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Le singe devenu Dieu

Harari ou le transhumanisme pour les nuls

 

L’immortalité joyeuse

 

Mouammar Kadhafi a, paraît-il, émis l’idée que le destin d’un homme dépend de la façon dont il se représente la mort [1]. Peut-être en va-t-il de même du destin d’une civilisation.

Aucun livre ne formule avec plus d’assurance la conception de la mort qui prédestine notre civilisation matérialiste et marchande, que le nouveau volume de Yuval Noah Harari, Homo Deus : Une brève histoire de l’avenir, qui fait suite à son précédent livre Sapiens : Une brève histoire de l’humanité, traduit en plus de 40 langues et vendu à plus de 5 millions d’exemplaires.

Ce gay Israélien, médiéviste de formation, a produit le parfait catéchisme du transhumanisme, cette nouvelle religion scientiste qui proclame la capacité de l’homme de faire évoluer sa propre espèce par la technologie et devenir immortel : soit, selon l’expression de Harari, « la transformation de l’homme en dieu », the upgrading of men into gods en version original (le traducteur français a opté pour « transformation », alors que la traduction admise de upgraded man est « l’homme augmenté »).

Cette transformation/augmentation se fera selon trois voies, selon Harari : l’ingénierie biologique, l’ingénierie cyborg, et l’ingénierie des êtres non-biologiques.

« Les bio-ingénieurs vont [...] se saisir du vieux corps de Sapiens et en réécrire délibérément le code génétique, recâbler ses circuits cérébraux, modifier son équilibre biochimique, voire lui faire pousser des membres nouveaux. Ce faisant, ils vont créer des déités, qui pourraient bien être aussi différentes de nous, Sapiens, que nous le sommes d’Homo erectus. Le génie cyborg ira plus loin, et fusionnera le corps organique avec des appareils non organiques, tels que des mains bioniques, des yeux artificiels ou des millions de nanorobots qui navigueront dans nos vaisseaux sanguins, diagnostiqueront les problèmes et répareront les dommages. [...] Une approche plus audacieuse consiste à se passer carrément de parties organiques en espérant fabriquer des êtres entièrement non organiques. Les réseaux neuronaux seront remplacés par un logiciel intelligent qui pourrait surfer dans les mondes virtuel et non virtuel en échappant aux limites de la chimie organique. Après quatre milliards d’années d’errance dans le royaume des composés organiques, la vie fera irruption dans l’immensité du champ inorganique et prendra des formes qu’on ne saurait envisager même dans nos rêves les plus fous. Après tout, nos rêves les plus fous sont aussi le produit de la chimie organique. »

Harari est platement verbeux, n’a aucune culture philosophique (il ne semble pas avoir entendu parler du « surhomme » de Nietzsche, un comble pour un transhumaniste), et ne maîtrise pas les complexités de la science qu’il vulgarise. Mais c’est probablement ce qui explique le succès mondial que lui a fabriqué la machine médiatique. Un manuel d’endoctrinement doit être immédiatement compréhensible par toute personne de niveau Bac moins 1, et ne doit pas laisser place au doute : il n’est pas fait pour soulever des questions, mais pour asséner des réponses sans nuances, injecter des idées reçues, avec l’autorité du sage reconnu par ses pairs.

Que pourrait-on attendre, du reste, d’un homme qui se conçoit lui-même comme constitué d’algorithmes ? Le mot « algorithme », défini comme « un ensemble méthodique que l’on peut utiliser pour faire des calculs, résoudre des problèmes et prendre des décisions », revient 250 fois dans le livre de Harari, car il le tient pour « le concept le plus important dans notre monde ». L’esprit humain n’est selon lui qu’un assemblage d’algorithmes, tout comme celui « des cochons, des babouins, des loutres et des poulets » (notre auteur raffole de ces listes, où s’exprime tout son talent). Les émotions, par exemple, ne sont que « des algorithmes biochimiques qui sont vitaux pour la survie et la reproduction de tous les mammifères ».

 

Du droit-de-l’hommisme au transhumanisme

 

Ainsi commence l’argumentation de l’algorithme Harari :

« La Déclaration universelle des droits de l’homme […] déclare catégoriquement que le “droit à la vie” est la valeur la plus fondamentale de l’humanité. Puisque la mort viole clairement ce droit, la mort est un crime contre l’humanité. Nous devons mener contre elle une guerre totale. […] La Déclaration universelle des droits de l’homme ne dit pas que les hommes ont le "droit de vivre jusqu’à quatre-vingt-dix ans", mais que tout être humain a droit à la vie, point barre. Ce droit n’est limité par aucune date d’expiration. »

Le combat contre la mort serait donc, selon cette argument algorithmique, la mission que se serait assignée, sans s’en douter, l’homme moderne.

Les religions, qui ont fait leur temps, concevaient la mort comme un moment essentiel de la vie, l’ultime rendez-vous qui donne sens à toute l’existence. Mais la mort est aujourd’hui une question médicale, et non plus religieuse ; c’est un problème technique, qui appelle une solution technique.

« Les humains meurent toujours des suites d’un pépin technique. Le cœur cesse de pomper le sang. Des dépôts de graisse bouchent l’artère principale. Des cellules cancéreuses se répandent dans le foie. Les germes se multiplient dans les poumons. Et qu’est-ce qui est responsable de tous ces problèmes techniques ? D’autres problèmes techniques. […] Rien de métaphysique dans tout cela. Uniquement des problèmes techniques. / Et tout problème technique a une solution technique. […] Nous pouvons tuer les cellules cancéreuses par la chimiothérapie ou des nanorobots. Nous pouvons exterminer les germes de nos poumons par des antibiotiques. Si le cœur s’arrête, nous pouvons le ranimer par des médicaments ou des électrochocs – et si ça ne marche pas, on peut implanter un nouveau cœur. »

Parce que la médecine parvient à guérir une à une toutes les maladies, elle finira par parvenir à retarder la mort indéfiniment. Harari se fait donc le porte-parole des savants qui « assurent que le projet phare de la science moderne est de vaincre la mort et d’offrir aux humains l’éternelle jeunesse ». Et il applaudit les sponsors de cette recherche prometteuse que sont Peter Thiel, cofondateur de Paypal, ou Ray Kurzweil, directeur de l’ingénierie chez Google et fondateur de sa filiale Calico dédiée à « résoudre le problème de la mort ».

Pourquoi donc un tel projet ?

« Si vous faites entrer en ligne de compte notre croyance en la sainteté de la vie humaine, qui vous y ajoutiez la dynamique de l’establishment scientifique et couronniez le tout par les besoins de l’économie capitaliste, une guerre implacable contre la mort paraît inévitable. […] Peux-on imaginer défi scientifique plus excitant que de duper la mort, ou marché plus prometteur que celui de la jeunesse éternelle ? »

Le second défi majeur qui occupera les marchands de rêve de demain, pour les mêmes raisons, sera la quête de la félicité (bliss). Le bonheur n’étant rien d’autre qu’une sensation produite dans le cerveau par des substances chimiques comme la sérotonine, la dopamine et l’ocytocine, la quête de la félicité est, elle aussi, une quête scientifique, neurochimique. Toutes les drogues déjà sur le marché n’en sont que les balbutiements.

 

Du darwinisme au transhumanisme

 

On l’aura deviné, le postulat de base de Harari est un darwinisme dogmatique et simplet, qui ignore – ou feint d’ignorer – l’état de crise permanente dans laquelle se trouve la science darwinienne, traversée par un nombre grandissant de contradictions (la dernière en date étant la découverte des phénomènes « épigénétiques », qui sont des caractères acquis génétiquement transmissibles, soit l’hérésie par excellence). Par une grossière malhonnêteté coutumière des militants de l’athéisme philosophique, Harari confond également – ou feint de confondre – évolution et darwinisme, lorsqu’il assène par exemple :

« Si vous comprenez vraiment la théorie de l’évolution, vous comprenez qu’il n’y a pas d’âme »

ou :

« De même que l’évolution est incompatible avec l’existence d’âmes éternelles, de même elle ne peut admettre l’idée de libre-arbitre. »

Il existe, bien évidemment, d’autres façons d’envisager l’évolution que le darwinisme, compatibles avec un « dessein divin » (Intelligent design) et avec l’immortalité de l’âme. Mais c’est une stratégie efficace que de faire croire aux consommateurs d’idées reçues qu’ils n’ont le choix qu’entre la Bible et Darwin.

À cela près, Harari a raison : le darwinisme bien compris ne laisse aucune place au libre-arbitre. Il postule qu’il n’y a rien d’autre dans l’univers que le déterminisme et le hasard (randomness). Comme le reste du règne animal (« rats, chiens, dauphins ou chimpanzés »), l’homme est le produit d’une très longue série d’accidents génétiques totalement fortuits, triés par la sélection naturelle, c’est-à-dire par la survie des plus aptes à survivre.

Et cependant, il y a soixante-dix mille ans, se serait produit chez les grands singes, de façon purement accidentelle bien entendu, la « révolution cognitive », une mutation génétique ayant permis à un hominidé de se doter d’un langage et de nouvelles capacités algorithmiques. Le temps de s’habituer à ses nouvelles facultés, et voilà notre homo sapiens devenu maître de son destin et, quelques millénaires plus tard, prêt à opérer sa mutation en dieu immortel. Ce récit mythique, dont Harari n’est que le énième prophète, se présente sous la forme d’une révélation en deux temps : d’abord, la mauvaise nouvelle de la mort de Dieu et la fin de toutes les illusions, le désespoir métaphysique : « L’ancienne alliance est rompue ; l’homme sait enfin qu’il est seul dans l’immensité indifférente de l’Univers dont il a émergé par hasard », décrétait déjà Jacques Monod (Le hasard et la nécessité, 1970). Harari enfonce le clou : il n’y a pas de « grand plan cosmique ».

« Nous ne sommes pas des acteurs dans un film grandiose. La vie n’a pas de scénario, pas d’auteur, pas de metteur en scène, pas de producteur – et pas de sens. »

Nous nous agitons misérablement pendant un court instant sur une parcelle insignifiante de l’univers, puis nous disparaissons à tout jamais. Après cette proclamation de notre damnation à l’insignifiance, vient la bonne nouvelle, l’annonce de la rédemption, l’alliance nouvelle de l’homme avec lui-même, la prophétie de son auto-divinisation par le miracle de la haute-technologie.

« Un jour notre connaissance sera si étendue et notre technologie si avancée que nous pourrons distiller l’élixir de l’éternelle jeunesse, l’élixir du vrai bonheur, et n’importe quelle autre drogue que nous pourrons désirer – et aucun dieu ne nous arrêtera. »

« Après avoir réduit la mortalité liée à la faim, à la maladie et à la violence, nous allons maintenant chercher à triompher de la vieillesse et de la mort elle-même. Après avoir sauvé les gens de la misère profonde, nous allons chercher à les rendre vraiment heureux. Et ayant sorti l’humanité de la brutalité des luttes pour la survie, nous allons chercher à hisser les hommes au rang de dieux, à transformer Homo sapiens en Homo deus. »

Le lien entre ces deux dogmes est d’une insolente simplicité : à partir du déterminisme apparaît l’auto-détermination, et ce, par une série de purs hasards, c’est-à-dire d’erreurs aléatoires dans la réplication du code génétique. En fin de course, le hasard et la nécessité auront transformé l’homme-singe, entièrement soumis à ses pulsions, dénué d’âme et de libre-arbitre, en homme-dieu, maître absolu de son destin.

Il s’agit moins d’un discours rationnel que d’un schéma mythique, auquel on adhère non par examen logique, mais par conformisme et soumission à l’autorité ; d’où l’importance de l’enseigner dès la maternelle. C’est un mythe à la fois généalogique et eschatologique, qui englobe sous forme diptyque l’origine et le destin de l’humanité : « Nous étions des singes, nous serons des dieux. »

Ce mythe à deux faces (comme les deux livres de Harari) plonge l’esprit dans une étrange schizophrénie, comme par une sorte de « double lien » (double bind) métaphysique : d’un côté, l’homme réduit à ses déterminismes biologiques, une bête mue par des pulsions (comme l’affirme par exemple le très darwinien Freud) ; de l’autre, le fantasme prométhéen de la toute-puissance humaine, l’homme autocréé parce qu’incréé. Seul un forcené devrait normalement pouvoir faire coexister dans son esprit deux pensées aussi contradictoires, mais c’est pourtant ce dont une grande partie de l’humanité se laisser convaincre depuis un siècle, sans grande résistance.

Il y a un siècle déjà, le penseur britannique Bernard Shaw, partisan de la théorie de « l’évolution créatrice », sonnait l’alarme : dans ses applications politiques, le darwinisme « a produit une catastrophe européenne d’une magnitude si consternante, et d’une étendue si imprévisible, qu’alors que j’écris ces lignes en 1920, il est loin d’être certain que notre civilisation y survivra. » (Réflexions sur le darwinisme).

Mais Shaw était lui-même loin d’imaginer que le darwinisme philosophique produirait, entre la Silicon Valley et Tel-Aviv, une nouvelle forme de religion agressivement missionnaire, avec ses prophètes allumés comme Anthony Levandowski, l’ingénieur transfuge de Google qui vient de fonder une organisation religieuse baptisée Way of the Future consacrée à l’adoration du dieu en devenir, l’Intelligence artificielle.

 

Que dit vraiment le darwinisme ?

 

Pourtant, si l’on fait l’effort de se mettre dans la tête de ces gens fort intelligents (algorithmiquement parlant) qui accordent foi à l’utopie transhumaniste, leur croyance n’est pas si illogique. Car quiconque est fermement persuadé que le hasard seul a été capable de transformer pas à pas la bactérie en être humain, a toutes les raisons d’espérer que l’homme saura faire mieux que le hasard et produire une nouvelle espèce.

On croit communément que le darwinisme attribue l’évolution à la sélection naturelle, et non au hasard. Mais c’est une erreur, délibérément entretenue par les vulgarisateurs et éducateurs pour masquer la scandaleuse imbécillité de la théorie.

Selon Darwin, la « sélection naturelle » n’est pas créatrice en soi ; elle n’agit que négativement en éliminant les individus les moins aptes :

« Elle implique seulement la conservation des variations accidentellement produites, quand elles sont avantageuses à l’individu dans les conditions d’existence où il se trouve placé ». [2]

L’idée est simple et aisément illustrée : lorsque la nourriture des biches brouteuses de feuilles vient à manquer, celles qui meurent les premières sont les biches au cou le plus court. Ce processus de sélection, répété sur une très longue échelle, produit des girafes, à condition toutefois qu’un nombre indéfini d’accidents génétiques produise à chaque fois, chez certains spécimen, un rallongement exceptionnel du cou chez certains spécimens, qui doivent à chaque fois donner naissance à des biches ayant le même avantage. Par ce mécanisme simple, Darwin explique comment, par une accumulation sur quelques millions d’années de « variations accidentellement produites », la bactérie est devenue homo sapiens, en passant par le poisson et le singe.

Seules, donc, les « variations accidentellement produites » produisent l’évolution, la sélection naturelle ne fait que les trier. Ces variations sont accidentelles, fortuites, aléatoires. C’est donc le hasard qui a créé l’homme, car une somme de hasards, aussi longue soit-elle, reste un hasard, et même un hasard plus improbable encore que chacun de ses termes. C’est mathématique.

Cependant, Darwin avait bien conscience que le hasard n’est pas une notion scientifique :

« Je me suis jusqu’à présent exprimé comme si les variations […] étaient dues au hasard. Ce terme, qui, cela va sans dire, est incorrect, sert simplement à indiquer notre ignorance complète de la cause de chaque variation particulière. »

Il parlait aussi des « variations qui nous apparaissent, dans notre ignorance, surgir spontanément », et il n’excluait pas que ces variations puissent être autre chose que des « accidents ». Par exemple, contrairement à l’idée reçue, il ne rejetait pas totalement la possibilité de transmission des caractères acquis, qu’avait avancée bien avant lui le Français Jean-Baptiste de Lamarck. Comme c’est souvent le cas, le maître était moins dogmatique que ses disciples.

