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Lucien Cerise – Histoire du suprémacisme blanc (partie 1/4)

La Confédération sudiste et la franc-maçonnerie

Le samedi 17 février 2018, l’équipe d’E&R Haute-Savoie recevait Lucien Cerise à Genève pour une conférence intitulée « Suprémacisme racial et magie noire ». En attendant que la post-production de la vidéo soit achevée, nous vous proposons le texte inédit qui a servi de base de travail à la première partie de la conférence (qui constitue aussi le premier des quatre volets d’une étude plus générale sur le suprémacisme blanc).

 


 

La Confédération sudiste et la franc-maçonnerie
(Histoire du suprémacisme blanc, partie 1/4)

 

Le suprémacisme racial est la doctrine politique qui affirme l’existence d’une hiérarchie entre les races et la supériorité des unes sur les autres. Sa forme la mieux documentée est le suprémacisme blanc, qui a connu quatre grandes tentatives historiques : la Confédération sudiste, prolongée dans le Ku Klux Klan ; le régime d’apartheid en Afrique du Sud ; le Troisième Reich ; l’Ukraine post-soviétique. Quatre tentatives historiques, mais aussi quatre échecs. Sans porter de jugement sur le suprémacisme blanc en tant que tel, cette étude vise avant tout à répondre à la question : « Pourquoi ces échecs ? »

 

À l’examen, une filiation apparaît en filigrane entre ces quatre moments : la présence continue d’un rapport à l’occultisme, généralement antichrétien. Sur l’échiquier des idées, le suprémacisme blanc se positionne dans le camp conservateur, affichant des valeurs qualifiées de « droite réactionnaire », mais il parvient difficilement à dissimuler sa parenté avec une tradition ésotérique dite de la « voie de la main gauche », qui vient quelque peu contredire ses engagements officiels. L’analyse qui suit a pour objet de contribuer à débroussailler le terrain des relations apparemment paradoxales entre un courant politique toujours perçu comme cultivant l’enracinement et la stabilité, et la mystique du chaos qui en dessine pourtant l’arrière-fond.

 

Albert Pike et le Klan

Le franc-maçon le plus célèbre est sans conteste l’Américain Albert Pike (1809-1891). Ce Général sudiste pendant la guerre de sécession est passé à la postérité pour avoir réformé et formalisé définitivement le rite maçonnique le plus répandu sur la planète : le Rite écossais ancien et accepté, avec sa hiérarchie pyramidale de 33 degrés surmontés de « l’œil qui voit tout ». Ce symbole constitue avec l’aigle impérial un diptyque nommé « Grand Sceau des États-Unis » (Great Seal), créé en 1776 et imprimé sur certains documents officiels, notamment le billet de 1 dollar depuis 1935. En franc-maçonnerie, il représente le principe du « supérieur inconnu », soit l’asymétrie du couple « voir » et « être vu », quand le pouvoir augmente à mesure que l’on voit les autres de plus en plus, tout en étant vu soi-même par les autres de moins en moins. Cette organisation verticale et compartimentée est au fondement de ce que l’histoire des religions appelle les cultes à mystères, ou initiatiques, reposant sur un élitisme ésotérique, en opposition à l’exotérisme populiste des religions révélées.

Un débat agite la recherche sur la franc-maçonnerie depuis quelques années : Albert Pike a-t-il aussi fondé l’organisation de suprémacistes blancs nommée le Ku Klux Klan ? Ce débat est un faux débat car il est mal posé. En tant que figure historique, Albert Pike est une métonymie, une partie pour le tout, qui renvoie à une multitude d’individus anonymes ou semi-anonymes organisés en clubs et sociétés de pensée. La vraie question est donc : la franc-maçonnerie américaine a-t-elle fondé le Ku Klux Klan ? Cette question peut sembler absurde pour nombre de nos contemporains. En effet, un stéréotype colle à la peau de la franc-maçonnerie en général : elle serait cosmopolite, antiraciste, ennemie des nations, adepte du gouvernement mondial, etc. Or, les valeurs revendiquées par le KKK se situent aux antipodes, point par point, de ces valeurs maçonniques supposées. En théorie, le Klan soutient le nationalisme ethnique, l’enracinement dans une terre et une race, quand la franc-maçonnerie défend le brassage multiculturel et supranational des identités ; mais en pratique, comme Janus, la franc-maçonnerie américaine présente un double visage contradictoire, apte à enserrer les populations en tenaille depuis la gauche et la droite en même temps.

 

La fondation du Klan : 1865-1871

Pendant la guerre civile américaine qui opposa de 1861 à 1865 la Confédération des États du Sud à l’Union des États du Nord, la Confédération sudiste était un nid de francs-maçons. La présence de nombreux Frères dans les rangs sudistes vient probablement de ce que les États du Sud possédaient une tradition maçonnique fortement enracinée depuis le début du XIXème siècle. En effet, le rite maçonnique le plus diffusé dans le monde, le Rite écossais ancien et accepté, a été lancé aux États-Unis en 1801 depuis la ville de Charleston, en Caroline du Sud ; et c’est aussi à Charleston que la guerre de sécession entre le Nord et le Sud débute 60 ans plus tard exactement. Le Ku Klux Klan, créé juste après la guerre en décembre 1865 par des sudistes, se voulait lui-même un prolongement de la Confédération et s’est avéré être un repère de francs-maçons également. Pour cette raison, Albert Pike est souvent crédité d’être le fondateur du KKK. Fondateur, peut-être pas, mais Pike entretenait une proximité intellectuelle incontestable avec le Klan, comme le montrent les propos qu’il publiait en 1868 dans le journal dont il était l’éditeur, le Memphis Daily Appeal :

« Si c’était en notre pouvoir, si cela pouvait être effectué, nous réunirions tous les hommes blancs du Sud, qui s’opposent au suffrage des nègres, dans un grand Ordre des Frères du Sud, avec une organisation complète, active, vigoureuse, dans laquelle quelques-uns devraient exécuter la volonté concentrée de tous et dont l’existence même devrait être dissimulée de tous, sauf de ses membres. »

L’ésotérisme et la ségrégation raciale composent le cocktail détonnant de la pensée de Pike, le grand maître de la franc-maçonnerie moderne, en tout point conforme à celle du Ku Klux Klan. Le premier ouvrage sur le Klan date de 1884, écrit par l’un de ses six fondateurs historiques, le Capitaine John C. Lester (et un acolyte du nom de David L. Wilson), mais ne mentionne pas Albert Pike. Ce dernier n’apparaît que dans la réédition de 1905, dans la préface de Walter L. Fleming, historien américain spécialiste des États du Sud et de la période d’après-guerre dite de Reconstruction (Reconstruction Era, 1865-1877) :

« Le Général Albert Pike, qui se tenait haut dans l’ordre maçonnique, était l’officier judiciaire en chef du Klan. »

Au-delà de sa proximité idéologique, Albert Pike a donc eu certaines responsabilités au Klan, sans faire partie des fondateurs, ni même en être un dirigeant principal. En revanche, le Général Nathan Bedford Forrest, premier chef historique du Klan (Grand magicien, Grand Wizard) était passé par une loge du Tennessee. La notion de « suprématie blanche » semble venir d’un slogan programmatique dont il serait l’auteur, devenu le credo du Klan, et qui tient en une phrase : « Notre objectif principal et fondamental est le maintien de la suprématie de la race blanche dans cette République. » (Our main and fundamental objective is the maintenance of the supremacy of the white race in this Republic.) En tant que franc-maçon, seules les premières années de son initiation sont documentées, notamment par le bulletin d’information de la loge « Le phare d’Hiram » (Hiram’s Lighthouse) :

« Bien qu’il n’y ait aucun dossier de Nathan Bedford Forrest (1821-1877) ayant progressé plus loin que le niveau d’apprenti à la loge d’Angorona n°168 à Memphis, Tennessee, il l’a bien fait, puis est devenu lieutenant général et Premier Grand magicien du Ku Klux Klan. »

Une étude d’une autre loge maçonnique, la Grande Loge de Colombie Britannique et du Yukon, fait autorité sur le sujet des rapports entre franc-maçonnerie et Ku Klux Klan. La création du Klan par Albert Pike est niée, en revanche la présence de nombreux francs-maçons au sein du Klan est reconnue dès l’origine, tels le Major James R. Crowe, l’un des fondateurs historiques du Klan avec John Lester, ainsi que le Général John C. Brown, rédacteur du premier manifeste du Klan (The Prescript) et Joseph Fussell, colonel sudiste et grand maître d’une loge du Tennessee. L’étude mentionne également que les recruteurs du KKK, en anglais les Kleagles, étaient souvent eux-mêmes francs-maçons et privilégiaient la recherche de nouveaux membres au sein de la franc-maçonnerie :

« Les Kleagles ont également traîné autour d’autres loges fraternelles et ont particulièrement réussi à courtiser les francs-maçons. Beaucoup de Kleagles étaient des maçons eux-mêmes. (En fait, le King Kleagle du Wisconsin avait publié une annonce dans l’édition du 26 août 1921 du Madison State Journal, qui disait : "Wanted : Organisateurs fraternels, hommes de capacité entre 25 et 40 ans. Doivent être 100% Américains. Francs-maçons de préférence.)" »

On le voit, les relations entre le suprémacisme blanc et la franc-maçonnerie étaient consubstantielles à cette époque. Ceci étant dit, les francs-maçons étaient tout aussi bien représentés dans les rangs nordistes et abolitionnistes que sudistes et esclavagistes. Autrement dit, la franc-maçonnerie américaine adoptait déjà la forme de la tenaille. On peut néanmoins se demander si l’une des deux mâchoires de la tenaille ne mordait pas un peu plus fort que l’autre. Pour répondre à cette question, faisons un détour par les relations entre le suprémacisme blanc et le suprémacisme juif, en particulier quand celui-ci prend le visage de la franc-maçonnerie juive : le B’nai B’rith. Un individu est au croisement de tous ces réseaux occultistes : Judah Philip Benjamin (1811-1884). Cet avocat d’origine britannique, de religion juive, devenu sénateur américain après sa naturalisation, fut aussi le numéro 2 de la Confédération sudiste, derrière Jefferson Davis, mais il était son vrai patron selon certains, car il occupa plusieurs postes clefs dont celui de chef du renseignement (Intelligence en anglais), ce qui lui valut d’être surnommé « le cerveau de la Confédération ». Dans un ouvrage collectif de l’université de New York sur les juifs dans la guerre de sécession, Adam Mendelsohn, spécialiste de l’histoire du judaïsme moderne à l’université de Cape Town, Afrique du Sud, écrivait :

« Le centenaire de la guerre civile a coïncidé avec une période où les loyautés juives envers le Sud furent une fois de plus contestées. En Alabama, le B’nai B’rith de l’État avait déployé Judah P. Benjamin – un Louisianais – pour soutenir sa cause. L’organisation consacra une session de sa convention annuelle en 1962 à la "commémoration de la contribution juive à la guerre entre les États". L’événement a mis en vedette Hudson Strode, le biographe de Jefferson Davis, sur le thème "Jefferson Davis et ses confédérés juifs." Le Huntsville Times (8 mars 1962) a rapporté que la convention donnerait le coup d’envoi d’un banquet et d’une soirée dansante samedi soir sur le thème "La nuit Judah Benjamin". J.S. Gallinger, président du B’nai B’rith de l’État, a intitulé son rapport annuel "La Convention annuelle de la Confédération de l’Alliance". Plus significative que cet apparat fut la décision de financer l’érection d’un monument au capitole de l’Alabama en l’honneur des "mérites de Judah P. Benjamin, en tant que fils du peuple juif." »

