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Louis-Ferdinand Céline met l’Éducation nationale dans de beaux draps

L’enregistrement est récent, le texte l’est moins. Il date de 1941 et toute réédition des Beaux Draps est interdite en France, d’abord par la veuve Lucette, puis par le monde de l’édition qui vit sous la terreur du CRIF. Seuls les Canadiens, plus libres ou moins peureux que nous, ont osé réimprimer la chose, le brûlot, l’indicible.

 

Les Beaux Draps fait partie des trois pamphlets de l’Apocalypse qui ont secoué le landerneau politico-éditorial en janvier 2018, lorsqu’un naïf Premier ministre n’a pas vu d’inconvénient à une réédition chez Gallimard – l’éditeur historique de Céline – sous conditions bien entendu. Par la suite des ennuis familiaux ont semble-t-il fait changer d’avis Édouard. Mais peut-être la raison lui est-elle revenue rapidement après un éclair obscur.

 

 

C’est la petite histoire des Beaux Draps, un texte qui s’en prend aux juifs et aux francs-macs, comme d’hab avec Destouches, mais cette charge anti-lobbies fait encore mouche aujourd’hui : elle est considérée comme dangereuse pour la jeunesse. Saloperie de jeunesse, à cause d’elle on se fait interdire un paquet d’œuvres d’art contemporain !

Les moins jeunes ne changent pas d’opinion si facilement : ceux qui pensent que la France est dirigée en sous-main par ces réseaux plus ou moins occultes y verront un texte certes violent, mais fondé sur des réalités politiques ; ceux qui pensent qu’il n’y a qu’un pouvoir, le pouvoir visible – à savoir le Président, son gouvernement et les deux chambres –, trouveront que Céline exagère ou même qu’il est fou. Fou d’antiparlementarisme, fou d’antimaçonnisme et fou d’antisémitisme, les trois étant d’ailleurs inextricablement liés.

Il serait alors intéressant, puisque c’est là la pierre d’achoppement, pour paraphraser le Christ, d’évaluer post mortem la santé mentale de Céline. Le temps n’est pas un problème : les chercheurs ont bien analysé des fragments de cheveux de Diane de Poitiers pour déterminer qu’elle avait succombé à une overdose... d’or le 26 avril 1566.

 

Portrait de Céline en psychiatre

« Tout le problème d’Isabelle Blondiaux est de rompre avec le regard médicalisant sans pour autant dénouer ce qui chez Céline lie de manière constitutive création littéraire, folie et idéologie.

Le premier déplacement qu’elle opère consiste à observer la culture psychiatrique et psychanalytique du médecin Destouches et du narrateur de l’œuvre de Céline. Car loin de se réduire à un “cas” psychiatrique, Céline est aussi un expert, dont les connaissances en psychiatrie (Charcot et Dupré en particulier), sont loin d’être négligeables. On sait le profit qu’il a su en tirer dans “Voyage au bout de la nuit” lorsque Bardamu est interné dans un service spécialisé dans les traumatismes de guerre. Ces traumatismes amènent à la question de la simulation, qui préoccupe tant les milieux psychiatriques français de cette époque, et qui renvoie elle-même à l’hystérie. L’on se doute qu’avec l’hystérie les choses vont prendre un tour beaucoup plus compliqué, un tour littéraire pour tout dire.

Un second déplacement est alors rendu possible : celui qui de pathologie convertit la folie en “stratégie de création” (p.235). Un tel déplacement passe par une réflexion sur l’hallucination, forme particulièrement retorse de la mimésis, mais aussi sur l’inévitable hystérie, dont le sens est aussi multiple et nomade que les symptômes, et ceci dans l’œuvre de Céline comme dans la psychologie populaire. Isabelle Blondiaux montre avec une grande précision comment cette hystérie est fondamentalement liée à la figure du juif et à celle de la femme, qui se mêlent de manière instable dans une troisième, celle de l’artiste, Céline lui-même, à la fois source et personnage unique de son œuvre... »

Si Céline pète la santé mentale en 41, alors son texte, même violent, interroge. On peut, si l’on est honnête ou si l’on veut être scientifique, retirer l’habillage véhément et regarder ce qui reste, comme quand on épluche un artichaut. Ceux qui réprouvent le style impétueux peuvent faire ce petit effort et s’en tenir à l’esprit, plutôt qu’à la lettre.

Si Louis-Ferdinand est dingo, on tire la chasse sur cet auteur, ou on le range dans la rubrique des enragés à la Bloy ou des déséquilibrés à la Artaud, qui a écrit malgré l’HP ou grâce à l’HP et aux électrochocs. On a même vu une fois le Nouvel Obs, sous la plume d’un journaliste peu cultivé (pléonasme), ranger Bukowski dans la catégorie des écrivains alcooliques. La presse est donc capable de tout.

