Egalité et Réconciliation
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N’ayez pas peur du crabe ! – Troisième partie

La section Santé d’Égalité & Réconciliation réunit des professionnels actifs couvrant à peu près tous les secteurs de la santé (praticiens médecins ou non médecins, journalistes, auteurs, chercheurs) qui se donnent pour ambition d’être les sentinelles des dérives du système de soins moderne. La section Santé se veut aussi un outil pragmatique présentant des solutions concrètes pour rester en bonne santé.

 


 

Le cancer est la première cause de mortalité chez les hommes, et le deuxième chez les femmes. Il s’agit donc bien d’un sujet central en matière de santé. Beaucoup d’argent a été englouti dans des plans cancer successifs, en France comme aux USA. Beaucoup d’effet d’annonce et beaucoup de réjouissances sur les progrès à venir et les espoirs de traitement de cette maladie emblématique. Pourtant nous devons nous rendre à l’évidence : cela n’a pas amélioré grand-chose en termes de survie, ni même en terme de qualité de vie. Osons le dire, les stratégies passées ont échoué.

 

En effet, dès lors que l’on ajuste les chiffres en tenant compte des modifications démographiques, accroissement ou vieillissement de la population [1], la réalité apparaît. Réalité dure à admettre, mais réalité chiffrée : la chute de la mortalité est inférieure à 5%, sur une période de 50 ans, et sur un ensemble de 40 pays occidentaux ! Pas de quoi fanfaronner avec de tels résultats, et aucun « progrès de la médecine » en vue malgré les bonnes volontés. Pourtant, en dépit de ces piètres résultats, le cancer est, avec la vaccination, le deuxième grand tabou auquel il ne faut pas toucher si on veut s’épargner les foudres de la bien-pensance médicale.

Même les revues indépendantes de santé dites alternatives ne s’y risquent pas, et se cantonnent simplement à la gestion de l’après-traitement. Mais par respect pour les malades, à qui nous devons plus de transparence sur ce qui les attend, nous allons nous y coller en présentant les résultats irréfutables de chercheurs indépendants. Nous nous proposons de traiter ce sujet difficile en trois parties. Une partie chronologique sur les illusions servies au grand public visant à faire croire que la science et la médecine maîtrisent leur sujet. Puis une deuxième partie conséquente, à notre sens passionnante, sur les évolutions de la manière de penser le cancer, sur les modes thérapeutiques et les déconvenues de la recherche en cancérologie, pour mettre en lumière que nous ne savons toujours rien sur la cellule cancéreuse, pas plus les Prix Nobel que les Centres Cancer. Et une dernière partie, que nous espérons plus pratique, pour aider les bien-portants à le rester. Pour aider les malades, et les familles des malades, à établir avec discernement et recul, la meilleure stratégie possible pour eux-mêmes. Et nous l’espérons pour redonner espoir.

 

 

Déjouer le cancer

« Le médecin du XXIème siècle deviendra progressivement un conseiller. Il aidera ses patients sains à le rester et à gérer à long terme leur capital santé. » (Jean Dausset, Prix Nobel de médecine)

Pré-ven-tion !

Un vieux professeur des Beaux-Arts avait coutume de répéter cette formule à ses élèves : « Ne pas salir, pour ne pas nettoyer ». Quelle logique implacable ! On pourrait dire la même chose à propos de la maladie en général et du cancer en particulier : « Pour éviter d’avoir à guérir, ne tombez pas malade ! ». Si vous avez tiqué, c’est qu’il existe l’idée sous-jacente que la prévention, ça vaut pour les rhumes, mais aussi pour les cancers. Une grande partie du public, que l’on a réussi à convaincre de notre statut de victime face à la maladie, ressentira peut-être de la colère à la lecture de ce conseil. C’est ce qu’exprime cette phrase entendue en cabinet : « Déjà qu’on est malade, si en plus on doit se sentir coupable… ».

Toutes les médecines traditionnelles, de la Médecine Traditionnelle Chinoise à l’Ayurveda, en passant par la vieille bonne naturopathie occidentale, ont en commun d’accorder une grande importance à ce qu’on appelle « l’éducation du patient ». Force est de constater que ce n’est pas l’option choisie par la médecine hospitalière. La prévention demeure le parent pauvre de la médecine, malgré le Service Sanitaire, dernier né d’une série de programmes qui devra faire la preuve de son efficacité (voir notre article). En effet, on en arrive aujourd’hui au paradoxe aberrant de dire « c’est de votre faute », sans donner les clés de cette auguste prévention, dont tout le monde parle, mais que peu maîtrisent. Il est impératif que le concept de prévention soit mieux cerné, car finalement, c’est bien une des seules armes dont nous disposons. Surtout quand la confusion entre dépistage et prévention primaire persiste autant, voire est entretenue, dans l’esprit du public.

 

Le discours institutionnel

Dans le jargon médical, on parle de prévention primaire, secondaire et tertiaire. Mais dans les faits, que ce soit en consultation ou dans le discours des organismes officiels, on n’aborde pratiquement que la notion de dépistage, valorisée par son adjectif de « précoce », qui se veut rassurant. Par exemple, le discours préventif de l’Institut National contre le cancer pose d’emblée des limites à la prévention.

« Aujourd’hui, il est possible de limiter la survenue des cancers du poumon ou des cancers de la peau, par exemple, parce qu’on en connaît la cause principale – respectivement le tabac et le soleil – et que l’on peut agir dessus en modifiant ses habitudes. Mais pour d’autres cancers, dont certaines causes – comme l’âge ou l’hérédité – peuvent difficilement être influencées par un changement de comportements, la prévention n’est pas réellement possible à ce jour. C’est le cas, par exemple, du cancer du sein, pour lequel le dépistage précoce demeure le moyen d’agir le plus efficace. » (Extrait du site de l’Institut National contre le cancer)

Hélas, le dépistage précoce, ça à l’air d’être de la prévention, ça a la couleur de la prévention, mais ce n’est pas de la prévention ! En tout cas, pas digne de ce nom. En pour cause : pour « dépister une maladie », il faut assurément qu’elle soit « déjà là ». Une stratégie véritablement préventive est autre chose. Il n’y a pas 36 solutions pour agir en amont, avant que la maladie ne se déclare.

En prévention primaire, on identifie les facteurs de risque afin de les supprimer ou de les minimiser, et on valorise les « conduites anti-cancer ». Pour arriver à ce résultat, on s’appuie sur l’épidémiologie, dont le rôle est de mettre en lumière les chaînes de risques ou au contraire les effets protecteurs. Un exemple de prévention primaire très efficace : l’abandon du traitement substitutif de la ménopause, qui a permis de diminuer le nombre de cancers du sein chez les femmes ménopausées [2].

Logiquement, l’arsenal préventif devrait être un processus dynamique concernant autant les professionnels que les acteurs politiques et la sphère économique. Mais il faut compter avec les limites de l’intervention de l’État : il y a toujours une forme de viscosité à mettre en place les mesures qui s’imposeraient. On savait par exemple depuis un siècle la nature cancérogène de l’amiante. En dépit de cela, il n’y a pas eu de protection drastique des travailleurs et des populations. L’interdiction de l’amiante est intervenue très tardivement, et nous allons malheureusement encore comptabiliser dans l’avenir des décès imputables à l’amiante. Les mêmes ingrédients produisant les mêmes recettes, il n’y a aucune raison que ce genre de catastrophe ne se reproduise pas. Considérons bien que nous ne sommes que du menu fretin, et prenons conscience que les dégâts collatéraux pèsent peu dans la balance économique et politique. À nous d’être vigilants, de se tenir informés, et de ne pas croire sur parole, ni les grands pontes, ni les décideurs politiques.

La prévention secondaire met l’accent sur le dépistage des maladies, avec l’intention d’intervenir de façon précoce sur celle-ci. Mais comme nous venons de la voir, c’est une façon de jouer sur les mots : la maladie étant déjà là, on devrait parler de traitement précoce. Nous venons de le voir, le mot « dépistage précoce » est un leurre, car dans les faits le cancer se détecte… trop tard. C’est la démonstration magistrale que le docteur André Gernez n’a cessé de faire au cours de sa carrière, et que nous reprenons ici. Voyez plutôt.