Les archives du B’nai B’rith citées par Mendelsohn sont conservées au Jacob Rader Marcus Center of the American Jewish Archives de Cincinnati (Ohio). En dehors de l’Alabama, le B’nai B’rith a rendu hommage à Judah Benjamin aussi en Caroline du Nord, dont l’université documente les monuments commémoratifs des personnalités historiques de la région :

« Le mémorial de Judah P. Benjamin est une simple stèle de granit avec une voûte plate d’environ 3 pieds de haut. Il est sans fioritures à part l’inscription. Bien que l’inscription indique que le marqueur a été érigé par le Chapitre J.E.B. Stuart des Filles Unies de la Confédération (U.D.C.) il a été réellement payé et présenté au U.D.C. par la loge B’nai B’rith de Fayetteville. (...) Nom du monument : Judah P. Benjamin Marker, Fayetteville – Commanditaires : B’nai B’rith en l’honneur du Chapitre J.E.B. Stuart des Filles Unies de la Confédération »

En 2017, alors que la campagne pour le déboulonnage des statues de grandes figures sudistes battait son plein aux États-Unis, l’Alt-Right, mouvance métapolitique soutenant Donald Trump, se demandait pourquoi personne ne parlait de mettre à terre les quelques monuments en mémoire de Judah Benjamin. L’article récapitule les propos élogieux de politiciens et d’historiens en hommage à Judah Benjamin et constate que ce dernier échappe aux insultes dont le « politiquement correct » accable généralement les Confédérés :

« À l’inverse des habituels qualificatifs tels que "raciste", "bigot", et "suprémaciste", utilisés pour décrire ses homologues confédérés, Benjamin reste ce personnage extraordinaire, brillant, compétent, remarquable, le seul génie dans le gouvernement de Davis, et "un homme parmi les hommes". Voici donc un homme avec exactement les mêmes qualificatifs utilisés par les anti-blancs envers les sudistes blancs, mais quelque chose rachète ses défauts : il était juif. »

La peur d’être accusé d’antisémitisme explique certainement ce double standard dans le traitement rétrospectif de Judah Benjamin, qui possédait lui aussi des esclaves noirs et n’était pas moins raciste et suprémaciste que ses amis confédérés non juifs. Ces précautions oratoires dès que l’on parle des juifs deviendront omniprésentes après la Deuxième Guerre mondiale. En 1947, la suprême loge du B’nai B’rith organisait sa 18ème convention générale dans la capitale américaine et invitait pour cette occasion quelques « goyim » triés sur le volet à s’exprimer. Ainsi, un franc-maçon non juif, le Procureur général des États-Unis, Thomas C. Clark, prononçait un discours dans lequel il évoquait Judah Benjamin et ses coreligionnaires en termes obséquieux :

« Dans toutes les périodes de notre histoire, que ce soit dans la paix ou la guerre, la prospérité ou l’adversité, les membres de votre foi ont joué un rôle prépondérant. Alors que notre avenir en tant que peuple uni n’était suspendu qu’à un fil pendant les jours de guerre civile, ils ont servi avec distinction des deux côtés de la ligne Mason-Dixon. Judah P. Benjamin, sénateur des États-Unis, était l’un des plus grands hommes du côté du Sud, tandis que Mayer Lehman se trouvait au Nord. C’est lui qui a organisé l’envoi de nourriture aux nécessiteux à travers le blocus du Sud. »

Ces belles paroles consensuelles peinent à dissimuler de vrais antagonismes des deux côtés de la ligne Mason-Dixon, la ligne de démarcation entre nordistes et sudistes, et une réalité moins généreuse. Au-delà d’un simple patriotisme qui pourrait rejoindre finalement celui des nordistes, l’esprit sudiste, du moins l’esprit de sa direction (souvent différent du militant de base), s’est constitué originellement comme un suprémacisme judéo-blanc affairé à des intérêts assez triviaux. En plus de leurs loges maçonniques respectives, Judah Benjamin et Albert Pike ont fréquenté dans leur fief sudiste deux autres organisations ésotériques : The Mistick Krewe of Comus, « L’équipage mystique de Comus », d’après le nom d’un dieu romain de l’orgie proche de Bacchus, dont la seule activité publique était de participer avec un char au carnaval de la Nouvelle-Orléans (New Orleans Mardi Gras) ; et The Knights of Golden Circle, qui nourrissait des projets peu compatibles avec l’Union nordiste. Avant d’être accusés d’avoir commandité l’assassinat d’Abraham Lincoln, ces « chevaliers du cercle d’or » ambitionnaient effectivement de mettre sur pieds une internationale esclavagiste en forme de cercle dont le centre aurait été Cuba, et qui aurait englobé le sud des USA, la côte nord de l’Amérique du Sud, ainsi que les îles et les pays entre les deux comme le Mexique.

 

L’apogée du Klan : 1915-1944

Pour approfondir encore la compréhension des vraies racines de l’occultisme américain, et par extension atlantiste, tel qu’il se manifeste en Europe et dans le monde, tournons-nous maintenant vers un autre personnage tout aussi méconnu que Judah Benjamin, nommé Abraham Frankland, kabbaliste du B’nai B’rith, dont les écrits sont conservés au centre des archives juives « Jacob Rader Marcus » de Cincinnati déjà mentionné plus haut. Anton Chaitkin, historien américain, a consulté ces documents rares et en faisait en 1993 un compte-rendu pour le magazine Executive Intelligence Review (édité par le mouvement de Lyndon Larouche) :

« Les Recherches kabbalistiques de Frankland de 1870 (manuscrit non publié, American Jewish Archives, Cincinnati) sont un recueil de clés de cryptage d’espionnage, de symboles de magie noire, de rituels maçonniques et de religion païenne. Dans sa préface, Frankland reconnaît deux sources qui l’ont aidé dans ce travail : Origines des rites cultuels des Hébreux, par Albert Gallatin Mackey, grand secrétaire du Rite écossais, "et le livre Lohar sur les Sephiroth, aimablement prêté à moi par le Général Albert Pike." Alors que Frankland compilait ses recherches, Pike était aussi à Memphis pour travailler sur son chef-d’œuvre satanique Morales et dogmes, publié en 1871. Aux pages 38-39 de ses Kabbalistic Researches, Frankland énumère des dieux de toutes sortes transmis par la tradition depuis les temps anciens, dont "Quatre des treize grands dieux de l’Assyrie", plus le dieu "Bel", et, peut-être après coup, "Ayel Shad-ai", ou le Dieu Tout-Puissant des Juifs, des Chrétiens et des Musulmans. Le dieu de Frankland "Bel" est d’un grand intérêt pour les francs-maçons. Le grand secrétaire du Rite écossais, Albert Gallatin Mackey, dit dans son Encyclopédie de la franc-maçonnerie de 1874 que "Bel est la forme contractée de Baal, et a été vénéré par les Babyloniens comme leur principale divinité". Baal est aussi le faux dieu contre lequel les prophètes juifs de l’Ancien Testament mettent en garde les gens ! »

Le culte rendu au dieu Baal à Babylone avait plusieurs caractéristiques assez répandues dans les sociétés primitives, dont les sacrifices humains et les orgies sexuelles, ce qui constitue également la toile de fond de l’occultisme contemporain dont le suprémacisme judéo-blanc a été le fer de lance au XIXème siècle. Le judaïsme originel auquel le B’nai B’rith se réfère n’était pas strictement monothéiste et rendait également un culte à la déesse Astarté (Ishtar, Ashera), associée à Baal et à Yahvé, considérée comme la « femme de Dieu », son pendant féminin (parèdre). Baignant dans un ésotérisme syncrétique associant la kabbale au polythéisme babylonien, le B’nai B’rith s’est d’ailleurs inspiré de noms de noblesse mésopotamiens de la haute antiquité pour nommer ses grades. Par exemple, Abraham Frankland était Grand Nasi du B’nai B’rith. Ce titre de Grand Nasi, parfois orthographié « nassi » ou « nazi », provient étymologiquement des souverains Nazi-Bugash et Nazi-Maruttash de la dynastie kassite qui régnèrent sur Babylone entre 1333 et 1282 av. J.-C. La racine nominale est ensuite passée dans l’hébreu antique et s’est perpétuée jusqu’à nos jours. En 2012, le B’nai B’rith de France publiait sur son site le résumé d’une planche de Max Kohn, président de la loge Sigmund Freud, récapitulant l’histoire de la fondation de son ordre maçonnique au XIXème siècle par des juifs allemands émigrés à New York :

« Il y avait par exemple dans une grande loge à New York des titres assez intéressants pour les administrateurs, formulés en hébreu. Ces loges au début utilisaient uniquement l’allemand, avant que l’on introduise par la suite l’anglais. Par exemple, le président de la loge était nommé le "Grand Nasi Abh", le vice-président le "Grand Aleph", le secrétaire le "Grand Sopher", le trésorier le "Grand Baal Ha Ginzach", le maître d’armes le "Grand Shomer", l’archiviste le "Grand Maskir", le Levy le "Grand Levy" et le grand prêtre le "Grand Cohen" : une sorte de société juive en modèle réduit. Les noms sont en hébreu, on parle allemand : c’est toute une mise en scène de ce qui se passe dans le rapport de ces Juifs allemands à la société allemande transposés aux États-Unis dans le rapport à la tradition juive. »

Un article d’Alan M. Kraut, professeur d’histoire à l’université de Washington, DC, publié dans le Journal des Archives juives américaines de Cincinnati, évoque les réflexions du Grand Nasi Frankland à propos de l’épidémie de fièvre jaune qui frappa sa ville de Memphis en 1873. Au passage, l’article évoque quelques principes de la pensée maçonnique, qui est une sorte de « physique sociale », structurée par la manière dont l’ordre et le chaos s’articulent dans les organisations humaines, ce qui donnera naissance au XXème siècle aux sciences du management et à l’idée d’une conduite du changement provoqué en dynamique des groupes, intuition fondatrice de l’ingénierie sociale :

« En plus d’être secrétaire du Comité exécutif des citoyens et président de l’Association hébraïque de secours hospitalier (HHRA), il était membre du comité exécutif de l’Association Howard et était Grand Nasi AB. [Président de District] du Grand district, loge n° 7 de l’Ordre international du B’nai B’rith. (...) Le froid automnal a mis fin à l’épidémie de fièvre jaune de 1873. Frankland a écrit avec une certaine amertume que ceux qui avaient fui sont revenus "pour se remettre au travail". En raison des pertes humaines, "chaque association a dû se réorganiser" pour amener "l’ordre à partir du chaos". Les rapports officiels ont établi que sur 5000 personnes touchées par la fièvre, plus de 2000 sont mortes en deux mois. »

Les grades de la hiérarchie du Klan portent des noms d’êtres fantastiques aux relents de sorcellerie et de mythologie polythéiste : grand dragon, grand sorcier, grand cyclope, hydres, furies, gobelins, faucons de nuit, etc. Le Klan s’était donné comme surnom « l’Empire invisible » et les membres s’appellent entre eux « chevaliers », peut-être en écho aux Templiers. Au-delà du goût de la conspiration, du secret et du pouvoir, les organisations ésotériques comme la franc-maçonnerie et le Ku Klux Klan partagent un fort tropisme néo-païen et antichrétien, ce qui se traduira par l’utilisation de grandes croix enflammées comme symboles de ralliement à partir de 1915. Dans un article exhaustif, Paul-Éric Blanrue relate comment les milieux maçonniques relanceront officiellement le KKK un jour de Thanksgiving, fête des moissons d’origine païenne, et sous l’influence du célèbre film de D.W. Griffith, La naissance d’une nation, qui met en scène la guerre de sécession avec un parti-pris sudiste affiché et des personnages appartenant au Klan :

