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La popote à pépé : chronique paysanne du pays profond

Avertissement aux personnes sensibles cis-vegans antisépécistes genrées de gauche radicale qui ne sont jamais sorties de la ville et qui n’ont jamais vu un paysan : un coq est assassiné dans ce reportage. Puis il est mangé par des humains.

« Autrefois nous étions libres. Nous étions pas riches pour autant, mais nous étions libres... J’ai passé une vie heureuse, dans la précarité, j’exagère pas. Et je préférais ça, que la richesse aujourd’hui, encore que je sois pas riche. La liberté avant tout. Et aujourd’hui, on l’a pas. »

L’agriculture française en danger, lire chez Kontre Kulture :

 

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71 Commentaires

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  • #2065210
    Le 18 octobre à 22:56 par dédé
    La popote à pépé : chronique paysanne du pays profond

    ce qui me choque dans les commentaires que ce soit sur youtube ou ici, ce sont tous ceux qui nous parlent de la souffrance du poulet ( et je vous souhaite à chacun d’avoir une mort aussi rapide ) et que personne ne parle des souffrances de mémé .

    Car dans ce genre de petite ferme, ce sont les femmes qui ont fait tourner la boutique en travaillant 80 heures par semaine et ceci dès le lendemain matin de leur mariage et jusqu’à leur mort, même quand pépé se chauffe tranquillement au coin de la cheminée

     

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    • #2065460
      Le 19 octobre à 10:31 par tatiebaba
      La popote à pépé : chronique paysanne du pays profond

      Oui enfin faut pas pousser mémé dans les orties...Pépé et Mémé travaillent chacun dans leur domaine...Après il y a toujours des cas particuliers mais tirer des généralités de cas particuliers n’est pas intellectuellement satisfaisant. Ni dire que mémé se tape tout le boulot ni dire que ""Les femmes"" sont toutes soit des féministes hystériques soit seulement dédiées à s’occuper de la maison....Et si mes commentaires pouvaient ne pas être systématiquement censurés lorsque je signe : Une femme debout je serai rassurée sur l’état d’esprit des modérateurs :)

       
  • #2065214
    Le 18 octobre à 22:59 par Gweltaz
    La popote à pépé : chronique paysanne du pays profond

    Il y aurait un méga crack boursier ou une aggravation de la crise économique que ça ne changerait pas grand chose pour pépé et mémé ...

    Ma grand mère (86 ans) me le raconte souvent :" le travail était pénible, mais il était fait en chantant, et tout le monde s’entraidait..."

     

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  • #2065221
    Le 18 octobre à 23:15 par Louis #
    La popote à pépé : chronique paysanne du pays profond

    La popote à pépé c’est simple et pratique : tu fais travailler mémé !

     

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  • #2065228
    Le 18 octobre à 23:22 par Elisa
    La popote à pépé : chronique paysanne du pays profond

    Comme prévu, les commentaires débordent de "c’était mieux avant", mais moi je serais curieuse de voir comment et ou vivent la majorité des auteurs. Je ne l’ai pas vécu moi-même, mais si je me base sur les récits de mon père, c’était pas la petite maison dans la prairie non plus. Ayant grandi dans une fermette, il a lui même achevé lapins, coqs et cochons, et contrairement à ce que vous dites tous, il ne s’y est jamais habitué. Ma grand-mère me racontait toujours comment le jour de la mise à mort du cochon, les femmes se cloitraient dans une pièce avec des coussins sur les oreilles. Mon père, qui était tout sauf métrosexuel, un chef de chantier dans les btp qui avait bossé à la mine à 14ans, m’a toujours dit qu’il détestait faire ça, qu’il était très content de pouvoir acheter sa viande et qu’il ne pourrait plus le faire.... tout ça pour dire, vous avez bien des aprioris sur la facilité que les gens avaient à tuer un animal. Bien avant les bobos antispécistes vegans, il y’a toujours eu des gens avec plus ou moins d’empathie pour les animaux. Certes, il fallait bien se nourrir mais l’acte de tuer un animal n’était pas anodin pour tout le monde comme vous semblez le suggérer. La question du respect animal a été soulevée par des esprits brillants et dans différentes cultures (Grèce antique, Indiens d’Amérique, National socialistes allemands....) tout au long de notre histoire, donc caricaturer ce sujet comme vous le faites est absurde.
    Quand à ce mode de vie "libre et sain" que vous semblez idéaliser, s’il y’a eu un exode rural dans tous les pays occidentaux, et que les gens préféraient se tuaient à l’usine, c’est qu’il y’a bien une raison (comme la pauvreté qui va avec un tel mode de vie).