Ce n’est que dans les années 1930, avec les découvertes génétiques, qu’on s’avisa que les variations accidentelles supposées par Darwin étaient des erreurs dans la reproduction de l’ADN, et l’on se mit à parler de « mutation génétique ». L’expérience prouve, cependant, que les gènes sont des réplicateurs et donc des stabilisateurs et que leurs mutations accidentelles ne produisent que des dégénérescences, généralement stériles, et en aucun cas connu un quelconque « avantage sélectif » qui permettrait au gène mutant de l’emporter. Autrement dit, la sélection naturelle tend à préserver le patrimoine génétique en éliminant les individus qui dévient trop du standard. Elle possède une marge de manœuvre et peut éventuellement produire une certaine adaptation aux changements d’environnement, dans les limites d’une espèce donnée, mais, d’une manière générale, elle empêche l’évolution au lieu de l’encourager.

Il est vrai qu’une « sélection artificielle » permet à la longue d’ « améliorer » une espèce animale domestique du point de vue d’un critère particulier (rendement en lait ou en viande, par exemple) et, au sein de l’espèce, créer une nouvelle « race ». Mais non pas une nouvelle espèce ; même la génétique moderne ne permet pas d’envisager de franchir ce pas.

Les découvertes génétiques et le bon sens auraient donc dû causer l’extinction du darwinisme parmi les théories crédibles de l’évolution. S’il n’en fut rien, si au contraire on bricola une nouvelle forme de darwinisme spéculatif sous le nom de « théorie synthétique de l’évolution », c’est parce que le darwinisme était déjà, à cette époque, devenu le dogme d’une théologie de la mort de Dieu à laquelle adhérait la science orthodoxe. Il existe de fait une stricte sélection darwinienne au sein des universités, qui élimine impitoyablement tout scientifique non darwinien [3].

Sur Darwin repose entièrement l’idée que l’homme est apparu de façon purement accidentelle à partir des premières bactéries, sans l’intervention d’aucun Créateur, par la simple combinaison du « hasard et de la nécessité ». Le darwinisme est le cœur de la théologie nihiliste. Il synthétise l’idée que l’homme moderne est censé avoir de lui-même de par sa culture scolaire. C’est à la fois une doctrine sur l’essence de l’homme et un mythe de la création de l’homme.

Le darwinisme s’est très vite imposé comme le cadre indépassable de toutes les « sciences humaines ». Sigmund Freud, par exemple, doit son succès au fait d’avoir refondé la psychologie sur un postulat darwinien. Puisque, selon la logique darwinienne, la procréation détermine l’avantage sélectif, c’est logiquement dans la pulsion sexuelle que Freud a trouvé la clé du psychisme humain. Le freudisme est le frère cadet du darwinisme, et tous deux vont de pair dans le paradigme matérialiste.

Sans être explicitement freudien, Harari l’est implicitement dans la mesure où sa conception du bonheur (« Il est une seule chose, et une chose seulement, qui rende les gens heureux : les sensations agréables ») est fidèle à l’idée de Freud que « c’est simplement le principe du plaisir […] qui gouverne dès l’origine les opérations de l’appareil psychique » (Malaise dans la civilisation, 1929).

Le transhumanisme est lui aussi dans la continuité logique du darwinisme, et n’est pas plus absurde. La divinisation de l’homme est une tentative – la seule possible – de sortir du désespoir darwinien tout en restant dans le darwinisme. Tentative bien évidemment vouée à l’échec. Il est inévitable qu’un jour ou l’autre, le bon sens ramène l’humanité vers l’humilité devant le grand et merveilleux mystère de la vie.

Laurent Guyénot

Notes

[1] Je n’ai pu retrouver ce texte dans lequel Kadhafi philosophiait sur les représentations féminines et masculines de la mort. Je remercie par avance le lecteur qui pourra m’indiquer une source.

[2] Darwin, L’Origine des espèces

[3] J’en ai fait les frais personnellement lorsque, tout juste muni de mon doctorat, j’ai été exclu d’un poste d’assistant en cours d’anglais pour la seule raison—on me l’a clairement fait comprendre—que j’avais traduit, édité et préfacé le livre du professeur Phillip Johnson, Le Darwinisme en question.

Du même auteur, chez Kontre Kulture :

À lire également, chez Kontre Kulture :

 

Voir aussi, sur E&R :

 
 



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124 Commentaires

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  • #1815992
    le 09/10/2017 par Seb
    Le singe devenu Dieu

    Décevant Guyénot qui nous avait habitué à plus scientifique et moins théiste ou mystique.



    "il n’y a rien d’autre dans l’univers que le déterminisme et le hasard"



    Le déterminisme et le hasard étant les deux termes d’une alternative, s’il y a les 2 alors il y a contradiction. Toute la question étant de savoir si l’Univers/l’Homme/etc. est determiné ou aléatoire.



    comme par une sorte de « double lien » (double bind) métaphysique



    La "double bind" vient de la psychologie et on le traduit plus justement par "double contrainte". C’est d’ailleurs dans ce sens que Guyénot l’utilise à juste titre.

    De manière générale, ne pas croire qu’un jour l’immortalité sera possible, de même que d’autres choses aujourd’hui incroyables, c’est faire preuve de naïveté.

    Nous sommes ici des conservateurs mais le Monde avance, lui, et nous ne pourrons pas lutter contre ce mouvement, in fine.

     

    • #1816055
      le 09/10/2017 par Eric
      Le singe devenu Dieu

      Critiquer le Darwinisme est une chose. Il serait intéressant d’avoir en face la "bonne" théorie qui explique l’homme. Serait-il apparu il y a 6000 ans, créé de toute pièce par Dieu dans un lieu magique appelé "Eden" ou Paradis ? Aurait-il été contemporain des dinosaures ou ceux-ci sont-ils l’invention de tricheurs malfaisants ? etc... etc... L’homme depuis qu’il fait de la médecine a pour but in fine de lutter contre la mort car lutter contre la maladie c’est lutter contre la mort prématurée. S’opposer à l’allongement de la vie voire à la vie éternelle qui est surement possible via la médecine et la technologie, c’était comme s’opposer à la médecine (allopathie) en ventant les mérites des chamanes et des sorciers guérisseurs à l’aide d’incantations magiques... c’est du ! passéisme. Il est vrai que le fond de commerce des religions en général c’est la promesse de la vie éternelle. Le transhumanisme est donc en concurrence directe avec celles-ci et a a apriori plus de chances d’aboutir... Certes cette évolution pose beaucoup de questions philosophiques et éthiques mais elle est incontournable. Il faut la gérer et la contrôler... Il est sûr que je n’ai personnellement pas confiance dans la sagesse américaino-sioniste pour traiter correctement le problème. La mentalité judéo-protestante qui au fond est une version naïve du Darwinisme en fera un business avec tous les excès possibles et imaginables.


    • #1816092
      le 09/10/2017 par Titus
      Le singe devenu Dieu

      @Éric



      Critiquer le Darwinisme est une chose. Il serait intéressant d’avoir en face la "bonne" théorie qui explique l’homme.




      Quand une théorie n’est pas validée par le réel, elle est déclarée fausse et devrait cesser d’être enseignée comme vraie, qu’il existe une théorie alternative ou pas. En sciences, ce sont les faits qui valident ou invalident une théorie. La théorie de l’évolution, invalidée par les faits, ne relève donc pas de la science, mais de la croyance.


    • #1816132
      le 09/10/2017 par Max
      Le singe devenu Dieu

      A quel moment la théorie de l’evolution n’est pas validée par le réel ?
      L’évolution c’est deux choses :

      - la mutation des gênes
      - la sélection de certains gênes, appelée sélection naturelle.

      Le jour où vous arriverez à demontrer que soit la mutation génétique, soit la sélection naturelle n’existent pas appellez nous.


    • #1816216
      le 09/10/2017 par el vago
      Le singe devenu Dieu

      Max, le jour où vous arriverez à démontrer que l’évolution peut s’expliquer par les seules mutations génétiques et la sélection naturelle, on sera également très content.
      Jusqu’à preuve du contraire aucun de ces deux mécanismes n’est capable d’apporter quelque chose de novateur, pas même la mutation génétique (rajoutée sur le tard par la bande à Huxley pour rendre tout ça un poil plus sérieux mais finalement pas tant que ça).
      La mutation génétique, c’est la dégradation d’un codage, ce n’est jamais une amélioration, la mutation génétique me rappelle quelque part l’art moderne : "regardez ma belle drosophile à 12 ailes et 20 pattes ! comme elle est belle !", ça veut passer pour sérieux alors que c’est bien souvent laid et qu’au final ça casse pas 3 pattes à un canard.


    • #1816281
      le 09/10/2017 par jedgreen
      Le singe devenu Dieu

      @ Titus

      En science le mot "théorie" a une signification plus précise qu’en langage commun.
      Une théorie scientifique est plus qu’une simple hypothèse mais n’est pas non plus à prendre comme quelque chose de définitif.
      Une théorie scientifique est considérée comme bonne tant qu’on peut la valider par des expériences ou des découvertes. Si on peut scientifiquement prouver qu’elle n’est plus bonne, alors elle doit être remise en question et c’est ce que n’importe quel scientifique digne de ce nom devrait vous dire.
      Mais il faut la remettre en question de manière scientifique, puisque c’est de science que l’on parle ici...
      On peut tout à fait expliquer les choses de manières autres que scientifique. Mais dans ce cas ce n’est simplement plus la même discussion. On parle phylo ou religion. C’est intéressant aussi, mais c’est autre chose.
      Le problème ce n’est pas la science c’est ce que l’homme en fait. La science en elle même n’est ni plus ni moi que la somme de ce que l’on peut connaitre et comprendre avec nos cinq sens et notre cerveau. C’est sans doute limité, mais c’est ce qui devrait être le socle commun de base de nos sociétés humaines, c’est quand même pas rien.


    • #1816324
      le 10/10/2017 par Jean
      Le singe devenu Dieu

      Max
      Une théorie pour être scientifique, comme la théorie de la gravitation d’Albert Einstein, doit...
      Être observable
      Être reproductible de façon expérimentale
      Permettre de réaliser des prévisions exactes
      L’action de évolution n’est pas observable. L’évolution n’est pas reproductible. Et elle ne permet pas de réaliser des prévisions.
      L’évolution ne peut même pas prétendre être une hypothèse scientifique. Une hypothèse se définit comme « une observation moins établie [qu’une théorie] », qui donne néanmoins lieu « à des déductions vérifiables expérimentalement ».
      Donc la théorique de l’évolution n’est q’une arnaque pour éloigner les gens de Dieu et en faire des moutons qu’on peut tondre à loisir.
      Sources : Encyclopédie des principes, des lois et des théories scientifiques (angl.)


    • #1816357
      le 10/10/2017 par eric
      Le singe devenu Dieu

      La science en général est une conception imparfaite du monde. "Dans la conception dont je viens de parler (et que j’appellerai la conception scientifique), toute loi n’est qu’un énoncé imparfait et provisoire, mais elle doit être remplacée un jour par une autre loi supérieure, dont elle n’est qu’une image grossière. Il ne reste donc pas de place pour l’intervention d’une volonté libre." H. Poincaré - La Valeur de la Science.
      Cela veut dire également que toute loi n’est jamais complètement fausse. Elle est simplement imparfaite. Il en va de même avec la théorie de l’évolution que personne n’a pu démontrer fausse. Les progrès scientifiques ne feront qu’affiner cette loi.


    • #1816477
      le 10/10/2017 par Titus
      Le singe devenu Dieu

      @Max




      A quel moment la théorie de l’evolution n’est pas validée par le réel ? L’évolution c’est deux choses :

      - la mutation des gênes
      - la sélection de certains gênes, appelée sélection naturelle.

      Le jour où vous arriverez à demontrer que soit la mutation génétique, soit la sélection naturelle n’existent pas appellez nous.




      Les mutations génétiques et la sélection naturelle sont des faits incontestés. Mais l’idée qu’il existe des mutations génétiques capables de créer de l’information nouvelle apportant des structures fonctionnelles nouvelles chez tous les êtres vivants est une croyance démentie par la réalité. La réalité, c’est que toute mutation est destructrice d’information génétique et qu’elle est délétère. c’est la raison pour laquelle les substances mutagènes sont dangereuses pour la santé et pour la reproduction. Les mutations positives, on les trouvent dans X-men, mais pas dans la réalité.

      Quant à la sélection naturelle, elle ne peut expliquer non plus la création d’espèces nouvelles puisqu’une sélection, c’est un choix à partir d’un pool existant et que ce n’est pas la création d’un pool nouveau.


    • #1816544
      le 10/10/2017 par Abdu
      Le singe devenu Dieu

      Le réel - toute réalité ne relève que de l’interprétation. Et pourquoi posons nous, sans interrogation, le devenir selon des principes utilitaires ?

      Finalement, on est toujours dans des dogmes...


    • #1816565
      le 10/10/2017 par Grosbug
      Le singe devenu Dieu

      Pour résumer la supercherie évolutionniste, la devise chèrement reprise par les haut-grades maçonniques "Ordo ab Chao" ou "L’Ordre à partir du Chaos". Bref c’est une inversion totale avec l’idée que l’inférieur donne le supérieur, le moins le plus, le fini l’infini etc... On retrouve là l’idée de "conciliation des opposés", le syncrétisme propre au monisme dialectique qui cherche à concilier la lumière avec les ténèbres, la vérité avec le mensonge. En somme, ceci est le paradigme du non-sens qui pousse tant de dit scientifiques à partir dans des délires new ageux, kabbalistiques (voir la clique du CERN et le fameux boson de Higgs comme "particule de Dieu" capable de "créer" la masse des particules, rien que ça ! On constate que la physique dérive vers la métaphysique, ce en quoi la pseudo-science est bien mise au service d’une mystique Nouvel Âge. Il en est de même avec des institutions telles que la NASA dont on évoque jamais l’agenda occulte qui accompagne l’idéologie du Progrès à mettre en parallèle avec le paradigme évolutionniste.


    • #1816622
      le 10/10/2017 par JP
      Le singe devenu Dieu

      @Titus
      La réalité, c’est que toute mutation est destructrice d’information génétique et qu’elle est délétère.

      Mais alors, comment les centaines de générations d’agriculteurs qui nous ont précédés ont-ils pu améliorer progressivement les caractéristiques de leurs plantes et de leur bétail ?
      Est-ce que cela s’est fait sans aucune mutation génétique ?
      Est-ce que nos ancêtres ont tripoté eux-mêmes les chromosomes directement avec leurs gros doigts calleux ?
      Est-ce du à l’intervention des dieux qu’ils vénéraient ?

      Ou bien, est-on obligé d’admettre que, parfois, le hasard des mutations en produit certaines qui sont plus bénéfiques que délétères ?


    • #1816641
      le 10/10/2017 par Eric
      Le singe devenu Dieu

      1/ se servir d’Harari (que je n’ai pas lu) qui est sans doute un crétin qui veut faire du fric en écrivant un best seller de science fiction pour tenter de démonter la théorie de Darwin c’est un peu léger. Harari ne livre que SON interprétation de la théorie de Darwin.
      2/ Darwin dans sa publication n’utilise jamais le mot évolution. Son livre s’appelle de l’origine des espèces. Un résumé est accessible sur Wikipédia ici : https://fr.wikipedia.org/wiki/L%27O...
      Ceux qui vont se saisir du fait que cela vient de Wikipédia et donc que ce n’est pas sérieux n’ont qu’à lire le texte original complet ici : http://classiques.uqac.ca/classique...
      Cela va donc permettre à ceux qui disent des énormités sur cette théorie de rafraichir leur logiciel.
      3/ Darwin a une approche scientifique des choses et sa démarche est scientifique. Il réunit des faits, des études faites par d’autres naturalistes et en tire des conclusions. Il a été précédé dans cette voie et sur ce sujet par Buffon, Lamarck et même Aristote.
      Beaucoup semble croire que la science est inébranlable, prouvée, testée, une vérité absolue. Ce n’est pas le cas. Une loi scientifique est un constat du réél qui en étant généralisée sous certaines conditions peut devenir un principe comme la théorie de gravitation universelle de Newton (et non d’Einstein comme j’ai pu le lire ici). Ce principe n’est pas une vérité absolue mais un modèle qui permet de prévoir ce qui va se passer quand certaines conditions sont réunies. Ce principe qui décrit de façon grossière un fait général sera à un moment ou à un autre remis en cause mais restera valable pour une approche "grossière". La science n’est donc pas figée et parfaite. Même les mathématiques ne sont que des points de vues comme la géométrie euclidienne qui est aussi fausse ou aussi vraie que la géométrie non-euclidienne de Reimann.
      4/ Ce qui est amusant c’est que beaucoup ici sont vent debout contre l’oligarchie financière -les juifs pour faire clair - et que tous ceux qui sont vent debout contre la théorie de Darwin (les mêmes) vénère un livre écrit par ces-mêmes juifs... enfin plagié par ces-même juifs d’un texte sumérien (voire Pierre Jovanovic) https://www.youtube.com/watch?v=8XS...
      Le liivre de la Génèse est un conte pour enfant totalement invalidé par les faits : la datation au carbonne 14 permet de connaitre la date de présence des dinosaures, des homidés, etc.