« Pour l’un des spectateurs, William J. Simmons, c’est la révélation. Originaire d’Alabama, vétéran de la guerre contre l’Espagne, prédicateur méthodiste congédié pour instabilité, commis voyageur et adhérant de diverses sociétés maçonniques, Simmons met à profit le succès du film et le mécontentement populaire dû aux immigrations récentes pour relancer le KKK. Le jour de Thanksgiving de 1915, celui qui s’autoproclame "colonel" réunit quelques fidèles au sommet de la Stone Mountain, à l’est d’Alabama. Il embrase une immense croix en pin : "Voici l’Empire invisible tiré de son sommeil d’un demi-siècle." (…) Toutefois, le KKK ne se développe réellement qu’à partir de 1920, avec l’entrée en scène des deux nouveaux associés de Simmons, l’ancien journaliste Edward Clarke et la riche veuve Elizabeth Tyler. (…) On estime bientôt le nombre des klanistes à cinq millions ! Telle une holding, le Klan profite du soutien populaire pour diversifier ses activités : parution de périodiques et de brochures, achats d’immeubles, prise en main de la Lanier University... Alcoolique, Simmons est déposé et remplacé par le dentiste franc-maçon 32e degré Hiram W. Evans, de Dallas, qui devient Sorcier Impérial et en profite également pour congédier Clarke et Tyler. »

En 1923, Hiram W. Evans, le troisième Grand Sorcier Impérial du Ku Klux Klan de 1922 à 1939, écrira une lettre ouverte au Docteur Adolphe Kraus, le Grand Nasi des B’nai B’rith à l’époque. Cette missive est restée fameuse en ce qu’elle traduit l’évolution de la relation entre le Klan et le B’nai B’rith, soit la relation entre le suprémacisme blanc et le suprémacisme juif. En effet, en dépit de ses origines judéo-maçonniques, le Klan voit naître en lui pendant cette période faste d’entre-deux-guerres un antijudaïsme virulent et décomplexé, ce qui provoque des tensions croissantes avec le B’nai B’rith. Après avoir traité d’égal à égal et en frères d’armes pendant la guerre de sécession et les années de la Reconstruction qui suivirent, le suprémacisme blanc et le suprémacisme juif entrent dans un rapport de forces permanent. Ce bras de fer ne sera qu’une phase transitoire qui aboutira à une réorganisation hiérarchisée des relations entre les deux suprémacismes. La structure en germe qui incubait probablement depuis les débuts de leurs relations dans la Confédération sudiste devient alors manifeste : le suprémacisme juif commence à dominer le suprémacisme blanc. Un certain Victor J. Cohen, rédacteur à Hamenora, l’organe mensuel des B’nai B’rith du district d’Orient, commentait ainsi l’échange de point de vue entre le représentant du Klan et celui du B’nai B’rith :

« Ce fut donc une démarche très opportune que celle qui fut tentée par le Dr. Adolphe Kraus, président de l’Ordre Indépendant des Bene-Bérith. Le Dr. Kraus eut l’idée d’interpeller directement le "Sorcier Impérial" Dr. H. W. Evans, et de lui demander si oui ou non son organisation faisait la guerre aux juifs. De l’aveu de certains Aryens de grande race (!) la réponse publiée dans le "New-Orleans Item" fut assez équivoque. Une guerre intestine a éclaté dans 1’état-major des K.K.K. à la suite de ce débat, ce qui provoque des flottements. Mais nous qui savons lire entre les lignes, nous qui connaissons quel élément de force représentent aux États-Unis les Juifs, nous pouvons affirmer sans crainte d’être démentis : Les K.K.K. reculent, les K.K.K. n’osent dire qu’ils nous font la guerre, les K.K.K. malgré leur puissance, ont peur ! En voulez-vous une preuve ? Écoutez ce que dit le Sorcier Impérial : "Tout homme – qu’il soit Américain de naissance ou de naturalisation, chrétien ou juif de confession, blanc ou noir de race – tout homme qui contracte un devoir de fidélité envers ce pays, sans réserve et sans arrière-pensée, qui se dévoue tout entier à son drapeau, n’est pas l’ennemi, mais l’ami du Chevalier K.K.K. Ce sont des patriotes du genre de ceux qui composent les phalanges des Chevaliers K.K.K. qui ont réservé au Juif en Amérique, une hospitalité qui ne lui a été accordée dans aucun endroit sur la surface de la terre. Il devrait tenir compte de la liberté et de la protection qui ont été garanties à sa race, par les Gentils, blancs et chrétiens, qui ont fondé cette république et forgé sa charpente dans l’égalité des droits de l’homme". (...) S’il était permis d’appliquer au Juif, un des titres qualificatifs de l’Ordre des Chevaliers du Ku-Klux-Klan, on pourrait dire qu’il est lui-même "Klansman" et que c’est lui-même qui a maintenu et montré le "Klanisme" pratique. » Et Victor J. Cohen de conclure : « Le Ku-Klux-Klan peut devenir un instrument de progrès et de bienfaisance, utile à la fois au pays et à ses citoyens, s’il commence par éliminer de son sein les quelques milliers de fanatiques qui le font verser dans l’intolérance, dans la lâcheté et dans le crime. Le Ku-Klux-Klan devra s’y résoudre, ou la réprobation indignée d’une majorité de "square americans" culbutera cette association de fantômes et la rejettera dans la géhenne dont elle évoque le souvenir. »

Citant le dialogue de Kraus et Evans, Emmanuel Ratier, dans son ouvrage incontournable sur le B’nai B’rith, faisait les observations suivantes sur les relations à fleurets mouchetés de la loge judéo-maçonnique avec le Klan, originellement amicales, mais qui iront en se complexifiant avec le temps :

« C’est peut-être ce qui explique que longtemps le Ku Klux Klan fut épargné par le B’naï Brith. Fondé en effet par Albert Pike, général de l’armée confédérée, et les dirigeants maçons des hauts grades du Sud, le KKK, qui comptait, dans les années vingt, entre trois et cinq millions de membres, ne faisait pas l’objet de critiques virulentes de la part de l’A.D.L. et du B’naï B’rith. À l’occasion d’un dialogue établi entre le Président du B’naï B’rith, Adolf Kraus, et le Sorcier impérial H. W. Evans, ce dernier écrivit dans une lettre ouverte de manière assez sidérante : "Tout homme – qu’il soit Américain de naissance ou de naturalisation, chrétien ou juif de confession, blanc ou noir de race – tout homme qui contracte un devoir de fidélité envers ce pays, sans réserve et sans arrière-pensée, qui se dévoue tout entier à son drapeau, n’est pas l’ennemi, mais l’ami du Chevalier KKK." »

 

Le Klan après le nazisme : de 1945 à nos jours

Après l’effondrement du Troisième Reich en 1945, le nationalisme ethnique a mauvaise presse, en particulier dans sa variante du suprémacisme blanc. Les politiques raciales et racialistes deviennent difficilement soutenables auprès de l’opinion publique, sauf dans leur variante du suprémacisme juif et sioniste, qui sort vainqueur de la Deuxième Guerre mondiale et obtiendra en 1948 la création de l’État d’Israël, au motif de la réparation du tort fait aux juifs pendant la Deuxième Guerre mondiale. Ce double standard, qui accorde aux juifs un communautarisme que l’on interdit aux blancs, devient une pomme de discorde entre nationalistes blancs et sionistes. David Duke est la personnalité la plus emblématique de ce conflit qui va croissant au fil du XXème siècle entre le Ku Klux Klan et le suprémacisme juif. Né en 1950, David Duke entre au Klan en 1967, et il en devient Grand Sorcier, c’est-à-dire leader national, en 1974, avant de le quitter en 1980 pour militer dans d’autres structures moins radicales. En 2002, il publie Suprémacisme juif – Mon éveil à la question juive, dans lequel il définit le suprémacisme juif en plusieurs points, puisés notamment aux textes bibliques comme le Deutéronome :

« • Les Israélites sont un "peuple élu", choisi par Dieu au-dessus de tous les autres peuples du monde. • Les Israélites ont le droit de gouverner toutes les autres personnes et on leur promet qu’ils vont un jour posséder et gouverner le monde entier. • Les Israélites se vantent d’un génocide contre des peuples entiers et des royaumes. • Il est ordonné aux Israélites d’assassiner tous les habitants des terres où ils ont l’intention de vivre et de tuer tous les peuples de nations étrangères qui ne se soumettent pas à l’esclavage. • Il est interdit aux Israélites de faire des esclaves de leur propre peuple, mais ils sont encouragés à asservir des non-Israélites qu’ils peuvent transmettre comme esclaves à leurs descendants pour toujours. • Il est interdit aux Israélites de se marier ou de "mélanger leurs semences" avec d’autres peuples. »

Le conflit entre les deux suprémacismes, le juif et le blanc, couvait et incubait dès l’origine du Klan. En fait, la relation entre les deux était hiérarchisée pratiquement depuis ses débuts, comme nous allons le voir. Le pianiste de renommée internationale Stéphane Blet, lui-même ancien franc-maçon, analyse dans un ouvrage la structure profonde des relations entre le suprémacisme juif, qui se confond avec le B’nai B’rith, et le suprémacisme blanc, qui se confond avec la franc-maçonnerie « goy » du Rite écossais ancien et accepté :

« Les B’naï B’rith, bien qu’ils s’en défendent, forment une structure maçonnique supérieure à laquelle, nous l’avons dit, seuls les juifs supposés "purs" (de sang juif "pur", c’est-à-dire par la mère) peuvent prendre part. Mais ce n’est pas tout : jusqu’en 1868, le Grand Président du B’naï B’rith portait officiellement le titre de… "Grand Nazi, Prince de l’exil de Babylone" ! Certains lecteurs se demanderont comment il était possible de se définir "Grand Nazi" en 1868… Il s’agit là de titres qui étaient attribués du temps de Babylone aux juifs initiés qui se définissaient eux-mêmes comme les "Princes de l’Exil" (sic). (…) Le plus grave dans tout cela, c’est que cette secte racialiste contrôle l’ensemble de l’appareil maçonnique du Rite écossais ancien et accepté, sans que l’immense majorité des frères et des sœurs des obédiences "inférieures" (celles qui servent de vitrines et où le suprémacisme juif est partiellement occulté ou plutôt moins provocant) ne s’en doutent – n’en ayant le plus souvent jamais même entendu parler. (…) Oui, le B’naï B’rith est bel et bien la confédération générale des loges israélites secrètes dirigeant la franc-maçonnerie du REAA et ils mentent effrontément en tentant de faire croire le contraire, puisqu’un accord de reconnaissance mutuelle fut signé le 12 septembre 1874 à Charleston entre Albert Pike, Chef suprême du directoire dogmatique du Rite écossais ancien et accepté, pour la Franc-maçonnerie universelle et Armand Levy pour le B’naï B’rith ! »

Au-delà d’un simple accord de reconnaissance mutuelle, cette charte de 1874 qui fixe la nature des relations entre B’naï B’rith et REAA, donc entre suprémacisme juif et suprémacisme blanc, est en fait un acte d’allégeance du suprémacisme blanc, qui accepte officiellement dans ce texte une relation de subordination unilatérale au suprémacisme juif. Les détails de l’accord entre Albert Pike et Armand Lévy ont été divulgués par Domenico Margiotta, franc-maçon repenti du 33ème degré qui exposait dans un ouvrage sa lutte contre Adriano Lemmi, haut gradé proche de Pike et de Guiseppe Mazzini, qu’il accusa de satanisme. Margiotta résume l’esprit de cet accord puis le reproduit in extenso :