 

 

L’évolution d’une cellule cancéreuse en tumeur mortelle suit la courbe dite « de Collins », du nom du chercheur états-unien qui l’a décrite.
La vitesse du développement est très lente au début :

- 16 cellules la première année (la première cellule cancéreuse se divisant 4 fois) ;
- 1 000 cellules à 3 ans. Jusque-là le tissu cancéreux est instable et peut disparaître spontanément ;
- 1 million de cellules à 5 ans. Cette étape du million de cellules est décisive : c’est le moment où le cancer devient irréversible. Mais, notez bien qu’il n’est toujours pas décelable à ce stade.
- 1 milliard de cellules à 8 ans. Ainsi, il faut attendre la 8e année pour que la masse cancéreuse devienne décelable. Elle pèse alors 1 gramme et mesure 1 cm de diamètre. On parle de stade d’émergence clinique. Face à ce constat, on peut dire que le dépistage est donc, non pas précoce, mais au contraire très tardif !
- Le dernier stade est celui de 1 000 milliards de cellules. La tumeur pèse 1 kg, ce que ne peut supporter l’organisme qui en meurt.

Une conclusion de bon sens s’impose : le stade de détection, huit ans après la cellule cancéreuse initiale (1 milliard de cellules), n’a aucun intérêt biologique. Il est bien trop éloigné du stade d’irréversibilité (1 million de cellules). Or, ce passage de la réversibilité à l’irréversibilité est le seul stade qui soit utile quand on vise la guérison. Il faut admettre cette vérité : dépister un cancer signe en réalité l’échec de la prévention.

« Le sens commun veut qu’il est plus facile d’écraser un gland qu’un chêne. » (Docteur André Gernez)

La prévention tertiaire, pour finir, concerne l’après traitement. Avec l’objectif de continuer le traitement lorsque la maladie devient chronique, pratique de plus en plus courante en cancérologie. Ou, si on a la chance d’être guéri, avec celui ne pas rechuter. Dans ce cas, la prévention tertiaire se confond avec une nouvelle phase de prévention primaire.

 

Encore l’épigénétique

Il est important d’insister encore sur l’idée que c’est, non pas le patrimoine génétique, mais bien l’environnement en général qui joue un rôle majeur dans la genèse des cancers. Dans la deuxième partie de notre article, nous avons déjà abordé cette nouvelle discipline scientifique, l’épigénétique, qui étudie l’influence du comportement humain dans toute sa latitude. Nos habitudes quotidiennes, qu’il s’agisse de notre alimentation, de nos interactions affectives, de notre façon de gérer le stress ou de notre degré de sédentarité, ont une action directe sur la modulation de l’expression du programme génétique.
En synthèse, des anomalies épigénétiques contribuent au développement du cancer à toutes les étapes de la vie de la cellule : division cellulaire, différenciation, survie, mobilité, etc. Toute aberration épigénétique peut ainsi être impliquée dans la cancérogenèse.

Nous avons maintenant la preuve que les gènes ne sont pas les seuls porteurs de l’hérédité. Des études sur des jumeaux monozygotes, au patrimoine génétique identique, mais aux modes de vie différents, ou d’autres études sur les populations migrantes adoptant le style de vie du pays d’accueil montrent clairement que 60 à 80 % des cancers sont liés à l’environnement. Parmi ces facteurs environnementaux, l’alimentation et le tabac tiennent les premiers rôles. Ainsi les stimuli extérieurs modifient l’expression des gênes, sans toucher à la séquence de l’ADN. Comme métaphore, nous pouvons imaginer que le chromosome est une bande magnétique de cassette audio (un effort de visualisation est nécessaire pour nos jeunes lecteurs) sur laquelle chaque gène est une piste enregistrée sur la bande. Considérons alors que les modifications épigénétiques sont des morceaux de ruban adhésif repositionnables qui vont masquer ou démasquer certaines pistes, les rendant illisibles ou lisibles. Et, fait remarquable, les modifications de l’expression des gênes peuvent être transmises aux générations futures, toujours sans modification de la séquence nucléotidique.

 

 

L’action de l’épinard sur l’ADN

Ce sont les « histones », sorte de gaines de protection de l’ADN, qui peuvent être bloquées ou ouvertes par des agents chimiques, dits de « méthylation » ou « d’acétylation ». On dit d’un gène avec des groupements méthyl attachés qu’il est « méthylé ». Cette « méthylation des gènes » est un mécanisme chimique, lié à la structure de la chromatine, et elle peut se produire à des degrés divers. Ainsi, la méthylation n’obéit pas une loi de type « tout ou rien » : il existe des gènes partiellement méthylés. Ce qu’il faut retenir, c’est que la méthylation de l’ADN permet à un gène de ne pas s’exprimer. À l’inverse, un déficit en capital méthyle peut entraîner une instabilité et une modification de l’expression des gènes, tout autant qu’un déficit de réparation de l’ADN.

La bonne nouvelle, c’est que nous pouvons nous approvisionner en groupements méthyl directement par notre alimentation, à partir d’acides aminés comme la méthionine et la bétaïne ou de vitamines comme choline. Parmi les donneurs de méthyle, ce sont « bêtement » les folates, dont la vitamine B9 est la figure de proue, qui jouent le rôle le plus important. On en trouve notamment dans le foie, les oléagineux, les « feuilles vertes », comme les salades et les épinards, et le jaune d’œuf. D’autres éléments chimiques à puiser dans notre alimentation sont également nécessaires pour transporter des groupements méthyles à travers le corps et pour les attacher soigneusement à l’ADN : zinc et vitamine B12 notamment.

Trop simple pour faire sérieux sans doute, car le message passe mal dans les medias. Une nouvelle science, la nutrigénomique rend compte de l’action de substances alimentaires sur l’expression des gènes. Ainsi, S. Donaldson Michaël a montré qu’on peut réduire de 30 à 60% le risque de cancer en agissant seulement sur son alimentation [3], avec une action plus efficace que l’arrêt du tabac. (Mais c’est bien de le faire aussi ! Car le tabac est toujours responsable de plus d’un tiers des cancers).

 

Prêts pour une mise en pratique ?

« 80 à 90% des cancers sont liés à notre mode de vie et à l’environnement. Cela inclut la nutrition, la sédentarité, le tabagisme, l’alcool, le stress, les médicaments, l’exposition chimique et les infections. » (Christopher Wild, Centre international de recherche contre le cancer)

À ce stade de l’article, et à des fins pédagogiques, nous avons choisi d’être volontairement un peu redondant. Nous allons vous présenter d’abord le « négatif de la diapositive du cancer » avec les facteurs de risques, suivi de la « diapositive positive anti-cancer » alimentée de bons conseils pratiques. Commençons par un tour d’horizon des facteurs favorisants le cancer. Nous sommes ici en pleine prévention primaire, et dites-vous qu’il n’est jamais trop tard pour améliorer la situation. En tout premier lieu, les facteurs alimentaires.

Les facteurs alimentaires

 

Le sucre et la notion d’index glycémique

Le rappel des travaux d’Otto Heinrich Warburg dans notre deuxième partie a permis de comprendre que le métabolisme de la cellule cancéreuse dépendait du sucre. La majeure partie des cellules cancéreuses ont des récepteurs à l’insuline sur leur membrane. Ainsi un cercle vicieux s’installe :
- L’insuline est en elle-même un facteur de croissance et de prolifération.
- Mais l’insuline stimule également la sécrétion de l’Insuline growth factor (IGF1) par le foie,
- L’IGF1 stimule à son tour la multiplication cellulaire, ainsi que la production d’œstrogènes.
- Pour boucler le tout, les œstrogènes vont stimuler la croissance d’éventuelles cellules cancéreuses situés dans les seins.

L’index glycémique quand à lui mesure la vitesse d’absorption des différents sucres dans notre organisme. Plus un sucre s’absorbe vite, plus il fera monter rapidement la glycémie avec un effet direct sur la production d’insuline. Or, lorsque le cancer est déclaré, mais également à titre préventif, vous avez compris qu’il faut limiter sa production d’insuline.
Le docteur Laurent Schwartz rapporte que le seul peuple totalement protégé du cancer est une population naine d’Équateur, qui génétiquement est incapable de capter le sucre. Non seulement, ils ne développent pas de cancer, mais ils sont aussi protégés du diabète et de la maladie d’Alzheimer [4].

 

 

En pratique :

- Supprimer les sucres rajoutés (bonbon, soda, fructose présent dans tous les produits industriels).
- Limiter les produits à index glycémique élevés : céréales raffinées, pain blanc, alcool. Procurez vous des « tables » d’index glycémique si besoin. Rajouter des légumes crus ou cuits dans vos préparations pour apporter les fibres qui diminueront l’index glycémique de vos recettes.
- Réintroduire les légumineuses si elles sont bien digérées (lentilles, haricots, poids chiches).

