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Le suicide des universités françaises

Avec l’aide de l’extrême gauche

On n’est pas cons au point de penser que toutes les universités sont en grève – les perturbateurs du NPA et autres LFi ne contrôlent pas toutes les facs – et que tous les étudiants veulent faire sauter leurs partiels. La plupart essayent de s’en sortir en bossant, certains doublement sur les bancs de la fac et en dehors au Macdo pour payer leurs études (46% du total). Tous ou presque veulent réussir, sauf ceux qui lorgnent sur une petite carrière d’agent oligarchique de 1er échelon à la Cohn-Bendit ou à la Geismar. Ceux-là ont commencé petits à foutre la merde, c’était dans leur ADN, et le résultat, 50 ans plus tard, est remarquable : le niveau global de l’université française a chuté, la volonté égalitariste de ces idiots de socialistes a éclaté les facs sous le sureffectif étudiant, faisant des établissements autrefois équilibrés des nasses désuètes à pauvres ou futurs pauvres. Et quand on fout en l’air une année ou un semestre, pour des raisons politiques, par exemple de lutte contre la sélection, on finit d’achever le processus de suicide individuel.

 

 

De la même façon que le Rhône, ce fleuve impétueux et puissant, a été dompté par tout un tas de dispositifs anti-crue, par exemple avec des bassins de rétention, l’université française est devenue un réservoir à chômeurs. Théoriquement, 30 à 50% (à vue de nez) des étudiants qui y végètent n’ont pas le niveau pour des études réellement supérieures. Ils sont, on le sait tous, et ça devient gavant de le redire, issus d’un bac non sélectif qui a pour principe de laisser passer 8 à 9 bacheliers sur 10 candidats. Advienne que pourra par la suite, les profs s’en lavent les mains, directive gouvernementale socialiste des années 80 oblige (Lang et Chevènement).

Sentant bien qu’on les a pris pour des cons, et qu’ils sont pris au piège d’une sale petite ingénierie, les étudiants qui n’ont pas le niveau luttent contre la sélection que Blanquer veut réinjecter dans le système. C’est logique, et les Master 1 et 2 commencent à filtrer à mort. Les portes se referment et il va falloir bosser plus et mieux pour tenir le coup. La même chose est arrivée aux intermittents sous la droite au début des années 2000 : un quart à un tiers des effectifs ne faisaient pas leurs heures annuelles pour justifier des reversements en cas de chômage provisoire dans la branche du spectacle. Ceux-là ont été éjectés du système très intéressant de l’intermittence. Il y a eu des grèves, des festivals ont été gelés (Avignon) mais en fin de compte, gouvernement et MEDEF ont obtenu le durcissement des conditions. Sur ce sujet, nous ne sommes pas naïfs : les grosses boîtes qui embauchent des intermittents, particulièrement la télé, s’en servaient comme variables d’ajustement de leurs activités saisonnières, et faisaient porter par l’État (et l’Unedic) le poids de leur petit calcul : on encaisse les bénefs privés, à la communauté nationale de payer la note sociale.

Les étudiants français (on met de côté les 300 000 étudiants étrangers sur notre sol) doivent donc admettre qu’ils sont trop et que leur surnombre non seulement bousille la qualité et les conditions de l’enseignement proposé (amphis pleins à craquer, matériel inexistant ou épuisé) mais aussi leur barre la route d’un avenir sous CDI. Les étudiants qui hurlent victoire à Arcueil parce que les partiels sont annulés ne font que repousser l’échéance inévitable, le démenti du réel.

 

 

Quand on laisse le pouvoir aux étudiants sur les profs et les établissements, voilà le résultat :

 

 

La sélection a bon dos ! Si les grévistes victorieux échappent à la sélection en université, ils n’échapperont pas à la sélection naturelle du Marché. Nous ne sommes pas « pour » le Marché mais en matière de placement, après les études, c’est le Marché qui sanctionne un parcours. Pour ceux qui ont privilégié la grève par rapport au travail, l’occupation par rapport à la révision, les lendemains risquent d’être douloureux. On ne peut faire l’économie de la douleur si l’on veut s’élever un peu dans la vie (on ne parle même pas d’élévation sociale, c’est valable aussi pour le spirituel ou le culturel) ou tout simplement ne pas sombrer. Entropie, quand tu nous tiens...