Aujourd’hui, le débat « Céline » est toujours ouvert, la plaie purule, et si nous avons choisi cette partie du livre lue par Laurent James – un célinien averti – c’est pour la charge anti-ÉducNat. Pas pour les élucubrations sur les juifs et les francs-maçons car tout ce qui est excessif est insignifiant. Et réciproquement.

« Ni dans le Nord, ni dans le Sud, les écoles n’assurent l’égalité. Au contraire, leur existence suffit à décourager les pauvres, à les rendre incapables de prendre en main leur propre éducation. Dans le monde entier, l’école nuit à l’éducation parce qu’on la considère comme seule capable de s’en charger. » (Illich)

 

À ce propos, il y a plusieurs niveaux de critique de notre École. Il y a la critique nietzschéenne, reprise en partie par Céline, la critique « 68 », celle d’Ivan Illich – Une Société sans école, un des bréviaires de Mai 68 –, une critique radicale qui débouchera sur les réformes et évolutions des 50 dernières années, mais ne nous trompons pas : l’enfant n’est pas au centre de l’école, pas plus hier qu’aujourd’hui, puisque les inégalités sociales perdurent et même s’élargissent.

On le sait tous, l’école, qui semble nécessaire pour élever les mômes, et élever dans tous les sens du terme, prépare une minorité d’entre eux à la domination et tout le reste à la soumission. Pas la peine de citer Bourdieu pour constater la différence entre la très haute exigence de l’enseignement jésuite et les cours donnés dans les bahuts cradingues du 93. On n’accuse pas les profs, ils font avec la politique et la sociologie du moment.

Toute critique de l’école n’est pas radicale : il y a la critique réformiste, qui cherche à arranger ou réparer les choses par petites touches, par exemple l’introduction de la philosophie Montessori dans un nombre grandissant d’écoles maternelles, pas forcément laboratoires. On reste néanmoins d’accord avec la critique fondamentale sur la concentration des enfants à l’école, source de toutes violences. L’âge des petites structures plus légères et plus intelligentes va venir...

 

 

C’est vrai que de forcer des mômes en pleine croissance à se briser le dos sur une chaise 8 heures par jour, ça n’a plus grand sens aujourd’hui : le travail en usine disparaît, la robotique s’en chargera bientôt. Autant former de futurs chômeurs... Mais c’est ce que le Système fait ! Moins de culture, moins d’autorité, moins de travail, moins d’écriture, moins d’imagination... Ne nous leurrons point : les contraintes fortes (physiques et morales) d’avant Mai 68 ont disparu, d’autres contraintes (sociétales et politiques) les ont remplacées : au tour du sionisme et de l’idéologie LGBT de faire chier les mômes !

Céline était peut-être fou (on ouvre le parapluie) mais il était ni con ni inculte. On peut donc être super cultivé et proposer une critique radicale du système d’élevage des petits humains. Et puis, on le sait chez E&R, on peut avoir été paria à l’école, autodidacte dans la vie et avoir l’esprit plus ouvert et mieux formé que les énarques qui nous gouvernent. Et on ne dit pas ça par jalousie : il faut des énarques, il faut des hauts fonctionnaires, et la dernière sortie de Macron sur le sujet – supprimer cette école – est bien dans la ligne aussi démagogique que contre-productive de suppression de l’ISF. Le problème français n’est pas l’ENA mais la corruption des élites.

Le problème n’est pas l’ISF, le problème n’est pas l’ENA, et peut-être que le problème n’est pas l’école : toute éducation, toute famille est imparfaite. On pourrait alors comparer l’instruction à l’éducation, l’école à la famille, ces deux bains successifs plus ou moins foireux, jamais parfaits mais inévitables. À chacun ensuite de se réparer et d’apprendre sur cette base hasardeuse. C’est pour ça qu’il faut lire des livres, et précisément des livres Kontre Kulture, l’université et/ou la grande école de ceux qui n’ont pas pu y aller. Pas les ignobles bouquins promus par les émissions littéraires à la télé, qui crèvent les unes après les autres parce qu’elles écartent les vrais livres et les vrais auteurs pour les remplacer par des faux livres et des imposteurs... Un vrai livre change l’esprit et change la vie.

Apprendre des conneries dans la famille et à l’école est peut-être la motivation principale pour vouloir l’intelligence, pour se construire ou se reconstruire intellectuellement. L’égalité, elle est là.

