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Le sionisme est-il la continuation ou la réfutation du judaïsme ?

Comme je l’ai rappelé récemment, la judéité n’est ni strictement religieuse, ni strictement ethno-nationale. Elle est bibliquement fondée par une « alliance » dont les termes sont clairement énoncés dans le Deutéronome : alliance des juifs avec leur dieu (culte exclusif), et alliance des juifs entre eux (stricte endogamie).

 

« Religion » et « nation » ne sont que deux aspects d’une dialectique dont juifs et Israéliens jouent stratégiquement, comme le résume la formule limpide de Youssef Hindi : « Toute l’histoire de la pensée juive est constituée de cette dialectique opposant des contraires apparemment antinomiques pour finalement parvenir à un but non visible a priori. » [1]

L’ambiguïté peuple-religion n’existe pas dans la Bible hébraïque : culte exclusif (aspect religieux) et endogamie stricte (aspect national) y sont présentés comme les deux faces de l’Alliance, d’autant que, comme s’en plaint le deutéronomiste, ce sont les femmes étrangères qui introduisent les dieux étrangers (Deutéronome 7:3-4). La Bible nous parle d’une nation adorant son propre dieu national, obéissant à ses lois et à ses ordres, un dieu si jaloux des autres dieux qu’il les déclare inexistants et se prend pour le seul vrai dieu, donc Dieu. Le processus historique qui a mené de la monolâtrie au monothéisme juif (monothéisme exclusif distinct et même opposé au monothéisme inclusif des grandes traditions religieuses et philosophiques) est attesté, entre autre, par le fait que la Genèse est le dernier livre rédigé de la Torah (durant la période perse). Notons aussi que, même lorsqu’il se pose en Dieu suprême, Yahvé reste affublé des travers du peuple qui l’a imaginé : en voyant les hommes réaliser de grandes choses ensemble, il prend peur et s’arrange pour qu’ils « ne s’entendent plus les uns les autres » (Genèse 11:7). Tel dieu, tel peuple !

L’Alliance est d’abord un entre-soi : les goyim, les Gentils (synonyme, les Nations) sont sans autre valeur que celle des services qu’ils peuvent rendre au peuple élu. Par un tour de passe-passe éditorial, l’Église nous a fait croire, à nous les goyim, que le Décalogue enseignait aux juifs : « Tu ne tueras point, tu ne commettras pas l’adultère. » En cela, l’Église est responsable de nous avoir privé du discernement dont nous avons cruellement besoin pour comprendre l’éthique juive. En réalité, le Décalogue enseigne depuis plus de deux millénaires aux juifs : « Tu ne tueras, ni ne commettras l’adultère, ni ne voleras, ni ne porteras de faux témoignage contre ton prochain » (Deutéronome 5:17-20). L’hébreu ancien, comme les autres langues anciennes, ne comprend ni ponctuation, ni capitalisation en début de phrase (les minuscules n’existent pas encore), ni même paragraphes. Il suffit de lire le reste du Décalogue pour constater que le découpage en phrases courtes dans ce cas précis n’est pas cohérent. Il dénature le sens, en impliquant que seul l’interdit de faux témoignage s’applique au « prochain » et que le reste s’applique à toute l’humanité. Non, le meurtre, l’adultère, le vol et le faux témoignage ne sont interdits qu’envers « le prochain ». Cette lecture est confirmée dans le verset suivant, qui est correctement traduit : « Tu ne convoiteras pas la femme de ton prochain, tu ne convoiteras ni sa maison, ni son champ, ni son serviteur ou sa servante, ni son bœuf ou son âne ; rien de ce qui est à ton prochain. » (Deutéronome 5:21) Le commandement ne s’applique pour un juif qu’à la femme et à la propriété de son « prochain ». Et qui est le « prochain », sinon le « proche » par le sang ? C’est le même « prochain » qui est mentionné dans Lévitique 19:18 : « Tu ne te vengeras pas et tu ne garderas pas de rancune envers les enfants de ton peuple. Tu aimeras ton prochain comme toi-même. » Le prochain est « l’enfant de ton peuple ». Cette analyse vient en appui de ce qu’a dit à plusieurs reprise Alain Soral ( par exemple ici, à 32 minutes) : le Décalogue est un « bréviaire de solidarité communautaire ».