     

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    • #2065267
      Le 19 octobre à 00:30 par lotop
      La popote à pépé : chronique paysanne du pays profond

      s’il y’a eu un exode rural dans tous les pays occidentaux, et que les gens préféraient se tuaient à l’usine, c’est qu’il y’a bien une raison (comme la pauvreté qui va avec un tel mode de vie).



      la vision du profit individuel a court terme VS la destruction de la societe

      C’est ce que je repondrais, laissant de cote’ le motif "guerre" + "apres-guerre" qui a ete une destructuration a laquelle s’est ajoute’e l’afaiblissement de l’eglise.

      Au final jean claude a gagne’ 1000 francs a l’usine mais il faut desormais qu’il mange de la bouffe de merde produit par une autre usine.

       
    • #2065314

      Merci de rappeler ça, même chose avec mes grand-parents, ils n’ont jamais tué leur animaux de gaieté de coeur, seulement par nécessité. S’ils avaient pu éviter de tuer, ils l’auraient fait. C’est parce que tuer un animal était difficile qu’ils traitaient lbien leur animaux.

       
    • #2065464
      Le 19 octobre à 10:35 par tatiebaba
      La popote à pépé : chronique paysanne du pays profond

      Il y a des manières très douce de tuer. J’avais un ami producteur de plantes bio dans le 04 qui il y 35 ans tuaient ses cochons en leur tirant dans le crâne par derrière avec un pistolet d’abattage (venant d’un abattoir) et je peu x vous garantir que le cochon ne voyait rien venir et ne sentait rien, il s’affaissait immédiatement et on se dépêchait de le suspendre pour le saigner...P...N qu’il était bon !!!

       
    • #2066024
      Le 20 octobre à 08:22 par Tatiebaba
      La popote à pépé : chronique paysanne du pays profond

      Caricature aussi que dire que les gens ""préféraient se tuaient à l’usine" (se tuer aurait été correct grammaticalement) ? c’ est une ellipse un peu grotesque.
      Et quand on se tue à l’usine ce n’est pas preuve de vie riche, ni matériellement ni spirituellement.
      Et ce n’est pas parce que "les gens" ont commis une bêtise (bien voulue par les dirigeants du monde) que c’est preuve de justesse de vue. On en revient à la marchandisation du monde créée par ceux à qui cela rapporte.
      Souvent Il faut pouvoir comparer pour juger et en comparant une vie modeste à la campagne ou une vie peut-être moins modeste en ville ...pour ma part je sais ce que je préfère.

       
  • #2065242

    Au risque de passer pour un malséant, permettez que je partage cette expérience d’enfance. Voyez vous, élevé, pendant mes premiers années, sur une île bretonne, par mes retraités de grands parents ; nous vivions en campagnards à la campagne. La compagnie d’animaux de bouche, nous étaient journalière. Mon grand père, quoiqu’ancien combattant des deux guerres, n’avait cependant pas le penchant sanguinaire, que certains cons, prêtent aux militaires. La grand mère, au cuir tanné par la terre et tant d’épreuves était d’âme sensible. Ni mère, ni père, ni frère, n’osait s’atteler à pareille tâche ! C’était donc moi, qui faisait office de grand exécuteur de basse cour à la maison. Que voulez vous ! C’était un travail d’homme ! Du haut de mes cinq ans, opinel numéro 7 en pogne, j’étais le bourreau dominical de lapins ou de poulets. De cela, ni remords, ni cauchemars : il ne m’en reste que le goût de la bonne chair, et du bonheur de partager avec des gens que l’on aime. Quant à ces animaux que nous dégustâmes, ma foi, c’est sans haine que je les exécutai, et avec un peu de moutarde et parfois des châtaignes que les savourai.
    Aux grands prêtres du spécisme et autres fadaises c’est donc sans contrition que je confesse mes crimes enfantins.
    Et merde !
    Parler de tout ça, m’a donné faim !

