Egalité et Réconciliation
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Merde au franglais : l’Académie française serait-elle devenue révolutionnaire ?

« L’Académie française n’a jamais été hostile à l’introduction et à l’usage de termes étrangers.
Mais aujourd’hui elle se montre gravement préoccupée par le développement du franglais. Les violations répétées de la loi Toubon, qui a posé les règles de l’emploi du français dans la sphère publique, dénaturent notre langue, autant par l’invasion des termes anglo-saxons que par la détérioration qu’ils entraînent de sa syntaxe.
Fidèle à la mission qui lui a été confiée de veiller sur la langue française et de la défendre, l’Académie alerte solennellement les pouvoirs publics et les invite en premier lieu à respecter eux-mêmes la loi.
Si ceux-ci ne réagissent pas vigoureusement, si l’opinion ne prend pas la mesure du danger qui le menace, le français cessera d’être la langue vivante et populaire que nous aimons. »

L’Académie se réveille, sabre au clair contre l’envahisseur anglo-saxon et surtout, le traître à la Nation qui utilise sans vergogne ces mots venus du modèle libéral d’outre-Manche et d’outre-Atlantique. Des mots qui sont chargés d’une idéologie, très simple : le profit avant tout, avant la culture, la beauté, avant la subtilité, bref, tout ce qui fait le charme de la France.

 

La langue anglaise n’est pas aussi riche que la langue française (même si on est pas loin de trois quarts de racines orthographiques communes), et c’est peut-être là notre faiblesse, on le sait tous. Il est plus facile d’apprendre les deux ou trois temps simples et les accords inexistants des Britanniques que d’entrer dans les tourments du subjonctif plus-que-parfait et des exceptions orthographiques insolites françaises...

Les commerçants qui oublient le mot boisson et qui usent du drink sont des inconscients qui se soumettent à la pensée dominante, celle du profit néolibéral, et qui détruisent tranquillement mille ans de culture. La simplicité et la vitesse faisant la loi en ces temps de rentabilité à tout prix, des temps où les voix des animateurs radio sont accélérées en studio et où des consommateurs compulsifs regardent des saisons entières de leur série préférée en vitesse 1,5 (on en connaît, ces salauds se reconnaîtront), la lente imprégnation du français académique peut en rebuter plus d’un, surtout dans nos banlieues.

En feuilletant le dernier GQ, le magazine du sous-homme moderne (prononcez djikiou et pas j’ai cul), ou le dernier Technikart, le magazine du vieux branché qui se raccroche aux branches, on n’a vu que des opener, insider et autres selector  :

 

Heureusement, il y a encore de vieux puristes qui ont envie d’en découdre et qui lancent des cris d’alarme, dont 80 % des jeunes se foutent, mais c’est normal, ils ont autre chose à penser qu’à sauver le français : le price exorbitant de leur premier loyer, leur meuf ou leur keum du moment, les plans love ou les plans fuck, leurs études avec éventuellement un MBA (prononcez aime billet), les drinks du soir ou les shots dans les lounges... Mais tout n’est pas perdu, regardez les Franglaises :

 

 

Le superpuriste entré en guerre, c’est Georges Gastaud, président de l’association Courriel, initiateur du Manifeste contre le linguicide du français. Avant qu’il s’énerve de voir son manifeste repris sur E&R, qu’il sache que nous, ici, on défend à mort la langue française, qu’on fait gaffe à chaque ligne, chaque paragraphe, qu’on respecte la ponctuation, qu’on utilise des fois le subjonctif – c’est pas des conneries – et qu’on fait globalement moins de fautes que tous les sites d’information mainstream réunis, du moins en ligne, car c’est un massacre à la fois orthographique et syntaxique (ces enfoirés font trimer des stagiaires pour des prunes). Si parfois on se laisse aller à quelque barbarisme, il est rare qu’on utilise des anglicismes. La dernière fois, on s’est pris une volée de bois vert en flamme à cause d’un timing, du coup on n’a pas trop récidivé.

La culture audiovisuelle qui prend le pas sur l’écrit (et encore, c’est à vérifier avec tout ce qui se lit aujourd’hui sur le Net) et la puissance des GAFA qui tiennent la communication mondiale expliquent en partie cette colonisation du globish ou de l’angliche et le recul non pas du français, mais de la belle langue en général. Alors c’est clair que tout le monde il peut pas écrire comme Lamartine, mais un petit effort n’est pas perdu : c’est le langage, plus que tout autre chose, qui catégorise socialement. Un poète au RSA peut être plus brillant qu’un animateur télé à 200 000 euros par mois, suivez notre regard. Et puis, une famille pauvre peut développer un capital culturel à base de bouquins (pas chers ou empruntés à la bibli) qui permet de ne pas sombrer corps et âme dans un monde en voie d’ultralibéralisation, c’est-à-dire de destruction morale.

Passons maintenant au texte du Gastaud, remonté comme une pendule :

Longtemps ronronnante sur ces sujets, l’Académie française ne peut plus continuer à se voiler la face sur l’entreprise galopante d’arrachage du français au profit du tout-anglais dans tous les domaines, publicité et enseignes, mais aussi recherche, université, éducation nationale, armée, milieux de travail, etc. Voir le communiqué ci-dessous.

Faites tourner svp un maximum cette déclaration auprès des syndicalistes, des journalistes, des professeurs de langue et de français de votre connaissance.

Dans le cadre d’une « construction » euro-atlantique qui pare d’habits internationalistes le dépeçage de tous les acquis sociaux, démocratiques, laïques et institutionnels de notre peuple (communes, république une et indivisible, souveraineté du peuple français), sans parler de la désindustrialisation galopante de notre pays (après Alsthom vient le tour de PSA), notre langue est littéralement dépecée vivante dans le silence total des grands médias et du gouvernement complices.

