bouillis : assassins !) et de son bouillon de cuisson (sans les aromates) auquel vous aurez rajouté du persil plat ou de la ciboule, enfin du vert..

    Un Châteauneuf-du-Pape blanc. : le petit Jésus en culotte de velours.
    N’abusez pas, après comme disait Louis XV au mariage de son petit fils, " Louis ne vous goinfrez pas, vous allez avoir à vous remuer cette nuit !..."

    Vive pépé !
    Vive les cuisiniers chinois !
    Merci E&R pour ce partâââââââââââge !!!!


  • #2065370

    J’ai compris avec le temps que si tous les vieux disent que c’était mieux avant ce n’est pas parce qu’ils deviennent aigris ou qu’ils sont largués par le progrès mais juste.... parce que c’était VRAIMENT mieux avant.


  • #2065633

    Pour la morale de l’histoire :

    « Un père très riche, voulait enseigner à son enfant la signification du mot « pauvreté ».
    Il lui proposa d’aller passer une journée dans une famille à la campagne...
    De retour en ville, le père lui demanda :
    Alors, qu’as tu pensé de cette expérience ?
    As-tu appris quelque chose ?
    L’enfant lui répondit :

    - Nous avons un chien et eux en ont quatre...
    - Nous avons une grande piscine, avec de l’eau traitée, mais eux ont un étang, avec de l’eau cristalline, des petits poissons et d’autres belles choses...
    - Nous avons la lumière électrique pour éclairer notre jardin, mais eux ont les étoiles et la lune pour s’éclairer...
    - Notre jardin arrive jusqu’au mur, le leur va jusqu’à l’horizon...
    - Nous achetons notre repas, eux le cultive, le récolte et le cuisine...
    - Nous écoutons des cd, eux ont une symphonie continue de crickets, de cigales et autres animaux... Parfois tout ceci est même accompagné par les chants du voisin, qui cultive sa terre...
    - Nous utilisons le four à micro ondes et chez eux, tout ce qu’ils cuisinent à la saveur du feu lent...
    - Pour nous protéger nous vivons avec des systèmes d’alarme et chez eux les portes restent toujours ouvertes, protégés par l’amitié de leurs voisins...
    - Nous sommes toujours reliés à notre téléphone, à notre ordinateur, notre télévision, eux sont reliés à la vie, au ciel, au soleil, à l’eau, aux champs, aux animaux et à leur famille...
    Le père resta très impressionné par tous ces propos...
    L’enfant termina en disant ceci :
    Merci Papa pour m’avoir montré au combien nous sommes très pauvres...


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