    • #1816646
      le 10/10/2017 par Mort de rire
      Le singe devenu Dieu

      @Seb



      Toute la question étant de savoir si l’Univers/l’Homme/etc. est determiné ou aléatoire.




      C’est totalement inexacte, il n’y a pas à choisir entre le déterminisme et le hasard car rien n’est ni totalement déterminé ni totalement hasardeux, on peut parfaitement définir des "paterns" pour prédire plus ou moins l’évolution de toutes choses sans pour autant avoir la certitude de connaitre le déroulement exacte de celles-ci.

      L’intérêt d’un modèle probabiliste est donc de déterminer quelles sont les éventualités les plus plausibles tout en gardant à l’esprit que rien ne se passe jamais exactement de la manière dont cela a été prévue et qu’il est tout à fait possible que les éventements prennent un cours tout à fait imprévu.



      ne pas croire qu’un jour l’immortalité sera possible, de même que d’autres choses aujourd’hui incroyables, c’est faire preuve de naïveté.




      Personnellement je dirais qu’il faut être parfaitement dénué du moindre discernement pour envisager pouvoir surpasser la mort alors qu’il est pour l’instant impossible de créer la vie de manière artificielle...



      le Monde avance, lui, et nous ne pourrons pas lutter contre ce mouvement, in fine.




      Ah oui le fameux mouvement...Ce concept foireux invoqué par les progressistes de tout poils dans le but de donner une quelconque légitimité à leurs délires, le problème est que le fameux mouvement ne s’est jamais déroulé dans le sens qu’ils avaient prévu. Il suffit de voir ce que disaient Marx ou de Francis Fukuyama au sujet de la soit disant inéluctabilité de leurs théories et de comparer avec la réalité historique qui a suivit pour se rendre compte de la vacuité complète d’un pareil argumentaire.

      @Eric



      S’opposer à l’allongement de la vie voire à la vie éternelle qui est surement possible via la médecine et la technologie, c’était comme s’opposer à la médecine




      Comparaison totalement ridicule et hors de propos, le but de la médecine n’a jamais été d’empêcher la mort mais de permettre aux individus de prolonger un temps leurs existences.

      La mort faisant parti du cycle naturel de la vie, la remise en cause de celle-ci conduirait à un arrêt de l’expression de la sélection naturelle pour les humains et donc à une stagnation du génome humain, ce qui conduirait à une extinction progressive de l’espèce.

      Dans la nature seuls les plantes peuvent être immortelles, certains oublient que les humains sont des animaux comme les autres.


    • #1816676
      le 10/10/2017 par Titus
      Le singe devenu Dieu

      @JP




      Mais alors, comment les centaines de générations d’agriculteurs qui nous ont précédés ont-ils pu améliorer progressivement les caractéristiques de leurs plantes et de leur bétail ?
      Est-ce que cela s’est fait sans aucune mutation génétique ?
      Est-ce que nos ancêtres ont tripoté eux-mêmes les chromosomes directement avec leurs gros doigts calleux ?

      Ou bien, est-on obligé d’admettre que, parfois, le hasard des mutations en produit certaines qui sont plus bénéfiques que délétères ?




      La sélection naturelle ou artificielle ne suppose pas du tout que les espèces changent de genre comme le prévoit la théorie évolutionniste.

      La reproduction sexuée produit, à l’intérieur d’une même espèce, de la diversité : des petites variations de taille, de couleur, de forme, etc. Les agriculteurs et les éleveurs choisissent certains individus présentant des caractères d’intérêt agronomique et les font se reproduire entre eux afin d’obtenir une descendance intéressante pour la production de lait ou de viande par exemple.

      Ce procédé est permis par l’antithèse de la théorie de l’évolution des espèces : la reproduction des espèces.

      La reproduction, on sait que ça existe parce qu’on le vérifie tous les jours. L’évolution, c’est-à-dire la sortie de l’espèce pour fonder une espèce d’un genre nouveau, non interféconde avec la première, personne ne l’a jamais vue.


    • #1816708
      le 10/10/2017 par Eric
      Le singe devenu Dieu

      « Personnellement je dirais qu’il faut être parfaitement dénué du moindre discernement pour envisager pouvoir surpasser la mort alors qu’il est pour l’instant impossible de créer la vie de manière artificielle... »
      Donc si je suis bien :
      Tous les chats sont mortels
      Socrate est mortel
      Donc Socrate est un chat...
      Surpasser la mort c’est ce que fait la médecine tous les jours...
      Vraiment un ramassis de syllogismes et de contradictions... je ne relève pas tout car c’est un peu fastidieux mais tout est de la même veine...


    • #1816720
      le 10/10/2017 par max
      Le singe devenu Dieu

      @Titus

      Vous n’etes donc jamais allé a la ferme car vous y auriez vu deux especes en train de naitre : l’ane et le cheval.

      En effet, tant qu’ils peuvent encore s’accoupler, leur deux especes ne sont pas encore definitivement créées.

      Alors oui ça prend plusieurs milliers d’années...


    • #1816749
      le 10/10/2017 par Mort de rire
      Le singe devenu Dieu

      @Eric
      Personnellement je doute que s’occuper des entorses soit une manière de surpasser la mort... Le rôle de la médecine n’a jamais été de faire vivre les morts ou de permettre aux adultes n’ayant jamais grandi de vivre éternellement pour satisfaire leurs fantasmes mais de permettre aux gens de conserver leurs fitness le plus longtemps possible.

      Par ailleurs j’aimerais que vous m’expliquiez par quel miracle la médecine pourrait appliquer le métabolisme des plantes pour vous rendre immortel sans que notre fonctionnement n’est pas exactement le même (euphémisme) ?

      La seul façon crédible de permettre la régénération perpétuelle des cellules humaines serait de copier le fonctionnement des cellules souches, or le problème c’est qu’il n’est pour l’instant pas possible d’en créer de manière artificielle (sans avoir à utiliser celles d’un foetus ou de prendre des cellules déjà existantes pour les rendre souches).

      PS : Socrates et vos chatons seront toujours génétiquement plus proche l’un de l’autre, que Socrates ne le sera d’un Chênes pouvant potentiellement être immortel


    • #1816764
      le 10/10/2017 par Rémi
      Le singe devenu Dieu

      @Eric



      la théorie de gravitation universelle de Newton (et non d’Einstein comme j’ai pu le lire ici)



      Il me semble qu’Einstein a également une théorie de la gravitation : la relativité générale. C’est justement cette dernière qui englobe la théorie de Newton en ce sens qu’elle explique au moins autant de choses et se révèle plus précise (celle de Newton pouvant être vue comme une "approximation").



      Tous les chats sont mortels
      Socrate est mortel
      Donc Socrate est un chat...




      Vraiment un ramassis de syllogismes et de contradictions...



      Un syllogisme ? Le raisonnement est correct dans ce cas ! Ce sont les sophismes qui posent problème. En l’occurrence, ce dernier raisonnement est faux dans sa logique (et non dans ses prémices). Il suffirait de commencer par "Tous les mortels sont des chats" pour que le raisonnement soit correct (car tel quel il n’a aucun sens...). On aurait alors une conclusion dont la fausseté n’est pas due au raisonnement mais à l’hypothèse complètement fausse dans ce cas (il est évident qu’il n’y a pas que les chats qui meurent...).

      Pour en revenir à la première phrase,



      « Personnellement je dirais qu’il faut être parfaitement dénué du moindre discernement pour envisager pouvoir surpasser la mort alors qu’il est pour l’instant impossible de créer la vie de manière artificielle... »



      ce que j’en comprends c’est que selon son auteur, il est plus simple de créer la vie que de surpasser la mort. Il souligne ainsi la difficulté, selon lui, à surpasser la mort. On peut ne pas être d’accord mais ce n’est pas idiot. Attention à ne pas prendre les gens de haut... Un bon scientifique, en général, sait faire preuve d’humilité.


    • #1816797
      le 10/10/2017 par Titus
      Le singe devenu Dieu

      @max



      Vous n’etes donc jamais allé a la ferme car vous y auriez vu deux especes en train de naitre : l’ane et le cheval.

      En effet, tant qu’ils peuvent encore s’accoupler, leur deux especes ne sont pas encore definitivement créées.

      Alors oui ça prend plusieurs milliers d’années...




      L’âne et le cheval appartiennent à des espèces différentes mais voisines : leur descendance est systématiquement stérile. Ce qui prouve qu’on ne peut pas franchir la barrière de l’espèce. Ce n’est qu’une confirmation de ce que nous dit la génétique.


    • #1816817
      le 10/10/2017 par Eric
      Le singe devenu Dieu

      « Par ailleurs j’aimerais que vous m’expliquiez par quel miracle la médecine pourrait appliquer le métabolisme des plantes pour vous rendre immortel sans que notre fonctionnement n’est pas exactement le même (euphémisme) ? »
      1/ Je ne vois pas pourquoi j’aurai à expliquer cela n’en n’ayant jamais parlé... et je ne vois d’iilleurs pas le rapport entre le transhumanisme et le métabolisme des plantes vertes...
      2/ Ramener la médecine moderne aux soins des entorses et des petits bobos est un tantinet réducteur. Quid des traitements lourds contre le diabète ou encore les dialyses ou les opérations chirurgicales après un accident de la route ? Le but, même si on peut en trouver d’autres comme financier par exemple, est bien de rallonger la vie ou de retarder la mort. L’espérance de vie est passé de mons de 40 ans à 83 ans en un siècle. Dire que ce n’est pas le but ultime de la médecine que de rallonger la vie c’est faire preuve d’un parti pris assez incroyable... un peu comme nier que le ciel est bleu...
      3/ La théorie de la relativité générale ne s’appelle pas à ma connaissance la théorie de la gravitatioon universelle (Newton) donc il y a bien confusion... même si la théorie de Newton est incluse ans celle de la relativité générale... une voiture ce n’est pas un train même si l’objet est de se déplacer...
      4/ Il n’ y a aucun rapport entre faire éclore la vie et prolonger la vie... lier les deux dans un raisonnement tendant à prouver que l’un n’est pas possible car l’autre est actuellemnt impossible est un tantinet fallacieux... pour ne pas dire malhonnête.
      5/ franchement les arguments qui consistent à dire que la théorie de Darwin est fausse parce que l’on ne peut pas la constater chaque jour qui passe s’apparente aux arguments des gens qui pensent que la terre est plate. Oui dans sa vie de tous les jours on ne peut pas s’en rendre compte et l’on est obligé de prendre pour argent contant ce que disent les scientifiques... Mais pour autant la terre est bien ronde et tourne bien autour du soleil...
      4/ S"arcbouter contre la transhumanisme qui est une évolution incontournable de la médecine dont c’est l’objet ultime (voir le 2/) s’apparente aux réactions hostiles qui ont eu lieu au début du siécle dernier quand les premiers trains sont arrivés. Même des "scientifiques" de l’époque affirmait que le corps humain ne pourrait supporter une vitesse de 30km/h et que les passager mourraient par asphyxie (Dionysius Lardner, François Arago).
      5/ plus de place pour finir..


    • #1816894
      le 11/10/2017 par JP
      Le singe devenu Dieu

      @Titus
      L’âne et le cheval appartiennent à des espèces différentes mais voisines : leur descendance est systématiquement stérile. Ce qui prouve qu’on ne peut pas franchir la barrière de l’espèce. Ce n’est qu’une confirmation de ce que nous dit la génétique.

      - 1 Cette barrière de l’espèce, si elle était parfaite entre l’âne et le cheval, interdirait l’existence même des mules et des bardots. Autrement dit, cela suffi à montrer que l’âne et le cheval ne sont pas des espèces parfaitement séparées
      - 2 Ces hybrides ne sont pas totalement stériles. Leur fécondité est simplement très faible, mais pas nulle.

      Bref, l’âne et le cheval sont bel et bien deux espèces issues d’un ancêtre commun relativement récent (à l’échelle de l’Evolution). La séparation de ces deux espèces n’était pas complètement achevée.


    • #1817150
      le 11/10/2017 par Titus
      Le singe devenu Dieu

      @JP



      - 1 Cette barrière de l’espèce, si elle était parfaite entre l’âne et le cheval, interdirait l’existence même des mules et des bardots. Autrement dit, cela suffi à montrer que l’âne et le cheval ne sont pas des espèces parfaitement séparées




      Non, cet exemple prouve que la barrière de l’espèce est infranchissable. Pour qu’elle soit franchissable, il faudrait que les générations puissent continuer. Or elle ne continuent jamais. Les processus génétiques (nombre de chromosomes, génome, etc.) interdisent la reproduction en dehors de l’espèce.



      - 2 Ces hybrides ne sont pas totalement stériles. Leur fécondité est simplement très faible, mais pas nulle.




      Si, ils sont totalement stériles ! Zéro fécondité. C’est la même chose pour les ligrons, hybrides de lion et de tigre et pour les autres hybrides de ce style. Ce qui infirme la théorie de l’évolution



      Bref, l’âne et le cheval sont bel et bien deux espèces issues d’un ancêtre commun relativement récent (à l’échelle de l’Evolution). La séparation de ces deux espèces n’était pas complètement achevée.




      Rien ne permet d’affirmer cela en toute rigueur scientifique.


    • #1817220
      le 11/10/2017 par JP
      Le singe devenu Dieu

      "Si, ils sont totalement stériles ! Zéro fécondité. "

      Wikipedia donne des références très précises, dans ses articles "mulet" et "bardot", qui montrent apparemment que votre affirmation très péremptoire est complètement fausse.
      Je vais arrêter de discuter avec vous. Je n’y vois pas suffisamment d’intérêt.


    • #1817588
      le 12/10/2017 par Mort de rire
      Le singe devenu Dieu

      @Eric

      1/ Si je vous parle des plantes c’est parce qu’il s’agit du groupe vivant le plus nombreux ou l’on observe le plus des cas d’immortalité potentielle (il existe des cas beaucoup plus rares chez certains micro organisme vivant en général en milieu aquatique) car elles peuvent régénérer eurs corps quasiment en permanence ainsi que les exemples les plus connus.

      Par ailleurs le transhumanisme ne se résume pas uniquement à la robotique, la bio-ingénierie est une composante importante au yeux de ce courant de pensée dans leurs but de dépasser la nature. Il en est d’ailleurs fait mention dans ce texte et vous même vous parlez de la médecine.

      Il faut aussi garder à l’esprit que la robotisation de l’espèce humaine ne résoudrait pas le problème d’une manière satisfaisante, en effet les composants des dispositifs utilisés pour allonger la vie d’une personne auraient une durée de vie limitée dans le temps et devraient donc être changés régulièrement avec tout les risques que cela implique, ces appareils ne seraient pas non plus à l’abri d’un dysfonctionnement pouvant causer la mort du sujet, la bio-ingénierie me parait donc la méthode la plus évidente pour remédier à ces difficultés.