C’est pourquoi il n’y a pas de contradiction entre le commandement de ne point tuer son « prochain » et les nombreux commandements de tuer les plus ou moins « lointains », et même de les exterminer, hommes, femmes, enfants et bétail (Deutéronome 20 ; Josué 11 ; 1 Samuel 15). L’Alliance est donc double : d’une part, solidarité ethnique extrême ; d’autre part, déshumanisation de l’étranger, qui rend possible toutes les injustices et toutes cruautés à son égard. Seul le juif, en tant qu’élu de Dieu, est vraiment un homme [2].

Pour revenir à l’ambiguïté nation-religion, elle est née du phénomène historique connu sous le nom de Dispersion, qui a suivi les guerres judéo-romaines des premier et deuxième siècles après J.-C. Le judaïsme est devenu prioritairement une religion lorsque Juda a cessé d’exister en tant que royaume. Les « juifs » (hébreu Yehudi, grec Iudaios, latin Iudaeus, signifiant à l’origine « de Judée », soit « Judéen ») ne cessent pas d’être une nation, mais la nation est virtuelle, sans État. Le judaïsme est la « religion » élaborée par les rabbins pour la diaspora, afin de maintenir la nation en existence malgré la disparition de l’État. Il s’agissait, en somme, d’une sortie temporaire de l’Histoire, en attendant de pouvoir y retourner et reprendre possession de la terre promise ; dans ce sens, le judaïsme n’est qu’un détour dans le destin historique des juifs, qui n’a pas changé avec la dispersion, mais a simplement été retardé.

Le judaïsme rabbinique ou talmudique n’a donc jamais été autre chose qu’un intermède, certes plus long que prévu (une centaine de générations) mais en aucun cas conçu comme éternel. L’objectif ultime n’a jamais changé : le rétablissement de l’État juif et l’accomplissement de son destin impérial prophétisé dans la Bible. Du point de vue des rabbins eux-mêmes, le Talmud est une sorte d’enclos spirituel pour empêcher l’assimilation et maintenir les juifs « séparés » dans des ghettos, jusqu’à ce qu’arrive le temps de les faire retourner en Judée et reconstruire le temple de Jérusalem. Le ghetto n’a jamais été le destin des juifs. C’est une salle d’attente.

C’est à peu près ce que rappelle Alexandre Douguine dans son article intitulé « L’essence du sionisme ». Le but de la dispersion, écrit Douguine, « est d’expier les péchés d’Israël accumulés durant les précédentes périodes historiques. Si cette expiation est sincère et la repentance profonde, alors d’après la tradition juive le Messie apparaîtra, signifiant la bénédiction du peuple élu. Dans ce cas, le retour des juifs en Israël, l’établissement d’un État indépendant, et la création du Troisième Temple s’ensuivra. C’est la structure de la culture juive de l’attente. »

L’article de Douguine est clair et net, et, comme toujours, stimulant. Mais il commet à mon avis deux erreurs. La première est cette fameuse distinction entre le messianisme politique (actif) et le messianisme de l’attente (passif). La distinction est stratégique et non essentielle. Le renoncement au messianisme politique, c’est-à-dire à toute tentative de refonder un royaume juif par des moyens humains, était la condition exigée par l’empereur romain Vespasien pour autoriser les Pharisiens à fonder l’École de Yabneh (ou Jamnia) après 70 AD, d’où allait sortir l’orthodoxie rabbinique (c’est l’acte fondateur reconnu par les rabbins). Le renoncement à l’action politique ou militaire devenait la condition de l’existence légale des juifs. Seul Dieu, affirmaient dorénavant haut et fort les rabbins, pouvait recréer Israël. Mais ce renoncement « exotérique » à l’action n’a jamais été que superficiel et temporaire. À partir du moment où l’attente du Messie reste centrale, la distinction entre messianisme actif et messianisme passif est surtout rhétorique. Car les juifs, rabbins compris, sont comme tous les hommes : s’ils aspirent à quelque chose, ils ne vont pas se priver de donner un coup de pouce pour le faire advenir si l’opportunité se présente. Certes, les rabbins se gardent le droit de dire quand se présente la bonne opportunité, et à chaque fois qu’un mouvement messianique échoue, comme celui de Sabbataï Tsevi au XVIIe siècle, ils s’empressent de le condamner comme hérésie. Il n’empêche que le cœur inchangé de la tradition juive, qui bat depuis deux mille ans, est la recréation de l’État d’Israël et l’accomplissement de son destin impérial tel qu’il est prophétisé dans la Bible.