 

Céline, le lobby, Gallimard et les pamphlets, sur E&R :

 



Article ancien.
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50 Commentaires

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  • Dans sa "lettre de prison" du 9 août 1946, écrite à Lucette Almanzor, Céline donne l’explication de la parution des "Beaux Draps" : " Depuis la Rue Lepic, je suis en lutte perpétuelle avec toi avec ton effroyable désordre ton anarchie de dépense . Jamais ton grand cœur ne veut considérer que les pauvres réserves que tu gaspilles ainsi ne tombent pas du ciel qu’il s’agit de mon misérable labeur et de mon supplice . Puisqu’il faut tout te dire puisque tu ne comprends rien sache que j’ai écrit les Beaux Draps pour subvenir à notre entretien Rue Marsollier . Je ne tenais pas du tout à l’écrire et je n’avais plus un sou . Il a fallu les Bx Draps ma condamnation à mort c’est le pitoyable pécule que tu dilapides en ce moment en lubies et folies - simplement pour céder à tes sales instincts de générosité imbécile - mais générosité avec mon supplice et mes angoisses - Quelle élégance ! Quelle atroce mufflerie ! un peu de ladrerie serait plus romanesque " . Et ça continue sur ce ton pendant deux pages . "Les Lettres de Prison" (Gallimard) de Céline sont un document extraordinaire que tout amateur d’E&R devrait lire pour son édification .

     

    • Marie Canevaggia était la correctrice attitrée de Céline, il l’a trouvait lui-même irremplaçable . Cette idiote de Lucette Almanzor s’est fâchée avec elle après la mort de Céline (1961) et lui a retiré la mise au net de "Rigodon" : elle a voulu elle même faire le travail, aidée par son avocat-pédé, Maître François Gibault . Résultat : le texte est parfois incompréhensible, et il a fallu 10 ans pour avoir le livre en librairie ! Ils ont dû faire la même chose avec un autre chef d’œuvre : " Maudits soupirs pour une autre fois " . Là c’est bien pire : ces deux idiots n’ont pas réussi à déchiffrer des dizaines de pages, le livre néanmoins génial, est mutilé . Les danseuses ont un beau cul mais une petite tête .


  • Depuis que l’affaire de la réédition des pamphlets est passée, on ne parle plus beaucoup de Céline . Il est dommage que les jeunes l’ignorent . Quant aux "écrivains" actuels ils ne lui arrivent pas à la cheville, ils n’ont absolument pas retenu sa leçon, ils écrivent comme s’il n’avait pas opéré une véritable révolution dans le style, ils écrivent comme Voltaire ou Paul Bourget, c’est à dire un français mort . Houellebecque et les autres me font penser à des Françoise Sagan avec des (petites) testicules, ça n’est pas très intéressant .

     

    • #2184404

      Les jeunes ignorent tout le passé, de toute façon... moyen âge, renaissance, classique, romantique... Alors, Céline, tu parles... un de plus, un de moins...

      Ceci étant, je n’aime pas le style de Céline, ni sa dureté, ni son athéisme, ni son anti christianisme, qui font partie pour moi de la grosse décadence moderne. On peut me rétorquer qu’il a tout révolutionné, que c’est un génie, etc, oui je sais, je connais la musique rengainante, je l’ai lu, et pour moi, c’est non. C’est tout l’inverse.

      On peut être anti franc mac, anti république, etc, et ne pas aimer Céline.

      Je prétends que l’époque moderne est pourrie et que dès qu’on cherche de la vraie hauteur, il faut aller au lointain passé.
      Drieu la rochelle, Brasillach, Morand, Bardèche et cie ne résonnent pas en moi, ils sont comme les auteurs modernes que tu cites, ce sont des résonances matérialistes, donc décadentes.

      En un mot :

      Ce sont des Tour Eiffel, pas des Notre Dame.

      Gigantesque différence.


    • @Chevalier du Moyen Age

      Je te comprends mais on ne peut pas comprendre Céline ni son oeuvre si on ne comprend pas l’horreur de la guerre de 14...

      Nous sommes une génération de beau parleurs lettrés pour certains et de branleurs de salon ( sauf rarissimes exceptions ) , y compris les cathos tradi en veux tu en voila...dont je fais partie... ces types quand à eux ont été littéralement martyrisés ...C’est pas du tout la même limonade !


    • Ezra Pound à propos de Céline : " Désormais cela vit sur la page" . Céline s’explique sur son style dans un petit chef d’œuvre : " Entretiens avec le professeur Y ", qu’il a eu bien du mal à faire passer - gratuitement ! - dans "La nouvelle revue française" alias "la revue compacte d’emmerderie" dirigée par "l’officieux Paulhan", en 1954 . A propos des romans qui ont précédé les siens, Céline disait que "ce ne sont que des projets de romans, l’essentiel manque car leurs auteurs ne vont pas au nerf " . Céline restera un écrivain INEGALABLE, il le savait en disant que sa technique était trop dure, en fait elle témoigne d’une extraordinaire sensibilité qu’il parvient à transmettre au lecteur, il est parvenu à "fixer l’émotion sur le papier sans la tuer" .