      Les êtres humains étant sujet au vieillissent et donc à un risque accru avec le temps d’une déficience de leurs organes pouvant causer la mort sont systématiquement condamné à mourir un jour ou l’autre, il me semble donc logique de s’intéresser aux organismes ne vieillissant pas pour pouvoir permettre aux humains d’atteindre une "immortalité" biologique en s’inspirant de leurs mode de fonctionnement pour modifier le génome humain, une fois que l’on supprime la senescence comme cause de décès ne reste que les maladies, les accidents et les suicides comme causes de mortalités potentielles.

      2/ Dans la plupart des cas les médecins ont affaire avec des affections bénignes, la médecine guérie plus souvent des bobos que des problèmes pouvant causer la mort, c’est la raison pour laquelle j’ai parlé d’entorses.

      Le but de la médecine est évidement de permettre de prolonger l’existence d’une personne je n’ai pas dit le contraire, par contre je ne vois suis pas lorsque vous dite que la médecine à pour but de supprimer la mort en elle même. Les médecins réparent les "erreurs" qui empêchent une personne de poursuivre le cours de sa vie mais ils n’ont jamais eu pour objectif de modifier la nature humaine en supprimant la mort qui n’est qu’une des phases du cycle de la vie.


    • #1817789
      le 12/10/2017 par Titus
      Le singe devenu Dieu

      @JP



      Wikipedia donne des références très précises, dans ses articles "mulet" et "bardot", qui montrent apparemment que votre affirmation très péremptoire est complètement fausse.
      Je vais arrêter de discuter avec vous. Je n’y vois pas suffisamment d’intérêt.




      Extraits de wikipedia :

      « Les mulets sont le plus souvent stériles. En cinq siècles, la société muletière britannique n’a enregistré que 60 naissances naturelles dues à des croisements spontanés entre mulets4, ce qui montre la marginalité du phénomène et la quasi impossibilité en pratique de créer une nouvelle espèce commercialement viable pour les éleveurs. »

      « Comme la plupart des hybrides, le bardot est statistiquement stérile en raison du nombre impair de ses chromosomes »

      CQFD.


    • #1817882
      le 12/10/2017 par JP
      Le singe devenu Dieu

      Un peu de remise en perspective paraît utile :

      Ce que j’ai dit, commentaire #1816894 :
      "- 2 Ces hybrides ne sont pas totalement stériles. Leur fécondité est simplement très faible, mais pas nulle."

      Ce que vous aviez répondu, commentaire #1817150 :
      "Si, ils sont totalement stériles ! Zéro fécondité. "

      Selon vous, Wikipédia appuierait votre affirmation
      Et bien, pour moi, ça illustre parfaitement la valeur de cette discussion.


    • #1819129
      le 14/10/2017 par Gun 2
      Le singe devenu Dieu

      @Mort de rire. "Les humains sont des animaux comme les autres..."
      Dans ce cas les animaux sont des humains comme les autres.


  • #1815993
    le 09/10/2017 par JP
    Le singe devenu Dieu

    Harari [...] ne maîtrise pas les complexités de la science qu’il vulgarise.

    Certes. Mais la liste des questions qu’il faudrait maîtriser est tellement longue que ce n’est à la portée d’absolument personne. Même pas d’un Laurent Guyénot, dont l’intelligence et la productivité m’ont parfois ébloui.


  • #1815999
    le 09/10/2017 par Divulgation
    Le singe devenu Dieu

    Le transhumanisme, et l’intelligence artificielle, sont le but mondialiste final visé, afin d’apporté par le Chaos pseudo-terroriste, actuelle et organisé, que l’on voit chaque jour dans le monde, pour obliger(nouvelle lois à venir) tous les peuples, à se brancher-connecté, sous prétexte de sécurité, d’ordre, de nouvelle Paix, ou d’une nouvelle religion Mondiale, qui sera luciférienne et satanique, pédophile, programmé à coup de nano-technologie, Transhumanisme ...

    Et Tout ceux qui dorment, acceptent, et consentant à tous ces agendas globaux de manipulation mondiale, on déjà choisis leur Maître, et sont déjà leurs esclaves consentants...

     

    • #1816044
      le 09/10/2017 par Dieu n’a pas besoin de vootre avis
      Le singe devenu Dieu

      Ce que j’aime sur ce site c’est la constance dans la fantaisie des commentaires.
      L’article pose des questions intéressantes et tente d’y apporter des réponses même si l’on peut ne pas être d’accord.

      Et bien même dans ce cas, il faut qu’un gogo vienne nous parler des illuminatis, du nouvel ordre mondial, de satanisme et de pédophilie.
      Le raisonnement est le suivant : l’homme se prend désormais pour Dieu = satanisme = pédophilie. Je ne résume pas le raisonnement, il tient sur une ligne.

      Le problème de sa brièveté c’est qu’on ne saisit pas vraiment le rapport entre intelligence artificielle, nano-technologies et pédophilie. Il faut croire que les machines ne sont pas les seules à avoir l’apanage de l’aspect artificiel de leur intelligence.


    • #1816087
      le 09/10/2017 par divulgation
      Le singe devenu Dieu

      @Dieu n’a pas besoin de vootre avis
      Le gros problème de notre époque est le flagrant état de "Dénis", massif de ce qui se passe réellement dans les coulisses du monde, et de telle réaction montre l’illusion globale et l’aveuglement dans lequel l’humanité se trouve actuellement - l’avenir en plein mouvement montrera qui à raison, et qui veut continuer À VIVRE son illusion marécageuse...
      l’ami, en tout respect, de ton point de vue, et de ton libre arbitre, je ne consent pas à tout ce cirque .... Que celui qui à des yeux pour voir, voit,


  • #1816035
    le 09/10/2017 par Dmitri Shostakochvitz
    Le singe devenu Dieu

    L’Homme jette ses machines (TV, PC...) tous les 5 ans ou moins, mais il s’imagine que lui sera immortel quand il aura été transformé en machine. C’est beau.

     

    • #1816062
      le 09/10/2017 par jalon
      Le singe devenu Dieu

      Énorme ce commentaire, tellement évident, merci.

      Les gens sont schizophrènes, pour eux mourir c’est « pas bien » mais l’IVG c’est « bien ». Vivement que Dieu vienne faire la moisson, il y a besoin d’un gros recadrage/écrémage sur Terre.


    • #1816110
      le 09/10/2017 par pranakundaliini
      Le singe devenu Dieu

      excellent dimitri !!!


    • #1816316
      le 10/10/2017 par Juju
      Le singe devenu Dieu

      Excellent commentaire, court et tranchant. Vous pulvérisez en une seule phrase toute l’argumentation trans-humaniste.


    • #1816330
      le 10/10/2017 par Sedetiam
      Le singe devenu Dieu

      Réflexion, simple, parfaite, bio, assaisonnée aux petits oignons : c’est presque écolo...
      On se plaindrait presque qu’il n’y en ai pas assez tant ce fut un délice.


  • #1816063
    le 09/10/2017 par Jean-Luc
    Le singe devenu Dieu

    Si l’homme descend du singe, pourquoi il existe encore des singes ? Pourquoi eux ont-ils stagné ? Il y aurait forcément eu des chocs de civilisations qui auraient causé soit leur extinction, soit leur adaptation. L’humain semble plutôt avoir reçu un petit coup de pouce externe d’évolution que les singes n’ont pas eu. Peut-être sommes-nous déjà une intelligence artificielle de quelqu’un d’autre, hybrides, cultivés en plusieurs cultures sur une planète-laboratoire. Nous sommes sensés être l’espèce dominante la plus intelligente, mais nous sommes pourtant tellement facile à asservir.

     

    • #1816145
      le 09/10/2017 par Max
      Le singe devenu Dieu

      Jean-Luc vous êtes, j’en suis sûr le genre de personne qui passe son temps à dire

      - "de mon temps le bac était bien plus compliqué".

      Pourtant l’évolution est enseignée ajd au collège et vous ne semblez ne rien y comprendre...


    • #1816160
      le 09/10/2017 par Nox44
      Le singe devenu Dieu

      C’est une question qui m’intéresse car ça saute aux yeux et si on cherche un peu on trouve le raisonnement suivant : c’est que nous descendons d’un ancêtre commun aujourd’hui disparu et sommes des cousins ayant évolués différemment. Et cette différence minime est énorme de conséquences. Maintenant le pourquoi et le comment laissent part à interprétation, celle-ci pouvant être de nature mystique (la religion ou la croyance nihilo-darwiniste clôsent le débat) ou de nature logique mais non-conventionnelle : as-t’on reçu un coup de pouce (bleh ! Nous sommes des OGM !!!), de qui et dans quel but ?

      La fiction d’Anton Parks, la trilogie sur les Annunakis, fournit une élégante réponse en y intégrant le religieux, le mystique et le scientifique (incluant la science historique).


    • #1816426
      le 10/10/2017 par The Médiavengers
      Le singe devenu Dieu

      Bonne question Jean-Luc !
      Et si je me permets d’ajouter une couche, de quoi ou qui descend le singe ? Je sens qu’on est pas près de le savoir...


    • #1816783
      le 10/10/2017 par JP
      Le singe devenu Dieu

      "Si l’homme descend du singe, pourquoi il existe encore des singes ? [...]Il y aurait forcément eu des chocs de civilisations qui auraient causé soit leur extinction, soit leur adaptation. "

      Les singes ont perduré ou simplement déménagé dans les territoires où l’homme leur foutait à peu près la paix. L’évolution n’implique pas l’extermination systématique des perdants de la compétition.

      " Pourquoi eux ont-ils stagné ?"
      Stagner est est un peu connoté péjorativement. Disons plutôt qu’ils ont fait au mieux. D’abord, si le milieu ne change pas, il arrive un moment ou le processus évolutif arrive à maturité, dans le sens où toutes les mutations globalement favorables possibles ont été réalisées. Mais ces possibilités de mutation étaient déjà limitées selon l’état initial du code génétique de l’espèce lorsque le milieu s’est figé.
      Donc, 1) ils étaient adaptés au mieux à leur environnement, et 2) leur évolution était peut-être déjà engagée sur des voies qui ne pouvaient plus mener à l’homo sapiens


    • #1816802
      le 10/10/2017 par Titus
      Le singe devenu Dieu

      L’évolution n’implique pas l’extermination systématique des perdants de la compétition.




      Si ! C’est ce que Darwin appelle la survie du plus apte (survival of the fittest). Il ne peut pas y avoir d’évolution s’il n’y a pas de franchissement définitif et irrévocable d’une étape évolutive, et pour ça, il est nécessaire que les "anciens" ne puissent plus rencontrer les "nouveaux" et se reproduire.


    • #1816900
      le 11/10/2017 par JP
      Le singe devenu Dieu

      @Titus

      Moi : L’évolution n’implique pas l’extermination systématique des perdants de la compétition.
      Vous : Si ! C’est ce que Darwin appelle la survie du plus apte (survival of the fittest). Il ne peut pas y avoir d’évolution s’il n’y a pas de franchissement définitif et irrévocable d’une étape évolutive, et pour ça, il est nécessaire que les "anciens" ne puissent plus rencontrer les "nouveaux" et se reproduire.

      Ils suffit, ainsi que je l’avais illustré avec les singes, que les territoires respectifs des deux espèces ne se recoupent pas trop. Il peut même suffire, d’une manière générale, que l’une des deux espèces ne consomme plus les mêmes ressources.

      Bref, L’évolution n’implique pas l’extermination systématique des perdants de la compétition [entre deux espèces récemment séparées (c’était cela la question en cours. Ce n’était pas celle du survival of the fittest) ].


    • #1817170
      le 11/10/2017 par Titus
      Le singe devenu Dieu

      @JP



      Ils suffit, ainsi que je l’avais illustré avec les singes, que les territoires respectifs des deux espèces ne se recoupent pas trop. Il peut même suffire, d’une manière générale, que l’une des deux espèces ne consomme plus les mêmes ressources.




      Non, Darwin est formel : il est nécessaire, pour qu’il y ait évolution, que l’espèce A disparaisse totalement au profit de l’espèce B, mieux adaptée au nouvel environnement.

      C’est logique, puisqu’il n’y a aucune raison pour que des populations d’une même espèce se retrouvent complètement séparés géographiquement de leur biotope commun.


    • #1817225
      le 11/10/2017 par JP
      Le singe devenu Dieu

      @Titus

      Non, Darwin est formel : il est nécessaire, pour qu’il y ait évolution, que l’espèce A disparaisse totalement au profit de l’espèce B, mieux adaptée au nouvel environnement.

      J’ignorais cet article du dogme, dont vous êtes le spécialiste. C’est très intéressant.


  • #1816065
    le 09/10/2017 par Pacheco
    Le singe devenu Dieu

    Monsieur Guyénot, pour répondre à votre interrogation concernant un écrit de Mouammar Kadhafi sur les représentations masculines et féminines de la mort, ne serait-ce pas dans son livre "Death" que l’on trouve ici ? :
    http://algaddafi.org/booksbymuammar...


  • #1816109
    le 09/10/2017 par laurent71
    Le singe devenu Dieu

    Guyénot, excellent comme à chaque fois, mais attention, quand on s’en prend aux croyances des athées, ils peuvent avoir des réactions violentes...

     

    • #1816671
      le 10/10/2017 par Le malicieux
      Le singe devenu Dieu

      @ jp

      non mais la ferme !!!

      rien de pire qu’un idiot qui ne veux rien comprendre.. Mais bon, il semble que vous ayez été formaté.

      "univers tellement vaste blabla"... Il faut se muscler le cortex un peu plus mon ami : même avec 10 univers, c’est même pas proche.

      je constate avec effarement que les hautes études ne produisent plus que des soumis au système et a ses dogmes.

      .


    • #1816793
      le 10/10/2017 par JP
      Le singe devenu Dieu

      On peut donc constater toutefois que les athées n’ont pas le monopole la réaction violente des réactions face à la mise en danger de leurs croyances.

      On voit aussi certains chrétiens. Le genre qui s’accrochent à l’Ancien Testament, en oubliant qu’il n’est pas grand chose par rapport au Nouveau Testament, même si ce dernier est indirectement issu du premier (comme l’homme est issu d’un tas de bactéries qui ont voulu faire société ainsi que cela a été écrit par le prophète Charles Darwin (que son nom soit loué et sanctifié) malgré que certains ne veulent pas le comprendre).


    • #1817173
      le 11/10/2017 par Titus
      Le singe devenu Dieu

      @JP



      On peut donc constater toutefois que les athées n’ont pas le monopole la réaction violente des réactions face à la mise en danger de leurs croyances.




      Ils n’ont pas le monopole de la réaction violente, mais les athées sont toujours les plus fanatiques, n’hésitant pas à détruire socialement les croyants, et ce sont toujours ceux qui refusent le débat avec les créationnistes. L’athéisme n’est pas une religion d’amour !


  • #1816124
    le 09/10/2017 par alfred
    Le singe devenu Dieu

    L’expérience prouve, cependant, que les gènes sont des réplicateurs et donc des stabilisateurs et que leurs mutations accidentelles ne produisent que des dégénérescences, généralement stériles, et en aucun cas connu un quelconque « avantage sélectif » qui permettrait au gène mutant de l’emporter. Autrement dit, la sélection naturelle tend à préserver le patrimoine génétique en éliminant les individus qui dévient trop du standard. Elle possède une marge de manœuvre et peut éventuellement produire une certaine adaptation aux changements d’environnement, dans les limites d’une espèce donnée, mais, d’une manière générale, elle empêche l’évolution au lieu de l’encourager.



    Quelle expérience ?



    Il est vrai qu’une « sélection artificielle » permet à la longue d’ « améliorer » une espèce animale domestique du point de vue d’un critère particulier (rendement en lait ou en viande, par exemple) et, au sein de l’espèce, créer une nouvelle « race ». Mais non pas une nouvelle espèce ; même la génétique moderne ne permet pas d’envisager de franchir ce pas.



    euh, comparer 10000 ans d’agriculture à 4,5 milliards d’années d’évolution, c’est là qu’est véritablement le pas à ne pas franchir !
    On peut très bien être Darwiniste et remettre à leur place les délire d’’Harari : à la poubelle.