Il est en particulier totalement anormal que, par crainte de passer pour « ringards », la plupart des syndicats, mais aussi de ceux dont le français est l’outil principal et le gagne-pain, professeurs, journalistes, etc., continuent de se taire. Déjà la banque postale s’appelle la « French Bank », la SNCF promeut ses « ouigo », 1400 masters s’enseignent illégalement et intégralement en anglais dans nos universités, toutes les émissions de grande écoute de TF1, BFM, etc. sont titrées en anglais (the Voice Kids, The Wall, BFM Tonight, etc.), et nous allons subir en grand fin novembre les affres du « Black Friday », ce vendredi noir pour notre langue. Il s’agit d’un incroyable LINGUICIDE facilité par l’omertà quasi-générale de la France d’en haut dont le seul souci est de faire sa place au « soleil » de l’euro-mondialisation néolibérale.

Pourquoi l’élimination rapide de toute langue et de toute culture autre que celle de l’Empire transatlantique, qui accapare le cinéma, la chanson, etc., serait-elle moins grave que le saccage de la biodiversité par les mêmes grands intérêts capitalistes.

Il ne s’agit évidemment pas de stigmatiser l’anglais, il s’agit de refuser le totalitarisme du tout-globish imposé partout pour d’évidentes raisons de classe.

Salut cordial, là aussi résistons, devenons activemnent des insoumis linguistiques, c’est de dignité et d’égalité qu’il est question !

Pas de problème sur le fond, mais une petite faute à Alstom, qui ne prend pas de « h » (depuis une vingtaine d’années).

On est désolés, on n’a trouvé que ça comme illustration vidéo de ce sujet important. Il s’agit d’une interview du socialiste Christophe Girard par Patrick Liste Noire Cohen... Contre les anglicismes, le LGBT-sionisme ! La malchance !

 

Fuck anglicism !, sur E&R :

 



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104 Commentaires

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  • Et "fuck" aussi à l’écriture inclusive grande destructrice de la syntaxe française avec une puissance XXL.


  • Je suis qu’ un simple ouvrier , dernièrement je fut appelé pour une mission intérim dans une usine sous-traitant pour les groupes automobiles. Ce qui ma surpris ce sont tout les anglicismes utilisé dans ce milieu professionnel. Cela touche les termes pour la sécurité , les pièces , le vocabulaire etc... Mon chef de ligne était nommé " Gad leader "

     

  • Personnellement, je préfère accueillir les mots plutôt que les gens..
    Je sais c’est pas très gentil. Pardonnes-moi Seigneur.


  • Depuis Etiemble et son " Parlez vous franglais ? " (1964) la question est devenue un marronnier bien utile à placer quand l’actu est pauvre . Les jeunes se dandinent sur des chansons US dont ils ne comprennent même pas les paroles et se servent de termes US pour être à la mode, et quand ils parlent anglais ils baragouinent lamentablement avec un très mauvais accent, comme Macron . Le pb pour nous c’est que le bon accent GB est si chochote que l’on préfère l’éviter...


  • Ce Carreau est d’une totale mauvaise foi en expliquant que le choix des français pour l’anglais est la réaction "d’un peuple qui n’a plus confiance en lui" et en expliquant qu’on ne peut interdire tout cela par la loi.

    Ce type fait semblant d’ignorer -par exemple- pour ne considérer que le cinéma :

    - 1) la France s’est obligée à diffuser les films US dès 1946, suite à l’accord franco-américain Blum-Monnet-Byrnes. Cet accord "liquide" une partie de la dette française envers les États-Unis et "offre" un nouveau prêt à la France à des conditions de remboursement considérées comme exceptionnelles. Les contreparties sont la fin du régime des quotas imposé aux films américains en 1936, et l’abandon de l’exclusivité accordée aux films français quatre semaines sur treize.
    Bien évidemment, après le remboursement total de ces prêts par de Gaulle au milieu des années 60, on n’est pas revenu à la période régulant le nombre de films US.

    - 2) Les français autorisent n’importe qui à tourner en France, alors qu’aucun film français ne peut être tourné aux EU avec des techniciens et personnels français.

    La CENSURE, les proscriptions (boycotts), les embargos, sont dans l’âme des états-uniens.

    Thémistoclès


  • La panique des élites face à l’anglais date,si je me souviens bien,de 1955,l’année où la France rata le marché américain de l’avion de ligne avec la caravelle de sud-aviation dont la notice technique n’était disponible qu’en français... !!!

    Depuis,les cadres bégaient des mots franglais à tout bout de champs et leurs enfants font pire,encore... !!!!!!

    (ça peut surprendre mais l’anecdote est vraie)

     

  • Pourvu que cette lutte contre l’invasion de termes impropres à la belle langue française, préfigurent d’autres luttes, plus viriles, à mener, à l’encontre d’autres envahisseurs...

     

  • C’était René Etiemble, un militant communiste, qui avait été un des premiers à nous alerter sur ce phénomène dans les années 60, je crois. (Parlez-vous franglais ?)

    C’est sûr que ce n’est pas le problème le plus urgent en ce moment mais c’est vrai que c’est peut-être un signe.

     

    • bien sûr que c’est un signe !
      Et un signe d’esprit "collabo" , comme dirait Asselineau, or l’esprit collabo, ça entraîne plein de choses.
      ça et sa soumission c’est la racine de la plupart de nos problèmes


    • C’est sûr qu’ Asselineau ne peut être suspecté d’importation d’anglicismes. Cela posé, il ne s’oppose pas à toutes les importations...


    • Thurar : "C’est sûr que ce n’est pas le problème le plus urgent en ce moment"

      C’est peut-être au contraire le problème numéro un, ou l’apogée du Nominalisme, lequel vise à renommer les choses pour confondre la raison.
      Ici, avec le globish, on remplace carrément les mots, et alliés avec des smileys, ça passe tout seul, les jeunes l’assimilent - parce que c’est tendance, c’est cool, et qu’ils n’ont encore aucun recul sur leur propre conditionnement idéologique.

      On a déjà du mal à se mettre d’accord sur les idées, alors si en plus on utilise plus la même langue... c’est une régression, une de plus, mais qui détruit aussi la capacité de raisonner à la française, donc l’esprit français, la culture française... qui passe pour ringarde.


    • @ nonyme
      Cette myriade de problèmes, pris individuellement, peuvent nous paraître mineurs. Mais une fois agrégés, ils sont entrain de nous submerger...