    • #2184466

      @Destouches

      Tu dis :

      "Je te comprends mais on ne peut pas comprendre Céline ni son oeuvre si on ne comprend pas l’horreur de la guerre de 14..."

      — > C’est inexact, la philo matérialiste athée anti-chrétienne, pour moi c’est de la grosse décadence, quel que soit le creuset culturel et événementiel dans laquelle elle baigne.
      C’est toute la différence entre le concept philosophique pensé objectivement et l’émotionnel de madame.

      Par ailleurs, je ne suis pas un jeune, mais j’ai l’âge de Soral et ai eu des nombreux soldats dans ma famille, à commencer par mon père (39-45) et d’autres, morts en 14-18.

      Alors, Céline a été martyrisé, oui, c’est vrai, évidemment, mais d’autres aussi, durant toute l’Histoire ! Mes grands oncles ont été tués, eux, à Verdun, la Marne et cie, pas seulement martyrisés.
      Et la guerre de 100 ans, les guerres napoléoniennes, les frondes, les Terreur, révolutions, guerre de 70, et j’en passe, tu crois que les gens ont rigolé ou quoi ??
      Ils sont souffert, plus que Céline, pourtant ils ne s’étaient pas permis une pensée matérialiste athéico décadente.
      Pour moi, c’est ça, les couilles.
      Et pas chuter parce qu’on a souffert.


    • @Chevalier Du Moyen-Age Monsieur, avant de connaître ER, moi même je ne connaissais pas Céline ou du moins que de nom et sa réputation sulfureuse. Je n’ai commencé qu’à connaître le Moyen-Age depuis que j’écoute Marion Sigaut et Claire Colombi, la déséducation nationale ne nous a en fait jamais rien inculqué. De mes livres de français je ne me souviens que d’auteurs contemporains pleurnichards donc les textes ne m’évoquent rien et quelques auteurs classiques donc la lecture ne poussera jamais à la réflexion.


    • Le style n’est pas tout, même si je crois que style et fond sont indissociables dans une œuvre .. Je suis aussi inconditionnel du fond qu’il y a chez Céline que du fond qu’il y’a chez Houellebecq ne vous en déplaise. Houellebecq fait quelques compromis, a quelques lâchetés que n’a pas Céline, mais lui aussi remue en profondeur. Le style de Céline puissant voire miraculeux par moment, me fatigue un peu toutefois. Celui de Houellebecq est presque à l’opposé mais tout aussi puissant. Il apporte une authentique contribution à la litterature à mon avis.


    • Destouches@
      Très juste.
      Toute l’œuvre de Céline est conséquente de cette prise directe et impitoyable avec la réalité crue. Et des traumas qu’elle génère.


    • @chevalier du moyen age
      Au sujet de la pensée "atheico décadente" de Céline :
      les orientaux disent que la décadence (destruction..) n’est qu’un process cyclique, inhérent à la vie, ayant même valeur absolue que la creation et la conservation... Je trouve ça vrai. Et je retrouve cette vérité chez Céline, dont je ne connais pas exactement le degré de souffrance contrairement à vous on dirait


    • #2184757

      à Krunk,

      Je connais très bien l’hindouisme, mais les cycles création-conservation-destruction (brahma-vishnou-shiva) ne doivent PAS impliquer le fatalisme, et nous devons toujours tout faire pour éviter la décadence !

      Ainsi, justifier la décadence par une fatalité des cycles, c’est n’avoir rien compris à la philo hindoue, qui doit toujours éviter le fatalisme.

      Quant à la souffrance de Céline, je n’ai pas dit que je la connaissais, au contraire, j’ai reconnu qu’il avait été martyrisé, mais comme d’autres, et ce n’est pas une raison pour promouvoir l’athéisme matérialiste décadent.

      Est-ce que Jeanne d’Arc, brûlée sur un bûcher, en profiterait pour chuter et dire :
      "vive l’athéisme !"
      Réponse : NON

      Droite dans ses bottes, elle prononcait le nom de Jésus, jusqu’à la fin.

      La souffrance n’est pas une excuse pour chuter.
      Et ça, c’est chrétien, hindou, bouddhiste, tout ce qu’on veut.


