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Le 10 novembre 1891, Arthur Rimbaud s’éteint à Marseille

Aujourd’hui, le lobby LGBT essaye d’homosexualiser le poète

C’est un article qui date d’il y a un an, le 30 novembre 2016 exactement. C’est dans Bibliobs, la rubique littéraire de L’Obs en ligne, que le journaliste David Caviglioli relit la vie de Rimbaud, et celle de Verlaine, sous l’angle de l’homosexualité.

Tout part d’une vente aux enchères chez Christie’s, celle de l’arme avec laquelle Verlaine visa Rimbaud un après-midi de juillet 1873 à Bruxelles...

En lisant ces lignes, le poète s’efface pour laisser la place à un précurseur du mariage gay plongé dans une émission de télé-réalité avec du sexe et de la violence.

Il y a heureusement d’autres façons de lire Rimbaud que de s’intéresser à son trou de balle.

- La rédaction d’E&R -

 


 

Rimbaud et Verlaine : sodomie, alcool et revolver à six coups

C’est le revolver qui a failli changer l’histoire de la littérature française. L’arme avec laquelle Paul Verlaine visa Arthur Rimbaud un après-midi de juillet 1873 à Bruxelles était mise aux enchères chez Christie’s, à Paris, ce mercredi 30 novembre. Le revolver qui aurait pu priver la littérature d’« Une saison en enfer » et des « Illuminations » était estimé entre 50.000 et 60.000 euros. Il a été vendu pour une somme nettement supérieure.

 

En 2012, la ministre des Droits de la femme Najat Vallaud-Belkacem, s’étonnait que l’on ne raconte pas l’histoire d’amour entre les deux hommes. Or, comme en témoignait l’exposition « Verlaine emprisonné », celle-ci était particulièrement crue, selon notre journaliste David Caviglioli. Nous y revenons ici.

S’il est question de raconter la vie sexuelle de nos auteurs, racontons-la. Mais jusqu’où aller ? C’est souvent glauque, une « vie sexuelle ». Celle-ci l’est, en tout cas. Comme dit Jean-Jacques Lefrère, biographe de Rimbaud : « Cette aventure serait purement sordide si elle n’était pas celle de deux poètes de génie. »

[...]

7 millimètres à six coups

Après quelques temps d’un compagnonnage poétique tout à fait innocent, Verlaine et Rimbaud tombent amoureux. En janvier 1872, fasciné par ce jeune paysan à l’accent ardennais si prononcé qu’on le prendrait pour un patois, Verlaine installe le jeune garçon chez lui. Il se sait bisexuel. Rimbaud, lui, n’a que 17 ans.

Pendant quelques mois, les deux poètes et Mathilde vivent un vaudeville fétide, un ménage à trois destructeur où la consommation massive d’absinthe joue un rôle primordial. La jeune Mathilde intercepte des lettres, des poèmes que les amants s’échangent. Elle est humiliée. En juillet 1872, Rimbaud et Verlaine partent à Bruxelles. « C’est plutôt un enlèvement de Verlaine par Rimbaud, qui était lassé de Paris, explique Lefrère. Verlaine est plus hésitant. »

L’exil est tumultueux. Les deux hommes sont ivres morts la plupart du temps. Rimbaud, semble-t-il, tente un jour de poignarder Verlaine. Ce qui nous amène à cette journée du 10 juillet 1873. Il fait une chaleur accablante. À neuf heures du matin, Verlaine entre chez Montigny, une armurerie située au 11, galerie de la Reine. Pour 23 francs, il achète un revolver Le Faucheux, un 7 millimètres à six coups. Il compte se suicider.

Il a envoyé des lettres à ses amis, à sa mère, même à la mère de Rimbaud. Il leur dit : « Je vais me crever. » Puis il passe une bonne partie de sa matinée à boire. Après le déjeuner, les deux amants terribles retournent dans la chambre qu’ils partagent. Rimbaud lui annonce qu’il souhaite le quitter. Verlaine, anéanti par l’amour, ferme la porte. Il sort son revolver, et lui crie : « Voilà pour toi, puisque tu pars. » Il tire deux balles. L’une va dans le plancher, l’autre dans le bras de Rimbaud.

 

« Écartement modéré des fesses »

Quand ils sortent de l’hôpital, Rimbaud annonce à Verlaine qu’il souhaite toujours partir. Ils se dirigent vers la gare du Midi. Sur la place Rouppe, Verlaine s’approche de lui. Il porte la main dans sa poche. Rimbaud pense qu’il sort à nouveau son revolver. Il se précipite vers un agent de police, qui emmène les deux hommes au commissariat.

