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Les Gilets jaunes et la colère des masses populaires

La journée du 17 novembre des Gilets jaunes s’est donc soldée par un succès massif, avec plus de 2 000 points de blocage alors que 1 500 avaient été annoncés. Les chiffres de participation annoncés par le ministère de l’Intérieur semblent largement sous-estimés. Mais, ce succès a hélas été endeuillé par le décès d’une manifestante et par de nombreux blessés, ce qui est dû dans la plupart des cas à des véhicules ayant tenté de forcer les barrages. Ce succès interpelle les mouvements politiques et les syndicats. Si la majorité (LREM) et ses journalistes à gages tiennent un discours odieux, il convient de s’interroger sur la signification de ce mouvement et sur ses suites possibles.

 

Jour de colère

Ce mouvement a été déclenché par l’annonce d’une hausse des prix du carburant. Il traduit cependant une colère bien plus profonde, et des causes bien plus complexes. La question des prix du carburant renvoie, elle, à ce que l’on appelle les « consommations contraintes » des ménages des classes populaires. Quand on n’a pas de moyens de transports de substitution, quand on doit faire tous les jours des dizaines de kilomètres pour aller travailler, oui, le prix du carburant représente une contrainte. Dit en des termes d’économistes, il n’y a aucune élasticité de la consommation au prix dans ce cas.

Mais, une simple hausse du prix des carburants n’aurait certainement pas provoqué une telle colère si elle ne venait s’ajouter à des hausses multiples, mais aussi à une pression fiscale dont les classes populaires ont l’impression de payer bien plus que leur part. Les réformes fiscales prises depuis un an par le gouvernement – dont la suppression de l’ISF – ainsi que les mesures prises par les gouvernements précédents, et l’on se souvient des 44 milliards du CICE donnés aux grandes entreprises en l’échange de quelques créations d’emploi, constituent la base de cette colère. On parle d’un « ras-le-bol » fiscal ; il peut exister en certains cas. Mais, ce qui est en cause c’est avant tout le sentiment d’une injustice fiscale.

Ajoutons-y les propos plus que malheureux d’un président de la République, qui à l’évidence n’éprouve aucune empathie pour les classes populaires, tout fasciné qu’il est par les « start-upers » et par la richesse des gens qui, pour reprendre son expression, eux ne sont pas rien. Les termes extrêmement désobligeants qu’il a employés depuis des années à l’encontre des classes populaires sont connus. Ils n’ont pas été oubliés par ceux auxquels ils s’adressaient. Les Français, dit-on, ont la mémoire courte. Ils viennent de démontrer exactement le contraire.

Tout cela a fait le ciment d’une révolte qui monte des tréfonds de la France périphérique pour reprendre l’expression du géographe Christophe Guilluy. La haine des représentants organiques de la France bobo indique bien où se trouve la fracture, et cette fracture, n’en déplaise à certains, est une fracture de classe. Les slogans politiques que l’on a, alors, pu entendre ne doivent rien à la présence de militants de partis et d’organisations, mais bien plutôt au fait que ces classes populaires identifient spontanément le gouvernement et le Président comme leurs ennemis.

 

L’auto-organisation, ses précédents, ses limites et son devenir

Cette révolte a été largement inorganisée, ou plus exactement auto-organisée. Elle a commencé par des individus, s’est amplifiée sur les réseaux sociaux. De très nombreux manifestants du 17 Novembre faisaient leur première expérience de la manifestation, de la lutte collective. Cette expérience là, cette forme spécifique de socialisation, est d’une extrême importance. Car, en apprenant à se coordonner, en se parlant ensemble, ces individus cessent justement d’être des personnes isolées. Elles prennent conscience de leur force. C’est pour cela que ce mouvement, aussi hétéroclite en soit l’idéologie, aussi mélangés aient pu en être les participants, représentait fondamentalement un mouvement social progressiste. Car, toute expérience sociale qui sort les individus de leur isolement aujourd’hui a un caractère progressiste.