  • Nous payons 70 ans d’acculturation et de haine de soi imposées par l’occupation (militaire puis économique et culturelle) US. A chaque génération, par effet d’accumulation, c’est pire.
    De plus , une grande part de la population immigrée
    , élevée dans la haine du colonisateur français et biberonnée au RAP voit d’un bon oeuil la disparition de la langue française. Pour eux (et d’autres !) , serrer la main et refuser de " checker" est perçu comme raciste ,idem pour le fait de dire "noir "au lieu de" black" .

     

    • S’il y a des élevés, c’est qu’il y a des éleveurs, des éleveurs qui ont fait boire à tout le pays des contenus qui ont colonisés la boîte crânienne et privés la masse de son temps disponible de cerveau. Les classes inférieures non initiées qui ne se rendent même pas comptent des pièges qui leurs sont tendus par des maîtres en sciences sociales (ingénierie sociale) ne peuvent ni se rendre compte des méfaits du globish spoken ni s’en réjouir ou voir ça d’un bon œil, ce qui serait un comble pour des aveugles, surtout lorsque on constate que les classes moyennes et supérieures initiées voire très initiées succombent aux transports que procurent non l’usage mais la signe hautement distinctif des jargons en anglais tel que le marketing des hautes études de commerce des nombreuses business school des prefectures de provinces. Ces classes sociales aisés sembles aussi être aveugles ou à minima borgnes et sont sûrement plus responsables de la menace qui pèse sur la langue de Balzac que ceux qui sont en bas de l’échelle.


  • Je reste persuadé d’une chose :
    Quand vous parlez un français correct (sinon très châtié), vous n’avez aucunement besoin de recourir au franglais : les ressources du français sont suffisamment riches.
    Le Québec par exemple s’est un peu fait happer, malheureusement.....

     

  • L’anglais est une belle langue, oui mais le français est une langue admirable et puis c’est ma langue maternelle, merde à la fin !..

     

  • J’aime bien tout ce que peut évoquer la première image (photo du début) de l’article...


  • "Elle est dead la meuf"

     

  • Un des apporteurs massifs d’anglicismes chez les jeunes sont les jeux vidéos , je pense en particulier à League Of Legend qui en est l’un des plus connus
    dans lequel les français qui y jouent utilisent des mots anglais dans leur phrase représentant au minimum la moitié de leurs mots , vous pouvez aller vérifier . J’étais moi même il y a peu un " gamer " , et je trouvais insupportable ces mélanges incessants d’anglais et de français .


  • Un des secrets de l’Académie Française qui est un peu sa honte, c’est qu’elle avait lors de sa création par Richelieu, une utilité bien précise : assurer un sens précis aux mots pour faciliter la censure les écrits imprimés, dont les auteurs jouaient sur le sens mal fixé des mots, les provincialismes et les archaïsme ou en en inventant (Rabelais)..

    Les académiciens, comité de censure secret du pouvoir en France, sont horripilés presque instinctivement par la langue anglaise car le sens des mots y est très changeant. C’est un argot de pirates. L’anglais est de plus une langue germanique qui s’éloigne des racines grecques et latines, qui sont en fait les "critères" pour rechercher le sens précis des mots dans le cadre large de la civilisation classique..

    On peut observer que ce n’est pas tant l’introduction des mots anglais qui atteint le plus l’esprit de la langue française que cette manière floue, lâche et "pragmatique" de définir leur sens et qui rend par exemple les contrats et les actes diplomatiques écrits en anglais particulièrement dangereux.

    Il faut aussi faire remarquer que l’anglais est, du fait de son caractère trop universalisé, en danger de mort. Les langues qui sont comprises par tout le monde périssent comme la "koiné" grecque, langue "commune" pendant la période hellénistique. Elle s’est réduite aux mots scientifiques et à la Grèce nation, alors qu’elle était parlée dans tout le bassin méditerranéen. Une des fonctions d’une langue est paradoxalement de n’être pas comprise par tout le monde. C’est au fond une des fonctions de l’argot, parler compris par la seule pègre et se modifiant tout le temps, que la langue doit aussi prendre en charge

     

    • listener : " elle avait lors de sa création par Richelieu, une utilité bien précise : assurer un sens précis aux mots pour faciliter la censure les écrits imprimés, dont les auteurs jouaient sur le sens mal fixé des mots "

      C’est totalement faux, et délirant.

      C’est une institution royale qui a fait pour la langue, ce qui avait été fait pour le droit en recueillant et en publiant les coutumes de chaque pays (région) de France. L’Académie a eu pour mission d’observer et de recueillir le bon usage afin de rédiger un dictionnaire et une grammaire qui fixent et unifient l’orthographe.

      Les censeurs royaux étaient des officiers (fonctionnaires) royaux spécialisés dans un domaine de savoir (religion, droit, géographie, poésie,..). Ils étaient chargé de vérifier la qualité des publications, tant sur la forme que le fonds. Ils rendaient un rapport critique qui était public et qui servait de base pour l’octroi d’un privilège, c’est-à-dire d’un monopole d’impression pendant une certaine durée.
      C’était la "démarche de qualité" du secteur de l’édition, c’était l’équivalent des lecteurs des maisons d’édition..


  • "qui pare d’habits internationalistes le dépeçage de tous les acquis sociaux, démocratiques, laïcs (et pas laïques comme orthographié) et institutionnels de notre peuple..."
    les acquis, il s’agit d’un nom nom masculin, donc laïcs, et pas laïques (accord pour un nom féminin).
    Exemple : un acquis laïc, une république laïque.

    Quitte à être précis, autant l’être jusqu’au bout...

     

  • Merci camarades d’E&R de parler de ca. Parce qu’ailleurs soit on passe pour un vieux con, soit pour un demeuré (avec un régionaliste gauchisant qui viendra déposer sa crotte). J’aimerais que dans le milieu nationaliste (si ca existe encore en France), on se bouge un peu plus sur ce sujet si capital....

    Quant à l’Académie, elle est hélas si facile à caricaturée et très critiquable, mais imaginez qu’elle n’existe pas... Vous voyez ce que je veux dire ? Alors tant mieux si elle s’active, mieux vaut tard que jamais.