 

L’équilibre en acides gras

Nous avons déjà beaucoup parlé des acides gras et des causes du déséquilibre du ratio Oméga-3/Oméga-6 dans l’article Le chaînon alimentaire manquant du XXème siècle.

Pour notre sujet, ce qu’il faut retenir en synthèse, c’est que les Oméga-6 favorisent le stockage des graisses, la rigidité des membranes cellulaires et tout l’arsenal de la réponse inflammatoire (vasomotricité, agrégation plaquettaire et inflammation). En effet, ils servent de base à la synthèse des médiateurs pro-inflammatoires qui vont préparer le terrain des maladies dites de civilisation. Ainsi, l’excès d’Oméga-6 augmente aussi les risques de cancer. Les oméga-3 au contraire interviennent dans la fluidité et la souplesse des membranes cellulaires, limitent la fabrication de tissu graisseux, participent à la constitution du tissu nerveux, et calment les réactions inflammatoires. Que du bon ! Ils assurent de ce fait la prévention du cancer, mais pas seulement. En bonus, ils agiront sur la prévention des maladies cardio-vasculaires, de la dépression, et du syndrome métabolique (graisse abdominale, diabète, hypertension).

Parmi les acides gras, soulignons que le conjugated linoléic acid (C.L.A.) a démontré son efficacité dans la lutte contre le cancer. Il est présent naturellement dans certains fromages, lorsque les animaux sont nourris à l’herbe. En pratique, cela signifie cependant qu’il est absent des rayons fromage des supermarchés.

Évitez radicalement les acides gras trans industriels, apparus début XXème avec les premières margarines, et systématiquement employés en boulangerie industrielle et dans l’industrie céréalière (gâteaux secs, d’apéritifs, viennoiseries, pizza, quiche, etc.). Ce sont ces acides gras trans qui sont le plus néfaste pour la santé. L’INSERM a montré que les femmes ayant un taux sérique élevé d‘acide gras trans avaient deux fois plus de risque d’avoir un cancer du sein que celles ayant le taux le plus bas. D’ailleurs, certains pays comme le Danemark et le Canada en ont pris note et ont interdit leur usage.

 

En pratique :

- Cuisiner maison à partir de produits non transformés est la première mesure à mettre en place. S’il ne doit y en avoir qu’une, que ce soit celle-là ! Nous avons bien conscience que c’est difficile lorsque l’on travaille et que l’on rentre tard à la maison. Équilibrer sa vie, ou la vie familiale entraîne souvent une réflexion globale sur sa manière de vivre, et sur les changements qu’on est prêt à mettre en place. A minima, vous pouvez commencer par éliminer les produits de traiteurs, les soupes en briques, les plats cuisinés surgelés et tous les produits céréaliers industriels, ainsi que les charcuteries et fromages de supermarchés. Devenez les champions du râpage de carottes !
- Manger du poisson gras, environ trois fois par semaine : anchois non salés, maquereaux, sardines, hareng non fumés. Ce sont des poissons de petite taille qui se trouvent en de début de chaîne alimentaire, peu pollués et en même temps riches en Oméga-3. Il faut éviter les gros poissons (saumon, thon, espadon, roussette et saumonette) qui ont eu le temps d’accumuler les métaux lourds, car la majeure partie des toxines se stockent dans le gras. Des études ont révélé que le saumon d’élevage contient autant de dioxines, PCB et pesticides que les poissons de mer.
- Pour vos assaisonnements, consommez de l’huile de Colza ou de Noix. Rajoutez des graines de lin broyées à vos préparations.

 

 

Le lait et la viande

L’épidémiologie montre qu’il y a une augmentation du cancer du sein dans les pays les plus consommateurs de laitage. Ceci est aussi valable pour le cancer de la prostate qui augmente parallèlement à la consommation de produits laitiers [5].
Un autre lien existe entre la consommation quotidienne de viande rouge et/ou charcuterie et le cancer colorectal d’une part et celui de la vessie de l’autre.

 

En pratique :

- Comptez votre nombre de portions de produits laitiers consommés par jour en plus du beurre et réfléchissez à votre stratégie préventive. Le journaliste Thierry Souccar conseille d’en consommer entre 0 et 1 par jour [6]. Choisissez-les au lait cru et bio si vous souhaitez continuer à en consommer.
- Soyez sûr du restaurant où vous consommez votre viande : il y a des chances qu’elle soit bourrée d’antibio, d’OGM et de mauvaises graisses. Trouvez plutôt une AMAP (Association pour le Maintien d’une Agriculture Paysanne), et ressortez les livres de cuisine pour concocter pot-au-feu, blanquette de veau et bœuf bourguignon pour les grandes occasions.

 

L’alcool et le tabac

La consommation d’un à deux verres de vin biologique par jour est protecteur, sans doute grâce à la présence de resvératrol et de ses propriétés anti-inflammatoires et anticancéreuses. En revanche, l’alcool augmente l’exposition aux substances cancérigènes, comme les nitrosamines et les hydrocarbures aromatiques polycycliques, du fait de son caractère de solvant. C’est le cas de certaines bières et whiskies. Ainsi l’alcool augmente le risque du cancer de tout le tractus digestif, de la bouche à l’anus ; mais aussi du poumon, de la prostate, de la vessie et de la thyroïde. Nos lectrices doivent savoir que tout type d’alcool, même le vin rouge est préjudiciable à la santé des seins.
Last but not least, le tabac est toujours responsable d’un tiers des cancers.

 

En pratique :

- Diminuer est toujours mieux que de ne rien faire.
- Nous sommes toujours étonnés de constater en cabinet à quel point l’arrêt du tabac est vécu comme une victoire personnelle hautement valorisée. Lancez-vous dans la course pour protéger votre santé et celle de vos proches. Par la même occasion, vous relèverez le défi de sortir de la dépendance. Souvenez-vous que le pourcentage de chance d’arrêt définitif augmente avec le nombre de tentatives. Soyez persévérant.

 

La cuisson

C’est le mode de cuisson des viandes qui contribue le plus à leur caractère pro-cancéreux. Les composés de Maillard, responsables du goût délicieux des cuissons au barbecue sont cancérigènes. Il faut impérativement couper les bouts d’aliments carbonisés et les laisser sur le bord de l’assiette. Les aliments fumés sont également cancérigènes.

En pratique :

- Introduire du cru quand c’est possible (bon système digestion, période estivale).
- Limiter les cuissons à la poêle et au four, et surtout au barbecue.
- Cuisson à la vapeur comme le préconise le professeur Joyeux depuis plus de 30 ans !
- Mijoter et privilégier les cuissons lentes à petit feu. Cela demande du temps, mais moins de surveillance.
- N’oubliez pas les soupes en hivers : vous récupèrerez tous les sels minéraux dans l’eau de cuisson.

Passons maintenant en revue aux facteurs extra-alimentaires, en commençant par notre environnement pollué d’un nombre vertigineux de substances étrangères toxiques : perturbateurs endocriniens, pesticides et médicaments.

Les substances étrangères toxiques

 

Les perturbateurs endocriniens

Notre corps est un réseau de cellules en contact extrêmement cohérent. Ce contact passe par deux grandes voies de communication dans notre corps : le système nerveux, dont le fonctionnement est électrique, et le système hormonal à médiation chimique. Un perturbateur endocrinien est une substance chimique qui perturbe les glandes endocrines, c’est-à-dire le système hormonal. Même si elles proviennent en majorité de l’industrie pétrochimique, leur composition moléculaire se rapproche de nos hormones naturelles, et vont venir « perturber » la communication chimique au sein de notre corps. Mais les perturbateurs endocriniens auront également à la longue une action délétère sur le système nerveux en jouant sur l’humeur, la fatigue et en perturbant le sommeil. C’est pourquoi on lit de plus en plus le terme de perturbateurs endocriniens et nerveux. Pour le professeur en biologie moléculaire Gilles-Éric Séralini, les perturbateurs sont comme des spams qui ralentissent le fonctionnement d’un logiciel avec le temps. Il les appelle « les maladies de la communication cellulaire ».