Le désarroi de certains partis, mais aussi de certains syndicats, face à cette manifestation a été flagrant. La participation à ce dernier de dirigeants de La France insoumise, comme Jean-Luc Mélenchon, François Ruffin, ou Adrien Quatennens montre bien que ce mouvement a compris la nature profonde de ce qui se passait. Que d’autres partis aient soutenu, soit timidement soit de manière plus engagée, la manifestation doit aussi être constaté. Pour reprendre une expression de mon excellent collègue Bruno Amable, verra-t-on se constituer sur cette base un « bloc anti-bourgeois » capable de faire pièce au « bloc bourgeois » qui est aujourd’hui aux commandes est bien la question qui se pose.

Car, ce qui a fait la force des Gilets jaunes peut aussi constituer leur faiblesse. Si la mobilisation veut durer, et pour faire face à l’intransigeance du gouvernement il est clair qu’elle le doit, elle devra se doter d’une forme de structuration. Mais, alors, les moyens de pression du dit gouvernement augmenteront d’autant. Que l’on se souvienne comment Georges Clémenceau, alors ministre de l’Intérieur, avait manipulé Marcelin Albert, le dirigeant de la révolte viticole du Midi et en particulier de la région de Béziers en 1907, celle dont nous est restée la chanson Gloire au 17ème , célébrant la fraternisation des soldats du 17ème de Ligne avec les manifestants. Les Gilets Jaunes auraient ainsi tout intérêt à adopter une structuration en comités d’action avec des coordinations régionales et nationales, permettant un contrôle démocratique au-delà de la préparation d’une journée de manifestation.

Au-delà de ce risque, toujours présent, la mobilisation doit se poser les questions de l’élargissement du mouvement, mais aussi des formes qu’il doit prendre et des objectifs qu’il doit se donner. La persistance de mouvements de blocage et de manifestation le dimanche 18 novembre, l’extension à l’outre-mer, tous ces symptômes indiquent que nous sommes peut-être à la veille de quelque chose de bien plus important qu’une simple protestation contre des taxes.

 

L’effacement des syndicats et le potentiel de cette mobilisation

Il faut cependant revenir à l’effacement des syndicats, et à son corolaire : l’absence de représentants institutionnels des Gilets jaunes. De nombreuses raisons expliquent cet effacement, et le phénomène de bureaucratisation des grandes centrales en est un. Mais, quand le gouvernement fait tout pour faire disparaître les syndicats en tant de forces sociales, il est bien mal placé pour regretter l’absence de représentants institutionnels dans le mouvement du 17 Novembre, représentants avec lesquels il pourrait, le cas échéant, négocier.

En mai 1968, ce sont les syndicats, et au premier lieu la CGT, qui ont été les chevilles ouvrières du compromis – les Accords de Grenelle – qui a permis de trouver une voie de sortie non révolutionnaire au mouvement. Ces accords ont été suffisamment exemplaires pour que le mot « Grenelle » soit aujourd’hui mis à toutes les sauces. Cela sera difficile à reproduire, sauf récupération de cette mobilisation.

Le gouvernement se trouve donc en face d’un mouvement d’un nouveau genre, un mouvement revendicatif qui porte en lui directement sa nature de contestation politique. Sauf à lui donner très vite raison, et l’on voit mal comment il le pourrait, il risque deux écueils :

- Le premier est que cette mobilisation continue de monter et qu’elle provoque, ici et là, des mouvements de fraternisation avec les forces de l’ordre. C’est, pour ce gouvernement, le scénario du pire. Même s’il est aujourd’hui peu probable, il implique alors la transformation de cette mobilisation en un mouvement de fait insurrectionnel.

- Le second, plus probable, est que cette mobilisation finisse par s’effilocher faute de trouver des débouchés concrets et faute d’avoir pu faire le pont avec d’autres secteurs de la population. Mais, même si ce mouvement retombe, il ne retombera qu’en apparence. La colère, et cette fois l’amertume, seront toujours là n’attendant qu’un prétexte pour resurgir, et qu’une occasion, en particulier électorale, pour s’exprimer.

Le gouvernement va donc avoir à traiter soit un péril immense à court terme, soit un péril tout aussi immense à moyen terme. Mais, quoi qu’il fasse, il ne se débarrassera pas du péril.