« Lemmi ne s’appuya pas uniquement sur ses agents spéciaux : il avait encore les loges secrètes israélites pour l’aider, car toute la juiverie maçonnique le soutient, et c’est là sa plus grande force. Par décret du 12 septembre 1874, qui confirme un traité signé entre les Bnaï-Bérith (fils de l’alliance) et l’autorité suprême de Charleston, Albert Pike a autorisé les israélites francs-maçons à constituer une fédération secrète qui fonctionne à côté des loges ordinaires et dont le centre universel est à Hambourg, rue Valentinskamp, sous le titre de Souverain Conseil Patriarcal. Le document a été écrit en deux langues, en anglais et en français ; et voici la partie française : (…) Le Suprême Directoire Dogmatique de la Franc-Maçonnerie Universelle reconnaîtra les Loges Israélites, telles qu’elles existent déjà dans les principaux pays. Sera instituée une Confédération générale, dans laquelle se fondront les Ateliers américains, anglais et allemands du régime des Bnaï-Bérith. Le siège central de la confédération sera établi à Hambourg, et le corps souverain prendra le titre de Souverain Conseil Patriarcal. Les Loges Israélites conserveront leur autonomie et ne relèveront que du souverain conseil Patriarcal de Hambourg. Pour en faire partie, il ne sera pas nécessaire d’appartenir à l’un des rites maçonniques officiels. Le secret de l’existence de la Confédération devra être rigoureusement gardé par les membres de la Haute-Maçonnerie à qui le Suprême Directoire Dogmatique jugera utile de le faire connaître. »

Ce traité de 1874 institue une hiérarchie entre les loges israélites et les loges non israélites, fondée sur une asymétrie inégalitaire dans l’accès à l’information. On peut dire qu’Albert Pike a signé l’acte de capitulation du suprémacisme blanc devant le suprémacisme juif en officialisant l’absence de réciprocité entre les deux dans le droit de regard sur les activités de l’autre. En effet, si des loges israélites coexistent secrètement avec des non israélites, si donc les loges israélites échappent à la vue quand les non israélites ne peuvent rien cacher, alors les israélites ont de fait plus de pouvoir que les non israélites. Le pouvoir maçonnique, et le pouvoir d’influence en général, se constitue selon une asymétrie panoptique verticale entre « voir » et « être vu » : plus on est haut dans la hiérarchie, plus on voit et moins on est vu. Le supérieur est inconnu. Dans une lettre du 22 janvier 1870, Guiseppe Mazzini expliquait à Albert Pike comment devait fonctionner les choses, à la façon d’un cercle de pouvoir qui lierait invisiblement tous les autres à leur insu, sans que ces derniers ne parviennent jamais à comprendre la nature réelle de la situation :

« Nous devons autoriser toutes les fédérations à continuer comme elles sont, avec leurs systèmes, leurs autorités centrales et leurs divers modes de correspondance entre hauts-grades du même rite, organisés comme ils le sont actuellement, mais nous devons créer un rite suprême, qui restera inconnu, auquel nous ferons accéder ces maçons de haut rang que nous choisirons. Au regard de leurs frères en maçonnerie, ces hommes doivent être tenus au secret le plus strict. Par ce rite suprême, nous gouvernerons toute la franc-maçonnerie qui deviendra le seul centre international, d’autant plus puissante que sa direction sera inconnue. »

Frères, ou faux frères ? Telle est la structure des cultes à mystères, dits encore initiatiques ou hermétiques, et qui sont des écoles du pouvoir, entretenant un rapport consubstantiel avec le renseignement et l’espionnage, c’est-à-dire la culture de l’invisibilité, de l’usurpation d’identité et de l’abus de confiance, qui réclame parfois de laisser voir malgré tout quelque chose afin de banaliser son apparence et de se « cacher en pleine lumière » pour endormir les soupçons. « Pas vu, pas pris », telle est la maxime du pouvoir occulte, ancêtre de l’ingénierie sociale, qui cherche à prendre discrètement le contrôle du faisceau de l’attention pour orienter le regard social, façonner sans être vu l’intelligence collective et l’opinion publique, et finalement reconstruire le psychisme et la société selon un nouveau plan. Le pouvoir maçonnique réside ainsi dans deux points : la souveraineté pour soi, la pleine conscience, c’est-à-dire l’autonomie, la capacité de se donner à soi-même sa propre loi, et d’autre part l’asservissement furtif d’autrui, la capacité de lui imposer une loi qui n’est pas la sienne sans qu’il le sache, et si possible en lui faisant croire que c’est la sienne, que cela vient de lui et qu’il est parfaitement libre, soit le simulacre d’autonomie des degrés inférieurs, leur hétéronomie inconsciente. Baudelaire écrivait que la plus belle ruse du diable était de faire croire qu’il n’existait pas. Selon plusieurs sources maçonniques, le sommet invisible de la franc-maçonnerie abriterait une loge secrète luciférienne nommée Rite Palladien (ou Palladisme) à laquelle Albert Pike et Giuseppe Mazzini participèrent activement, et qui pourrait se confondre plus ou moins avec le B’nai B’rith.

 

En conclusion, le tableau suivant se dessine. La relation entre le suprémacisme juif du B’naï B’rith et le suprémacisme blanc du Rite écossais ancien et accepté a évolué au fil du temps. Pendant la décennie 1861-1871, recouvrant la guerre civile américaine et les années de fondation du Ku Klux Klan, cette relation s’est nouée de manière égalitaire dans un syncrétisme fusionnant la kabbale et le paganisme sous l’impulsion de Judah Benjamin et Albert Pike. Puis cette relation s’est hiérarchisée au moment du pacte de 1874 entre Albert Pike et Armand Lévy, qui signe la prise de pouvoir du suprémacisme juif sur le blanc. Dès lors, la relation devient très ambivalente : les suprémacistes blancs respectent leurs maîtres juifs tout en jalousant secrètement leurs privilèges communautaires et en les contestant avec une véhémence croissante au fil du XXème siècle. Cette origine dans un creuset occultiste commun qui évolue par la suite en une relation dominant/dominé est une matrice fondamentale de l’Occident moderne. Nous examinerons dans les parties suivantes comment cette hiérarchie ésotérique s’est transposée et déployée historiquement, de l’Afrique du Sud à l’Ukraine contemporaine, en passant par le pangermanisme.

Lucien Cerise

 

Sources :

The Memphis Daily Appeal, April 16, 1868, Vol. XVIII.-No.216, p. 2. http://chroniclingamerica.loc.gov/l...

John C. Lester, Daniel L. Wilson, Walter L. Fleming, Ku Klux Klan : Its Origin, Growth and Disbandment, The Neale Publishing Company, 1905, p. 27. https://archive.org/stream/kukluxkl...

Hiram’s Lighthouse, 01/07/15, p. 8. http://www.torontoeastdistrict.com/...

« Albert Pike did not found the Ku Klux Klan », Grand Lodge of British Columbia and Yukon, 26/11/12. https://freemasonry.bcy.ca/anti-mas...

Jonathan D. Sarna, Adam Mendelsohn, Jews and the Civil War : A Reader, NYU Press, 2010, p. 17.

« A Finding Aid to the B’nai B’rith District Grand Lodge No. 7, Records, Manuscript Collection No. 180 », B’nai B’rith Voice, January 1962, Box 2, Folder 9 ; « Resolution Presented at the 1963 Annual Convention of the Alabama State Association of the B’nai B’rith », 20-21 April 1963, Proceedings of annual convention, 1963-1965, Box 14, Folder 4. http://prestohost54.inmagic.com/Pre...

« Commemorative Landscapes of North Carolina », University of North Carolina, Department of Cultural Resources. http://docsouth.unc.edu/commland/mo...

« Why Has Judah Benjamin’s Monument Not Been Removed ? », Alt-Right, 23/05/17 ; traduction par Égalité et Réconciliation, « États-Unis : pourquoi le mémorial Judah Benjamin n’a-t-il pas été retiré ? » https://www.egaliteetreconciliation...

An Address by Tom C. Clark, Attorney General of the United States, Prepared for Delivery Before the National Convention Diner of B’Nai B’Rith, Statler Hotel, Washington, D.C., 12/05/47, p. 3. https://www.justice.gov/sites/defau...

« A Finding Aid to the Abraham E. Frankland Papers, Manuscript Collection No. 464 », Kabbalistic Researches, Box 1, Folder 3. http://prestohost54.inmagic.com/Pre...

« Cabalism, slavery, and the B’nai B’rith : the case of A.E. Frankland », EIR, Volume 20, Number 28, July 23, 1993. http://www.larouchepub.com/eiw/publ...

« L’histoire du B’nai B’rith : des frères aux fils », Site officiel du B’nai B’rith France, 07/03/12. https://www.bbfrance.org/L-histoire...

Alan M. Kraut, « A.E. Frankland’s History of the 1873 Yellow Fever Epidemic in Memphis, Tennessee », in American Jewish Archives Journal, 2007, pp. 92, 94. http://americanjewisharchives.org/p...

Paul-Éric Blanrue, « Le Ku Klux Klan : un contre-pouvoir criminel », in Historia spécial n°94 – « La guerre de Sécession », mars 2005. http://www.historia.fr/les-archives...

Victor J. Cohen, « Le "Ku-Klux-Klan" », in Hamenora. Organe mensuel des Bene Bérith du District d’Orient No. XI, Janvier-Février-Mars 1923, Numéros 1/3, pp. 22-26. http://www.rachelnet.net/media/aiu/...

Emmanuel Ratier, Mystères et secrets du B’naï B’rith, Facta éditions, 1993, pp. 59-60.

David Duke, Jewish Supremacism – My Awakening on the Jewish Question, Free Speech Press, 2002, p. 15.

Stéphane Blet, Franc-maçonnerie – L’effroyable vérité, Kontre Kulture, 2017, pp. 56, 58, 59.

Domenico Margiotta, Souvenirs d’un trente-troisième – Adriano Lemmi, chef suprême des francs-maçons, Delhomme et Briguet, 1894, pp. 224-229. http://gallica.bnf.fr/ark :/12148/bp...

Lady Queenborough (Edith Starr Miller), Occult Theocrasy, 1933, pp. 208-209. https://www.barruel.com/occult-theo...

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  • #1987998

    Il n’y a jamais eu de contradiction aux USA entre le suprématisme blanc et le suprématisme juif, l’un a toujours eu besoin du soutien de l’autre. Et contrairement à ce que dit Cerise le suprématisme blanc s’est toujours sagement rangé sous l’égide du juif en le réinventant lui-même au besoin là où les juifs faisaient défaut en nombre ou bien recherchaient une supériorité de type non racial fondée sur la foi en la capacité infinie de l’homme même médiocre à se transformer en génie à force d’acharnement.

    Le suprématisme blanc aux USA a toujours cherché à s’incliner devant le suprématisme juif décrit par la Bible et à subir de l’arrogance de la part de lui pour pouvoir par voie de conséquence magique manifester autant d’arrogance vis à vis la masse des non-Blancs et aussi des Blancs de type non nordique, non anglo-saxon, exactement de la même manière que beaucoup de peuples comme les Castillans s’agenouillent à qui mieux mieux devant un Dieu tyrannique de leur conception pour se conduire en petits tyrans sitôt franchi le seuil de l’église ; aucun juif n’aurait jamais migré vers l’Amérique qu’on y aurait reconstitué un autre peuple juif à cet effet.

    Le racisme blanc antisémite est une conception beaucoup plus récente qui fut vendue par les Britanniques aux peuples centre-européens pour les aligner à droite par crainte d’une révolution syndicaliste ou marxiste : jusque là, et c’est là que l’enseignement français a désinformé le plus, l’antisémitisme était une opinion classée surtout à gauche (même Karl Marx épousa ce sentiment en grande partie), quoique de gauche anarchisante et régionaliste (pas même nationaliste) par opposition à la gauche internationaliste, ou à la gauche patriote des grands ensembles politiques. Un bel exemple est Lueger, le maire de Vienne, qui malgré son répertoire d’insultes infini contre les juifs était aux antipodes les plus exacts d’un militariste à la Prussienne du genre que la Nazisme glorifierait plus tard.