  • Le francais devient une langue classique au meme titre que le latin et le grec.
    Je ne dis pas langue morte car pour moi le latin n est pas encore une langue morte en occident.
    Les raisons pour defendre ces trois langues sont les memes et le probleme du recul du francais ne peut pas etre isole.
    Qui lit de la litterature en latin ou en grec aujourd hui me dira t on ?
    Je repondrai qui lit de la litterature francaise aujourd hui une fois le bac en poche, romans policiers mis a part ?
    Donc si vous voulez defendre la langue francaise, commencez par reapprendre le latin et le grec ce qui vous permettra en plus de reellement maitriser le francais.

     

  • "La langue anglaise n’est pas aussi riche que la langue française "

    la notion de richesse évdemment est ce dont il conviendrait de débattre ici.

    Je dirais : Aucune langue n’aura jamais l’élégance, l’energie, la vivacité du français classique (celui de Racine jusque Baudelaire).

    Il demeure que le dictionnaire anglais contient 3 fois plus de mots que le français. Si si ! L’anglais a, en outre, une plus grande capacité à créer des mots courts, efficaces.

    Donc, à ceux nombreux qui ignorent le français classique (puisqu’on n’a pas daigné le leur enseigner), l’anglais doit nécessairement apparaître plus commode.

     

    • C’est vrai qu’il y a beaucoup plus de mots dans la langue anglaise que dans la française, parce qu’elle comporte les mots spécifiquement d’origine anglo-saxonne + les mots d’origine française donc latine, par conséquent l’anglais est une langue redondante et sa richesse de vocabulaire apparente ne dépend pas de sa précision ou de sa capacité de nuancer les concepts à l’infini, ce qui est le cas de l’allemand, mais bien plutôt d’un excès de matériel sémantique.


    • Vous avez raison. L’anglais est très riche en vocabulaire. C’est sa grammaire qui est relativement plus simple que le français.
      J’avoue que du bon anglais, ça peut être très joli. Je parle plutôt de l’anglais britannique, bien que l’anglais américain classique peut aussi avoir son charme.


    • Le fait que la langue française est capable de tout dire, dans tous les domaines, avec nuance et précision, avec quatre fois moins de mots que l’anglais est une très grande qualité.

      C’est une conséquence du travail de l’Académie française.

      L’oeuvre de Racine est remarquable par le très petit nombre de mots différents qu’elle utilise.



    • Il demeure que le dictionnaire anglais contient 3 fois plus de mots que le français. Si si !



      C’est juste mais ce n’est rien de plus que le fruit de l’Histoire. Avant l’invasion par Guillaume le Conquérant en 1066, les habitants de l’actuelle Angleterre parlaient une langue germanique. Ils étaient les descendants d’envahisseurs précédents arrivés quelque cinq siècles auparavant, qui étaient des tribus germaniques : des Angles, des Saxons et des Jutes.
      Dans les siècles qui ont suivi la prise de l’Angleterre par Guillaume le Conquérant, les deux langues (langue germanique = langue du peuple et langue française = langue des élites dirigeantes) ont fusionné pour donner l’anglais moderne. La base de la structure grammaticale est française mais certains traits germaniques subsistent, ainsi qu’un large lexique. Cela explique que la langue plus formelle utilise davantage de mots d’origine française (plus tard se sont également ajoutés des mots empruntés directement au latin), tandis que la langue courante utilise davantage de mots d’origine germanique.
      Il y a aussi des particularités lexicales dans lesquelles on peut aisément "lire" cette histoire, comme les noms des viandes et des animaux. En effet, l’anglais a un terme différent pour l’animal sur pied et pour la viande. Le mot pour l’animal sur pied est d’origine germanique (c’est ainsi que le désignaient ceux qui élevaient le bétail, c’est-à-dire le peuple) tandis que le mot désignant la viande est d’origine française (c’est le mot qu’utilisait la classe dirigeante - française - qui mangeait cette viande). Quelques exemples : calf - veal (le veau) ; ox - beef (le bœuf) ; sheep - mutton (le mouton).
      Désolée d’étaler ma science, mais ces cas où l’on voit l’Histoire dans la langue me passionnent et j’ai simplement envie de partager pour ceux que ça intéresserait...
      Pour revenir à la remarque de Dia sur la taille du lexique, l’abondance du lexique anglais vient donc du fait que cette langue hybride a cumulé le lexique germanique de l’ancien anglais et le lexique normand.


    • Dia, JL29, Ananette et PL, vous avez bien raison concernant la notion de richesse…
      On ne saurait mesurer la richesse d’une langue à l’aune de ses signifiants ; c’est bien le signifié qu’il convient de considérer.
      Si demain, on devait mettre tous les anglicismes dans les dictionnaires de français, personne de sensé ne viendrait à penser que notre langue est de ce fait devenue plus riche ; le poids d’un dictionnaire, ça n’intéresse que la Poste !
      La langue étant un des rouages principaux de l’intelligence, la richesse d’une langue, c’est essentiellement ce qu’elle permet de concevoir et d’exprimer.

      Je dois cependant dire qu’il m’arrive assez souvent de chercher des synonymes qui n’existent point.


    • Aucun dictionnaire ne rassemble tous les mots d’une langue. Et un dictionnaire ne contient généralement pas le même nombre de mots qu’un autre dictionnaire dans la même langue. L’OED et ses 600 000 mots contient semble-t-il 6 fois plus de mots que le dictionnaire français le plus complet (le TLF avec 100 000 mots), et non trois fois. Mais ça ne veut pas forcément dire grand chose.


    • pareil pour le hindi, lingua franca née du contact entre les autochtones et les soldats musulmans, son vocabulaire est au moins triple :sanskrit persan arabe,sans parler du turc ! Et puis au XIX siècle les anglais ont encouragé les puristes hindous, qui dans le but d’en chasser tous les mots persans et arabes, ont introduits une foultitude de mots sanskrits, les mots sanskrits se sont bien implantés, mais les mots persans et arabes sont restés, aussi pour chaque notion il y a 3 mots, voire plus. pour livre vous pouvez dire à volonté l’arabe kitab ou le persan poustak, ou alors le sanskrit granth.