Jacques Sapir

*

Et pour les amateurs, le premier couplet de la chanson Gloire au 17ème :

Légitim’ était votre colère

Le refus était un grand devoir

On ne doit pas tuer ses père et mère

Pour les grands qui sont au pouvoir

Soldats votre conscience est nette

On n’se tue pas entre Français

Refusant d’rougir vos baïonnettes

Petits soldats oui vous avez bien fait

REFRAIN

Salut, salut à vous

Braves soldats du dix-septième

Salut braves piou-pious

Chacun vous admire et vous aime

Salut, salut à vous

À votre geste magnifique

Vous auriez en tirant sur nous

Assassiné la République.

Voir aussi, sur E&R :

Lutter en conscience avec Kontre Kulture :

 
 






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68 Commentaires

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  • #2085229
    Le 21 novembre à 00:04 par 1977
    Les Gilets jaunes et la colère des masses populaires

    les analogies avec une révolution colorée ne vous effleurent pas ?
    un titre bien clair, une diffusion massive par les réseaux, un écho médiatique tout sauf hostile en amont

    maintenant le mouvement a un bilan d’attentat, un mort des dizaines de blessés graves, et des centaines de blessés légers

    une agression homophobe, des agressions racistes, des français encore plus divisés, d’odieuses récupérations,

    Macron boit du petit lait à la veille des européennes, il va être très facile de caractériser le populisme et d’obtenir un vote d’opposition

    le RN descend, on élargit comme jamais le spectre populiste

    en plus de la division de classe on ajoute une division générationnelle et une autre écolo CO2

     

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    • #2085343
      Le 21 novembre à 09:24 par klem
      Les Gilets jaunes et la colère des masses populaires

      Exactement ! même ici, malgré toute l’éducation fournie, certains persistent croire que ce mouvement n’est pas un groupe piloté, c’est navrant.

       
    • #2086331
      Le 22 novembre à 18:46 par Eric
      Les Gilets jaunes et la colère des masses populaires

      « Exactement ! même ici, malgré toute l’éducation fournie, certains persistent croire que ce mouvement n’est pas un groupe piloté, c’est navrant. »
      Moi c’est ce genre de commentaire que je trouve navrant et qui m’amène à penser qu’il y a bien souvent un abime entre le niveau que l’on a et celui qu’on se prête, ici fort généreusement donc. Rien que l’utilisation du terme de « groupe » pour ce mouvement est en soi une farce. Navrant en effet. Par ailleurs, plus haut, je n’ai pas bien compris à quoi correspondait le terme « d’attentat » et ce qu’il peut bien recouvrer comme attentat réel. L’analyse est sûrement tellement fine qu’elle ne peut que nous échapper à nous autres humains :-)

       
  • #2085250
    Le 21 novembre à 01:10 par anonyme
    Les Gilets jaunes et la colère des masses populaires

    L’analyse de Sapir ne dit pas que les blocages divisent le peuple. Tout le peuple (travalleurs + retraités + chômeurs) est las du gouvernement. Mais les retraités et chômeurs bloquent les travailleurs. Je ne comprends pas ça. Je trouve inutile de faire payer d’autres victimes. De plus, l’economie de notre pays a pour but de diminuer les taxes, augmenter les retraites et diminuer le chômage. Donc non, ne bloquons pas notre economie.
    Je suis agréablement surpris par le nombre de gilets jaunes, qui rappellent les sans-culottes. Mais je trouve dommage la façon de faire.
    Je pense aussi que si ça divise les français, alors c’est l’oligarchie qui rigolera.
    Quant aux remarques sur les blancs qui sont les seuls à agir, on s’en fout. Tout le monde n’est pas obligé d’etre un gilet jaune, sinon c’est encore se diviser.
    Autre point essentiel pour completer Sapir : le but de tout ça. On a les causes (colere), comme s’il s’agissait d’une consequence. Comme quand on lâche un vase alors il se casse. Mais au fond c’est quoi le but ? Juste se faire entendre ? Faire prendre conscience à ceux qui en profitent que c’est dur ? Ils s’en moquent. Ou bien faire prendre conscience aux autres qui souffrent qu’ils ne sont pas seuls ? Alors pourquoi les bloquer ? C’est pas leur faute.
    Bref, l’élan est donné, le signe est montré, le message de grogne passé, la preuve de possibilité de rassemblement existe, il faut maintenant cesser la phase 1 et passer à la phase 2, celle qui peut etre utile si elle a un but précis, un objectif à atteindre et une mission à accomplir. Et pas une injonction à la division du peuple par une obligation à montrer son soutien.
    Ce but, il est evidemment de faire démissionner Macron, à condition de le remplacer par une autre personne plus raisonnable. Mais on est vite confronté à 2 problèmes : 1. Comment le faire démissionner ? 2. Par qui le remplacer ?
    Donc ce but n’est pas viable à l’heure actuelle
    On peut alors se tourner vers un but plus sympa : obtenir des résultats en terme de taxe ou de reduction d’impôt mais toujours des problèmes : pour quelle raison Macron ferait-il ça ? Il y aura toujours des gens qui paient de toute façon. La France silencieuse.
    Pour ma part je n’ai pas les solutions mais j’aimerais les avoir.