 

 

Dans ce jeu de dupes, de dupeurs et de dupés, les adultes qui jettent de l’huile sur le feu sont archi responsables de la mise en place du piège et des avenirs qui se referment. Coquerel en est le symbole, et il ne semble pas mesurer la portée de ses paroles et de ses actes. Est-il au fond conscient de sa nuisance en vendant de la liberté et du plaisir – l’inverse du labeur – aux étudiants ?

 

 

La victimisation de cet élu de la République, qui pense ainsi se solidariser avec la souffrance étudiante, fait peine à voir. Si des étudiants souffrent, ce sont justement ceux qui sont issus du peuple, du peuple travailleur, dont les parents sont des prolétaires, et qui comptent sur leur labeur et des études sérieuses pour s’en sortir. Eux ne peuvent pas se permettre de faire la révolution pour le bénéfice des profiteurs. Il n’y a pas que les capitalistes qui profitent, il y a aussi les anticapitalistes professionnels !

 

 

On donne rendez-vous aux grévistes et à Coquerel dans 10 ans, quand ils en chieront pour trouver un job acceptable par la faute de ce révolutionnaire de salon de la République. On verra alors leur réaction, quand la lucidité leur viendra.

 

La solution de Mélenchon, rémunérer les étudiants :

Tout ce qui va dans le sens du chaos
profite à l’oligarchie,
lire sur Kontre Kulture

 

Coquerel et ses victimes, sur E&R :

 






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41 Commentaires

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  • #1964381
    Le 13 mai à 02:52 par Maxime
    Le suicide des universités françaises

    Franchement quand je vois l’opinion que vous avez sur l’université je trouve que vous y allez un peu fort quand même.

    Pour la première fois je me trouve en désaccord de fond avec ER et pourtant je vous suis depuis 2011. Que connaissez-vous des difficultés des étudiants ?

    Pourquoi ne faites-vous pas un article dénonçant la sélection à la fac ? Soutenez-vous Macron sur ce point ? L’université doit-être uniquement réservée aux riches ?

    Je suis bien évidemment contre l’attitude de l’extrême-gauche qui décide pour les autres et bloque les facs de manière illégale, je ne soutiens pas ces groupuscules de l’état.

    Mais à côté, il y a une question de fond : que va-t-il se passer pour les bacheliers qui souhaitent intégrer l’université ?

    On peut critiquer l’attitude des bobos gauchistes, mais on ne peut pas oublier le problème principal qui est la sélection.

    Je déplore également beaucoup de commentaires, sans doute de personnes ayant raté leur cursus universitaire et qui s’en prennent aux étudiants en faisant des amalgames, je constate malheureusement qu même les lecteurs d’ER (au vu de certains commentaires sur différents articles) sont eux aussi bourrés de préjugés et ne se gênent pas pour juger les autres. Hélas.

     

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    • #1964519
      Le 13 mai à 10:52 par Crayfish
      Le suicide des universités françaises

      « "Pourquoi ne faites-vous pas un article dénonçant la sélection à la fac ?" »

      Peut-être parce que la sélection permettrait de rehausser le niveau et donner un peu de valeur aux diplômes, et de rétablir un équilibre entre grandes écoles et université. Et il n’y a pas de lien entre sélection et "université réservée aux riches..."

      Un docteur d’universités françaises et étrangères...

       
    • #1964527
      Le 13 mai à 10:57 par mz
      Le suicide des universités françaises

      Le résultat de la démocratisation scolaire montre simplement que celle ci n’eu que pour effet de remplacer l’élimination et l’exclusion par la sous sélection. Est-ce mieux quand on prend en considération que cette même démocratisation a réduit la qualité de l’enseignement à cause du sureffectif des étudiants et à entrainer mécaniquement la mutation des facs en succursale de l’insertion au travail là où cela n’a jamais été leur vocation (mutation toujours en cours actuellement) tout en créant un surcoût que le ministère doit éponger, surcoût qui est de fait uniquement social et à la charge du contribuable ?