    • @Chevalier à roulettes

      Je n’ai aucune envie de polémiquer mais je ne vois pas très bien quelle décadence ou athéisme Céline appelle de ses vœux, ou à quelle chute personnelle vous faites allusion ... ?!!

      Tout au contraire il combat intellectuellement pour lutter contre cette décadence qu’il décrit admirablement et dénonce...

      C’est du grand n’importe quoi !!!


  • J’ai découvert Céline en 2009, par curiosité.
    Voyage au bout de la nuit.
    Une grande baffe dans la gueule. Bien méritée.
    Jusque là petit fonctionnaire gauchiste apeuré par le Front National, j’ai pris conscience de la boue immonde dans laquelle j’avais toujours été plongé par les merdias, l’Educ Nat, le Système, mon environnement social/amical de pleutres ..... Pilule rouge ou pilule bleue ? ROUGE !

    Merci à Soral, Dieudo, JM Le Pen.....

     

    • ... Céline, Rebatet, Bernanos, Brasillac, Drieu, Bardèche, Maurras, Bainville, Gaxotte, Evola, Thibon, Weill, Boutang, Peguy, De Maistre, Bossuet ...


    • @Florent

      Moi c’est " Bagatelle pour un massacre " qui m’a mis une tarte de réalisme jubilatoire dans la tronche, mais je l’ai lu à un âge déjà avancé !
      A notre époque d’hypocrisies fictionnelles en tous genres , il faut redire que Céline ( dispensé au théâtre notamment par Luchini ) est l’écrivain de génie de la Lucidité et du Réalisme. Interrogé sur la littérature, Céline estimait que le plus grand écrivain français était Jean de La Fontaine. Je précise d’ailleurs au passage que le thomisme étant La théologie du Réel, Céline aurait pu, s’il avait été catholique, nous faire un grand cardinal... Dommage !


    • @chevalier

      ne confondez-vous pas l’art avec l’artiste ?
      même le pire des athées, je veux dire celui qui s’affirment comme tel (et ce n’est que crânerie et vaine opinion, le plus souvent), peut toujours en produisant de l’art faire plus qu’il ne dit, ne voudrait, ne penserait dire...dans tout homme il y a un abîme..
      la question est donc juste de savoir si un catholique peut rencontrer, sinon Dieu, du moins un homme cherchant Dieu dans un ou plusieurs des bouquins de Céline. Si la réponse peut être oui, alors reste une question de goût (on peut effectivement s’écœurer de son style), mais il serait un peu sectaire de ne pas être capable d’écouter qui que ce soit parler ou raconter la vie du moment où Dieu n’est pas cité explicitement... il faut parfois VOULOIR Dieu derrière la souffrance humaine (celle d’un athée également, qui doit être grande, plus grande peut-être que celle des martyrs qui ont espéré)


  • il faut deja que chacun au minimum transmette son experience de vie a la generation suivante. Ne pas laisser le systeme ED NAt faire croire que ce nous savons,ce que nopus avons appris par notre experience a moins de valeur que nombre de conneries bourgeoises enseignes a l’ecole et qui sont souvent inutiles ou de l’alienation pour certains publics. mais mais l’amour des beaux textes...romantisme de petit bourgeois rentier... y a d’autres textes a avoir lu avant de se taper madame bovary ou proust...


  • Une vision quasi actuelle de l’école de nos jours ! Pourtant l’école à l’époque de L-F Céline était certainement beaucoup plus évolué (intellectuellement parlant) que celle d’aujourd’hui !

    Je partage son dégoût de l’école, de l’enseignement, de l’endoctrinement dirais-je même, que la république fait subir à des millions d’enfants et de jeunes hommes/femmes.
    Un apprentissage d’office aux valeurs de la république avec sa soit disant égalité républicaine, l’égalité des chances comme ils disent ! Les instits/enseignant n’ont d’yeux que pour les cancres et les intellos, celui ou celle qui ne comprennent pas sont direct mis sur la touche, le prof n’ayant pas envie de se faire caguer, il préférera faire "cour" aux élèves qui ont des facultés naturel et qui auront déjà compris la leçon avant même de l’avoir expliqué ( vécu).

    Ensuite, l’élève lambda livrer à lui même pataugeant avec une moyenne général de 10/12 jusqu’à la fin de son collège, se verra retirer son choix d’un avenir dans un métier manuel car les études pros, on lui dira que c’est vraiment pour les brelles . Il ira donc dans une voie plutôt technique, c’est plus de son niveau lui dira t’on ; puis, complètement à la rue dans toutes ces matières technico-scientifique dont il ne comprendra jamais l’utilité exacte, il sera "humilier" en basculant dans une filière professionnel par ces mêmes profs qui l’ont empêcher d’y accéder une année avant.