     

    • #1816230
      le 09/10/2017 par JP
      Le singe devenu Dieu

      les gènes sont des réplicateurs et donc des stabilisateurs et que leurs mutations accidentelles ne produisent que des dégénérescences, généralement stériles,
      Même pas. Le patrimoine génétique est différent, ce qui prouve bien qu’il y a des tas de variation qui n’entrainent pas forcément la stérilité.
      Certes la probabilité est très faible qu’une variation aléatoire débouche sur une amélioration (au sens de "augmentation indirecte ou directe des chances de reproduction". C’est une loterie à laquelle les chances d’un individu sont extrêmement petites.
      Mais à cette loterie il y a des millions, voire des milliards de joueurs (l’ensemble des individus d’une même espèce).
      D’autre part, il y a un grand nombre de loteries qui fonctionnent simultanément (une pour chaque gène qui pourrait être amélioré).
      De plus, lors de l’accouplement reproductif, la rivalité entre prétendants du même sexe tend à favoriser l’hybridation de ceux qui ont déjà gagné une fois un avantage quelconque à l’une ou l’autre loterie. Une partie de leur descendance cumulera deux fois plus de mutation favorables que chacun de ses parents. Et ainsi de suite au fur et à mesure des générations, les mutations favorables se concentreront sur certains individus. Ces privilégiés monopoliseront les ressources au détriment des autres, auxquels ils laisseront le rôle de nourriture des prédateurs.

      Vu ces trois mécanismes, et sachant qu’ils fonctionnent depuis des milliards d’années, la probabilité que l’évolution ait pu créer l’homo sapiens est très loin d’être nulle. Et quand bien même elle serait faible, il y a a priori dans l’univers un nombre de planètes suffisant pour que ça puisse avoir réussi au moins une fois, sur l’une d’entre elles.

      Toutes ces choses ne sont au fond que des réflexions probabilistes assez simples, en tout cas simples pour le cerveau d’un ingénieur. Mais si l’ingénieur répugne à leur conséquence, c’est-à-dire la vision d’un monde qui n’a pas forcément de sens, alors l’ingénieur n’utilisera pas vraiment ses compétences en probabilités. Et il conservera ainsi sa vision préférée du monde.


    • #1816327
      le 10/10/2017 par Jean
      Le singe devenu Dieu

      JP
      Les protéines indispensables à la vie se composent de molécules très complexes. La probabilité de l’apparition d’une seule de ces molécules par hasard dans une soupe organique est d’une chances sur 10 puissance 113, soit une chance sur un nombre plus important que celui des atomes de l’univers selon les estimations.. Et pour les mathématiciens un événement qui n’a q’une chance sur 10 puissance 50 de se produire est une impossibilité.. et tout ça n’est qu’un fragment infime de ce qui compose la vie.. Si on va plus loin dans ce genre de probabilité on arrive à des nombres qui dépassent l’imagination la plus fertile. Intéressez vous de près à la biologie et sortez de ce dogme, de cette "foi" évolutionniste et vous constaterez que les faits contredisent tous cette théorie débile.


    • #1816370
      le 10/10/2017 par Eric
      Le singe devenu Dieu

      Le commencement de la vie et la théorie de l’évolution sont deux choses différentes. Le fait que la probabilité que vous annoncée (d’où vient-elle ?) soit très faible n’a pas de rapport avec la suite des évènements. La théorie de l’évolution ne parle pas du début de vie à ma connaissance mais bien de l’évolution des espèces à travers des temps longs. Darwin n’a jamais remis en cause la mystique religieuse étant lui-même croyant (il a même voulu embrasser une carrière ecclésiastique).. En temps que naturaliste, il a établi une théorie basée sur l’observation notamment (de mémoire) de l’évolution de deux passereaux en tous points identiques (de la même espèce) mais ayant un bec adapté au type d’aliment à disposition dans leur écosystème et vivant tous deux sur deux iles différentes des Galapagos. Il y a beaucoup de tentatives d’applications "sociétales" de la théorie de Darwin qui sont en général assez débiles car sur des temps courts. Ainsi Marx et Engels compare le fonctionnement de la sélection naturelle avec celui du marché capitalistique...


    • #1816484
      le 10/10/2017 par laurent71
      Le singe devenu Dieu

      des becs différents, ce n’est qu’une adaptation pas une évolution, lequel de ces passereaux est un tigre en devenir ?


    • #1816500
      le 10/10/2017 par Titus
      Le singe devenu Dieu

      @Éric



      Le commencement de la vie et la théorie de l’évolution sont deux choses différentes.




      Non, la théorie synthétique de l’évolution est liée et dépend totalement de la théorie de la génération spontanée du vivant à partir de l’inerte.



      En temps que naturaliste, il a établi une théorie basée sur l’observation notamment (de mémoire) de l’évolution de deux passereaux en tous points identiques (de la même espèce) mais ayant un bec adapté au type d’aliment à disposition dans leur écosystème et vivant tous deux sur deux iles différentes des Galapagos.




      Darwin a étudié les pinsons de l’archipel des Galapagos. Il a constaté qu’ils avaient des becs plus ou moins forts, comme il y a des chiens avec un museau plus ou moins aplati. Rien de nouveau sous le soleil et aucune preuve de sa théorie !

      Pire, une équipe de scientifique s’est récemment rendue sur l’archipel pour vérifier la théorie de Darwin, et il s’avéra qu’elle était fausse : les pinsons des différentes îles peuvent se reproduire entre eux, donc appartiennent toujours à la même espèce !


    • #1816534
      le 10/10/2017 par JP
      Le singe devenu Dieu

      @ laurent71

      des becs différents, ce n’est qu’une adaptation pas une évolution,

      L’évolution, c’est d’abord un moyen de s’adapter durablement au milieu. Pourquoi ce ne serait pas une évolution dans cet exemple ?

      Si ces oiseaux sont transplantés dans un autre milieu, là où leur bec n’est plus adapté de manière optimale, et si leur descendance continue cependant à avoir ce même bec pendant plusieurs générations, alors on est certain que le caractère du bec était inscrit dans les chromosomes. Donc, c’était une évolution, non ?
      Et si après plusieurs générations on voit que le bec s’est modifié en fonction de ce nouveau milieu, on aura là encore observé une évolution/adaptation.


    • #1816607
      le 10/10/2017 par laurent71
      Le singe devenu Dieu

      Salut JP, l’évolution d’après ses croyants, c’est partir d’une bactérie pour arriver à l’homme en passant par le concombre et la loutre, c’est croire au "saut" d’une espèce à une autre, ce qui ne s’est jamais observé.
      le changement de forme du bec est une adaptation au milieu qui ne préfigure en rien que cet oiseau va se transformer en licorne.


    • #1816608
      le 10/10/2017 par JP
      Le singe devenu Dieu

      @Titus
      Pire, une équipe de scientifique s’est récemment rendue sur l’archipel pour vérifier la théorie de Darwin, et il s’avéra qu’elle était fausse : les pinsons des différentes îles peuvent se reproduire entre eux, donc appartiennent toujours à la même espèce !
      En l’occurrence, il serait très étonnant qu’un processus évolutif ne concernant que la forme du bec puisse avoir un impact sur la reproduction. Vous exigez de la théorie de l’évolution qu’elle viole le bon sens élémentaire, puis, constatant qu’elle ne le fait pas, vous en concluez qu’elle est fausse.
      Est-ce bien convaincant ?

      L’évolution se fait par petits pas successifs. Sur une longue période. Le processus aboutit éventuellement à la création d’espèces.
      L’évolution ne se fait pas par des grands bonds qui créeraient subitement des individus si différents qu’ils ne pourraient plus se reproduire entre eux.


    • #1816645
      le 10/10/2017 par JP
      Le singe devenu Dieu

      @Jean
      Les protéines indispensables à la vie se composent de molécules très complexes.

      Etes vous certain de ce que vous affirmez ? Tous les manuels de biologie des lycéens disent pourtant que les protéines se composent d’acides aminés, et que ces molécules là ne se composent que d’une dizaine d’atomes. Les atomes en question ne sont pour la plupart rien d’autre que des atomes de carbone, d’azote, d’hydrogène et d’oxygène. Les liaisons chimiques qui les relient entre eux n’ont rien que de très classique.
      Ces petites molécules, les acides aminés, ont la propriété de pouvoir s’accrocher les unes aux autres. Elles forment ainsi une chaine. Cette chaine, une fois repliée sur elle même (prenant la forme d’une pelote de ficelle bâclée) constitue la protéine.

      La probabilité de l’apparition d’une seule de ces molécules [protéine] par hasard dans une soupe organique est d’une chances sur 10 puissance 113, [...] est une impossibilité.

      Mais le problème est bien plus simple que cela, puisqu’il se réduit à celui l’apparition des acides aminés, dont chacun ne comporte qu’une dizaine d’atomes. Et même si la probabilité est encore faible, ce n’est plus une impossibilité.
      D’autant plus que l’univers est suffisamment vaste, son histoire suffisamment longue, pour que parmi toutes les fois où les conditions requises étaient présentes, il y eut une fois où la vie est apparue.

      Intéressez vous de près à la biologie
      C’est une très bonne idée, que j’ai mis en pratique il y a fort longtemps, au point d’avoir passé quelques années de ma vie dans un laboratoire de recherche.


    • #1816666
      le 10/10/2017 par Titus
      Le singe devenu Dieu

      @JP



      En l’occurrence, il serait très étonnant qu’un processus évolutif ne concernant que la forme du bec puisse avoir un impact sur la reproduction. Vous exigez de la théorie de l’évolution qu’elle viole le bon sens élémentaire




      Darwin a étudié la forme du bec (en lien avec l’alimentation). Il en a déduit ou plutôt imaginé que cette variation minime de caractère phénotypique pouvait être extrapolée à l’infini et que les différentes population de pinsons allaient s’isoler sur le plan de la reproduction et conduire à des espèces différentes. Cela s’est révélé faux.
      Oui, la théorie de l’évolution viole le bon sens élémentaire.



      L’évolution se fait par petits pas successifs. Sur un0e longue période. Le processus aboutit éventuellement à la création d’espèces. L’évolution ne se fait pas par des grands bonds qui créeraient subitement des individus si différents qu’ils ne pourraient plus se reproduire entre eux.




      Il y a deux théories de l’évolution : l’évolution par petites étapes et l’évolution par saut évolutif. Toutes deux sont aussi incroyables. L’évolution par petits pas est impossible puisqu’on sait que si on modifie un être vivant, celui-ci fonctionne toujours plus mal que l’original. Par ex. si on change un élément du moteur du flagelle bactérien, celui-ci cesse de fonctionner. Le flagelle a donc dû être complet tout de suite et ne peut par conséquent être le produit d’une évolution par étapes (dont chacune doit être plus adaptée que la précédente pour être sélectionnée). La complexité des structures biologiques est irréductible.

      La théorie de l’évolution suppose la multiplication infinie d’événements miraculeux en même temps dans tout le règne animal et végétal. Pas crédible.


    • #1816683
      le 10/10/2017 par Titus
      Le singe devenu Dieu

      @JP



      Tous les manuels de biologie des lycéens disent pourtant que les protéines se composent d’acides aminés, et que ces molécules là ne se composent que d’une dizaine d’atomes. Les atomes en question ne sont pour la plupart rien d’autre que des atomes de carbone, d’azote, d’hydrogène et d’oxygène. Les liaisons chimiques qui les relient entre eux n’ont rien que de très classique.




      L’ordre des acides aminés dans la chaîne peptidique détermine son repliement et sa fonction.
      Si tu considères un protéine de 100 acides aminés avec pour chacun 22 choix possibles, ça fait 22 puissance 100 protéines possibles. or il n’y en a qu’une qui est biologiquement fonctionnelle, donc par le seul hasard, ça fait une chance sur 22 puissance 100, c’est-à-dire zéro chance dans la pratique, que cela se produise.

      D’autre part, les protéines ne se créent pas toutes seules spontanément. Il faut toute la machinerie cellulaire ultra-complexe (ADN, ribosomes, ARN de transfert, code génétique, gène, etc). Si tu mets des acides aminés dans un tube à essai, tu n’obtiendras jamais une molécule d’hémoglobine par exemple !
      C’est comme si tu pensais qu’en rassemblant dans un agitateur géant les matériaux nécessaires à la construction d’une voiture, la voiture allait magiquement se construire toute seule. Le bon sens suffit à invalider cette hypothèse.


    • #1816697
      le 10/10/2017 par JP
      Le singe devenu Dieu

      @ laurent71
      Salut JP, salut kamarade !
      l’évolution d’après ses croyants, [...]c’est croire au "saut" d’une espèce à une autre, ce qui ne s’est jamais observé.
      Certes, je n’ai moi-même aucun exemple de saut d’une espèce à une autre. Cela ne me gène pas pour penser que la théorie de l’évolution est de loin la plus vraisemblable.
      Rien n’empêche de considérer que l’apparition d’une espèce se fasse sur plusieurs générations.
      Si l’on prend comme critère l’absence d’inter fécondité, celle-ci peut apparaitre progressivement. Au fur et à mesure que les différences apparaissent entre ces deux groupes qui deviendront plus tard des espèces distinctes, l’interfécondité diminue jusqu’à devenir nulle.
      Autre phénomène possible, l’individu résultant du métissage entre deux variétés d’une même espèce, est plutôt désavantagé qu’avantagé. Cela peut arriver dans certaines circonstances ; Elles peuvent être dues au milieu, mais aussi à l’impossibilité technique(biologique) de posséder une part suffisante de chacun des avantages respectifs des variétés parentes.

      On a un exemple bien connu de séparation incomplète entre deux espèces, les hybrides de l’âne et du cheval.


    • #1816813
      le 10/10/2017 par laurent71
      Le singe devenu Dieu

      @JP, on peut aussi trouver des hybrides qui se reproduisent(Je sème du triticale.) et pourtant tout ce que je vois autour de moi ne peut être le fruit du hasard, et le vivant est la perfection, le fonctionnement de mon propre corps est d’une telle complexité qu’il ne peut être que le fruit d’une intelligence.
      J’ai beau jeter des briques en l’air il ne retombe jamais de maison...
      J’ai appris à l’école l’évolution et j’y ai cru !
      Je n’ai pas la solution, mais je ne crois plus à cette explication, alors je cherche, pourquoi pas Dieu ?
      Passe à la maison, on cherchera ensemble et celui qui convainc l’autre paye le litre !


    • #1816815
      le 10/10/2017 par JP
      Le singe devenu Dieu

      "Si tu considères un protéine de 100 acides aminés avec pour chacun 22 choix possibles, ça fait 22 puissance 100 protéines possibles. or il n’y en a qu’une qui est biologiquement fonctionnelle,"

      Je voudrais bien savoir pourquoi il n’y enaurait qu’une possible. Il peut y en avoir zero, une, deux, cent ou mille. Ce sont les contraintes biologiques qui détermineront pour chacune des 22^100 combinaisons possibles lesquelles sont viables, ou pas.

      Quant à vos considérations sur le fait qu’il y a aussi nécessité que soit créée la machinerie des adn, arn, etc..
      Oui, certes. C’est la raison pour laquelle on considère qu’il est plus que probable que la vie est d’abord apparue sous une forme contenant surtout de l’adn, ou de l’arn, à la manière d’un virus très primitif.

      Une remarque d’ordre général : vous posez une objection, on vous y répond, vous sautez alors à une autre objection, et le jeu se répète. Il peut même durer éternellement, vu la vastitude des questions posées par la biologie. Soyez donc assuré que si vous tenez absolument à conserver vos convictions, et s’il vous suffi pour cela d’avoir toujours une objection en réserve, alors vous serez satisfait, parce que votre contradicteur va fatalement finir par se lasser avant d’avoir épuisé votre stock d’objection.
      Maintenant, vous pourriez aussi tenir compte du fait suivant : vos objections ne semblent indubitables que tant qu’elles n’ont pas encore rencontré de contradicteur. Vous devriez donc avoir moins confiance en elles, et les évaluer avec un œil impartial, comme si vous supposiez que les suppôts de Darwin pourraient avoir peut-être raison.