       
    • #1964788
      Le 13 mai à 17:41 par Caro
      Le suicide des universités françaises

      Pourquoi ne faites-vous pas un article dénonçant la sélection à la fac ? Soutenez-vous Macron sur ce point ? L’université doit-être uniquement réservée aux riches ?



      La sélection à la fac... C’est en fonction des résultats. Pas du nombre de chiffres avant la virgule sur le compte en banque... Que les places soient réservées en priorité aux meilleurs ne me choque pas, bien au contraire ! Quand on voit qu’on paie pour des mecs de presque 30 balais qui cherchent juste à profiter de leur carte d’étudiant en attendant de s’inscrire chez Pôle Emploi (où on va leur demander de bosser, eh...)

       
    • #1964802
      Le 13 mai à 17:54 par europhobe
      Le suicide des universités françaises

      Actuellement étudiant également, je trouve votre message bourré de jugements hâtifs et de préjugés, comme un lien qui existerait entre sélection et richesse, les deux n’ayant aucun rapport, dire le contraire me paraissant être un poncif d’insoumis irréfléchi. Et ne parlons de l’ad hominem sur une prétendue faillite de certains dans leurs études ici. Avez-vous au moins fini les vôtres d’études pour juger aussi hâtivement ?

       
    • #1964864
      Le 13 mai à 19:49 par Roger65
      Le suicide des universités françaises

      Avec Internet nous avons quand même tous accès à tous les savoirs. Alors le "savoir réservé aux riches" c’est un argument du siècle dernier.

      Et même pire,malgres ce fantastique outil je suis sur que on ne constate pas de améliorations dans la lutte contre les inégalités... alors bon. À un moment il ne s’agit plus d’une question de moyens ou de niveau social d’origine. Les remèdes existent et ne produisent que très peu de effets...ça prouve que le système est trop laxiste ou mal adapté aux réalités.

      Il y a un juste milieu et on peut être exigeant avec les gens...pour leur propre bénéfice.

       
    • #1965152
      Le 14 mai à 10:46 par Mz
      Le suicide des universités françaises

      Bonjour,

      Pour compléter ma précédente réponse, je me permets de vous mettre en lien si-dessous un état des lieux exhaustif de la situation des universités qui traite de cette problématique :
      la démocratisation scolaire en panne

      L’article est sourcé, complet, clair et cadré dans un contexte historique et socio-économique limpide. Il date de 2008 mais est toujours d’actualité.

      Cordialement,

       
  • #1964387
    Le 13 mai à 03:41 par Francois Desvignes
    Le suicide des universités françaises

    Petite observation :

    Ils commencent en octobre.
    Finissent en mai.
    C’est une année à 8 mois, en fait 6 si on compte les congés.

    A Singapur :

    Ils commencent en janvier
    Finissent le 15 décembre
    Il y a trois jours de congés pour le Nouvel an chinois, plus trois jour pour la fête nationale, plus 15 jours pour Noël.
    Ce sont des "semaines pleines".

    Ça va leur faire tout drôle aux "étudiants français" quand les "étudiants singapouriens" vont venir les concurrencer sur leur "marché".

    Et on ne vous parle des chinois continentaux, de ceux de Hong Kong, des contingents de Ho Chi Minh ville.

    J’ai vu des avocats stagiaires (London training) en Malaisie travailler pour leur patron jusqu’à.....23 heures.....
    Je les ai vus bosser toute la nuit pour que le dossier soit le lendemain "laque de chine" (sans défaut aucun) : en gros de l’orfèvrerie pour un accident de pirogue.

    Coquerel, Melenchon et Con bénits pour s’excuser de leur démagogie, de leur nullité et de leur fainéantise vont vous dire que " c’est normal c’est parce qu’ils sont chinois mais nous on est pas pareil".