     

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    • #2065470
      Le 19 octobre à 10:42 par tatiebaba
      La popote à pépé : chronique paysanne du pays profond

      Excellent ! Et on peut saigner de la volaille sans terribles souffrances...de part et d’autres même si ce n’est jamais un plaisir de le faire cela remet les choses en place d’une certaine façon. Plus que d’aller acheter son steak en supermarché et pleurer sur les souffrances animales. Ne croyez pas que je sois insensible aux souffrances animales, mais il y a souffrances et souffrances. J’interviens toujours énergiquement lorsque je vois un animal maltraité, mais ce que l’on voit dans ce reportage c’est une vie équilibrée à mon sens.

       
    • #2066856
      Le 21 octobre à 15:17 par calal
      La popote à pépé : chronique paysanne du pays profond

      Ne pas oublier que souvent tuer des animaux c’etait pour les riches et que des necessites economiques etaient caches derriere.Une poule c’est d’abord des oeufs, proteines qui ne necessite pas la mort de la bete et donc son remplacement.Le lait de vache et de chevre,c’est des proteines et on a pas a tuer la bete et donc attendre qu’une autre arrive a maturite.Pis faut un male qu’il faut nourrir toute sa vie alors qu’il ne produit pas grand chose.
      Le fourrage pour nourrir les betes, faut avoir la surface de terrain pour le produire. D’ou elevage de lapin,qui bouffe pas trop en fourrage et se reproduisent vite.
      Le cochon ou la poule, ca se nourrit des dechets du potager et des restes de cuisine : du 100% recycle.

       
  • #2065248
    Le 18 octobre à 23:54 par frédéric
    La popote à pépé : chronique paysanne du pays profond

    Voilà les vrais gens !

     

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  • #2065251
    Le 18 octobre à 23:55 par Berni
    La popote à pépé : chronique paysanne du pays profond

    C’est beau de revoir où je suis né. Ce n’est certe pas le même papy, pas la même ferme, pas le même bordel. Mais j’ai vécu la même chose. C’est très beau, ca sent la terre, ça sent le vrai. Un jour peut-être....

     

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  • #2065327
    Le 19 octobre à 04:03 par Francois Desvignes
    La popote à pépé : chronique paysanne du pays profond

    Vous avez raison d’ébouillanter la volaille avant de la plumer.

    Même avant de la rôtir, aussi : ce sont les hong kongais qui m’ont appris l’astuce.

    T’ébouillante ta volaille (poule, oie , canard) : ça la désinfecte et ça empêche la chair d’être sèche.

    Quand tu vas voir la merde remonter à la surface, tu vas pas regretter cette petite précaution, et quand tu vas manger la bête, non plus.

    Elle sera restée bien moelleuse et tendre même après la rôtissage.

    Koi encore ?

    Ça n’a rien à voir avec pépé ?

    Mais alors, là, vous n’avez RIEN compris : c’est tragique !

    L’important c’est : "qu’est-ce qu’y a de bon à manger ce soir ?"

    La philosophie de l’agriculture, ça se mange pas...

    Ce soir, y a une oie de Hong Kong :

    1/ Donc, vous prenez une oie (une grosse poule de batterie) et plouf ! dans l’eau bouillante SALEE au gros sel. TOUT doit être immergé.