    • #1816881
      le 11/10/2017 par JP
      Le singe devenu Dieu

      @ laurent71
      @JP, on peut aussi trouver des hybrides qui se reproduisent(Je sème du triticale.)
      Et oui. J’en parlais dès la première réponse que j’avais faite au commentaire initial (
      #1816230 Le 9 octobre à 22:37 par JP)
      De plus, lors de l’accouplement reproductif, la rivalité entre prétendants du même sexe tend à favoriser l’hybridation de ceux qui ont déjà gagné une fois un avantage quelconque à l’une ou l’autre loterie [génétique]. Une partie de leur descendance cumulera deux fois plus de mutation favorables que chacun de ses parents. Et ainsi de suite au fur et à mesure des générations, les mutations favorables se concentreront sur certains individus. Ces privilégiés monopoliseront les ressources etc......
      Bref l’évolution est une tricheuse qui gagne à tous les coups. Si l’hybridation entre variétés est stérile, ça crée des espèces distinctes. Si elle est féconde, ça peut créer des variétés plus adaptées.

      et pourtant tout ce que je vois autour de moi ne peut être le fruit du hasard, et le vivant est la perfection, le fonctionnement de mon propre corps est d’une telle complexité qu’il ne peut être que le fruit d’une intelligence.
      Oui, le niveau de complexité peut paraître hallucinant. mais bon, pour celui qui est attentif, pour celui pour qui les choses méritent d’être questionnées au lieu de considérer qu’elles vont de soi, et bien nous sommes cernés par les raisons d’être perplexe sur toutes sortes de sujet
      .
      J’ai beau jeter des briques en l’air il ne retombe jamais de maison..
      .
      Je ne voudrais pas avoir l’air de mépriser vos briques, qui sont surement issues d’une briqueterie parfaitement honorable, mais quand même, elles n’ont pas la capacité de se coller les unes aux autres. Prenez des briques aimantées, et parfois vous obtiendrez une petit bout de mur. Jetez en l’air ces bouts de mur, et vous obtiendrez parfois quelque chose qui s’approchera un peu plus d’une maison, etc....
      J’ai appris à l’école l’évolution[...] mais je ne crois plus à cette explication,
      Le dogme scolaire est conçu pour des lycéens. Ils n’ont ni le temps ni les capacités d’étudier les objections et leurs réponses.
      Jje n’ai rien lu sur le sujet depuis pffff, mais il y a 30 ans Stephen Jay Gould a beaucoup écrit sur les cas paraissant contredire Darwin.

      Passe à la maison, on cherchera ensemble et celui qui convainc l’autre paye le litre !
      Malheureux ! Vous voulez que Soral soit en plus accusé de promotion de l’alcoolisme sur son site ?


    • #1816983
      le 11/10/2017 par ole
      Le singe devenu Dieu

      Prenez des briques aimantées, et parfois vous obtiendrez une petit bout de mur. Jetez en l’air ces bouts de mur, et vous obtiendrez parfois quelque chose qui s’approchera un peu plus d’une maison, etc....



      Mais il n’y a personne pour jeter en l’air les briques, elles trainent par terre ! Et personne pour "obtenir" quoi que ce soit et juger que désormais, la "maison" étant formée il est temps de cesser de la lancer en l’air pour ne pas la détruire.

      Croire qu’il finirait pas se former spontanément des maisons, puis des villes entières avec routes et infrastructures cohérentes (analogie déjà plus proche de la complexité d’une cellule vivante), montre votre degré de crédulité.

      Le hasard et le temps n’organisent ni ne créent, ils usent et détruisent. C’est le bon sens même. Le Darwinisme rend fou.


    • #1817120
      le 11/10/2017 par JP
      Le singe devenu Dieu

      Mais il n’y a personne pour jeter en l’air les briques, elles trainent par terre ! Et personne pour "obtenir" quoi que ce soit et juger que désormais, la "maison" étant formée il est temps de cesser de la lancer en l’air pour ne pas la détruire.
      Croire qu’il finirait pas se former spontanément des maisons, puis des villes entières avec routes et infrastructures cohérentes (analogie déjà plus proche de la complexité d’une cellule vivante), montre votre degré de crédulité.

      Les briques, le mur, etc.... Ce n’est qu’une parabole. Elle vise à représenter une idée, et, par ce moyen, la transmettre plus facilement. Elle n’est pas censée être prise au premier degré, donc elle n’a pas besoin d’être vraisemblable.
      La crédulité.... Ne parlons pas de ceux qui ne poursuivent pas leur réflexion au delà du premier degré de lecture.


    • #1817687
      le 12/10/2017 par ole
      Le singe devenu Dieu

      Réponse de mauvaise foi.
      Si la comparaison n’est pas pertinente, il ne fallait pas la faire !

      La seule chimie ne produit pas la vie. C’est de la génération spontanée, ça n’existe pas.
      Pourquoi persister à croire quelque chose d’impossible ?


    • #1817782
      le 12/10/2017 par JP
      Le singe devenu Dieu

      @ole
      La seule chimie ne produit pas la vie. C’est de la génération spontanée, ça n’existe pas.
      Pourquoi persister à croire quelque chose d’impossible ?

      Et pourtant :
      "souviens-toi que tu es poussière et que tu retourneras à la poussière"


    • #1817863
      le 12/10/2017 par JP
      Le singe devenu Dieu

      @ole
      "Le hasard et le temps n’organisent ni ne créent, ils usent et détruisent. C’est le bon sens même."

      Le bon sens n’est pas infaillible, et particulièrement pas lorsqu’il est érigé en dogme incontestable. Le bon sens même dictait que la Terre était plate.
      Faites des recherches sur les concepts d’entropy et d’emergence (en anglais, vous aurez de la meilleure info).

      Avec trois francs six sous investis dans des exemplaires d’occasion de La nouvelle grille de Henri Laborit, et Le macroscope de Joël de Rosnay, vous aurez, en français, une vision moins abstraite des concepts précités.


  • #1816179
    le 09/10/2017 par Riendutout
    Le singe devenu Dieu

    Texte explicite de ce qu’est le Darwinisme ainsi que son évolution, mettant de plus en relief les motivations profondes de toutes ces théories humaines : Le BONHEUR, Le SALUT (qui parle de la santé de quoi ? Du corps ? De l’Âme ?) Le BONHEUR... Bref ... Tous ces grand théoriciens (Darwin, Freud) ne sont explicitement pas capable d’en évoquer simplement les bases primaires. À savoir qu’un être humain, pour être heureux et pour connaitre le bonheur doit avoir dans sa vie de simples choses évidentes à comprendre, même pour un enfant. À savoir, la santé, Salut en Catalan tiens... Saluto en Latin, car sans la santé, tu peux être milliardaire, tu vas être en forcement inquiet, perturbé voir malheureux, deuxièmement, l’Harmonie avec soi et avec les autres (ton frère te hait etc), sans cela... Aucun bonheur possible... et troisièmement : Le nécessaire matériel pour pouvoir vivre correctement et être un tant soi peu "à l’abri", un toit, de la nourriture etc minimum de confort matériel... Sans cela, c’est râpé ! De plus ces principes de base doivent être stable et solide sur du long terme, non pas en dents de scie, car sinon... Aucun bonheur possible encore, parce que non viable, parce que non stable... Rien de mécanique, ni de robotique là dedans... Comme Dieu, que ces scientifiques créent une araignée, qu’il lui fasse tisser une toile avec des courbes harmonieuses, capturer une mouche et se nourrir, après il pourra venir sans trembler nous parler de création ou de lutte contre la mort. :) En attendant, rien que de pouvoir répondre à ces 3 critères basiques est assez rare et remarquable à notre époque.


  • #1816219
    le 09/10/2017 par Mort de rire
    Le singe devenu Dieu

    « Si vous comprenez vraiment la théorie de l’évolution, vous comprenez qu’il n’y a pas d’âme »




    De quoi parle donc cet imbécile d’Harari ? Non seulement il n’a pas l’air de comprendre que la théorie de l’évolution n’a jamais eu pour but de prouver ou non l’existence d’une quelconque divinité( la science non plus d’ailleurs...) mais en plus il a l’air de ne pas savoir que Darwin lui même n’était pas athée... Ce charlatan ferait bien de réviser un peu ses cours et d’éviter de prendre ses opinions pour des vérités scientifiques.

    Qui plus est comment peut il parler de compréhension de la théorie de l’évolution tout en voulant lutter contre la mort alors que celle-ci est une composante entière de la sélection naturelle car une fois qu’un individu a dépassé l’age de pouvoir se reproduire son génome se dégrade de plus en plus au cours du temps, la mission biologique d’un être vivant n’est pas de rester en vie coute que coute mais plutôt de transmettre son patrimoine génétique pour permettre à la vie de continuer à évoluer, certains semble pourtant l’avoir oublié et se prennent pour des dieux.

     

    • #1816348
      le 10/10/2017 par rectificateur
      Le singe devenu Dieu

      Enfin un commentaire qui relève le niveau ! Au lieu de tenter de se raccrocher au créationnisme comme des singes aux branches d’un arbre mort et pourri, certains feraient bien d’envoyer ch... Harari en lui faisant remarquer que la mort fait partie de la vie au lieu d’en être son contraire !


    • #1816429
      le 10/10/2017 par The Médiavengers
      Le singe devenu Dieu

      L’époque met en avant ce genre de crétins car ils osent tout. Il a le niveau d’un youtubeur ou gourou de secte. Je dénommerais ce type de personnage "DJ de la modernité". Il prend des vieux concepts, il les mixe, les sample, saupoudre d’idées plus ou moins branchouille, ajoute un tempo et roulez jeunesse éternelle.
      En attendant, ça fait plus d’un Siècle qu’on attend les voitures volantes de Jules Verne. Alors leur trans-humanisme, je le vois bien s’écraser dans les poubelles de l’histoire des idées. Ces faux prophètes finissent toujours par se ramasser lamentablement. Il suffit de jeter un coup d’oeil à des vieux numéros de Science-et-Vie pour voir qu’il y a plus d’astrologues et d’opportunistes que de vrais scientifiques dans ces milieux.


    • #1816581
      le 10/10/2017 par herbert
      Le singe devenu Dieu

      "le singe devenu Dieu" : pourquoi, dès qu’on conteste la théorie de l’évolution, c’est pour valoriser l’hypothèse de Dieu ? Ce n’est pas parce que la première serait fausse, ou imparfaite, que la seconde serait vraie obligatoirement. Ne peut-on jamais débattre de la théorie de l’évolution, de sa véracité ou de sa fausseté, sans faire intervenir le sempiternel Dieu ?
      Mon hypothèse est que les puissants ont, jusqu’à peu, toujours utilisé la religion pour opprimer et contrôler les masses. Depuis que la science a démontré qu’elles pouvait avoir des applications pratiques extrêmement intéressantes à tous les niveaux, les élites cherchent à remplacer la religion, devenue inutile, par la Science, pour conquérir et consolider leur puissance. La religion est finie, mais les masses ont toujours un temps de retard pour s’en apercevoir.
      Peut-être, dans quelques milliers d’années, si l’humanité existe encore (peu probable), les puissants remplaceront la science par quelque chose d’encore plus performant, et on verra alors les masses descendre dans la rue pour défendre la science, comme elles le font aujourd’hui pour défendre "Dieu" (c’est-à-dire la religion)


    • #1816993
      le 11/10/2017 par ole
      Le singe devenu Dieu

      De quoi parle donc cet imbécile d’Harari ?



      Si l’hypothèse darwinienne est vraie, tous les vivants sont apparentés.
      Ils ne sont pas essentiellement différents et forment un continuum. Ils partagent donc la même nature, la même substance et ne varient que qualitativement.

      Un choix s’impose alors :

      - Ou bien tout a une âme. De l’homme à la bactérie (ajoutons le caillou, pour ceux qui croient à l’évolution de l’inerte au vivant, thèse privilégiée par la science contemporaine).

      - Ou bien rien n’a d’âme.

      Harari ne croyant probablement pas que les bactéries et les cailloux ont une âme, déclare donc que l’homme en est également privé. Toute réalité est ainsi réduite à sa dimension physico-chimique.

      L’alternative, c’est le panthéisme, la nature divinisée.

      NB : Les deux alternatives sont fausses car le postulat l’est en premier lieu.


    • #1817692
      le 12/10/2017 par ole
      Le singe devenu Dieu

      Erreur : Ils partagent donc la même nature, la même substance et ne varient que quantitativement.


  • #1816263
    le 09/10/2017 par laurent71
    Le singe devenu Dieu

    Postulat de l’évolution, avant il n’y avait rien, rien a explosé, a laissé une soupe de pierres et d’hydrogène, le hasard à fait la vie et le temps à permis à l’homme de sortir de la soupe.
    Ca se tient...

     

    • #1816371
      le 10/10/2017 par Eric
      Le singe devenu Dieu

      Le livre de la Génèse : "Le chapitre 1 et le début du chapitre 2 décrivent la création en six jours de l’univers et de ce qui s’y trouve. L’humanité (hommes et femmes) est créée le sixième jour, et la création se termine par un repos sabbatique le septième jour." oui effectivement c’est quand plus rationnel... et en plus il y a déjà les congés payés... il pense à tout Dieu.


    • #1816443
      le 10/10/2017 par laurent71
      Le singe devenu Dieu

      Salut Eric.
      C’est pas plus rationnel que de croire(L’évolution est une croyance.) en une "vérité scientifique" qui n’est pas observable ni reproductible expérimentalement, basée sur le hasard et dont les preuves seraient les chaînons manquants ?


    • #1816525
      le 10/10/2017 par paramesh
      Le singe devenu Dieu

      la genèse est un mythe, la voir autrement est tout aussi stupide que de croire en la théorie de l’évolution. aucun de ces deux récits n’est prouvable, mais quitte à choisir je préfère encore la genèse, il y plane encore du mystère, de la poésie et plein d’informations utiles pour qui sait les repérer.
      un peu d’humilité face à la connaissance ne nous ferait pas de mal par les temps qui courent surtout quand on voit où ça nous mène.


    • #1816527
      le 10/10/2017 par Titus
      Le singe devenu Dieu

      @paramesh

      Contrairement à la théorie de l’évolution, le récit de la genèse est compatible avec la réalité observable, à savoir que les êtres vivants ont été créés « selon leur espèce ». Effectivement, il existe des espèces et la barrière de l’espèce est infranchissable. Le critère scientifique principal de la définition d’une espèce est d’ailleurs l’interfécondité.

      La théorie de l’évolution, elle, prévoit que les chiens peuvent donner naissance à des chats, avec le temps et les générations. On n’a bien entendu jamais observé un tel phénomène. Ce qui veut dire que l’évolution est, non pas une théorie scientifique, non pas un fait constaté, mais une croyance.


    • #1816536
      le 10/10/2017 par JP
      Le singe devenu Dieu

      L’évolution est une croyance.)

      mais comment faites-vous pour distinguer ce qui est une croyance et ce qui est une théorie scientifique ? Vous utilisez une méthode pour faire cette distinction ?


    • #1816547
      le 10/10/2017 par JP
      Le singe devenu Dieu

      La théorie de l’évolution, elle, prévoit que les chiens peuvent donner naissance à des chats, avec le temps et les générations. On n’a bien entendu jamais observé un tel phénomène.
      D’abord l’évolution ne prévoit pas la transformation des chiens en chat. Elle parle d’un ancètre commun.
      Secondement, les transformations de cette ampleur prennent moultes milliers d’années. Il est donc normal qu’on n’ai pas eu l’occasion de les observer. Ce n’est donc pas çela qui permet de réfuter la théorie de l’évolution.

      Ce qui veut dire que l’évolution est, non pas une théorie scientifique, non pas un fait constaté, mais une croyance.