 

 

Dans les faits, nous sommes en permanence exposés aux perturbateurs endocriniens. Pour agir à la source, il faudrait envisager un abandon progressif du pétrole et de ses dérivés. Pas seulement en agriculture, à travers l’usage intensif des engrais, mais absolument partout : regardez comme nous sommes cernés de plastique ! Ces substances sont présentes dans l’air, l’eau, et nous les manipulons quotidiennement : jouets, ustensiles de cuisine, produits ménagers ou cosmétiques, aliments et leurs emballages, peinture, textile, etc. La production de produits chimiques de synthèse a permis de réduire drastiquement les prix des biens de consommation modernes, qui sont devenus jetables et renouvelables à l’infini. Comme pour la question de l’amiante évoquée plus haut, les responsables politiques, qui dépendent toujours autant de qui les financent, sont pris en sandwich par des acteurs économiques très influents. Le Bisphénol A a été interdit dans les biberons, mais reste utilisé partout ailleurs (PVC, emballages plastiques d’aliments, lunettes, matériel médical).

 

Pesticides : micro-doses, période et effet cocktail

Tous les produits phytopharmaceutiques – encore un nom destiné à endormir la vigilance du consommateur – sont des pesticides, substances très nocives. Les agriculteurs en ont fait les frais sans avoir été avertis, avec des risques décuplés de lymphomes non hodgkiniens, de leucémie, cancer de la prostate et autres cancers hormonaux dépendants. L’exposition avant la conception, pendant la vie intra-utero et dans la petite enfance augmente le risque de cancer. Ils ont un impact très négatif sur la fertilité.

Même à très faibles doses les pesticides (dont beaucoup sont des perturbateurs endocriniens) peuvent être nocifs. En effet, au-delà de la dose, c’est la période qui compte. Les périodes de forte activité hormonale et donc de transformation des humains sont critiques (gestation, petite enfance, adolescence). C’est là que les ravages peuvent être les plus terribles.

Il existe également un effet cocktail, car nous sommes exposés à plusieurs produits chimiques à la fois, et les effets se combinent entre ces produits. Les effets sur notre santé sont alors supérieurs dans ce cas à la somme des effets individuels de ces produits.

 

Médicaments

Les molécules de synthèse « médicamenteuses », qui ont toutes des effets secondaires, sont considérées comme des substances étrangères toxiques. En particulier les traitements hormonaux, de la pilule au traitement substitutif, augmentent la dérégulation cellulaire. Ces molécules de synthèse interfèrent dans le dialogue à l’intérieur d’une cellule d’une part, et entre cellules d’autres part.

 

En pratique :

- Lire les étiquettes. Éviter les Bisphénols (pas que le A), les phtalates et les parabènes en priorité.
- Manger bio. L’intérêt d’adopter une alimentation biologique est d’apporter dans le même temps plus de micronutriments et moins d’additifs chimiques. En effet, les rapports de l’EFSA, l’Autorité européenne de sécurité des aliments, montre que « seuls » 2% des fruits et légumes bio contiennent des pesticides, contre 38% des fruits et légumes issus de l’agriculture intensive.
- Conserver vos aliments dans des bocaux en le verre, en grès, ou en céramique. Éliminez les canettes et les boîtes de conserves. Revenez aux biberons en verre.
- Supprimer les ustensiles de cuisine en téflon, qui est un composé perfluoré. Ces molécules contiennent du fluor qui, pendant la cuisson, est transféré aux aliments. Les matériaux anciens (inox, terre cuite, fonte émaillée, fer) ne posent aucun problème.
- Revenir à des matières nobles comme le bois, les fibres végétales. Acheter moins, mais garder plus longtemps. Chercher des artisans qui ont un savoir-faire et qui seront fiers de nous proposer leur production. C’est valable pour le mobilier, les jouets, les cosmétiques, etc.

Passons à l’hygiène de vie, élément sur lequel nous avons encore une grande latitude d’action.

L’hygiène de vie

 

L’obésité

Voici un facteur de risque immédiatement repérable : la prise de poids dégrade la santé. Le tissu graisseux « blanc » de stockage, par opposition à la graisse brune qui joue un rôle dans la thermorégulation, est maintenant reconnu comme un organe endocrine sécrétant des adipokines. Assimilées à des hormones, ces adipokines interviennent dans la régulation de l’appétit, le métabolisme lipidique et la sensibilité à l’insuline. Le surpoids est corrélé à une augmentation du taux d’insuline, et de l’IGF1, dont nous savons maintenant qu’ils favorisant la croissance des cellules cancéreuses. L’obésité est caractérisée par une insulinorésistance et un état chronique d’inflammation à bas bruit, objectivable par des marqueurs circulant (CRP, TNF alpha, interleukine 6, etc.). Ces facteurs pro-inflammatoires favorisent la prolifération et l’angiogenèse, comme nous l’avons évoqué dans la deuxième partie de l’article. La leptine, la première adipokine découverte, favorise aussi la prolifération des cellules cancéreuses. Pour finir, l’obésité entraîne également une augmentation des œstrogènes dans le sang grâce au rôle des aromatases du tissu adipeux qui transforment les stéroïdes sexuels en œstrones. Bonne nouvelle, la perte de poids normalise tous ces facteurs circulants.

 

 

En pratique :

Parents, soyez attentifs aux habitudes alimentaires que vous donnez à vos enfants, car elles auront un retentissement tout au long de leur vie. La prévention la plus intelligente serait de ne jamais prendre de poids, car l’amincissement n’est pas sans risque. En effet, la graisse corporelle stocke de possibles cancérigènes qui seront alors relargués dans la circulation sanguine lors des pertes de poids importantes. Nous pensons tout de même qu’il est préférable de perdre du poids plutôt que de le conserver. Il faudra viser un amincissement très lent, et s’assurer du bon fonctionnement des systèmes d’élimination du corps. Il est d’usage de parler d’IMC (Indice de Masse Corporelle), et de conseiller qu’elle soit maintenue entre 18,5 et 25. Mais entre nous, un coup d’œil averti peut suffire. Cela évitera le stress de la balance et l’obsession des chiffres. Pour vous motiver, dites vous que si vous appliquez nos conseils précédents sur l’alimentation, vous allez initier une perte de poids, presque naturellement.

 

La sédentarité

La sédentarité augmente la surmortalité par cancer. Mais le contraire est vrai aussi ! Le prix Nobel de physiologie et de médecine E. Blackburn a prouvé que l’expression de nos gènes est façonnée et recorrigée en permanence par la stimulation aérobie de l’effort. D’autres études ont montré que la pratique d’une activité physique diminuait le risque de rechute, qui a été évalué 5 ans après l’apparition d’un cancer. C’est tout à fait logique, puisque le sport diminue la production d’insuline et d’IGF, réduit le tissu graisseux, et lutte contre la dépression.
Une activité physique modérée est particulièrement bénéfique pour réduire l’incidence du cancer du sein, de l’endomètre et du côlon.

En pratique :

- Tout ce qui vous conviendra !
- Sinon, 30 minutes de marche rapide 5 fois par semaine ou 20 minutes de jogging 3 fois par semaine serait un excellent programme.
- Pas d’effort intense dans un environnement pollué.

 

 

Le stress, l’isolement et la culture du bonheur

Le stress fait des ravages, et parfois même, sans que l’on s’en aperçoive : on s’habitue à tout, même au stress. Ce facteur insidieux est loin d’être accessoire pourtant. Une étude de 1967, The social readjustment rating scale [7], du médecin états-unien Thomas H. Holmes et du psychologue Richard H. Rahe, évalue le retentissement du stress sur la santé. Holmes et Rahe ont établi une liste de situations de la vie courante issues de l’expérience clinique (de la mort du conjoint à la contravention) et les ont traduites en nombres de points en fonction du niveau de stress qu’elles étaient capables de susciter chez les personnes qui y étaient soumises. Cette étude montre de façon magistrale la proportionnalité entre le pourcentage de stress et le pourcentage de personne contractant une maladie grave l’année suivante. En résumé, plus on cumule de stress, et plus on a de « chance » de tomber malade. L’étude était encore plus significative pour le type de maladie qui nous intéresse dans cette série d’articles, à savoir le cancer. Cette corrélation est parfaitement d’actualité : il faut bien comprendre que la gestion du stress est en réalité la prévention primaire de toutes les maladies, y compris du cancer.

La solitude et l’isolement sont toujours des facteurs aggravants. Les travaux du psychiatre nord-américain David Spiegel par exemple, montrent entre autres que le soutien psychologique double les chances de survie des patientes atteintes de cancer du sein, pronostiqué incurable.