La seconde erreur de Douguine se trouve dans la prémisse même de son raisonnement, à savoir que le judaïsme, qui est une religion ancienne, précède le sionisme, qui est une idéologie nationale moderne. Cela le conduit à conclure que :

« Le sionisme est le satanisme juif, le satanisme à l’intérieur du judaïsme, chamboulant toutes ses fondations. Si dans le judaïsme on doit attendre la venue du Messie, alors dans le sionisme un juif est déjà Dieu. Cela est suivi par des violations des commandements talmudiques. Cela conduit à des relations spécifiques entre le sionisme et le judaïsme. D’une part, le sionisme est une continuation du judaïsme ; d’autre part, il est sa réfutation. Les sionistes disent qu’il n’y a plus besoin de se repentir de quoi que ce soit ; ils ont suffisamment souffert, et ils sont Dieu. »

Douguine exprime l’opinion selon laquelle le talmudisme ou rabbinisme, c’est-à-dire le judaïsme élaboré après la dispersion, est la religion authentique et légitime des juifs, à laquelle ils auraient mieux fait de se tenir, pour continuer d’attendre éternellement le Messie sans essayer de forcer ou de devancer sa venue en recréant l’État juif.

Pourtant, j’entends certains catholiques dire exactement le contraire, à savoir que le talmudisme est une perversion de la révélation donnée par Dieu aux juifs dans l’Ancien Testament. Tandis que selon Douguine, le sionisme est satanique parce qu’il trahit le talmudisme, pour d’autres, comme Pierre Hillard, le sionisme est satanique parce qu’il dérive du talmudisme (d’où le terme « talmudo-sioniste »).

Ces deux perspectives sont fausses, mais pour des raisons opposées. Le sionisme n’est ni une trahison du talmudisme, ni son héritier. Il marque simplement le retour des juifs dans l’Histoire et le début de l’accomplissement de leur destin historique. Ce destin historique n’est pas inscrit dans le Talmud, mais dans la Bible hébraïque. S’il y a une chose qui n’est pas contestable, c’est que la tradition juive repose prioritairement sur la Bible, dont la rédaction est antérieure d’environ un millénaire à la Mishna, le début du Talmud. Le Talmud est passager (c’est la religion du ghetto), la Bible est éternelle.

Le judaïsme rabbinique ou talmudique est une « religion », parce que sa vocation était de faire sortir les juifs de l’Histoire tout en maintenant leur existence, en attendant qu’il puissent entrer à nouveau dans l’Histoire, récupérer leur terre promise, et accomplir les prophéties bibliques de leur domination mondiale.

Le sionisme, selon moi, est entièrement biblique, avec tout au plus cinq pour cent de matière grasse talmudique. C’est la thèse centrale de mon livre Du yahvisme au sionisme publié en 2016, et je n’ai trouvé depuis aucune objection valable. Je n’ai jamais entendu un dirigeant sioniste citer le Talmud, même en hébreu, alors qu’ils citent la Bible tous les jours, surtout lorsqu’ils essaient de faire bouger l’histoire, comme c’est le cas actuellement. Leurs références bibliques sont parfaitement légitimes. Le sionisme est exactement ce que les sionistes d’aujourd’hui disent : un retour au projet biblique, à savoir un projet national avec une conception impérialiste et des méthodes génocidaires.

Je le répète donc : le sionisme n’est ni une réfutation ni une continuation du talmudisme, c’est simplement un retour à l’essence de la tradition juive originelle, après l’intermède talmudique. Que quelques juifs s’en tiennent encore au Talmud, et que certains d’entre eux rejettent le sionisme n’a aucune importance. L’Israël d’aujourd’hui est la renaissance de l’Israël des temps anciens tel que présenté dans la Bible. Il a la même personnalité sociopathique et génocidaire. Il est grand temps pour les chrétiens d’en prendre conscience, s’ils ne veulent pas rester les idiots utiles du sionisme.

En effet, si quelqu’un considère que l’extermination des Amalécites était un ordre divin pour l’ancien Israël, comment cette même personne peut-elle prétendre que l’extermination des Palestiniens est un acte satanique ? Et surtout, comment cette personne peut-elle espérer convaincre les Israéliens qu’ils ont tort ? Vous ne pouvez pas considérer un génocide comme divin et l’autre comme satanique. Allez dire aux sionistes que le génocide des Amalécites (et des Madianites, et d’innombrables autres peuples arabes) par Israël était ordonné par Dieu, tandis que leur génocide des Gazaouis ne l’est pas.