     

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  • #1988101
    Le 18 juin à 19:35 par Lucien Cerise
    Lucien Cerise – Histoire du suprémacisme blanc (partie 1/4)

    Afin de prévenir de nouveaux malentendus - il y en a déjà trop qui sont déjà apparus dans le fil de discussion - je tiens à préciser encore une fois l’objet de cet article (et de ceux qui suivront).
    Cet article n’a pas pour ambition de disserter sur les qualités réelles ou supposées de ce qu’on appelle la race blanche, mais de constater qu’il y a 4 exemples historiques de régimes politiques qui ont essayé de s’appuyer sur ces qualités, réelles ou supposées, et qui ont échoué.
    La question est "Pourquoi ?", et la réponse est "Parce que le suprémacisme blanc a été piraté et détourné par un autre suprémacisme, qui n’a rien de traditionaliste, ni de conservateur, et qui est plutôt de type occultiste et ethno-futuriste."
    Conclusion : les suprémacistes ou nationalistes blancs de "nouvelle génération", sincèrement conservateurs et traditionalistes, sont prévenus. ;-)

     

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    • #1988412
      Le 19 juin à 13:04 par Emilien Chaussure
      Lucien Cerise – Histoire du suprémacisme blanc (partie 1/4)

      Cher Lucien,
      J’ai quelques remarques à formuler sur ton article que, pour des raisons que je donne en note préliminaire, j’ai préféré placer dans le forum des adhérents (articles du site / espace E&R). J’espère que tu voudras bien y répondre (même si je ne m’adresse pas à toi directement - je n’ai pas voulu remanier le texte de départ).
      Amicalement.

       
    • #1988436
      Le 19 juin à 13:48 par Lucien Cerise
      Lucien Cerise – Histoire du suprémacisme blanc (partie 1/4)

      Le 19 juin à 13:04 par Emilien Chaussure

      Envoyez-le moi sur ce fil de discussion ou par VK ou FB, c’est plus simple.
      Merci pour votre intérêt.

       
    • #1988456
      Le 19 juin à 14:16 par Aymard de Chartres
      Lucien Cerise – Histoire du suprémacisme blanc (partie 1/4)

      @ Emilien

      Tu pourrais nous en faire profiter ici aussi, au moins partiellement. Nous aimons tant te lire, camarade.

       
    • #1988520
      Le 19 juin à 16:41 par Emilien Chaussure
      Lucien Cerise – Histoire du suprémacisme blanc (partie 1/4)

      Bon. Mais c’est long... Je vais tenter.

      L’article de Lucien Cerise intitulé La Confédération sudiste et la franc-maçonnerie aborde un thème intéressant quoique le sujet porte plus spécialement sur le Ku-Klux-Klan que la Confédération sudiste. Cependant, nous devons attirer son attention sur quelques erreurs et inexactitudes révélant une profonde incompréhension de ce qu’est l’ésotérisme. Notre sympathie pour la personnalité et les travaux de notre camarade ne doit pas nous empêcher d’en relever quelques unes qui ne sont pas anecdotiques et risquent d’induire chez le lecteur de fâcheuses confusions.

      D’abord, il faudrait qu’il nous dise quelle différence il fait entre "suprémacisme racial" et "racisme" (et même racialisme puisqu’il faut bien faire avec ce néologisme). Car la définition qu’il donne de la première expression nous semble convenir aussi à la deuxième. Y a t-il entre elles des nuances qui nous auraient échappé ? En ce cas, il serait utile les expliciter.

      Ensuite, il faut préciser certains termes :
      Le mot nasi (נָשִׂיא) en hébreu ne signifie pas autre chose que prince, et on se demande bien où Stéphane Blet a pu trouver qu’on pouvait orthographier ce mot en "Nazi", les sons S (shin ש) et Z (zayin ז) étant bien distincts, sauf à forcer un rapprochement douteux entre deux mots qui n’ont rien de commun.

      Restons à la langue hébraïque : le mot kabbale vient de qabbalah (קבלה) qui veut dire tradition. Que ce terme ait subi de multiples altérations de sens (de son sens vulgaire de "complot" jusqu’aux élucubrations Madonnesques) ne doit pas nous empêcher d’en comprendre la signification primordiale de tradition ésotérique du judaïsme qui est bien plus ancienne que les écrits cabalistes du XIIème siècle languedocien ou du XIIIème espagnol.

      Dans un registre proche, nous aimerions savoir pourquoi il qualifie la fête de Thanksgiving de fête d’origine païenne. Que cette commémoration de la première récolte de maïs par les colons du Mayflower en 1621 soit une fête profane, cela ne fait aucun doute. De là à y voir du paganisme ! D’autant que le gouverneur Bradford décréta à cette occasion trois jours d’actions de grâce. Le terme même de paganisme mériterait une réfutation radicale mais cela nous éloignerait trop du sujet.

      A suivre...

       
    • #1988522
      Le 19 juin à 16:43 par Emilien Chaussure
      Lucien Cerise – Histoire du suprémacisme blanc (partie 1/4)

      Mais le plus grave est que Lucien Cerise semble employer indifféremment les mots "occultiste", "mystique", "ésotérique", "initiatique" comme autant de synonymes ne désignant qu’une même chose. C’est une erreur fondamentale.
      De même, opposer "élitisme ésotérique" à "exotérisme populiste" est une méprise radicale doublée d’une confusion entre niveaux d’expression. Si l’on peut comprendre qu’on rapproche l’idée d’élection de celle d’ésotérisme (quoique le terme élitisme soit mal choisi), il est pour le moins incongru de mêler exotérisme à populisme, ce dernier terme qualifiant un discours politique.
      Ce type de confusion se manifeste encore dans la manière dont il articule "droite réactionnaire" et "voie de la main gauche", suggérant que cette dernière expression aurait un rapport avec la notion politique (déjà creuse...) de gauche.
      Il faut savoir mettre chaque chose à sa place et ne pas mêler des choses qui appartiennent à des ordres et des niveaux n’ayant rien en commun.
      Esotérisme et exotérisme sont les faces intérieures et extérieures d’une doctrine traditionnelle. Elles ne peuvent en aucun cas s’opposer.
      En revanche, l’ésotérisme s’oppose fondamentalement à l’occultisme. On ne peut, non plus, parler d’ésotérisme syncrétique, ce qui est un non-sens puisque l’ésotérisme est le coeur de toute doctrine régulière ramenant à l’Universel, au-delà de la forme - ce qui explique aussi la véritable signification des "secrets" et des "mystères" qui ne sont pas destinés à "occulter" quelque dessein inavouable mais l’essence nécessairement inexprimable de la Connaissance intérieure. La connaissance des ouvrages de René Guénon, indispensable quand on aborde ce sujet, aurait évité ce type de malentendu.

      A suivre

       
    • #1988524
      Le 19 juin à 16:44 par Emilien Chaussure
      Lucien Cerise – Histoire du suprémacisme blanc (partie 1/4)

      "L’occultisme est aussi une chose fort récente, peut-être même un peu plus récente encore que le spiritisme ; ce terme semble avoir été employé pour la première fois par Alphonse-Louis Constant, plus connu sous le pseudonyme d’Éliphas Lévi, et il nous paraît bien probable que c’est lui qui en fut l’inventeur. Si le mot est nouveau, c’est que ce qu’il sert à désigner ne l’est pas moins [...]. À vrai dire, ce soi-disant corps de doctrine est formé d’éléments bien disparates : Éliphas Lévi voulait le constituer surtout avec la kabbale hébraïque, l’hermétisme et la magie ; ceux qui vinrent après lui devaient donner à l’occultisme un caractère assez différent. Les ouvrages d’Éliphas Lévi, quoique beaucoup moins profonds qu’ils ne veulent en avoir l’air, exercèrent une influence extrêmement étendue : ils inspirèrent les chefs des écoles les plus diverses, comme Mme Blavatsky, la fondatrice de la Société Théosophique, surtout à l’époque où elle publia Isis Dévoilée, comme l’écrivain maçonnique américain Albert Pike, comme les néo-rosicruciens anglais."
      "[...] l’occultisme, pas plus que le théosophisme, n’a rien de commun avec un ésotérisme véritable, sérieux et profond ; il faut n’avoir aucune notion de ces choses pour se laisser séduire par le vain mirage d’une « science initiatique » supposée, qui n’est en réalité qu’une érudition toute superficielle et de seconde ou de troisième main." (René Guénon, L’Erreur spirite)

      Quant à la Franc-maçonnerie, si elle est devenue ce réseau d’influence politique qu’on connait (et dont E&R dénonce avec raison les méfaits) il ne faut pas la confondre avec la véritable Maçonnerie qui était un compagnonnage, celui des bâtisseurs de cathédrales, c’est-à-dire une organisation initiatique régulière, essentiellement chrétienne. La Franc-maçonnerie actuelle n’en est qu’une dégénérescence. Si l’initiation s’appuie sur les figures d’Hiram, de Salomon, du Temple de Jérusalem, etc., c’est en vertu d’un symbolisme constructif (le Temple comme archétype des temples extérieurs et intérieurs que sont les cathédrales et les personnes engagées dans cette voie initiatique) et non d’une prétendue origine cabalistique (donc judaïque) de la Franc-maçonnerie.
      Le sujet est trop important et trop complexe pour être étudié de manière aussi tranchée et, finalement, désinvolte.

      A suivre

       
    • #1988525
      Le 19 juin à 16:45 par Emilien Chaussure
      Lucien Cerise – Histoire du suprémacisme blanc (partie 1/4)

      "Pour finir, si le B’naï B’rith, fondé en 1943, calqua son organisation sur celle de la Franc-maçonnerie, ce n’est pas à dire qu’elle est une Franc-maçonnerie juive, ce qui est une assimilation indue. Ce qui n’exclut pas, cependant, qu’elle ait pu étendre son influence sur les Rites maçons modernes.
      Nous avons reçu les premiers numéros d’une nouvelle revue intitulée La Juste Parole, qui présente ce caractère quelque peu exceptionnel d’être à la fois « philosémite » et antimaçonnique. Nous y trouvons, entre autres choses, une mise au point concernant l’Ordre juif B’nai B’rith (Fils de l’Alliance), qui n’a rien de maçonnique, contrairement à l’opinion répandue dans certains milieux ; peut-être faudrait-il seulement ajouter qu’il vise quelque peu à imiter la Maçonnerie (l’emploi du mot « Loges », notamment, en est un indice), comme toutes les organisations « fraternelles » d’origine américaine." (René Guénon, Études sur la Franc-Maçonnerie et le Compagnonnage)

      Il faut "rendre à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu", faire la part de ce qui ressort du temporel et ce qui est d’ordre spirituel. Non seulement pour ne pas prêter le flanc aux accusations de "complotisme délirant" en voyant de tout partout, mais surtout pour ne pas se tromper d’ennemi en comprenant mal ce qu’est l’ésotérisme. En somme, "jeter le bébé avec l’eau du bain".
      Il faut surtout savoir ne pas s’aventurer au-delà des limites de ses préoccupations : les études de Lucien Cerise sur l’ingénierie sociale sont de grande qualité mais il nous semble qu’il veut tout y ramener, faisant preuve d’un regrettable méconnaissance de ce qu’est la spiritualité en général, l’ésotérisme en particulier.

      (Désolé pour la longueur mais l’intérêt est profond !)

       
    • #1988856
      Le 20 juin à 09:20 par Lucien Cerise
      Lucien Cerise – Histoire du suprémacisme blanc (partie 1/4)

      Réponse à Emilien Chaussure.