     

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    • #2085346
      Le 21 novembre à 09:30 par Eric
      Les Gilets jaunes et la colère des masses populaires

      « L’analyse de Sapir ne dit pas que les blocages divisent le peuple. »
      D’une part il n’y a pas forcément de divisions radicales (malgré l’évidente, coutumière et détestable habitude des médias de jouer évidemment la carte des uns contre les autres) et d’autre part il n’y aurait aucun intérêt de la part de Sapir à rappeler une évidence malheureusement logique, à savoir qu’aucun mouvement, même très populaire, ne peut jamais rencontrer une unanimité absolue, car il y aura toujours des plisse-vinaigre et autres éternels coupeurs de cheveux en quatre. « Tout le peuple (travalleurs + retraités + chômeurs) est las du gouvernement. Mais les retraités et chômeurs bloquent les travailleurs. Je ne comprends pas ça. Je trouve inutile de faire payer d’autres victimes. »
      Absurde car les salariés forment le gros des troupes, et quand bien même d’ailleurs. Il faudrait peut-être aussi sortir du « fantasme » selon lequel les choses pourraient s’améliorer sans que rien ne change et que cela n’entraîne aucun désagrément pour quiconque et aucun trouble au confort personnel. À un moment donné, faut essayer de prendre un peu de « hauteur » et arrêter avec cette mentalité. Le pouvoir n’attend que ça et fait tout pour l’entretenir ou l’irriter quand il trouve que commence à poindre une forme de trop grande solidarité.

       
  • #2085256
    Le 21 novembre à 02:20 par Francois Desvignes
    Les Gilets jaunes et la colère des masses populaires

    Il y a :

    - La destinée historique
    - Le calendrier révolutionnaire
    - La fraternisation insurrectionnelle.

    Du point de vue de la Destinée historique, la France qui est une balle depuis Francois 1er ne rebondit qu’une fois à terre, ainsi, à chaque fois qu’elle feint de mourir, toujours elle ressuscite : Tolbiac a permis Reims, Crecy et Azincourt ont permis Jeanne d’Arc, la Fronde a accouché du Grand Siècle, la défaite de la guerre de 7ans a mis en pièces la flotte anglaise à la victoire de Yorktown, la Terreur a suscité Napoléon, juin 40 a donné De Gaulle etc.

    Du point de vue du calendrier révolutionnaire, nous changeons à la fois de décade, de siècle historique (1914 2015),d’ époque historique (1515-2015) de millénaire (1015-2015) et d’ère (00- 2000 : de l’ ère chrétienne à l’ère de l’Apocalypse qui veut dire "Révélation", "accouchement" et non "Fin").
    Chacun de ces changements est un défi, leur cumul une révolution.

    La fraternisation insurrectionnelle. En un mot : la révolution française a commencé et a vaincu la Monarchie le même jour, quand, le 14 juillet, les gardes françaises ont fraternisé avec les insurgés. Si les Versaillais avaient fraternisé avec la Commune, c’est Thiers qu’on aurait mis dos au mur des fédérés.

    Quand la police fraternisera avec les gilets jaunes, alors seulement les gilets jaunes auront vaincu.

    Il ne faut donc pas regarder ce que font les gilets jaunes mais ce que fait la police : si elle fraternise, les gilets ont gagné ; tant qu’ils ne fraternisent pas, les gilets n’ont encore rien gagné.