Je comprends très bien pourquoi les chrétiens antisionistes ont une immense difficulté à sortir de la dissonance cognitive que déclenche le fait d’entendre Netanyahou assimiler les Gazaouis aux Amalécites. Il fallait exterminer les Amalécites jusqu’au dernier, mais il ne faudrait pas exterminer les Gazaouis ? Et pourquoi donc ?

Pour ne pas admettre que le sionisme est légitimement biblique, les chrétiens l’accuseront, soit d’être trop talmudique, soit de ne pas l’être assez. Ils pensent que les sionistes, et les juifs en général, ne savent pas lire leur Bible hébraïque. Les sionistes chrétiens sont au moins plus cohérents : ils reconnaissent que les sionistes agissent bibliquement.

David Ben Gourion avait coutume de dire : « Il ne peut y avoir d’éducation politique et militaire sur Israël sans une connaissance profonde de la Bible. » [3] Entendez bien : il ne parle pas d’éducation religieuse, mais d’éducation « politique et militaire ». La Bible est en effet un programme politique et militaire, et c’est pourquoi le sionisme est biblique. Ce ne sont pas les sionistes qui déforment la Bible, ce sont les chrétiens qui la lisent de travers. Ben Gourion a parfaitement raison, et pour ma part, j’en conclus : on ne peut condamner le sionisme sans condamner la Bible hébraïque.

Le sionisme est satanique parce que la Bible hébraïque, l’Ancien Testament, est satanique. Tôt ou tard, les chrétiens devront avaler leur pilule rouge et ouvrir les yeux sur cette vérité fondamentale. Seront-ils alors toujours chrétiens ? Je ne sais pas, mais c’est d’une importance secondaire. L’urgence est de reconnaître et proclamer la nature perverse de l’Israël moderne, et cela nécessite de reconnaître et proclamer la nature perverse de l’Israël biblique. N’oublions pas : l’Israël moderne a été créé parce que le monde chrétien admettait que l’Israël biblique était saint. Cela ne serait jamais arrivé autrement. Il est désormais trop tard pour que les chrétiens puissent défaire ce qu’ils ont fait. Mais ils devraient au moins assumer la responsabilité de ce qu’ils ont fait, au lieu de nourrir l’âme maléfique d’Israël en continuant à adorer son prototype biblique.

On ne peut éluder le fait que la question juive, qui est devenue la question sioniste, a pour contrepartie la question chrétienne : ce n’est pas seulement la question du pouvoir juif, c’est la question de la vulnérabilité de la chrétienté au pouvoir juif. Cette vulnérabilité est due en grande partie au cheval de Troie qu’a été l’Ancien Testament, qui nous a fait accepter l’idée inacceptable d’un peuple élu par le Dieu universel. Les Égyptiens était mieux armés en considérant les juifs comme un peuple maudit descendant du méchant dieu Seth (selon Plutarque, dans son traité Isis et Osiris, chapitre 49).

Si vous voulez mon avis, le christianisme était la meilleure chose qui puisse arriver au juifs. Malheureusement, au lieu d’apporter Jésus et le Nouveau Testament aux juifs, il a imposé Yahvé et l’Ancien Testament aux Gentils. De ce point de vue, il est la pire chose qui nous soit arrivée, puisqu’il a servi en définitive de marche-pied au sionisme conquérant. Sans compter que, sur le long terme, le Dieu de l’Ancien Testament a ruiné la foi en Dieu.

L’article de Douguine m’a inspiré cette perspective discordante. Loin de moi l’idée de dénigrer Douguine. Ce que j’ai lu de lui est généralement stimulant, bien que parfois un peu frustrant. Douguine fait souvent des raccourcis. C’est pourquoi on ne perd jamais son temps avec lui, et même ses affirmations les plus contestables ont le mérite d’être provocantes (on peut dire la même chose de Nietzsche, ce n’est donc pas un jugement négatif). Parmi les idées de Douguine qui m’ont inspiré, il y a la distinction entre tradition et religion, qu’il emprunte à Guénon mais qu’il applique à la différence entre l’orthodoxie (byzantine puis russe) et le catholicisme romain. Pour Douguine, cette différence remonte à l’opposition entre le platonisme et l’aristotélisme : les Grecs seraient restés fidèles au néoplatonisme des premiers chrétiens, tandis que les Latins ont opté, avec la scolastique, pour le matérialisme aristotélicien [4]. Il y a du vrai. C’est pourquoi je suis persuadé que les catholiques ne peuvent sortir de l’impasse qu’à travers l’orthodoxie, moins judaïsée, moins dogmatique, plus mystique et plus holistique.

