Egalité et Réconciliation
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Marion Sigaut – L’imposture de la libération des femmes

Rediffusion d’une interview faite à l’occasion du documentaire Le Sang du père de Sylvain Durain en 2015.

 

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23 Commentaires

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  • Je pense sincèrement que l’amour entre les sexes est une invention sans vouloir être cynique. Il y a les sentiments, dictés par les hormones et l’intellect. Ensuite la tendresse affectueuse dictée par la reconnaissance et le temps. Le reste n’est que poésie.

    Etrangement je ne tombe plus amoureux depuis que ma libido est en berne.

     

    • #2352532

      Avez-vous essayé d’aimer sans être amoureux ? Aimer par la bienveillance active, par les mille et un petits gestes qui vont vers le bien qu’on souhaite à l’autre et font dire que l’amour, c’est des actes.
      Les Italiens le disent très bien : je t’aime cest je te veux du bien.donc je le fais.
      Être amoureux c’est en plus, éventuellement après. Et ça peut réveiller une libido en Berne...


    • Avec un nom pareil, il ne fallait pas s’attendre à mieux.


    • Votre expérience n’est pas suffisante pour être concluante du point de vue scientifique. Votre point de vue n’en est qu’au stade d’hypothèse ... laquelle est déjà réfuté par plusieurs cas où l’amour a bel et bien réveillé une libido en berne.


    • @Marion Merci pour vos conseils. Ça me rappelle cette chanson : « apprendre à aimer ».


    • #2352741
      le 30/12/2019 par ProtégeonslaPalestine
      Marion Sigaut – L’imposture de la libération des femmes

      @Etron : Dans le réel, aimer n’a rien à voir avec un transport romanesque où la chair en pamoison et l’esprit fébrile se repaissent dans un état d’envoutement auto-hypnotique, car alimenté par les qualités fantasmées de l’autre : là, on est dans une construction fictive de l’amour, savamment entretenue par la littérature occidentale, les rites de l’amour courtois et leur avatar burlesque : Les Feux de l’Amour.

      Dans L’Amour et l’Occident, l’excellent Denis de Rougemont part du mythe de Tristan et Yseult pour aboutir à une critique acerbe de l’amour-passion (celui que, Dieu merci, vous ne parvenez plus à éprouver) et ses implications destructrices jusque dans le champ politique. Les adolescents sont souvent sujets à ce type de transe, que leur imaginaire et leur inexpérience leur font prendre pour de l’amour. Nous autres, adultes, comprenons qu’aimer ne se résume pas à désirer ou idolatrer, mais à faire acte de bienveillance. Dans cette perspective, la fusion des corps n’est alors pas un prérequis obligé, mais un point d’arrivée, la destination finale.

      L’Aventure du mariage chrétien : Guide pratique et spirituel de Bernadette et Bernard Chovelon, aborde le rapport homme-femme dans sa praxis contractuelle plus que passionnelle. Méthodologie raisonnée de l’union, valable qu’elle que soit la religion. Les unions qui durent conÇoivent l’amour comme engendrement de devoirs, de tendresse et d’amitié réciproques et non comme performance sexuelle ou démonstration sociale. Je vois l’amour comme une communauté d’intérets spirituels, physiques, métaphysiques et financiers.

      Par conséquent, la flamme, les palpitations, l’enfièvrement dans l’attente d’un pauvre SMS, les envies de suicide, la Saint-Valentinglinglin, la lacrymologie doloriste, la surenchère sexuelle, la dépendance affective, l’inversion de la distribution canonique des roles sont, comme l’explique Marion Sigaut, à ranger parmi les excroissances putrides d’un consumérisme qui ne porte pas son nom.


  • Le féminisme qui veut en fait la mort de l’homme blanc est une invention anglo-saxonne évidemment. Tout pour que le capital se prolonge encore un jour, encore un an. Actuellement ses injonctions viennent directement de la CIA (sans doute depuis les années 1960, ils ont eu très peur avec le rêve hippie) donc du pentagone, qui est moyennement efféminé. Concernant l’amour, on en parle depuis le XIIIe siècle il me semble. Et ça ressemble à une sorte d’attachement sensuel et intellectuel. Qui ne dure pas sauf manque d’occasions ou paresse. En Suède dans l’immédiat après-guerre car les scandinaves ont assez peu de tabous (mais d’autres expériences eurent lieu aux EU presque concomitamment), ils ont démontré l’absence de sentiments dans ces relations en usant d’étudiants et de sujets pris au hasard.