    Arriver en études professionnel, il s’épanouira un moment en voyant qu’il comprend enfin les maths et arrive à sortir quelque chose, il reprend confiance en lui. Mais bientôt, des "camarades" auront besoin de lui pour leurs manifs, parce que ça fait bien, les "intellos" et les "abrutis" ensemble, ça fait très républicain, ça fait très diversité... applaudit par les profs, il recevra ses tracts NPA. C’est sur, il est de gauche !

    Bientôt il travaillera, puis il se rendra compte que les "intellos" ne sont pas à l’usine, mais qu’ils font leurs étude au USA, UK, Canada, ou dans les grandes villes du pays. Ces exemples de scolarité n’auront toujours rien cotisé à 30 piges...
    Alors lui, dans son usines, il découvrira la luttes des classes, bossera 40 heures en moyenne par mois, fréquentera l’immigré qu’il trouvera pas si con, et se rendra compte de la supercherie nationale qui à été mise en place depuis qu’il est tout petit. Patriote car travailleur, il se met à détester la société et sera l’ennemi juré de la république : Un National Socialiste

     

  • Juste un commentaire sur la vidéo concernant un passage des écrits de Louis-Ferdinand Céline et en l’occurrence, Les Beaux draps.

    Âmes sensibles ne surtout pas s’abstenir de l’écouter mais préparez vos kleenex... c’est bouleversant.

    Douloureusement magnifique, d’une profondeur, d’une justesse et d’une humanité absolue.

    Des mots durs qui expriment la souffrance et non la folie d’un petit garçon (et d’un homme) meurtri, un coeur brisé par la cruauté de ce monde en effet pourri...

    Il avait pour sûr une bonne âme, fous sont ceux qui prétendent le contraire.

    Les autres vidéos sont des réponses de bon sens, et aux maux de Louis-Ferdinand Céline et bien d’autres, même chez ER et ses lecteurs.

    Nul n’est épargné...

     

  • Seuls les Canadiens, plus libres ou moins peureux que nous

    euuuuuh...vivant au canada je peux vous dire qu’ils sont moins libre et plus peureux

    faut pas croire, c’est nous les francais qui sommes les gilets jaunes et aucun des 196 autres pays...nous ne sommes pas peureux...nous sommes faineants...mais nous avons RAISON, le travail c’est l’esclavage, les combats ne sont pas tous gagnables, alors profitons de la vie jusqu’a l’effondrement automatique du systeme


  • Ivan Illich est tout simplement génial !
    Un visionnaire à la Orwell !
    En quelques minutes il explique les maux et le malêtre ainsi que l’arnaque de notre époque, une société toujours plus riche avec toujours plus de pauvres, toujours plus de droits et toujours moins de liberté.
    Par contre, avec internet, le savoir est accessible facilement et à moindre coût, des cours pouvant se trouver sous toute forme, gratuits ou bien à prix modiques.
    L’école devrait apprendre à apprendre, éveiller le sens critique, mais ce serait un suicide pour la caste au pouvoir, et tout le système.

     

    • je ne sais pas, je suis assez méfiant des critiques trop techniques, elles manquent un peu de corps généralement, de profondeur surtout.

      ici je ne sais pas si c’est ma méconnaissance du marxisme (auquel Illich semble se référer) mais je ne saisis pas le lien logique dont il parle : entre le fait qu’on corrèle l’épanouissement personnel à une accumulation de savoir dispensée par un maître, et le fait que de facto cela transforme le savoir en marchandise..
      Toute son accusation (dans ce petit extrait) tourne autour de l’assimilation du savoir à une marchandise (ce qui le rendrait donc mauvais par essence ?), or ici dans le cadre d’une scolarisation gratuite, la marchandise n’étant plus reliée à l’acquisition d’un bien contre argent, c’est le simple fait d’être quantifiable qui le rend marchandise ? donc c’est moins l’école que le mode d’évaluation et graduation qu’il critique ? Ainsi un enseignement qui ne déboucherait sur aucun certificat (mais tout aussi obligatoire, organisé, captateur du temps humain des enfants) serait donc dépouillé de son mal, du mal qu’il lui reproche en tout cas ?

      du coup c’est une autre approche, plus "limitée" ou disons moins radicale que celle de Céline.