Laurent Guyénot

 

Nota bene : Les principaux écrits de Douguine sont traduits en français aux éditions Ars Magna (ici).

 

Notes

[1] Youssef Hindi, Occident et Islam, chapitre 3, sous-chapitre « Du foyer juif à l’État d’Israël : la dialectique laïcité et messianisme ».

[2] Ce décryptage du Décalogue s’appuie sur une vidéo de John Hartung, intitulée « Thou Shall Not Kill … Whom ? » et disponible sur son site http://www.strugglesforexistence.co...

[3] Dan Kurzman, Ben-Gurion, Prophet of Fire, Touchstone, 1983, p. 28.

[4] Alexandre Douguine, Platonisme politique, Ars Magna, sur https://www.editions-ars-magna.com/...

Laurent Guyénot et la Bible hébraïque, sur E&R :

 
 






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  • #3288962
    Le 3 décembre 2023 à 09:47 par Barby_boy
    Le sionisme est-il la continuation ou la réfutation du judaïsme (...)

    Écoutez les cours de Thomas Römer sur l’histoire biblique accessibles sur (((youtube))).

     

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  • #3289009

    Article de rérence qui s’impose par sa clartè et son discérnement factuel. Conclusion et constat de vérité pragmatique. J’attendais cela depuis un moment sans le voir venir. Cela est maintenant fait.Merci Mr Guyéno ainsi qu’E&R ! Que dieu vous garde.

     

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  • #3289011

    Article de référence qui s’impose par sa clartè et son discérnement factuel. Conclusion et constat de vérité pragmatique. J’attendais cela depuis un moment sans le voir venir. Cela est maintenant fait. Merci Mr Guyéno ainsi qu’E&R. Que Dieu vous garde.

     

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  • #3289045
    Le 3 décembre 2023 à 14:47 par prend pour un con ?
    Le sionisme est-il la continuation ou la réfutation du judaïsme (...)

    Merci Monsieur Guyenot. A la lecture (rapide je l’avoue) de l’article de Douguine, j’avais, juste armé de mes clefs de compréhension Soraliennes, décelé quelques contradictions mais etait incapable de bien mettre le doigt dessus. Votre article est tellement limpide que je l’ai lu d’un trait et tout compris, merci.

     

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  • #3289293

    Je voudrais revenir sur l’une des réflexions - à elle seule un véritable bâton de dynamite - de Laurent Guyénot, lorsqu’il écrit :

    ..."L’ancien Testament, qui nous a fait accepter l’idée inacceptable d’un peuple élu par le Dieu Universel...sans compter que sur le long terme, le Dieu de L’Ancien Testament a ruiné la foi en Dieu".

    C’est pourquoi je parlais d"autopsie, un peu plus haut car il y a du travail au scalpel, de sa part : Monsieur Guyénot soulève ici, mine de rien, la question fondamentale de la filiation hébraïque de rien de moins que la Civilisation Chrétienne, qui repose sur Jésus, l’homme ou le Fils de Dieu pour les croyants, qui a rompu radicalement avec l’héritage hébraïque, et dont les Chrétiens se sont emparé, pour illuminer le monde.

    Or maintenir la supercherie que Yahvé serait le Créateur, a installé cette confusion qui est à l’origine même du déclin civilisationnel de la Chrétienté : dans les reins et dans les coeurs, comment finalement encore croire à un Dieu, dont l’image archétypale est celle d’une figure psychopathique ?

    Comment un Dieu Universel, aurait ainsi "élu" un peuple, parmi des milliers d’autres : non seulement l’idée en est inacceptable mais aussi dérisoire.

     

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    • #3289760

      L’élection divine n’est pas faite sur un groupe d’individus, mais sur un peuple "Saint".