      - Effectivement, c’est long et une réponse exhaustive sur le fond le serait également, trop pour ce forum. Je vais répondre plus rapidement sur la forme : j’ai eu une période Nouvelle droite néo-païenne dans les années 1990, qui m’a amené sur l’ésotérisme et l’occultisme, à partir de René Guénon, Julius Evola, Henry Corbin, C-G Jung, la théosophie, l’anthroposophie, et d’autres encore. Je n’ai pas fait que lire des livres dans mon coin, j’ai rencontré des gens, assisté à des conférences, intégré des groupes de réflexion, bref je connais de l’intérieur ces milieux qui flirtaient avec le New-Age à l’époque. J’en ai retiré la leçon que les notions et les catégories ne sont pas aussi clairement fixées que vous le dites. En fait, ce champ d’études est un chantier, chacun croit avoir la Vérité ultime mais le sens des mots varie d’un individu à l’autre, ou d’un groupe à l’autre, ce qui induit des phénomènes de groupe fusionnel et de dérives sectaires. Pour contourner ce risque de parler tout seul, je ne prends pas parti, je me contente de rassembler des sources et de remplir le vide de la page blanche pour les présenter de façon linéaire et lisible. Pour tout dire, je me fiche un peu de ces questions sur le fond aujourd’hui. En revanche, je crois qu’il est urgent de dévoiler certaines impostures intellectuelles et politiques, comme ces mouvements et ces régimes d’apparence conservatrice et traditionaliste, qui revendiquent l’enracinement et des valeurs populistes, mais qui sont infiltrés, noyautés, subvertis, et au final servent de masques à des idéologies, des cultes et des pratiques élitistes, occultistes, ésotériques, etc.

       
    • #1989069
      Le 20 juin à 15:40 par Aymard de Chartres
      Lucien Cerise – Histoire du suprémacisme blanc (partie 1/4)

      Emilien est plus théoricien que praticien, si je ne m’abuse, et la compréhension qu’il a retirée de ses longues et paisibles lectures passées aux coins des feux de cheminée à l’égal d’un ermite fuyant la société, préférant à cette dernière la méditation dans un lieu clos et retiré, lui a ouvert des perspectives nouvelles qu’il a reçues avec humilité et sérénité et qui représentent des portes donnant partiellement accès à la connaissance du monde invisible complétée par celle du profane.

      Certaines incompréhensions qu’il soulève paraissent légitimes à bien des égards si on les confrontent aux définitions métalinguistiques et étymologiques enfermant le signifié au sens conceptuel du terme, alors que d’autres, à mon sens, semblent relever de la chicane qu’on retrouve souvent chez les esprits puristes.

      La quête du plérôme est une démarche d’accomplissement nécessitant des qualités que la nature de l’homme rend quasiment inatteignable. Il y a toutefois des êtres d’exception qui parviennent à en recevoir quelques fécondes fragrances solennelles les transbordant dans un ailleurs nimbé, l’espace de quelques instants magiques.

       
    • #1989179
      Le 20 juin à 18:53 par Emilien Chaussure
      Lucien Cerise – Histoire du suprémacisme blanc (partie 1/4)

      Je persiste à ne pas m’expliquer cette confusion entre occultisme et ésotérisme vrai, d’autant que Guénon (saint René, priez pour nous !) ne te semble pas inconnu.
      Sur le fond de la démarche, je n’ai rien objecté car je pense que tu as raison de dénoncer les dessous... sulfureux de tout suprémacisme.
      L’ésotérisme, dans cette dénonciation, est forcément un allié (le meilleur !) puisque la contemplation de l’Universel rend évidente l’égalité ontologique des hommes (mais non des individus quant à leurs possibilités propres). La contemplation de l’incommensurable hauteur de Dieu ne permet pas de se fourvoyer dans des illusions de grandeur humaine.
      Memento, homo, quod pulvis es, et in pulverem reverteris.

       
    • #1989552
      Le 21 juin à 09:48 par Lucien Cerise
      Lucien Cerise – Histoire du suprémacisme blanc (partie 1/4)

      Le 20 juin à 18:53 par Emilien Chaussure
      "Je persiste à ne pas m’expliquer cette confusion entre occultisme et ésotérisme vrai, d’autant que Guénon (saint René, priez pour nous !) ne te semble pas inconnu."

      - Si l’on dresse une morphologie des spiritualités, on voit deux grandes tendances se dessiner, avec des sous-groupes. Les deux grandes tendances sont les spiritualités de masse, exotériques, et les spiritualités d’initiés, ésotériques. Ce que l’on appelle "occultisme" aujourd’hui, avec toute la dimension orgiaque et sacrificielle, a changé de groupe au fil du temps : c’était accessible à la masse à une époque, et aujourd’hui c’est réservé à des initiés triés sur le volet. Les néo-païens ukrainiens (Azov, etc.) aimeraient bien relancer un "occultisme" de masse en s’appuyant sur le suprémacisme blanc, l’ethno-futurisme, le Black Metal et l’anti-christianisme russophobe. Ce qui arrange leurs maîtres suprémacistes juifs. La structure de la situation, où les spiritualités sont politisées et militarisées, est visible à l’oeil nu en Ukraine. Je suis remonté à la source dans la Confédération sudiste en faisant des recherches là-dessus.

       
  • #1988212

    Dans ses conférences intitulées "Histoire de l’humanité", Rudolf Steiner parle des pratiques occultes de la franc-maçonnerie (le symbole, le geste, le mot) comme étant à l’origine de celles du KKK.

     

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  • #1988283

    Si on veut aller au bout du raisonnement, science,volonté,magie,religion sont identiques.

     

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  • #1988293

    @Lucien cerise
    Merci pour cet excellent article !
    Je pense, en lisant les commentaires, qu’on tient là les futurs "Fuhrers" de la race blanche, incapables de comprendre que cet article n’a pas pour but de dénigrer le blanc en lui faisant renoncer à sa fierté biologique, mais a plutôt pour but de montrer, comme sait aussi le faire si bien Laurent Guyénot, comment une idéologie censée être bénéfique pour soit peut être retournée contre soit et au seul bénéfice de l’autre parce qu’elle ne repose pas sur des bases traditionnelles et rationnelles mais fantasmées et ésotériques qui la décrédibilisent.
    Le supremacisme blanc type "nous sommes les meilleurs" ou "les Egyptiens étaient blancs" lu ici dans les commentaires, avec le crane rasé et le corps tatoué fait, en réalité, un mal énorme aux blancs, un peu à l’instar des Islamistes qui travaillent plus à la destruction de l’Islam en voulant le promouvoir (stupidement).
    Le tout sous la supervision des élus qui savent par avance dans quel sens va l’Histoire et manipulent au gré des besoins (hier le KKK, aujourd’hui l’anti-racisme et l’islamisme).
    Certaines mauvaises langues diraient que l’ex FN a joué ce rôle de repoussoir à merveille en France.

    Dans un contexte franco-français avec la submersion migratoire en cours, la dernière chose à faire pour le salut des Gaulois serait de venir la ramener avec des théories raciales fumeuses de supériorité qui reposent ou seraient vues comme reposant justement sur le mysticisme, le fantasme et l’immoralité donc l’illégitimité au contraire de la position traditionnelle et rationnelle de "nous ne voulons simplement que continuer à être homogènes ethniquement comme tous les peuples sur la terre de nos ancêtres".

     

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    • #1988310

      Le fait de reprendre la terminologie du système actuel, à savoir "supremacisme blanc", sans aucun recul ni ironie est le problème que l’on dénonce ici.
      Le système est dans une phase de destruction de la société occidentale via l’immigration de masse. La seule façon de s’en prévenir est de concevoir une séparation et de refuser les conflits ainsi imposés. Et si on le fait on est inmanquablement traité de supremaciste par bhl et consorts. C’est pour cela que les pays qui étaient confrontés avant les autres au multiethnisme et qui avaient une séparation ont du être diabolisées puis détruits en priorité. Et leur système politique et social est encore aujourd’hui activement diabolisé. Oser encore critiquer l appartheid quand on voit l’état sud africain actuel et les meurtres systématiques de fermiers blancs est inexplicable sans cela.

      De la même façon que toi-même tu te crois malin en traitant les critiques négatives de l’article de "fuhreurs" ou de " hitler". Tu as été formaté par le système et peut être ne t’en rends tu même pas compte que tu régurgite la propagande. J’imagine que quand tu veux parler d’un génie le mot qui te vient à l’esprit est "einstein"...

      Parler de ségrégation aux USA ou d appartheid en Afique du sud est historiquement correct. "Supremacisme blanc" est un terme connoté négativement inventé par de vrais supremacistes et qui veulent imposer le métissage de masse. C’est comme prétendre faire de l’histoire et parler sans cesse du parti "Nazi" au lieu de dire le NSDAP. Le même niveau. Ça commence très mal. Peut être Lucien cerise utilisait il l’a terminologie de façon ironique mais je n’ai pas perçu cela.

       
    • #1988357
      Le 19 juin à 11:04 par Lucien Cerise
      Lucien Cerise – Histoire du suprémacisme blanc (partie 1/4)

      Réponse à Inuit : merci, vous avez compris où je voulais en venir.

      Zuleya dit : "Parler de ségrégation aux USA ou d appartheid en Afique du sud est historiquement correct. "Supremacisme blanc" est un terme connoté négativement inventé par de vrais supremacistes et qui veulent imposer le métissage de masse. C’est comme prétendre faire de l’histoire et parler sans cesse du parti "Nazi" au lieu de dire le NSDAP. Le même niveau. Ça commence très mal. Peut être Lucien cerise utilisait il l’a terminologie de façon ironique mais je n’ai pas perçu cela."

      - Je reprends les termes inventés par les protagonistes eux-mêmes. Que ce soit aux USA ou en Afrique du Sud, le terme de "supremacy" se trouve sous la plume et dans la bouche des dirigeants du KKK - comme vous le verrez en lisant l’article et les sources en fin d’article - ou des concepteurs de l’apartheid, comme vous le verrez en lisant l’article à venir sur le sujet.

       
    • #1988396

      Lucien j’ai relu l’article et il n’y a pas de citation de membres du kkk se revendiquant "supremacistes". La seule citation où le mot apparait concerne le mouvement alt right, qui justement se défend du terme supremaciste.

      En bas de page, Mise à part la référence à david duke (qui est le premier à se défendre de tout supremacisme et qui a quitté le kkk il y a 40 ans) les références concernent blanrue ou cohen et analysent le bnaibrit, ou le kkk d’un point de vue ennemi.

      Si tu as des références qui revendiquent ce "supremacisme" je serai particulièrement intéressé, meme si ce ne serait qu accessoire car le mouvement était ségrégationsite et donc inverse à de la supremacie. Les blancs organisaient leur structures, qui n’étaient pas totalement interdites aux noirs, mais défavorables, étant entendu que les noirs devaient s’organiser et créer leur propre système, ce qu’ils faisaient. Il y a encore aujourd’hui des universités noires aux USA. Et les ségrégationnistes voyaient d’un aussi mauvais oeil (sans mauvais jeu de mot ) que des blancs aillent dans les structures noires.

      Ces mêmes sudistes avaient jusque-là des relations assez bonnes avec la communauté noire dans ce contexte.le soi disant antiracisme à envenimé les choses.