  • du vocabulaire français avec une grammaire germanico-scandinave vous mixez le tout

    et vous obtenez une langue jeune assez faible qu’est l’anglais

     

  • La langue française est la plus belle langue du monde ( j’assume ! ) elle est extrêmement riche, a plusieurs sens, et chaque mot est bien ce qu’il dit, c’est clair, net et précis. C’est la langue qui était parlée par les élites dans toutes les cours d’Europe. Il est vrai qu’avec le langage sms, les réductions de beaucoup de mots comme pub, info, au lieu de publicité, information, ça n’est pas acceptable que cela devienne la norme, car dans quelques années, les gens ne sauront plus que ça s’écrivait autrement. On rajoute la novlangue, le franglais, et la fameuse écriture inclusive et on a le monde d’aujourd’hui. Il s’agit hélas d’atteindre la France par ce biais-là aussi. Il y a longtemps de cela, lorsque l’on écoutait les gens à la télévision, ils s’exprimaient correctement et je me souviens lorsque j’apprenais l’espagnol, les professeurs nous disaient d"écouter les informations espagnoles pour bien le parler. Maintenant, on se retrouve avec du Hanouna comme référence. Quel désastre, ils vont tout nous faire ! Je tiens aussi à dire que le seul homme politique qui respecte la langue française et qui la maitrise très bien, c’est JMLP. Ca change de la bravitude de S.Royal !



  • dont 80 % des jeunes se foutent



    Oui car ce n’est pas leur rôle pas plus que cela serait celui du plombier, de l’employé de bureau...de défendre la langue française ! Le respect de la langue cela passe par l’école et l’élite politique et intellectuelle. Or à l’école on n’enseigne plus correctement le français...et il n’y a plus aucune volonté politique de défendre notre langue...quand à l’élite intellectuelle française elle s’est éteinte, ce qui survit reste caché et de toute manière n’est pas le bienvenu dans les grands médias...de ce fait la culture anglo-saxonne dans ce qu’elle a de plus dégénérée s’engouffre dans la brèche...


  • C’est pas trop tôt !


  • Vous n’avez pas trouvez de vidéo illustrant le sujet ??? Il y a toutes celles avec Claude Hagège, le linguiste polyglotte et professeur au collège de France, auteur de Contre la pensée unique , qui fustige l’anglais depuis des années ! Une intervention de lui à l’émission de FOG est particulièrement indiquée. Dans celle-ci, il explique que l’anglais est le vecteur de l’idéologie néolibérale et que la mondialisation n’est que conformisme à la pensée unique américaine.

    Aujourd’hui, l’académie française de Finkielkraut reprend ses idées à son compte, alors qu’elle a refusé un siège à Claude Hagège des années durant ! C’est pas normal !

     

    • Han !
      J’imagine que vous devez aussi râler du correcteur d’orthographe qui bouffe les accords du participe passé, exagère jusqu’à la féminisation, la ponctuation et camoufle les négations. Voilà qui n’est pas normal.
      Meme la quarantaine ne l’est pas, qui oblige à ne pas oublier ses « loupes » lorsque l’on commente depuis la fenêtre exiguë d’un smartph... téléphone intelligent : « presbytie, aussi ♫ »
      L’on devrait nourrir le T9 au Bescherelle : cependant il ne résisterait pas aux astuces à la Félix, ni au second degré. Quant aux néologismes de circonstance...

      Tenez, je profite de l’occasion pour transmettre un peu de passion de sa langue natale, telle qu’elle s’enseigne par la contine, la mélodie en sourdine, jusqu’à la rime : c’est Diana di l’Alba qui s’y colle (Diane de l’Aube, telle Venus apportant sa lumière) : de mémoire les paroles étaient traduites, en français, sous la vidéo ; "So a Lingua Corsa" (Je suis la langue corse)
      https://youtu.be/i2OqeRvqv9Y

      Si l’on rajoute à cela « L’accent » de Fernandel, l’on dispose d’un bonne colonne vertébrale.


  • Being bilingual est parmi the best pleasures dans le monde entier. Think about it pour un instant : you can utiliser deux différents langages en même temps in a such a way that makes ton cerveau wants to exploser from the speed par laquelle it switches form one langue to l’autre but still tu peux do it and ressentir spécial at the same time, et c’est pour ça you are unique. Le Fact that tu peux lire ce post without stopping to think est un talent très few people have. La majorité of people struggle to lire juste in one single language, but you are doing maintenant est un signe of absolute genius. Reading a très complicated texte in two langues différentes seamlessly makes you someone qui trouve joy in languages. Reading ce post must have given your brain a nice little workout !
    De rien in advance and have a très bonne journée.

     

    • J’ai su lire seamlessly. Je me suis étonné moi-même. Ça me rassure sur mon ki eau d’anglais.

      On ne peut pas tuer le français, une langue pluri-millénaire et sûrement la langue des Anciens. Elle mérite effectivement plus de respect que tout autres langues. Pas hasard si elle a été la langue universelle pour la diplomatie et les jeux olympiques.


    • Joli exercice de style - il arrive en effet que les personnes bilingues pratiquent le mélange codique, mais bien sûr à cette fréquence ça n’a rien de naturel, c’est juste pour s’amuser...


    • Le contenu de votre texte est très simple de sens. Essayez avec des concepts plus compliqués (phylosophie par exemple), je doute alors que la majorité des gens comprenne.


    • Interessant ! Lu et compris instantanement. Mais je n en conclue pas que je parle anglais couramment ce qui serait faux. Mais suffisament pour comprendre comme si tout était en français.


    • Et pour y arriver, il faut avoir une connaissance rigoureuse de la langue maternelle, et de ses bases dés l’âge de dix ans. Et d’elle seule de préférence. Les enfants bilingues depuis la petite enfance développent certes de grandes capacités cérébrales, mais risquent, dans un milieu peu lettré ou peu stimulant, de parler globish plutôt que bien l’une des deux langues.
      C’est beaucoup d’effort et de rigueur, l’apprentissage du français, donc de la logique et de la clarté.
      La langue française écrite, bien apprise et comprise permet de comprendre
      par la suite toutes les structures de langues, du moins européennes.