  • la sécurité ici bas c’est quand meme le pognon, non ?

     

    • #2352569

      Il semble que vous ayez une vision de la vie très étroite.
      Je connais personnellement bien d’autres facteurs rassurants, comme la force, la virilité, l’optimisme, le savoir-faire, la débrouillardise et bien d’autres choses encore.


    • La sécurité d’ici bas c’est d’être en bonne santé sous un toit, avoir de quoi se nourir et être avec ses proches, le pognon peut la permettre comme il peut la détruire, d’où l’expression "la misère des riches"


    • #2352605

      C’est ce que le monde veut faire croire. Mais la seule véritable sécurité c’est l’amour, donc la solidarité, donc l’entraide... qui agit en rapport de qui on est vraiment. Dans ce système de charité c’est la personne qui est mise en avant.

      L’argent offre un certain secours quand besoin est, mais ce n’est donc pas pour nous-même, mais pour notre argent. Autrement dit on ne compte pas véritablement pour qui on est, donc on n’existe pas. C’est notre argent qui existe à notre place.


    • Cette "sécurité"-là est le chemin le plus court vers l’ennui, la dépression puis le suicide.


  • Finalement, le salaire ménager ne serait-il pas la solution au moins la plus logique pour rééquilibrer les rapports entre les hommes et les femmes ?
    Avec une dégressivité en fonction des revenus pour que les femmes qui désirent faire carrière assument leur choix.
    Je pense d’ailleurs que cela pousserait plutôt les employeurs à mieux payer leur personnel féminin qualifié.

    Sinon je suis comme Etron, je n’aime plus la course à pied depuis que l’on m’a coupé une jambe.


  • #2352611

    Une association catholique existe dans l’archidiocèse de Tours, Magnificat Accueillir la Vie, qui permet aux femmes bouleversées par l’annonce d’une grossesse d’y trouver les conditions morales et matérielles pour "accueillir la vie". Ça, au moins, c’est mieux que du féminisme : c’est du respect de la Femme !


  • MERCI Madame Sigaut !
    Je suis de votre génération, j’ai lutté toute ma vie pour vivre une véritable vie de femme libérée du joug de la modernité. J’ai résisté aux sirènes de l’aliénation par le travail extérieur puisque j’ai élevé trois enfants à la maison en étant collaboratrice de mon mari. C’est une grande joie de pouvoir vivre une vie de mère de famille traditionnelle. Je me suis entendue dire un jour que j’étais une légume...car je n’existais pas dans la vie active... Vider l’intérieur ! c’est tout ce qui compte pour les fervents du mondialisme car ce qui tient les nations c’est un intérieur fort et vivant ; L’intérieur c’est le coeur qui bat et c’est ce coeur que l’on veut aujourd’hui assassiner ! Car c’est de ce coeur que se dégage l’Amour qui va souder la famille ; La femme est le gardienne de ce foyer, elle en est le pilier. C’est à elle que revient la garde de l’aspiration vers les hauteurs, c’est à elle de la dispenser et de la faire rayonner. C’est un rôle magnifique !

     

    • J admire votre parcours et pour ainsi dire, je rêve d avoir le même. Depuis que j ai un ménage, je me sens plus, "entière", complète. Rien ne peut remplacer un bon foyer. Je suis du même avis que vous (et Mme Sigaut), au sujet des rôles propres de la femme et de l homme au sein du foyer. Hélas, cette époque nous oblige à avoir ces 2 satanés salaires pour pouvoir vivre normalement (çad, tout juste pour terminer les fins de mois en ayant de quoi se nourrir correctement ou se soigner). A t on presque toutes le choix de rester à la maison ? C est un rêve, un luxe selon moi. Y a plus d avantages à être mère au foyer que de bosser pour le Capital mais tout est fait pour nous contraindre à "sortir" du foyer : l inflation virtigineuse (immobilier, produits de première nécessité)..