Le bonheur, qui bénéficie d’un large corpus d’études, est identifié aujourd’hui par l’OMS comme un élément clé de la bonne santé. Les travaux des sociologues Christakis et Fowler [8] ont mis en évidence une forme d’expansion naturelle du bonheur, qui n’exprime pas uniquement la tendance d’une personne heureuse à côtoyer d’autres personnes heureuses. Quelqu’un d’heureux dans son environnement immédiat produit en réalité des effets proportionnels. Il y a biens des niches de bonheur à l’intérieur de notre réseau social, qu’il serait bon de « dénicher ». À l’opposé du bonheur, le même phénomène se passe avec la solitude et l’obésité. Le bonheur (comme l’obésité) est contagieux !

 

En pratique

- Apprenez à diminuer votre stress quotidien par la méthode qui vous plaira, ce n’est pas ce qui manque !
- Dans le cas où la maladie est déjà déclarée, Carl Simonton a montré qu’on pouvait augmenter les chances de guérison avec la méditation, la visualisation et le biofeedback [9]. Intéressez vous à la question, vous en récolterez a minima une meilleure qualité de vie.
- Souvenez-vous que ce n’est pas tant la nature du stress qui est préjudiciable, mais le fait qu’il soit vécu dans l’isolement. Cultivez les amitiés et enrichissez vos activités sociales. Créez ou intégrez des réseaux de solidarité.
- Donner un sens à sa vie, (en donnant « tout court » si vous n’avez pas d’autre idée), est une excellente façon de rester en bonne santé !

Sortir de l’impuissance

 

La prévention active d’André Gernez

En réalité, même la prévention primaire est un phénomène passif. Elle se borne à la suppression des facteurs de risque et la promotion des facteurs positifs. Le type de prévention primaire que Gernez a conçu est une prévention active, en ce sens qu’elle n’attend pas le stade de détection, précoce ou non, puisqu’à ce moment, c’est déjà trop tard ! Le principe incontournable étant d’agir avant le point de non retour.

« Le souffle qui éteint l’allumette est incapable, quelque multiplié et renouvelé qu’il soit, d’avoir le même effet au stade de l’incendie » (A. Gernez)

La prévention active consiste à pratiquer une ou deux cures anti-cancer annuelle. S’appuyant sur l’incidence du cancer par tranches d’âge, Gernez à adressé sa cure aux adultes entre 35 et 70 ans. Elle doit être suffisamment longue : 40 jours (ou deux fois 20 jours), qui correspondent à une phase biologique.

La cure préparatoire est destinée à placer l’organisme dans un état défavorable à la cancérisation : sans le carburant du sucre, en état d’acidose, et en oxygénation maximum. Cette cure suffit par elle-même à éradiquer les micro-cancers les plus fragiles. Elle consiste « tout simplement » en une réduction de la ration calorique globale de 30%, par réduction de la ration glucidique, (vous savez maintenant pourquoi) et diminution des aliments riches en cholestérol et de la viande rouge. Ces changements alimentaires vont placer le corps en acidose. Comme Warburg en avait fait l’observation, à partir d’un certain degré d’acidification, le cancer ne peut plus utiliser le sucre dont il est friand. André Gernez fait la remarque pertinente que le taux le plus bas de cancérisation est détenu par le tissu le plus acidosique, c’est-à-dire le muscle, dont le pH est inférieur à 7.

En parallèle, on supplémentera en vitamines et oligo-éléments, l’élément le plus important étant le magnésium. Et on veillera à oxygéner (suppression du tabac pendant la cure, gymnastique respiratoire, bol d’air Jacquier, prise de vitamine C). La chasse terminale des micro-cancers est en option, à faire lors des derniers jours et sous la supervision d’un médecin. Elle implique l’usage de médicaments anticancéreux à très faible dose.

 

Carpe diem

Le développement des maladies de civilisations en général et des cancers en particulier découle en droite ligne de notre type de civilisation : agriculture intensive, pollution environnementale, habitudes de consommations, agitation et stress chronique.

Malgré un contexte de jeunisme et de lutte pour l’égalité des sexes, le cancer est statistiquement plus le fait de l’homme âgé. Mais si tout le monde n’est pas égal face au cancer, les cas augmentent en général, toutes catégories confondues, et encore plus chez les enfants. L’exposition aux substances cancérigènes viendra accélérer cette tendance.

À ce stade, nous ne pouvons plus seulement espérer passer entre les gouttes. Nous vous conseillons vivement de solliciter autour de vous les récits de personnes ayant accompagné un membre de leur famille. Le parcours médical du cancer est très éprouvant, physiquement et moralement, et pas seulement pour le malade. Nous entendons très fréquemment en cabinet le genre de phrases « si c’était à refaire… ». Écouter le vécu de ces personnes est hautement instructif. Personne ne peut se l’imaginer sans l’avoir vu de l’intérieur. Cela change parfois radicalement sa vision des choses. Ils ont peut-être de bons conseils, surtout pour mieux gérer la qualité de vie des derniers instants.

En conclusion, nous n’avons pas d’autres choix, si nous voulons comprendre les événements que nous vivons, et si nous voulons sortir de l’impuissance, de chercher les lois et les principes qui se sont exprimés. Sans culpabilité, mais avec esprit de méthode. La formule est valable en géostratégie, comme en prévention santé. À chacun de faire son état des lieux, et de se concocter une stratégie personnelle. Réfléchissez alors que vous êtes en bonne santé, car, comme le dit la formule, « on n’apprend pas à nager en pleine tempête au milieu des rochers ». Notre nature étant mortelle, et les progrès en cancérologie si peu glorieux, il y a forcément une réflexion à mener sur la nature des derniers instants que nous souhaitons vivre. En attendant : Carpe diem, mes amis, carpe diem

- La Section Santé d’E&R -

Notes

[1] Laurent Schwartz. « Cancer, un traitement simple et non toxique, les premiers succès du traitement métabolique ». Thierry Souccar Éditions, 2016.

[2] H. Rochefort, J. Rouesse. « Cancer du sein, incidence et prévention. » Rapport de l’Académie de médecine du 8 janvier 2008.

[3] S. Donaldson Michaël : Nutrition and cancer : a review of the evidence for an anticancer diet, Nutrision Journal, 2004.

[4] Laurent Schwartz. « Cancer, un traitement simple et non toxique, les premiers succès du traitement métabolique ». Thierry Souccar Editions, 2016.

[5] Pour se faire une idée plus complète sur le sujet, lire : Thierry Souccar, Lait, mensonge et propagande, Éditions Thierry Souccar, 2008.

[6] Pour se faire une idée plus complète sur le sujet, lire : Thierry Souccar, Lait, mensonge et propagande, Éditions Thierry Souccar, 2008.

[7] Journal of Psychology Research. Vol 11. pp213 to 2018. Pergamon Press, 1967.

[8] J. H. Fowler et N. A. Christakis, « Dynamic spread of Happiness in a Large Social Network : Longitudinal Analysis over 20 Years in Framinham Heart Study », British Medical Journal 337 (2008) : a2338.

[9] Simonton Carl, L’aventure d’une guérison, Edition Belfond, 1993.

Lire les deux premières parties :

 

Prendre soin de sa santé avec Kontre Kulture :

 

Les excellents articles de la Section Santé d’E&R :

 
 



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40 Commentaires

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  • #1986343

    Excellent article, complet et sourcé.
    Ca fait plaisir de lire un article d’er qui ne parle pas de sionisme, et qui est pourtant hautement subversif si on y songe bien.


  • #1986388

    Merci beaucoup ER pour cet excellent article et de prendre soin de notre santé...


  • #1986394

    Merci la section Santé !


  • #1986395

    Monsieur Gernez, chapeau. Sa méthode de prévention est à appliquer. Ils ont interdit l’hydrate de chloral, qui éradiquait les cellules cancéreuses qui émergeaient. Tant qu’on aura des ministres de la santé qui viennent de l’industrie du médicament, on ne fera jamais de prévention du cancer.
    Quant au reste, la fin quoi, il faut revoir le sketch de Dieudonné sur le cancer : c’est ça.

     

    • #1986445

      "Ils ont interdit l’hydrate de chloral, qui éradiquait les cellules cancéreuses qui émergeaient."
      C’est exactement ce que fait l’amygdaline, qui est naturelle et disponible dans certaines graines (amandes amères d’abricots, pépins de pommes, etc).


    • #1987745

      bizarre ce que tu racontes, car de l’hydrate de chloral, on en trouve dans toute eau du robinet issue d’un traitement au chlore (c-a-d pratiquement toute l’eau potable de France)


  • #1986411

    1er commentaire après lecture de l’intro : la 1ère cause de mortalité en France ce sont les maladies cardiovasculaires c’est d’ailleurs ce domaine thérapeutique qui développe le plus de recherche clinique.