Verlaine est condamné pour voie de fait. Il prend la peine maximale, deux ans, la pédérastie étant un élément aggravant. Un rapport est en plus de cela arrivé de Paris, désignant Verlaine comme un Communard. Bruxelles est un refuge pour les insurgés. Le juge T’Serstevens, qui juge l’affaire, ne montre aucune indulgence. Il commande une expertise médicale, pour établir l’homosexualité du prévenu. Verlaine est emmené dans une pièce de l’Amigo, le dépôt bruxellois, par un policier qui lui examine le sexe et lui scrute l’intérieur de l’anus. Voici ce que le rapport nous apprend :

« Le pénis est court et peu volumineux. Le gland est surtout petit et va s’amincissant, s’effilant vers son extrémité libre à partir de la couronne. Celle-ci est peu saillante et sans relief. (…) L’anus se laisse dilater assez fortement par un écartement modéré des fesses, en une profondeur d’un pouce environ. (…) De cet examen, il résulte que Paul Verlaine porte sur sa personne des traces d’habitude de pédérastie active et passive. »

Lire la suite des aventures gay de Paul & Arthur sur bibliobs.nouvelobs.com

Sur le grand poète, chez Kontre Kulture

 

Sur la culture virile, toujours chez Kontre Kulture

 

Rimbaud autrement, sur E&R :

 






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21 Commentaires

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  • #1836888

    Verlaine avait une personnalité d’alcoolique et était authentiquement homosexuel. Rimbaud était juste à la recherche du père, et a été précocement abusé par l’autre, paré de sa réputation d’homme de lettres. Arthur à l’époque posait au voyou (pour faire l’homme,lui le fils élevé par sa seule mère), et se comportait comme tel. Il avait hérité de son père le brillant, l’esprit d’aventure. Et de sa mère, de vieille famille enracinée, la force et la volonté.
    Arthur est un fils de France, celle de son temps, celle d’aujourd’hui. Il vient de l’Est français, comme Jeanne d’Arc, une sorte de cousine.

     

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    • #1837002

      Un authentique homosexuel ne tombe pas amoureux de femmes, il n’en paye pas non plus pour coucher avec lui, il ne les désire pas, ce qui n’était pas le cas de Verlaine. Affirmer le contraire est révélateur de ce symptôme qu’on retrouve couramment chez les LGBT qui est de voir partout des homosexuels, même et surtout là où il n’y en a pas. (mensonge et inversion sont les deux tétines de cette maladie spirituelle)

       
    • #1837093

      Vous avez sans doute raison, Verlaine n’était peut-être pas absolument ni authentiquement homosexuel. Il avait une personnalité faible de toxico, et n’aimait pas les femmes : il a vraiment mal traité la pauvre Mathilde, qu’il n’était pas obligé d’épouser après tout. Verlaine a en revanche beaucoup aimé Arthur, qui ne l’estimait pas tellement en retour, bien qu’il ait eu besoin affectivement de Paul, au moment où il se sentait trop seul.
      Il reste la possibilité que ce soit Arthur qui ait utilisé Paul pour faire ses expériences poético-bouleversantes, ou pour se venger de quelque chose, ou de son père déserteur. Arthur était très délinquant à l’époque. Mais à seize ans ?

       
  • #1836892

    Suite :
    Citons Arthur, arrivé à l’âge d’homme :
    ""La vie est comme cela, et la solitude est une mauvaise chose ici-bas. Pour moi, je regrette de ne pas être marié et avoir une famille. Mais à présent, je suis condamné à errer, attaché à une entreprise lointaine (...). Hélas ! à quoi servent ces allées et venues, et ces fatigues et ces aventures chez des races étranges, et ces langues dont on se remplit la mémoire, et ces peines sans nom, si je ne sais pas un jour, après quelques années, pouvoir me reposer dans un endroit qui me plaise à peu près et trouver une famille, et avoir au moins un fils que je passe le reste de ma vie à élever à mon idée, à orner et à armer de l’instruction la plus complète qu’on puisse atteindre à cette époque, et que je vois devenir un ingénieur renommé, un homme puissant et riche par la science ? "
    https://www.cairn.info/revue-adoles...