    D’abord c’est faux, ils ne sont pas tous chinois : il y a les khmers, les malais, les indiens en plus.

    Je vous le dis parce que peu le savent ici : ce sont les missionnaires blancs (français) qui au XIX et au XX siècles ont fondé en Asie l’école et l’hôpital pour y évangéliser les enfants dans les Églises.

    Ce sont eux qui leur ont appris à se libérer de leur condition par l’excellence.

    A l’époque, les enfants "chinois de Chine" allaient chez les missionnaires blancs, pendant que leur père terminait d’engloutir la fortune familiale avec ses dix concubines, en plus de ses visites aux bordels de Canton et de sa dose d’opium de l’après midi.

    Le discours mélenchonien ( discours de l’abandon) a couté à la Chine un siècle de guerres de larmes et de révolution.

    Ca ne se reproduira JAMAIS : ils n’oublieront JAMAIS que ce sont les pères blancs et les petites soeurs qui les ont sauvés de l’anéantissement.

    Ce qu’ils ont reçu des missionnaires blancs, ils l’ont mis dans leurs chromosomes.

    Un jour, ils viendront.
    La nullité que seront devenues nos ressources indigènes les obligeront à venir.
    IIs vous délivreront alors de Melenchon.

    S’ils ne venaient pas, cela signifierait pour la France en particulier, l’Europe dans une moindre mesure, le syndrôme de l’impératrice de Tseu Hee : à part dans la cité interdite du VI et VII arrondissements de Paris, partout ailleurs ce sera le chaos.

     

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    • #1964404
      Le 13 mai à 07:03 par Le king
      Le suicide des universités françaises

      Joliment écrit ! Difficile de ne pas être d’accord avec ces quelques lignes... prophétiques ?

       
    • #1964687
      Le 13 mai à 14:53 par Jay
      Le suicide des universités françaises

      Autre vision :
      Le Prince Kung dit au ministre Britanique " reprenez votre opium et vos missionnaires et vous serez les bienvenues".
      Les colons pirates européens couplés aux évangélistes ont détruit le système social et religieux ( Bouddhisme et Confucianisme) de la Chine et n’ont eu de cesse que de l’humilier.
      Ce chaos social ayant ainsi été crée, le Bolchévisme est devenu très attractif chez les nationalistes chinois qui avaient la nausée du capitalisme, de la religion et de la domination étrangère.
      Les Européens et les missionnaires soutenues par les canons ont toujours été mal vus.
      Il n’y a qu’à se renseigner un peu sur les 2 guerres de l’opium et de la nature des traités imposés à la Chine pour comprendre l’origine de cette animosité. (opium trade and coolie trade).
      Je pourrais aussi parler de cet orphelinat tenu par les soeurs catholique à Tientsin 1896 ou un système d’achat d’enfant avait été mis en place, favorisant ainsi le kidnapping pour toucher des sous. Cela fit scandale, une révolte s’en suivit et la cathédrale ainsi que l’institution chrétienne furent brulées. L’histoire continue avec la réaction de la France et des ses allies colons qui envoie un amiral français renforcé par des bâtiments de guerre anglais.
      Le but des pères blancs était avant tout l’évangélisation pour sauver tous ces païens des flammes de l’enfer. Et pour cela ils ont attaqué et aidé à détruire conjointement avec les forces militaires coloniales toutes les traditions et structures sociales millénaires.
      Le résultat ne fut pas ce qu’ils auraient pu penser, ce fut le Bolchévisme.

       
  • #1964498
    Le 13 mai à 10:35 par Domino
    Le suicide des universités françaises

    L’égalitarisme gauchiste promu partout par les sbires d’un Etat sous influence, a tué non seulement l’Université, mais toute la société française.
    La seule manière d’en sortir est de "désétatiser" notre pays, de redonner de la liberté, donc du pouvoir, aux personnes ou aux groupements de personnes (à commencer par la famille). Sauf pour les fonctions régaliennes qui sont très mal assumées aujourd’hui. Bref, il faut relettre la société à l’endroit : à l’Etat ses prérogatives, aux citoyens la gestion de leur vie. Et s’il y a des ecoles privées, des universités privées, tant mieux.