      Même si je comprends très bien cette idée que la forme et l’impératif de l’école sert à former les futurs cadres (ou esclaves) de la société moderne complexifiée et tournée vers l’accumulation de données, je ne ressens pas une remise en cause radicale au final, une fois qu’il axe sa grille de lecture autour du simple concept de marchandise, c’est à dire sur la critique du tout quantitatif, alors qu’il effleure ensuite d’autres réflexions (sur l’utile et l’inutile) qui touchent plutôt pour moi à une lecture qualitative du donné.

      je ne sais pas si je me fais comprendre....
      le marxisme sert à critiquer le quantitatif, mais il me semble toujours qu’il colle lui même de trop près à ce monde, qu’il ne pourrait le voir sans les outils tout aussi quantitatif qu’il se donne. Après tout, estimer qu’une valeur assimilée devient quantitative/marchandisable seulement sous prétexte qu’elle est assimilée, c’est n’être soi-même prisonnier d’un regard et d’une représentation des choses uniquement de l’ordre du quantitatif. Toute la chair autour de l’os (la camaraderie, la relation maître/élève, etc) peut vite être oubliée par l’analyse marxiste de ce donné qu’est l’école, et sa critique en devient insuffisante, moins persuasive.. non ?


  • " Je travaille à rendre les autres écrivains illisibles " et il y est parvenu, certains amateurs de Céline ne peuvent plus lire les autres écrivains .

     

  • " Vous écrirez "télégraphique" ou vous n’écrirez plus du tout " . (in préface de Guignol’s band, 1944, très supérieure à la bien surfaite "Préface de Cromwell"...)


  • Un héros et surtout un visionnaire !
    Regardez Paris et la France, remplis de gauchistes complètements tarés et qui sont en train de devenir une poubelle géante.... c’est catastrophique !
    PS tout l’Occident à divers degrés subit le même pourrisement.

     

  • Un Empereur Serbe avait fait tout ce que Celine dit. Un centre de recherche culturel.

    de la vient ce "sens inne des slaves pour la musique" - Agatha Christie, Hercule Poirot - (dans la phrase reelle, vous devez remplacer le mot "Slave" qui signifit esclave par le mot "Serbe" qui symbolise les personnes affranchies des esclaves. La France est le pays des hommes libres, la Serbie est le pays des gens qui refusent l’esclavage des autres) mais cet Empreur etait un Empereur attaque maintes fois par les Francs, ces hommes "libres" d’asservir par l’uniformisation, et de par son amour de la Culture, il fut oublie de l’histoire des "Franken", qui aiment ensuite a reinventer l’eau chaude. Etre des "slaves" fut un moindre mal en comparaison, pour refuser cet uniformisme. Il se plurent ensuite a inventer maintes calomnies pour justifier ces crimes "pacifistes" (comme par exemple de dire que les peres slaves (dit au lieu de Serbes) couchaient avec leur filles, que les femmes de ce pays lointain etaient "faciles", etc...)

    Il faut d’abord restaurer l’histoire et la verite, et trouver les veritables racines des "latins", des "germaniques", qui n’est pas ce que l’on en dit.

    Mais qui etaient ces hommes a la chevelure d’argent, capable de pourfendre des montagnes en deux ? Tant que votre monde est negatif, comment peut-il accepter le positif, qui ne vient que de la verite ? Pour vaincre, vous devez accepter meme les verites qui font mal. Pour vaincre, vous devez comprendre qui vous etiez avant de faire partie de byzance, cette meme byzance que vous reniez encore aujourd’hui, que vous refusez alors qu’elle vous nourrit, autant spituellement que mentalement, et que ensuite vous vous plaisez a denigrer, en idolatrant vos bourreaux (ces memes oligarques "grecs", qui de nos jours se font passer pour des agneaux) en lieu et place de cherir vos semblables et vos liberateurs.

    Comprenne qui pourra...

     

    • L’histoire de la France et l’histoire de la Serbie se sont croisées de nombreuses fois au cours du temps et ça, aucun bouquin de l’éducation nationale ne le dira. Allez au château de Chenonceau près de Tours et vous verrez une tapisserie datant du 15è siècle retraçant une célèbre bataille dans une plaine, dont je laisse à chacun deviner le nom...


  • overdose d’or ?

    Mais non. L’or est symbole de paradis. Quand la chevelure est doree, on reste enfant.

    Comment pouvez-vous avoir tout oublie ?


  • Question simple : où acheter les livres de Céline ?

     

  • À l’ecoute du texte de Céline sur l’école, je frissonne. Je me revois sur les
    bancs de l’école, avec le petit oiseau dans le ventre qui étouffe, se boursouffle, convulsionne et puis renaît avec la cloche.
    Cette cloche qui sonne l’heure de la liberté, du jeu.

    Je n’ai trouvé dans cette école qu’un véritable attrait : la camaraderie. Puis celle-là, qui avec les années s’étiole elle-même. Misérable jeunesse qui s’envole pour se perdre sur les rivages arides d’une mer de désolation : principes, calculs, coups tordus. Plus de contemplations. Mes camarades seront les petits soldats pleutres d’une machine infernale. Et moi, je remercie mon père... car je n’en suis pas. La lutte fut rude.