    • Content d’être un genius ! I’ve read votre truc without trop de difficultés. It’s crazy comment we can mélanger both langues... it is peut-être à bon workout pour le brain mais, my god que c’est laid !

      Bien que je parle anglais, et espagnol car c’est ma langue maternelle, j’ai un énorme respect pour la langue française, ma préférée. Si je peux, quand je parle la langue de Molière, je préfère chercher une alternative lexicale aux anglicismes. C’est horrible de détruire le français qui a tant donné à la culture et au bon vivre européen et mondial !


  • Aio, M. Gastaud, voyez, pour la langue française, je vais briser la loi du silence : dites-moi, l’omertà c’est plutôt de chez-nous ; insulaire du pied de la Botte par son origine, elle est remontée jusqu’à l’archipel Finocchiarola, en mer Tyrrhénienne.
    Auriez-vous l’idée, comme ceux qui empruntent à la Grande-Bretagne, l’île de la langue de Shakespeare, du gallois du scots et autre gaélique, d’emprunter à d’autres îles pour articuler la langue de Molière ?
    L’on va joindre, pour la macagne, votre doléance à la préfète de Corse qui, considérant discriminatoire une mesure de mise en exergue des préférences liées à la compétence linguistique (natale) dans une crèche bilingue, s’est vue répondre (en français), par l’exécutif, qu’il s’agissait au contraire de la prise en compte d’une compétence linguistique.

    Sinon, pour ce qui est de regarder une émission en x1.5, je n’y avais pas pensé : mais il peut y avoir avantage lorsque l’on tombe sur Arte, sur les rares émissions qui parlent de la Deuxième Guerre Mondiale. C’est tellement rare que tu as intérêt à enregistrer... Et en enregistrant en x1.5, cela fait forcément moins de K7 : et vu que cette guerre court encore jusqu’à présent, sous des formes différentes, mieux vaut être économe.


  • Qu’ont-ils fait depuis ? N’ont-ils pas vu l’effondrement du niveau scolaire ? Les indicateurs sont produits depuis au moins mai 2013 pour la CM2, nan mais c’est une blague cette académie ! On vient de les décongeler ou quoi ? Dans 40 ans, ils nous avertiront sur le danger du grand remplacement ? Des méfaits de la télé et des émissions d’Hanouna, des téléphones mobiles, de l’accès au porno dès 3 ans ?

    Pour informer l’académie des grotesques, dans le public : en primaire, les gamins n’écrivent pas, jamais. Au collège, les livres de Kessel Le Lion, Une vie de Simone Veil, No et Moi de Delphine de Vigan,... sont de véritables repoussoirs à la lecture. Au lycée l’option Littérature et société demandée par l’élève est non pourvue, des écrivaines nommées à la hâte profs de français se mettent en disponibilité inversée, profitant de leur cours pour écrire leur livre, que personne ne lira, elle empoche au passage un salaire versé par l’EN. En 1ère, seulement 3 productions écrites seront exigées en trois trimestres pour préparer l’épreuve anticipée de français, avec pour le BAC 2018/2019, un commentaire composé à produire sur un texte de la grande poétesse mémé Chedid l’Arbre splendide ! Et pour finir, en terminale pas de prof de philo : des années de français supprimées pour chaque élève, le constat est sans appel.

    Enième institution qui ne sert à rien, ridicule !

     

    • Pour paraphraser François Villon :
      Ah si je n’eusse pas étudié
      Au temps de ma jeunesse pas folle
      Si aux pires moeurs m’étais dédié,
      J’aurais la niche et l’auréole.
      Mais voilà j’allais à l’école
      pour pauvre enfant, des frères trois points,
      Et j’ai subi leur protocole
      Alors j’ai appris dans mon coin.


  • Le language catégorise socialement : je le confirme. Depuis que j’ai des enfants, et qu’ils font "l’école à la maison", je fais très attention à mon langage. Ceci, ainsi qu’une certaine courtoisie, font qu’on me prend parfois pour un nanti, alors qu’en réalité c’est le rigoureux opposé, hélas.

     

    • là encore c’est la dérive anglo-saxonne, avec une catégorisation sociale selon le niveau de langage. Sous la 3e république tout le monde parlait un français de qualité, les différences portant sur les particularités régionales (accents, patois).

      Sur la défense et la transmission de la langue française, il est du devoir de chacun de faire l’effort de bien parler et de corriger son entourage. En particulier avec les jeunes générations.

      "qui veut réformer la société commence par se réformer soi-même"


  • Le Français et l’Italien sont 2 très belles langues donc oui "Fuck anglicism " et bonne fin de semaine (au lieu de bon week-end )


  • C’est amusant quand on pense que la France mettait dans les écoles des "Parlez français, soyez propres" pour détruire les langues régionales. Chacun son tour les gars.

    https://homenatgecala.files.wordpre...


  • Personnellement je n’écoute plus de radios françaises depuis dix ans.
    France Culture n’a plus de rapport avec la Culture et la BBC R3 est très supérieure intellectuellement à France Musique, les Anglais étant bien davantage des mélomanes. La Musique française de la Renaissance et celle ancienne, et les musiques contemporaines, étant considérablement plus diffusées qu’en France qui fait un peu figure de pays inculte.
    Mais j’écris cela pour dire que j’entends beaucoup de mots français sur les chaînes anglaises, et des Britanniques s’en plaignent aussi.


  • " Tassine donne town falzard"
    pour les connaisseurs....

     

  • Le problème est mondial. Tout Empire impose sa culture à ses dominions .
    Les USA étant le premier empire mondialisé de l’histoire grâce au Dollar référence , à ses capitaux et à sa domination militaire terrestre /maritime (par ses bases et sa flotte militaires).
    La propagation de la culture et du mode de vie US est assurée par Hollywood , le rock et le rap, des moyens de domination sans précédants que n’ avaient pas les empires du passé. Pour connaître tout cela en profondeur lisez "l’échiquier " de Brezinsky, le stratège US .