     

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  • #1964502
    Le 13 mai à 10:39 par FRANCE LIBERTE
    Le suicide des universités françaises

    Avec une école primaire devenue primitive, avec l’universitaire qui agonise, avec une population en grande partie devenu inculte à cause des émissions TV pour décérébrés, avec l’entreprise français qui s’effiloche et qui change de mains, avec un pouvoir politique que nous n’avons plus entre nos mains, avec un main d’oeuvre et une immigration qui fait tomber le niveau du savoir faire français, : Je n’ai jamais eu aussi peur pour la France de demain

     

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  • #1964599
    Le 13 mai à 12:51 par Utilisateur
    Le suicide des universités françaises

    @ Crayfish :

    "Réhaussr le niveau" avez-vous fait des études ? Vous croyez vraiment que les diplômes sont donnés ? On parle de l’université, non du baccalauréat.

    La majorité des professeurs notent sévèrement, et le niveau est déjà difficile donc je ne vois pas en quoi cette sélection macronienne va permettre quoi que ce soit.

    En gros vous voulez réserver la fac à une certaine population c’est bien ça ?
    Parce que même sur parcoursup si vous venez pas de tel ou tel quartier, vous êtes envoyé d’office dans des filières que vous n’avez pas choisi. Vous trouvez ça normal ?

    Si, la sélection, va permettre l’inscription à la fac qu’aux personnes les plus aisées financièrement et je trouve absolument scandaleux que sur ER, association qui se dit dissidente on puisse soutenir cette réforme de MACRON !

     

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    • #1964661
      Le 13 mai à 14:24 par Zavali
      Le suicide des universités françaises

      Après avoir fait une thèse en physique et en informatique, et quelques années d’enseignement et de recherche dans ces disciplines, je peux vous assurer que vos deux premiers paragraphes sont totalement faux.

      Le niveau s’effondre chez les étudiants comme chez les maître de conférence (ce n’est pas encore vrai pour les professeurs car il faut un dossier solide de recherche à faire valider par une habilitation à diriger les recherches, mais cela viendra plus rapidement que vous ne le croyez). J’ai corrigé plusieurs examens pour une université en province : on m’a explicitement demandé de ré-hausser les notes à chaque fois y compris sur des exercices basiques.

      Pour ce qui est des diplômes, oui ils sont donnés du fait de l’effondrement du niveau. Il y a une pénurie évidente d’informaticiens en France : on donne les diplômes dans cette disciplines pour tenter de combler ce manque. Travaillant maintenant dans le secteur privé, il a été très facile pour moi de comprendre ça (j’ai vu le niveau des étudiants sortant en tant qu’enseignant chercheur, et en tant qu’ingénieur de recherche dans le privé). Cela permet entre autres de booster les recrutements de certaines sociétés de prestation, avec des salaires ridiculement bas (e.g. Alten, dont le PDG n’est autre que Simon Azoulay... tiens comme c’est étrange !!)

      Mes collègues physiciens ont observé la même tendance. Je ne sais pas ce qu’il en est pour les sciences humaines.

      Enfin, je ne peux que me réjouir de l’effondrement de l’université publique qui est pour moi totalement gangrenée : le détournement de fonds publiques à des fins privées est le quotidien des universités, encadrements de thèses fictifs pour faire monter le dossier de recherche de professeur véreux, ou à contrario les maîtres de conférence qui se contentent de ne faire que leur charge d’enseignement annuelle (192 heures) sans jamais se présenter dans leur laboratoire de rattachement, et sans jamais faire de recherche, bourses de doctorat gaspillées sur des mauvais profils, harcèlement des doctorants, la liste est très longue et incomplète...

      Il est grand temps que cela change.