    • #1816550
      le 10/10/2017 par Titus
      Le singe devenu Dieu

      @JP

      Selon moi, la croyance s’oppose au savoir, à la connaissance vérifiée et vérifiable par tous. La théorie de l’évolution n’est ni vérifiable ni vérifiée, donc elle n’est pas scientifiquement valable.
      Si elle reposait sur des faits, tout le monde pourrait en constater la réalité et la vérité et il n’y aurait pas de débat. Mais elle ne repose pas sur des faits, et donc il faut avoir la foi pour y croire.

      Il faut vraiment beaucoup de foi pour croire que de la roche et de l’eau (les constituants de la Terre avant l’apparition de la vie) aient la faculté de se transformer en grenouille puis en prince charmant avec le temps et au fil des générations. C’est pour ça que le grand biologiste Jean Rostand écrivait dans Le Monde que l’évolution était «  un conte de fée pour grandes personnes. »


    • #1816591
      le 10/10/2017 par JP
      Le singe devenu Dieu

      @Titus
      Selon moi, la croyance s’oppose au savoir, à la connaissance vérifiée et vérifiable par tous. La théorie de l’évolution n’est ni vérifiable ni vérifiée, donc elle n’est pas scientifiquement valable.
      Si elle reposait sur des faits, tout le monde pourrait en constater la réalité et la vérité [...]. Mais elle ne repose pas sur des faits, et donc il faut avoir la foi pour y croire.

      Vous affirmez que la théorie scientifique devrait être vérifiable par tous. Je ne suis pas opposé à ce principe, en soi. Mais il n’est pas applicable.
      Beaucoup d’humains n’auront jamais l’occasion de vérifier par leurs propres yeux que la terre est ronde. Diriez vous alors que la rotondité de la terre n’est qu’une croyance ?
      La plupart des vérifications de la science ne sont accessibles qu’à ceux qui peuvent faire les efforts nécessaires.

      Il faut vraiment beaucoup de foi pour croire que de la roche et de l’eau (les constituants de la Terre avant l’apparition de la vie) aient la faculté de se transformer en grenouille
      Le point de départ n’est pas eau + roche, mais la "soupe primitive" ou "soupe prébiotique", c’est à dire un mélange d’eau et de molécules plus ou moins complexes dissoutes dans l’eau. cf wikipedia .

      Une remarque, en passant, mais extrêmement importante : depuis le 20ème siècle, la philosophie des sciences, les épistémologues, ainsi que les scientifiques qui réfléchissent sur la bonne manière de produire du savoir scientifique, ils ont tous abandonné cette conception selon laquelle la science devait être prioritairement vérifiable.
      Ils jugent que la science doit d’abord être réfutable. Autrement dit, une théorie n’est considérée comme scientifique que si le savant a la possibilité de s’apercevoir de son erreur éventuelle.

      Exemple : supposons que je prétende que des lutins géants et transparents transportent chaque jour le soleil sur leur dos à travers le ciel, et que chaque matin ils réapparaissent à l’horizon.
      Selon votre critère (chaque point de cette théorie est vérifiable par chacun), c’est une théorie scientifique.
      par contre selon les critères modernes, la transparence des lutins est une astuce incorporée à cette théorie, et cette astuce empêchera de constater l’inexistence des lutins. La théorie a été ainsi fabriquée d’une manière telle qu’elle empêche le savant de voir qu’elle est fausse. Elle est, par construction, pas réfutable. Donc, pas scientifique. (cf Karl Popper)


    • #1816624
      le 10/10/2017 par ole
      Le singe devenu Dieu

      les transformations de cette ampleur prennent moultes milliers d’années. Il est donc normal qu’on n’ai pas eu l’occasion de les observer.



      Vous ne voyez donc pas le problème de cette assertion ?
      Si ce n’est pas observable, comment sait-on que cela a eu lieu ?

      Le Darwinisme est un postulat qui n’est pas issu de l’expérience. Il n’est donc pas une théorie scientifique.

      C’est en réalité une thèse métaphysique, mais qui n’a pas pour elle l’argument de la cohérence :
      Dans la pensée darwinienne, le néant produit spontanément la matière, la matière inerte produit spontanément la vie, la vie non-intelligente produit spontanément la vie intelligente.
      A chaque étape, le plus sort du moins. Ce qui n’est pas, se met à être, sans cause ou sans cause proportionnée.

      Le darwinisme est anti-scientifique (contraire à l’observation) et anti-philosophique (contraire à la logique). Une personne intelligente ne peut pas adhérer à ça.


    • #1816648
      le 10/10/2017 par Mort de rire
      Le singe devenu Dieu

      La théorie de l’évolution n’a jamais nié l’existence d’une divinité... Darwin lui même était un chrétien anglican, il a même envisagé de devenir prêtre avant de devenir médecin.


    • #1816846
      le 10/10/2017 par JP
      Le singe devenu Dieu

      Bonjour ole

      Moi : les transformations de cette ampleur prennent moultes milliers d’années. Il est donc normal qu’on n’ai pas eu l’occasion de les observer.

      Vous : Vous ne voyez donc pas le problème de cette assertion ?
      Si ce n’est pas observable, comment sait-on que cela a eu lieu ?
      Le Darwinisme est un postulat qui n’est pas issu de l’expérience. Il n’est donc pas une théorie scientifique.

      Euh... Çà n’est pas si simple. La science aime les expériences, parce que c’est le moyen le plus facile d’en faire. Mais heureusement, on peut encore faire de la science, même si c’est plus difficile, dans toutes les disciplines où les expériences sont impossibles. Sinon, vous devez rejeter hors du domaine de la science une part de l’astronomie (pouvez vous monter une expérience prouvant indubitablement l’existence des étoiles ?), la géologie, la dérive des continents (lire à ce sujet le livre La structure des révolutions scientifiques qui montre la difficulté de faire adopter une théorie scientifique sans expériences), les dinosaures, l’archéologie, l’histoire, la théorie de la lutte des classes etc, etc...

      La définition moderne de la science a été donnée il y a quelques décennies par Karl Popper. En (très) bref une théorie scientifique est une théorie qui, si elle était fausse, pourrait alors être réfutée.

      le néant produit spontanément la matière, la matière inerte produit spontanément la vie, la vie non-intelligente produit spontanément la vie intelligente.
      A chaque étape, le plus sort du moins. Ce qui n’est pas, se met à être, sans cause ou sans cause proportionnée.

      Le Darwinisme ne prétend pas couvrir ce qui s’est passé avant l’apparition de la vie.
      Cela dit, vos remarques sont pertinentes :
      - pourquoi y-a-t il de la matière et non pas simplement un néant perpétuel ? Je n’en sais rien. Si on veut prétendre que la théorie de l’existence de Dieu y répond mieux que la science, je n’ai pas d’objection scientifique.
      - comment le plus [complexe] peut-il sortir du moins [complexe] Qu’est-ce qui fait que ce truc qui s’est trouvé à la place du néant n’était pas dénué de capacité d’organisation ? Même réponse. Quant à cette marche vers le toujours plus complexe : regardez un chasseur-cueilleur. En dix-mille ans, avec cette simple brique, est apparu notre civilisation si complexe.

      Le darwinisme [...] Une personne intelligente ne peut pas adhérer à ça.
      Mais si, à condition d’être modeste. N’en suis-je pas la preuve vivante ? ;=)


  • #1816343
    le 10/10/2017 par Fusus
    Le singe devenu Dieu

    Le transhumanisme c’est la religion de ceux qui ont peur de mourir par peur de découvrir ce qu’il y a après. Ça serait un peu comme un bébé qui refuse de sortir du ventre de sa "matrice" , l’ultime refus du bon sens de la vie par refus de rejoindre l’Eternité véritable en passant par cette épreuve de l’existence.
    Le transhumaniste est celui qui refuse les lois universelles dont la mort/temps de vie en ce monde est conditionnée au véritable travail sur soi même. Pour ne pas mourir/travailler sur lui , il est prêt à se détruire et à se mutiler intérieurement et extérieurement , cherchant par là à annihiler son propre micro et macrocosme sans sourciller, le comble du désespoir en réalité.

    Pauvre créature vouée à disparaître sans laisser de trace de son aliénation aux chaînes des ses passions malpropres. Cette religion de l’absurde et de la contradiction ne fera pas "long feu" même si elle fera beaucoup de dégâts sur les âmes perdues qui l’embrasserons.

    Grégory Forest

     

    • #1816406
      le 10/10/2017 par rectificateur
      Le singe devenu Dieu

      Très bon commentaire, qui rejoint les analyses qu’on a pu lire ici ou ailleurs sur la fabrique d’éternels adolescents (voire d’éternels enfants) par le capitalisme intégral (intégriste ?). Il est essentiel de maintenir les humains au stade pré-pubère du développement affectif afin d’en faire des esclaves de la marchandise. Le faux bouddhiste Harari montre la voie, tel le joueur de flûte de Hamelin...


  • #1816353
    le 10/10/2017 par Bo
    Le singe devenu Dieu

    Merci de débunker cet escroc d’Harari, excellent boulot comme d’hab les gars. J’avais lu "Sapiens" de cet auteur il y a quelques années, alors inculte au sujet de l’évolution humaine. Le piège est que le bonhomme écrit bien, c’est simple et agréable, on tombe vite dans le panneau, et il fait ainsi passer les couleuvres de l’idéologie dominante (féminisme, propagande LGBT subtile, etc.). Mais quiconque approfondit le sujet se rend compte du traquenard.

    Il faut d’ailleurs préciser que la théorie sur l’apparition du langage et comportement moderne qu’il reprend, la "théorie de la révolution cognitive", est déjà démontée dans le milieu scientifique sérieux depuis un bon moment


  • #1816365
    le 10/10/2017 par wx
    Le singe devenu Dieu

    Quelqu’un de réussi génétiquement et mentalement, qui donc a eu de la chance d’une part et du courage de l’autre, ne spécule pas sur une humanité extrapolée, bourrée d’excroissances, de virus intelligents et de prothèses, "luttant contre la mort".
    La mort est l’issue biologique inéluctable, alors que le savoir et le souvenir, parfois l’amour, perdurent. On transmet donc ses gènes et son savoir pour ne mourir que relativement. Lutter contre dame Ankou ? Elle rigole comme un macchabée.
    Lutter contre la maladie, c’est ce que l’Homme réussi peut faire et fait, tant mieux, merci. Et encore, il ne peut pas tout, car la maladie qui est une petite mort potentielle intégrée, un mécanisme d’alerte ou de protection de l’espèce, a son utilité globale et il ne faut pas forcément l’enrayer.
    Seuls les insuffisants ou privés mentaux et physiques désirent la béquille, aussi techno que possible, pour avancer. Les autres préfèrent leurs deux jambes, puisqu’elles marchent, et parfaitement. Harari prétend mettre tout le monde en fauteuil roulant, ça va tellement plus vite et ça rend tellement dépendant. Et ça crée des emplois.


  • #1816430
    le 10/10/2017 par Caro
    Le singe devenu Dieu

    "La Déclaration universelle des droits de l’homme ne dit pas que les hommes ont le "droit de vivre jusqu’à quatre-vingt-dix ans", mais que tout être humain a droit à la vie, point barre." D’accord. Donc l’avortement et l’euthanasie, c’est mal...

     

    • #1816632
      le 10/10/2017 par ole
      Le singe devenu Dieu

      Non ! Car pour un humaniste, la liberté constitue le principe suprême.

      Si donc un individu désire mourir, ou une femme, ne pas être enceinte, nul ne peut s’y opposer.
      (Bien entendu, dans le cas de l’avortement, il faut déshumaniser l’enfant à naitre en le traitant de tas de cellules afin que la mère se retrouve seule dans l’équation et que personne ne puisse prétendre restreindre sa liberté).


  • #1816438
    le 10/10/2017 par Mike
    Le singe devenu Dieu

    Très bon texte.

    "Après quatre milliards d’années d’errance dans le royaume des composés organiques, la vie fera irruption dans l’immensité du champ inorganique et prendra des formes qu’on ne saurait envisager même dans nos rêves les plus fous. Après tout, nos rêves les plus fous sont aussi le produit de la chimie organique. "

    Le souci n’est pas tant la technique que la philosophie qui l’accompagne. Devenir cyborg ou programme informatique est une chose, penser 1 - que c’est nouveau 2 - que c’est la fin de l’évolution c’est un peu court.

    Les "rêves les plus fous" de Harari sont en réalité très limités. Toute personne un peu sensible sait bien qu’il y a des consciences dont la nature va bien au-delà de l’humain. L’humain dématérialisé va peut-être prendre mieux conscience de ces entités mais il ne pourra pas les dominer si facilement.


  • #1816439
    le 10/10/2017 par eugène
    Le singe devenu Dieu

    Une petite fille demanda un jour à un grand scientifique(astrophysicien de renommée mondial), "que faut-il faire pour être intelligent ?" Réponse :" C’est très simple, il suffit de savoir dire, je ne sais pas. hélas, c’est un peu plus long" Il est heureux que chacun puisse s’exprimer quel que soit le sujet mais la sagesse commande de savoir se taire et d’écouter, quand on ne possède pas les bases.

     

    • #1816553
      le 10/10/2017 par JP
      Le singe devenu Dieu

      Le problème est que celui qui ne possède pas les bases n’a pas beaucoup de raisons d’ être commandé par cette sagesse là.


  • #1816528
    le 10/10/2017 par McAron
    Le singe devenu Dieu

    La divinisation de l’homme, c’est aussi le projet chrétien, tel qu’exprimé par l’Eglise d’Orient à travers ses plus grands théologiens, notamment Maxime le Confesseur : "Dieu s’est fait homme pour que l’homme se fasse Dieu", selon la phrase prêtée à saint Irénée (Byzantin écrivant en grec). Le projet transhumaniste apparaît alors comme l’inversion maligne, matérialiste, névrotique, d’une aspiration spirituelle dont le christianisme orthodoxe a donné la plus haute expression.

     

    • #1816851
      le 10/10/2017 par Seconde classe
      Le singe devenu Dieu

      Très juste.
      Rappelons-nous par ailleurs, plus tardivement, du succès de "De l’imitation de Jésus-Christ" (De imitatione Christi, je vous laisse chercher) qui a touché une base de fidèles extrêmement large en Europe à la fin du XVe et pendant le XVIe s., et qui a exprimé ce désir, si je ne fais pas d’anachronisme, d’atteindre à la déité (une part au moins de celle-ci) pendant sa vie ; à tout le moins, de côtoyer Dieu à l’issue de l’Apocalypse.

      Ceci dit, on peut également ajouter le même commentaire, mais en inversant le paradigme, à propos de la "philosophie" (puisqu’elle refusera toujours de se nommer "religion") bouddhiste, qui enseigne que Dieu (ou plutôt "l’Eveil") sommeille par contre en chaque homme, à qui il appartient de le découvrir en lui-même.

      Pardon pour cette schématisation à la hache - le bouddhisme est un peu plus riche et complexe -, mais, grosso modo, c’est ça : l’univers est fait d’atomes et la déité ne vient pas du ciel, n’est pas extérieure à l’homme, n’est pas transcendante.
      Elle est immanente, consubstantielle à tout homme (à toute forme de vie, en fait) dès sa conception, lovée dans son esprit/âme. Quiconque naît, a la tâche, pour échapper au cycle sans fin de la douleur induite par le désir, de la révéler à soi-même et, mieux encore, au monde.

      Il a probablement existé d’antiques hérésies chrétiennes pour exprimer cette intuition (que j’ai envie de qualifier de "naturelle", sans esprit polémique, mais très plausible pour quiconque a la chance d’avoir ne serait-ce qu’un embryon de vie spirituelle).


    • #1816910
      le 11/10/2017 par Francois Desvignes
      Le singe devenu Dieu

      Il ne faut pas céder à la mode du paradoxal et de la xénophilie.

      " Dieu s’est fait homme pour que l’Homme devienne dieu" est une citation de Saint Athanase dit le Grand.

      Avant d’être un saint "orthodoxe" il est évêque d’Alexandrie, Père de l’Eglise catholique, et un de ses 36 Docteurs.

      La citation que vous faites est fausse et hérétique : St Anathase n’a pas dit se fasse dieu mais devienne dieu.

      Il n’appartient pas à l’homme de "se faire dieu". Anasthase a dit "devienne" et non "se fasse".