     

  • Autre que les Franglaises,

    Il existait aussi les Bidochons, authentique groupe de rock français qui ne traduisait pas littéralement comme les Franglaises les textes des chansons en anglais, mais tentaient de se rapprocher de la phonétique en proposant des paroles tout aussi amusantes.

    https://www.discogs.com/artist/9699...

    C’est toujours bon à rappeler.


  • A plus ou moins court terme le français sera enseigné comme 2e langue, alors les anglicismes...


  • Témoignages.

    Séjour linguistique en 1998, à Ramsgate dans le Kent, Royaume-Uni. Au cours d’une conversation avec l’enseignante qui m’hébergea pendant une semaine, elle m’expliqua qu’avoir une langue commune avec les États-Unis est une catastrophe intellectuelle et culturelle pour les Britanniques. Et elle ajouta que nous Français avons au moins notre langue comme barrière pour nous protéger.

    Conversation en 2018 avec une Britannique dans le cadre de cours d’anglais pour adultes. Elle ne comprenait pas pourquoi tant de Français mésestiment la chanson française, alors qu’elle, en tant qu’anglophone installée en France, la trouve si belle.

    Analyse.

    En synthése de ce qu’écrivait Franck Biancheri, un des pères du programme ERASMUS, et directeur des études du Laboratoire européen d’anticipation politique (Leap/Europe2020), dans Crise mondiale, en route pour le monde d’après : France-Europe-Monde dans la décennie 2010-2020 : ce sont les peuples qui décident de leur langue, pas leurs élites soumises à la puissance dominante du moment. Il prit pour exemple le français qui fut parlé dans toutes les cours d’Europe...


  • Je crains qu’il ne soit trop tard, les gens en général suivent le troupeau de le leur de paraître "has been"... lolll
    En entreprise lorsque j’utilise le terme de courrier électronique à la place de mail ou cadriciel à la place de framework, on me regarde avec des yeux ronds... mdrrrr
    Certains prennent ça pour du snobisme, bcp de mes collègues ne connaissent même pas les mots que j’utilise... ça laisse pantois... mdrrr
    J’ai même entendu une collègue qui affirmait que le champ lexical était la somme des mots qu’un individu connaissait... à mourir de rire....


  • Merde au franglais, oui, d’accord. Cela dit, même les rosbeef et les ricains peuvent s’en faire car, via la mondialisation et l’hégémonie de leur langue (hors tiers monde), l’anglo-américain se dilue lui aussi dans un globish infâme.


  • Dans l’empire romain on parlait le latin, dans l’empire colonial français , le français ,et maintenant dans l’empire US ,l’angliche sauce yankee ....Rien d’normal au regard de l’histoire .La résistance à cette domination ne passe pas par des mots mais par des engins hypersoniques .N’est ce pas Vlad ?


  • Je suggère à l’Académie française de s’adresser directement aux français au lieu de le faire naïvement aux "pouvoir publics". Comme vous l’avez évoqué, il faut mettre en cause la télévision dans la propagation de la médiocrité, car c’est ce qu’elle promeut tout en volant la place à la lecture. Mais c’est un système oligarchique sur sa fin. Les nouveaux médias sont les plateformes libres comme Youtube qui, une fois passé la nullité des contenus sponsorisés, se montrent un terrain fertile pour la contradiction de ce système et prouvent que même des sujets intellectuels, ou qu’on croyait dépassés, peuvent devenir assez populaires. C’est là qu’un peuple peut trouver l’espace public pour faire vivre et cultiver son esprit et sa langue lorsque les institutions font défaut. C’est là qu’il faut sensibiliser à l’excellence et à l’héritage culturel.


  • Par contre ces sujet... Mais avec un s c’est mieux !
    Sinon merci pour cet article.


  • Il était grand temps que la maison mère sorte du coma. Comme Québécois, on se demande souvent d’où peut bien venir cette fascination pour l’anglais qu’entretiennent certaines élites françaises. Ils vont même jusqu’à inventer des mots à sonorité anglaise qui n’existent pas en anglais comme fooding par exemple.

    Comme impérialisme culturel, c’est plutôt réussi de là part des pseudo libérateurs de 1945 qui se sont empressés d’imposer leur inculture en France et ailleurs. Je suis tombé sur un de vos compatriotes qui s’y connait en linguistique et qui traite du sujet :

    https://youtu.be/kVOxyBDqD1k

    C’est très intéressant, j’ai aussi appris bien des choses dans une autre de ses vidéos sur l’Académie française.

    https://youtu.be/hfUsGmcr1PI

    L’américain moyen utilise quelques centaines de mots pour communiquer au quotidien. Point de vue littéraire, ces mangeurs de Big-Mac nous ressortent sans cesse Poe ou Hemingway quand il est question de littérature.

    Ces cons, si tournés sur leur nombril, n’ont aucune idée que la littérature française est de loin la plus riche et la plus grande du système solaire.

    Depuis quelques années, beaucoup de Français émigrent au Québec, ce qui est une excellente nouvelle puisque le français n’a jamais été aussi menacé qu’aujourd’hui sous la force de l’immigration massive (non voulue par le peuple) et du multiculturalisme canadien, cette doctrine d’état enchâssée dans la constitution qui inverse le devoir d’intégration des immigrants. Au Canada, ce sont les natifs qui doivent se plier aux coutumes des immigrants et eux, en revanche, n’ont pas à s’intégrer, mais adoptent systématiquement l’anglais comme langue d’usage, Amérique du Nord oblige. Ça, le père Trudeau le savait quand il a rapatrié la constitution de Londres en 1982. Le but de la manœuvre était de faire passer légalement le statut du peuple Québécois de "peuple fondateur" à simple minorité parmi tant d’autres.

    Le problème est que j’ai l’impression qu’une bonne partie des Français qui immigrent au Québec y viennent pour célébrer le multiculturalisme canadien et non la vision républicaine d’intégration à la française favorisée par le Québec et soutenue par la majorité des Québecois. J’ai rencontré dernièrement beaucoup de Français très fiers de baragouiner un anglais plus qu’approximatif. Ces pauvres étourdis semblent inconscient de la lutte à mort contre notre langue que les Anglais mènent depuis 1760.