       
    • #1964700
      Le 13 mai à 15:10 par social donc national
      Le suicide des universités françaises

      Non, les diplômes ne sont pas donnés, mais pour autant ils n’ont aucune valeur sur le marché du travail, et pour cause, pour la plupart ces diplômes (de lettres et sciences humaines notamment) ne servent qu’à permettre l’accès aux différents concours de la fonction publique. Et un concours, c’est une forme de sélection, non ? Tout le monde ne les a pas, et pour ceux qui restent sur le carreau, reste le privé, or ce genre de diplôme ne vaut rien, pas même un CAP...Vous connaissez beaucoup d’entreprises qui ont besoin de recruter des psy, des historiens, des géographes ou encore, cerise sur le gâteau, des sociologues ? Non, évidemment, en revanche des opérateurs, manutentionnaires, caissiers, gestionnaires de stock, ça oui !
      La population qui en a les moyens n’a pas besoin de la fac, car elle sait ce que sont les facs non sélectives : des réservoirs à futurs chômeurs ! Cette population va directement en classes prépa (aux grandes écoles), ou d’autres établissements très sélectifs ( par l’argent évidemment, mais surtout par le travail !) type écoles de commerces privées ou autres.
      Donc pour revenir aux filières de facs non sélectives, si vous n’avez pas de sélection à l’entrée vous l’aurez nécessairement à la sortie, et même avec son master, si c’est pour se retrouver caissier ou caissière, objectivement ça sert à quoi ? Le problème n’est donc pas du à la sélection à la fac, le problème est du au fait que vous vous êtes trompé d’orientation, parce que vous avez cru aux mensonges d’une société qui donnerait tout à tout le monde... Sauf que ce n’est pas la réalité. Vous vous aurez perdu au minimum 5 ans, avec un beau diplôme sans valeur en poche, pendant qu’un artisan compagnon aura lui déjà monté sa boîte....

       
    • #1965125
      Le 14 mai à 10:00 par Crayfish
      Le suicide des universités françaises

      @Uilisateur

      Oui j’ai fait quelques études, et obtenu accessoirement deux doctorats en sciences "demi-molles".

      Je ne dis pas que les diplômes sont donnés mais que le niveau diminue et qu’ils perdent de leur valeur sur le marché du travail, surtout en sciences humaines, ou molles.

      Encore une fois je ne vois pas le rapport entre la sélection au mérite à l’entrée à l’université et la richesse. Issu de la campagne, d’un père cheminot et d’une mère au foyer j’étais à boursier à taux plein et j’ai cravaché pour décrocher mes diplômes. C’est la différence entre étudiants aisés et pauvres, les seconds savent qu’ils ne peuvent pas compter sur papa/maman et n’ont pas de parachute en cas de défaillance...

      “”Parce que même sur parcoursup si vous venez pas de tel ou tel quartier, vous êtes envoyé d’office dans des filières que vous n’avez pas choisi. Vous trouvez ça normal ?“”

      Justement, si une sélection au mérite se faisait, vous auriez certainement assez de places dans chaque filière pour être sûr d’en choisir une qui vous plait... À moins que vous ne préfèreriez un bon vieu tirage au sort, ce qui est pour moi honteux...

       
  • #1964610
    Le 13 mai à 13:05 par Hacène AREZKI
    Le suicide des universités françaises

    Juste une anecdote rapportée il y a une quinzaine d’années par un thésard parisien chargé de cours dans une fac de province : « vos étudiants ne sont qu’en DEUG, n’utilisez pas de mots compliqués », lui a dit un professeur des universités ou un maître de conférence, auprès duquel certains jeunes gens étaient venus se plaindre. Il est vrai qu’un mot très compliqué pour des gens n’ayant que le bac s’était glissé dans une phrase : hétérogène !

    Allez, une autre anecdote, rapportée cette fois par une thésarde, chargée de cours elle aussi : « Soyez moins dure dans votre notation, sinon il n’y aura pas assez de monde dans les groupes de TD l’an prochain… »

     

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  • #1964646
    Le 13 mai à 14:03 par Sarah75
    Le suicide des universités françaises

    Bien évidemment pour les fils/filles à papa des filières d’histoire et de philo les examens sont annulés avec tout le soutien de leurs professeurs qui sont eux même des éternelles étudiants. Alors que pour nous autre "mortels" des filières moins homogène socialement et qui n’avons pas pour objectifs de devenir des intellectuelles (economie , gestion) les examens sont totalement maintenus.