      Navrée de vous exprimer sans ambages mon point de vue mais je hais les féministes (fin des années 60 et de l époque actuelle). Elles me débectent à un plus au haut point !

      Madame Ariane, mes respects et je vous (ainsi qu à votre famille) présente mes plus beaux vœux pour l an neuf !


    • MERCI Leila, c’est très gentil !
      Effectivement, tout a été fait pour que la femme soit obligée de travailler à l’extérieur. C’est une stratégie qui a fait ses preuves pour vider le foyer de son âme, cependant, on peut essayer de se rapprocher de son idéal mais cela demande des sacrifices. J’ai la chance d’habiter à la campagne, donc la possibilité de faire un potager et d’avoir des arbres fruitiers. Il faut évidemment renoncer aux vacances (mais à quoi servent les vacances lorsque l’on a la campagne et la mer...) Un petit bois nous fournit le bois de chauffage. Les enfants ont fait des petits boulots pour se payer leur permis de conduire. La solution : éviter les sorties d’argent en faisant des économies sur tout, en pratiquant la "sobriété heureuse" chère à Pierre Rabhi. A ce propos, Patrick Barronnet et son épouse sont des modèles ! (vous trouverez facilement sur you tube - La maison autonome) A vous également tous mes voeux afin de trouver des solutions pour concrétiser votre idéal.


  • Et la libération des gamines on devrait en parler. Les Greta et autre fillette espagnole de 8 ans.
    Bonne vidéo de Tatiana Ventose là-dessus.


  • Merci Marion Sigaut.

    Madame, vous nourrissez l’espoir de se battre pour l’amour, a travers vos

    convictions !

    C’est beau !

    N.L


  • Pourquoi les femmes qui sont le nombre, et même le plus grand nombre, ne réagissent-elles pas, chacune dans sa sphère, contre tout ce qui avilit la femme ?
    Pourquoi permettent-elles que « l’opinion » soit la sanction de tous les mensonges, la force de toutes les erreurs, la ressource de tous les fourbes ?
    Nous ne savons pas ce qu’il y a de plus dangereux pour notre avenir moral : les hommes qui inventent les erreurs ou les femmes qui les propagent ?
    Et si des hommes consciencieux cherchent eux-mêmes à rectifier l’histoire et à rendre aux femmes l’auréole de gloire qu’elles avaient méritée, des femmes ignorantes continuent à discréditer leur propre sexe en propageant les récits mensongers.
    Nous savons aujourd’hui que les grands mensonges historiques ont été inventés pour nous cacher l’ancienne puissance de la femme, sa position suprême dans la religion, son grand rôle dans la société, son droit maternel, base de la primitive famille.
    Dès qu’elle fut vaincue, on s’appliqua à justifier la domination de l’homme en donnant au sexe mâle toutes les supériorités et en affectant de croire à l’incapacité de la femme.
    Ce système a prévalu, il règne encore. Nos savants modernes s’occupent surtout de la femme pour lui chercher des tares afin de la déclarer inférieure et de dérouter ainsi ceux qui cherchent à définir, par la science, sa véritable nature. Et dans cet ordre de choses nous voyons encore des femmes faibles s’unir aux hommes fourbes et propager leurs allégations intéressées, sans aucune vérification, avec la même foi aveugle de celles qui ont propagé les mensonges de l’histoire.
    Rappelons que la Nature a donné à chacun des fonctions différentes : l’homme féconde le corps de la Femme, et la Femme féconde l’esprit de l’homme.


  • Madame Sigaut,

    C est avec beaucoup d émotion que je vous adresse ces quelques mots :

    Votre raisonnement force le respect. Nous avons beaucoup à apprendre de vous. Comme vous le disiez, vous avez fait quelques petites erreurs par le passé mais qui n en a pas commis dans ce bas monde ? Je souhaiterais pour l an neuf (2020) vous voir davantage sur le site d’ E&R car vous êtes en quelque sorte, la figure maternelle d E&R. Vous véhiculez la lumière, l’intelligence, la grâce, la féminité, la bonté, la bienveillance, la bravoure, la générosité du coeur. J aurais aimé vous avoir comme prof, belle-mère, tante, mère, patronne,...
    Je vous écoute et vous suis attentivement car vous avez cette qualité rare (tout comme chez M. Soral) : une élocution captivante (on ne décroche jamais avec vos discours). Sachez que vous deux, êtes d excellents pédagogues !!!