  • #1986446

    Article très intéressant.
    Dans le domaine de l’hématologie et donc des cancers du sang la recherche a fait d’énormes progrès et intégrer un protocole de recherche clinique est je dirais une nécessité dans presque la quasi-totalité des cas.
    Il est vrai que de travailler et côtoyer des patients cancéreux permet de voir la vie autrement et d’autant plus que l’on a approché la mort de près (pour d’autres raisons).
    J’ai souvenir d’un patient de l’Ardèche ça m’a marqué avec une hygiène de vie irréprochable nature milieu aisé sport etc... diagnostiqué pour une leucémie de mauvais pronostic : son caryotype complexe je n’avais jamais vu ça : il s’écrivait sur plusieurs lignes ...avec des mutations en veux-tu en voilà...Bref, dès que j’ai vu les résultats je me suis dit ce mec bosse dans une centrale nucléaire ou chez Total en pétrochimie. Même pas. Un cas certes extrême mais qui existe. Et la plupart de mes patients jeunes atteints de leucémies très souvent sportif des beaux mecs cadres supérieurs voyageant à l’étranger pour le boulot etc..
    Le cancer est s’il n’est pas génétique multifactoriel.
    Je me rappelle d’une phrase d’un prof à la fac qui nous a sorti "une femme sur 2 dans cet amphi développera un cancer du sein"....
    Il aurait pu mentionner le cancer du poumon et tractus pulmonaire bronches etc...car les femmes ont rattrapé voire dépassé les hommes en matière de tabagisme.
    La culture bio je n’y crois pas aucune culture n’est bio avec la pollution atmosphérique etc...
    Merci pour cet excellent article qui joint le scientifique sans le vulgariser à minima.
    D’excellents conseils d’hygiène de vie.

     

    • #1986685

      La culture de fruits et légumes certifiée "agriculture biologique", destinée à la vente est de bien meilleure qualité, et de loin, que les cultures conventionnelles.
      Certes on n’échappe pas à la pollution atmosphérique mais ce n’est pas une raison pour manger des produits ultra traités aux pesticides et herbicides.
      Et ce n’est pas en les lavant ou en les épluchant que vous vous prémunirez de toutes les saloperies absorbées.
      On paie encore le prix de l’atrazine, qui a commencé à être utilisée dans les années 60... pour ne citer que cela.


    • #1986855
      le 16/06/2018 par envolées-des-incultes
      N’ayez pas peur du crabe ! – Troisième partie

      " Je me rappelle d’une phrase d’un prof à la fac qui nous a sorti "une femme sur 2 dans cet amphi développera un cancer du sein"...."

      Ils auraient pu leur dire que la pilule augmentait drastiquement les risques de cancer. Sinon, à quoi cela sert-il de faire de telles déclarations ?

      Il y a plein de thèses sur ce sujet dispo. à la consultation. ( voir ici en page 4 des résultats )


  • #1986449

    PS : je ne suis pas scientifiquement contre les OGM si cela permet une culture sans l’usage de pesticides ou de faire pousser du riz ou autre en Afrique et diminuer la famine.
    Je n’ai pas lu de publication sur le domaine et si conséquences néfastes effectives sur la santé.

     

    • #1986523

      Et bien vous n’avez pas beaucoup cherché alors. Les OGM utilisés servent en priorité à rendre les plantes plus résistantes aux pesticides notamment au roundup de monsanto.

      De plus, jouer avec le génie génétique qui pour moi est de la vraie connerie génétique entraîne une diminution de la variété de maïs par exemple et un danger qui a long terme pour amener à une modification du génôme humain.

      Toutes les études sur les OGMs ne durent que 3 mois, car au-delà ils se rendent compte de l’explosion des cas de cancer.

      Autre sujet qui serait intéressant à traiter, les maladies cardiovasculaires. Là aussi le scientisme actuel fait des ravages avec leurs statines dangereuses pour la santé et leur invention d’un bon et d’un mauvais cholestérol. Y’a pas à dire, on est vraiment en plein dans l’âge noir de la médecine.


    • #1986599

      Les OGM sont une saloperie néfaste pour la santé, il suffit de voir les dégâts causés par eux aux États-Unis.


    • #1986603

      @magic
      Les croisements génétiques notamment pour le maïs se font depuis la nuit des temps croisement d’une variété avec une autre cf.Limagrain.
      Autre exemple la clemenvilla croisement clementine-tangelo (lui-même issu d’un croisement d’agrumes).
      Créer un OGM donc une culture resistante aux pesticides n’a aucun intérêt : le but est de créer une plante résistante à une maladie comme le mildiou ou autre infection afin d’éviter l’utilisation de pesticides. Il me semble qu’une étude américaine a montré que les cultures OGM avaient diminué l’utilisation d’insecticides mais augmenté l’utilisation d’herbicides.
      Concernant les maladies cardiovasculaires la recherche clinique dans ce domaine est la 1ère au niveau national.
      Quant au bon et mauvais cholestérol c’est une réalité tout comme les patients ayant un de taux TG élevé = hypertriglycéridémie.
      Les hypercholestérolemie familiale, génétique, sont une réalité et pour une femme atteinte la prise de la pilule contraceptive ne fait pas bon ménage avec le tabagisme.
      Un médicament quel qu’il soit est une drogue et le risque 0 en médecine n’existe pas. Un doliprane pris à forte dose en concomitance avec de l’aspegic vous verrez l’état de vos reins.


    • #1986671

      @Patriote

      J’ai effectivement confondu herbicide et pesticide. Donc vous êtes d’accord pour dire qu’il y a une augmentation d’herbicide...Est-ce que c’est une bonne chose ?. Vous parlez d’une baisse de pesticide mais savez-vous pourquoi ? Parce que ces OGMs produisent elles-mêmes leur propre pesticide. Ces OGMs, vous allez bien les manger non ? Faut vraiment vous faire un dessin ou vous pouvez comprendre que ces saloperies vont finir par vous ronger de l’intérieur.

      Et vous confondez croisement avec génie génétique...là c’est du foutage de gueule.

      Pour le cholestérol, je persiste, lisez le livre du Dr Michel De Lorgeril. Il n’y a pas de bon ou mauvais cholestérol, il y a juste un transporteur qui amène le cholestérol à une lésion pour la réparer, et un autre transporteur qui ramène le cholestérol au foie pour le stocker. Si vous fumez, vos vaisseaux sanguins sont abimés, donc pour les réparer, le cholestérol est envoyé sur place pour réparer les dégâts, ce qui est à tort appeler du mauvais cholestérol.

      Alors que fait ce crétin de médecin ? Il vous donne des statine qui fait baisser ce "faux cholestérol" pour vous faire rentrer dans des "taux normaux". Pendant ce temps, vos vaisseaux sanguins s’abîment encore plus, puisque vous ne pouvez plus les réparer comme il faut, et alors que votre santé empire, votre taux de mauvais cholestérol est bas, donc le médecin est content. Le problème depuis le départ était d’arrêter de fumer...rien à voir avec le cholestérol qui est indispensable à la vie.

      Donc avant de parler sur les OGMs et le cholestérol, lisez un peu au lieu de répéter les âneries habituelles.


    • #1986765

      @Magic
      Je n’ai aucune crainte vis à vis des OGM. Après si l’étude américaine a démontré que les cultures OGM augmentent l’utilisation d’herbicides alors quel est l’intérêt de la culture OGM en question et peser le pour et le contre scientifiquement parlant.
      Quand au bon et mauvais cholestérol il existe je persiste et signe.
      Nos membranes sont constitués de lipides donc les graisses sont une nécessité vitale c’est une évidence.
      L’hypercholestérolémie familiale est une maladie génétique et engendre des conséquences néfastes au niveau cardiovasculaire même sans tabagisme.
      Je vais pas vous refaire un cours de cardio athérosclérose et cie.... même si ce n’est pas mon domaine thérapeutique j’en connais un rayon et j’ai côtoyé de très nombreux cardio ;-)
      Divergence d’opinion c’est ça la liberté d’expression et le LIBRE ARBITRE.
      C’est comme dire que la chimio c’est mauvais et lire en commentaire que l’on soigne un cancer avec de l’huile de cannabis...c’est irresponsable.
      Merci E&R encore pour cet article très intéressant et l’équipe santé d’E&R.
      J’attends votre prochain article sur les OGM avec impatience ;-)


    • #1986814

      "Je n’ai aucune crainte vis à vis des OGM"

      Bon alors là, si vous ne voyez pas le problème de manger des OGMs qui créent leurs propres pesticides, vous avez raison, continuez. Au fait à quoi servent-ils ? Aucune amélioration de la production, destruction des sols, disparition de la variété (naturelle)...heureusement qu’ils peuvent être brevetés hein ? C’est là leur seule utilité pour leur créateur.