      L’homme se faisant l’égal de dieu : c’est le péché originel, la rébellion de Lucifer.
      L’homme devienne dieu : c’est le retour à sa condition avant le péché originel, dieu parce qu’uni à Dieu.

      Dieu s’est fait homme pour que l’Homme redevienne dieu avec Dieu.

      Et non pour qu’il se fasse dieu, donc proto dieu contre Dieu.

      Bien sûr : la république est luciférienne.
      Et vous venez de prendre sa défense.


    • #1817174
      le 11/10/2017 par McAron
      Le singe devenu Dieu

      @ François Desvignes
      Et en grec, comment Anastase disait-il "devenir" ? Parce qu’il ne vous a pas échappé qu’Anastase n’écrivait pas en français ! (en passant, il n’avait certainement jamais entendu parler de Lucifer, mot tiré de la Vulgate latine).


  • #1816557
    le 10/10/2017 par Uncle_Whitey
    Le singe devenu Dieu

    J’ai lu l’ouvrage en question , et je remercie l’auteur de cet article pour ses propos plus que pertinents.
    J’ai été séduit par le sujet de ce bouquin , mais je l’ai acheté avec un arrière goût de " Attention au Best-seller " ! ... J’avais pas tout à fait tort !


  • #1816571
    le 10/10/2017 par Camille
    Le singe devenu Dieu

    Voilà toute la bêtise et la naïveté de l’homme : "tout comprendre et vouloir tout maîtriser"
    Quand l’homme comprendra qu’il a une âme avant d’avoir un cerveau, alors l’histoire du monde changera sous tous les rapports...Laissons Dieu faire et soyons à son service nous apprendrons enfin qui nous sommes.

     

    • #1816773
      le 10/10/2017 par hervé
      Le singe devenu Dieu

      quel besoin la nature aurait-elle de nous doter d’une âme immortelle ? Et admettons que ce soit "Dieu" qui implante une âme immortelle dans l’homme (la preuve de l’existence d’une âme immortelle ? J’attends toujours), Dieu arriverait comme un cheveu sur la soupe avec son "âme immortelle", au sein d’une création à laquelle il semble étranger (on l’imagine créer un système parfait et statique, comme celui décrit dans la Bible, mais pas un système imparfait et en constante évolution comme le nôtre ). A partir de quel stade de l’hominisation de certains grands singes Dieu aurait-il décidé de leur implanter une âme immortelle ?


    • #1817125
      le 11/10/2017 par Antinafs
      Le singe devenu Dieu

      Laissons Dieu faire ?? Mais si on comptait sur Dieu pour arranger les choses on en serait encore à l’age de pierre ma pauvre Camille ! Perso je ne lui fais pas confiance et ne compte que sur moi pour manger tous les jours et ne pas me faire égorger le soir dans le métro .


    • #1817308
      le 11/10/2017 par Paul
      Le singe devenu Dieu

      Tout a fait d accord.
      Le mot "singe" et le mot "Dieu" ensemble ...
      Je ne lirai pas ce livre .
      L homme ne se réduit pas a la génétique


  • #1816615
    le 10/10/2017 par Mami Wata
    Le singe devenu Dieu

    Vous voulez avoir une petite idée des dangers du transhumanisme ? Regardez cette série américaine Fringe, je pense qu’elle est quand même l’une des rares à avoir essayé de traiter avec un peu de sérieux (même s’il s’agit avant tout de divertissement) les questions liées au transhumanisme et aux théories évolutionnistes. Dans la série il y a ces personnes appelées "les observateurs" qu’on prenait au départ pour des extra-terrestres mais qui n’étaient en réalité que des êtres humains "évolués" venus d’un lointain futur. Et ces "observateurs" là à mon avis soulèvent de véritables questions : Quel est le but, l’objectif final de la science ? Est-elle censée améliorée nos vies ou mieux, nous rendre immortels ? Pourquoi devenir mi homme mi machine ? Le transhumanisme est-ce vraiment le progrès ? En matière de recherches scientifiques, n’est-il pas raisonnable de se fixer des limites ? Si oui, sur quelles bases ? religieuses, philosophiques ou encore scientifiques ?

     

    • #1816727
      le 10/10/2017 par Eric
      Le singe devenu Dieu

      Voilà la bonne approche ! Cette évolution vers un homme amélioré pose question. Des questions d’ordre philosophique, éthique, etc...
      La transumanisme n’est que le prolongement de la médecine moderne et son but ultime, même si d’aucun préfère ne pas se l’avouer. Tout ses détracteurs ici, sont les premiers à courir chez le médecin pour soigner un petit rhume.. L’espérance de vie est passé de 40ans à 85ans en un siècle, uniquement grâce aux progrés de la médecine. Ne pas dire que ce n’est pas une façon de repousser la mort...
      Pour le moment ceux qui remettent en cause la théorie de Darwin n’ont opposé d’autres arguments que : "c’est faux, c’est absurde, etc..." Nous attendons avec impatience que soit écrit noir sur blanc leur théorie. Parcs que si Darwin a tout faux, qui a raison ? et nous aimerions connaitre la vérité.


    • #1816975
      le 11/10/2017 par ole
      Le singe devenu Dieu

      La transumanisme n’est que le prolongement de la médecine moderne



      La médecine a pour vocation de soigner, de restaurer ce qui est défectueux.
      Le transhumanisme prétend modifier, dépasser, améliorer la nature humaine.

      C’est cette distinction qui doit nous permettre de faire un tri moral parmi les possibilités offertes par la technique.

      Quant au Darwinisme, il est en effet absurde.
      L’origine des êtres est une question métaphysique et non empirique, elle ne peut donc faire l’objet d’une théorie scientifique. La nature ne saurait expliquer sa propre origine.
      Il est donc tout aussi absurde d’exiger de ses détracteurs une théorie scientifique concurrente.


  • #1816656
    le 10/10/2017 par Socrade
    Le singe devenu Dieu

    L’enjeu réel du transhumanisme est l’immortalité physique par contrôle du fonctionnement de l’ADN, permettant de rester éternellement jeune. Ca résout le seul problème qui reste aux ultra-riches : ils perdent finalement tout parce qu’ils vieillissent et meurent et ne peuvent rien contre ça. L’inégalité entre les ultra-riches et les autres va alors prendre une dimension métaphysique car la seule consolation des pauvres étaient que les riches subissent comme eux le vieillissement et la mort. Cette fois-ci ils auront tout et pour l’éternité. Mais pas tout à fait car s’ils ne vieillissent pas ils pourront quand même être tués par agression physique tout comme les humains mortels. Les transhumains vont donc vivre dans la terreur permanente que les pauvres puissent les tuer. Et pas seulement directement mais par les dommages collatéraux qu’ils infligent à la planète du fait de leur nombre et de leur reproduction.

    Le grand projet des transhumains immortels va de ce fait être très rapidement la destruction de tous les humains. Evidemment cela se fera via des manipulations massives visant à déclencher un chaos écologique (réversible) et humain justifiant pleinement la destruction de l’humanité.

     

    • #1816937
      le 11/10/2017 par rectificateur
      Le singe devenu Dieu

      Votre commentaire en gras est bien le centre du problème, bravo. En effet, ce fantasme d’homme augmenté n’est rien d’autre qu’une lubie de riches, voire d’hyper-riches. Un peu comme le tourisme spatial.

      Et n’en déplaise à certains, ça n’a rien à voir avec l’amélioration de la santé et l’augmentation de l’espérance de vie, que nous cherchons tous, et qui n’a pas grand-chose à voir avec les "progrès" de la médecine occidentale mais beaucoup avec ceux de l’éducation, de l’hygiène et de l’accès à l’énergie bon marché.


    • #1817286
      le 11/10/2017 par JP
      Le singe devenu Dieu

      Pour ce projet, il faut des techniciens spécialistes. On ne peut compter sur leur loyauté si on ne les inclue pas parmi le groupe des immortels.
      Et ces techniciens, comme tous ceux dont la fonction est vitale pour le système (technocrates, aiguilleurs du ciel, etc...) gagneront fatalement une forme de pouvoir.
      Lorsque se posera la question de l’élimination des pauvres, les techniciens pourraient trouver que c’est une opération bien compliquée, si l’on veut à la fois éviter le risque d’un retour de bâton de la part des pauvres, et éviter de rendre la planète invivable. Ils pourraient devenir des Keynésiens qui s’ignorent, adeptes de l’euthanasie des rentiers, et considérer plus simple, dans un premier temps, de jeter en pâture aux pauvres ceux des immortels qui n’ont aucune utilité concrète pour la survie du système, c’est-à-dire les ultra-riches...
      Ces derniers, pour prévenir la prise du pouvoir par les techniciens, n’auront pas de solution plus simple, à moyen terme, que de mettre les techniciens en concurrence avec des pauvres sélectionnés, recrutés et formés pour remplir les fonctions assurées par les techniciens. Mais rapidement ces anciens pauvres exigeront également l’immortalité pour eux.
      etc, etc...


    • #1817739
      le 12/10/2017 par Socrade
      Le singe devenu Dieu

      @JP : non, ça va très bien se passer pour la raison suivante : en recoupant les articles précédents de M. Guyénot c’est très facile de repérer quel groupe éthnique va se retrouver sur-représenté chez les transhumains. Grâce à différents articles publiés sur ER on peut noter que ce groupe est déjà sur-représenté par un facteur 20x à 100x dans les grandes degueulasseries humaines que sont : la mise en oeuvre pratique de l’esclavage, la mise en oeuvre de l’extermination sociale soviétique, la traite des blanches, le déclenchement des grandes guerres, la décision du 11 septembre et de ce qui s’en est suivi. Pour se représenter la signification causale d’un facteur 100x il faut se calibrer sur les facteurs à partir desquels les medias vous mettent la terreur par exemple sur "la consommation de viande donne le cancer" : ils parlent en réalité d’une augmentation du risque de 1,2x. En médecine on est content quand on a un facteur 2x dans une étude. Là on est vers 100x soit une causalité de dégueulasserie massive. Pour la plus grande degueulasserie advenue sur cette planète il faut donc s’attendre à un facteur de sur-représentation de 1000x c’est à dire à une pureté ethnique quasi-parfaite ce qui se traduira par une mise en oeuvre parfaitement occultée et parfaitement exécutée, encore bien plus réussie que l’hallucinant 11 septembre. M. Guyénot a montré que ce groupe est matérialiste, de ce fait ne valorise que l’argent car il est la mesure de toute chose matérielle et qu’il utilise le surnaturel de façon purement utilitaire pour imposer l’idée qu’il a été élu comme le groupe éthnique qui doit contrôler les autres groupes ethniques et les amener vers le Bien par unification planétaire. Ceux qui s’opposent à cette vision s’opposent donc au Bien et à cette volonté surnaturelle et peuvent donc être détruits sans aucun sentiment de culpabilité : voici l’essence de la malfaisance élective. Avec l’avènement de l’immortalité individuelle l’extermination ultime se fera moins par justification surnaturelle que par la nécessité absolue de sauver la planète par ex. d’un taux de CO2 de 500ppm causé par ces rats humains et leur reproduction. Après des guerres de dépopulation massive le nettoyage final se fera en une semaine via des épandages de nano-armes virales programmées pour différencier les transélus des derniers humains à exterminer.


    • #1817836
      le 12/10/2017 par JP
      Le singe devenu Dieu

      Mouais, je commencerais à m’inquiéter sérieusement le jour où les siloviki seront passionnés par l’immortalité. Les "spécialistes techniciens" de la surveillance sont le seul groupe ayant la capacité d’éviter de subir la mécanique de la lutte des classes.

      En supposant la possibilité de la réalisation des ruptures technologiques indispensables au projet, il y faudra au minimum des décennies, et probablement des siècles.
      Actuellement, l’empire américano-sionistes semble incapable de tenir aussi longtemps. par contre l’empire russe a un bel avenir devant lui.


    • #1820006
      le 16/10/2017 par Socrade
      Le singe devenu Dieu

      @JP merci pour la remarque, je ne connaissais pas le mot siloviki. Le problème des Russes c’est qu’ils n’ont que 1000 ans de solidité derrière eux, les Elus 3000 et les chinois 5000. Pour mettre fin à l’humanité il faut un niveau de certitude et de supériorité cognées qui ne peuvent que provenir du passé et là les mieux placés sont les chinois. En plus ils sont eux aussi matérialistes et possède un autre solide avantage : un background historique de potentats tueurs qui se sont fait momifiés dans du jade dans l’idée de rester en vie. Très possible qu’à la fin il ne reste plus qu’un seul transhumain obèse qui aura tué tous les autres et il sera chinois, c’est tout à fait cohérent.


    • #1820691
      le 16/10/2017 par JP
      Le singe devenu Dieu

      @Socrade
      Votre remarque est d’autant plus intéressante que les cultures asiatiques ne connaissent pas le tabou occidental qui freine le développement de certains bricolages biologiques.
      Mais bon, la classe dirigeante chinoise est une mixture de bureaucrates et de milliardaires qui s’empiffrent. Je ne les voit pas, pour le moment, lâcher le pouvoir au bénéfice de l’appareil de surveillance. Mais ça pourrait arriver lorsque le futur empire chinois devra, pour sa survie, y faire beaucoup plus appel.
      Dans tous les cas, si l’immortalité finit par arriver, à ce moment là, nous seront déjà morts pour l’éternité . Et Harari aussi


  • #1816684
    le 10/10/2017 par Silence Radio
    Le singe devenu Dieu

    Aura bien rit qui Harari le dernier, c’est l’éternel espoir de l’homme inquiet.


  • #1816981
    le 11/10/2017 par T137
    Le singe devenu Dieu

    Bonjour.Sur les nano-technologies, il faut comprendre que le vivant, plantes et animaux,est le seul à le maîtriser.Exemple, les plantes à chlorophylle transforme du Co2 en sucre avec quelques photons.Le jour ou les " scientifiques " seront le faire ce sera une révolution totale.Cette création organique est déjà un miracle, les algues unicellulaires sont des micros dieux, une petite part de dieu.
    Sur l’évolution,un naturaliste ne peut être que frappé par certaine création de la nature, il est impossible que ces créations soient dues au hasard, on ne peut que penser à une transformation volontaire de la cellule, qui s’adapte pour survivre.pour moi la cellule vivante possède une forme d’intelligence créatrice.Les mutations génétiques ne sont pas liées au hasard mais à une volonté cellulaire.
    Toute contrainte sur la cellule est vouée à l’échec c’est elle qui décide,dieu à créé la cellule à son image.
    J’aime bcp les publications de Mr Guyénot
    Merci


  • #1817116
    le 11/10/2017 par Vlad
    Le singe devenu Dieu

    Ils peuvent chercher l’immortalité si ils veulent mais que la mort disparaisse et la vie disparaîtra avec puisque ce sont deux faces d’une même pièce.
    Pourquoi Harari ne se demande pas plutôt comment mieux vivre le temps à sa disposition au lieu d’enfermer son bonheur dans un à-venir ? Parce que si ce temps-là n’est pas déjà suffisant, en rajouter infiniment n’y changera rien.
    Le monde développé n’a jamais été aussi protégé de la mort, mais l’espérance de vie qu’il a gagné est finalement investie à regarder la télévision. Une oscillation entre boulot et hypnose (un avant-goût de la vie de cyborg ?).
    Mieux vivre, ou vivre tout court, implique peut-être justement d’accepter l’impermanence du corps et de notre histoire pour se concentrer sur autre chose de plus essentiel.


  • #1817337
    le 11/10/2017 par masque de chair
    Le singe devenu Dieu

    "Une approche plus audacieuse consiste à se passer carrément de parties organiques en espérant fabriquer des êtres entièrement non organiques"

    ça va être sympa pour faire l’amour, non ?


  • #1817535
    le 11/10/2017 par mouez
    Le singe devenu Dieu

    Super article vraiment, merci Laurent Guyénot. J’ai pas réussi à finir le premier opus de Harari, seule la curiosité liée à la surmédiatisation de ce bouquin m’y avait amené. Pour le reste tout est dit dans cet article.


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