       
    • #1988452
      Le 19 juin à 14:06 par Lucien Cerise
      Lucien Cerise – Histoire du suprémacisme blanc (partie 1/4)

      Réponse à zuleya

      La Confédération sudiste n’était pas ségrégationniste, ni différencialiste, mais bien esclavagiste et opposée à l’égalité des droits entre Blancs et Noirs. Albert Pike écrivait dans le Memphis Daily Appeal : « Si c’était en notre pouvoir, si cela pouvait être effectué, nous réunirions tous les hommes blancs du Sud, qui s’opposent au suffrage des nègres, dans un grand Ordre des Frères du Sud, avec une organisation complète, active, vigoureuse, dans laquelle quelques-uns devraient exécuter la volonté concentrée de tous et dont l’existence même devrait être dissimulée de tous, sauf de ses membres. »
      Par ailleurs, le credo du KKK, repris par tout Klansman, se formulait ainsi en anglais : « Our main and fundamental objective is the maintenance of the supremacy of the white race in this Republic. »
      Les sudistes et le KKK n’étaient pas isolés : à l’époque, la plupart des Blancs, aux USA ou en Europe, étaient convaincus de la supériorité de la race blanche.
      Mais bon, le sujet de l’article n’est pas là mais dans les liens entre l’occultisme et certains régimes politiques.

       
    • #1988473
      Le 19 juin à 14:50 par Aymard de Chartres
      Lucien Cerise – Histoire du suprémacisme blanc (partie 1/4)

      Je partage sans réserve l’opinion formulée par le camarade Inuit qui a exactement repéré où était la moelle substantielle et compris ce qu’elle renferme.

      En revanche, je n’en dirai pas autant sur le sagouin qui l’interpelle en vociférant crânement et sottement la suffisance de son esprit étriqué.

       
    • #1988482

      @ Zuleya
      Führer était dans mes mots, un terme ironique, c’était de l’humour pour dire en quelque sorte que les champions de la race blanche étaient les plus cons ou n’arrivaient pas à comprendre le sens d’un article.
      Ensuite, regardes simplement la photo d’illustration, elle est à elle seule criante de vérité sur le KKK et le supremacisme blanc en général. Le but ici n’est pas de juger du bien fondé de la finalité, à savoir la communautarisation des blancs entre eux, mais de démontrer comment les moyens mis en œuvre à cette fin se retournent, au final, contre elle.
      Le supremacisme blanc est dès le départ et est encore aujourd’hui un ensemble de mouvements mystique, mythique, occultiste et donc farfelu, il a été créé et parrainé par qui l’on sait sur ces bases pour mieux le decredibilise. Idéologie "aryenne", hyper boreenne, mélange de paganisme anti-chretien et de cultures scandinaves, supremacisme racial construit en miroir à celui des élus, tout dans cette idéologie est farfelu et est fait pour être un repoussoir, je passerai sur les skins, les crânes rasés et les tatouages.
      Repoussoir avant tout pour une majorité de Français qui y voit un mouvement bizarre et qui sont partis d’eux mêmes faire "barrage à la haine" au élections enterinant ainsi la victoire de l’anti-racisme qui ne tient et ne tire sa légitimité que sur la diabolisation des mouvements identitaires ou supremacistes.

      En conclusion. Pour synthétiser : le supremacisme, appelez le comme vous voudrez, a été l’idiot utile du supremacisme des élus.

       
    • #1988502

      Le sujet de nos commentaire est cette volonté de parler de "supremacisme" blanc. Ce terme est une ritournelle qui revient régulièrement dans l’article, à commencer par le titre. Si le plan était de parler d’occultisme ou de supremacisme juif, le titre en particulier est confusant.
      La citation que tu donnes de pike ne parle pas de supremacisme.
      Le credo avec une traduction de l’anglais sort d’où ? Mais en effet dans les parties gérées par les blancs, le but était de garder le contrôle, et que les noirs vivent séparément et se gèrent eux même.

      Quant à dire que les "confédérés étaient esclavagistes"., c’est considéré par eux (ce qu’il reste de leurs descendants), comme du revisionisme. La guerre de sécession a été combattue pour des raisons économiques et parceque le sud voulait quitter l’union. Les hommes comme le général Lee dont le système veut faire déboulonner les statues n’étaient pas prosclavage. N’étaient pas spécialement "racistes" . L’esclavage était en voie de disparition y compris dans le sud.

      Même le président lincoln avait pour projet de renvoyer les esclaves affranchis en afrique, pour dire que l égalitarisme du vote n’était pas une fin en soi dans aucun camp.le séparatisme était une vision partagée par le sud et par le nord. Et on rappellera que Les femmes blanches n’avaient pas le droit de vote non plus à cette epoque. Le sud avait une population noire particulièrement importante et devait gérer la situation. Et ce sera la même chose en france au train ou vont les choses.comme cela s’est toujours passé dans les cas où la démographie non blanche à pris le dessus. Les " succès" tels là Rhodesie depuis le départ des blancs , ou haiti, ou l’Afrique du Sud, sont là pour le démontrer.

       
    • #1988551
      Le 19 juin à 17:42 par Lucien Cerise
      Lucien Cerise – Histoire du suprémacisme blanc (partie 1/4)

      Le 19 juin à 16:10 par zuleya
      "Le sujet de nos commentaire est cette volonté de parler de "supremacisme" blanc. Ce terme est une ritournelle qui revient régulièrement dans l’article, à commencer par le titre."

      - Le postulat de la supériorité de la race blanche sur les autres était largement partagé à l’époque, aux USA comme en Europe, et c’est toujours assez répandu aujourd’hui, sur ce fil de discussion, ou ailleurs. L’idée d’une hiérarchie entre les races, ou entre les groupes humains, est ancienne et peut-être même "normale", en ce sens qu’il existe un besoin psychologique humain de se dire qu’on est mieux que les autres. Je constate cette ritournelle, qui se fait entendre depuis des siècles et qui est largement documentée du côté "blanc", je ne l’ai pas inventée.

      "Si le plan était de parler d’occultisme ou de supremacisme juif, le titre en particulier est confusant."

      - Le titre de l’article mis en ligne focalise sur le suprémacisme blanc car il s’agit d’insister sur un paradoxe, à savoir que des régimes politiques diabolisés pour être de "droite" et "réactionnaire" possèdent des aspects occultistes bizarres.

      "La citation que tu donnes de pike ne parle pas de supremacisme."

      - Le terme n’est pas prononcé explicitement mais c’est parfaitement clair.

      "Le credo avec une traduction de l’anglais sort d’où ?"

      - Son concepteur serait Nathan Bedford Forrest, mais plus généralement il apparaît dans des publications du Klan.

      "Mais en effet dans les parties gérées par les blancs, le but était de garder le contrôle, et que les noirs vivent séparément et se gèrent eux même."

      - Non, ce n’était ni un séparatisme, ni un différentialisme. Les Noirs devaient pouvoir continuer à venir travailler pour les Blancs, donc rester à leur contact, et sans se gérer eux-mêmes puisque le droit de vote était contesté.

      "Quant à dire que les "confédérés étaient esclavagistes"., c’est considéré par eux (ce qu’il reste de leurs descendants), comme du revisionisme. La guerre de sécession a été combattue pour des raisons économiques et parceque le sud voulait quitter l’union. Les hommes comme le général Lee dont le système veut faire déboulonner les statues n’étaient pas prosclavage. N’étaient pas spécialement "racistes" . L’esclavage était en voie de disparition y compris dans le sud."

      - En fait, il y avait des suprémacistes blancs et des esclavagistes chez les nordistes comme chez les sudistes, mais encore plus dans le sud pour des raisons économiques.

       
    • #1988611

      Aymard, sais tu ce que veut dire saguoin ?

      C’est un type de singe...je croyais que vous les noirs interdisaient ce type d’insultes ?parceque c’est tellement horrible et traumatisant...
      Les cris d’orfraie (c’est un oiseau) que tu aurais pas poussé si je t’avait traité de babouin ou que sais je...

      Ou alors le saistu et tu te permets ces insultes, et ça c’est ti pas du supremacisme.. ?

      Heureusement que le ridicule ne tue pas...

      Sinon quitte à commenter essaye d’argumenter parceque " je suis d’accord avec le premier commentaire mais l’’autre, que je ne citerai pas, est un singe" ...
      c’est pas d’un niveau très élevé.

       
    • #1989193
      Le 20 juin à 19:08 par envolees-des-incultes
      Lucien Cerise – Histoire du suprémacisme blanc (partie 1/4)

      Parler de suprémacisme, c’est de l’anachronisme. Les types de l’époque pensaient que les noirs étaient comme des chevaux, des animaux.

      Ils n’allaient pas filer le droit de vote et des droits civiques identiques à leurs chevaux, c’était impensable.

      Par contre, ce serait intéressant de montrer que ce sont les mêmes qui leurs ont mis cette idée dans la tête, qui ont retourné leur alliance, comme à l’accoutumé, pour créer ce conflit et horizontaliser les luttes.

      Parler d’esclavagisme, c’est du misérabilisme. L’homme occidental moderne a une vie pire que celle d’un esclave. Il est nié, renié, il subit la pire des humiliations avec la négation de son être, de son passé, de son histoire.

      M.Cerise a pris parti. Les levées de boucliers sont légitimes et parfaitement justifiées.

      Enfin, le suprémacisme est justifié. Les amérindiens bénéficient de droits supérieures aux autres américains sur les terres qui leurs ont été attribuées, et personne ne vient chouiner.

      Ça n’est pas le cas du Gaulois, qui avec l’idéologie des droits de l’homme, se voit dépouiller de tous ses biens, et réduit aux mêmes droits que les étrangers, Marocains, Algériens, Africains, et les clandos tout juste descendus du bateau. Le sort du Gaulois est donc pire que celui des indiens. CQFD.

      Prétendre mettre en lumière l’occultisme derrière un mouvement de résistance, au lieu de montrer simplement l’imposture de la politique et de la démocratie, puisque les peuples sont manipulés par des puissances supérieures, ça revient à se faire complice des forces supérieures qui manipulent.

      La manipulation ne vise pas simplement un courant de pensées ; elle vise autant les anti-racistes, les anti-capitalistes, les décroissants, les "collapsologues" ( ceux-là sont pas mal dans leur genre, autant que . lol) , etc ...

      Pourquoi avoir choisi ce thème particulier quand la manipulation vise de nombreux mouvements ?
      Les anti-racistes n’ont-ils pas été manipulés ? Ils ont servi d’acide pour détruire leur société. Pourquoi ne pas en parler ?

       
    • #1989533
      Le 21 juin à 09:16 par Lucien Cerise
      Lucien Cerise – Histoire du suprémacisme blanc (partie 1/4)

      Le 20 juin à 19:08 par envolees-des-incultes
      "Parler de suprémacisme, c’est de l’anachronisme. Les types de l’époque pensaient que les noirs étaient comme des chevaux, des animaux. Ils n’allaient pas filer le droit de vote et des droits civiques identiques à leurs chevaux, c’était impensable."
      - Donc c’est bien du suprémacisme.

      "Par contre, ce serait intéressant de montrer que ce sont les mêmes qui leurs ont mis cette idée dans la tête, qui ont retourné leur alliance, comme à l’accoutumé, pour créer ce conflit et horizontaliser les luttes."
      - C’est ce que je montre dans l’article.

      "M.Cerise a pris parti. Les levées de boucliers sont légitimes et parfaitement justifiées."
      - Vous voulez que je prenne parti pour ou contre les Noirs ou les Blancs, or ce n’est pas le sujet. Je m’attendais à cette levée de boucliers sur la base de malentendus et de non lectures.

      "Enfin, le suprémacisme est justifié. Les amérindiens bénéficient de droits supérieures aux autres américains sur les terres qui leurs ont été attribuées, et personne ne vient chouiner. Ça n’est pas le cas du Gaulois, qui avec l’idéologie des droits de l’homme, se voit dépouiller de tous ses biens, et réduit aux mêmes droits que les étrangers, Marocains, Algériens, Africains, et les clandos tout juste descendus du bateau. Le sort du Gaulois est donc pire que celui des indiens. CQFD."
      - Dès l’intro de l’article, je précise ne pas juger le suprémacisme blanc en soi, mais analyser des cas concrets où il se fait pirater et retourner.