      "L’hypercholestérolémie familiale est une maladie génétique et engendre des conséquences néfastes au niveau cardiovasculaire même sans tabagisme.
      Je vais pas vous refaire un cours de cardio athérosclérose et cie.... même si ce n’est pas mon domaine thérapeutique j’en connais un rayon et j’ai côtoyé de très nombreux cardio ;- )"

      Merci de m’épargner votre cours qui montrerait la stupidité de la médecine actuelle. Je n’ai clairement pas besoin de votre cours, étant donné que la logique derrière la dénomination arbitraire de bon et mauvais cholestérol est vraiment débile. Si vous saviez vraiment de quoi vous parlez, et que vous aviez raison, vous pourriez expliquer en quoi Michel De Lorgeril a tort, car il détruit totalement votre théorie dans son livre, et ce n’est pas le seul. Et vous êtes aussi pour les statines ultratoxiques je suppose.

      Toujours l’excuse bidon de la génétique. Vous ne connaissez pas l’épigénétique ? Faut vraiment être aveugle pour croire que c’est 30 dernières années, tous nos maux seraient dus à la génétique que ce soit l’explosion des cancers, de l’autisme, du diabète, des allergies etc...


    • #1987358

      @magic
      Vous deformez mes propos et extrapolez.
      Arretez de taper sur la médecine les médicaments et cie car lorsque vous êtes malade je parie que vous êtes le 1er à courir chez ces soi-disant charlatans.
      Bref, ne soyez pas agressif non plus.
      Le cancer se soigne pour de nombreux cas et grâce à la chimio ne vous en déplaise.
      La génétique et maladies génétiques sont une réalité pas de la fiction et du virtuel.
      Merci encore à E&R et l’équipe Santé d’E&R je réitère EXCELLENT article.
      Effectivement le cancer, s’il n’est pas génétique comme cancer du sein, est MULTIFACTORIEL.
      J’attends avec impatience j’insiste votre prochain article sur les OGM ;-)


    • #1987422

      @Patriote
      "Je n’ai aucune crainte vis à vis des OGM"
      Eh bien je crois que vous avez encore beaucoup de choses à découvrir.
      La question qui se pose, pour quelqu’un comme vous, qui êtes visiblement "du métier" et à la pointe dans votre domaine hyper-spécialisé, c’est de voir si vous êtes assez humble et ouvert d’esprit pour remettre en question certaines de vos croyances. Je vous y encourage, bien entendu.
      Malheureusement, la formation en médecine (masse énorme de matière à assimiler, aucun encouragement à sortir des sentiers battus) n’encourage pas les personnes formées dans ce système à l’humilité et à la remise en question. Et puis, comme dans tous les autres domaines, vous savez que si vous remettez en cause certaines choses, vous serez traité en paria. Il y a une forme de terrorisme intellectuel dans tous les domaines actuellement.


    • #1988798

      je suis loin d’être un spécialiste, mais j’ai souvent lu que le cholestérol n’était pas un facteur provocant les maladies cardio vasculaires , mais qu’au contraire il réparait les artères bouchées en leur redonnant leur elasticité et en fluidifiant la plaque athéromique (calcium fibres et calcaire)
      cette histoire de mauvais cholestérol serait donc un gag inventé par l’OMS dans les années trente pour vendre de nouvelles molécules (et justement au moment même de l’explosion des maladies cardio vasculaires. je sais aussi que les médecins commencent à refuser de donner des traitements anti cholesterol car on s’aperçoit qu’ils favorisent justement l’hypertension artérielle et les facteurs de risque des maladies cardio vasculaires. je me pose donc sérieusement la question de savoir s’il y a un rapport entre l’apparition des premiers traitements contre le cholestérol et l’explosion exponentielle mystérieuse des maladies cardiovasculaires dans les années trente.


  • #1986453

    On ne soignera probablement jamais le cancer car c’est très dur de trouver des traitements suffisament discriminants entre les cellules saines et cancéreuses.

    Une autre stratégie est de faire en sorte que les tumeurs n’apparaissent pas mais là aussi, a moins de vivre dans une bulle, on ne peut empêcher que les agressions extérieures dégradent lentement le materiel génétique dans les cellules et augmentent exponentiellement la probabilité de cancer avec l’âge.

    La seule solution sera la création de mecanismes verifiant l’intégrité de l’ADN et le corrigeant le cas échéant ou au moins tuant la cellule . Autant vous dire qu’on est à des années lumières de savoir faire ça, sans compter les incroyables dangers de telles manipulations... Mais rien ne prouve que c’est impossible non plus.

    Voilà tout ce qu’on peut dire, le reste n’étant que des discutions sans fin sur la façon dont les gens souhaitent vivre et mourir.

     

    • #1986502

      Les LAM3 (ou LAP leucémies aigües promyélicytaires) très grave au diagnostic prise en charge immédiate sinon décès se guerissent avec chimio dans je peux dire 100% des cas à de très rares exceptions près. Traitement chimio + entretien ATRA (acide tout trans retinoïque) Trisenox (Arsenic) sachant qu’en Chine les précurseurs ils utilisent un protocole direct sans chimio (AraC etc..) ATRA et Trisenox.
      La greffe de moelle permet de guérir une leucémie en fonction du type de leucémies (à préconiser dans les AML de mauvais pronostic).
      Dans les leucémies du sujet âgé où le taux de rechute important ont été développé des traitements d’entretien immunothérapie Ac monoclonaux.
      Pour les tumeurs solides que je connais moins la thérapie génique ciblée.
      Ne soyez pas défaitiste.
      J’ai eu des patients jeunes guéris et toujours en pleine forme depuis 2004 date de leur chimio.


    • #1986624

      Bien sûr on peut soigner ponctuellement un certain nombre de cancer mais ça n’empêche pas la survenue de nouvelles tumeurs avec l’âge qui seront tôt ou tard mortelles. Sauf évidemment si vous mourrez d’autre chose avant !


    • #1986732

      "La seule solution sera la création de mecanismes verifiant l’intégrité de l’ADN et le corrigeant le cas échéant ou au moins tuant la cellule"

      Ca existe déjà, c’est le système immunitaire, inutile de vouloir réinventer la roue. Et il fait très bien le boulot si on arrête de s’empoisonner avec les vaccins, la nourriture, la cigarette, etc...


    • #1987488

      "On ne soignera probablement jamais le cancer car c’est très dur de trouver des traitements suffisament discriminants entre les cellules saines et cancéreuses."
      S’attaquer aux cellules cancéreuses sans toucher aux cellules saines : c’est exactement ce que fait l’amygdaline, substance naturelle se trouvant en grande quantité dans les amandes amères d’abricots et les pépins de pomme (s’il sont amers).
      Si vous suivez les conseils donnés dans l’article ET qu’en plus vous vous assurez d’avoir assez d’amygdaline dans votre alimentation, peu de cellules cancéreuses apparaîtront car vous vous serez évité les principales atteintes toxiques au corps, et si quelques-unes apparaissent tout de même, elles seront détruites au fur et à mesure.


  • #1986559
    le 16/06/2018 par La Croix de Lorraine
    N’ayez pas peur du crabe ! – Troisième partie

    ... "La cure préparatoire est destinée à placer l’organisme dans un état défavorable à la cancérisation : sans le carburant du sucre, en état d’acidose, et en oxygénation maximum. Cette cure suffit par elle-même à éradiquer les micro-cancers les plus fragiles. Elle consiste « tout simplement » en une réduction de la ration calorique globale de 30%, par réduction de la ration glucidique, (vous savez maintenant pourquoi) et diminution des aliments riches en cholestérol et de la viande rouge. Ces changements alimentaires vont placer le corps en acidose"..




    C’est exactement ce qui se passe dans le corps pendant le Carême de Pâques : jeûne et abstinence des produits gras, sucrés, alcoolisés, viandes, fromages œufs..

    et mangeant beaucoup des légumes crus qui, avec leurs fibres, nettoieront les gros intestins des couches du fèces accumulé pendant l’année ( à cause de trop de la nourriture "molle", telle que des pâtisseries industrielles ou plats transformés).