      Il est manifeste que YHWH fait le même sort aux hébreux qu’aux autres idolâtres, des qu’ils se pervertissent. Le livre de l’exode nous apprend que les 40 ans du désert n’étaient pas prévus a la base, mais furent " choisis" par les hébreux lorsque YHWH leur dit de s’établir a Canaan, la ou il avait préparé de la place, et qu’ils refusèrent.

      Les 40 jours ou le groupe de CALEB parti en reconnaissance furent changes en 40 ans, le temps que la génération incrédule meure au désert. Et donc pas un seul n’entra dans la terre promise, mais leurs fils, et dans la douleur, la guerre et les grands troubles....

      A un autre endroit, suite a l’affaire du veau d’or, il dit a Moise qu’il va détruire le peuple et d’en refaire un nouveau depuis les « reins » de Moise, et Moise intercède pour son peuple et Dieu se calme, mais après avoir fait tuer les adorateurs cornus...

      Donc, le peuple Elu, est d’abord la somme des Saints, et non un groupe de gens lies par le sang. Ce qui fait l’élection, c’est la Sainteté, la bienveillance envers les étrangers ( car n’oublie pas que tu a été étranger dans une terre etrangere), la veuve et l’orphelin et que la justice et le droit coulent comme le lait et le miel...,

       
  • #3289581
    Le 4 décembre 2023 à 16:36 par jean-elie
    Le sionisme est-il la continuation ou la réfutation du judaïsme (...)

    Votre analyse sur le sionisme biblique et sa rentrée dans l’histoire est très inspirante.

    Mais pourrait-on aller plus loin et dire que la période du Talmud, plutôt que d’être une pose, serait plutôt un coma traumatique, végétatif et obscur, saturnien, d’où seraient sortis artificiellement les sionistes par les moyens des docteurs Frankenstein Hertzel et autres obscurs adeptes de Satan, et croyant se retrouver a l’Age du Bronze avec un texte a appliquer, cherchent a se doter d’une terre qui avait déjà été donnée par Dieu, il y 3500 ans aux descendants d’Abraham devenus aujourd’hui Palestiniens... En quelques sortes, puisque ces sionistes sont venus de la mer de leurs pays respectifs, ils pourraient être les fameux "philistins" a qui YHWH declare la guerre...

    On dirait en effet qu’ils veulent a nouveau conquérir Canaan, une seconde fois et extirper ses habitants a qui le Dieu d’Israël avait donne la terre jadis.

    Comme vous le dites, nettement il s’agit bien d’une entreprise satanique, un vol des promesses, une usurpation de titres etc..., mais non pas de la faute de YHWH, mais d’individus ayant usurpé le titre d’Israël et opérant des massacres sur ceux a qui YHWH avait donne la terre...Ils sont ceux dont le Christ dit dans l’apocalypse :’" ils se disent Juifs mais ne le sont pas, mais sont une synagogue de Satan" Ap 2,9.

    A noter aussi que s’il est manifeste que YHWH n’est pas le jésus fils du Pere Noel de Vatican 2, il est est bien Jésus de la tradition Catholique " Avant qu’Abraham fut, je suis"....Dieu redoutable et juge terrible.

     

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  • #3290021

    pour comprendre le judaisme et le sionisme ce que les gens n ont toujours pas compris, il faut se referer a l origine : il y a les 12 tribus d Israel , Il y a autant de rabbin et de rav qu il peut y en avoir dans chaque ligné des 12 tribus. Ils sont d accord sur la Torah ils sont d accord sur le Talmud ( qui est reconnu comme la continuation de la Torah). Maintenant ca se complique, chacun voit midi a sa montre, chacun interprete prophetise a leur facon ces textes la. Ils extrapolent inventent des trucs. Mais y a gloablement un consensus partagé par l ensemble du rabbinah Jerusalem qui est la SEULE juridiction reconnu accepté internationalement.