    2/ Quand vous voyez plus l’oie malgré les petits bouillons de l’eau, tellement la pellicule blanchâtre de toxines couvre la flotte : votre oie est propre, prête à cuisiner .
    3/ Vous changez l’eau, vous ne salez pas, vous mettez les épices et garniture aromatique que vous voulez mais d’Asie : ail, chou chinois, poivre de sichuan, coriandre en grains, vous ne salez surtout PAS.

    4/ Vous allez réduire votre feu au minimum, que la bête soit pochée dans une eau juste en dessous de l’ébullition, et vous allez attendre.

    5/ Pour une poule comptez 50 minutes, une oie....des heures... Vous saurez à l’odeur que votre bête est cuite, mais si vous avez un doute, vous devez rentrer dedans facilement, comme dans du velours/beurre/éponge : avant, c’est pas cuit.

    6/ Vous sortez la bébête sur un linge qu’elle se sèche et vous la séchez avec son peignoir de bain.Vous la badigeonnez délicatement à l’huile de sésame : ça va terminer "son goût" et lui donner une belle brillance". ’Ceux qui pensent à quelque chose sont priés de sortir, les enfants nous lisent).

    7/ Vous la découpez et vous la servez accompagnée de ses légumes à la VAPEUR (pas bouillis : assassins !) et de son bouillon de cuisson (sans les aromates) auquel vous aurez rajouté du persil plat ou de la ciboule, enfin du vert..

    Un Châteauneuf-du-Pape blanc. : le petit Jésus en culotte de velours.
    N’abusez pas, après comme disait Louis XV au mariage de son petit fils, " Louis ne vous goinfrez pas, vous allez avoir à vous remuer cette nuit !..."

    Vive pépé !
    Vive les cuisiniers chinois !
    Merci E&R pour ce partâââââââââââge !!!!

     

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  • #2065370
    Le 19 octobre à 07:39 par Inversion Totale
    La popote à pépé : chronique paysanne du pays profond

    J’ai compris avec le temps que si tous les vieux disent que c’était mieux avant ce n’est pas parce qu’ils deviennent aigris ou qu’ils sont largués par le progrès mais juste.... parce que c’était VRAIMENT mieux avant.

     

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  • #2065633
    Le 19 octobre à 14:12 par rosohuemga
    La popote à pépé : chronique paysanne du pays profond

    Pour la morale de l’histoire :

    « Un père très riche, voulait enseigner à son enfant la signification du mot « pauvreté ».
    Il lui proposa d’aller passer une journée dans une famille à la campagne...
    De retour en ville, le père lui demanda :
    Alors, qu’as tu pensé de cette expérience ?
    As-tu appris quelque chose ?
    L’enfant lui répondit :

    - Nous avons un chien et eux en ont quatre...
    - Nous avons une grande piscine, avec de l’eau traitée, mais eux ont un étang, avec de l’eau cristalline, des petits poissons et d’autres belles choses...
    - Nous avons la lumière électrique pour éclairer notre jardin, mais eux ont les étoiles et la lune pour s’éclairer...
    - Notre jardin arrive jusqu’au mur, le leur va jusqu’à l’horizon...
    - Nous achetons notre repas, eux le cultive, le récolte et le cuisine...
    - Nous écoutons des cd, eux ont une symphonie continue de crickets, de cigales et autres animaux... Parfois tout ceci est même accompagné par les chants du voisin, qui cultive sa terre...
    - Nous utilisons le four à micro ondes et chez eux, tout ce qu’ils cuisinent à la saveur du feu lent...
    - Pour nous protéger nous vivons avec des systèmes d’alarme et chez eux les portes restent toujours ouvertes, protégés par l’amitié de leurs voisins...
    - Nous sommes toujours reliés à notre téléphone, à notre ordinateur, notre télévision, eux sont reliés à la vie, au ciel, au soleil, à l’eau, aux champs, aux animaux et à leur famille...
    Le père resta très impressionné par tous ces propos...
    L’enfant termina en disant ceci :
    Merci Papa pour m’avoir montré au combien nous sommes très pauvres...

     

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