    Ainsi, ceux qui jeûnent et qui mangent beaucoup de légumes crus, éliminent chaque possibilité d’avoir un cancer du colon.


  • #1986600

    Les problèmes d’argent et de boulot sont un facteur de stress aussi.

     

    • #1986695

      Exactement.
      Mais c’est trop demandé au système capitaliste et ultra-libéral que nous subissons.
      "Nos" Zélus ont d’autres fachos à fouetter, et d’autres minorités à protéger.
      Quant à la chimio, à part une personne (et encore, prise en charge par un médecin "alternatif), tous les malades de mon entourage ont vu leur état se dégrader très rapidement dès la 1e série, et inexorablement jusqu’à la mort.

      Merci à la Section Santé, cet article donne les infos nécessaires à ceux qui n’ont pas le temps ou l’envie de s’intéresser au sujet vital : leur corps, leur santé, leur environnement.
      Lire les étiquettes, car l’excuse du manque de temps ne tient pas, manger moins mais mieux, ne plus servir Mammon


  • #1986681

    Article très riche en pistes de recherche.
    Nous sommes tous éguaux et non armés face à cette maladie.
    Merci ER section santé.


  • #1986687

    La ligue "contre" le cancer a été créée dans les années 20 sous l’égide de la Fondation Rockefeller, qui avait en 1902 ouvert le premier labo eugéniste...hum hum quand on trouve les Rocky en train de rôder quelque part ça sent pas bon du tout ...

    Le cancer existe-t-il vraiment ? N’est ce pas un mot valise qui permet de cacher des meurtres à grandes échelles ?

    Comme par hasard ,la chimiothérapie elle aussi fait ses débuts dans les années 20 à partir du travail fait sur les gaz de combat utilisés durant la première Guerre mondiale...

    Comme l’écrivait récemment un prof de Harvard " on ne meurt pas de cancer mais de chimio"thérapie". Une façon discrète d’éliminer les débiteurs du fait de l’irremboursabilité de" l’argent dette", d’où la présence des Rockefeller et des Rothschild au sein des grands groupes pharmaceutiques.


  • #1986693

    Bonjour,
    J’avais lu, mais je ne sais plus dans quel article, que le sucre de canne n’était pas assimilé par les cellules cancéreuses. Est-ce possible ?

     

    • #1986723
      le 16/06/2018 par envolées-des-incultes
      N’ayez pas peur du crabe ! – Troisième partie

      Non, c’est faux, ça reste du glucose. Mais, toutes les cellules cancéreuses ne consomment pas forcément du glucose. Certaines passent le PET scan sans être détectées.


    • #1986727

      Bonjour, je n’ai pas la prétention de répondre à la place des cellules cancéreuses, mais il y a une différence fondamentale entre le sucre de canne brut, complet, intégral, comme on veut, et le truc en poudre blanc qui n’a plus de vitamines ni de minéraux, et donc est une pompe à cuivre, magnésium etc pour la réalisation de son assimilation.
      En résulte une acidification et une baisse de l’immunité.
      Les régimes cétogènes sont efficaces sur les cellules cancéreuses, mais ne peuvent être adoptés à long terme.

      Jeûne sec, à l’eau, voir aussi Valter Longo & Filonov.

      bon weekend à tous


  • #1986716

    Merci pour cet article édifiant. Comme tjs quand je lis des opinions contraire à la doxa ambiante, je reste sur ma faim et, comme si cela ne suffisait pas, j’en sors encore plus confus qu’au départ. Dire que le fait de consommer de la viande et tout ce qui est produit laitier causeraient le cancer de la prostate me laisse dubitatif dans le sens que si tel serait le cas, il devrait y avoir une véritable pandémie dans un pays comme la Hollande. Et est-ce le cas ? Je suis d’accord avec bcp de choses mentionné dans cet article mais c’est le fait que tout soit si relatif que je ne m’arrive pas à être convaincu de certaines thèses évoquées. Idem quand les gens disent qu’il ne suffit que de jeûner et autres fantaisies pour combattre le cancer. Ces gens dans leur délire ne disent jamais si ils ont bien connus personnellement une personne qui ce soit guérie en suivant une cure de jeûne. Moi j’en ai connu une mais pas dans le sens que l’on voudrait. J’étais en Thaïlande et là j’avais rencontré un français qui me disait qu’il avait eu le cancer et plus longtemps à vivre. Ça lui avait foutu tellement le cafard qu’il s’était laissé aller et ne voulait plus rien manger. Et c’est exactement cela qui lui sauva la vie ! Mais ce n’était pas un jeûne à proprement parler.


  • #1986745

    Mr Gernez, un saint homme qui fut comme un certain comique métisse et un essayiste chauve à l’origine de ma prise de conscience ...
    La prévention est primordiale est passe par l’alimentation (et le jeune) en premier lieu.
    Mais malheureusement, un certain nombre de personne n’en prennent conscience que trop tard ...
    Pour toutes les personnes atteintes de problèmes infectieux, il existe aussi des solutions : la phagothérapie et l’autohemothérapie.
    il est grand temps de redonner espoir à toutes ces personnes atteintes d’infection résistante aux antibiotiques et faire connaitre les travaux du Dr Dublanchet et P.H. Riche (qui fut présenté par la courageuse Madame Séverac (paix à son âme) qui lui a rendu hommage ici même ...la vidéo se trouve facilement et déborde d’informations pertinentes)
    la section santé aurait la aussi sujet à un merveilleux article ...
    j’espere que mon commentaire parviendra à tous les intéressés possibles


  • #1987586
    le 17/06/2018 par The Médiavengers Zionist War
    N’ayez pas peur du crabe ! – Troisième partie

    Intéressant et surprenant ces tables d’indices glycémiques.
    Le chocolat a un indice relativement bas, autant que le riz basmati. Au même niveau, vous retrouver le célèbre Nutella... Mais il n’y a pas que l’indice pour déterminer la qualité des produits.
    Ce qui ressort, c’est que les fast-food (je ne citerai pas de nom pour éviter d’éveiller l’ultra-sensibilité des marques) sont des usines à cancer. Les premiers clients sont les enfants....
    Le problème est que personne n’est parfait. Chacun a ses faiblesses alimentaires et chacun possède un seuil de sensibilité au cancer différent. Cela ne veut pas dire qu’il ne faut rien tenter, mais il apparait presque vain de se lancer à l’aveuglette.
    Le bien-être passe aussi par le plaisir alimentaire et le "bien" manger. Si on doit regarder chaque plat et aliment comme un terroriste potentiel, j’ai bien peur que le stress et la déprime ne ressortent par où on les avait chassé....


  • #1988264

    Il y aurait tant à dire...
    Pour ma part j’ai vu dans mon entourage suite à des chocs emotionnels des cancers être détectés.
    Hammer a été pourchassé jusque dans les chiottes pour l’avoir démontré.
    Ce que disait Gernez baillonné par le système coule d’eau de source aussi .
    Mais il ne faut pas se tromper d’ennemi:la pollution est buisness,l’esclavage moderne nous tue aussi, la guerre psychologique mené contre nous autre nous rend malade aussi et bien d’autres.
    Commençons par éradiquer la source de ces maux.

     

    • Concernant hammer, lire son livre sur la médecine nouvelle germanique. Et lire ses commentaires sur le fait que dans un certain pays les morts par cancer y sont quasi inexistants...


  • #1988915
    le 20/06/2018 par John d’oeuf
    N’ayez pas peur du crabe ! – Troisième partie

    Suis étonné que le "jeûne" ne soit pas abordé dans l’article, c’est un moyen simple de "s’empoisonner" un peu moins aussi. Des études très sérieuses ont été menées en Russie sur des groupes de patients cancéreux traités par chimio ou pas. Pour faire simple les "jeûnants" s’en sorte beaucoup mieux que les autres !
    Des tests ont aussi été effectués sur des souris, sur 2 groupes. Un groupe alimenté tous les jours et le deuxième seulement 1 jour sur 2. A la fin les souris qui mangent un jour sur deux ont gagné 50% de vis supplémentaire.
    Personnellement, j’ai 60 ans, je jeûne un ou 2 jours par semaine ( selon les périodes) et tout va bien ( je ne dis pas que c’est la réponse absolue bien sûr). Mais au total c’est moins de sucre et de pesticides absorbés.


  • #1989677

    Bonjour,
    Excellent article.
    Et oser voir ses habitudes.


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