     

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  • #1964663
    Le 13 mai à 14:26 par Zavali
    Le suicide des universités françaises

    @Utilisateur

    Après avoir fait une thèse en physique et en informatique, et quelques années d’enseignement et de recherche dans ces disciplines, je peux vous assurer que vos deux premiers paragraphes sont totalement faux.

    Le niveau s’effondre chez les étudiants comme chez les maître de conférence (ce n’est pas encore vrai pour les professeurs car il faut un dossier solide de recherche à faire valider par une habilitation à diriger les recherches, mais cela viendra plus rapidement que vous ne le croyez). J’ai corrigé plusieurs examens pour une université en province : on m’a explicitement demandé de ré-hausser les notes à chaque fois y compris sur des exercices basiques.

    Pour ce qui est des diplômes, oui ils sont donnés du fait de l’effondrement du niveau. Il y a une pénurie évidente d’informaticiens en France : on donne les diplômes dans cette disciplines pour tenter de combler ce manque. Travaillant maintenant dans le secteur privé, il a été très facile pour moi de comprendre ça (j’ai vu le niveau des étudiants sortant en tant qu’enseignant chercheur, et en tant qu’ingénieur de recherche dans le privé). Cela permet entre autres de booster les recrutements de certaines sociétés de prestation, avec des salaires ridiculement bas (e.g. Alten, dont le PDG n’est autre que Simon Azoulay... tiens comme c’est étrange !!)

    Mes collègues physiciens ont observé la même tendance. Je ne sais pas ce qu’il en est pour les sciences humaines.

    Enfin, je ne peux que me réjouir de l’effondrement de l’université publique qui est pour moi totalement gangrenée : le détournement de fonds publiques à des fins privées est le quotidien des universités, encadrements de thèses fictifs pour faire monter le dossier de recherche de professeur véreux, ou à contrario les maîtres de conférence qui se contentent de ne faire que leur charge d’enseignement annuelle (192 heures) sans jamais se présenter dans leur laboratoire de rattachement, et sans jamais faire de recherche, bourses de doctorat gaspillées sur des mauvais profils, harcèlement des doctorants, la liste est très longue et incomplète...

    Il est grand temps que cela change.

     

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    • #1964811
      Le 13 mai à 18:03 par J
      Le suicide des universités françaises

      "Je ne sais pas ce qu’il en est pour les sciences humaines."
      Ayant suivi il y a quelques années des cours de sociologie (niveau Licence) à Nanterre, j’abonderai dans le même sens que vous. A quelques rares exceptions d’enseignements particulièrement complets et exhaustifs (un sur l’oeuvre d’Emile Durkheim), les autres cours étaient particulièrement décevants : des leçons où l’histoire de la sociologie est plus que survolée et en restent au niveau du programme de SES du lycée, des TD faits à base de corpus de textes pris à droite à gauche et abordant des sujets souvent sans grand intérêt ou aboutissant à des truismes (telle que la construction sociale du goût)...
      Sans même parler des choix idéologiques : culturalisme, relativisme, constructivisme, structuralisme, etc. Le fleuron de l’idéologie dominante contemporaine.
      Bref, les sciences humaines à l’université, c’est un centre aéré - dans lequel les enfants n’ont même pas l’air de s’amuser et de s’épanouir qui plus est.