     

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  • #1836903
    Le 10 novembre à 12:49 par sa majesté
    Le 10 novembre 1891, Arthur Rimbaud s’éteint à Marseille

    " L’anus se laisse dilater assez fortement par un écartement modéré "

    Que ce soit plutôt dégueulasse reste subjectif dans le sens que ce n’est sans doute pas le cas pour un sodomite. Je ne crois pas qu’il soit exagéré de dire qu’un sodomite peut-être charmé par cette vue et m^me le rassurer que les choses se passeront plutôt bien vue l’expérience de celui qui sera prêt à l’accueillir.

     

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  • #1836933
    Le 10 novembre à 13:29 par The Médiavengers
    Le 10 novembre 1891, Arthur Rimbaud s’éteint à Marseille

    Le fait de s’intéresser à ce genre de détail plutôt qu’à l’oeuvre produite nous donne seulement des informations sur l’état de délabrement psychologique de l’auteur de l’article.

     

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    • #1837023

      Bonjour,
      De l’ auteur et de la société .. Bien à vous .

       
    • #1837048
      Le 10 novembre à 16:18 par LORDBYRON
      Le 10 novembre 1891, Arthur Rimbaud s’éteint à Marseille

      J’ai eu pour professeur l’un des meilleurs spécialistes de Rimbaud, fin des années 80. Et je suis entièrement de votre avis. Les oeuvres de ces deux poètes sont considérables : je regrette que, si fascinante, captivante qu’elle soit, la biographie les oblitère. Or, sans les oeuvres, que saurions-nous de Verlaine et Rimbaud ? Par ailleurs, si Rimbaud a expérimenté l’homosexualité , c’est dans le cadre de son projet poétique, qu’il expose dans la lettre du voyant. Il fait le bilan en 1873, après l’affaire de Bruxelles (le coup de feu), dans Une Saison en Enfer : " rendu au sol avec un devoir à chercher et la réalité rugueuse à étreindre" L’homme aux semelles de vent, le passant considérable n’écrit plus de poésie. Mais jusqu’à sa mort, sa correspondance montre qu’il n’a rien perdu de son génie. Je recommande l’ouvrage de Jean-Jacques Lefrère pour la bio, les essais de Pierre Brunel, Jean-Luc Steinmetz, Jean-Pierre Giusto, Yves Bonnefoy pour l’analyse des oeuvres. Cette récupération est écoeurante, dégueulasse. Rimbaud qui fut un homme absolument libre aurait craché sur ces personnes comme il a craché sur le monde culturo-bobo de son époque, il ne faut pas l’oublier !

       
  • #1836940

    En mon temps ,on étudiait les textes de Rimbaud ..
    Bientôt les collégiens n’étudieront plus que les pratiques sexuelles de Rimbaud !

     

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  • #1836952
    Le 10 novembre à 13:51 par zuleya
    Le 10 novembre 1891, Arthur Rimbaud s’éteint à Marseille

    bien sur najat, personne ne parle de la relation entre verlaine et rimbaud...
    elle a été elevée chez les loups au fond des bois ou quoi celle là ??...
    par contre c’est vrai que de parler de "sodomie" n’est pas tres glamour, et on s’en gardait il n’y a pas si longtemps...et d’ailleurs l’equation "homosexualité = sodomie" est particulierement stupide et fausse...
    comme nous sommes descendus...
    il faut relire "le coeur supplicié" dudit rimbaud, ou certains voient la narration du viol d’un jeune homme par une troupe de militaire, pour decouvrir ce qu’est la sublimation artistique et ce dont etait capable la culture francaise...
    plutot que de parler de "sodomie" et "d’histoire d’amour entre les deux hommes" de facon impudique et grossiere, dans le meme texte...

     

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    • #1837064

      Si Rimbaud a été violé dans son adolescence, au cours d’une de ses fugues, par du gibier de potence quand il a été jeté en prison, ou par des soudards, ce pourrait expliquer sa détestation de lui-même au moment où il a rencontré Verlaine, qui n’avait plus qu’à continuer le boulot. Se balader les mains dans ses poches crevées, en rêvant d’amours splendides, et se retrouver la proie de bergés des bas-fonds aurait plongé Arthur dans une détresse en spirale.
      Rimbaud serait alors un précurseur. Nos petits Français sont destinés par des racailles dorées au pouvoir à subir un viol insidieux ou réel, de façon à être cueillis sans problème à l’âge voulu par les pourrisseurs de jeunesse.

       
  • #1836973
    Le 10 novembre à 14:24 par Cher Rimbe bien gentil
    Le 10 novembre 1891, Arthur Rimbaud s’éteint à Marseille

    Guillemin prétendait que Rimbaud était mort en fait de la syphillis, et que l’amputation de sa jambe à Marseille en était la cause .