     

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  • #2085374
    Le 21 novembre à 10:03 par Marsouin
    Les Gilets jaunes et la colère des masses populaires

    Penser que le RN a encore un avenir est d’après moi utopique,il faut redescendre les gars,la blonde qui après le 2eme tour, au lieu de préparer son prochain plan de campagne (complétement foirée) qui danse sur du Goldman comme si elle venait de gagner au loto,pathétique.
    FN ou RN même résultat,il faudra vous y faire,je sais,ça fait mal au fion mais c’est comme ça,donc penser que le mouvement ’’jaune’’ a été créé pour contrer le RN...franchement...

     

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  • #2085381
    Le 21 novembre à 10:20 par j’y pense et puis j’oublie
    Les Gilets jaunes et la colère des masses populaires

    Imaginez que :

    - samedi place de la Concorde des gilets (GJ) décident de s’en prendre à l’Assemblée Nationale et essayent d’y entrer ou mieux que beaucoup décident d’aller à l’Elysée Les deux sont à côté. N’oublions pas qu’une commissaire a samedi dernier menacé les GJ d’utiliser les armes. Risque de répression très dure, la police tire, loi martiale etc.. finalement la dictature Macron se met carrément en place.

    - des racailles de banlieues descendent en force (bloquer ça signifie que la drogue n’est plus livrée, plus de go-fast, et certains pourraient en prendre ombrage). Ou que des ligues arabes ou noires veulent se venger des quelques incidents de la semaine dernière avec des arabes ou des noirs. Il est clair que ces gens là n’apprécient pas les GJ. Signalons que le dirigeant de la LDNA appelle à ça. On est dans le cas de face à face dont parlait Collomb. Interdiction de manifester, et dictature Macron.

    - Un attentat terroriste a lieu. Rappelons que la semaine dernière les flics ont en empêché un. Couvre-feu général en France et installation de la dictature Macron.

    Oui les dangers sont grands pour ce sympathique mouvement, et malheureusement ils aboutissent tous au même résultat final.

     

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    • #2085580
      Le 21 novembre à 14:44 par klem
      Les Gilets jaunes et la colère des masses populaires

      Vous avez parfaitement raison !!! Je suis heureux de voir que certains ont quand même encore les yeux ouvert et que même s’ils attendent le grand soir eux aussi, ils savent que celui-ci n’en est pas un. En tout cas pas le nôtre.

       
    • #2085657
      Le 21 novembre à 17:18 par Des uns et des autres
      Les Gilets jaunes et la colère des masses populaires

      Il est effectivement indispensable d’envisager tout ce qui pourrait se passer.
      Cependant, il ne faut pas non plus que la réflexion finisse toujours par entraver l’action.

      Ainsi, que proposez-vous vous comme actions plus efficaces afin de ne pas tomber dans cet écueil ?
      Et à quoi ressemble selon vous Klem ce grand soir dont vous parlez ?

       
    • #2085828
      Le 21 novembre à 21:28 par klem
      Les Gilets jaunes et la colère des masses populaires

      @des uns et des autres
      Pour moi le grand soir n’arrivera pas, il y aura la guerre civile, la guerre mondiale entre les gouvernements mondiaux, puis la victoire de l’un d’eux, et seulement la ce sera le grand soir, pour une poignée de survivants.
      Tout ce qui peut être envisagé ne peut que ralentir ou accélérer ces étapes, pas les éviter.

       
  • #2085520
    Le 21 novembre à 13:33 par jesuismoi
    Les Gilets jaunes et la colère des masses populaires

    Les carburants étant un produit de première nécessité ils ne doivent pas être taxés comme des produits de luxe sous alibi de pollution. On culpabilise le citoyen au profit de l’industrie,de l’agriculture,des avions,des super tanquers qui intoxiquent avec leur fioul lourd les habitants des ports ( 1 bateau sauf erreur de mémoire équivaut à 100 millions de voitures) Tout objet fabriqué est générateur de pollution, alimentation industrielle aussi. Pour les voitures cessons leur fabrication car de l’extraction des matières fossiles (conflits géopolitiques) à l’usine d’assemblage des nombreuses pièces fabriqués aux 4coins du monde la pollution est plus importante encore.

     

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  • #2085613
    Le 21 novembre à 15:41 par Enki
    Les Gilets jaunes et la colère des masses populaires

    Toujours la même formule dans le cadre de leur Agenda dit « 21 » vers une décroissance assumée probablement pour diminuer à terme la population ....