    Pour revenir a la question est ce que juif est ou non sioniste c est une question qui ne se pose meme pas !
    Le judaisme a evolue comme la Torah , livre de reference et le Talmud (livre saint pour les juif) est reconnu par tous les rabbins comme la continuité de la Torah. Et donc pareil , le sionisme est la continuité du judaisme. Il y a aura bien sur des rabbins pour dire que non, mais si on demande a la Knesset, au grand rabbinah jerusalem ils vous diront OUI le sionisme est la continuité du Judaisme, elle est certe pas reconnu par tous les 10000 rabbins mais dans la majorité elle s inscrit dans la continuité et dans les texte talmudique Torah. le juif qui pratique dans son petit village a l autre bout du monde n est meme pas au courant de ca. Ceux qui decident c est la majorité des rabbins de la communauté de Jerusalem. Il faut revenir au debut : il y a 12 tribus et bien sur beaucoup ne seront pas d accord suivront a contre coeur, mais c est la majorité qui donne la direction pour Israel
    ensemble ble des rabbins qui va dans une direction particuliere qui est bien sur ecrite dans le Talmud.

     

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    • #3290124

      Excellent commentaire.
      Ces gens haïssent les Catholiques et les Musulmans.
      Leur but principal est de dominer la planète et effacer les traces des autres religions et principalement le Catholicisme qui est la véritable marche à suivre pour vivre décemment son passage sur terre et se préparer à la vie éternelle.

       
  • #3290449
    Le 6 décembre 2023 à 17:33 par Alain Bispol
    Le sionisme est-il la continuation ou la réfutation du judaïsme (...)

    Comme d’habitude, un texte de Guyénot est une source d’infos et de réflexions

     

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  • #3291332
    Le 8 décembre 2023 à 14:46 par Rav Ioli Socetomat (achkéNaze)
    Le sionisme est-il la continuation ou la réfutation du judaïsme (...)

    Remarquable article de M. Guyénot (mais c’est courant). Toutefois, toute cette montagne de savoir, de perspectives, d’intelligence, sera bientôt du passé "antisémite". N’a-t-on pas appris récemment par Chaya que le Machiah est là, qu’il s’est dévoilé, qu’il est peut-être un gars replet qui la ramène avec brio dans la communauté (comme Greta sur le climat) ? Moi j’attends de voir. Même Bibi est messianique (sa race) dans son action actuelle sur les animaux humains.

     

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  • #3292702

    Ma réponse est NON. Non, le sionisme n’est absolument pas la continuation du "judaïsme" biblique ni non plus du judaïsme talmudique post-chrétien bien que ce soient là deux religions qui ont bien peu à voir entre elles.

    Le sionisme actuel est une synthèse de trahisons successives érigée en système, voire même par rapport au sionisme des kibboutzim tels qu’ils furent jusqu’au virage néo-libéral pris par Menachem Begin qui fut en soi un virage aussi à 180 degrés que le passage du Chili d’Allende à celui de Pinochet, ou des USA du New Deal à ceux de Reagan.

    La preuve première qu’il n’y a aucune continuité hormis celle du pur opportunisme individuel est qu’en Israël les érudits qui étudient trop sérieusement la Torah sont traités avec le plus grand mépris de l’épithète de "Freier" (suckers), pis que les idiots utiles du marxisme égarés dans les méandres de la bureaucratie soviétique vieillissante, aussi bas que les chrétiens qui méprennent Jérusalem pour une source d’énergie spirituelle.

    Les quelques juifs israéliens qui se mettent à faire des démarches spirituelles vont de préférence vers l’Inde et se hasardent au mieux à des interprétations new-age de la kabbale. Même l’horrible rabbin anti-humaniste Ovadia Youssef tenant les non-juifs pour des créatures créées pour l’usage des juifs tint un discours de karma et de réincarnation pour 75% de son espace discursif et de toute façon c’était un clown.

    Pour résumer, la religion judaïque qui fut celle des auteurs bibliques disparut complètement durant la vie de Jésus et ses conséquences immédiates et il n’en resta absolument plus rien une fois que Jérusalem fut prise par Titus.

    Il convient de citer pour mémoire que la religion biblique de jusqu’à cette époque était une des plus résolument prosélytes et universalistes du monde et qu’elle définissait la "race" constituant le peuple élu comme la plus métissée du monde, formée des restes humains dont les autres ne voulaient pas. Ce qui fait du christianisme et de l’Islam des successeurs plus dignes que le judaïsme talmudique qui d’ailleurs a été compilé le tout dernier des trois grandes religions abrahamiques.

    Le judaïsme talmudique, malgré son exclusivisme oligarchique et son racisme mal défini mais intense entre tous, condamne résolument de par sa tradition bien établie toute tentation de forcer le destin divin en prenant soi-même l’initiative de recoloniser la terre promise, d’autant que pour lui c’est toute la terre qui lui est promise.

     

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