    D autre part, vous avez raison sur toute la ligne au sujet de l Amour. J ai eu dur à le trouver mais Dieu merci, il me l a mis sur le chemin. Je considère ça comme un cadeau divin (tout comme l Amour de ses proches). Quant à la condition de la femme (travail, s occuper d un foyer, carrière, fonder une famille, avortement), vous avez une fois de plus, entièrement, raison. J ai toujours détesté, les femmes carriéristes (celles qui ne visent que la carrière et rien d autre). J ai toujours préférée être dirigée (politique et travail) par un homme. Enfin, à propos de l avortement, ça me fait rager ces idées de liberté et de libération. Je préfère vous à ces Veil, Badinter, de Bauvoir, Groult, Colette. Vous n avez pas fait une carrière politique en France et c est tant mieux car vous êtes trop intègre, vous êtes incorruptible et vous avez une pureté d âme donc il aurait difficile de coopérer avec ces loups. Vous avez choisi la bonne et meilleure voie, celle de faire de la bonne "politique" au sein d E&R et je vous en remercie du fond du cœur !

    Voilà Madame Sigaut, ce sont des mots simples mais elles viennent du cœur.
    Mon mari et moi vous souhaitons nos meilleurs vœux pour cette nouvelle année.

    Leïla

     

  • Loin de moi l’idée de détourner l’attention sur ce sujet, mais j’ai l’impression que cette imposture de la libération des femmes s’applique également aux hommes depuis la mise en circulation des idées de la révolution française, non ?

    Dès 1789, les français (et françaises) sont morts, car on a nié leur identité charnelle en réintroduisant le concept de citoyen. Ainsi ne fut considéré comme citoyen non plus les descendants des français ayant construit ce pays mais uniquement les hommes et les femmes qui acceptaient de se plier au régime de la cité.

    Dès lors, l’homme s’est trouvé réduit à un projet politique, et ce projet politique l’a mis (ou remis) petit à petit en esclavage, esclavage de l’esprit (nécessité de croire au régime en place) mais esclavage aussi du corps, pour servir des intérêts économiques uniquement. Je ne dis pas là que l’économie est mal, mais elle doit être au service de l’homme et non l’inverse. Aussi, tout ceci ne s’est pas fait d’un seul coup, on voit bien une lente et longue descente pour le peuple français de cet événement jusqu’à nos jours, où il ne cesse pratiquement pas de se battre pour regagner ses droits et sa liberté... ainsi que sa dignité en tant qu’homme.
    Seule la foi en Christ libère, et la Révolution nous a coupés de cela, elle nous a extrait de notre destin marqué par la transcendance pour nous jeter à nouveau dans les prisons du mensonge, mensonge de la raison toute puissante, mensonge de la toute puissance de l’homme, mensonge des passions et de la jouissance, mensonge de la quête unique des biens et du confort matériel, mensonge de toutes les idéologies dans lesquelles de très nombreux français se perdent et se noient aujourd’hui.

    La Révolution a aussi été l’occasion de réintroduire le droit romain et sont revenus en avant les rapports déséquilibrés ou de domination homme-femme, quand sous l’époque catholique, dès les premiers siècles, nos ancêtres avaient visé l’harmonie au foyer, ce qui correspondait au respect de la vie et de la famille, au respect de la biologie mais aussi des qualités que Dieu donne à chacun et qui doivent servir à tous, qui diffèrent bien entendu d’un individu à un autre, mais aussi au respect de ses ancêtres et de sa descendance et, par extention, de son peuple et de son pays.

    Tout ça pour dire que la liberté aujourd’hui ne me semble aujourd’hui nulle part, ni à l’intérieur des foyers ni dans la société, où on nous somme en permanence de servir des idéologies et non la réalité.


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