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Marion Sigaut – La naissance de la République (4/8)

La prise des Tuileries et la chute de la royauté

De la convocation des États-généraux à la proclamation de la République, les étapes qui ont conduit de la monarchie chrétienne de Droit divin au monde qui est le nôtre.

 

 

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8 Commentaires

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  • #2138393

    Les méthodes changent peu. D’après l’abbé Barruel, Brissot à la tête des girondins complotait depuis 1790 pour le déchaînement suprême, il voulait faire accréditer la légende du mouvement national et spontané mais les émissaires envoyés par lui dans les provinces, lui rapportèrent que le pays était resté profondément attaché à son Roi.
    C’est à ce moment qu’il recruta les brigands de Brest et du Midi appelés Marseillais.

    Pour l’anecdote il ajoute : " Que ce soit à l’hôtel de ville, aux Carmes, le vrai moyen de fraterniser avec les brigands étaient les signes maçonniques ! Dans l’instant des massacres même, les bourreaux tendaient la
    main en FM à ceux des simples spectateurs qui les approchaient. Ils les accueillaient ou bien les repoussaient suivant qu’ils les trouvaient experts ou ignorants dans la réponse. "

    Le lieu de réunion était tantôt chez Robespierre, tantôt à l’auberge du Soleil d’Or. Les exécuteurs allaient les jours suivants les massacres toucher à la caisse du comité de surveillance de la commune le salaire qui leur fut promis. Les ordonnateurs du paiement en garderont les preuves. On trouvera longtemps après, dans le dépôt de la comptabilité du conseil de la commune, des bons signés : Tallien, Méhée.

    Aujourd’hui avec les antifas et la quantité d’aliénés en circulation beaucoup pourront jouer ce rôle quand les choses sérieuses commenceront.


  • #2138410

    Il faut que Marion Sigaut fasse un livre de cette série de conférences. Ca pourrait s’appeler Naissance de la République, et ça sera sûrement un grand succès.

     

    • #2138435

      pour remettre les choses dans leur contexte historique et surtout véridique
      Naissance de la République Maçonnique serait le terme le plus approprié
      au faits historiques quant au rôle réel qu’a joué la Franc-Maçonnerie dans les
      coulisses et les caves de l’histoire de la révolution de 1789 et ceci jusqu’à nos jours .


    • #2138636

      J’y travaille, mais en principe ça devrait porter un autre nom. Bien à vous.


  • #2138563

    J’essaie d’enregistrer les épisodes pour me les passer dans l’ordre et il semble que youtube bloque le deuxième ; Est-ce que quelqu’un a remarqué le problème et a une solution ? (j’utilise quickdownload)


  • #2139149

    Bonjour Marion et bravo pour votre travail,

    j’ai des questions :

    Y avait-il des journaux ou gazettes à l’époque ? Combien en existaient-ils ?

    A qui appartenaient-ils ?

    Est-ce que c’était comme aujourd’hui, propriétés des riches banquiers et

    milliardaires ?

    Qui pouvait les lire ? Etaient-ils payants ou gratuits ? Ou étaient-ils distribués ?

    Merci par avance pour vos réponses. Cordialement.P


  • J’adore l’image a la 42eme seconde bien joué.


  • #2139815
    le 06/02/2019 par Catholique & Français
    Marion Sigaut – La naissance de la République (4/8)

    Il eut seulement quelques milliers d’émeutiers à l’assaut des Tuileries le 10 août. Paris comptait à l’époque environ 600.000 ha et il n’y eut, le dix août, que 5000 à 10000 assaillants aux Tuileries (chiffre à rapprocher des émeutiers du Quartier Latin en mai 68, prétendant incarner le "Peuple"...). Je crois que ce chiffre de 5000 à 10.000 est celui qui est habituellement retenu par les historiens les plus pointus (soit 1 parisien sur 60 au maximum !). Il ne faut pas oublier non plus que de très nombreux voyous et de nombreux (bagnards) marseillais et brestois étaient entrés dans Paris en juillet, semant la terreur parmi les habitants (voir les récits de l’époque). En août 1792, contrairement à ce que l’on croit habituellement, la situation était très favorable à Louis XVI, infiniment plus qu’en 1791 après Varennes, car le Peuple de France était effaré par l’anarchie et la guerre civile qui explosait alors. Avec un peu de fermeté, de courage et d’intelligence, le roi aurait pu mater l’émeute TRES FACILEMENT ou se retirer, si besoin, par la Place Louis XV, les Champs Elysées, le pont Perronet, Courbevoie (1° caserne Suisses), Rueil (2° caserne Suisses) puis St-Germain et la Normandie. Hélas, il commit folies sur folies et fautes sur fautes (n’oublions pas le célèbre "Quel couillon !" du jeune Bonaparte, témoin oculaire), la pire de toutes étant de demander aux héroïques Suisses de cesser le combat en pleine mêlée, alors qu’ils faisaient face à de véritables bêtes sauvages (hélas les femmes étaient parmi les pires !). Tout cela est tellement vrai que j’ai chez moi un document sidérant ("Les évènements du 10 août 1792", extraits des Mémoires de Charles-Alexis Alexandre, Commandant de Bataillon des troupes fédérées. Texte publié in "Nous avons vécu la Révolution Française", Collection "Manuscrits" ViaMedias Editions, 2004. ISBN 2-84964-002-6.) rédigé par l’un des chefs de l’émeute qui se dit persuadé que l’insurrection va échouer et qui raconte comment ses troupes s’avancent hésitantes, en partie tremblantes et persuadées qu’elles vont être stoppées net, spécialement sur les ponts pour les assaillants du Faubourg Saint-Marcel. Enfin, pour la petite histoire, presque tous les futurs chefs et héros de la Vendée étaient présents le 10 août aux Tuileries, avec le courage que l’on sait. Ils eurent les plus grandes difficultés à échapper au triomphe de la barbarie et de la bestialité et à rejoindre leur province.