       
  • #1964699
    Le 13 mai à 15:07 par crachetonvenin2
    Le suicide des universités françaises

    L’université française mérite t elle son titre ?
    En fonction - aussi - de son niveau concurrentiel ? Avec les autres académismes et pas universités justement ce qui n’est pas la même chose !!
    Les diplômes ou alors l’académisme d’abord ? Ou mieux l’académisme d’abord et son organisation avant les bancs surpeuplés de la fac devant des profs apeurés et aussi ?
    "Complices" ? Ou victimes ? D’un système dans des mains qui veulent un numerus clausus grâce à un clientélisme possible au milieu de ce fatras car point visible ainsi !!
    Les façons d’organiser l’université française sont elles absolument point discernables car aussi !!! Voulues peu défendables par des organisateurs justement contrôlés ainsi par la gouvernance qui peut s’appuyer - aussi encore - sur des espèces de difficultés basées sur ce fatras jamais relevé par elle !
    La sélection existe t elle pour y entrer en ces universités au bord du collapse depuis très très longtemps avec le personnel qui y vit ? Je parle ici de la sélection personnelle et en soi même. Pour un positionnement efficace ? Vraiment si efficace grâce au bac si quoi au juste ?
    Les universités françaises sont elles une sorte de vache à lait pour une caste qui peut noyer ainsi l’intelligence dans une masse qui souffre et qui peut bloquer ainsi des talents assez vite découragés. Sauf à l’ENA peut être ... ce réservoir d’un autre type pour des happy few qui ?
    Font ensuite la vie politique et ? Economique du pays. Tant que ça ? Ou alors une école pour privilèges ... ... ... ???!
    La solution est elle aussi dans une pression venue de l’étranger au travers d’accords existant déjà pour faire en sorte que l’université française soit comparable aux autres ailleurs. Ou mieux que son académisme d’abord !!! Tienne la route par rapport aux autres d’ailleurs.
    L’américain ? Si classe que ça ou alors du cheap ?
    Les voisins européens ? Quel niveau ?

     

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  • #1965164
    Le 14 mai à 11:19 par coyoterevolte
    Le suicide des universités françaises

    Connaissance des réseaux :
    L’opération : "balance ton franc poisson" dans les écoles et cursus universitaires permettrait aux braves gens de comprendre à qui ils ont à faire et de se défendre voire d’attaquer. Tout deviendra clair : pourquoi tel prof alcoolo ou pervers sexuel est encore en poste alors que le prof vertueux a été remplacé ? Pourquoi les programmes des cours qui étaient bien avant ont été remplacés par une bouillie incompréhensible ? Pourquoi y a t il des gens qui connaissent comment marche le système, qui ne foutent rien mais qui obtiennent leur diplôme ? Comment se passe la correction des copies et la tricherie dans les résultats ?
    La quasi totalité des dysfonctionnements de l’université et des écoles d’ingé viennent des francs poissons.
    Implication concrète pour l’élève : en sachant qui sont les francs poissons (élèves fils de franc poisson, profs, personnel administratif gérant les dossiers d’inscription, directeur, etc...), il peut les éviter au maximum et anticiper leurs pièges, éviter de perdre du temps à les écouter. L’élève cesse de se conformer aux prescriptions socialement mortifères de ses ennemis, il cesse de se culpabiliser de ne pas faire comme lui ont dit les méchants franc poissons. Il garde estime de soi et de l’énergie pour travailler et construire sa vie. Il peut avoir confirmation que tel prof sévère est un mec bien et que l’autre décontracté qui ne transmet aucun savoir est une ordure de franc poisson. Il peut demander à ce que la correction des copies soient faites par un non franc poisson. Etc..En bref, une fois qu’on a identifié l’ennemi, tous les tracas et dysfonctionnements du système apparaissent pour ce qu’ils sont : des coups assénés par les francs poissons dans le but de maintenir les gens dans l’ignorance et dans le statu d’esclave.
    On peut pas déssouder le ministre franc poisson mais les francs poissons qui trainent dans les couloirs des écoles et des universités, on peut, ils sont accessibles et à portée de main : des pneus crevés ou des poursuites en justice ciblées, histoire que les tracas s’abattent sur les méchants et non sur les braves gens.
    L’identification des ennemis est la 1ère mesure à mettre en oeuvre. La 2ème est celle qu’essaie de faire E&R : créer une vraie université, avec un vrai savoir qui sert dans la vraie vie.

     

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