    PROVOC’ACTION (accumulation d’augmentation au compte-gouttes de mesures anti-populaires ponctionnant les budjets :

    Un paquet de cigarette plus cher
    Hausse de 2 euros de la participation du patient pour un séjour à l’hôpital
    Hausse des prix de l’essence et du diesel
    Hausse des prix des timbres
    Hausse de la CSG, baisse des cotisations salariales
    Un prélèvement de 30 % sur l’épargne
    Hausse du prix du gaz
    Contrôle technique
    Radars amendes
    APL
    et j’en passe les plus cachées dont taxes diverses ....

    ACTION
    Opération "Gilets jaunes" médiatiquement montée au créneau, encadrée, afin de canaliser le mécontentement et la colère justifiée, « entendue » mais surtout voulue par le Pouvoir. Situation qui permet aux gilets jaunes d’avoir le sentiment d’avoir fait du concret - ce qui est vrai - et aussi au Pouvoir de donner l’impression de baisser la tension qu’il récupère dans son égrégore comme ingénieur social des foules ! En effet, vaut mieux un interlocuteur qui s’exprime même mal à propos mais qui libère son énergie car on sait d’avance ce qu’il va dire ... qu’un interlocuteur qui reste silencieux et qui dégaine sans prévenir !

    SOLUTION :

    Force est de constater que les manifestants ne sont pas encore mûrs pour une stratégie politique de haut niveau parce qu’ils n’ont pas engrammé les stratégies polymorphes, subtiles de l’HAINEMI. Peu viennent, hélas sur le site d’E&R lire des articles de fond en particulier sur l’ingénierie sociale et l’utilisation des mainstreams dont les réseaux sociaux. Les manifestants bossent. Plus le temps de réfléchir vraiment : ils zappent !

    Avant le 17 novembre, je me disais qu’il eût été grande ruse à la population de faire monter la pression sur les réseaux sociaux un max et au dernier moment NE RIEN FAIRE, NE PAS MANIFESTER DU TOUT !

    En effet, manifester = perte d’énergie, de temps et aussi du pognon ! D’autant que les froidures sont bien là ! Le pouvoir spécule sur la santé, le moral, les comptes en banque le 20 du mois, donc à l’usure dans tous les sens du terme. Eux sont bien au chaud, no soucis de fric !

    Depuis 30 ans que du grignotage sur le niveau de vie et des acquis sociaux.

    Cela dit, je reste solidaire des manifestants quels qu’ils soient et de la Police.

    Un jour ou l’autre les Pouvoirs et le peuple seront acculés à s’opposer !

     

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  • #2085647
    Le 21 novembre à 17:07 par Le king
    Les Gilets jaunes et la colère des masses populaires

    Restons calmes ! Pour le moment ces braves gilets jaunes ne menacent en rien le système car ils ne manifestent que très loin du pouvoir... attendons de voir plus avant ...

     

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    • #2085861
      Le 21 novembre à 22:12 par Bayinnaung
      Les Gilets jaunes et la colère des masses populaires

      @u roitelet

      Le but n’est pas tant de servir de cible de tir aux mercenaires qui protègent Matignon que de rappeler que le peuple existe.

      Est-ce que tu as participé à un de ces mouvements, seulement ? Se contenter de regarder BFM, c’est pas suffisant.

       
  • #2086015
    Le 22 novembre à 08:26 par pleinouest35
    Les Gilets jaunes et la colère des masses populaires

    Les putes journalistiques (BFM WC) nous expliquent que les tarifs du carburant augmentent à cause de la hausse du cours du pétrole.
    C’est FAUX !
    Source : https://prixdubaril.com/

     

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  • #2086293
    Le 22 novembre à 17:28 par FD.
    Les Gilets jaunes et la colère des masses populaires

    Ben voyons, il faut bien payer l’immigration-invasion du remplacement ethnique des Francais. Autant les faire payer eux-memes.
    L’Entente Cordiale avait bien fait payer l’Allemagne pour 14-18, et les Allies aussi pour 39-45.Et les Allemands payent encore... Donc les Francais payent pour les sornettes de 1789 eux aussi... Mammon est roi. Choisissons le Christ-Roi.

     

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