  • Il n’y a pas qu’en français qu’il y a des problèmes : « Prof agressé au couteau : mise en examen, l’ado évoque une “haine des maths”
    L’adolescente de 13 ans a été mise en examen pour tentative d’assassinat. Son geste reste inexpliqué. »
    http://www.leparisien.fr/faits-dive...

    … Elle indique notamment avoir une haine des mathématiques sans en vouloir de manière personnelle à son professeur. », en effet elle a planté son prof avec amour, en fait le problème est plus vaste dans ce pays, c’est l’hypocrisie du pas’d’vague !


  • Dire que l’anglais est une langue pauvre est inexact. C’est la langue avec la terminologie et plus généralement les dictionnaires les plus fournis parmi les langues européennes, et où les écrivains les plus connus tentent souvent d’embrasser la vastitude du vocabulaire et du répertoire d’expressions idiomatiques en tout genre. Mais voilà le hic, c’est aussi la langue où le parleur moyen, devant cet immense choix de termes qui s’offre à lui, se contente du vocabulaire actif le plus réduit, autant en mots qu’en choix d’expressions idiomatiques, or, ce vocabulaire assez pauvre varie du tout au tout de classe sociale en classe sociale, de région en région et surtout de mode en mode.

    L’anglais est séduisant pour un intellectuel étranger qui arrive assez facilement à se faire une langue personnelle assez riche et même souvent très belle parmi le choix qui lui est offert dont il a pris connaissance par ses lectures, mais il ne se doute pas que ce que l’anglophone moyen lui demande c’est de ne jamais outrepasser la richesse de langue à laquelle il a droit de par sa richesse financière. Un proverbe résonne constamment en sourdine : « If you think you’re so bright, how come you ain’t so rich ? ».

    Le résultat auquel peu s’attendent pour l’anglais et qui fait que les jours restants de son bruyant triomphe sont petitement comptés c’est que la langue est en train de se fractionner comme l’Hindoustani s’est fracturé à jamais en Ourdou et en Hindi, justement à la suite de la partition de l’Inde : il y a la langue du parti démocrate qui tend de plus en plus vers le politically correct absolu et évacue tous les mots trop populaires le contredisant au profit d’euphémismes latinisants et polysyllabiques, et il y a en réaction l’anglais des états républicains qui cherche à éliminer tous les mots d’origine française ou gréco-latine à saveur trop humaniste, pour ne garder que les cris de guerre anglo-saxons les plus vikings d’aspect possible. Ces deux langues américaines ne se comprennent plus et ne veulent plus se comprendre sans compter les sous-fractions de chacune, si bien que maîtriser la langue de Mark Twain, de Dickens, d’Agatha Christie ou d’Orson Wells n’est plus un gage de réussite.

    Cette fracture linguistique américaine qui progresse à très grands pas a également atteint la Grande-Bretagne bien qu’ils n’y engendrent pas les mêmes dialectes. L’Inde a aussi ses quatre variétés anglais. Résultat : il n’y a plus de terminologie scientifique commune.


  • Que voulez-vous, ce Nicolas Carreau, qui répond à Girard en affirmant en gros "qu’il n’y avait plus rien à faire d’autre que d’accepter", est exactement ce qui détruit le pays dans son identité. C’est parce qu’il y a pléthore de pseudos journalistes (animateur serait le terme le plus juste !) qui s’expriment comme des branques que nous subissons cette colonisation par la destruction de notre langue.

    L’école à renoncé depuis les débuts de la gauchitude décervelante à exiger une bonne maîtrise de la langue française. C’est parce que ces mecs sont déjà transformés eux-mêmes en clones américanisés grotesques que nous entendons et lisons partout cet anglais imprécis qui donne l’impression aux cons d’être dans la tendance. C’est parce que la multiplication des écrans en tout genre par lesquels le vulgum pecus pianote d’un seul doigt (deux au maximum) des messages d’onomatopées que nous voyons de plus en plus de jeunes gens infichus d’exprimer clairement leurs pensées.

    La barbarie "douce", insidieuse, rampante, enveloppée dans des haillons de branchitude commence toujours par l’effondrement du langage et son systématique détournement du sens des mots.


  • Elle ne traduit pas "juke box" ou c’est moi qui entend mal ?


  • Comment vont faire les européistes lorsque le BREXIT va sortir l’anglais du panel des langues officielles de l’UE ? Va-t-on taxer les anglicistes forcenés d’« anti-européens » ? En quelle langue vont se publier alors les apports officiels puisque l’anglais s’était imposé à tous surtout dans la recherche scientifique ?


  • L’Académie française a entériné la réforme de prétendue "simplification" du français en 1990. Cette réforme n’a été appliquée que sous Najat VB, mais les dégâts sont là : les manuels scolaires font systématiquement sauter les accents circonflexes jugés désormais inutiles (comme dans "maître")... y compris dans les manuels d’enseignement des langues anciennes ! Peu avant sa mort, Jean d’Ormesson avait reconnu que cette réforme était une erreur (sur le plateau de ONPC de mémoire...), mais voilà, nous en sommes là, et il n’y aura pas de retour en arrière. "Nénufar", "ognon", "imbécilité"... nous devons ces orthographes qu’aucun locuteur français n’avait réclamées à l’Académie française. Elle a beau jeu maintenant de s’émouvoir de la destruction de notre langue...


  • Attention ! "Georges Gastaud ...« « initiateur » » ... du Manifeste : anglicisme, il faut dire "instigateur", "à l’origine de", ou "qui lance" etc ... Cet anglicisme, apparait malheureusement presque chaque jour dans les articles d’ER. Rappelons qu’initier en français signifie enseigner (initier aux mathématiques, à la musique ...).
    Merci.


  • Et inversement les Anglo_saxons utilisent des centaines de mots ou expressions Française parceque ça fait chic je ne pense pas qu il sentent leur langue en danger pour autant ?


  • L’Anglais actuel n’est qu’un patois du Yorkshire....
    Pendant des siècles, en GB c’était très chic de parler avec l’accent français.... Un cantique "Nouel zing oui".soit Nowell sing we,.https://www.youtube.com/watch?v=_nW...


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