    La pauvreté ne m’a pas fait reculer, et mon petit oiseau chante encore. Grâce au ciel.

    Baudelaire : Il n’y a de grand parmi les hommes que le poète, le prêtre et le soldat ; l’homme qui chante, l’homme qui bénit, l’homme qui sacrifie et se sacrifie. Le reste est fait pour le fouet.

     

  • Et pour mieux embrouiller tout le monde, Macron envisage de remplacer l’ENA par l’ISF (Institut supérieur des fonctionnaires)... Voilà où nous en sommes...


  • Céline mérite le prix d’excellence de l’intelligence du coeur incarné par Bardamu dans " Voyage au bout de la nuit " qui à y a dévoilé son ego Robinson l’arriviste matérialiste !

    " Quelle est la légitimité d’un état à commander par ses lois des gens qui n’ont ni écrit ni voté sa constitution ?
    Quelle est la légitimité d’un état à imposé à l’humain le capitalisme en l’obligeant par ses lois à se vendre au travail pour acheter un terrain où à louer pour vivre ... interdisant de s’installer naturellement, gratuitement ?
    " Le capitalisme est un état d’esprit égotique-ment pathologique qui consiste à commercer avec son prochain pour en faire un "client" rentable ; comment peut on être JUSTE avec son prochain dans un rapport client-commerçant qui vise d’abord à gagner de l’argent.

    L’humain "moderne" est égotique-ment conditionné à un système d’exploitation marchand inhumain qui est le capitalisme, celui ci privilégie égotique-ment, abstraitement, l’économie marchande et l’argent au détriment de l’humain et de l’environnement ; le capitalisme c’est le cancer du monde !

    Quand l’argent qui est l’effet du capitalisme domine les consciences il n’y a plus de justice . "

    E. Gravelle.


  • Céline mérite le prix d’excellence de l’intelligence du coeur incarné par Bardamu dans " Voyage au bout de la nuit " qui à y a dévoilé son ego Robinson l’arriviste matérialiste !

    L’humain "moderne" est contaminé par la pathologie d’abstraction égotique ( je ME pense donc je suis dénaturé) qui le robotise en mécanique rationnel de lourdeur !


  • "d’autres contraintes (sociétales et politiques) les ont remplacées"
    oui ! mais pas du fait des LGBT (les féministes si ! et précarisant la vie (et la mort ....) des pères divorcés.....).
    Les contraintes sont en fait de plus en plus obsédantes, les interdits prolirèrent, la normalisaton, les dictats de la religion, oui de la nouvelle religion hygiéno-sécuritaire, céméras et flics (ultra-violent, et au-dessus des lois !) partout, plus des vigiles privés, et municipaux, partout, agents de la DDASS ayant le drot presque de vie ou de mort (de facto) sur l’intimité de votre famille. Et puis tout remplacé par des répondeurs téléphoniques et des applications informatiques imposés, églises fermées, services publics (et les privés aussi !) supprimés, vie insécure, précaire, compliquée, normalisée, bloquée. notre société devient de plus en plus totalitaire.


  • Il ne faut pas supprimer l’école en tant que principe, en tant que lieu d’éducation, enseignement, trop d’enfants dans le monde deviennent des ignorants, illettrés, incultes, et on voit ce que ça donne. Il ne faut pas jeter le bébé avec l’eau du bain. Un enfant doit être éduqué, guidé, le tout est de savoir ce qu’on lui apprend. De tous temps, l’enseignement a existé, et il est normal que maintenant, il soit ouvert à tous. Même dans les peuplades les plus reculées, les enfants apprennent de leurs anciens. tout le monde n’a pas le même niveau intellectuel, c’est juste ça qu’il faut changer, que chacun aille à son rythme et non pas en fonction de son âge. Le savoir c’est le pouvoir disent certains, ce qui est vrai, mais le savoir c’est aussi la liberté

     

  • #2185496
    le 25/04/2019 par hussard jaune de la raie publique
    Louis-Ferdinand Céline met l’Éducation nationale dans de beaux (...)

    Une qui va offrir des draps (douahs) de soie à l’Education Nationale, c’est Macronnella.
    Elle va donner des cours de français une fois par mois à des adultes sans diplomes de Clichy-sous-bois.

    A mon avis elle ne va pas leur parler de Celine.


  • A propos de la fierté d’appartenance qui élève, George Brassens en a fait une belle
    https://www.youtube.com/watch?v=Wsc...


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