      "Prétendre mettre en lumière l’occultisme derrière un mouvement de résistance, au lieu de montrer simplement l’imposture de la politique et de la démocratie, puisque les peuples sont manipulés par des puissances supérieures, ça revient à se faire complice des forces supérieures qui manipulent."
      - Mettons en lumière les zones d’ombre dans tous les mouvements, y compris ceux dits de résistance, pour distinguer les vrais et les imitations.

      "Pourquoi avoir choisi ce thème particulier quand la manipulation vise de nombreux mouvements ? Les anti-racistes n’ont-ils pas été manipulés ? Ils ont servi d’acide pour détruire leur société. Pourquoi ne pas en parler ?"
      - Parce que c’est déjà largement connu et traité, y compris par moi. En revanche, le suprémacisme et/ou le nationalisme blanc ayant une image "bon père de famille" de droite conservatrice, son lien avec l’occultisme est contre-intuitif, ce qui peut égarer des gens, en France, en Ukraine, aux USA, etc.

       
  • #1988381
    Le 19 juin à 11:55 par envolées-des-incultes
    Lucien Cerise – Histoire du suprémacisme blanc (partie 1/4)

    Le terme de "suprémacisme blanc" est une foutaise. C’est exactement la sémantique utilisée par les ennemis des nations, des mondialistes, des globalistes, des sans sans-frontièristes, par Merluchon, BHL, Koushner, etc...

    Ça permet de soumettre les locaux à la terreur par l’importation / création de sous prolos, voir de barbares, afin de faciliter leur exploitation / soumission, et ça permet aussi de légitimer le pillage des terres africaines, par les mêmes manipulateurs, en se faisant passer pour leurs défenseurs.

    C’est l’art manipulatoire qui fait passer une légitime défense pour un abus. C’est injecter la honte et la culpabilité à ceux qui se font tuer, voler, piller, violer, empêchant ainsi toute réaction de défense, toute résistance face aux persécutions, etc ...

    C’est grossier, insultant, violent, intolérable, pernicieux, fourbe, pour les noirs comme pour les blancs.

    Est-ce qu’une canne qui attaque ceux qui s’approchent à moins de 3 m de ses canetons fait du suprémacisme ? Une chatte fait-elle du suprémacisme chat quand elle feule et griffe ceux qui s’approchent de ses petits ? Est-ce qu’une troupe de chimpanzés qui hurlent et se bat contre un guépard approchant de son camp fait du suprémacisme chimpanzé ? Bon alors . . .

    S’il n’y a pas de supériorité générale dans les races, il y a des facultés qui se prêtent mieux à leur environnement, et à ce qu’elles font. C’est valable pour tous les animaux, homme compris. Un fox terrier n’est pas supérieur à un dogue argentin. Par contre si vous prenez 4 fox au lieu de 4 dogues, pour aller chasser le sanglier, vous risquez de revenir de la chasse avec 4 crêpes à poils. lol

    Le mot clé, c’est " adapté" . Adapté à l’environnement, aux actions, etc ...

    Nier que les races sont des adaptations / l’environnement relève de l’obscurantisme.
    Le nier sous prétexte que certains ont manipulé ceux qui tentaient légitimement de défendre leurs biens, leurs proches, n’est guère mieux.
    Nier la nécessité de se défendre, sous prétexte que certains peuvent manipuler une telle situation, c’est limite criminel.

    Encore une narrative qu’on nous demande de gober toute crue. L’indigestion nous guette juste avant notre disparition !

     

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    • #1988429
      Le 19 juin à 13:38 par Lucien Cerise
      Lucien Cerise – Histoire du suprémacisme blanc (partie 1/4)

      Je suis d’accord, mais encore une fois, ce n’est pas le sujet fondamental de l’article, qui traite de la compatibilité entre 4 régimes politiques fondés sur une vision raciale/racialiste et l’occultisme.

       
    • #1988504
      Le 19 juin à 16:13 par L’après Macron
      Lucien Cerise – Histoire du suprémacisme blanc (partie 1/4)

      @ envolées-des-incultes,

      Vous avez parfaitement saisi le problème.

      Avec l’emploi de ces termes, du moins dans ce cas précis, il s’agit toujours de la même méthode :
      Dénigrer ceux qui veulent défendre leur pays et ridiculiser voire qualifier de fou ou de dangereux leur réflexe naturel, logique, sain et humain de défense.

      Le recours à ces termes est d’ailleurs très souvent accompagné d’exemples de tous les horizons, de type scientifiques, historiques, psychologiques, politiques, car en cherchant bien, on peut toujours trouver l’exemple ou le contre exemple de ce qu’on a envie de démontrer, ces exemples servant ensuite à donner du poids et une réalité à des termes qui ont été inventés de toutes pièces, ce qui a pour conséquence directe de parasiter l’interprétation du réel et de retarder les prises de conscience.

      Les termes en politique ne sont jamais inventés par hasard.
      Les reprendre c’est faire circuler la propagande.

       
    • #1988521
      Le 19 juin à 16:42 par envolées-des-incultes
      Lucien Cerise – Histoire du suprémacisme blanc (partie 1/4)

      Dans ce cas, pourquoi utilisez-vous ce terme alors ? Tout le reste, on s’en fout un peu, car on n’aura jamais les moyens d’en vérifier la justesse. Par contre, les effets de l’utilisation de termes à visée manipulatoire comme " suprémacisme blanc" , ça on connaît les effets puisqu’on les subit au quotidien.

      C’est normal qu’un mensonge ne passe pas.

       
    • #1988863
      Le 20 juin à 09:33 par Lucien Cerise
      Lucien Cerise – Histoire du suprémacisme blanc (partie 1/4)

      Le 19 juin à 16:42 par envolées-des-incultes
      "Dans ce cas, pourquoi utilisez-vous ce terme alors ? Tout le reste, on s’en fout un peu, car on n’aura jamais les moyens d’en vérifier la justesse. Par contre, les effets de l’utilisation de termes à visée manipulatoire comme " suprémacisme blanc" , ça on connaît les effets puisqu’on les subit au quotidien."

      - Il n’est pas nécessaire que quelqu’un dise "Je suis suprémaciste blanc" pour qu’il soit suprémaciste blanc, il suffit que ce quelqu’un estime qu’il existe une hiérarchie des races et que les Blancs sont au-dessus - des Noirs, des Jaunes, des Verts, etc. Si le mot "supériorisme" existait, je l’emploierais pour qualifier ce sentiment de supériorité ethnique, mais c’est le mot "suprémacisme" qui est en vigueur dans l’usage courant, donc j’emploie ce mot. Quant au reste, on ne s’en fout pas car l’infiltration des mouvements nationalistes occidentaux par le suprémacisme juif nous concerne tous, et vous pouvez en vérifier la justesse en consultant les sources en fin d’article.

       
  • #1988711

    Raté. La confédération sudiste n’a jamais existé. Les noirs de Louisiane sont les autoctones, Ils agissait d’une guerre contre eux. Pas d’armées, ni états centralisés à l’époque. + L’Atlantic Slave Tradery est un mythe/mensonge de l’histoire (comme un autre bien connu ici). Les sources originelles sont fausses (faux documents, crées à but politique par des gens mal intentionnés). Elisée Reclus (allô, vous comprenez le message caché) est un pseudonyme pour désigner un groupe de gens qui ont produit des faux documents à propos de ce sujet vers 1850. Tout est faux concernant l’histoire de l’amérique. Celle-ci a été visitée pacifiquement par des milliers d’européens durant tout le moyen-âge, pas besoin d’autorisation à l’poque, juste des des boules et une équipe préparée. On ne traverse pas l’atlantique au milieu (tempêtes tropicales, distances trop longues, impossibilités de se situer, etc), on longe le nord en passant près du groenland, puis on descends pas les terres poliment. On appelle ça "guerre d’indépendance", eux appelle ça "guerre civile". Bref, le 19ème est le siècle des faux documents par la machine à écrire, des faux chiffres, du débts des sciences officielles (histoire comme l’étude de la nature). Vous crozyez que les mensonges ne sont apparu qu’en 2001 ? Les mensonges historiques et scientiques = base du conditionnement depuis qu’il existe (1850/1900, école public, centralisation etc.). Et par qui ? qui a organisé tout ça ? on le sait ici. En passant : l’espagnol est la lange originelle de cuba et autres îles entre les 2 amériques, ce n’est pas parce que des "armées européennes imaginaires en papiers d’état qui n’existaient pas" qui ont imposé la langue. Ces îles sont super libres depuis toujours, c’est pour ça que USa déteste cuba (même pas d’article "île de Cuba", sur wiki en english).

     

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  • #1989166

    Bonjour, je vous serais reconnaissant d’aborder des auteurs tels que Bailey, Besant, Blavatsky, Steiner qui ont tous traité de la Race

     

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    • #1989651
      Le 21 juin à 12:39 par Emilien Chaussure
      Lucien Cerise – Histoire du suprémacisme blanc (partie 1/4)

      ... qui ont tous traité de la race... de manière raciste. Tous (avec une restriction pour Bailey que je ne connais pas) ces personnages sont des mystificateurs occultistes agissant, consciemment ou non, pour les services secrets (anglais ou allemands)
      Comme on dit vulgairement en franglais : boulechite !

       
    • #1989790

      @Emilien chaussure

      Je m’adresse aux personnes qui savent un minimum de quoi elles parlent, le fait que vous évoquiez le racisme prouve que vous n’y connaissez strictement rien concernant ces auteurs.

       
    • #1989888
      Le 21 juin à 18:58 par Emilien Chaussure
      Lucien Cerise – Histoire du suprémacisme blanc (partie 1/4)

      Cause toujours...
      La Société Théosophique, dont Blavatsky, Besant et Steiner furent les Grands Guignols ne peut intéresser que des ânes en quête de sensations. Un peu de sérieux matate !

       
  • #1989320

    Les seuls suprématistes blancs que je connaisse sont les gauchistes... Ces types là n’en n’ont jamais assez de botter le cul des basanés depuis des siècles pour y faire rentrer leurs foutus "valeurs" et "droits de l’homme".

    Qu’est qu’ils ont fait le KKK ? Ils ont lynché quelques bonshommes au fond des bois peut-être ? De la rigolade...

     

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    • #1989537
      Le 21 juin à 09:21 par Lucien Cerise
      Lucien Cerise – Histoire du suprémacisme blanc (partie 1/4)

      "Qu’est qu’ils ont fait le KKK ? Ils ont lynché quelques bonshommes au fond des bois peut-être ? De la rigolade..."

      - J’ai envie de répondre : "De la rigolade. C’est bien ça le problème."
      Si vous voulez du nationalisme blanc sérieux, il faut le nettoyer de toute magie noire.

       
    • #1990463
      Le 22 juin à 17:59 par L’après Macron
      Lucien Cerise – Histoire du suprémacisme blanc (partie 1/4)

      Avec du christianisme ?

       
    • #1990632
      Le 22 juin à 21:51 par Lucien Cerise
      Lucien Cerise – Histoire du suprémacisme blanc (partie 1/4)

      Le 22 juin à 17:59 par L’après Macron
      "Avec du christianisme ?"

      - Par exemple. En tout cas, avec un universalisme supra-ethnique qui reconnaisse la solidarité de tous les humains, mais sans tomber dans l’abolition des frontières. Je suis solidaire de mon voisin, mais je ne suis pas mon voisin. L’immigration de remplacement est un génocide, et le nationalisme a nécessairement une composante ethnique, mais elle n’est pas forcément fanatique, elle peut être modérée et réaliste.

       
  • #1989370

    Merci M. Lucien Cerise, vivement la suite !

     

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