     

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  • #1837026

    Sans déconner ! ouah ! ils vont aller chercher longtemps à connaitre la tendance de nos écrivains, savoir si la grosseur du sexe était conforme et d’écarter les fesses pour définir s’il était homosexuel parce qu’il avait l’anus dilaté . Putain ça, c’est important de savoir cela .À part le cul, les LGBT, va falloir qu’ils trouvent autre chose, parce qu’ils ne vont pas tarder à se faire chier une fois qu’ils auront fait le tour. Je leur conseille qu’ils se reposent la bite et se remplissent un peu le cerveau

     

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    • #1837069

      D’ailleurs, il faudrait qu’ils prévoient à ce propos le matériel nécessaire pour leurs vieux jours, afin de pallier les incontinences rectales importunes.

       
    • #1837274
      Le 11 novembre à 00:13 par Cookie
      Le 10 novembre 1891, Arthur Rimbaud s’éteint à Marseille

      D’accord avec vous sur le ridicule de ces descriptions prolixes du cul et de la bite de Verlaine, mais vous passez totalement à côté du fait que ce texte n’est pas issu des "LGBT" mais d’un rapport de police belge.
      Pour tout ce que l’on fait chier les homosexuels à les assimiler aux politicards "LGBT", force est de reconnaitre la responsabilité des pouvoirs publics et de la médecine dans la création (en tant que concept pathologique), la victimisation et la politisation des "gais".
      En bref, l’oppression des homosexuels a donné lieu à la dynamique qui porte ses fruits (pourris) aujourd’hui, sous la forme d’ailleurs une intégration bourgeoise politiquement correcte et monogame tout à fait éloigné de toute caractéristique subversive du mouvement de ses débuts.

       
  • #1837081
    Le 10 novembre à 17:31 par listener
    Le 10 novembre 1891, Arthur Rimbaud s’éteint à Marseille

    Rimbaud était tout simplement un sale gosse très mal élevé et assez tête à claques et je me demande d’ailleurs si Verlaine n’est pas beaucoup plus sympathique et profond poète que lui. Ses œuvres sont incompréhensibles et donc, les snobs s’en repaissent. En fait, on ne peut pas en faire grand’chose sinon accumuler les thèses encore plus obscures et permettre aux professeurs de lettres d’occuper le vide sidéral de leurs classes..

    Mais il a bien appartenu à une génération d’écrivain qui a maîtrisé la culture gréco-latine, jusqu’à en devenir un peu fou. Et cela c’est quelque chose. Son art de la formulation nette et claire est presque supérieure à celle de Hugo. Ses dernières lettres de malade adressées à sa sœur sont incroyablement bien écrites, dépouillée de toute prétention, géniales..

    S’il a arrêté d’écrire brusquement pour pratiquer le trafic d’armes, c’est que ce "petit con" voulait gagner plein d’argent. Il y est d’ailleurs un peu parvenu mais trop tard. Tant pis pour lui. Je n’admire pas ce bonhomme comme bourlingueur malsain et immoral.

     

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  • #1837252

    J’ai étudié Rimbaud à la fac et je trouve que l’on insiste beaucoup sur le côté homosexuel du personnage. Sa vie est chaotique c’est celle d’un débauché prétentieux qui pétait plus haut que son cul. S’il n’avait pas eu cette aventure avec Verlaine, on aurait pas autant parlé de lui après sa mort...

     

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    • #1837641
      Le 11 novembre à 14:43 par CélestinC.
      Le 10 novembre 1891, Arthur Rimbaud s’éteint à Marseille

      « J’ai étudié Rimbaud à la fac [...] S’il n’avait pas eu cette aventure avec Verlaine, on aurait pas autant parlé de lui après sa mort... »

      Vous n’avez pas dû vraiment l’étudier alors.. il est vrai que c’était « à la Fac », donc ça ne m’étonne guère...

      « Sa vie est chaotique c’est celle d’un débauché prétentieux qui pétait plus haut que son cul. »

      Comme la plupart des artistes, poètes, créateurs, inspirés, visionnaires, etc. C’est bien connu les artistes sont invivables, alors les normaux/salariés/esclaves/médiocres du siècle de la bêtise, vous feriez mieux d’en rabattre. Sans orgueil ni prétention, point de créations. Et Rimbaud avait des raisons de péter plus haut que son cul, contrairement à nos plumitifs contemporains.